Pensions : le gouvernement contredit

Je le dis depuis le début. Il est trompeur de dire que la viabilité financière du programme de la Sécurité de la vieillesse (SV) soit en danger. Ce programme n’est pas financé à même une caisse autonome à laquelle cotisent employés et employeurs, ce qui est le cas avec le Régime de pensions du Canada ou la Régie des rentes du Québec. La SV est un programme financé à même les revenus généraux du gouvernement. Il ne dépend donc que du gouvernement d’en assurer la pérennité. C’est sûr que s’il veut continuer à réduire les impôts tout en se gardant une marge de manœuvre pour faire autre chose, il peut vouloir réduire certaines dépenses, dont celles de la Sécurité de la vieillesse, mais il s’agit alors d’un choix politique et non pas financier.

Le directeur parlementaire du budget (DPB) a produit aujourd’hui un rapport sur la viabilité de la SV et nos conclusions se rejoignent.

Le DPB présume que les prestations augmenteront, non seulement en nombre, mais au même rythme que l’inflation et que les revenus fédéraux représenteront toujours 15 % du Produit intérieur brut, «ce qui représente près de 2 % du PIB de moins que la moyenne des 50 dernières années». Une fois cela établi, il calcule que «les prestations aux aînés devraient passer de 15,9 cents par dollar de recettes en 2010-2011 à 19,8 cents en 2030-2031, pour ensuite redescendre graduellement à 12,8 cents par dollar de recettes d’ici 2080-2081».

Selon le DPB, on ne peut juger de la viabilité de la SV sans prendre en considération la charge fiscale qu’elle et les autres dépenses associées au programme représentent. «Cela signifie que le programme de prestations aux aînés doit être évalué dans le cadre élargi de la viabilité financière, ce qui exige que la dette du gouvernement ne croisse pas plus rapidement que l’économie», poursuit-il.

Les dernières projections à long terme du DPB, souligne-t-il, «révèlent que la situation financière du gouvernement fédéral est viable à long terme malgré la présence potentielle d’un facteur d’enrichissement qui s’ajouterait aux paiements de prestations aux aînés».

Et tous ces calculs tiennent pour acquis que les règles du programme sont les mêmes qu’aujourd’hui.

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Kevin Page, le même individu qui disait il y a quatre mois à peine que le gouvernement ne rencontrerait ses prévision de réduction du déficit? Si c’est le cas, alors oui, il faut réviser au plus vite le programme de sécurité de vieillesse, à moins que le Grèce ne soit notre modèle économique.

Mme Cornellier,

Vous êtes bien naïve! Désormais, depuis que les conservateurs sont au pouvoir, la vérité ne s’appuie plus sur des faits et la science, mais sur des perceptions et des impressions.

Mme Cornellier, la terre est plate et les américains ne sont jamais allez sur la lune, c’est une machination sioniste Hollywoodienne. Vous n’étiez pas au courant?

J’en suis convaincu, le gouvernement de Stephen Harper est un gouvernement idéologique. Il en est de même du ballon qui na été lancé concernant le programme de la SV.

Il faut comprendre que l’objectif réel de Harper n’est mi de s’assurer de santé économique du gouvernement et du pays, ni le mieux être des futures personnes âgées.

Harper se sert de la perspective démographique canadienne comme prétexte poursuivre son vrai objectif : réduire la taille et le rôle de l’État canadien. Analyser autrement les motifs de Harper et de son gouvernement est de commettre une grossière erreur et oublier que l’idéologie de droite motive les grandes réflexions de tous ces chauds partisans du mouvement du Tea Party américain.

Mais comme le PC sait qu’il ne peut afficher ouvertement son idéologie de droite, il choisit volontaire l’hypocrisie en cachant, pas toujours subtilement, ses réelles visées. Un tel processus est parmi les plus haïssables.

«Hypocrite. Celui qui, professant des vertus pour lesquelles il n’a aucun respect, en retire l’avantage d’avoir l’air d’être ce qu’il méprise.»

[Ambrose Bierce]

@SensCommunRugueux

Bien d’accord avec vous. Le pire, c’est qu’on a nous aussi un parti qui fait la même chose au Québec : la CAQ.

On peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres.

En 1970, je suis assuré uqe pein d’études prouvaient que les généreux fonds de pension que l’État a consenti aux fon-fons étaient suffisamment capitalisés et viables.

Voyez où nous en sommes aujourd’hui: obligée d’augmenter les impôts des pauvres travailleurs qui n’ont, en grande majorité, AUCUN fonds de pension pour continuer à payer ce genre de privilèges à ces ex-bureaucrates.

Il n’y a rien de mal à se donner un coussin financier plutôt que d’attendre d’être en CRISE pour réagir. Ça s’appelle de la prévoyance Madame.

Francois 1 à écrit:

On peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres.
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En effet, vous semblez bien maitriser la méthode.

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