Penser l’après-Copenhague

Bon, ce n’est pas pour vous déprimer, maintenant que Copenhague a accouché d’une souris. Au moins, on a une souris. Ç’aurait pu être pire.

Un avertissement
Un avertissement

Un des principaux instruments de réduction des émissions est le système des bourses de carbone. Il s’agit d’utiliser les forces du marché pour créer un cercle vertueux vers une réduction des émissions. Mais si le marché réussissait à dévoyer le système et à en profiter sans donner les résultats escomptés.

L’activiste et documentariste Annie Leonard résume dans ce dessin animé les dérives possibles du Cap and Trade. On peut voir ses autres dessins animés, dont The Story of Stuff, ici.

(Merci à l’alertinternaute Erick Frappier
pour ce signalement.
)

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14 commentaires
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Comment aider les terriens de la manière la plus inefficace et dispendieuse possible : se concentrer directement sur la diminution de la concentration de C02 (ce que les alarmistes climatiques auraient souhaité) :

http://www.youtube.com/watch?v=u1Pj6uWTgXM

Heureusement que Copenhague a accouché d’un souriceau ! Sinon, elle aurait accouché d’un monstre : elle aurait accouché d’un investissement qui aurait plus tard été jugé parmi les pires que l’humanité aurait pu faire : extremely little bang for the buck, alors qu’investir des sommes identiques ailleurs soulagerait énormément plus de misère dans le monde.

Les autres parties du documentaire d’hier sont disponibles ici :

http://climateaudit.org/2009/12/20/fox-news-9-p-m/

La plupart des activistes « verts » sont d’anciens marxistes-léninistes sans emploi, vu l’impopularité de leur option, qui ont dû se convertir dans un autre domaine pour pouvoir survivre d’où probablement votre propension à les aduler.

Pas besoin d’immenses organisations avec de lourdes structures pour adhérer à l’écologisme. Quelques gestes très simples et individuels connus de tous suffisent très largement mais votre passé socialo-collectiviste où la structurite et la technocratie l’emportent sur le pratique vous impose cette approche plutôt balourde et écrasante.

D’ailleurs, qu’avons-nous fait collectivement au Québec pour « verdir » notre dossier? Hein? RIEN! Absolument RIEN et on donne des leçons aux autres…

Je vous invite à lire cet article très éclairé sur nos « réalisations écologiques » et vous pourriez également compléter votre apprentissage en lisant « Le mythe du Québec vert »:

http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200912/21/01-932875-notre-arrogance.php

Extrait: Il y a un domaine où nous aurions pu faire concrètement notre part pour réduire les émissions de GES: le transport routier. Comment avons-nous manifesté notre souci écologique? On compte aujourd’hui sur les routes du Québec 390 000 véhicules de promenade de plus qu’il y a cinq ans. Depuis 1990, les émissions de GES provenant du transport routier ont augmenté de 37%.

@Francois 1: André Pratte, comme d’habitude, ne voit qu’une partie de la « game »[1]. Pourtant, le gouvernement Charest a eu sa part de critique à Copenhague:

http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2009/12/17/005-turcot-coalition.shtml

Christian

[1] La « game » était de mettre de la pression sur le gouvernement Harper lors du sommet par l’attribution de plusieurs prix à différents chefs provinciaux:

http://www.equiterre.info/site/copenhague/2009/12/16/des-gestes-de-leadership-climatique-font-lobjet-deloges-a-copenhague/

Puisque le dossier des changements climatiques devient de plus en plus un système de croyances et que les arguments de part et d’autre méritent une écoute, certains points de vue ne passent pas.

Ainsi lorsque le presse eut rapporté que les « pets » des vaches faisaient augmenter le CO2 dansgereusement, j’ai eu comme réflexion que c’était ridicule.

Puis la frauduleuse « bourse du carbone » autrement dit je te vends mon pourcentage de pollution.

À titre individuel, j’ai décidé de passer de 3 paquets de cigarettes par jour à un paquet, soit une diminution de 33 et 1/3%. J’avais prévu de diminuer de 33 et 1/3% mais j’ai fait plus. Donc j’ai 33 et 1/3% à vendre. L’an prochain j’arrêterai complètement et donc j’aurai 66 et 2/3% à vendre. Puis il y a les sacs de provision dont l’utilisation a été coupé à zéro. Donc j’ai 100% de cette diminution à vendre. Je m’inscrirai donc à cette bourse du carbone….ah non c’est juste pour les corporations et les gouvernements….non non. non comme c’est ridicule mon plan….mais c’est comme la bourse du carbone, un permis pour polluer finalement.

Wow les moteurs! le monde quitte les croyances, on s’embarquera pas dans autre chose. Un sentiment, une impression, « pis » le bateau dont les péripéties entretiennent parce que la technologie lui permet de se déprendre des glaces.
Somme-nous rendus à ce point aseptisés qu’il faille croire la science qui rejette « The forbidden archeology » et même la physique quantique pour se sentir correct parce que tout le monde a décidé de croire une chose par rapport à l’autre.
Ou sommes-nous au point de bascule?….en tout cas moi les « pets » des vaches ça ne m’impressionne pas.

The Story of Stuff, c’est probablement le vidéo le plus ridicule jamais produits par des gauchistes.

Le rebuttal, très percutant, peut être vu ici:

http://www.youtube.com/watch?v=c5uJgG05xUY

Les gens qui pensent que la conférence de Copenhague est une rencontre ayant pour thème l’environnement et non pas le socialisme devront réviser leur position.

De passage à Copenhague, Hugo Chavez a profité de l’occasion pour s’adresser aux délégués présents pour cette conférence. Dans son allocution, le président vénézuélien a déclaré que le capitalisme menait en enfer et, en s’appuyant sur des citations de Karl Marx et Jésus Christ, Chavez a conclu son discours en affirmant que seul le socialisme pouvait sauver le monde.

Réaction des délégués venus entendre le discours ? Une ovation debout !

Quand une assemblée de réchauffistes ovationne le leader maximo d’une pétro-économie détenant les plus importantes réserves mondiales de sable bitumineux simplement parce qu’il a affirmé que le socialisme devrait remplacer le capitalisme, il ne fait plus de doute que l’enjeu de cette conférence n’est pas le réchauffement de la planète, mais la destruction du capitalisme.

Fait intéressant, pour produire 1000$ de PIB, le Canada dégage 0,73 tonne de CO2. Pour la même production, le Venezuela dégage 1,04 tonne de CO2. La Corée du Nord, un autre paradis socialiste, fait osciller la balance à 4,61 tonnes de CO2 par tranche de 1000$ de PIB.

Parions que les chercheurs de l’Université d’East Anglia ont entre les mains une étude qui démontre que le CO2 socialiste est moins dommageable que le CO2 capitaliste…

@ Christian:

Z’avez lu l’article de Pratte du lien que j’ai fourni? C’est exactement ce que Pratte affirme: le Québec n’a ABSOLUMENT RIEN FAIT pour l’écologie. Plutôt le contraire (il envisage d’exploiter des puits de pétrole en Gaspésie si c’est viable économiquement, comme l’Alberta quoi!) et il vent se péter les bretelles à Copenhague!!!

Une vraie joke!

Le Québec a été favorisé par le hasard en pouvant exploiter sur son territoire l’hydro-électricité point c’est tout!

Le Québec vert est un mythe!!!

La pollution c’est comme la prostitution le fait de la légaliser avec des bourses à la Dion C20 on l’augmente , car légaliser le mal accentue le mal et ne le diminue pas , pensons simplement à la légalisation du jeu au Québec et à la légalisation de dizaine d’autres aberrations

« Il y a un domaine où nous aurions pu faire concrètement notre part pour réduire les émissions de GES: le transport routier. Comment avons-nous manifesté notre souci écologique? On compte aujourd’hui sur les routes du Québec 390 000 véhicules de promenade de plus qu’il y a cinq ans. Depuis 1990, les émissions de GES provenant du transport routier ont augmenté de 37% »

Quel cretin ce Pratte…je vais faire mon argumentaire a la David Gagnon……Tu devrais voir ca comme une bonne chose qu’il y ait 390,000 vehicules de plus sur nos routes ca signifie que le Quebec s’enrichit

Perso je serais curieux de s’avoir combien de personnes depuis 5 ans ont eu plus de 18 ans ou combien de personnes pouvais conduire

« Plutôt le contraire (il envisage d’exploiter des puits de pétrole en Gaspésie si c’est viable économiquement, comme l’Alberta quoi!) et il vent se péter les bretelles à Copenhague »

woooo…le Quebec a PAS de sables bitumineux..grosse difference…exploiter les gisements de petrole ok c’est necessaire…mais scrapper autant d’eau pour recueillir du petrole est une aberration

Les drettistes veulent nous faire comprendre qu’il y a une difference entre rechauffement et pollution et que le 1er est normal et que le 2e l’est pas…je veut bien mais quand les conservateurs sont au pouvoir comment ca se fait qu’ils font jamais d’efforts ou depense d’argent pour contrer la pollution??

A force de voir leur laisser aller en environnement et a toujours prioriser le dieu Dollar ils perdentnt leur credibilitee….a quoi bon avor des soulierz avec des lumieres dans les talons si l’air et l’eau et les terres sont contaminees

«La plupart des activistes “verts” sont d’anciens marxistes-léninistes sans emploi,(…)» >> François1
– – – – – – –

«La plupart de (suivi d’un plur.) : le plus grand nombre de.» Dict. Robert

On peut avoir 10 noms parmi la grande majorité de ces «anciens», sur les millions de « verts » au Canada, avec les preuves ?

Un ami se méfiant du système de « cap and trade » (« plafonnement et échange »?) comme solution aux problèmes des émissions de CO2 et du réchauffement climatique m’a fait suivre « The Story of Cap and Trade » de Annie Leonard (qui a fait avant The story of stuff). Je ne suis pas un expert du dossier mais il y a tout de même un certain nombre de trucs qui m’ont accroché dans ce petit film… et je n’ai pu m’empêcher de pondre quelque chose comme une réplique, ou une critique du film. Trouvant le débat et les questions intéressantes, je partage ça ici.
Prenez note que c’est un peu brut comme écriture et argumentation… excusez notamment la non-traduction de plusieurs termes.

1. Associer Enron et Goldman sachs à cette idée me semble essentiellement démagogique. Il n’y pas d’arguments pour dire en quoi ce serait « mal » que ces gars-là touchent ça : ce sont essentiellement des épouvantails qu’on agite (« si ces enfoirés-là sont en faveur, ça peut juste être MAL! »). Enron était un broker et un fournisseur d’énergie(surtout électricité et gaz) moins polluante que le pétrole. Elle aurait en effet pu profiter d’un tel système puisque celui-ci aurait engendré une hausse de la demande du bien et des services qu’elle vendait. Je ne vois donc pas ce qu’il y a de si terrible à ce que les intérêts de feu-Enron aient pu aller main dans la main avec la lutte pour le contrôle des émissions de CO2… C’est même un peu ça l’essentiel du système : au lieu d’imposer une taxe ou une interdiction qui contraint le marché ou agit de manière coercitive sur les acteurs économiques, on utilise des mécanismes de marché pour harnacher la puissance de l’économie de marché (qui peut être extrêmement destructive si non contrôlée) et la faire travailler dans le sens du climat.

2. En quoi une bulle spéculative de carbone est-elle inévitable et en quoi serait-elle nocive? Le film dit que cette bulle pourrait tout emporter! Je ne comprends pas pourquoi et c’est seulement évoqué dans le film sans aucun argument pour l’expliquer.
a. Devait-il y avoir une bulle spéculative de carbone que cela signifierait que les permis d’émissions sont extrêmement dispendieux : ça voudrait donc dire qu’il y aurait une grosse pression à la baisse sur les émissions de CO2…
b. Pour ce qui est de l’éclatement de la bulle qui pourrait tout emporter : 1) après le crash de 1929 et les réformes subséquentes, à ma connaissance, il a fallu attendre la déréglementation et les années 1980 pour voir des crashs boursiers substantiels (le black monday de 1987), des scandales financiers (savings and loan) et des bulles spéculatives éclater (dot.com autour de 2000). Il est donc possible d’éviter de tels emportements. Les perspectives de re-réglementation des marchés financiers ne sont peut-être pas aussi roses qu’on le souhaiterait mais le contexte est néanmoins plus favorable qu’il ne l’a été depuis plusieurs dizaines d’années.
c. Surtout… comment pourrait éclater une bulle de carbone étant donné qu’année après année, le plafond doit diminuer? Une bulle éclate quand il devient évident que les prix sont beaucoup trop élevés par rapport à la demande réelle. À moins que le système s’effondre, la valeur « réelle » ne peut qu’augmenter au fur et à mesure de l’abaissement du plafond.

3. C’est très « cute » et moralement fondé de dire que les pollueurs devraient payer pour les permis… mais dans le vrai monde, celui qui est aussi cruel et absurde, n’importe quelle solution de politique doit être conçue en gardant l’œil sur sa chance d’être effectivement implantée. C’est le genre de truc qui faisait dire à Obama qu’un « single-payer health care system » serait probablement la meilleure solution, mais qu’étant donné le contexte américain, il fallait se contenter d’autres formes de solution qui ont plus de chances d’être implantées. Dans le contexte américain, s’entêter à vouloir implanter un système de santé entièrement public, ce serait la meilleure façon de s’assurer que le statu quo reste en place. Quand les acteurs politiques ont à choisir parmi diverses solutions de politiques pour régler un problème quelconque, la faisabilité politique (le capital politique qu’ils en retireront, la capacité à contourner ou vaincre l’opposition, la capacité à créer une coalition d’intérêts) est toujours un facteur important de la décision. Il y a tout un courant de recherche là-dessus en science politique.

4. Que ça n’ait pas fonctionné en Europe ne contredit en rien l’efficacité du système. Ce qui est arrivé en Europe (tel qu’expliqué dans le petit onglet de FAQ « What happened in Europe?) est entièrement conforme à ce que dit la règle de base de l’économie : une offre trop importante amène une baisse des prix. Si on veut que le système fasse diminuer davantage les émissions, il suffit d’abaisser le « cap ». En faisant ainsi diminuer la quantité, le prix devrait normalement s’ajuster à la hausse. Pour ce qui est de refiler la facture au consommateur, peu importe le moyen, c’est malheureusement ce qui va arriver de toute façon.

5. Le truc de dire que les entreprises peuvent utiliser des « scams » pour prétendre réduire leurs émissions sans vraiment le faire, c’est faire une règle à partir de cas d’exception. La dynamique générale du système est d’associer un coût négatif aux émissions de CO2, incitant du coup les acteurs économiques a) à limiter au maximum leurs émissions pour éviter ce coût et b) à trouver de nouvelles façons de faire et des solutions innovatrices (technologie, matériaux alternatifs, etc.) qui permettent de réduire ou éliminer le besoin d’émettre du CO2. Autrement dit, ça va favoriser la recherche-innovation technologique et économique à aller AUSSI dans le sens de moins de CO2. Je suis loin d’être un de ces clowns qui pensent que ça suffit pour faire en sorte que tout le monde marchera droit, mais je suis d’avis que l’effet macro sera tout de même à la réduction des émissions. Tout le monde ne peut pas juste tricher et trouver des scams. Aussi, pour un sacré paquet d’acteurs/industries, des solutions honnêtes (choisir une autre technologie légèrement plus couteuse) seront bien souvent plus simples d’accès et plus facile à implanter que de concevoir de complexes scams. En langage économique, on pourrait dire qu’il y a un coût réel et un risque (se faire pogner, être l’objet d’une campagne médiatique, amende, etc. Or, un risque, pour une entreprise, c’est un coût…) à tenter des solutions malhonnêtes ou non conformes à l’esprit du système de cap’n’trade.
En plus, on peut penser qu’au fur et à mesure que des scams seront mis au jour, ils seront vraisemblablement interdits et on fera des ajustements en conséquence à ce qui se qualifiera pour un permis. Si les chefs d’État arrivent (un jour…) à s’entendre pour établir quelque chose comme l’accord international le plus ambitieux et multilatéral jamais conçu, je suppose qu’après, ils ne vont pas simplement se foutre du respect de sa lettre et de son esprit.

Dernier truc là-dessus : le film dit que les offsets « create incentives to creates false offsets, to cheat !». C’est un peu absurde en soi comme argument… C’est comme de dire que n’importe quel jeu qui prévoit un gain quelconque pour le vainqueur (donc pas mal tous les jeux…) est un jeu qui incite les joueurs à tricher! Formellement, c’est vrai… mais c’est un peu absurde à dire. La possibilité que des joueurs trichent tient plutôt à la rigueur avec laquelle on s’assurera que la lettre et l’esprit des règles seront respectés.

6. D’autres arguments et compléments de Paul Krugman qui répond ici à James Hansen, un climatologue respecté mentionné dans les FAQ et qui s’oppose au Cap &Trade;: http://krugman.blogs.nytimes.com/2009/12/07/unhelpful-hansen/

J’invite les visiteurs de ce blogue à lire le commentaire (12) de Simon Carreau. Je suis pas mal d’accord avec lui.

Le reste est assez peu intéressant, surtout les élucubrations de « Dr Michael Laughrea, MPhil, PhD » et d’un certain David qui cache son nom. Lire ces deux oiseaux, c’est contempler la défaite de la pensée!

Le protocole de Kyoto n’a pas tout faux, mais il est normal que Paul Krugman réponde en économiste probourse à la question de choisir ou non la Bourse (cap and trade) ou la taxe sur la production de carone. Cependant, de dire que Hansen n’est pas économiste donc qu’il ne connaît rien à la bourse est d’une débilité avancée. Krurgman se prononce sur tout à cœur de semaine sans être spécialiste en tout. Je lui souhaite de développer une plus grande ouverture d’esprit et de consulter Roubini ou Taleb d’autres de ses confrères qui eux avaient prévu la crise financière créée de toutes pièces par les voleurs de Wall Street.

Au même journal Thomas Friedman, chroniqueur au New York Times, déclare « On va donner aux gens de Wall Street le pouvoir de négocier de nouveaux « swaps/papiers commerciaux » et ça va se faire sur le dos de l’environnement cette fois-ci. Ces gens ne s’intéressent pas au réchauffement climatique, mais au rendement qu’on pourrait faire avec ce nouveau produit. »

Exemple de bourse (cap and trade)

Prenons un cas concret et imaginons que vous décidiez d’acheter une petite voiture hybride ou électrique. Vous réduisez vos émissions, mais pas celles du Canada, puisque la bourse du carbone permet à quelqu’un d’autre d’acheter un gros cylindré, plus polluant. Ainsi, le total des émissions fixé par un quota reste inchangé malgré votre geste.

Dans le système de taxe de carbone, chaque action réduisant les émissions serait récompensée. Lorsque votre voisin saura ce que vous économisez par l’achat d’un petit véhicule, il aura envie de vous imiter. La popularité des véhicules efficaces pourrait donc évincer les voitures énergivores du marché.

C’est simple, nous avons même le prix que l’on pourrait charger à la tonne de carbone, telle qu’établie par la table consultative mandatée par le gouvernement fédéral.

À la veille de Noël 2009, le Premier ministre Harper affirmait ne pas exclure la taxe sur le carbone de son radar politique. En bon «suiveux» des États-Unis, il se prépare à toute éventualité. Il est possible que le président Obama adopte cette idée plus simple pour impliquer la population dans le sauvetage de la planète plutôt que se fier à ceux qui la conduisent au bord du précipice.

Puisque dans les deux types de solution c’est le citoyen qui paiera, autant choisir la méthode la plus juste et efficace. Éliminons les boursicoteurs du portrait! Surtout que l’environnementaliste Al Gore s’est placé en conflit d’intérêts a la même bourse choisi par monsieur Charest.

Le Québec a déjà fait son lit en adoptant le projet de loi 42 qui choisit la bourse)Le Chicago Climate Exchange (CCX) qui est une filiale de l’International Continental Exchange (ICE) créée en 2000 par des banquiers internationaux dont Goldman Sachs et des compagnies pétrolières comme Shell et BP.

ICE a acheté l’International Petroleum Exchange de Londres, un marché opaque et pratiquement dérégulé sans qu’aucun registre sur les échanges ne soit tenu. Le siège social réside à Atlanta, alors que la société opère à partir de Londres sous la forme d’un centre financier «offshore». Un des associés et fondateurs, Mr. Richard Sandor est l’inventeur des produits dérivés et des droits d’émissions échangeables sur le CO2.

Goldman Sachs est le plus gros actionnaire de CCX et le numéro deux de ICE. C’est Goldman Sachs qui a lancé Al Gore dans le business des fonds spéculatifs lorsqu’en 2003, Mr. David Bloom, ancien CEO de Goldman Assets Management a constitué « General Investment Management » avec Al Gore et deux anciens associés de GS.

Devant le choix traditionnel « la bourse ou la vie » le choix est facile à faire