Philippe Couillard au Festival de l’euphémisme

Un festival où l’on ne bloque pas les rues, comme durant les FrancoFolies. Non. Au Festival de l’euphémisme, on «réoriente le trafic» ! Un billet humoristique de Mathieu Charlebois.

Photo: Clement Allard/La presse canadienne
Photo: Clement Allard / La Presse Canadienne

PolitiqueIl y a ceux qui croient qu’on doit appeler un chat, un chat. Philippe Couillard, lui, croit qu’il vaut mieux parler d’un assemblage organique recouvert de poil.

De la même façon, notre premier ministre préfère parler de «rigueur budgétaire» plutôt que d’austérité. La différence ? L’austérité implique des coupes budgétaires qui font mal, des services publics réduits et des acquis sociaux malmenés. La «rigueur budgétaire», c’est la même chose, mais ça paraît mieux.

«Moi, a aussi déclaré Philippe Couillard, je dirais que plutôt que l’austérité, on veut être le gouvernement de la vérité et de la réalité.»

Bienvenue au grand Festival de l’euphémisme ! Un festival où l’on ne bloque pas les rues, comme durant les FrancoFolies. Non. Au Festival de l’euphémisme, on «réoriente le trafic».

Mais le problème avec les euphémismes, c’est qu’ils ne changent pas la réalité : ils ne font que la renommer.

Steve-Kevin peut bien aller faire changer légalement son nom pour Jean-Didier, ça ne lui enlèvera pas sa coupe Longueuil. On aura bien beau le présenter comme «un long métrage mettant à l’écran le talent des plus grandes vedettes du monde artistique québécois», ça ne changera rien au fait qu’on parle du film Hot Dog.

Et après, ce sera quoi ? On parlera du CUSM comme d’un projet pour lequel on a payé le «juste prix» ? Oups. Trop tard.

* * *

À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue maintenant sur la politique avec un regard humoristique. Il est aussi chroniqueur musique pour le magazine L’actualité depuis 2011 et collabore au webmagazine culturel Ma mère était hipster, en plus d’avoir participé à de nombreux projets radio, dont Bande à part (à Radio-Canada) et Dans le champ lexical (à CIBL). On peut le suivre sur Twitter : @OursMathieu.

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4 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Très bon petit texte. Mais la question : pourquoi les euphémismes? Parce que notre société carbure aux euphémismes. On nous parle des garderies à 7$ par jour par enfant alors qu’elles en coûtent 58$ à la société! Certains nous parlent de l’hôpital gratuit! Sûrement les mêmes qui n’ont jamais regardé leur « talon » de paie, ils verraient que l’hôpital, ici, est tout, sauf gratuit! Etc. Etc. C’est triste, mais comme peuple on manque de maturité économique, alors comme à des enfants on leur dit que les épinards rendent forts comme Popeye, même si c’est indigeste…

« Sûrement les mêmes qui n’ont jamais regardé leur « talon » de paie… » (sic)

Ces québécois qui nous parlent de gratuité à tort et à travers font partie du 45% des Québécois QUI NE PAIENT AUCUN IMPÔT.

Donc, ils ne voient jamais de « talon de paie »!!!

C’est l’héritage que les gauchisto-socialistes veulent léguer à nos enfants et à nos petits-enfants.

Impossible de gouverner avec tous ces journalistes qui décortiquent les intentions des politiciens à la seconde près. Laissons le temps faire son oeuvre.

Appeler ça comme vous voulez ce ne sont que des mots et il ne faut pas s’attendre à grand chose , déjà il a ajouté trois ministre avec limo,20 adjoint parlementaires qui gagne 25% de plus que les députés confirmer des postes à un groupe d’ancien de Charest en plus il a annuler la hausse des garderies et il se sont planter en annonçant un. Moratoire et sont revenue sur leurs décision deux jours plus tard
Wow