Pauline Marois et le «syndrome du numéro deux»

Photo: Jacques Boissinot - La Presse Canadienne.
Photo: Jacques Boissinot – La Presse Canadienne.

Pour le gouvernement minoritaire de Pauline Marois, la tendance se maintient. Elle semble même vouloir se faire de plus en plus lourde.

Et donc, ce mercredi, les résultats d’un sondage CROP-La Presse rappelaient, à quelques points près, ceux du Léger Marketing-Journal de Montréal du 11 mai; du CROP-La Presse du 24 avril et, enfin, du Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette du 29 mars. Le taux d’insatisfaction envers le gouvernement continue d’osciller entre 65% et 68%. Quant aux intentions de vote  pour le Parti québécois, elle semblent maintenant être en chute libre.

Notons toutefois que le taux d’insatisfaction commençait déjà à grimper dès décembre, soit après la présentation du budget Marceau et de ses compressions imposées. Cette année, dès le mois de mars, il frôlait les 70%.

S’il faut prendre les sondages non-probabilistes avec des pincettes, il reste que depuis le budget Marceau du 20 novembre – donc bien avant l’arrivée de Philippe Couillard à la tête du Parti libéral (PLQ), le 17 mars -, une tendance se dégageait déjà d’un sondage à l’autre avec un taux d’insatisfaction étonnement élevé pour un si jeune gouvernement.

En fait, le premier avertissement est venu dès le 18 octobre avec un sondage Léger Marketing-Journal de Montréal indiquant un taux d’insatisfaction dépassant déjà les 50%, soit 56%, six semaines à peine après l’élection.

Annonçant d’avance le prix politique que le gouvernement aurait à payer pour ses autres reculs à venir, ce même sondage faisait surtout état de la déception face à l’abandon de la promesse du PQ d’annuler la taxe santé du gouvernement Charest – une taxe annuelle de 200$ par personne et de 400$ par famille.

Pour ce qui est des intentions de vote, si elles se maintenaient tout de même avant l’arrivée de M. Couillard autour des 32% obtenus par le PQ à l’élection, elles piquent nettement du nez depuis.

***

L’«effet Couillard»… et l’«effet Marois»…

Selon le CROP-La Presse de ce mercredi, le PQ est à 24% – un plancher, doit-on y espérer. Le PLQ, à 38%. La Coalition Avenir Québec, à 22%. Québec solidaire, à 10%. Et Option nationale, à 5%.

Depuis l’élection du 4 septembre, cela fait maintenant 8 points en moins pour le PQ; 7 points en plus pour le PLQ; 5 points en moins pour la CAQ; 4 points en plus pour QS et 3 points en plus pour ON.

Quant à savoir qui ferait la ou le «meilleur premier ministre», 28% des répondants choisissent Philippe Couillard, 16% seulement préfèrent Mme Marois et 14%, François Legault. (15% ne savent pas et 17% sont indécis.) Depuis novembre, c’est une chute de 10 points pour la première ministre et de 8 points, pour le chef caquiste.

Chez les francophones, par contre, les trois principaux partis se talonnent avec 29% au PQ, 27% au PLQ et 26% à la CAQ. Une nouvelle qui, normalement, serait encourageante pour le PQ.

Or, les libéraux jouissent toujours de l’avantage d’un vote anglophone massif et allophone majeur. Quant au PQ, à 29% chez les francophones, il y a tout de même de quoi à s’interroger sérieusement sur une telle érosion de son vote. Pour la CAQ, dont une partie des appuis fuient ou retournent vers le PLQ, l’inquiétude, aussi, est de mise

Bref, un «effet Couillard» semble insuffler une hausse des intentions de vote pour le PLQ principalement aux dépens de la CAQ de François Legault.

Côté PQ, c’est un tout autre portrait. Face à la persistance d’un taux d’insatisfaction élevé couplée à une chute des intentions de vote au bénéfice de Québec solidaire (QS) et d’Option nationale (ON), force est aussi de constater l’existence d’un certain «effet Marois».

Celui-là, par contre – comme en atteste entre autres choses la chute marquée de la préférence pour Mme Marois comme «première ministre» -, semble vouloir désavantager le parti qu’elle dirige.

***

Une gouverne sans gouvernail

En fait – et plusieurs en ont fait le même constat incontournable -, dans plusieurs dossiers, le gouvernement  manque de direction, de cohérence, voire même de jugement, d’instinct et d’intelligence politiques. Y compris sur sa propre option souverainiste.

Sa gouverne est souvent erratique, changeante au gré des vents et des influences. Ses reculs ou ses valses-hésitation ne se comptent plus. L’ensemble de l’oeuvre jusqu’à maintenant est tel que son statut de «minoritaire» ne suffit plus à tout expliquer ou excuser.

Ce gouvernement manque de leadership. C’est indéniable. S’il a un plan de match défini et clair, il le cache fort bien…

Dès après quelques bonnes décisions initiales rendues rapidement, dont le déclassement de Gentilly-2 et le nettoyage du financement politique, la gouverne du PQ a pris une toute autre tournure.

Les ministres, du moins pour la plupart, sont pourtant des gens qui ne manquent pas de talents, ni de compétences. Hormis pour certains maillons faibles, dont entre autres, Agnès Maltais à l’Emploi et Yves-François Blanchet à l’Environnement.

Mais comme tout gouvernement, même les meilleurs, a ses maillons faibles, c’est donc que le problème est ailleurs.

Ce qui, un jour ou l’autre, finit par mener à la personne qui les dirige. Lorsqu’il y a un manque évident de leadership à la tête d’un gouvernement, c’est habituellement au bureau du premier ministre que le problème commence.

Le constat peut certes étonner dans le cas de Mme Marois. D’autant qu’avec ses 32 ans de politique active, la première ministre peut difficilement plaider l’inexpérience.

Or, c’est précisément là que le bât blesse. Malgré ses trois décennies intenses comme députée et ministre, le manque de leadership à la tête de ce gouvernement est aussi clair qu’une pleine lune au milieu d’un grand ciel dégagé.

***

Le «syndrome du numéro deux»?

Face à ce constat, j’avançais récemment l’hypothèse suivante, sous forme de question, à l’émission Samedi et rien d’autre: Madame Marois serait-elle atteinte par ce qu’on appelle communément en politique le «syndrome du numéro deux»?

Ce syndrome, qui peut prendre diverses formes, n’est guère nouveau dans l’histoire du monde, mais il n’est pas anodin pour autant.

En politique, on le voit poindre chez certains élus qui, alors qu’ils ont fait de très bons ministres en même temps qu’ils passaient des années, parfois même des décennies, à tenter de devenir chef, s’avèrent néanmoins manquer sérieusement de leadership une fois leur ambition réalisée.

Ce sont des «numéros deux» qui, une fois devenus «numéro un» et en position de commande, peinent à communiquer et à faire exécuter une vision d’ensemble cohérente. Une vision, qu’ils ne semblent pas avoir développée pleinement eux-mêmes avant d’arriver au pouvoir.

Même s’ils furent de bons ministres capables d’exécuter les commandes les plus difficiles, ce sont aussi des politiciens qui, une fois chefs de gouvernement, démontrent une difficulté certaine à savoir clairement ce qu’ils feront du pouvoir dont ils ont enfin hérité. C’est un peu comme si leur longue quête réussie de ce poste tant désiré leur tenait lieu, en bout de piste, d’objectif ultime.

Lorsque ce «syndrome du numéro deux» se déploie à la tête d’un État, le manque de cohérence et d’une vision globale des enjeux se manifestent habituellement par des décisions mal avisées, improvisées, des politiques mal ficelées, des reculs répétés, une peur inhibitrice des controverses et enfin, par une garde rapprochée de la même eau au sommet du gouvernement.

Résultat: la «bulle» du pouvoir se met rapidement en mode défensif face aux nombreuses critiques qu’attire nécessairement toute gouvernance erratique et le sentiment d’avoir raison envers et contre tous s’y installe.

Et si, par hasard, ce type de chef est aussi à la tête d’un gouvernement minoritaire – donc, instable par définition et pour qui la recherche d’une majorité devient l’unique objectif auquel toute décision est subordonnée -, le manque de leadership peut alors avoir des conséquences négatives majeures. Autant sur les politiques publiques que sur le parti au pouvoir.

L’Histoire l’a amplement démontré: savoir diriger n’est pas donné à tout le monde. En fait, en politique, la tâche étant herculéenne, ce talent est donné à très peu d’hommes et de femmes.

Certains sont des décideurs, des vrais, portant une vision claire de ce qu’ils veulent accomplir au pouvoir, tout en étant capables d’adaptation aux circonstances changeantes pour mieux la faire avancer. C’est précisément là qu’entrent en jeu l’instinct, la détermination, le jugement et l’intelligence politiques.

D’autres chefs, par contre, sont plus portés à laisser les circonstances, sondages et/ou entourage, dicter leurs décisions pour la simple raison qu’avant d’être aux commandes, ils n’ont pas développé au fil des ans LEUR vision du pouvoir – la leur, propre.

Au Canada et au Québec, les exemples de chefs de gouvernement aux visions fortes et cohérentes, n’ont certes pas manqué. Pour ou contre leurs idées, pour le meilleur ou pour le pire, qu’ils aient réussi ou échoué, ces leaders savaient pourquoi ils voulaient tant prendre le pouvoir. Et donc, ce qu’ils tenteraient d’en faire une fois rendus là.

Dans la période plus contemporaine, on pense entre autres aux Jean Lesage, Lester B. Pearson, Pierre Trudeau, René Lévesque, Jacques Parizeau, Stephen Harper, Lucien Bouchard.

À chacun de ces noms correspondent une vision claire, des idées étayées, une formation intellectuelle solide, une détermination de fer, une solide dose de résistance à la controverse et une capacité exceptionnelle à décider, à choisir, souvent seul.

À l’opposé, d’autres furent leurs propres victimes de ce fameux «syndrome du numéro deux». Un des exemples le plus patents des dernières années étant sûrement Paul Martin au Parti libéral du Canada…

Cumulant plusieurs années d’expérience politique, ce ministre des Finances aguerri capable de livrer toutes les commandes, même les pires – mais ambitionnant aussi longtemps de devenir chef et premier ministre -, une fois la chose faite en 2002, le pauvre homme semblait tout simplement incapable de savoir quoi en faire.

Ses décisions étaient souvent difficiles à comprendre. Son jugement politique, boiteux. Son entourage, catastrophique. À l’élection de 2004, les libéraux s’en retrouvèrent minoritaires. Le scandale des commandites et sa décision en 2004 de créer la commission Gomery sans égards aux conséquences possiblement fatales pour son propre parti, y planteraient le dernier clou dans son cercueil politique.

Bref, Paul Martin, à sa manière, fut un exemple de premier ordre du «syndrome du numéro deux».

***

Et Madame Marois?

S’il reste encore du temps à la première ministre pour infirmer l’hypothèse du «syndrome du numéro deux», jusqu’à maintenant, du moins, tout concourt à la confirmer.

Un indice de taille d’un certain manque de leadership, de jugement et d’instinct politiques – une fissure majeure dans le béton présumé de Mme Marois – était pourtant apparu dès le printemps 2011 avec cette histoire rocambolesque du projet de loi sur l’amphithéâtre de Québec. Un projet de loi qui, poussé par Agnès Maltais avec l’appui de sa chef, mais sans consultation du caucus, aura même failli faire imploser le PQ.

Et depuis l’élection du 4 septembre, hormis quelques exceptions datant du tout début de son mandat, la liste des décisions mal avisées, des erreurs de jugement politique et tactique, autant sur le fond que sur la forme, ne cesse de s’allonger. À sa face même, cette gouverne trop souvent sans gouvernail, commence à laisser soupçonner que le problème est en voie de passer de l’improvisation à l’incompétence.

Sans être exhaustive, la liste comprend :

– l’abandon de l’annulation de la taxe santé promise dans la plateforme électorale du PQ;

– alors que le gouvernement ne risquait pourtant pas de tomber en début de mandat, l’adoption d’un budget de centre-droit allant à l’encontre quant a lui de pans entier de la même plateforme;

– la double nomination en catimini de l’ex-chef péquiste, André Boisclair;

– un nouveau régime de redevances minières nettement moins ambitieux que promis pour les coffres publics;

– une ouverture marquée à la filière pétrolière, dont celle, étonnante, aux sables bitumineux albertains et même au pétrole de schiste;

– la marginalisation croissante de la ministre des Ressources naturelles, réputée pour son penchant environnementaliste;

– la promesse non tenue de revoir le financement des écoles privées subventionnées à hauteur de 60%, dont celles à vocation religieuse;

– l’augmentation des tarifs d’électricité du bloc patrimonial;

– une proximité importante avec des milieux d’affaires qui semblent influer de plus en plus sur les politiques du gouvernement, même pour les ressources naturelles;

– une Charte de la laïcité promise, mais devenue entre temps une possible Charte des «valeurs québécoises» aux contours encore nébuleux;

– un projet de Loi 14 qui, au lieu de renforcer la Loi 101, se dilue de plus en plus dans une logique de marchandage avec la CAQ et d’un apaisement impossible de la communauté anglophone sur ce sujet;

– une «gouvernance souverainiste» qui n’a de souverainiste que le nom;

– face à un conseil des ministres divisé et une première ministre incapable de trancher, on aura même assisté au report en catastrophe par le ministre de l’Environnement de l’annonce pourtant «attachée» d’un règlement visant à interdire le forage proche des sources d’eau potable;

– le ministre Jean-François Lisée – baptisé à Québec l’«omniprésent ministre» -, qui, avec la permission de la première ministre – intervient dans certains dossiers de ses collègues sous prétexte d’être aussi ministre responsable de la Métropole. Du jamais vu à ce degré-là;

– également sous prétexte d’avoir été «chargé»  des «Relations avec les Anglo-Québécois», il arrive aussi à M. Lisée d’intervenir dans le dossier pourtant fort délicat de la ministre responsable de la Charte de la langue française et parfois, même, avant elle;

– l’annonce d’une commission spéciale d’examen du Printemps érable. Ni indépendante, ni publique, ni concentrée sur les agissements policiers pendant la grève étudiante, cette annonce aura réussi à mécontenter tout le monde;

– une porte fermée, en fait bien avant que ne la ferme Québec solidaire lui-même, à toute forme d’entente ou d’alliance avec les autres partis souverainistes Pis encore, se disant déjà à la recherche d’une victoire majoritaire, Mme Marois poussait l’enveloppe tout récemment jusqu’à suggérer à Québec solidaire et Option nationale – à mots à peine voilés -, de tout simplement se saborder;

– un appel plus que maladroit de Mme Marois à la commission Charbonneau à faire preuve de «prudence» pour la simple raison qu’on y avait nommé pour la première fois un ex-ministre péquiste. Dénoncée sur toutes les tribunes, cette sortie sentait la tentative d’ingérence du pouvoir exécutif auprès du pouvoir judiciaire;

– des compressions injustifiables à l’aide sociale proposées par la ministre Maltais à l’encontre du souhait de plusieurs de ses collègues et ce, dans la plus totale discrétion, mais révélées par Le Devoir;

– une impuissance évidente à vouloir prendre action face au fédéral suite aux allégations troublantes de l’historien Frédéric Bastien dans son ouvrage récent – La bataille de Londres – sur, ironiquement, une possible ingérence du judiciaire auprès du pouvoir exécutif avant le rapatriement de la constitution en 1982 par Pierre Trudeau sans le consentement du Québec…

Etc..

***

Ce qui commence à faire beaucoup en huit mois seulement au pouvoir.

Pour les ministres, les députés et les militants du Parti québécois, il reste toutefois encore un espoir.

Cet espoir est que d’ici l’élection générale – dont personne ne connait la date éventuelle -, la première ministre étonne et finisse elle-même, d’une manière ou d’une autre, à infirmer, sans équivoque, l’hypothèse du «syndrome du numéro deux».

 

 

 

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19 commentaires
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Z’avez oublié l’une de leurs premières bêtises: l’avancement suivi du le recul sur l’imposition rétroactif sur les gains en capital…

Quelle litanie ! Chacun de ses points a ses côtés positifs. Il s’agit seulement de les faire valoir.

Les Québécois sont critiques et cyniques depuis longtemps. Ils ont souvent raison de l’être aussi. Est-ce que le gouvernement Harper est plus populaire que le gouvernement Marois au Québec ? NON.

Le problème du PQ vient du fait qu’il est minoritaire et que son option constitutionnelle : LA SIMPLE SOUVERAINETÉ DU QUÉBEC la séparation du Canada, est très minoritaire. C’est refusé à 100 % par nos fédéralistes et par 67 % des Québécois qui se disent souverainistes dans les sondages mais qui veulent un Québec plus souverain…dans une forme de Canada. Les véritable séparatistes “sortir le Québec du Canada” ou vice versa, ne seraient qu’environ 13 %. Pas chanceux comme chiffre. Faut nous rappeler que le 49,6 % de OUI au référendum de 1995 était pour la souveraineté-partenariat, pas la simple séparation.

Le seul espoir des séparatistes québécois, réside dans le référendum de l’Écosse, prévu pour septembre 2 014. Si l’Écosse se sépare du Royaume-Uni pour former un pays séparé, ça pourrait bien encourager les Nationalistes québécois à virer des Séparatistes ou s’ils choisissent une simple dévolution des pouvoirs de Londres, adieu le pays du Québec !

Bonjour,

Et pour vous, Monsieur Gilles Bousquet qui connaissez bien le Parti Québécois plus que quiconque de par votre objectivité, vous savez bien que Notre Dame de Béton n’est que la « fine pointe » de l’iceberg. Regardons aller nos péquistes depuis PLUSSE de 45 longues années. La réponse est là toute crue, nous devons la retrouver dans le « VA ET VIENT PÉQUISTE » . Soit avance recule, avance recule et encore avance recule. Le Parti Québécois est victime de son va et vient de zigonnage dans le tapis, ce qui ne fait pas des enfants forts. Avec plaisir, John Bull.

je comprends votre désarroi et je sympathise de tout cœur avec vous…

Le problème est que Madame Marois a très peu de points positifs à faire valoir. Même comme numéro deux, son jugement était incertain voire déficient.

Au Parti québécois, on l’a poussé au maximum (au-delà même de ses modestes capacités!) pour en faire la première femme de vrai pouvoir et surtout pour marquer l’histoire et l’imaginaire des Québécois (elle a occupé plusieurs ministères où elle était visiblement dépassée par les évènements mais où ses pairs la protégeaient et la chaperonnaient…) mais les péquistes paient le gros prix aujourd’hui pour avoir choisi la mauvaise personne pour jouer un tel rôle.

Certes, on a tenté de s’en débarrasser il y a peu de temps et je ne serais pas surpris qu’une autre fronde se dessine dans son entourage mais au final, elle colle toujours…

Il y a eu des femmes autrement plus fortes et plus intelligentes que Madame Marois au P.Q. mais pour toutes sortes de raisons, elles ont été éliminées par les apparatchiks du parti.

Si vous n’avez pas été capables de vendre la séparation du Québec avec René Lévesque, Lucien Bouchard, Bernard Landry, jacques Parizeau, croyez-vous vraiment pouvoir la livrer avec Pauline Marois?

Bonjour,

Reprendre le collier en ce jour mais avec une certaine joie teintée de nostalgie en étant de nouveau un « abonné de l’Actualité ». Après en avoir été abonné plus d’une quinzaine d’années avec aussi son pendant féminin de l’époque qu’était Châtelaine. Toutefois, alors abonné à plusieurs quotidiens et magazines, les exemplaires s’accumulaient en piles distinctes en n’ayant plus aucun temps pour les feuilleter. Nostalgie parce qu’à l’époque, mes dernières interventions dans l’Actualité étaient écrites au dactylographe, un de mes vieux Smith Corona pour ensuite être envoyées par la Poste Canadienne avec le timbre requis à Maclean Hunter. Et les dernières opinions à cette chronique des lecteurs au début des pages du magazine que j’écrivis furent il y a un peu plus de vingt ans. Certes aujourd’hui, quelle facilité d’intervenir sur différents blogues dont deux blogues de l’Hexagone au bout des doigts et à portée d’un clic.

En effet, après deux allers et retours à Montréal dont un concernant une superbe rencontre de militants du Parti Libéral du Canada, j’eus ce loisir de parcourir de larges parties du territoire de Montréal simplement pour sonder le pouls visuellement et interroger plusieurs citoyens de cette dynamique de la politique provinciale. Et en territoire de Montréal, il reste à se demander s’il ne reste pas un seul péquiste capable et FIER de s’afficher comme péquiste. Car ce qui semble acquis autant dans l’Agora que sur tous les blogues, un nationaliste québécois et surtout les péquistes se sentent obligés de « porter le sac brun » virtuel en étant porteur de honte, surtout chez les vieux péquistes du Premier Lit.

Toutefois, avec ce sondage dévastateur pour nos amis de la talle des péquistes, tout se confirme avec une forte tendance qui se maintient. Et comme dans leurs mauvaises habitudes sans jamais rien apprendre de leurs erreurs, la talle de péquistes veut encore une fois zigouiller le vendeur qu’est la fantastique Notre Dame en Béton, cette amante de l’autonomiste nationaliste dans un Canada UNI plus que jamais. Toujours la faute du vendeur pour nos amis les péquistes qui ne « veulent pas sawouère mais craire » que le problème réside dans cette FOUTUE Cause Nationale qui devient de plus en plus jour après jour un « sinistre repoussoir ». Tout ou presque fut essayé pour vendre cette « salade indigeste » et les conversions ne viennent pas car la pauvre Cause recule en même temps que les appuis au Parti Quebecois. Vendre cette Cause devient un boulet pour les nationalistes qui devraient savoir que ( vendre un frigidaire aux Esquimaux ) est beaucoup plus facile que de convertir un non croyant pour qui cette salade est indigeste. Tout comme disait Monsieur Jacques Parizeau il y a de cela quelque temps : Le Canada, apres TOUT, ce n,est pas le GOULAG. N,est ce pas les nationalistes …….

En terminant, le Parti Liberal provincial sous la houlette du Bon Docteur doit laisser la chance au Parti Quebecois de continuer sa gouvernance au moins un an encore. Madame Pauline Marois pourra se congratuler enfin dans sa retraite. Non, encore une fois pour secouer les cerveaux en dormance des nationalistes, la faute incombe pour cette mouise au produit qui n,est pas ( VENDABLE ), soit la foutue Cause qui devient un boulet national………. Avec plaisir, John Bull.

Madame Legault, vous m’épatez. J’avais entendu ce commentaire de votre part à « Samedi et rien d’autre », et j’en avais été soufflée, car il correspondait à une intuition que j’avais sur un malaise grandissant face aux agissements du gouvernement actuel, et qui commençait, de façon persistante, à prendre la forme d’une opinion. Vous étayez ici davantage votre analyse et ma foi, je ne peux qu’approuver.

Toutefois, je trouve dommage de devoir faire ces constatations, parce qu’il s’agit de la première femme à occuper le poste de premier ministre au Québec. Après les premiers moments de fierté passés, j’aurais aimé pouvoir brandir des exemples éclatants qu’une femme aussi expérimentée en politique peut exercer cette haute fonction avec compétence et excellence, et ce même en situation minoritaire. Je pense que c’est malheureusement partie remise. Non pas à cause du sexe de la concernée, mais à cause de ses motivations: l’ambition personnelle a pris le pas sur la vision pour son pays.

Pauline Marois pourra toujours se flatter d’avoir marqué l’histoire en étant la première femme à diriger le Québec, mais je crains qu’il n’y ait pas beaucoup de motifs de fierté du côté de ses réalisations. D’autres québécoises devront relever le défi.

Femme…homme… Ça fait quoi comme différence? Hein?

Quelle est cette « fierté » mal placée?

Golda Meir était une femme. Margareth Tatcher était une femme. Sarah Palin est une femme. Angela Merkel est une femme. Kim Campbell est une femme.

Les exemples pullulent.

J’en ai plein les baskets des gens qui tentent de nous faire croire qu’une femme au pouvoir fait une grosse différence car ses « valeurs » sont autres.

De grâce, trouvez un autre talisman à vénérer…

Les Libéraux comptent sur le patronat et sur les riches fédéralistes, les Péquistes comptent sur les pauvres et les syndicats souverainistes, les Caquistes comptent sur ceux qui sont écœurés des 2 premiers partis, sans trop se brancher, pendant que Québec solidaire compte sur les communistes et les socialistes qui voient les riches comme des exploiteurs mondiaux des pauvres.

L’ON de M. Aussant compte multiplier les séparatistes avec la bénédiction de M. Parizeau, par la simple parole répétée jusqu’à l’écœurement.

Vous avez été blessée lors de votre renvoi du gouvernement Landry. Get over it! Mais reprenons vos points un à un, question de mettre sur table les faits, pour les citoyens, et non des opinions :

– l’abandon de l’annulation de la taxe santé promise dans la plateforme électorale du PQ;
> La taxe santé a été abolie pour le 1/3 des Québécois les moins fortunés et réduite de moitié pour le 2e tiers. En contrepartie, l’impôt sur les revenus de dividende et de gain en capital n’ont pas été augmenté, comme l’ont réclamé plusieurs (même de ses collègues de Voir)

– alors que le gouvernement ne risquait pourtant pas de tomber en début de mandat, l’adoption d’un budget de centre-droit allant à l’encontre quant a lui de pans entier de la même plateforme;
> Nous n’avons plus le centre-droit qu’on avait! Hausse des impôts des salariés de 100 000$ et plus, hausse des impôts des banques, abolition de la hausse drastique des tarifs d’électricité, places en garderie, logement social, maternelle 4 ans, etc.

– la double nomination en catimini de l’ex-chef péquiste, André Boisclair;
> Venant d’une conseillère politique qui a cherché à obtenir une nomination partisane du gouvernement Landry peu avant son renvoi…

– un nouveau régime de redevances minières nettement moins ambitieux que promis pour les coffres publics;
> Hausse des redevances minières, alors qu’une majorité de députés à l’Assemblée nationale s’y opposaient.

– une ouverture marquée à la filière pétrolière, dont celle, étonnante, aux sables bitumineux albertains et même au pétrole de schiste;
> Le PQ a toujours eu le même discours sur le pétrole. Il croit qu’il est possible, à l’instar de la Norvège, d’exploiter convenablement son pétrole, tout en en cherchant à réduire l’utilisation du pétrole par l’électrification des transports. Moi je veux des oléoducs de pétrole albertain; ce sera tout un argument lors de l’indépendance.

– la marginalisation croissante de la ministre des Ressources naturelles, réputée pour son penchant environnementaliste;
> Martine Ouellet ne semble pas d’accord avec cette affirmation. Elle a participé à l’annonce sur les redevances et déposera sous peu un nouveau régime minier. Elle a déposé une charte du bois, participé à la fin du nucléaire et de l’amiante…

– la promesse non tenue de revoir le financement des écoles privées subventionnées à hauteur de 60%, dont celles à vocation religieuse;
> Le mandat n’a pas 9 mois et on critique le fait que tous les engagements pris sur 4 ans n’ont pas été réalisés!

– l’augmentation des tarifs d’électricité du bloc patrimonial;
> Euh… Erreur. Le gouvernement veut abolir la hausse de 20% du bloc patrimonial. C’est dans le projet de loi 25 bloqué par l’opposition!

– une proximité importante avec des milieux d’affaires qui semblent influer de plus en plus sur les politiques du gouvernement, même pour les ressources naturelles;
> Et le milieu d’affaire qui trouve que le gouvernement est trop proche des écologistes…

– une Charte de la laïcité promise, mais devenue entre temps une possible Charte des «valeurs québécoises» aux contours encore nébuleux;
> On jugera l’arbre à ses fruits.

– un projet de Loi 14 qui, au lieu de renforcer la Loi 101, se dilue de plus en plus dans une logique de marchandage avec la CAQ et d’un apaisement impossible de la communauté anglophone sur ce sujet;
> Ça résulte clairement du statut de gouvernement minoritaire qui doit négocier avec des partis qui forment une majorité et qui ne sont pas intéressés à améliorer la situation du français.

– une «gouvernance souverainiste» qui n’a de souverainiste que le nom;
> Le parti a lancé la plus grande campagne de promotion de la souveraineté de son histoire. Ce n’est pas comme si 90% des Québécois étaient souverainistes…

– face à un conseil des ministres divisé et une première ministre incapable de trancher, on aura même assisté au report en catastrophe par le ministre de l’Environnement de l’annonce pourtant «attachée» d’un règlement visant à interdire le forage proche des sources d’eau potable;
> Un report qui s’est compté en minutes. Dramatique! Sur le fond des choses, protéger l’eau potable, quelle bande de néolibéraux trop proche du patronat!

– le ministre Jean-François Lisée – baptisé à Québec l’«omniprésent ministre» -, qui, avec la permission de la première ministre – intervient dans certains dossiers de ses collègues sous prétexte d’être aussi ministre responsable de la Métropole. Du jamais vu à ce degré-là; également sous prétexte d’avoir été «chargé» des «Relations avec les Anglo-Québécois», il arrive aussi à M. Lisée d’intervenir dans le dossier pourtant fort délicat de la ministre responsable de la Charte de la langue française et parfois, même, avant elle;
> Jean-François Lisée a fait beaucoup plus que Josée Legault pour l’avancement du Québec et de l’idée de souveraineté. Un peu de respect.

– l’annonce d’une commission spéciale d’examen du Printemps érable. Ni indépendante, ni publique, ni concentrée sur les agissements policiers pendant la grève étudiante, cette annonce aura réussi à mécontenter tout le monde;
> Un problème avec l’indépendance des commissaires? Le gouvernement se fait critiquer de trop mettre l’emphase sur les policiers. En fait, il est au centre dans ce dossier extrêmement polarisé, ce qui explique qu’il a mécontenté tout le monde.

– une porte fermée, en fait bien avant que ne la ferme Québec solidaire lui-même, à toute forme d’entente ou d’alliance avec les autres partis souverainistes Pis encore, se disant déjà à la recherche d’une victoire majoritaire, Mme Marois poussait l’enveloppe tout récemment jusqu’à suggérer à Québec solidaire et Option nationale – à mots à peine voilés -, de tout simplement se saborder;
> Tous ont pu constater la bonne fois de QS dans ce dossier… Après la souveraineté, on se partagera gauche-droite comme dans toute société normale.

– un appel plus que maladroit de Mme Marois à la commission Charbonneau à faire preuve de «prudence» pour la simple raison qu’on y avait nommé pour la première fois un ex-ministre péquiste. Dénoncée sur toutes les tribunes, cette sortie sentait la tentative d’ingérence du pouvoir exécutif auprès du pouvoir judiciaire;
> Un appel à la prudence qu’elle avait fait 2 fois auparavant. Mais effectivement, il s’agissait d’une erreur.

– des compressions injustifiables à l’aide sociale proposées par la ministre Maltais à l’encontre du souhait de plusieurs de ses collègues et ce, dans la plus totale discrétion, mais révélées par Le Devoir;
> En quoi le fait d’avoir 55 ans ou d’avoir un enfant rend inapte à l’emploi?

– une impuissance évidente à vouloir prendre action face au fédéral suite aux allégations troublantes de l’historien Frédéric Bastien dans son ouvrage récent – La bataille de Londres – sur, ironiquement, une possible ingérence du judiciaire auprès du pouvoir exécutif avant le rapatriement de la constitution en 1982 par Pierre Trudeau sans le consentement du Québec…
> Le gouvernement a pris des actions dans ce dossier, mais il est vrai que face au fédéral, le Québec est trop souvent impuissant. C’Est pourquoi la souveraineté est nécessaire. Pourquoi faire la promotion de QS pour qui la souveraineté n’est pas nécessaire?

Si chaque chroniqueur soi-disant souverainiste cessait de pisser dans la soupe et visait le véritable ennemi…

Les membres plausibles du PQ vraiment convaincus de la valeur du parti sont capables d’écrire ce genre de commentaire qui tente il est vrai de donner de grandes couleurs à ce gouvernement néanmoins à part le travail législatif sur l’intégrité des élus on ne voit pas comment le gouvernement Marois peut prétendre à satisfaire l’intégralité des 32% de gens qui ont votés pour ce parti donc un certain nombre d’assistés qui ne sont pas tous abstentionnistes ou libéraux ou solidaires en prenant cet exemple d’une catégorie de personnes ciblées à tort par P.Marois et ses ministres.

Quel est le cap qui se dégage, la direction qui se détermine de ce gouvernement? A part les actions des ministres Gaudreau et Drainville que retenir d’éclatant de ce gouvernement? Et d’ailleurs c’est la seule figure de S.Gaudreault qui éclaire véritablement ce gouvernement qui est moins pire inévitablement que le gouvernement Charest mais voilà que de déception! Sans reprendre la liste d’arguments de J.Legault disons qu’elle respecte les faits, les phénomènes politiques pour l’essentiel. Un gouvernement qui travestit ses promesses électorales en tant que parti paie le prix

Si un chat est gris, il est gris, on n’essai pas de blanchir un parti qui est grisonnant au pouvoir même si on est attaché sentimentalement à ce parti.

Encore une fois, je reconnais votre éloquence. Une démonstration par A+B que le PQ n’est pas sorti du bois comme dirais l’autre. Ce bilan détaillé fera certainement des vagues à Québec et je l’espère marquera la fin d’une étape pour l’équipe de Mme Marois. Sinon la descente aux enfers se poursuivra et la grogne interne se fera sentir et risquera de miner la gouverne de Mme Marois. Cette contestation normalement a certainement débuté mais reste discrète.

Que dire de plus sinon que le PQ est le seul responsable de ce marasme politique. En cela je pointe le manque de préparation et d’engagements politiques crédibles à la veille de la dernière campagne électorale. Un peu trop d’opportunisme et pas assez de rigueur. Comme si le PQ ne se définissait que par rapport à ses concurrents. Comme si l’étiquette ou la marque de commerce du PQ avait perdu de son lustre, de sa propre identité. En cela QS et QS remplissent ce trou laissé béan par le PQ. Une cohérence politique et des choix qui correspondent aux idéaux.

Quant au leadership de Mme Marois, c’est le principe de Peters dans toute sa splendeur. Un moment donné, on atteint son niveau d’incompétence. Vrai quand même que la bête péquiste est difficile à dompter, d’autant que la question nationale ne peut être laissée constamment sous le matelas. La grogne se fait sentir car les avenues sont bouchées, surtout par l’absence de stratégie politique. Comme si le PQ croyait que la simple gouverne ramenait les bonnes graces. Comme si le simple écoulement du temps permet de ramener l’intérêt au pays. Quelle abération et quel mensonge !!

Les lendemains de veille seront douleureux au PQ et j’ai peur qu’il faudra attendre au prochain scrutin pour en voir les conséquences. À moins que la division du vote soit l’option envisagée par le PQ, ce qui témoigne de la faiblesse et le peu de confiance de ce gouvernement.

Madame Legault
Votre contentieux avec le PQ est sans aucun doute très lourd. Bien sûr les chiffres sont là : Mme Marois et son gouvernement n’ont pas la faveur du public. Et c’est très facile pour vous, avec la compétence qui vous est reconnue comme analyste politique, de renchérir sur les déboires du principal parti politique qui s’est donné comme mission l’atteinte de l’indépendance du Québec. En tant que souverainiste convaincue, nul doute que votre influence sur l’opinion publique, surtout celle des souverainistes, a un impact important. Mais honnêtement là, ne pourriez-vous pas aller un peu plus loin que reconnaître du bout des lèvres que l’équipe Marois est constituée de gens compétents et talentueux ? Ne pourriez-vous pas aussi faire une liste des bons coups du gouvernement Marois ? Car il y en a, le dernier en date étant le succès de la bataille que Jean-François Lisée a livrée pour conserver ici le siège social de l’OACI ? Comme Pascale Berthiaume l’a dit poliment : get over it. Pour paraphraser Robert Bourassa, les intérêts supérieurs de l’État passent avant tout. Pour paraphraser Justin Trudeau, mettons les vieilles chicanes de côté. Il sera toujours temps de laver notre linge sale en famille, et comme les Italiens, occupons-nous de la famille d’abord.

« …le succès de la bataille que Jean-François Lisée a livrée pour conserver ici le siège social de l’OACI ? » (sic)

Vous avez commodément « omis » de mentionner que notre gouvernement fédéral à Ottawa a été un joueur MAJEUR dans ce dossier tout comme la Ville de Montréal.

Lisée tente bien de s’en attribuer le mérite en entier mais il n’a été qu’un pion dans l’échiquier (mondial).

Madame Legault,

Vous êtes bien bonne de faire paraître les messages de ceux et celles qui n’aiment pas le message et tirent sur la messagère. Les attaques personnelles à votre endroit me paraissent complètement déplacées. Il est évident que le PQ a recours à ses disciples (parfois rétribués) pour surveiller le Web et riposter à toute critique à son endroit. Tous les partis organisés le font, et le PQ n’y échappe pas. Cependant, ses disciples devraient se dispenser de tomber dans les attaques personnelles, car ils ne rendent pas leur parti attrayant, loin s’en faut. Je suis choquée des propos qu’on peut lire ici. Non pas que je nie le droit de répondre à une analyse politique qu’on ne partage pas, mais les attaques personnelles déconsidèrent à la fois la personne qui les profère et les arguments qu’elle présente pour défendre son point de vue.

Les orientations de ce gouvernement doivent être revisitées.

Retourner au centre gauche dans le sens aussi que tout centre gauche est lié à un contexte sociopolitique, une époque donnée. Les gouvernements Lesage et Bourassa de 1970-1974 se déterminent comme plus de centre gauche que le gouvernement Marois d’aujourd’hui! La création de l’assurance santé de C.Castonguay a laissé sa marque malgré le revers inqualifiable de l’après Octobre et coup de la B’rinks des libéraux. Surtout le gouvernement Lesage en sortant le Québec de l’héritage intégral de l’Acte d’Union de 1840 transmué dans la confédération de 1867 a été de centre gauche comme le premier gouvernement Lévesque dont la loi 101 a été la pierre cardinale. Évidemment que le gouvernement Marois est minoritaire cela n’explique pas tout de même cette approche timide devant l’opposition sans mordant offrant une pointe de tarte de politique linguistique
(loi 14 in mémoriam) face à une opposition qui n’attendait que ça puisque caquistes et libéraux rêvent d’un Québec bilingue nourri par la déception libéralo-caquiste d’être né francophone plutôt qu’anglophone ce qui se devine par cette force de ressentiment contre un Québec français. Voir ce gouvernement répondre positivement en début de mandat aux injonctions d’une Françoise Bertrand du milieu des affaires qui ne pense qu’aux affaires libérales n’a pu que décevoir tout cet électorat prêt à donner une dernière chance au PQ afin qu’il puisse ressembler à celui de 1976.

Pas de gouvernement péquiste de centre gauche donc pas de gouvernement. Pourquoi? Parce que l’Amérique du Sud entre la gauche de Chavez et le centre gauche de Lula au Vénézuela comme au Brézil a rappelé que c’est la gauche nationaliste qui redonne une fierté aux peuples et qui procure l’indépendance aux nations. Politique minière de nationalisation partielle ou intégrale, cap sur des dividendes pour les nations pas seulement pour les entreprises. Parier sur le seul Québec des affaires privées selon le gouvernement péquiste c’est faire fausse route puisque l’économie actuelle est apatride à part que pour les grands centres comme les É.U et la Chine quoique encore le capitalisme financier n’a plus de visage.

Quant à P.Marois sa décision de quitter ses fonctions en août nous épargnerait un second gouvernement libéral déplorable en laissant sa place à quelqu’un d’autre au PQ capable au moins de gouverner. Mme Marois pourrait rester p.m le temps d’un congrès rapide à la chefferie comme cela fut fait pour l’Ontario. Il faudra si le PQ veut se maintenir comme parti qu’il accepte point cardinal une proportionnelle partielle afin de conclure au moins des arrangements avec O.N sinon à la limite avec QS. En ce qui me regarde Option nationale est la voie d’avenir car nous pouvons penser facilement que J.M.Aussant même dépourvu d’expérience ministérielle qui n’est pas un critère totalitaire à ce que je sache ferait un premier ministre décisionnel davantage que P.Marois. Je ne fais pas exprès pour être d’accord avec Mme Legault, il apparaît que le leadership de P.Marois est vraiment défaillant et improvisé. Pour le PQ même au centre droit avec J.F.Lisée cela ferait un p.m avec plus de mordant malgré mes réserves envers celui ci tout comme B.Drainville au centre, centre gauche ferait aussi mieux.

Osons le dire selon la liberté d’expression, Pauline Marois pourrait laisser la place à quelqu’un d’autre. Gager sur la Commission Charbonneau pour noircir à mort les libéraux n’est qu’un pari pascalien parce que la commissaire n’est pas là expressément pour faire la propagande du gouvernement actuel qui ne l’a pas nommé à ce poste de toute façon. En fait, P.Marois comme F.Legault pourraient donner la victoire aux libéraux de P.Couillard.
Nous pouvons nous douter que J.Duchesneau serait plus crédible pour la CAQ tout comme un autre p.m au PQ. Et ce n’est pas qu’affaire de sondages.

Peut-on également avancer comme hypothèse un style de 1º gouvernance féminine au Québec sans pour autant négliger une autre variable: l’atteinte par Mme Marois de son « niveau d’incompétence » qui rejoint le « syndrome » évoqué par Josée Legault dans cet article… De méchantes langues ajouteront sans doute que les Québécois « ne savent pas ce qu’ils veulent… » à moins que la convergence nationale annoncée en fin de semaine soit plus durable que le temps des sucres !

C’est malheureux , puisque l’histoire nous rappellera que la première femme comme première ministre ce fut un fiasco. Pauvre mémé.

M. ou Mme Chsfl y va trop vite et fort avec l’idée que Mme Marois serait un fiasco. Au contraire, elle se tire assez bien d’affaire, dans les circonstances du PQ minoritaire.