Pauline Marois à L’Express: des «utopies» et d’un «grand bonhomme»…

Jacques Boissinot - La Presse Canadienne

Lorsque les premiers ministres du Québec accordent de longues entrevues à des médias étrangers, ils tendent parfois à livrer le fond de leur pensée un tantinet plus qu’avec les médias «locaux», dont ils se méfient irrévocablement.

Un exemple parmi d’autres: Jean Charest. En 2006, de passage à Paris, il accordait une entrevue à l’émission d’Europe1, Le Grand Rendez-vous. Une seule chose retiendrait l’attention : sa déclaration voulant que si la souveraineté ne servirait pas les intérêts du Québec, ce dernier avait néanmoins les moyens financiers de la réaliser.

Pour plusieurs dans le camp fédéraliste, surtout à Ottawa, les propos de M. Charest frôlaient le crime de lèse-majesté…

Cette semaine, au moment où Pauline Marois s’apprête à accueillir ici son homologue français, Jean-Marc Ayrault, c’est au tour du magazine français L’Express de diffuser une longue entrevue avec la chef du gouvernement du Québec.

Annoncée en page couverture de son édition internationale (1) sous le titre «Pauline Marois : «Un Québec indépendant ne s’appauvrirait pas», certains des propos tenus par la première ministre dans cette entrevue pourraient, eux aussi, en étonner plus d’un.

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Souveraineté, quand tu nous tiens…

En France comme ici, la première ministre et chef du Parti québécois y est évidemment allé des professions de foi habituelles sur la «liberté» qu’offrirait la souveraineté aux Québécois. Or, le programme du PQ ne contenant plus d’engagement clair à tenir un référendum – même dans le cas d’un gouvernement péquiste majoritaire -,  ces formules obligées prennent de plus en plus des airs incantatoires.

D’autant que la «gouvernance souverainiste» proposée par le PQ ressemble en fait à une stratégie d’affirmation nationale que ni Jean Lesage, ni Robert Bourassa, n’auraient probablement pas dédaignée.

Mais ça, c’est une autre histoire.

Dans cette entrevue accordée à L’Express, d’autres sujets risquent de retenir l’attention nettement plus.

Laïcité stricte vs. le crucifix de l’Assemblée nationale

Le journaliste demande à Mme Marois si l’on peut réclamer une laïcité stricte tout en conservant «le crucifix accroché derrière le siège du président de l’Assemblée nationale, à Québec». Sa réponse :

Oui, parce que nous avons un patrimoine, une histoire, une culture! Nous avons reçu de nos cousins français le catholicisme en héritage lors de notre installation en Nouvelle-France. Ce crucifix ne nous gêne pas. Nous ne prions pas à l’Assemblée nationale mais nous ne pouvons pas renier ce que nous fûmes à l’origine. Nous n’enlèverons pas non plus la croix plantée au sommet du Mont-Royal et nous continuerons à fêter Noël!

Pourquoi ce propos étonne-t-il?

Entre autres, pour les raisons suivantes:

1) L’argument de l’«héritage» français ne tient pas vraiment la route. Non seulement parce que l’installation du crucifix à l’Asemblée nationale n’a rien à avoir avec celui-ci, mais aussi parce que la France elle-même est depuis longtemps une République où règne un régime de séparation des Églises et de l’État.

Lorsque Mme Marois dit que ce crucifix ne «nous» gêne pas, c’est également le «nous» qui étonne. Car dans les faits, «nous» sommes loin, ici, de l’unanimité sur ce sujet.

2) Et en effet, la présence du crucifix au parlement n’a rien à voir avec les «origines» de la Nouvelle-France. C’est plutôt le premier ministre et chef de l’ultraconservatrice Union nationale, Maurice Duplessis, qui, en 1936, décidait de faire installer le symbole catholique ultime en pleine Assemblée nationale. Là où, pourtant, les symboles religieux étaient presque totalement absents. Pour ceux que ça intéresse, j’en expliquais les circonstances ici.

Cette décision, Maurice Duplessis l’a prise pour des raisons politiques. Soit pour signifier l’alliance stratégique qu’il entendait tisser avec le haut-clergé catholique.

Question de bien distinguer l’Union nationale des libéraux réputés comme étant nettement plus séculaires. Question aussi et surtout, de s’assurer la collaboration du clergé pour encourager fortement les «Canadiens français» catholiques à voter pour la «bonne» couleur politique – l’enfer étant rouge, c’est connu, et le ciel étant bleu. Bleu comme dans la très conservatrice Union nationale…

Le résultat de cette alliance fut d’ailleurs payant pour les deux parties. L’Union nationale réussissant à se maintenir au pouvoir, à l’exception d’une brève parenthèse, jusqu’à la mort de son «cheuf» autoritaire. Et le haut-clergé catholique, de son côté, s’assurant de renforcer son contrôle social sur les «Canadiens français» et sur les principales institutions de langue française d’éducation et de santé.

Bref, c’est lorsqu’on comprend mieux l’historique de ce crucifix que sa présence continue au sein même de l’Assemblée nationale perd tout son sens.

Cette présence n’a rien à voir avec l’«héritage» français du Québec, ni son patrimoine. Il est l’héritage d’un premier ministre – Maurice Duplessis -, prêt à donner les clés de la boutique sociale et politique des «Canadiens français» au clergé catholique en échange de son soutien actif. Il n’y a vraiment pas de quoi à vouloir commémorer cette «alliance» des forces ultra conservatrices au Québec en gardant ce crucifix au sein même de l’Assemblée nationale. Sa place, sa vraie place, sa juste place, elle est dans un musée.

Et pour ce qui est de la comparaison qu’en fait la première ministre avec la croix du Mont-Royal ou même, la célébration de Noël, convenons au moins que l’on parle ici de tout à fait autre chose.

Québec : province pétroleuse

Dans L’Express, Mme Marois confirme aussi qu’elle est ouverte, très ouverte, à l’industrie pétrolière. Au point où, dans une autre longue entrevue révélatrice, celle-là au magazine L’actualité, la première ministre dit également refuser de soumettre l’industrie pétrolière dans son ensemble à une analyse générique du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Une ouverture qui, comme je l’explquais ici, pourrait aussi comprendre le transport de pétrole issu des sables bitumineux albertains.

Les utopies ne sont plus ce qu’elles étaient…

Sur le «printemps érable», le journaliste demande à Mme Marois pourquoi, selon elle, cette «fièvre unique dans le monde occidental» a eu lieu et comment il se fait que des gens au Québec rejettent son indexation des droits de scolarité ou appuient la gratuité scolaire.

La réponse de la première ministre fera sûrement décrocher quelques mâchoires chez bien des étudiants, parents et professeurs :

Nos jeunes ont eu du succès! Et il est normal qu’à 20 ans ils développent des utopies! Si on n’est pas utopiste à 20 ans… Cela dit, ceux qui réclament la gratuité sont aussi contre le capitalisme et la société établie… C’est un point de vue qui dépasse le mouvement étudiant. En réalité, nous n’avons pas la capacité d’instaurer la gratuité à l’université.

Le «printemps érable» ou la gratuité scolaire ne seraient donc que des «utopies»? Et ceux qui défendent la gratuité, des anticapitalistes s’opposant à l’ordre établi? Comme quoi, le port du carré rouge par les élus du Parti québécois n’est vraiment plus qu’un lointain souvenir.

Très franchement, pour ou contre la gratuité, ces observations de Mme Marois tiennent, au pire, de la caricature et au mieux, d’une généralisation aussi vaste qu’injuste.

Et ce, autant pour plusieurs membres de l’ASSÉ – l’organisation étudiante qui appuie la gratuité – que pour tous ceux et celles qui, dans la population, les milieux académiques et politiques, voient dans la gratuité scolaire une proposition non pas utopique, mais réaliste.

La gratuité scolaire existe pourtant dans des pays européens tout à fait civilisés. Ici, au Québec, elle était même proposée dès le milieu des années 1960 par le Rapport Parent.

Aujourd’hui, plusieurs intellectuels fort respectés appuient soit le gel des frais dans une perspective à terme de gratuité, soit une gratuité plus rapide. Et ce, sans qu’ils n’aient de penchants connus pour le renversement de l’ordre établi ou du capitalisme… Il y a même deux partis politiques qui y souscrivent: Québec solidaire et Option nationale.

Parmi les intellectuels, on trouve le professeur de sociologie, Guy Rocher – un des grands penseurs du Québec moderne.

On trouve aussi, entre autres, Michel Seymour. Professeur de philosophie, il signait récemment «Une idée de l’université. Propositions d’un professeur militant». Sa défense étayée d’une université «juste», il en prend l’inspiration non pas chez Che Guevara ou Mao, mais chez le philosophe américain John Rawls, qu’il présente, avec raison, comme «un des plus grands théoriciens de la justice au monde». La principale filiation idéologique de Rawls étant celle du libéralisme politique et de l’égalité des chances. On est donc loin, très loin, du rejet du capitalisme ou de l’ordre établi.

Sans compter l’ex-premier ministre et ex-chef du PQ, Jacques Parizeau, qui, en entrevue au Devoir, disait trouver la gratuité tout à fait «réaliste». À la condition, par contre, de sortir de l’«obsession» du déficit-zéro pour laquelle le gouvernement actuel a toutefois opté.

M. Parizeau n’est pourtant pas connu, lui non plus, pour être le moindrement anti-capitaliste et encore moins, pour songer à rejeter la société établie. Pour ce qui est d’être «utopiste», à moins que Mme Marois n’en soit venue à considérer la souveraineté comme étant utopique, difficile d’accoler cette autre étiquette sur le front de M. Parizeau…

Marc Ouellet, ce «grand bonhomme»…

En pleine frénésie papale, le journaliste n’allait sûrement pas manquer de demander à Mme Marois ce qu’elle pensait de la possibilité de voir Marc Ouellet troquer son anneau de cardinal pour l’anneau pontifical et la mosette rouge.

Sa réponse n’ira pas, non plus, sans en étonner plusieurs :

Si le prochain pape est québécois, je m’en réjouirai. Le cardinal Marc Ouellet est plus conservateur qu’on ne le souhaiterait. Mais il reste un grand bonhomme.

Ah bon?

Tout en respectant les croyances individuelles des personnes, n’aurait-on pas pu s’attendre, de la part de la première femme chef de gouvernement de l’histoire du Québec, à une analyse tout au moins plus critique des positions pourtant amplement connues de Marc Ouellet sur les femmes?

Appartenant à une église qui refuse déjà, par dogme, l’égalité aux femmes et aux homosexuels en son propre sein et dans la société, qui ne se souvient pas des propos de Marc Ouellet voulant que l’avortement devrait être recriminalisé et interdit même aux femmes victimes de viol?

Au Québec, pourtant, chaque premier ministre depuis 1960 pose sa pierre pour tenter de faire avancer l’égalité hommes-femmes. On sait bien évidemment que Mme Marois y croit, alors pourquoi, tout à coup, des propos aussi lénifiants sur Marc Ouellet?

Parce qu’il est aujourd’hui sur la courte liste des papabili et qu’il est «québécois»? Ça semble un peu court, comme explication. Être québécois ne doit tout de même pas permettre de donner le bon Dieu sans confession même aux propos les plus discriminatoires contre les femmes… si vous me passez l’expression…

D’autant qu’en 2010, alors qu’elle était chef de l’opposition, Mme Marois, à l’instar d’autres politiciennes, tous partis confondus, condamnait vertement les sorties de Marc Ouellet sur l’avortement.

Voici ce que La Presse canadienne en rapportait:

La chef de l’opposition péquiste, Pauline Marois, s’est insurgée elle aussi contre ces propos «rétrogrades».

«Au-delà des dogmes et des mythes, il faut être capable de reconnaître les droits et respecter le libre choix des personnes», a-t-elle dit.

A son avis, les Québécois catholiques ne se reconnaissent pas dans le «courant de pensée» incarné par Mgr Ouellet.

Autres temps, autre titre, autres mœurs, on dirait bien.

Ce lundi, Mme Marois tentait plutôt de nuancer ses propos, du moins, à moitié:

Nous serons très fiers de voir un Québécois à la tête de l’Église catholique (…) mais je ne me priverai pas, s‘il y a des positions avec lesquelles je suis en désaccord, de le dire, comme je l’ai fait auparavant.

Dommage qu’elle ne l’ait pas fait en entrevue avec L’Express, choisissant plutôt de qualifier Marc Ouellet de «grand bonhomme»…

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(1) L’édition internationale de L’Express est distribuée à l’extérieur de la France. Son édition courante française comprend l’entrevue avec Mme Marois et sa page couverture porte sur un autre sujet.

 

 

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Les pays européens qui offrent l’éducation gratuite au niveau universitaire, limitent beaucoup plus, énormément, le nombre d’étudiants, ce qui est le revers de la médaille. Est-ce que M. Parizeau, l’ON de M. Aussant et Québec solidaire en sont bien conscients ?

Au sujet de M. Duplessis, chef de l’Union Nationale, et sa croix à l’Assemblée nationale, il est aussi responsable de l’adoption du drapeau royaliste, en 1948, notre Fleurdelisé qui montre la croix chrétienne blanche sur fond bleu avec 3 fleurs de lys, empruntées de la royauté française déchue rn 1793. Pour saluer la république, les Français avaient enlevé les 3 fleurs de lys dorés royaux sur fond bleu pour les remplacer par leur nouveau drapeau bleu, blanc et rouge.

Fait que, le Québec possède un drapeau chrétien et royaliste à la place d’un drapeau à feuille d’érable verte bien québécoise, recommandé, comme drapeau, par la Société Saint-Jean-Baptiste, dès 1903.

Faudrait penser à revoir le modèle de notre drapeau, pour remplacer les fleurs de lys déchues en France, par une feuille d’érable verte, que le fédéral a adopté mais de couleur rouge anglais comme il avait adopté notre O’ Canada en le rendant bilingue.

Pauline Marois n’a eu qu’une réelle ambition, qu’un seul projet de société: être la première première ministre du Québec.
Pauline Marois n’a encore qu’une seule ambition: demeurer la première première ministre du Québec.
Pour ce faire, elle sacrifiera tout aux oligarques qui nous gouvernent véritablement.
Le projet d’envergure de son gouvernement: c’est elle.

Si jamais Marc Ouellet apparait sur le balcon de St-Pierre jeudi matin, je prédis que le Québec entier va être saisi d’une fierté peu commune, qu’on n’a pas vu depuis le 15 novembre 1976

Pauline pourra alors dire:j’ai jamais été aussi fière d’être québécoise

Bonjour,

Bien sûr, les dommages collatéraux de cette entrevue plutôt sulfureuse sur les bords dans l’Express risquent d’être moins grands dans cette « feuille de chou » comparativement au Figaro et au Monde. Tout en oubliant tout à fait le Monde Diplomatique surtout ainsi que le Courrier International qui n’enfourchent pas de telles balivernes.

Quoique toutefois le Québec est tout à fait exceptionnel sur certains plans, surtout au niveau de sa religiosité atavique et séculaire qui risque de resurgir à tous les moments, qui sait avec le nationalisme qui bat fortement de l’aile. Car trouvez moi un seul endroit dans le monde entier, sur la Planète entière avec le cul aussi béni que le Québec ?

Effectivement, peu importe où nous nous allons dans ce Québec au Q béni, nous nous dirigeons toujours en direction d’un Saint quelconque, ne fusse t’il étranger ? Car même étranger, pourvu qu’il soit Saint, pas de problème avec la sacrée culture aux yeux de nos nationalistes québécois qui n’y voient aucune anomalie. Car tous les Saints du Ciel Bleu sont venus s’allonger sur la carte géographique du Québec de « tout leur long » pour y nommer villes et villages, routes et autoroutes, rues et ruelles en passant par quelques avenues…. Ainsi qu’en nommant à profusion de nombreuses places dans l’Agora, afin de nommer les écoles, édifices publics, hôpitaux etc….. name it…. Car dans cette province des allongés du Ciel qui est Bleu drapeau, tous les Saints et les Saintes y ont trouvé leur niche tout en ayant un vrai de vrai Saint Pure Laine soit le Saint Frère André tout à côté du Chanoine Lionel Groulx qui nomma une Station de Métro et un CEGEP bien connu du milieu du théâtre.

Par ailleurs, dire qu’une grande majorité de nos nationalistes s’affirment et se disent laïques. Tout en n’oubliant pas que ces mêmes nationalistes se disent aussi « ouverts d’esprit envers les étranges ». La Séparation des Pouvoirs de l’Église et de l’État, kossé qu’ça mange en hiver pour tous les communs des mortels ? BEN SÛR, la tradition.. la la la lalaire…. Mais les ethnies eux autres ?Car les ethnies sont encore pointés du doigt en ne voulant faire comme nous Autres et s’assimiler disent en coeur nos nationalistes. Mais pourquoi un nationaliste habitant sur la rue Sainte Marie à Saint Joseph cherche t’il noise à un autre nationaliste habitant à l’inverse sur la rue Saint Joseph à Sainte Marie, village au lieu de rue ?

En outre, avec cette immense probabilité qu’arrive un Pape Pure Laine est tout à fait inquiétant surtout dans ce Québec. Car n’oublions jamais que la grande majorité des Européens d’avant Maastricht surnommaient les québécois du sobriquet de « Polonais d’Amérique ». Tout en envoyant des flèches concernant la religiosité de ces deux endroits « comparses devant l’Éternel ». Toutefois sur ce plan, les québécois battent à pleine couture les Polonais….. Car posons nous la question suivante sur le plan politique et surtout diplomatique ? A quoi servit Feu Karol Wotlyla soit le Pape Jean Paul II au niveau politique concernant le démantèlement « médiatique on s’entend » des Pays de l’Est, de cette glasnost soviétique et de sa perestroïka ? De tous ces semblants de Guerre Froide ?

De plus, tout en ne voulant pas verser dans les nébuleuses théories du complot, que serait la nomination d’un Pape Américain comme Première en pognant ben sûr un Pape québécois ? Et tant adoré et mystifié par les Sud Américains ? Et Manifest Destiny dans tout ÇA ?

Finalement, il y a de fortes probabilités que le nouveau Pape soit ce Grand Bonhomme de Monseigneur Marc Ouellet qui ne sera sûrement pas « un accident de parcours ». Tous les Saints et les Saintes du Ciel Bleu en entier sont ici allongés sur la carte géographique du Québec pour vous y accueillir avec plénitude les bras grand ouvert. Le Québec est unique au Monde avec sa panoplie, toute cette pléthore de Saints, un lieu Unique qui pourtant chez certains se croient laïcs, ma chère.

En conclusion, comme affirmait Madame Pauline Marois concernant cette utopie des jeunes étudiants concernant la gratuité en éducation, n’y a t’il pas plus grande utopie que la pseudo souveraineté du Québec dans la semaine des quatre jeudis ??? Quoique pas sûr en évoquant cette possibilité de miracle, nobody knows ?

En terminant, afin d’avoir le coeur net, vous Autres les nationalistes québécois, faites donc l’expérience toute la gang ensemble comme pèlerins dans cette occasion spéciale de Conclave un beau dimanche de la Fête de Saint Joseph le 19 Mars d’aller à l’Oratoire Saint Joseph, cet ancien habitacle de votre Saint Frère André, un saint Pure Laine. Et n’est ce pas Saint Joseph votre Saint Patron…. ? Allez tous en gang visiter la Salle des Miracles où gisent des milliers de béquilles et de cannes ainsi que quelques chaises roulantes de tous ceux qui par miracle ont retrouvé l’usage de leurs jambes. En étant surtout attentifs, regardez bien parmi cet amoncellement de cannes et de béquilles, en dessus et en dessous des tablettes afin de voir quelques prothèses capillaires et dentaires gisant sur les lieux, soit des dentiers et des perruques de tous ceux ayant retrouvé leurs dents naturelles ainsi que leurs cheveux. Si tel est le cas, un Miracle est aussi possible pour votre Cause Nationale… Au plaisir, John Bull.

Eeeehhh Seigneur. Quelle diatribe. C’est drôle hein, je suis nationaliste mais pas chauvin. Je suis agnostique mais pas crétin. Je sais la différence entre le bien et le mal sans être religieux, et la différence entre la dépendance et l’indépendance sans être dogmatique. Je vous inviterai à un peu de nuance, et surtout de circonspection et de respect pour autrui. Vous n’êtes pas curé pour nous faire une telle homélie. Et on se demande pourquoi les églises sont vides.

Je ne reconnais plus Pauline Marois.
Moi, qui ait voté PQ fidèlement depuis 1973, Pauline Marois me pousse résolument vers QS maintenant.
La seule façon efficace de mettre de la pression sur le PQ.

« Oui, parce que nous avons un patrimoine, une histoire, une culture! Nous avons reçu de nos cousins français le catholicisme en héritage lors de notre installation en Nouvelle-France. Ce crucifix ne nous gêne pas. Nous ne prions pas à l’Assemblée nationale mais nous ne pouvons pas renier ce que nous fûmes à l’origine. Nous n’enlèverons pas non plus la croix plantée au sommet du Mont-Royal et nous continuerons à fêter Noël! »

Je pense que vous déformez les propos de Mme.Marois. Ce qu’elle dit est que l’héritage français est celui du catholicisme, pas celui du crucifix à l’assemblée nationale. Ça me semble assez clair dans sa réponse.

En ce qui concerne le »crucifix » a l’assemblée nationale, vous avez raison dans vos propos madame Legault. C’est Duplessis qui l’a implanté pour s’allier l’église. C’est Duplessis qui a donné les enfants de Duplessis a l’église, c’est Duplessis qui a fermé les yeux sur les sévices qu’ont subis ces enfants au mains de l’église. Duplessis a été au centre d’une des plus grande corruption de l’histoire du Québec et qui se poursuit d’ailleurs de nos jours. C’est le PQ qui a sorti la statue de ce grand corrupteur, c’est le PQ qui a fermé le dossier des enfants de Duplessis sans faire trop de bruit. Si c’est ça être fier de notre passé et de prétendre garder le crucifix pour cette raison et bien je dis moi que quelqu’un S.V.P. sorte Madame Marois des »limbes ». En ce qui concerne la fierté d’avoir un pape Québécois, je crois qu’on devrait prendre exemple sur les Allemands qui sont très fiers de la résignation d’un des leurs comme pape. Le peuple qui serait fier d’avoir comme concitoyen le chef des »poigneurs de fesses d’adolescent sur cette planète » a besoin d’un traitement psychologique aiguë. Ce qui en ressort c’est que madame Marois qui est issus d’une famille ordinaire,une famille de travailleur, a oublié ses origines et est devenu une »parvenu » comme la plupart des anciens du PQ qui faisaient la pluie et le beau temps dans les syndicats étudiants et par la suite sont devenus les tordeurs de bras du gouvernement des générations qui ont suivis. Un autre bel exemple de cette continuité, est la récupération du »petit Blouin ».

Le PQ, parti devenu sondocrate péquêteux depuis l’intronisation de LuLu 1er, que prétendant à l’alternance du pouvoir d’intendance coloniale de la Province of Kwibek depuis 1996, n’est plus qu’une réplique de feue Union Nationale en voie d’agoniser politiquement. PATHÉTIQUE !

Le mandat actuel de ce parti à la tête du gouvernement est son dernier. Le PQ croupira sur les bancs de l’opposition à compter du prochain scrutin et, suite à une agonie que je lui souhaite douce, rendra ce qui reste de son âme aux historiens pour son autopsie.

Allez, ON passe à un autre appel.

Certaines notions sont des abstractions pour nos « cousins » français. Ainsi le provincialisme canadien est difficile à comprendre, pour eux les provinces sont des sortes de gros « départements » qui dépendent d’un gouvernement central. Ainsi la « souveraineté » d’un département ne leur apparait pas très sérieux. Les français préfèrent les termes d’indépendance ou d’autonomie ou à la rigueur la formule gaullienne (du général de Gaulle) de : droit à l’autodétermination des peuples.

Encore que pour le français, le peuple québécois soit une autre abstraction. Pour eux, le fait que nous parlions le français, fait de nous des Canadiens français peu importe que vous soyez de Moncton (Nouveau-Brunswick), Montréal ou Matane : « tous des Canadiens français » quoi !

Autre chose assez difficile à comprendre pour les français : qu’une ville et une province puissent avoir le même nom. Pour eux c’est assez mêlant, en sorte que pour nombre d’entre eux, la ville de Québec et la province ne feraient en somme qu’un tout indivisible. En ce sens que pour certains le maire de Québec (la ville) est plus important que la première ministre de la province qui ne serait qu’une sous division administrative de la ville centre, une sorte de « Grand Québec » en somme.

J’ai aussi un « scoop » : dans les faits, Maurice Duplessis est pour les français un parfait inconnu. Il vaut mieux leur parler de Céline Dion, Cœur de Pirate ou encore Rock Voisine, ce chanteur Canadien français québécois du Nouveau-Brunswick. C’est pour cette raison que madame Marois, évoque l’héritage catholique de la Nouvelle-France et non l’héritage « Duplessiste », puisque le catholicisme, les français de France comprennent cela encore.

Les français s’intéressent aux utopies, après tout Pierre-Joseph Proudhon qui est un peu le père de l’anarchie, fait partie de la culture française tout comme Karl Marx dont le gendre Paul Lafargue était un français. La France est la patrie de Jean-Paul Sartre qui a relancé le mouvement anarchiste avec la « Cause du Peuple » et le quotidien « Libération », c’est pourquoi pour le français, le fait de rattacher le « Printemps érable » aux grandes utopies socialistes, est assez rassurant, puisque en ce sens les jeunes du Québec sont perçus positivement, ils ne sont pas méchants, ils ressemblent à leurs jeunes, quoi ! – Ici encore le discours de madame Marois s’adapte à son lectorat majoritairement composé de français de France qui n’entravent rien de l’ASSE et de la commission présidée naguère par Monseigneur Parent.

Enfin sur certains débats de société, les français sont divisés, les positions conservatrices du Cardinal Ouellet sont entièrement approuvées par plus de français en France qu’il n’y a de québécoises et de québécois dans tout le Québec. Quelle intérêt madame Marois aurait-elle de se mettre à dos près de la moitié des français quand son travail de relations publiques est de présenter notre province sous les meilleurs jours, l’un des plus beaux endroits au monde pour y vivre et non de mettre les français de France au centre de nos mésententes intestines ?

Bien humblement, je trouve de plus en plus que l’électoralisme frappe fort à Québec et que l’objectif semble être beaucoup plus d’espérer un gouvernement majoritaire que de gouverner comme un gouvernement du PQ l’a déjà fait. Du court terme et des mesures improvisées, un pas en avant et un pas en arrière. Que dire sinon que Mme Marois dirige un gouvernement sans vision et sans orientations précises.

Quelques ministres attirent mon attention comme M.Rainville, Mme Ouellet et M.Gaudreault. Outre cela c’est le courant qui ne doit faire de vague, c’est insipide et sans saveur. Comme si la gauche d’option nationale et de Québec Solidaire a vidé le PQ de ses origines les plus combatives, souvent celles qui réfléchissait et qui pensait un peu plus loin que le bout de son nez.

La gratuité de l’université n’est pas la priorité au Québec. Une indexation de 2% aurait été préférable, un petit peu moins forte mais bon. Les priorités: la langue, les ressources, la santé, l’affirmation nationale, la laicité.

J.Rawl, reste au mieux un penseur américain qui comme la majorité de ses compatriotes confond la gauche avec le libéralisme! Bref, un auteur qui ne donnera pas le goût de s’intéresser à la grande pensée.

Le gouvernement Marois est un gouvernement nationaliste libéral avec la corruption en moins. Minoritaire, P.Marois n’aspire qu’à rejoindre l’électorat caquiste par une mesure comme celle sur l’aide sociale afin de devenir majoritaire. Quoi que l’équation est plus complexe, ce gouvernement idéologiquement est plus proche des caquistes qu’il ne semble. L’importance assez hystérique apportée au problème de la dette en dit long sans cette considération de l’ensemble des actifs dont Hydro Québec tel qu’exprimé par J.Parizeau fait du gouvernement Marois apparemment un continuateur du gouvernement Bouchard.

Il serait intéressant de voir une entrevue de Lucien Bouchard qui exprime sans son a priori favorable pour la CAQ, un avis positif sur le gouvernement péquiste. Parce que moi, je vois dans ma tête un Lucien Bouchard satisfait du gouvernement sur plusieurs points.

Pour le reste des points soulevés. Il est vrai qu’avec son parti remodelé, M.Duplessis s’est assuré de l’alliance de l’église avec une Union Nationale qui comprenait des libéraux réformistes au tout début. Néanmoins les libéraux de Taschereau au pouvoir avant Duplessis se sont aussi accommodés du même pouvoir très abusif de l’église sur la société. La place du crucifix c’est au musée en considérant que les nostalgiques du catholicisme dans les régions québécoises sont souvent les mêmes qui se permettent des libertés avec le dogme. Bref, la foi n’est plus ce qu’elle était et lorsque la vraie foi surtout consisterait à détruire le moins possible de ces bâtiments d’églises riches d’histoire et de trésors artistiques!

Autre mention c’est que les libéraux aspirent à reprendre le pouvoir en étant pires que les péquistes. Politique Québec 1.5.

Gilles Bousquet.

Votre commentaire sur le drapeau québécois peut susciter débat. Ce drapeau de croix blanche avec fleur de lys bleue aurait servi aussi de drapeau aux unités militaires françaises sous l’ancien régime monarchique avant la révolution donc pendant aussi l’existence de la Nouvelle France. Le symbole de notre drapeau est autant monarchique que chrétien d’autant qu’il existe une version de ce drapeau avec le sacré coeur catholique dessiné au milieu de la croix! Version non retenue tout de même en 1948 puisque celle là est profondément et majoritairement catholique.

L’idée de changer le drapeau du Québec n’est pas une hérésie d’autant que l’existence du drapeau des patriotes nous rappelle que notre destin collectif aurait pu prendre celui de la république.

Ainsi, un nouveau drapeau du Québec qui associe le sapin vert, la feuille d’érable verte issus de la flore laurentienne avec une pointe de fleur de lys bleue mémorielle sur fond de deux couleurs unies sans croix permettrait peut être de faire un geste fort pour un symbolisme politique québécois en rupture avec le catholicisme, en rupture presque avec la monarchie française qui a abandonné le Canada.

La modernisation du drapeau québécois est un sujet oublié d’autant curieux que le logo du PQ dès 1970 s’en est tenu au Q du Québec avec la couleur bleue prédominante. Le drapeau québécois actuel est beau sur le plan esthétique, très traditionnel par contre.

« Le port du carré rouge un lointain souvenir » Vous n’aviez jamais compris que ce n’était qu’une énorme comédie pour ramasser quelques votes, dont le votre.

@ Pierre Bouchard (# 15):

Redessiner le drapeau du Québec…

Content de voir que certains citoyens s’occupent des vraies affaires!

J’ai écrit, par erreur, dans mon message numéro 1 : « Notre Fleurdelisé qui montre la croix chrétienne blanche sur fond bleu avec 3 fleurs de lys » quand c’est 4. S’cusez. C’est le Roi de France qui en avait 3 sur sa bannière, pour montrer sa croyance religieuse…la Sainte Trinité.

Une bonne réflexion de M. Bouchard sur notre drapeau québécois actuel. C’est vrai que la fleur de lys royale était encore utilisée en France au temps de la Nouvelle-France mais, elle est disparue en même temps que le roi de France, Louis XVI guillotiné en 1793 et son épouse Marie-Antoinette, guillotinée l’année suivante. Ouche !

Si les Québécois, par nostalgie, voulaient, quand même, conserver leur drapeau actuel à 4 fleurs de lys royaux avec croix chrétienne blanche sur fond bleu, il n’y aurait, pour adoucir sa royauté en le rendant plus de chez-nous, qu’à ajouter un autre symbole québécois au centre « où était le cœur du Sacré-Cœur » du modèle qui a servi M. Duplessis avec ses 4 fleur de lys pointant vers le centre, qu’il a fait redresser.

Le meilleur symbole me semble être la feuille d’érable verte, stylisée autrement que celle, en rouge, du drapeau canadien, tel que suggéré par notre Société Saint-Jean-Baptiste dès 1903. L’érable qui fournit le bon bois franc et les produits de l’érable que le Québec exporte, de plus en plus, de par le vaste monde.

Il n’y a rien contre le fait qu’un État utilise un symbole semblable à un autre sur son drapeau, comme la feuille d’érable. Le croissant est bien montré sur une douzaine de drapeaux nationaux et l’étoile encore plus.

Bonjour,

De toute évidence, il semble bien que l’heure est excessivement grave pour le Québec. Avec Monseigneur Marc Ouellet dans la mire, alors que toutes les caméras ou presque de chaînes d’information de la Planète entière sont braquées sur le Québec et ses québécois. Et ce n’est surtout pas le temps pour nos nationalistes à nous autres de donner encore une autre fois des images négatives du Québec et de d’autres manquements à cette ouverture de l’esprit. Le Monde entier vous regarde ! Watchez vous les nationalistes car ce n’est pas le temps de faire rire de nous autres encore une fois. Surtout si des caméras étrangères vous pognent « les culottes à terre » en vous affirmant laïcs.

En effet, nous eûmes les accommodements soit disant raisonnables pour ensuite passer à la fameuse Commission Bouchard Taylor où nous vîmes défiler devant l’écran de « drôles de spécimens » qui craignaient pour leur culture avec le drapeau Fleurdelisé planté juste à côté de la grange.

En outre, ces loufoques épisodes de la vie du Terroir nationaliste étaient diffusés en boucle sur les chaînes continues de plein d’endroits sur la Planète, ce qui ne donne pas nécessairement une belle jambe pour nos nationalistes. N’oublions jamais que le film français avec Pierre Richard tourné dans le Saguenay soit : Le Bonheur de Pierre est vraiment une caricature de ce qu’une grande majorité d’Européens pensent de nous au Québec en non pas des Canadiens.

Par ailleurs, selon cette laïcité stricte mentionnée dans le billet, cette laïcité est exigée des groupes ethniques et de leurs supposés signes « ostentatoires ». Tout comme si un voile, un hijab ou bien un tchador pouvaient empêcher certains nationalistes québécois de respirer tout en étant menaçant pour notre grande culture. Tandis que des dizaines de milliers de croix catholiques sont partout dans le paysage du Québec et même à cette Assemblée Législative qui devrait être un lieu où la Séparation des Pouvoirs existe. BEN non, on ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis icitte.

De plus, tout comme le soussigné, la très grande majorité des Canadiens sont ouverts et permissifs au port des supposés « signes ostentatoires » dans l’Agora, dans cet espace public. Tout en préférant de loin une femme maghrébine, soit originaire de l’Algérie, du Maroc ou bien de la Tunisie qui porte fièrement soit le hijaj, le voile ou bien le tchador en voulant « éviter de se faire siffler » par de grossiers et rustres olibrius qui lui hurlent dans un cri de gorge : KOSSÉ tu manges pour être belle de même, tabar…. ? Bien assez pour porter le voile n’est ce pas ? En voulant éviter d’être la « femme objet » que la société occidentale exige d’elles. Afin que nos Ti Counes comprennent pour une fois que ces femmes en grande majorité sont bardées de diplômes Universitaires de 2ème et de 3ème Cycle……..

Par contre, ce qui est tout à fait normal pour une grande majorité de nos québécois, c’est bien de voir une Pure Laine grimpée sur des échasses de cinq à six pouces, talons aiguille ou pas qui se pavane en mini jupe et « chandail bedaine avec un piercing au nombril » en se croyant « à la fine pointe de la mode ». Pauvre femme que cette Pure Laine en manque d’amour qui se plie aux diktats de la mode occidentale rien que pour être aimée et admirée comme « femme objet ». Et tout à fait prisonnière au grand jour en « jouant à la femme sandwich » en faisant la promotion de vêtements griffés sans être rémunérée pour ce faire. Et dire que cette femme occidentale se pense libre en étant « prisonnière des diktats de la mode » en s’y soumettant….. Avec en plus de subir les sifflements et les cris de gorge d’admirateurs qui hurlent : Kessé tu fais pour être belle de même ou bien kossé qu’tu fais « assoire » ?

En terminant, avant de vous réclamer de la laïcité tout azimut, ne serait il pas de circonstance de réfléchir sur ce qu’est vraiment la laïcité ? Afin de ne pas exiger des AUTRES ce que nous ne pouvons pas donner nous mêmes. Voilà où est l’ouverture. Au plaisir, John Bull.

@ Jacques famery # 16

C’est bizarre mais il me semble que le port du carré rouge était avant tout une opposition à la politique inique de Charest et du PLQ d’imposer une hausse de plus de 80 % à la seule fin de provoquer une crise sociale et ainsi aider à sa réélection.

Je n’ai pas souvenir qu’à ce moment-là le carré rouge était le symbole de la revendication de la gratuité scolaire. Le laisser croire aujourd’hui c’est tordre le sens de l’histoire récente. C’est même un glissement vicieux.

«On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige.»
[Cicéron]

Alors, M. François 1, le drapeau du Québec, c’est une fausse affaire ?

Est-ce que vous seriez royaliste et/ou pour l’affichage des signes religieux sur le drapeau du Québec, comme il se présente depuis 1948 ?

@bousquet

C’est vrai que la feuille d’érable devrait être notre « fleur » nationale. Hélàs, les Anglais nous l’ont volée. Comme ils nous ont volé notre nom, notre hymne nationale et notre pays.

O Québec
Terre de nos aieux

Ca devrait être inscrit sur toutes nos plaques d’auto. Plutot que l’insignifiant Je me souviens…de rien

@ Gilles Bousquet (# 22):

Je crois très sincèrement Monsieur Bousquet qu’il y a deux ou trois choses plus importantes que le rafraîchissement du drapeau québécois dont nous devrions nous occuper.

Pas vous?

Dans le fond et seulement entre nous, qu’est-ce que la croix chrétienne sur notre drapeau provincial change dans votre vie de tous les jours?

Voudriez-vous également enlever la croix du Mont-Royal? Changer le nom de la rue Sainte-Catherine ainsi que celui de le nom d’a peu près tous les villages québécois? Enlever toutes les croix des clochers de nos églises québécoises?

N’importe quoi…

M. Jack2, personne ne nous a volé la feuille d’érable, ils avaient le droit de la prendre et elle est encore disponible pour le Québec, soit pour ajouter, de préférence de couleur verte, au centre de notre fleurdelisé, pour les nostalgiques qui veulent conserver tout ce qu’il y a déjà ou, comme le suggérait notre Société Saint-Jean-Baptiste en 1903, une feuille unique centrale avec bandes sur les côtés, comme l’unifolié canadien mais, avec nos couleurs propres : Feuille verte sur fond blanc avec les 2 bandes verticales bleues.

Une douzaine de pays arborent un croissant sur leurs drapeaux et plusieurs autres, une ou des étoiles.

Nous pourrions bien être 2 États à arborer une feuille d’érable de couleur différente, feuille d’un arbre qui produit du bois franc et des produits sucrés vendus, de plus en plus, de par le vaste monde.

Bien oui, M. François 1, il y a des choses plus importantes qu’un drapeau comme gagner se vie correctement, être heureux, rendre service, être en santé etc mais faut aussi nous occuper des choses qui nous semblent incongrues comme un drapeau royaliste quand nous sommes majoritairement contre la royauté.

Je n’ai pas une totale objection à conserver la croix sur notre drapeau québécois ni la fleur de lys, si ça fait plaisir à nos nostalgiques mais, il me semblerait important d’y ajouter un signe distinctif québécois qui nous est propre, la feuille d’érable…minimum.

Nos armoiries auraient besoin d’être revues pour y soustraire la couronne anglaise et le léopard, signe du colonialisme anglais en Afrique et en Inde.

@ Jean-Pierre Gascon # 21

Avez-vous remarqué que chez les personnages comme celui que vous interpelez, leur phobie de la souveraineté du Québec et leur haine viscérale des souverainistes québécois s’expliquent à l’évidence, par leur profonde nature de parasite du fédéralisme canadien. Jamais ces personnages auront assez de colonne vertébrale pour se tenir debout et se prendre en main.

Mais je suis raisonnablement certain que pour ces énergumènes, jamais leurs bottines ne suivront leurs babines. Si jamais la souveraineté se faisait, ils préfèreront rester ici et continuer à déblatérer sur tout un chacun et jamais au grand jamais ils auront le courage d’être conséquents avec leurs insultes.

«Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si l’on t’écrase d’un pied»
[Emmanuel Kant]

@ François 1 # 17

«Vite, des élections que l’on puisse se débarrasser de cette bande d’incompétents.»

J’imagine que vous préférez voir une bande de voleur (le PLQ) au pouvoir comme avant.

Le sapin laurentien bien dessiné sur un nouveau drapeau québécois me semblerait être le symbole du Québec par excellence ni feuille d’érable verte prédominante ni fleur de lys prédominante ne devraient tout au moins dominer ce drapeau.

Pour rester dans le sujet du crucifix et de la tradition au parlement, il est évident que M.Duplessis a pris comme modèle pour le drapeau les symboles de l’ancien régime français sans se préoccuper du drapeau patriote trop rattaché aux rouges radicaux de L.J.Papineau plutôt tièdes aux injonctions catholiques de l’époque.

L’héritage de Duplessis sur le drapeau québécois peut donc être questionné même s’il a pris note dans les années 40 avec les responsables du dossier que le castor et la feuille d’érables parmi d’autres symboles avaient déjà été récupérés déjà par le Canada de la confédération à travers son mythe des deux peuples fondateurs donc ces armoiries que l’on retrouve au parlement fédéral depuis sa construction au 19ème siècle, armoiries reprises d’ailleurs au parlement québécois et sur la façade du Manège militaire construits aussi au 19ème siècle.

Le symbole principal du Canada de 1867 pour ses -deux peuples lyriques et unis- ce sera l’union du lion anglais et de la fleur de lys française pendant que plus tard les métis français de L.Riel seront expulsés des nouvelles terres de la couronne et que plus tard dans l’Ouest comme en Ontario, les écoles provinciales banniront l’apprentissage du français!

Autour du lion et de la fleur de lys fédérale nous trouverons d’autres symboles associés plus secondaires alors comme la feuille d’érable verte et le castor. Duplessis s’est donc distancé il est vrai du lion et de la fleur de lys d’Ottawa mais pour en bloc reprendre la fleur de lys monarchique dans la croix chrétienne.

Ce n’est pas majeur comme question quoique l’absence d’une trace républicaine ou réellement québécoise dans le drapeau national réinventé par le pouvoir duplessiste prouve que l’autonomisme duplessiste est resté essentiellement tributaire du Canada fédéral issu de 1867 malgré quelques ruptures.

Évidemment, la culture canadienne française d’avant 1965 et qui contribue à ce que le Québec soit toujours une province a toujours voulue croire à un Canada français existant ou par défaut mythique de Québec la capitale provinciale jusqu’au moins au Manitoba, celui alors des Franco-manitobains très faibles de nos jours.
Or, le Canada français est presque disparu c’est le Québec qui le soutient corps et âme ce Canada français mythique assimilé essentiellement par la volonté politique du Canada anglais.

Seul le Québec avec une portion -d’Ontario-, le tiers du -Nouveau Brunswick- détermine une population francophone existante dans le Canada de 2013. Option Nationale est le parti qui en fait le meilleur constat aujourd’hui pas le PQ mais il est peut être trop tard qui sait pour l’avenir du français en Amérique du Nord?

Les symboles insignifiants de prime abord parlent plus que l’on ne croit et surtout sur notre identité collective.

@Bousquet

L’idée de remplacer les quatre fleurs de lys sur notre drapeau par quatre feuilles d’érable vertes n’est pas mauvaise. En fait, j’aime le coté provocateur de la chose.

Et tant qu »à y être, rapatrions le O Canada. On n’a qu’à changer le titre par O Québec.

M. Jack2, la feuille d’érable est adaptable mais pas le O ‘Canada. Il faudrait en changer l’air et les paroles. On va laisser l’hymne au fédéral et arborer la feuille d’érable de cet arbre de bois franc pour « français » qui nous offre tant de bons produits sucrés.

@ Gille Bousquet

La croix blanche sur notre drapeau n’est pas une croix chrétienne (en héraldique on dit croix latine) mais une croix grecque. La croix blanche signifiant les rois de France et particulièrement les « compagnies de commerce dont les navires arborent généralement un pavillon bleu à croix blanche, de forme plutôt carrée.»(gouv. du Québec). La SSJB n’a jamais présenté de drapeau en 1903, elle s’est rallié à la suggestion du drapeau carillon-sacré-coeur qui deviendra « le 11 novembre 1926 drapeau officiel de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. » (Luc Bouvier). Le modèle qui a inspiré notre drapeau n’est pas, en fait, celui avec le sacré-coeur, mais le drapeau dit de Carillon du curé Elphège Filiatrault. Si vous voulez un symbole arboricole pour votre drapeau, il faudra penser plutôt au bouleau jaune, arbre emblématique du Québec

Bonjour,

Bien évidemment, tout en traitant sur mon commentaire No 20 d’hier sur ce billet, tout en essayant d’aborder la pseudo laïcité du Québec dans sa religiosité évidente et manifeste, il me surgit à l’esprit que Monseigneur Marc Ouellet avait encore bien des croûtes à manger avant même d’aspirer et de songer à ce rôle de Pape.

En effet, le nouveau Pape François possède un doctorat en philosophie d’une grande Université de l’Allemagne, a t’on entendu hier. Et probablement que c’était tout ce qui manquait au Cardinal Marc Ouellet soit de la philosophie et l’Allemande est tout un MUST.

En outre, dans ce pauvre Québec hyper émotif à cause de son nationalisme, à peu près toutes les têtes d’affiche du Québec sont marquées du sceau du Thomisme soit de la philosophie « un peu simplette de Saint Thomas d’Aquin. Surtout si nous comparons avec la philosophie des philosophes issus de cette Allemagne cartésienne et d’un rationalisme patent.

Par ailleurs, excepté Monsieur Georges Leroux qui se spécialise surtout dans la philosophie d’origine, nous avons eu cette chance inouïe au Québec d’avoir ce grand philosophe du nom de Monsieur Laurent Michel Vacher qui est décédé il y a plus ou moins 5 ans. Originaire de France, ce grand philosophe passa sa vie à peu près incognito aux yeux de nos nationalistes à nous autres pas très portés sur la philosophie surtout lorsque Laurent Michel Vacher à travers ses nombreux bouquins et diverses collaborations battait en brèche le château de cartes « tout émotif » de nos nationalistes.

Finalement, serait ce que le grand bonhomme de Madame Pauline Marois n’était pas à la hauteur de la tâche tout en étant sûrement un Thomiste à l’origine comme Monsieur Lucien Bouchard ? Était il trop Pure Laine et nationaliste comme toute la flopée de Curés qui appuyèrent le OUI de 1995 avec les Curés pour le OUI. Un Pape avec des tendances nationalistes de son lieu d’origine peut il vraiment penser jouer un rôle dans l’Internationalisme comme celui du Pape. En concluant ainsi pour compléter mon commentaire No 20 d’hier sur le Grand Bonhomme de Notre Dame de Béton. Au plaisir, John Bull.

Faudrait que le PQ pompe les Québécois, 24 heures par jour et plus, pour qu’ils deviennent majoritaires à vouloir séparer le Québec du Canada. Le fédéral pourrait s’en charger si les scandales coùteux de notre Gouverneur général et ceux de nos sénateurs continuent.

Si le PQ réussit bien tout ce qu’il entreprend, les Québécois vont conclure que les bienfaits arrivent pendant que le Québec est dans le Canada « une raison pour ne pas en sortir » et si le PQ fait trop d,erreurs, les Québécois vont se dire » Ils ne sont même pas capables d’administrer une province, on va pas leur faire administrer un pays entier ».

Le PQ, au pouvoir ou pas, est devant un mur « La séparation » Faut qu’il trouve une autre option constitutionnelle…canadienne. Pas difficile à constater depuis la confédération de 1867 qui n’en est pas une.

L’autre moteur pour aider une solution constitutionnelle Canada-Québec va être le référendum en Écosse à l’automne 2014 « pour bientôt » qui va déterminer les relations futures Écosse-Grande Bretagne.

En effet, si la persistance du crucifix à l’Assemblée Nationale n’est qu’à titre de relique du passé (un peu comme les vieilles pierres excavées à la Pointe-à-Callière), peut-être cette Assemblée elle-même fait plutôt figure de musée!

Nos premiers ministres ont décidément des problèmes avec la question des frais de scolarité, et ils nous font honte à l’étranger. Je me souviens que Jean Charest avait provoqué des réactions « (…) jusqu’en Belgique, lors de sa visite officielle. En effet, en déclarant que les étudiants québécois sont « les mieux traités au monde », le premier ministre s’attire la foudre de la Fédération des étudiants francophones de Belgique (FEF), regroupant environ 90 000 étudiants, qui réplique alors, choquée, que les frais de scolarité en Belgique sont bien inférieurs (de 330 à 1100$ CAN) à ceux du Québec. Au niveau européen, le Bureau international des étudiants d’Europe(ESIB), représentant plus de 10 millions d’étudiants répartis à travers 37 pays, réplique à la déclaration de Charest : « En Europe, la tendance vise plutôt à donner priorité aux bourses sur les prêts, certainement pas le contraire ! »(Source: Wikipédia).

Pauline Marois, elle, glisse sur la pelure de banane en disant qu’on est contre le capitalisme si on favorise la gratuité scolaire. Quelles sornettes! Des affirmations qui ne sont appuyées par aucun fait! Est-ce que les pays qui l’appliquent sont anti-capitalistes? Bien sûr que non! Est-ce qu’Option nationale est contre le capitalisme si elle favorise la gratuité? Bien sûr que non! De quoi a-t-on l’air, comme peuple, lorsque nos représentants lancent leurs préjugés sur la scène internationale, en faisant fi de la réalité?

Franchement, je suis profondément choquée du peu de culture de nos dirigeants qui vont démontrer leur ignorance à l’étranger.

Le fait de qualifier de « grand bonhomme » le cardinal Ouellet n’arrange rien. Si au moins notre PM avait pu le qualifier de « grand homme », ses propos auraient eu l’air moins saugrenus.

Je passe sur l’affaire du crucifix, qui me semble moins grave. En effet, je pense que Mme Marois, de façon très maladroite, a voulu dire, sans faire référence aux sombres manigances de l’État et de l’Église pour expliquer sa présence à l’AN, que le crucifix, peu importe où il se trouve, reflète notre héritage catholique, ce qui est vrai.

On comprendra que je suis TRÈS déçue de Mme Marois.