Pauline et la triple malédiction péquiste

Le chef péquiste est mal aimé, c’est entendu. Il semble d’une autre époque. On le voit depuis trop longtemps. Il était déjà là du temps de René Lévesque, c’est dire… Et puis, il ne représente pas le changement.

Tellement que, parmi ses députés, il y en a qui appellent dans le (613), au Parlement fédéral, où logent les députés du Bloc québécois et leur chef. Un chef populaire, celui-là, qui saurait galvaniser les troupes. Les sondages le prouvent.

Préparez-vous, lui disent-ils, le fruit est presque mûr. D’autant que le chef péquiste, malgré la piètre performance du Parti libéral au pouvoir, est moins populaire que le premier ministre. Il tire le parti vers le bas. Tout le monde le critique. Sa façon d’être, de se coiffer, de s’habiller même, parfois.

Son nom ? Jacques Parizeau. Depuis le début de 1991 jusqu’en 1993, lorsque son parti et l’option souverainiste avaient la cote, ce chef péquiste n’a jamais été plus populaire que Robert Bourassa — ce qui est une chose. D’octobre 1993 à son élection au pouvoir, en septembre 1994, il ne fut jamais plus populaire que Daniel Johnson — dont un ministre disait qu’il était « aussi chaleureux qu’une pierre tombale » —, ce qui est bien pire.

On dit que la fonction de premier ministre du Québec est la plus exigeante au Canada. Vrai, mais celle de chef de l’opposition est la plus éprouvante. Qui se souvient qu’un jour où il avait convoqué la presse, M. Parizeau se retrouva devant une salle déserte. « Mais j’existe ! » se lamenta-t-il. Quelques années plus tard, il arriva à un cheveu de faire exister un pays.

La première malédiction: la popularité

Mais cela n’a rien à voir avec la situation actuelle de Pauline Marois, qui, elle, est plus populaire que le premier ministre libéral. Alors je reprends.

Le chef péquiste est mal aimé, c’est entendu. Certes, le PQ est en avance sur le PLQ dans les intentions de vote. Certes, le chef est plus populaire que le premier ministre libéral, empêtré dans des scandales dont il ne sait comment se défaire. Mais dans les sondages, le chef péquiste ne le dépasse que de neuf points de pourcentage comme «meilleur premier ministre». Cela devrait être bien plus élevé. Comment expliquer l’absence d’enthousiasme à son égard ? C’est peut-être qu’il semble d’une autre époque.

En fait, il est dans le décor depuis près de 20 ans. Les jeunes ne se reconnaissent plus en lui. Un de ses députés s’en est même ouvert aux journalistes : « Le vieux doit partir. » Le « vieux » ? Qui parle ? Claude Charron, en 1976. De qui parle-t-il ? De René Lévesque, qui allait gagner, quelques mois plus tard, des élections historiques et gouverner le Québec pendant huit ans.

La popularité de Lévesque n'écrasait pas celle d'un Bourassa pourtant affaibli...
La popularité de Lévesque n'écrasait pas celle d'un Bourassa pourtant affaibli...

Il est étrange de constater, rétrospectivement, que le René Lévesque des années 1970 n’écrasait pas Robert Bourassa de son aura. Ou que Daniel Johnson faisait de l’ombre à Jacques Parizeau. Se souvient-on aussi que, sous Jean Charest premier, la majorité des Québécois souhaitaient le départ de Bernard Landry de son siège de chef du PQ ? Même s’ils étaient majoritairement satisfaits du bilan de son gouvernement.

C’est ce que je baptise ici:  la loi politique de l’impopularité relative des chefs péquistes dans l’opposition.

Les chefs du PQ doivent en effet passer, au strict chapitre de la popularité, un double test : Pourront-ils faire élire leur parti aux élections ? Et si oui, pourront-ils conduire le Québec à la souveraineté ? Militants et analystes étaient nombreux à croire que ni René Lévesque ni Jacques Parizeau ne feraient le poids. Les péquistes, comme chacun le sait, sont durs avec leurs chefs. L’opinion publique l’est aussi.

La seconde malédiction: la troisième voie

Si le chef péquiste survit aux avanies de la première malédiction, il doit se mesurer à la seconde: la loi politique de l’émergence possible d’une troisième voie.

Pour René Lévesque, cette « troisième voie » qui devait venir lui ravir des votes francophones a pris plusieurs formes. D’abord l’ex-libéral Yvon Dupuis tenta à compter de 1973 de remettre du gaz dans la machine du Parti créditiste, fort dans les régions. On se posa des questions sur le caractère téléguidé de l’opération lorsque Dupuis lança lors d’un discours: « nous les Libéraux ». Ce fut ensuite la résurgence de l’Union nationale qui devait  donner du fil à retordre à Lévesque, mais la position du nouveau chef de l’UN Rodrigue Biron en faveur du libre choix scolaire a nui aux… Libéraux, et permis l’élection péquiste. Biron deviendra plus tard ministre péquiste — un représentant de la droite dans la coalition de Lévesque, comme il y en a toujours eu (mais c’est pour un autre billet).

Lévesque joua lui-même avec l’idée de susciter la création d’une troisième voie. Ce blogueur a entendu le récit d’une rencontre au Reine Élizabeth entre Lévesque et le maire Jean Drapeau au début des années 1980. Lévesque voulait que Drapeau crée un Parti conservateur québécois, pour soutirer des voix aux Libéraux de Bourassa à l’élection suivante. Drapeau n’embarqua pas.

Le fantôme de la troisième voie vint aussi hanter Jacques Parizeau. Après l’échec de Meech, en 1990, la tentation fut forte autour de Lucien Bouchard de créer au Québec une formation souverainiste modérée, mais de centre-centre droit. Il en fut beaucoup question en coulisses, y compris avec Claude Béland et plusieurs proches de l’ex-chef péquiste Pierre-Marc Johnson. (Il fut écrit un jour que Bouchard aurait offert à Béland la direction de ce parti. Foutaises ! Il n’y aurait eu de chef que Bouchard, évidemment.)

Allié de la veille, Mario enlève en 1998 à Bouchard sa majorité électorale
Allié de la veille, Mario enlève en 1998 à Bouchard sa majorité électorale

Devenu premier ministre péquiste, Bouchard affronta lui-même une « troisième voie », non fantomatique cette fois, dirigée par son ex-allié référendaire Mario Dumont. L’impact fut réel. La remontée de l’ADQ en fin de campagne de 1998 ravit à Bouchard son objectif le plus cher: obtenir un mandat clair de l’électorat québécois. Sa peine était palpable, le soir du vote, lorsqu’il comprit que le nouveau chef de l’opposition, Jean Charest, avait obtenu davantage de votes (27 618 pour être exact) que lui. C’était la faute à Mario.

Je note au passage que Mario Dumont avait proposé, en 1996, un moratoire de 10 ans sur la question nationale, pour qu’on s’occupe des « vraies affaires ». (Le moratoire prit théoriquement fin en 2006, mais Mario ne se sentit point tenu d’en célébrer, voire simplement d’en souligner, le terme.)

En 2010, il est question de François Legault. La malédiction se poursuit. L’histoire bégaie.

La troisième malédiction: la mise en cause de la stratégie

Puis il y a la troisième malédiction, la troisième loi, peut-être la plus importante: la loi de la remise en cause de la stratégie du chef souverainiste. Cette loi est inscrite dans l’ADN du mouvement souverainiste et, je voudrais être clair: il n’y a pas de remède !

Parizeau: "Vous voulez mon avis sur l'Union Confédérale?" Landry: "Non, merci." (Dialogue fictif.)
Parizeau: "Vous voulez mon avis sur l'Union Confédérale?" Landry: "Non, merci." (Dialogue fictif, mais à peine!)

Lorsque René Lévesque a fait voter en 1973 le principe que la souveraineté ne serait pas déclarée au lendemain d’une élection, mais après un référendum, la tradition des cartes de membres déchirées s’est établie. Lorsqu’il proposa le « beau risque », ce fut pire. Ensuite, l’affirmationisme de Pierre-Marc Johnson — pourtant très populaire dans l’opinion — n’a pas résisté aux salves critiques de Gérald Godin et autres, salves soutenues par Parizeau.

Jacques Parizeau a dû, au pouvoir, subir les foudres de Lucien Bouchard lors du fameux « virage ». Puis, Lucien Bouchard au pouvoir a subi les critiques de… Jacques Parizeau, lui reprochant de ne pas mettre suffisamment la souveraineté en vitrine. Bernard Landry, un temps adepte de « l’union confédérale » dut l’oublier à la demande générale, puis sa démarche à-la-Bouchard dut se transformer, sous la pression de l’aile pressée encouragée par M. Parizeau, en engagement de tenir un référendum automatiquement, pendant le mandat suivant. Seul André Boisclair fut « sauvé » de ce calvaire — il n’est pas resté assez longtemps pour le subir.

Les malheurs de Pauline Marois n’ont donc rien d’inédit. Il s’agit des épreuves du feu imposées par le PQ et la société québécoise à tous les futurs premiers ministres souverainistes. La septième personne à diriger le PQ est placée, ni plus ni moins, dans la situation périlleuse connue par ses mâles prédécesseurs.

Puisqu’il faut voir les choses du bon côté, je soumets que ce triple test offre à Mme Marois l’opportunité de briller (parmi les meilleurs). Ce n’est que dans la difficulté qu’on prouve sa valeur. Puisque les Québécois ne sont pas massivement convaincus de ses talents de leaders (comme ils ne l’étaient ni de ceux de Parizeau, ni de ceux de Lévesque), la façon dont elle va se comporter dans l’obligatoire tourmente qui mène à son vote de confiance au congrès péquiste d’avril aura un impact majeur sur l’opinion.

Les vertus de la détermination

Si elle devait céder sur l’essentiel, accepter d’inscrire au programme du PQ une obligation de tenue de référendum dans le mandat, c’en serait fini, à mon avis, de sa crédibilité. De même, si elle se montrait intransigeante sur les détails, la méthode, la tonalité, elle ne pourrait continuer, comme avant, à s’afficher comme la compétente rassembleuse qu’elle a su être dans tant de dossiers.

Les rapports Parizeau/Marois vus par Garnotte
Les rapports Parizeau/Marois vus par Garnotte, du Devoir.

Son défi est donc de braver la tempête levée par ceux qui voudraient la mettre au pas, en montrant que c’est elle qui donne le pas. Son défi est aussi de montrer qu’une fois qu’elle a déterminé la direction, elle est à l’écoute pour ce qui est des aménagements. C’est d’ailleurs une des vertus du Plan Marois (transparence totale: j’en ai pris connaissance comme tout le monde, le jour de sa publication) d’être souple, évolutif, collé au réel d’aujourd’hui et de demain. Raison de plus pour que la chef accueille — non, invite — toutes les contributions comme des propositions d’additions plausibles à sa stratégie, donc tout ce qui lui donne du coffre et de la fluidité, en rejetant tout ce qui l’engoncerait au contraire dans un moule qui lui enlèverait toute agilité tactique.

J’ai pu m’entretenir quelques minutes avec Mme Marois la semaine dernière. Mon sentiment: j’ai rencontré une femme plus déterminée que jamais. Sur son leadership. Sur la souveraineté. Sur la stratégie qu’elle a choisie. Sur son refus de se laisser bousculer.

D’ici au Congrès, les « chicanes » entre souverainistes, normales dans ce parti, ne donneront pas à Mme Marois ou au PQ beaucoup d’élan dans l’opinion, plus préoccupée par la corruption, les taxes et les travaux routiers que par la mécanique d’une accession future à la souveraineté. Il ne faut pas s’en inquiéter. D’abord il est normal que le parti souverainiste parle de souveraineté, en période faste comme en période maigre, et  parce qu’on n’est jamais trop bien préparé.

L’essentiel est la démonstration qui sera faite par Mme Marois pendant et en fin de parcours. La façon dont elle réussira, si elle y arrive, à sortir de cette épreuve rituelle par le haut, en femme qui a émergé du parcours initiatique, de la triple malédiction péquiste, plus forte et plus affirmée, déterminera mieux que toute autre chose le niveau d’estime que les Québécois auront d’elle.

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Un peuple qui ne croit pas en lui, ne peut croire en son chef…..Question..Ça va prendre qui ?????

M. Lisée,
Cet article m’a énormement plu. Bravo et merci!
La quatrième malédiction évidemment est générée par la raison d’être innée du PQ et cet objectif de destruction du Canada que doit inlassablement poursuivre son chef. Il n’y a que des politiciens indépendants de fortune qui peuvent se permettre de porsuivre de façon si exhaltée un but si irréaliste, qui provoquerait d’ailleurs très certainement la ruine économique du Québec.

Le plus étrange est que, dans les médias, on trouve anormal qu’il y ait des débats et questionnements (et quelques coups de couteaux bien sentis…) au sein d’un parti politique… Vive la glande de la chicane comme dirait Infoman…

Mon Dieu que vous écrivez bien et que votre pensée est structurée mais aussi fluide. Merci de si bien expliquer.

Bonne soirée M. Lisée.

Excellent texte monsieur Lisée, très intéressant, mais je trouve que votre interprétation des faits est souvent biaisée en faveur de l’obsession référendaire de l’aile des pressés du PQ.

Suite à : »Bernard Landry, un temps adepte de “l’union confédérale” dut l’oublier à la demande générale, puis sa démarche à-la-Bouchard dut se transformer, sous la pression de l’aile pressée encouragée par M. Parizeau, en engagement de tenir un référendum automatiquement, pendant le mandat suivant.

Les malheurs de Pauline Marois n’ont donc rien d’inédit. Il s’agit des épreuves du feu imposées par le PQ et la société québécoise à tous les futurs premiers ministres souverainistes. Elle est placée, ni plus ni moins, dans la situation périlleuse connue par que ses mâles prédécesseurs. »

Il faudrait, après »il s’agit des épeuves du feu imposées » rajouter ou redire à nouveau : »SOUS LA PRESSION DE L’AILE PRESSÉE ».

Je ne crois pas du tout que la pression exercée pour tenir un référendum le plus rapidement possible après une élection du PQ au pouvoir soit une pression générale de l’ensemble des membres du PQ.

Ce qui a toujours été flagrant AU SUJET DE LA TENUE DE RÉFÉRENDUMS le plus rapidement possible par le PQ, dès qu’il est au pouvoir, c’est que c’est L’AILE PRESSÉE et non pas l’ensemble des membres qui font pression en ce sens, et qu’aucun chef n’a eu le courage ni les nerfs assez solides pour continuer de les affronter et, ce faisant, IMPOSER SON AUTORITÉ.

Est-ce que Pauline Marois aura le courage de résister à leurs pressions de toutes sortes, souvent sournoises et assassinent. Et surtout, aura-t-elle le soutien, dans cette lutte à finir, de Gilles Duceppe?

Et Jacques Parizeau et Yves Michaud et Bernard Landry, et leurs émules, et les jeunes loups de la députation du PQ, AURONT-ILS ENFIN LA SAGESSE d’appuyer leur chef DANS »SA » DÉMARCHE.

Car il ne faut pas oublier que l’ensemble de la population du Québec, incluant une forte majorité des sympathisants du PQ, ne laissera jamais, MAIS JAMAIS l’aile pressée, exaltée et aveuglément partisane du PQ, celle qui a obsessivement le feu de l’indépendance au cul, l’entraîner émotivement dans un vote référendaire suicidaire.

À force de continuellement tenter de provoquer et de chercher à attiser la haine des canadiens des autres provinces, l’aile des pressés du PQ est en bonne voie de s’attirer la haine durable d’une majorité de plus en plus grande de québécois, incluant les québécois qui sont encore pour un peu de temps encore, mais pas pour très longtemps je crois, sympathiques au PQ.

Et lorsque vous dites :

»Les malheurs de Pauline Marois n’ont donc rien d’inédit. Il s’agit des épreuves du feu imposées par le PQ et la société québécoise à tous les futurs premiers ministres souverainistes. »

Ces épreuves de feu comme vous dites, ne sont pas imposées aux futurs premiers ministres souverainistes par le PQ et la société québécoise, une autre de vos interprétations fortement biaisées, mais uniquement par l’aile des préssés qui ne représentent pas 10% de l’ensemble des membres du PQ.

SOYONS CLAIRS, LES SEULS QUI PRESSION sur tout futur premier ministre pour que le PQ tienne un référendum sur l’indépendance du Québec dès l’élection du PQ au pouvoir ou, au plus tard, dès sa réélection, SONT LES MOINS DE 10% DE PRESSÉS DE L’ENSEMBLE DES MEMBRES DU PQ.

Quant à la société québécoise, elle n’a jamais fait pression sur aucun futur premier ministre souverainiste pour qu’il tienne un référendum sur l’indépendance ou la souveraineté, ni même sur la souveraineté-association.

René Lévesque avait le passé assimilateur et la nuit des longs couteaux pour stimuler l’idée d’indépendance, Parizeau a eu l’échec de l’accord du Lac Meetch. Qu’est-ce qui reste pour Pauline, quand la tendance actuelle est à la « mondialisation » et aux unions tel qu’en Europe? La seule chose qui semble donner des votes au PQ, c’est l’incompétence du Parti Libéral et l’obstination populaire à ne soutenir que le bipartisme depuis maintenant plus de 20 ans. Son défi pour vendre la souveraineté est beaucoup plus grand que ses fidèles peuvent l’imaginer.

À bien y réfléchir, je crois qu’à cause des contradictions internes irréconciliables de ses différentes factions, et malgré son excellent programme électoral actuel, le PQ n’a pas d’avenir à long terme, ni peut-être à moyen terme.

Il suffira qu’arrive un chef libéral qui gère bien la chose publique, qui se tient debout tout en ne semant pas de doute sur son appartenance canadienne et qui saura se gagner le respect et la faveur des autres provinces pour enlever tout espoir de longévité au PQ.

Le PQ est ainsi destiné à ne laisser de trace, dans un certain avenir, que dans le folklore québécois, comme les Gaulois d’Astérix le gaulois.

On veut entendre parler de la souveraineté. Les chicanes entre les personnes ne font pas expliquer les bienfaits de la souveraineté

M. Lisée, si vous n’avez rien d’autre à nous expliquer sur la souveraineté, fermez boutique…

Et si on réfléchissait un instant à la vraie raison de devenir un jour maître de notre propre destin, hein? … au lieu d’écrire et d’écrire sur telle ou telle manière ou du comment du pourquoi M. Lisée a simplement expliqué ce qui se fait au jour le jour? … pour moi la raison est très simple, commençons par raliser l’importance de se débarasser de nos bâtons fédéralistes dans nos roues et nous aurons l’avenir devant nous pour un meilleur futur pour nos générations àa venir! Z’êtes-pas tannés de vous faire endormir par les mensonges et vilaineries fédéralistes quand vient le temps de se retrousser les manches et de dire définitivement Oui! Moi, Oui!
Merci M. Lisée de nous éclairer sur comment ça se passe plus haut!

En lisant tous ces discours, je me demande comment les péquistes réussiront à s’entendre sur tous les changements à faire quand l’indépendance sera proclamée? Aura-t-on pu trouver, d’ici là, un vaccin anti-glande de la chicane? Je suis indépendantiste, mais inquiète…

Je suis d’accord avec vous Mr.Lisée mais je crois que ce sera dificile d’arrèter le machine des militants qui veule absolument un référendum dans un premier mandat.J’était le seule a avoir voté contre cette obligation lors du congrès de c’té de Bonaventure comme ex président.Mais je vais me battre jusgu’au bout d’ici le congrès.Je crois sincèrement qu’il sera plus facile de tenire un réfédendum gagnant si le prochain gouvernement du P.Q. na pas les mains lier.

Ce dont le Québec (et au moins cinq autres provinces ) a besoin, c’est de cesser de fonctionner comme province et devenir un État avec pleins pouvoirs. Pauline Marois le comprend mais une foule de Québécois ne comprennent que leurs opinions et leurs émotions. Pauline Marois a les qualités d’un chef d’État et trop de Québécois refusent de s’en rendre compte. Dur, dur de sortir de notre soumission servile à l’État centralisateur et unitaire d’Ottawa, brandon politique de Bay Street. C’est comme sortir de l’enfance pour devenir adulte et responsable de ses actes. L’inféodation est plus facile et moins risquée.

Pauline Marois est déterminée à faire du Québec un État, ce qui représente un travail sans précédent au Québec. Les Québécois vont-ils encore refuser l’accès qui leur est offert de devenir une Nation avec la majuscule?

Pauline Marois a pris, en 2007, un parti en fort mauvais état, elle l’a rajeuni, elle lui a donné un élan de réflexion sans précédent, elle y a fait un ménage salutaire, elle l’a doté d’une approche nouvelle, elle a étendu ses antennes à droite comme à gauche. Son succès est tel que les péquistes eux-mêmes oublient leur récente précarité… et la toujours menaçante troisième voix.

Pauline Marois est-elle souverainiste? La question est ri-di-cu-le. Peut-être moins flamboyante et moins médiatique qu’un Bernard Landry mais plus efficace dans la conciliation, les alliances et le travail de fonds. Elle est jeune et libre financièrement, ce qui est loin de nuire.

Laissez-là aller et ce pourrait bien être elle, le «père fondateur» de la nation!

Mme Marois, restez et persévérez. Washington, Lincoln, Churchill, De Gaulle et tant d’autres, doivent leurs victoires à leur persévérance, à leur capacité à garder les yeux sur l’objectif, et à avancer malgré des les orages.

Ouf! que de grain à moudre! pour un «simple» billet.

Heureusement qu’on a des personnes à mémoire, pour nous rappeler la vie interne du PQ! Et heureusement qu’on a des politiciens qui pensent. Du côté péquiste, s’entend.

Marois n’est pas aimé du peuple et ne le sera jamais, alors pourquoi revenir sur ce sujet usé à la corde?
Duceppe ferait un bien meilleur chef pour le PQ et ce n’est pas parce que Marois est une femme,elle devrait mettre de côté ses ambitions personnelles et inviter Duceppe à prendre les guides du parti pour le faire le ménage dans la maison en débandade de Charest.

@ Claude Legault:

Parfaitement d’accord avec vous.

Le Parti québécois a été créé pour la sécession du Québec et doit immédiatement cesser de « niaiser avec le puck » et de s’affirmer fièrement comme indépendantiste sinon Québec solidaire les écrasera éventuellement.

Le P.Q. est séparatiste oui ou non?

Qu’il l’affiche!!!

Vous avez raison Jean-François «Si elle devait céder sur l’essentiel, accepter d’inscrire au programme du PQ une obligation de tenue de référendum dans le mandat, c’en serait fini, à mon avis, de sa crédibilité.». Et de sa carrière et de son avenir politique.

Malgré les apparences et les désirs fous de la brigade à plume de Gesca qui s’agite avec une frénésie particulière ces temps-ci, elle est possiblement la plus grande menace au statu quo depuis l’invention du banana split.

Bien intéressant tout cela, mais ça vient simplement nous confirmer que le parti Québécois est depuis ses débuts, empêtré dans un cercle vicieux qui ne laisse malheureusement entrevoir que peu de lumière. Ça ne va jamais assez vite pour les uns pendant que les autres demandent à ralentir et quand la base s’effrite, on nous refait le coup d’un imminent référendum pour rallier…mais qu’il faut tenir lorsque les conditions gagnantes seront rassemblées.
Qu’est-ce que le PQ a mis de l’avant comme idée depuis 1995? Où est le projet de société? Ramener les pouvoirs et l’argent pour en faire quoi? Regarder les péquistes faire la démonstration de ce qu’ils sont réellement: un rassemblement de la gauche et de la droite qui lorsque la question référendaire est mis au banc se déchirent entre eux.
Je ne serai pas malheureux de voir tout ce beau monde passer à autre chose et qui sait peut-être changer pour une approche plus rassembleuse. Je pense que les jeunes péquistes ont proposé de faire l’indépendance par thème, ce qui à mon avis aurait pu représenter une progression dans le discours. Cela a été rejeté.
Et bien c’est ce que nous allons proposer à un auditoire le 11 novembre prochain à la salle de spectacle de Sept-Iles: l’indépendance énergétique du Québec, mais pas simplement sur de vagues idées. Un projet concret et des chiffres à l’appui. Et qui sait, peut-être le lancement officiel d’un nouveau parti politique au Québec, le NPQ (Nouveau parti du Québec).
Il y a un autre cercle viscieux qu’il faut casser au Québec, celui du cynisme. Les gens sont de plus en plus cynique face à ce qui se passe sur la scène politique et s’en désintéresse inévitablement. Les politiciens profite de ce désintérêt pour passer à peu prêt n’importe quoi, ce qui continue d’ajouter au cynisme.
Et ce qui se passe au PQ n’a rien pour rendre la population moins cynique.
Alors, plutôt que de rester les bras croisés devant tout ce cynisme, on va tenter quelque chose de plus rafraîchissant.
Les jeunes ont besoin de rêver, mais tout cela doit s’accompagner de réalisations tangibles.
La table est mise pour Maîtres chez-nous numéro 2, ce qui ne transpire en rien du PQ comme d’ailleurs.

Réjean Porlier, Sept-Iles

Bravo monsieur Lisée pour vos clés d’interprétation de la réalité du parti québécois. Ce parti nous donne l’impression qu’il est incapable de vivre solidairement uni avec ses chefs. Comment pourrait-il donner au peuple québécois la confiance et le courage de s’engager dans son indépendance politique et économique? La chicane dans les couples provoque la rupture, la séparation et dans beaucoup de cas l’entrée dans le monde de la pauvreté. Est-ce cela que nous souhaitons réaliser?

Faisons-lui confiance : Voici ce que Jean Charest disait lors du départ de Mme Marois en mars 2006 : « Je ne connais aucun autre parlementaire qui a occupé à la fois les fonctions de ministre des Finances, vice-première ministre, ministre de l’Éducation, ministre de la Santé, présidente du Conseil du trésor. Un jour, sait-on jamais, peut-être qu’un homme fera la même chose. Permettez-moi d’en douter. »

Avouant ressentir de la « tristesse » de voir partir une femme aussi expérimentée, M. Charest a souligné qu’elle avait ouvert des portes aux autres femmes en politique. Le premier ministre a aussi salué l’héritage laissée par Mme Marois : « Je retiens, comme tous les autres Québécois, ce programme de services de garde que vous avez mis en place », a-t-il dit avant de souligner la déconfessionnalisation du système scolaire.

Les médias – fédéralistes pour la majorité – ont toujours essayé de nous faire croire que les militants du PQ étaient durs avec leurs chefs, ce qui est FAUX et ARCHIFAUX. C’est exactement le contraire et j’ai fait à ce sujet une étude extrêmement précise, factuelle et détaillée qui démontre noir sur blanc que ce sont les chefs péquistes qui ont toujours trahi la volonté des militants de la base, particulièrement en ce qui concerne l’accession à l’indépendance.

Vous trouverez cette étude dans le numéro d’octobre 2010 de la revue L’Action Nationale sous le titre « Le Parti québécois et l’accession à l’indépendance : 41 ans de contorsions! »

Vous y constaterez que les leaders du PQ ont, depuis sa fondation violé systématiquement le programme et les statuts du parti, à ce niveau.

En ce qui concerne Mme Marois, ce fut la pire jusqu’à maintenant. Elle a refusé d’appliquer le programme voté en 2005, demandant que l’on présente un projet de pays à l’électorat, elle a remisé l’article 1 dans le placard pendant un certain temps et a envoyé la référendum dans les limbes, tout cela sans tenir de congrès.

Son plan est la version « moderne » d’une vieille soupe à l’ancienne, soit l’affirmation nationale de Pierre-Marc Johnson.

C’est pour cela qu’elle est contestée et rien d’autre. Si elle se tenait debout et mettait le cap directement, ouvertement et franchement sur l’indépendance au lieu de louvoyer dans la petite politique provinciale, pour devenir la première première ministre de la province de Québec, on n’en serait pas là.

Pierre Cloutier ll.m
avocat

idée-clef : « épreuve rituelle »

essentiellement, le PQ mène une guerre qui, comme toute les guerres, se joue sur le plan des symboles, une guerre dont les armes sont de nature psychanalytique

À mon avis Pauline Marois fait plutôt face à un dilemme qu’à des malédictions.

Le dilemme se résumerait ainsi:
-Maintenir le cap. Ne pas céder sur les demandes d’un référendum dans un premier mandat.Quitte à perdre plusieurs membres.

-Maintenir la stratégie des revendications sectorielles quitte à découvrir et à se faire dire que si la stratégie fonctionne les québécois se demanderont s’il faut vraiment faire l’indépendance. Et si la stratégie ne marche pas, que les citoyens disent que ce n’était pas une bonne stratégie.

-Rester vague en réponse aux questions de Jacques parizeau concernant l’armée, la monnaie et l’immigration. Mais risquer de donner des munitions aux opposants.

Donc, Mme Marois peut maintenir le cap, mais perdre des appuis, peut-être très nombreux, à l’intérieur de son Parti dans l’espoir d’en gagner à l’extérieur. Mais si elle n’a pas un Parti fort derrière elle, elle pourrait bien ne pas remporter la prochaine élection. Elle pourrait même ne pas survivre au vote de confiance, en avril prochain.

Mme Marois pourrait par ailleurs se rendre à la demande des plus pressés et promettre un référendum dans un premier mandat, mais elle donnerait de grosses munitions aux Libéraux qui miseraient sur le fait que les Québécois ne veulent pas entendre parler de référendum.

Si ce n’est pas un dilemme, je ne sais pas comment appeler celà…

Bonjour.
M.Lisée vous avez votre opinion et voici la mienne car pour le Québec et la population il faut allé sur autre chose que des personnages politiques,des idées partisans,et des parties politiques pour donner au peuple du Québec une constitution québécoise qui va respecté les spécificités d’un peuple et d’un État soit à l’intérieur de la constitution canadienne où comme nouveau pays, mais il y a un mais une constitution québécoise qui va nous servir et être le vrais reflet de la population du Québec qui à défendu les terres et suite au traité de Paris ou le Québec et la population essais de s’entendre sur les spécificités d’un peuple qui est une minoritée en Amérique du Nord.

M.Lisée il faut pour le Québec, une négociation une vrais sur l’avenir du Québec et de la population sur une constitution qui de un va nous donner un État au lieu d’une province et une entente avec le gouvernement fédétal comme peuple et comme État à l’intérieur de la constitution canadienne et si il y a refus de la part du gouvernement fédéral d’une entente bien le Québec dans les trente jours qui suivent le refus bien le Québec va faire sécession avec la Monarchie Britannique pour être un autre pays car avant au Canada il y avait deux Canadas le bas et le haut qui a été remplacé par le dominion et le Québec et la population à toujours eu un État où un pays sous ses pieds mais il y a un mais le tout est une question de négociation de bonne foi entre les nations fondatrices et qui ont défendus les terres.

Pour la population du Québec il est important d’être reconnus come une Nation et de s’épanouir comme peuple avec toute l’autonomie administrative que un État doit avoir pour survenir à ses responsabilités pour les institutions de services et administratives que elle même à construite jours à après jours,semaines après semaines,mois après mois,années après années,et des premier ministres depuis tout le début ou la France cède tout le Canada à l’Angleterre sauf les Iles ST-Pierre et Miquelon,les Antilles fracaises et un droit de pêche au cap Bonavista (Terre-Neuve).

Le traité de Paris reste muet sur tout ce qui touche les aspects de la vie quotidienne des soumis (lois,religion,territoire ect.).

UNE RÉORGANISATION DES STRUCTURES POLITICO-SOCIO-ÉCONOMIQUE S’IMPOSE.

Le 7 octobre 1763,le Canada recoit la PREMIÈRE CONSTITUTION DE SON HISTOIRE:

Voilà M.Lisée ou le Québec est rendu depuis que l’Acte Constitutionnel modifie l’Acte de Québec de 1774.Création de 2 entités distinctes:Le HAUT-et le BAS Canada.

M.Lisée depuis les évènements de 1837-38 et les 10 résolutions Russel(6 Mars 1837)de tous les premier ministres de Papineau à 2010 bien le Québec et les autres nations fondatrices et qui ont défendus les terres essais toujours de se faire reconnaître comme nation et d’avoir toute l’autonomie et les spécificités propre à chacune d’entre elle voilà M.Lisée ou est rendu le Québec un une constitution État et si il y a refus de l’entente bien après 401 ans histoires bien le Québec et la population est rendu là,mais il y a un mais au delà des personnages politiques et au delà des parties politiques car il faut être tous ensembles sur une chose une Constitution Québécoise pour être tous ensembles pour une chose la constitution du Québec.

Marcel Côté.
Région de Charlevoix.

Madame Marois avait été suppliée de revenir après le départ de Boiclair n’est-ce pas?

De plus d’une approche plus douce, qu’on lui reprochait, elle a adopté un ton plus combatif. Ce qui nous a valu une des sessions parlementaires les plus chaudes depuis longtemps.

Elle fait bien son travail d’oposition, rien ne passe sous silence.

Maintenant, au lieu de laisser quelques représentants prépubères débatre de question sémantiques et poignarder leur chef ‘live on TV’ Pourquoi ces beaux cervaux actifs au sommet de leur potentiel ne se dévoueraient pas a la supporter avec des brillantes idées sur comment bons serait la souveraineté?

Ah ouais, plus facile de chialer que d’agir.

…j’oubliais ce détail.

Un fait demeure depuis le début de sa carrière politique ,on dit de Pauline Marois qu’elle va toujours au bout de ses idées,qu’elle n’abandonne jamais.Et dans tout ce qu’elle a entrepris elle aurait réussi. En tout cas comme chef du PQ elle semble vraiment en contrôle, ce qui tend à confirmer que lorsque elle a un but à atteindre ,elle sait comment s’y prendre.

J’ai aucun doute qu’ele peut mener son parti à la victoire lors des prochaines élections.

Tant qu’à nous donner un pays ce n’est pas impossible,pourquoi pas ? Elle doit jouer la carte identitaire (loi 101) car je crois vraiment que notre assimilation a commencé. De façon insidieuse bien sûr, mais tout le processus est en marche…

« Les esprits d’élite discutent des idées, les esprits moyens discutent des événements, les esprits médiocres discutent des personnes » Jules Romains(1885-1972), poète et écrivain français.

Actuellement on discute de la personne et non de ce qu’elle est et de ce qu’elle a accompli. La mafia doit se réjouir de voir qu’on ne parle plus d’eux et que la corruption continue son petit bonhomme de chemin. Qui a intérêt a diviser le peuple? Ceux qui veulent plus de pouvoir et ceux qui veulent cacher les dessous du pouvoir : la corruption.

Mme Marois ne cèdera pas devant tant d’esprits médiocres parce qu’elle marche dans la bonne direction. Comme on dit que ceux qui m’aime me suive.

M. Lisée je crois que Mme Marois a eu l’intelligence de tasser le SPQ libre et que celui-ci a perdu beaucoup de pouvoir et de membres actifs. Les jeunes députés qui travaillent avec elle sont aussi passé à autre chose que de critiquer la cheffe, ils sont moins ancrés dans de vieilles habitudes du passé.

TOUS savent très bien au Parti québécois que la sécession du Québec ne se produira pas dans un avenir envisageable et ce n’est certainement pas Pauline Marois qui la leur apportera mais les péquistes aiment ça faire semblant.

Merci d’alimenter ainsi notre réflexion, monsieur Lisée.

J’ai l’impression que nous sommes en train de débroussailler le jardin québécois.

C’est passionnant!

@François 1

J’aimerais bien lire comment vous souhaiteriez que le PQ s’affiche comme indépendantiste. Que devrait donc déclarer précisément le PQ pour vous faire plaisir? C’est bien beau chialer mais un moment donné il devient impérieux de faire des propositions concrètes.

@ maude levasseur:

Ahhhh le SPQ Libre, comme il a le dos large ces temps-ci.

Le hic, c’est que plusieurs députés péquistes ET plusieurs membres du Bloc québécois (Gilles Duceppe a même ourdi un mini-complot la semaine dernière via ses jeunes âmes naïves…) voudraient appuyer sur l’accélérateur et compte tenu que le Parti québécois est un parti clairement identifié au séparatisme, je suis entièrement d’accord avec leur démarche.

On est séparatiste ou on ne l’est pas!!!

Que le PQ cesse de niaiser avec le puck!!!

On ne reproche pas à des chrétiens de prier, pourquoi reprocher à des souverainistes de se préoccuper de la souveraineté ?

Vous écrivez ce long billet pour finir par conclure que Mme Marois devra faire face à la musique. On le sait, et c’est normal.

Mme Lisette Lapointe, souverainiste, réagit comme un bon capitaine, et se demande si on garde bien le cap. C’est parfaitement légitime. La question est pertinente, et il n’y a pas de quoi fouetter un chat.

Je suis militant d’aucun parti, mais comme M. Perreault(no 3), je trouve étrange que les médias perçoivent ce genre de débat comme étant anormal. Aussi, la démocratie n’est pas une malédiction, et on sait très bien, que la souveraineté a toujours été un combat.

Ce débat n’est pas seulement important pour les souverainistes, mais aussi pour le simple citoyen qui essaie de se faire une idée.

Peu importe notre idéologie, se dire « souverainiste », alors que l’on est « adéquiste », je ne crois pas que cela soit honnête envers la population.

La nouvelle arme contre la souveraineté, c’est la droite. La droite est un poison pour la souveraineté, parce que la souveraineté est un projet collectif. Pas de « social-démocratie », pas de souveraineté !

Observez comment se déploie actuellement la droite. De grandes entreprises opportunistes sont à l’oeuvre. Certains savent trop bien que tant que le Québec sera plus à gauche, il sera très difficile de vaincre cette idée de la souveraineté. On essaie de « l’édulcorer ». On veut uniformiser le Canada.

Favoriser l’individualisme et l’égoïsme est la meilleure façon de venir à bout d’un peuple.

Il n’y a pas de malédictions, seulement des gens qui ont un rêve, et qui se défendent.

Bonjour,
40 longues années plus tard, le mot indépendance est encore tabou et les nationalistes québécois ont le culot de dire que tous ceux, la très grande majorité des québécois qui n’en veulent pas ont peur ou bien qu’ils n’ont pas compris…..Alors qu’eux mêmes entre péquistes consentants ont PEUR de prononcer le mot INDÉPENDANCE…..Plus déconnecté que ça, et bien, tu votes pour le Bloc Québécois en plus, ceux qui sur la Colline, essaient tant bien que mal d’améliorer le Fédéralisme Canadien en tirant dans le pied du Parti Québécois……Comme dans la vraie vie, des nationalistes qui se nuisent l’un à l’autre…Au plaisir, John Bull.

Je ne sais pas si Mme Marois a eu raison de » tasser le SPQ libre » et, puisqu’ils sont toujours là d’une autre façon, je crois que personne, peux répondre avec assurance à cette question, si tant est qu’elle est encore importante.

Par ailleurs, je fais miens les autres propos de Maude ci-dessus. T.t. bien dit! RM

Les chiffres qui tuent

Pauline (2008) 1,141,751
André (2007) 1,125,546

16,000 votes de plus à peine….

Ceux qui questionnent le leadership de P.Marois en rapport avec la souveraineté sont minoritaires parce qu’un référendum classique sur la souveraineté est voué à l’échec fait dans les mêmes conditions essentiellement qu’en 80 et 95. L’approche de la gouvernance souverainiste est crédible bien sûr à la condition d’un engagement résolu de Pauline Marois à redonner à l’État québécois ses conditions optimales afin de maintenir le français comme langue commune et de procurer la force légitime à l’État québécois d’accroître la résonance de l’identité sociale et culturelle des Québécois. Pas d’indépendance éventuelle du Québec sans renforcement de l’État provincial existant défait par la politique conservatrice du caméléon Lucien Bouchard puis par sept ans de vente à l’encan des richesses et ressources des Québécois par le gouvernement Charest.

Le Québec voit l’hôpital anglophone universitaire à Montréal construit avant celui francophone. À l’heure actuelle on creuse cet hôpital si c’est pas déjà avec la loi 115 une preuve du caractère destructeur des libéraux envers les Québécois dont l’identité structurante est francophone que vouloir de plus!

Les Québécois doivent se débarrasser des libéraux au plus vite et si Pauline Marois connaît des problèmes c’est surtout en rapport avec la possibilité d’une nouvelle troisième voie bien davantage que sur les stratégies ou la popularité.
L’avenir de P.Marois ne se déterminera pas sur la stratégie souverainiste, il se jouera sur ses capacités d’organisatrice des forces du parti et surtout dans la perspective que le fantôme du parti Legault se matérialise.

L’écueil le plus important au Québec ne se trouve pas dans des personnes politiques plus capables de se transformer en prophètes ou sauveurs, il se trouve dans cette division politique et sociale qui si elle va trop loin pourra favoriser la précarisation finale de la seule nation non anglophone du continent.

Méfions nous de ce dicton populaire ancien comme quoi -Les Canadiens Français ne savent que se manger la laine sur le dos-. Dicton populaire contemporain de cet autre encore plus insupportable, -être né pour un petit pain-.

« …le mot indépendance est encore tabou… » (Bull)

Alors je répète:

En mai 2009 c’est-à-dire il y a un an et demi, à la question très claire “voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant”, la réponse des Québécois a été à 49,2% pour le oui.

Sacré tabou!

—————

« TOUS savent très bien au Parti québécois que la sécession du Québec ne se produira pas dans un avenir envisageable »

Alors pourquoi les fédéralistes se débattent comme des diables dans l’eau bénite?

Après tout ce n’est que le ridicule pourcentage de 49,2 pour le oui.

Merci M. Lisée de mettre les horloges à l’heure.

Madame Marois sait où elle va et elle fera un
référendum au moment où ce référendum aura toutes
les chances d’être gagnant.

La priorité pour le moment est de savoir comment
le parti qui prendra le pouvoir aux prochaines élections trouvera l’état
des finances du Québec. On peut prétendre qu’elles
seront fortement déficitaires suite à l’héritage
qu’aura laissé le gouvernement actuel…Les petits
amis du parti s’étant enrichis outrageusement grâce aux généreux contrats aux frais des contribuables québécois. Il faut ajouter le déficit monumental de la Caisse de Dépôt auquel
est rattaché l’achat des fameux papiers pour
sauver probablement de grosses corporations qui
ne demandaient qu’à s’en débarrasser…

Avant de faire un pays, il faut s’assurer que ce
pays puisse s’auto-suffire et là on le fera le
référendum.

@ Denis Drouin:

« Que devrait donc déclarer précisément le PQ pour vous faire plaisir? »

1- Qu’il remette l’article # 1 en haut de sa liste de priorités et qu’il s’affiche clairement et publiquement comme voulant séparer le Québec du Canada et qu’il cesse de parler de gouvernance péquiste, ce qui ne veut rien dire.
2- Qu’il promette dans son programme de faire un référendum dans les 6 mois suivant son élection avec une question claire. On est séparatiste ou on ne l’est pas! S’il perd, qu’il ait la décence de se saborder. 3 défaites, c’est suffisant ne trouvez-vous pas?
3- Qu’il remette à jour le budget de l’an 1 SANS l’aide économique du reste du Canada et qu’il le fasse attester par des économistes de qualité et politiquement indépendants, comme ceux de l’IEDM par exemple.
4- Qu’il nous soumette la constitution avec laquelle nous devrons vivre si jamais nous entrons dans votre cage à homards.
5- Qu’il aille négocier aujourd’hui avec le reste du Canada une entente claire et limpide sur façon dont tout fonctionnerait si le Québec était séparé du reste du Canada. Ça vous éviterait de promettre des niaiseries comme de garder le passeport canadien, la monnaie canadienne, les fonctionnaires canadiens, les institutions canadiennes, les frontières canadiennes, alléluya canadien dans un Québec…séparé!!!

Voilà…pour débuter!

Voici d’ailleurs un petit lexique pour les nuls sur la langue de bois des séparatistes:

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/alain-dubuc/201011/05/01-4339849-la-souverainete-pour-les-nuls.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_alain-dubuc_3261_section_POS1

Les chiffres qui tuent!…

J’ai l’impression que la peur a changé de camp.

Quand les fédéralistes prennent leurs fantasmes pour la réalité.

Madame Marois est plus vivante que jamais, et elle n’est pas seule…

Depuis le coup de force, la trahison de 1982, suite à la nuit des longs couteaux, le Québec est séparé du Canada.

L’assemblée du peuple souverain du Québec, notre assemblée nationale, a rejeté « unanimement » le rapatriement unilatéral de la constitution de 1982.

Je me souviens!

Mme Marois , Mme marois

Depuis les année 60 ont entend parler , séparation
indépendant ,souveraineté association ect. ect.
tout ça dans le même système politique , une monarchie constituer depuis 1867 , rien pour le peuple Québécois .
La démocratie Mme Marois , voir dictionnaire démocratie ,
Démocratie :(Voir dictionnaire)Société libre et égalitaire où l’élément populaire a l’influence prépondérante .
C’est à dire 50 % plus 1 pour diriger tout le peuple .
Démocratie a 4 ou 5 partis politique ?????????
En 1967 Me Louis Sabourin .
Je continue les écrit de Me Sabourin , il dit ; de plus le parlement a laisser subsister jusqu’à maintenent des inégalités très importante dans la dimension des circonscriptions électorales ; de cette façon , selon la dimension de la circonscription , le vote d’un individu n’a pas le même poids à travers le pays et c’est aussi le cas pour les provinces .
Allez-voir dans le livre publié pas Me Louis Sabourin .
Politique fédéral et institutions Québécoises ,
publier par l’Université D’ottawa .
Me Louis Sabourin professeur en science sociale et politique .
Mme Marois ,la démocratie pour le Québec sans cela le Québec ne va nulle part et va à sa ruine .
Offrez – nous une vrai Démocratie .

bien à vous
Jacques Pelletier

P.S.: Au dernière élections les libéraux ont pris le pouvoir majoritaire avec 25 % des électeurs
drôle de démocratie

Est-ce qu’un jour on verra nos dirigeants se mettre ensemble à pousser dans la même direction à la suite d’une décision prise par la majorité? Quand on nomme des élus, on veut qu’ils fassent entendre nos divers points de vue. Mais, après cette audition, la prise en considération et la conciliation devraient mener à un plan acceptable commun. Et par la suite à un travail de collaboration pour réaliser ce plan. On devrait cesser de tenter de torpiller le plan commun, et plutôt tous pousser dans une même direction. Cette fichue manie qu’on a de toujours tout remettre en question, pour faire perdurer les doutes et finalement de retourner en arrière pour tout recommencer.
Vous n’êtes pas tannés?

En ’95, l’option souverainiste est venue bien près d’être acceptée. N’eut été de manoeuvres frauduleuses, on aurait peut-être eu la vraie mesure de la faveur populaire. On a laissé passer du temps, et nous sommes encore sous l’emprise des décisions de la cour suprême qui révoque la volonté de l’Assemblée Nationale, sous la dicte d’un gouvernement minoritaire qui nous mène dans des voies non choisies(Afghanistan). Nous sommes aujourd’hui plus à même d’être autonome, plus préparé qu’avant, et ce malgré tous les bâtons qu’on met dans nos roues. Notre démocratie nous a sans doute permis de se rendre là. Mais il nous reste encore un pas à franchir pour acquérir l’autonomie tant désirée.

@François 1

Elle est bien bonne j’avoue. Mais je crois que cela ressemblerait davantage à un conseil des sinistres libéraux, par les temps qui fuient de toutes parts!

Cachons-nous, « omerta » sur la criminalité galopante dans « la belle province ». Des milliards de perdus pour le trésor public. C’est vrai que le Québec peine à s’en sortir, mais au moins depuis quelques mois, nous comprenons comment, pourquoi, à 80% de québécoises et québécois.

Un gouvernement qui sait parfaitement bien que le cancer mafieux est généralisé et qui persiste à refuser une commission d’enquête sur le crime très bien organisé, ce gouvernement devient louche et pratiquement illégitime.

Présentement, je dirais que JJ est terriblement plus isolé que Pauline. Voilà la raison de tout ce battage médiatique autour du leadership de la chef du Parti Québécois. Le but consiste à venir au secours du « grand bâtisseur » en déroute! Mais nous avons vu neiger…

Pour ma part la souveraineté sera toujours en otage. En effet, il faut toujours que le seul parti politique indépendant soit un bon gouvernement avant de faire un référendum. Une fois pour toute il faut s’autodéterminer et ensuite commence la façon de gérer notre pays. On entend de partout que l’économie va mal et que ce n’est pas le temps de penser à un pays. Il me semble que si on est maître chez-nous nous pourrons plus nous prendre en main et choisir le type de gestion que l’on a besoin. On le sait l’économie va mal ou bien que l’on soit un pays ou non. Mais au moins si on a un pays on pourra toujours mettre des barrières pour notre langue. Dans un continent totalement anglais c’est bien le minimum. Par la suite en nous gouvernant nous-même nous pouvons prendre des décisions qui nous permettrons de cibler ce que le peuple québécois veut comme gestion. Il faut construire la maison et ensuite on fait les détails. Pourquoi en plus de vendre la souveraineté ne pas étaler publiquement les mauvais côtés lorsque l’on demeure dans le Canada. Qu’est ce que l’on ne peut changer vis à vis notre identité, notre économie, notre langue, etc.

Les libéraux refusent de déclencher une commission d’enquête élargie sur la corruption parce que la mafia québécoise leur interdit de le faire, sous peine de les entraîner dans leur déchéance.

@ Daniel Charette :

À tous les jours, on est en mesure de constater que la corruption est rampante au Québec ce qui donne raison au magasine McLean’s qui nous qualifiait de province la pplus corrompue en Amérique-du-Nord et je crois que cette corruption existe depuis bien plus longtemps que nous le pensons.

En fait, elle existait du temps de Duplessis et elle n’a fait que de s’aggraver avec la montée du socialo-gauchisme qui a donné plus de pouvoirs et de privilèges monnayables aux politiciens.

LA solution? Réduire de beaucoup le rôle de monopole de l’État dans nos vies et éliminer les privilèves des aristocrates politiciens et syndicaux tout en favorisant la saien compétition.

@François 1

Rampante ou galopante?

La solution ici, maintenant, nettoyer les écuries d’Augias.

En démocratie, 80% devrait être suffisant pour que les citoyens soient entendus!

Et surtout, que les libéraux cessent de prendre les gens pour des valises.

Les mafieux pratiquent « la loi du plus fort ». N’est-ce pas aussi la philosophie des libertariens ?

Je regardais l’émission « Protéger et servir ». On y voit beaucoup de misères et de souffrances. Des policiers de Vancouver et d’Edmonton essaient d’aider des toxicomanes, des alcooliques, des gens souffrant de maladies mentales, subissant des violences, etc, et qui sont « complètement à la rue ». Sans la police, ce serait une véritable catastrophe. Parfois, ces policiers sont complètement impuissants, parce qu’ils n’ont pas de moyens. L’Etat n’intervient pas.

On a un exemple avec cette femme ayant des problèmes mentaux. L’Etat ne l’aide pas parce qu’elle aurait « soi-disant » le minimum pour prendre soin d’elle. Elle est âgée, « à la rue », elle a faim et froid, physiquement elle souffre, mais elle n’est pas suffisamment « handicapée » pour recevoir de l’aide selon le gouvernement.

N’y aurait-il pas là plutôt un manque de présence de l’Etat, c’est-à-dire le contraire de ce qu’affirment les libertariens ?

Face à ce genre de misères, je me dis que l’Ouest canadien ne devrait pas trop se vanter de son conservatisme libertarien. Il n’y a pas de quoi être fier.

Quand on a « le cul au chaud », on peut dire et écrire n’importe quoi. Derrière leurs mots, les libertariens sont incapables de voir la dure réalité que leur philosophie cache. Ils ne voient que les concepts, l’argent, les statistiques et les chiffres, leur regard n’ayant pas d’humanité.

@ Daniel Charette:

« Et surtout, que les libéraux cessent de prendre les gens pour des valises. »

J’irais un peu plus loin dans le raisonnement: « Et surtout, que TOUS les POLITICIENS cessent de prendre les gens pour des valises. »

Voilà…c’est maintenant mieux!

Quoique n’ayant pas de sympathie très vive pour Madame Marois(je parle très subjectivement de sa personne, et non de ses idées ou de son leadership), je suis absolument d’accord avec le principe que vous énoncez. Aucun vrai chef ne saurait accepter des contraintes quant à ses choix stratégiques qui dépendent d’une multitude d’impondérables.

«Ou vous m’avez élue à la tête du parti parce que vous me faisiez confiance pour faire tout en mon pouvoir afin d’atteindre notre principal objectif qui est évidemment la souveraineté. Ou il fallait vous trouver quelqu’un d’autre. Jusqu’à nouvel ordre, le timonier c’est moi».

C’est exactement cela que devrait dire Madame Marois.

Je n’ai rien contre l’expression des idées qu’elles aillent ou non dans le sens que propose Mme. Marois.
Le congrès permettra d’en débattre. Toutefois, une fois la proposition principale votée, j’espère que tous les membres du Parti québécois rameront dans la même direction et respecteront la décision prise au congrès d’avril 2011.

La malédiction du PQ ne tient pas tant dans la conjoncture politique qui entoure les fins de mandat des gouvernements qui se succèdent et préparent les prochaines élections, mais bien plus dans sa propre perception en tant que parti indépendantiste dont la raison d’être est constamment remise en question advenant l’accession au pouvoir!

C’est à croire que le PQ est un parti volontariste à la traîne qui sied bien à la nouvelle race de politiciens québécois (natif ou non) qui s’engage sur la base d’une nostalgie souverainiste partisane, non aguerri en politique nationale.

La seule chose qui pourrait permettre à Mme Marois de redonner la raison d’être et le feu sacré du devoir au PQ est comme vous le dites sa qualité de femme à l’écoute du peuple, dévouée aux besoins de la population, qui a l’autonomie et l’indépendance nécessaire pour prendre en compte les revendications des québécois pour ne pas céder aux pressions de l’aile radicale et saper le forgeage d’une identité nationale profonde et véridique, étape cruciale vers la réalisation de l’union nationale.

Si le PQ a vraiment à bien le sort de la souveraineté québécoise, son chef en l’occurrence Mme Marois aurait intérêt à ne pas se disperser dans des dossiers chauds comme la langue française, le référendum et les gaz de schiste. Il ferait mieux d’être à l’écoute des revendications des québécois qui ne sont pas ignorants en matière de politique et développement économique, de porter une oreilles attentives aux besoins des régions et aux recommandations des études portant sur le développement des énergies renouvelables, l’exploitation des ressources naturelles et la protection de l’environnement.

Le temps est venu de revoir le système électoral à la proportionnelle et de faire plus de place à l’initiative citoyenne dans la politique municipale pour favoriser l’implication sociale et l’émergence d’une identité cohésive.

L’avenir du PQ et de la nation québécoise passera assurément par la transparence et le dévouement du gouvernement qui aura comme défi de faire oublier le cynisme politique du PLQ et redonner aux québécois le goût de participer et s’intéresser à la politique nationale.

Mme Marois gagnera son vote de confiance audela de 80% nous conduira a la victoire électorale et au PAYS du Québec