Pensions : la guerre des épouvantails

Le sort du programme de la Sécurité de la vieillesse (SV) a accaparé une bonne partie de la période des questions aujourd’hui, mais les échanges n’ont éclairé personne. Malheureusement.

Pressé de questions, le premier ministre Stephen Harper a été catégorique. «Je suis clair. Nous n’avons pas l’intention de couper les prestations versées aux aînés. Au contraire, on va protéger nos aînés. En même temps, nous nous assurons que le système de revenu de retraite demeure viable pour toute la population et pour les générations à venir», a-t-il dit à plusieurs reprises. Il a aussi précisé que les transferts aux particuliers ne seraient pas amputés pour éliminer le déficit.

Ce n’est pas une nouvelle. C’est ce que les conservateurs avaient promis en campagne et c’est bel et bien ce qu’ils font, comme je le disais dans un billet précédent. Mais ce que la déclaration du premier ministre confirme de façon indirecte est que ces mêmes transferts pourront être touchés plus tard et pour assurer la viabilité des programmes et des finances publiques.

En laissant croire que des réformes sont nécessaires pour assurer l’avenir du programme de la SV, le gouvernement agite cependant un épouvantail car la SV est entièrement financée par le gouvernement fédéral et ce dernier a les moyens, s’il le veut, pour faire face à la hausse des coûts prévus au cours des 20 prochaines années. En parlant de réformes sans en préciser la teneur, il inquiète inutilement les cohortes de futurs retraités qui ont planifié leur retraite en fonction des conditions en vigueur.

Mais voilà, au lieu de demander au premier ministre ce qu’il a en tête, de chercher à savoir  s’il compte modifier l’âge d’admissibilité à la SV ou d’autres dispositions et à partir de quelle année ces changements pourraient entrer en vigueur, néo-démocrates, libéraux et bloquiste ont accusé le gouvernement de vouloir réduire les prestations des retraités et de s’en prendre aux personnes âgées, semant du coup l’inquiétude chez les personnes déjà à la retraite ou sur le point de l’être.

Au lieu du débat sérieux qu’un tel enjeu mérite, les Canadiens se voient servir un dialogue de sourds.

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Harper est un stratège machavélique!
Il s’agit d’un « Red herring » et les autres partis et les médias sont tombés dans on piège.
Pendant que les opposants pourchassent cet épouvantail, les enjeux plus important comme le fait que chaque 1% de baisse d’impôt aux entreprises coûte environ $4 milliards par année au pays. Donc on pourrait éviter les coupures de $8M en augmentant ce taux de 15% à 17%.

Loin de moi d’être un supporteur de Harper mais je dois en convenir que dans ce dossier l’opposition vole bas comme des pélicans avec la gueule déjà bien remplie.

Peut être quand rabaissant le ratio indécent de 20$ que nous mettons pour 1$ qu’ils mettent dans leur régime on pourrait en donner un peu plus à tout le monde que le piêtre 6000.00$ par an comparé à leur +/- 50,000.00$
ÇA C’EST DE QUOI À S’ÉPOUMONNER SUR LA PLACE PUBLIQUE

Toujours la même rengaine, le reform dépense sans compter quand il s’agit de réaliser son agenda passéiste et revanchard, il se prive de revenus considérables en diminuant la charge fiscale des entreprises et finalement, il coupe dans le filet social, sous prétexte de manque de fonds.

Le débat actuel, à tous les niveaux, fragilise tous les retraités.Je suis retraité d’une municipalité. Je recevrai éventuellement de la régie des rentes(RRQ) et aussi la rente fédérale(SV)…du moins j’espère. J’ai planifié ma retraite en croyant aux politiques connues alors. Aujourd’hui, villes comme gouvernements provincial et fédéral remettent tout en question. Ca vaut quoi de planifier? Sur quoi s’appuyer? On veut nous rendre malade d’inquiétude? Modifier nos rentes et pensions en reniant des signatures et des promesses, c’est immoral. Ce débat est indigne,tous partis et gouvernements confondus. On veut nous faire payer pour les avantages(fiscaux et en subventions) donnés aux banques et entreprises. La politique me répugne de plus en plus…et m’insécurise.

Effectivement, bel épouvantail, on nous laisse dans une espèce de floue artistique quant aux mesures qui pourraient être/seront favorisées, car grâce aux prévisions actuarielles, nos élus connaissent depuis fort longtemps les tendances en terme de population et les gestes concrets déjà posés pour assurer cette sécurité à laquelle M.Harper fait référence.
D’autre part, j’estime que les représentants élus ont également droit à une pension juste et équitable à la hauteur des années de service rendues à la communauté. C’est pourquoi, je suggère que chacun/chacune puisse profiter de cette pension dès l’age officiel de retraite atteint, soit 65 ans pour le fédéral et 60 ans pour le provincial. Et à l’image des régimes de retraite privée, que le montant de la pension soit versé au prorata des années servies. Je ne connais aucun retraité du privé qui ait droit à une pension complète après seulement 8 ans de service… Pourquoi alors un député pourrait-il avoir droit à une retraite complète suivant 2 mandats, pour le reste de ses jours, et ce dès la fin de ces mandats? RIDICULE. Voilà une façon de récupérer et de redistribuer la richesse!

Je suis travailleur autonome.
Chaque année je mets de l’argent dans mon fonds de pension pour ma retraite. Je contribue à 100% à ma retraite. Personne d’autre n’y contribue.
Lorsque je prendrai ma retraite, mes rentes ne dépendront pas du taux de natalité ou du nombre de travailleurs versus le nombre de retraités.
Mes rentes dépendront du montant que j’ai économisé et des intérets obtenus.
Contribuer aux fonds de pensions des autres n’augmente pas la richesse de l’ensemble des travailleurs; ce que je dépose obligatoirement (par mes impots) dans le fonds de pension des fonctionnaires et des députés, c’est autant d’argent de moins que je peux mettre dans le mien. Jsous-finance mon fonds de pension en contribuant à celui des autres !!
Il est immoral que je doive contribuer au fonds de pension des autres (fonctionnaires et députés) et que les autres ne contribuent pas au mien.
Le problèmes des retraite c’est que le gouvernement a compté sur les futurs travailleurs pour les financer. C’est comme une vente pyramidale.
Selon cette pensée il faudrait ‘créer’ un nouveau baby Boom pour les financer. Et lorsque ces nouveaux baby boomer prendront leur retraite, il y aura encore un problème….mais ce ne sera que dans 65 ans !!!!

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