Partenariat transpacifique: la nouvelle patate chaude de l’élection

Pour l’instant, l’attention est concentrée sur les secteurs de l’auto et de la gestion de l’offre, mais la portée du PTP dépasse largement la question des tarifs douaniers et l’accès au marché. 

PolitiqueOn savait depuis le début de la campagne fédérale que l’accord commercial entre les 12 pays du Partenariat transpacifique (PTP) pouvait aboutir à tout moment avant le scrutin du 19 octobre. C’est chose faite depuis lundi matin. Les partis n’ont toutefois pas attendu sa conclusion pour commencer à en exploiter les ramifications politiques. Depuis quelques jours, le sujet a éclipsé tous les autres. Enfin, diront certains.

En matinée, lundi, le chef conservateur a revêtu ses habits de premier ministre pour présenter et vanter un accord «historique» qui ouvre aux biens et services canadiens un marché équivalent à 40 % de l’économie mondiale. Un accord, a-t-il répété, qui est dans le meilleur intérêt de l’économie canadienne.

L’annonce faite, M. Harper a vite chaussé ses bottes de campagne et brandi l’entente comme une preuve de plus de la compétence de son gouvernement et de sa capacité à d’assurer la sécurité économique des citoyens. Dès lundi matin, il a tenté de calmer le jeu au Québec où l’avenir de la gestion de l’offre enflamme déjà les passions. Il a immédiatement annoncé un programme de soutien au revenu et de protection de la valeur des quotas dans le secteur du lait.

Il a toutefois gardé pour son arsenal de campagne l’annonce d’autres mesures d’aide aux secteurs industriels possiblement affectés par le PTP. C’est le cas pour le secteur automobile. «Nous allons annoncer sous peu des mesures pour attirer de nouveaux investissements dans l’industrie automobile du Canada et pour assurer la stabilité et la présence à long terme des opérations d’assemblage ici au Canada», a-t-il déclaré.

À l’inverse, le NPD n’a pas attendu de connaître les grandes lignes de l’accord (le texte n’est pas disponible) pour faire le pari de rallier ceux qui s’en inquiètent. Depuis plusieurs jours, le chef néodémocrate Thomas Mulcair répète sur toutes les tribunes qu’il ne se sentira pas lié par un accord conclu dans un trop grand secret et dont on n’a pas vu le texte final.

«Il est inconcevable que Stephen Harper signe des ententes secrètes en plein milieu d’une campagne électorale. Il sacrifie nos fermes familiales, il abandonne les travailleurs automobiles, il va faire grimper le coût des médicaments et nos artistes et notre culture sont plus que jamais en péril. Un gouvernement du NPD ne sera pas lié à cette entente négociée en catimini par Stephen Harper», a-t-il déclaré lors de son passage à Toronto lundi midi.

Ce retour à une position plus traditionnelle pour le NPD est dicté par les circonstances. Le parti glisse dans les sondages. Il est au troisième rang et, devant un désir de changement de la gauche, Thomas Mulcair ne peut se permettre de laisser sa base et ses alliés dévier vers le Parti libéral dans le but de défaire Stephen Harper. Il doit donc se distinguer avec une position plus tranchée, ce qui n’est pas sans risque, plusieurs industries et secteurs agricoles étant heureux de cette entente.

Favorables au libre-échange, les libéraux et bloquistes se sont montrés plus nuancés que le NPD. Le Parti libéral n’a pas ouvert la porte à une quelconque opposition. Le chef libéral Justin Trudeau a plutôt promis plus de transparence et un véritable débat au Parlement. Au Bloc québécois, va plus loin. Si l’indemnisation promise aux producteurs laitiers ne se concrétise pas, il n’appuiera pas le PTP.

Les trois chefs d’opposition affichent une réelle méfiance à l’endroit du chef conservateur dans ce dossier, mais des trois, c’est M. Mulcair qui a le plus besoin d’un nouvel enjeu le ramenant à l’avant-scène et l’opposant à M. Harper.

Quelques détails

Au-delà de la joute politique immédiate, il y a les questions de fond qui sont bien réelles.

Les assurances et compensations offertes aux agriculteurs actuellement protégés par le système de la gestion de l’offre en sont un exemple. Elles ne suffisent pas à MM. Mulcair et Duceppe. Les deux rappellent que les pertes de parts de marché, que le gouvernement dit modestes, s’ajoutent à celles déjà cédées lors de la conclusion de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne. Or les promesses d’aide faites à l’époque sont restées lettre morte. Ce à quoi M. Harper a répondu en disant que les fonds annoncés lundi matin (4,3 milliards sur 10 à 15 ans) visaient les agriculteurs touchés par les deux accords.

M. Mulcair s’inquiète par ailleurs pour le secteur de la fabrication des pièces automobiles qui profitaient, en vertu de l’ALÉNA, d’un certain accès garanti au marché nord-américain. Le système est un peu complexe mais expliqué simplement, il ressemble à ceci.

Actuellement, une voiture peut être vendue sans droits de douane entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, mais à certaines conditions, dont la suivante. Un certain pourcentage de son contenu doit être produit dans un ou plusieurs de ces trois pays. À l’avenir, le pourcentage exigé ne sera pas seulement inférieur, mais étendu aux 12 pays du PTP, dont la Malaisie et le Vietnam.

Cela veut dire que pour être vendue en Amérique du Nord sans droit de douane, une voiture pourra contenir un certain pourcentage de pièces venant de n’importe lequel des pays, ce qui veut dire que les fabricants d’ici feront face à une plus grande concurrence. Les gros fabricants, comme Magna, qui ont des usines un peu partout, sont heureux de gagner un accès à un plus grand marché. Les petites usines, elles, qui représentent environ la moitié de l’industrie, craignent de ne pas pouvoir résister à cette concurrence.

L’inquiétude dans les secteurs de la gestion de l’offre et de la fabrication automobile est réelle et M. Mulcair joue cette carte à fond. Il a passé la journée de dimanche dans le sud-ouest ontarien et celle de samedi dans les Cantons de l’Est, où ces industries sont des piliers de l’économie locale.

M. Harper, lui, ne manque pas de souligner l’intérêt manifesté par tant d’autres secteurs à l’endroit du PTP. Selon lui, l’économie mondiale est trop intégrée pour que le Canada reste en retrait et cela est particulièrement vrai pour le secteur automobile. En fait, a-t-il dit, l’absence du Canada aurait été «dévastateur» pour cette industrie.

Des nuances

Le chef libéal Justin Trudeau n’a pas caché son préjugé favorable à l’égard du PTP, soulignant que le commerce générait de la croissance et des emplois bien rémunérés. «Cet accord inclut trois de nos cinq plus importants partenaires commerciaux. C’est évidemment un accord très très important», a-t-il dit.

Mais étant donné le manque de transparence du gouvernement autour de ces négociations, il ne s’est pas engagé à adopter le PTP les yeux fermés. «Ce que nous nous engageons à faire, c’est d’abord de bien étudier cet accord quand on aura plus d’informations sur les détails, d’écouter les Canadiens sur les impacts que ça va avoir sur leur industrie, leur communauté, et d’avoir un processus ouvert et responsable au Parlement pour la ratification de cet accord important. Ce ne sera pas comme les dix ans de M. Harper.»

Il a évité de se prononcer sur les éléments déjà connus dans les domaines agricole et automobile, disant vouloir entendre ce que les premiers intéressés avaient à dire sur le sujet.

Du côté du Bloc québécois, la réaction initiale était limpide. «Ce type d’entente est très complexe et nous n’avons pas fini de la décortiquer, a fait savoir le chef Gilles Duceppe. Nous sommes déçus. Une brèche de 3,25 % dans le marché laitier, ça peut paraître modeste, mais pour les producteurs de lait du Québec, c’est vraiment beaucoup. Quand on ajoute ce qui a déjà été concédé à l’Europe, c’est vraiment un dur coup porté au modèle agricole québécois. […] Il faut savoir que dans cette entente, c’est le Québec qui va payer le prix le plus élevé. Ce sont nos producteurs de lait qui subissent le coup le plus rude.»

Le Bloc prend note que des promesses d’indemnisation, mais encore faut-il que l’engagement soit tenu, ce qui n’a pas été le cas pour les producteurs de fromages fins affectés par l’accord avec l’Union européenne. Par conséquent, le Bloc entend faire «une analyse plus approfondie de l’entente avant d’appuyer ou non une loi de mise en œuvre» et «une des conditions sera le respect intégral des engagements du gouvernement conservateur». Sinon, le Bloc s’opposera au PTP.

Vaste accord

Pour l’instant, l’attention est concentrée sur les secteurs de l’auto et de la gestion de l’offre, mais la portée du PTP dépasse largement la question des tarifs douaniers et l’accès au marché. Le premier ministre sortant l’a bien dit lundi matin.

«Le Partenariat transpacifique est plus que la simple élimination des obstacles au mouvement des biens et services. C’est la nouvelle norme de référence des accords commerciaux mondiaux. Il va établir les règles du mouvement international des biens, des services, de la main-d’œuvre, des capitaux et des données pour le XXIe siècle», a-t-il dit en conférence de presse.

Bien des groupes s’inquiètent d’ailleurs de tout ce qui touche la protection culturelle, les entreprises publiques, le commerce électronique, le mécanisme de règlements des différents, la protection des investissements, l’impact des dispositions en matière de propriété intellectuelle sur l’accès aux médicaments génériques et ainsi de suite.

Les réponses à ces questions devront toutefois attendre car le texte final pourrait ne pas être disponible avant le scrutin du 19 octobre et le temps risque de manquer pour que ces sujets deviennent à leur tour des enjeux.

Le PTP, comme l’accord avec l’Europe, n’est qu’un accord de principe qui doit être traduit en textes juridiques, ce qui peut prendre du temps. On n’a toujours pas vu celui de l’accord canado-européen annoncé il y a pourtant deux ans l’an dernier. Ces textes, qui donnent souvent lieu à d’autres pourparlers, doivent ensuite être adoptés par les différents pays signataires.

Le Parlement canadien devra donc se prononcer et c’est là qu’un nouveau gouvernement peut faire une différence, d’où l’importance de ce débat durant le dernier droit de cette campagne.

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43 commentaires
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Moi, ce qui m’a le plus fait rigoler, c’est le commentaire du Parti québécois qui a déclaré à peu près ceci: « Dans un Québec indépendant, nous aurions beaucoup mieux défendu la position du Québec…etc…etc…etc… », bref, la litanie habituelle des séparatistes.

Le problème? Un Québec indépendant n’a AUCUNE FRONTIÈRE AVEC LE PACIFIQUE, à moins que PKP, s’il est élu PM et s’il gagne son référendum (je sais…je sais…je divague dans le monde imaginaire des séparatistes…) n’ait l’intention d’envahir le ROC…

Une preuve de l’ignorance profonde des gens de la droite sur les enjeux économiques.

J’explique (parce que cette attaque n’est pas gratuite) : le PTP n’est pas réservé exclusivement à des nations qui ont une côte donnant sur le pacifique. Ce sont une poignée de nations du Pacifique qui ont commencé les négotiations en 2006, seulement par la suite se sont joints les États-Unis, le Canada et compagnie.

La suite des choses? L’idée est d’étendre le traité à tous les pays de la région, pas celle du pacifique, mais de l’Asie et de l’Amérique. L’Inde a déjà été mentionnée comme membre potentiel futur du traité.

Est-ce que l’Inde a une côte qui donne sur le Pacifique? Non, pas plus que le Québec. Pourtant…

Une chose est sûre: le parti au pouvoir ne demandera pas l’opinion du Bloc pendant ces discussion . . .

Quel débat ? Les détails tarderont à venir. On n’aura droit qu’aux ronflantes promesses d’aides sectorielles de Stephen Harper pour les agriculteurs et les travailleurs de l’automobile. Cette annonce permet toutefois de voir la vraie nature de Thomas Mulcair, qui révèle par ses réactions à chaud que le NPD n’a pas vraiment changé, qu’il restera le représentant attitré des grands syndicats et des groupes de défense du statu quo.
Justin Trudeau, ouvert au libre-échange, dit justement que le parlement devra examiner l’entente et faire les ajustements industriels et commerciaux requis. C’est la seule voie possible.
Gilles Duceppe, le gérant d’estrades, ne sait plus trop quoi dire. Il trouvera certainement d’ici quelques jours une formule cinglante qui lui servira de cri de ralliement, mais il ne sait pas encore lequel.

Tout-à fait. hapeur se torche de l’opinion des autres.

Une autre belle entente qui favorisera les grandes corporations. Rien de nouveau avec le pcc.

Guillaume, avec notre petite population ( 36,000,000 h.) Il faut exporté nos produits sinon , on est restreint à notre enclos et avec ça on ne se développe pas beaucoup ! Il faut sortir la tête et regardée dehors!!!

Je veux bien mais il manque d’arguments. Petite population, oui, mais plus qu’ailleurs. Et en quoi c’est un problème exactement? D’où vient cette correlation que plus la population est grosse, plus on regarde ailleurs? En quoi est-ce que ça nous empêche d’exporter et pourquoi est-ce absolument nécessaire de la faire? Car l’exportation n’est bénéfique que si ça apporte plus qu’il y a de désavantages, pour la population.

Par exemple, est-ce que le coût d’achat va réellement baisser pour le consommateur? Qu’en est-il de la qualité et de la sécurité alimentaire?

Et, je le répète, ce genre d’entente favorise les grosses corporations. Pas vraiment bénéfique pour la population.

3% donc de lait américain
Il se vend environ 1$ le litre aux États
Alors comment ca va marcher?
Est-ce que Wall Mart va vendre du lait américain? Si oui à combien le litre?
1$ comme aux États-Unis??
1,50$ soit avec un beau profit mais en bas du lait québécois?
Ou 1,70$ comme présentement ce qui va permettre à Wall Mart de faire de profits mirobolants?

Le porc québécois n’aura plus de tarifs de 4% au Japon. Big deal! Le Japon est un marché riche et les Japonais adorent le porc québécois, hautement coté sur l’archipel. Alors, est-ce que vous pensez qu’on va en vendre plus parce qu’il n’y a plus de 4% de douanes dessus??

Je lis tous les textes ce matin sur le sujet et j’avoue ne rien comprendre.

L’industrie du porc est une industrie qui vit actuellement grâce à de généreuses subventions. Ces subventions vont-elles demeurer?
Je vais en Floirde régulièrement. Lors de la saison des fraises, en hiver, nous payons le contenant 3,99 us. Je reviens ici. Et j’achète des fraises de la Floride 5,00ca pour deux contenants identiques. Est-ce à cause de l’ALENA? À cause du transport qui est sûrement plus élevé?

@ M. Jack2, « Je lis tous les textes ce matin sur le sujet et j’avoue ne rien comprendre. » Merci de votre honnêteté, mais sur d’autres sujets, nous l’avions aussi remarqué.

Danger des monopoles, et nos tyrans

L’orthodoxie et la tyrannie de groupe rendent difficile parfois l’expression des opinions divergentes même si elles peuvent être plus justes et plus raisonnées. Il y des secteurs agricoles qui profiteront et d’autres qui perdront. La gestion de l’offre est fondée sur une exception que permettait alors le GATT, maintenant l’OMC et qui a disparu pour tous. Tous les esprits libres savent cela depuis longtemps déjà. On ne bâtit pas un empire sur une bulle. S’opposer ou critiquer l’UPA vous expose à l’excommunication de l’UPA, et de la majeure partie du domaine agricole au Québec. Et l’UPA fait la même chose que M. Harper et ses conservateurs. Pas de monopole à quiconque ou quelque organisation que ce soit. Pas de perrenité assurée non plus. M. Harper utilise ce dossier comme un autre voile de son monopole idéologique, comme la question du Niquab et comme de si nombreux autres dossiers de ce gouvernement. On ne peut tout avoir. Vaut mieux s’adapter que de casser. Nous n’avions pas le choix de joindre cet accord. Reste à voir si M.Harper s’est vraiment tenu debout pour le pays, ou s’est-il agenouillé à quatre pattes à tout prix juste pour se pavaner et continuer son monopole tyrannique?

Marc Chénier , Laval
Agro-économiste retraité, libre de tout tyran

Quand on parle de vaches sacrées… Nos fermiers se contenteront de quarante ou cinquante vaches par étable, alors que les Danois, les Allemands, les Néo-zélandais font des économies d’échelle en se dotant d’immenses troupeaux et de nouvelles technologies. Nous devons collectivement nourrir des milliards d’habitants, ce n’est pas en se portant au secours d’un terroir-bidon, de la famille et du paysage bucolique de nos ancêtres que nous y parviendrons.

Les producteurs laitiers font observer, avec raison, que le gouvernement fédéral n’a pas su jusqu’à maintenant contrôler le marché des protéines de lait, et les usines de transformation en importent beaucoup.
Par ailleurs, le principe de la gestion de l’offre est de discipliner les producteurs et éviter qu’ils produisent plus que ce que le marché peut absorber. Sans cette discipline, il se passera ce qu’il s’est passé ailleurs, et les producteurs se feront la guerre entre eux pour maintenir leur production.
Enfin, la valeur des quotas de lait permet aux producteurs de financer leurs installations. Si cette valeur est diminuée, ça revient à affaiblir la solidité des fermes laitières. Le programme de compensation annoncé par Ottawa devrait en tenir compte.

La valeur exorbitante des quotas de lait tue la concurrence dans cette industrie, c’est le but d’ailleurs.

Ce que les gens comprennent moins est que la valeurs des quotas contribue aussi à tuer la ferme familiale. En effet si un producteurs veut léguer sa ferme laitière à ses enfants le gain en capital sur les quotas coûte tellement cher en impôt qu’il est préférable de vendre à un tiers, ce que beaucoup on fait et continueront de faire.

Ce système est complètement absurde économiquement et les seuls vrais bénéficiaires sont ceux qui ont eu leur quotas pour rien au début et les banques qui financent les achats de quotas aux valeurs actuelles.

Mais le système est apparemment intouchable cas la valeurs des quotas constitue maintenant un actif financier colossal (mais stérile…) que le lobby de producteurs est prêt à défendre coûte que coûte.

A mon avis la solution a tout ces problèmes est simple ,Nous les consommateurs sommes à la merci des gros pourvoyeurs de l alimentation qui nous mette sur les tablettes des produits que la plupart de nous ne connaissons pas ou presque.
Exemple les produits laitiers tel les fromages alors pourquoi ne pas acheter les produits Canadiens et ne pas s occuper des autres car je doute que nos fournisseurs alimentaire garderont les étrangers sur la tablette bien longtemps.
Nous au Canada et principalement au Qubec ont possèdes des atouts qui devraient pouvoir nous favoriser principalement l énergie electrique.
Le traitement de l aluminium et du zinc est un exemple car nous fournissons de l énergie à un prix ridicule et nous navons aucune entente.les engageant à transformer leurs productions a un pourcentage de 60 pour cent ici au Quebec

Mme Cornelier! Votre titre ( Partenariat transpacifique: la nouvelle patate chaude de l’ élection) n’ est pas du tout justifié dans les circonstances et voici pourquoi! 1- Les électeurs ne connaissent absolument rien de rien dans ce domaine et encore rien sur la gestion de l’ offre! Qui va voter? Pas seulement les producteurs agricoles et les gens d’ affaires dans l’ industrie de l’ automobile!!

2- Pour que ce soit une patate chaude , il faut absolument que ça enflamme la population électorale à un point tel que ça pourrait changer l’ allure des sondages! Ici ce n’ est pas du tout le cas. Pourquoi? Parce qu’ il faudrait plus de 15 jours à expliquer à la population ce que c’ est le PTP et la gestion de l’ offre!!!

3- Parce que tout gouvernement responsable qu’ il soit conservateur, libéral et néo-démocrate n’ avait pas le CHOIX de négocier et aussi de faire partie de l’ entente de ces 12 pays qui totalisent quelques 30,000 milliards de dollars de l’ économie mondiale!!

La logique était là et pour ce qui est de la transparence c’ est d’ être malhonnête intellectuellement parlant car ce sujet n’ a pas été publicisé dans aucun autres pays impliqués dans l’ accord! Les américains , les japonais et les autres pays n’ ont pas été consulté dans la population pas plus que les canadiens!

En conclusion les 2 principaux partis conservateurs et libéraux sont d’ accord avec le principe comme ils l’ étaient avec l’ Alena! Pour ce qui est du NPD il est revenu à ses anciennes habitudes c’ est à dire le statu quo syndicaliste et Mulcair a perdu les pédales pour gagner quelques votes au Québec et en Ontario! Au moins ça confirme une chose cette histoire; c’ est que le NPD n’ est vraiment pas visionnaire et n’ est pas du tout prêt à gouverner!!

P.S: je n’ ai pas parler du bloc car ce n’ est pas un parti politique!

Ces ententes de libre-échange, la CEE, l »ALENA, semblent favoriser davantage la grande entreprise au détriment de la moyenne et de la petite entreprise. depuis une génération, la pme est plus productrice d,emplois que la grande entreprise. Comme au Canada, les pme produisent environ 80% des nouveaux emplois, n’y a-t-il pas raison de procéder avec une extrême prudence avant de finaliser ces nouveaux accords?

Comme le mentionne l’article, l’accord devra être entériné par les Parlements de chaque pays… Là où le parti au pouvoir est majoritaire, ça ne sera pas un problème mais là où il y a des coalitions ou des gouvernements minoritaires, ça pourrait être beaucoup plus difficile…

Vous avez raison pour les pme au niveau de l’ emploie mais ces ententes favorisent autant les pme que les grandes entreprises! Et puis l’ objectif des PME n’ est -il pas de devenir une grande entreprise!!

D’abord, dans plusieurs pays, en particulier au Chili (qui a déjà un traité de libre-échange avec le Canada mais qui a été échaudé par les minières canadiennes et leurs violations des lois locales), l’opposition au PTP est très grande et on accuse les négociateurs de violer la souveraineté des états. Un ministre australien a aussi qualifié les effets du PTP comme d’avaler un rat mort… Il voulait dire que le nivèlement par le bas imposé par le PTP serait difficile à avaler pour tous les pays mais que c’était moins pire que le statut quo.

Mais le gouvernement Harper est loin d’être transparent et on devrait se méfier de ce qu’ils ont fait et le fils de PET, dont le parti est connu pour ses appuis au commerce international, a raison d’émettre des doutes et d’attendre de voir le diable qui se cache dans les « détails », comme on dit en anglais. Mais ce qui est le plus ironique c’est la promesse des conservateurs de compenser les gens affectés (4,5 milliards $ pour les producteurs laitiers et 1 milliard $ pour le secteur automobile): cet argent, c’est celui des contribuables, de vous et moi, et pas celui qui vient de la poche du PM Harper! Nos taxes vont servir à atténuer les impacts d’un traité qu’il sait être néfaste pour ces secteurs, ça va contribuer à des déficits à répétition du gouvernement fédéral et c’est un diachylon sur une blessure et il ne faut pas se leurrer, ça ne durera qu’un temps, si jamais il tenait ses promesses (ce qui est douteux) ce sera pour donner un peu de temps aux gens affectés à se trouver un autre emploi…

D’accord avec toi. Ces pertes devraient être payées par les entreprises canadiennes qui profiteront de cette entente (s’il y en a). Mais bon, on a la haine du socialisme…sauf pour les pertes…

Et que vous êtes malhonnête intellectuellement! Le protectionniste existe partout dans le monde, pas seulement au Canada! Et ce sont les contribuables de tous ces pays qui payent voyons-donc!!

C’est drôle que ce soit toi qui parle de malhonnêteté intellectuelle. très drôle en fait.

Ceci étant dit, et alors? Ça veut juste dire qu’aiilleurs aussi, on capitalise les gains mais socialise les pertes. Tsé, le socialisme responsable de la peste, la grèce, les disparitions dans le triangle des Bermudes… Si les autres se jettent en bas du pont, tu y vas?

Eh oui! Ce sont les contribuables qui payent depuis des années les pertes des producteurs agrivole!!!!!!!!

Eh! Oui la PERESTROIKA dans les années 1980-89 ont été obligé de se ranger vers le marché mondial! La Chine , l’ Inde et autres ! Même la petite ïle de Cuba est obligée de se sortir la tête du sable!

Qu’il s’agisse des accords signés avec l’Union Européenne ou bien celui de partenariat transpacifique, aucun de ces traités n’est encore ratifié par l’ensemble des partenaires. Ce qui est signé, ce sont des accords de principes, reste un long processus de poursuite des négociations jusqu’à l’adoption d’un texte final qui convienne à tous les signataires. Ce que vous précisez à la fin de votre texte.

Ainsi, il n’est pas nécessaire encore de compenser financièrement les agriculteurs ou producteurs d’œufs, de volaille ou de lait pour des traités qui pour le moment ne s’appliquent pas.

De la même façon les traités de libre-échange peuvent être l’objet de révisions. Ainsi monsieur Obama souhaitait revoir certaines clauses propres de l’Alena. Le PTP s’il est adopté, va obligatoirement modifier le Traité de libre-échange nord-américain puisque le Canada, le Mexique et les USA sont partenaires dans cette entente.

De facto l’adoption du PTP sera probablement conditionnée et conditionnelle à l’adoption de nouvelles dispositions au niveau de l’Alena. Et s’il n’est pas d’objections de la part du Parlement du Canada, ces objections pourraient tout aussi bien apparaitre au niveau de la Chambre des représentants ou du Sénat américain ou encore du Congrès mexicain.

Alors que les traités de libre-échange se veulent d’aspiration libérale, laissant une plus grande amplitudes aux entreprises privées, force et de constater qu’un des signataires du partenariat est un pays communiste : le Viet Nam qui est encore mené par des principes de dirigisme économique amplement pilotés par l’État avec des entreprises publiques dans lesquelles l’État est encore bien présent financièrement et au niveau du management. La force des économies communistes, c’est d’ailleurs de produire pas cher (soit dit en passant) !

Aussi les partis politiques ont beau jeu de jouer de sensibilités différentes sur ces principes du libre-échange. La réalité est que le Canada ne peut se tenir en retrait de telles ententes internationales, théoriquement. Quant en pratique il est difficile de chiffrer précisément les bienfaits de telles accords dans le temps tant la planète économique est en quasi-permanente mutation.

— Pour conclure j’en irai de quelques petites questions : Est-il possible que l’Alena ait en partie contribué à détruire le tissu industriel du Canada, détruisant par le fait-même nombre de communautés qui vivaient grâce à ces industries ? D’où viennent de plus en plus nos biscuits préférés ? Qu’adviendra-t-il quand par les progrès de la science, on ne produira plus que des laits de synthèse sans vaches ? Tandis que nombre de fermes laitières ont déjà disparu ! Faut-il parler de nouvelles normes en matière d’échanges quand la planète financière sait à merveille se servir des paradis fiscaux qui se distancient d’à peu près à tous les accords de libre-échange en vigueur ? On pourrait multiplier les questions par millier mais : « Assez, c’est assez ! » comme dirait Michel Platini.

Ah! Serge Drouginsky, vous me ramenez à mon enfance quand ma mère me demandait d’ aller chercher le lait chez mononcle Gérard; la ferme voisine! Je partais avec ma brouette et 2 gros sceaux lavés mais non stérélisés au plus que parfait du subjonctif! Rendu là je versais le contenu d’ une cannisse de lait (qui trempait dans l’ eau froide depuis la traite du matin) et je repartais tranquillement sur la route de gravier pour revenir à la maison! Ma récompense était d’ avaler la crème sur le -dessus de la chopine reposée! Ah ! que de souvenir et aujourd’ hui nous avons le lait de la mondialisation des marchés! Je suis nostalgique mais RÉALISTE!

Vos quelques questions me font sourciller et je suis assuré que les copistes se posaient les mêmes lorsque l’imprimerie fut inventés, ou les allumeurs de réverbères lorsque l’électricité apparût, ou les pelleteux de charbon lorsque le moteur à essence se profilait à l’horizon, etc… Bref, les bonnes vieilles anciennes méthodes qui nous ont pourtant bien servis deviennent caduques avec le temps.

heureusement selon moi!

Ça s’appelle la modernité et également l’évolution.

La seule chose qui ne changera pas, c’est que ça continuer à changer.

@ François1,

Les choses changent en effet, mais vous toujours à peu près pas. Dommage !

Bof…la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe…

Devant la force de l’argumentation de son adversaire, la faible s’en tient à ce qu’il connaît le mieux: l’insignifiance.

C`est tellement bon cette entente pour les fermiers que StepHarp va nous donner en plus de nos revenus, du BIEN_ÊTRE SOCIAL, chose que nous n`aurions jamais osé demander…

Ce n’ est pas Harper , mais bien le gouvernement canadien qui va compenser pour les pertes minimes par rapport aux gains! N’ importe lequel gouvernement RESPONSABLE aurait fait la même chose que le gouvernement conservateur et il va se passer la même chose dans 11 autres pays impliqués!!!!

Car cette entente ne sera pas entérinée par les gouvernements avant 2-3 ans et qui sera au pouvoir à ce moment-là????

Comparaison entre le prix payé par les consommateurs Québécois de la région 1 le 4 août 2015 pour 4 litres de Coca-Cola et 4 litres de lait écrémé à 0%.

5,76$ pour 4 litres à 0% de matière grasse prix minimum prix région 1.
3,32$ pour 4 litres de Coca-Cola au prix minimum chez IGA.
Compte tenu de la chaîne de froid qu’il faut respecter tout le long du processus de production du lait de consommation, de la durée maximale de la fraîcheur et de son contrôle régulier à l’épicerie, de la qualité nutritive du produit et de toute l’énergie humaine, animale et matériel impliqué je considère que la gestion de l’offre de la mise en marché du lait de consommation accompli jour après jour un véritable tour de force. Les producteurs de lait ont raison d’être fiers, surtout avec leurs entreprises à dimension humaine, d’occuper et de mettre en valeur les territoires agricoles du Québec et leurs paysages. Il suffit de traverser l’État du Maine pour comprendre toute l’effet structurante qu’a la gestion canadienne de l’offre sur l’occupation harmonieuse du territoire agricole. Et tout ça avec un cheptel animal de classe mondial. .
Jacques Tremblay
Sainte-Luce Qc

BON maintenant qu’ on a discuté un peu du PTP est_ce qu’ on a changé la planète dans notre électorat? La plupart des journalistes qui traite du sujet n’ ont aucune idée de l’ impact économique!