Pierre Karl Péladeau et les hommes-lézards

Mais qui est donc Pierre Karl Péladeau ? C’est simple : PKP est qui vous voulez.

PolitiqueLa course à la chefferie du Parti québécois (PQ) est maintenant terminée. Quoique… course… Peut-on vraiment parler de course quand un concurrent roule en voiture, pendant que trois autres joggent derrière et qu’un autre cherche en vain les fonds pour s’acheter un tricycle ?

Qu’à cela ne tienne, les dernières semaines ont quand même permis au PQ de brasser des idées. Au-delà du sempiternel débat sur le référendum — que certains étaient à deux doigts de promettre de façon rétroactive pour prouver leur empressement —, nous avons pu apprendre quelques trucs intéressants.

Avec Alexandre Cloutier, on a appris qu’on pouvait encore se faire qualifier de «jeune» quand on a 37 ans, dont huit passées à l’Assemblée nationale.

Avec Pierre Céré, on a appris le mot «praxis». Reste à réussir à le placer dans une conversation.

Adieu, Pierre. Plusieurs ont hâte de voter pour toi… chez Québec solidaire. (Gif réalisé par André Péloquin)

Avec Pierre Karl Péladeau, on a appris que les mots qui se terminent en «eur» se prononcent en fait «euWr».

On a aussi appris à être magnanime, comme Martine Ouellet, qui a annoncé qu’une fois élue, elle se voyait bien «reccréer le tandem Parizeau-Bouchard» avec Péladeau dans le rôle de Lucien Bouchard.

Sa générosité m’inspire. J’annonce donc aujourd’hui que quand je vais être chanteur et guitariste des Beatles, je vais inviter Paul McCartney à écrire des chansons avec moi.

Comme le disait Jean-François Lisée — avant de quitter la course et de devenir si discret que vous venez sans doute de demander à votre conjoint «Lisée, y’es-tu mort ?»… comme on le fait en entendant le nom d’une vieille comédienne qu’on n’a plus vue à la télévision depuis un moment —, le PQ va vivre son moment Pierre Karl Péladeau.

Mais qui est Pierre Karl Péladeau ? C’est simple : PKP est qui vous voulez.

Si vous demandez à Paul Piché, PKP est l’occasion pour les gauchistes de renouveler leur «stock» de pince-nez et d’aller voter pour La Cause™.

Mais ont-ils vraiment besoin de se forcer, les gauchistes ? Parce que selon la femme politique et auteure Andrée Ferretti, PKP est un homme de gauche.

Pour l’auteur et comédien Stéphane E. Roy, la meilleure raison de voter PKP, c’est qu’«Ils» ont peur de lui.

«Ils», ce sont les méchants, les fédéralistes, les puissants, les gens qui contrôlent les médias ; ceux qui tapent probablement ce texte à ma place en ce moment, comme Patrick Swayze dans la scène de poterie de Mon fantôme d’amour.

Oubliez son programme ou son talent d’orateur (ça ne devrait pas être trop difficile) : PKP fait peur, et c’est sa principale force, selon ses beaucoup de ses partisans.

Chaque article, chaque chronique soulignant ses failles est pour eux la preuve d’une grande manœuvre qui vise à étouffer la vérité qu’est PKP. Chaque argument lancé contre PKP est automatiquement repris par ses partisans comme la preuve qu’il est parfait.

C’est simple : Pierre Karl Péladeau est une théorie du complot.

On ne peut pas le déboulonner devant ses supporteurs, tout comme on n’arrivera jamais à convaincre @ThrutIsOutThere sur Twitter que nous ne sommes pas contrôlés par une race d’hommes-lézards. Au mieux, on va nous soupçonner d’être de mèche avec les hommes-lézards.

Il ne reste donc qu’à souhaiter au PQ un bon moment Pierre Karl Péladeau.

Pendant ce temps, moi qui ai mes doutes sur l’homme, je vais retourner me cacher sous mon lit, tremblant et apeuré, en attendant que mes maîtres me disent quoi écrire.

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bien dit, fédéralistes ayez peur, bien peur. Souverainistes ayez confiance bien confiance.

Franchement, le doute qu’on peut avoir sur P.K.P sur la question de sa préférence pour la droite libérale économique sans respect plausible de la gauche sociale ou de la réalité profonde de son véritablement engagement pour la souveraineté plutôt que pour l’économie. Le précédent décrocheur de la souveraineté F.Legault faisant douter.

N’empêche pas de procurer le bénéfice de la sincérité au candidat au poste de chef de parti, de laisser sa chance au coureur. De lui permettre d’apprendre la politique, de considérer que pour une fois qu’il y a un candidat qui sort du carriérisme politique genre J.Charest qui est sorti de l’état de politicien seulement il y a trois ans.

C’est qu’entre le doute sur lui et sa diabolisation, le pas se franchit rapidement sur le dos de Péladeau lorsqu’on sait que La Presse et ses nombreux sous traitants provenant des milieux libéraux comme les acheteurs des journaux Gesca produisent une presse anti nationale au contenu idéologique à un point tel que même Le pseudo journal indépendant Le Devoir finit par se perdre dans cette presse de désinformation.

Partout dans le monde, il a été reconnu à quoi ressemble la presse, les médias: des entreprises de décervelage, du maintien de l’ordre social et c’est bien éprouvé ici au Québec depuis notamment le PQ de R.Lévesque jusqu’à l’état actuel de la question nationale bien éprouvée par un PQ paralysé depuis 1995 mais tout autant par ces médias dominants nécrophages du propre avenir du Québec francophone! La souveraineté est possiblement utopique, pire paradoxalement encore lorsque l’amélioration de la condition du Québec dans le Canada n’est même plus envisageable non plus, lorsque le Québec est dénué d’horizon, on se voit mal alors suivre allègrement des journalistes et leurs chroniques exclusivement sarcastiques et cyniques! On n’en n’a rien à foutre! Parce que finalement, votre horizon médiatique c’est une coquille vide ou de propagande à variable cynique. Totalement stérile contre une petite nation comme la nôtre qui mérite des nouvelles générations de journalistes un peu plus de vision, de rappel de cette génération de dirigeants sous René Lévesque premier ministre entre 1976 et 1981 qui étaient pourvues de convictions et qui ont voulus améliorer le Québec!

Les journalistes en majorité pas tellement plus populaires que les vendeurs de voitures usagées.

Avant de savoir si Péladeau est un second Legault, voire un Couillard néo-néolibéral à outrance ou nul en politique comme P.Marois, etc..

Donnez y quelques chances!

« Partout dans le monde, il a été reconnu à quoi ressemble la presse, les médias: des entreprises de décervelage »
Je vous pose ainsi une question: qu’est-ce qui distingue Gesca de Québecor? rien, sauf, selon votre logique, leur maîtres.

Ah? Bon? Il y a un des Desmarais qui se présente à la chefferie d’un parti politique au Québec?

Savais pas…

Z’avez des détails là-dessus?

OUUUUHHHH!!! PKP fait peur comme le Bonhomme sept heures fait peur aux bambins. Point.

Tous les débats que le Parti Québécor a refusé de faire pendant la course à la chefferie (quand on pense qu’ils se prétendent un parti d’idées et de débats!!!), eh bien, ils se feront mais à un niveau plus élevé et on verra alors combien vide est cette cruche qui leur sert de sauveur du moment.

D’ailleurs, le dernier sondage qui donnait les Libéraux toujours majoritaires s’est fait alors qu’il était évident que PKP serait chef du Parti Québécor.

Bien dit François Premier.
Nous avons bien hâte de voir le chef de la deuxième opposition « s’exprimer » en chambre.

« on verra alors combien vide est cette cruche qui leur sert de sauveur du moment »

Un autre grand commentaire dépourvu de rigueur. Le jour où vous n’écrirez plus ici on ne s’ennuiera certainement pas de votre présence.

Mon cher François, le bon Dieu se présenterait comme chef du P.Q. que pour toi se serait encore du caca. Ton bateau penche toujours du même coté, un jour il va chaviré.

François 1,
PKP fait peur et je suis étonné que vous qui avez toujours
une référence ou une autre à nous proposer,
ne vous souvenez pas de la une des journeaux du ROC
lors de sa mise en candidature à St-Jérome

Sérieusement Monsieur Grégoire, vous le prenez VRAIMENT au sérieux, lui qui représente TOUT ce qu’a détesté et maudit les séparatistes gauchistes de votre trempe depuis des lustres?

Ne me dites pas que vous aussi vous avez vendu votre âme à PQP. Je serais déçu…

Tiens…un exemple d’incongruité parmi des dizaines d’autres (et il n’a que quelques mois à son actif…imaginez 4 ans!!!): l’avez-vous cru lorsqu’il nous a déclamé sans rire qu’il n’était pas au courant de la vente d’Archambault et qu’il l’avait appris en même temps que nous tous?

Chantal Hébert: « Y’a pas de réponse autre que de se départir d’un empire médiatique quand on devient chef de parti ou premier ministre. Pas besoin de passer un test de personnalité pour savoir si on est fin ou pas fin. Moi, je suis journaliste politique et je n’écrirais pas pour une entreprise de presse sur la politique dont le propriétaire est le chef d’un parti. C’est même pas le jour où il est premier ministre. C’est une situation impossible dans un environnement où c’est déjà difficile pour les journalistes de durer – parce qu’on est dans un marché précaire – l’idée que quelqu’un va se sentir libre d’écrire sur quelqu’un qui est chef d’un parti qui est aussi le propriétaire de son entreprise et donc, son boss, moi, je crois pas à ça. »

Entre le parti Québécor et le parti libéral des marais vaseux, le choix n’est pas trop douloureux. Une partie de la rive sud a beau être assise sur la mer de Champlain, il y a le fleuve tout à côté et il est temps que les Québécois montrent comment ils sont habiles à pagayer, dans leur intérêt commun autant que possible. Vive le parti Québécor !

Les péquistes sont devenus des opportunistes de bas étage.

Il est rendu où le parti des idées et des débats? PKP a refusé net tout débat d’une quelconque envergure que ce soit (il a même acheté le silence de Drainville et de Lisée!) et personne au Parti Québécor n’a d’idée de la façon dont il compte s’y prendre pour faire la séparation. PERSONNE!!!

Ils s’apprêtent à élire comme leur cheuf celui-là même qu’ils qualifiaient de « pire employeur du Québec » il y a à peine quelques mois. On se demande bien où se terre le SPQ Libre et les grands penseurs de gauche de ce parti là.

PKP est la principale raison de leur terrible et épouvantable déculottée aux dernières élections et ils s’apprêtent à le couronner… Allôôôô!!!

Les Libéraux s’en frottent les mains…

La poule en charge du poulailler, craignant que la belette ne dévore ses œufs engagea le renard comme chef de la sécurité du poulailler. PKP chef d’un parti dont la base historique est le travailleur syndiqué, réveillez moi, j’hallucine.
De toute façon le PQ n’est plus le PQ depuis longtemps, soit depuis que les transfuges de l’organisation de l’union nationale ont pris le contrôle de l’organisation du PQ et ont mis René Lévesque à la porte pour le remplacer par Pierre-Marc Johnson, héritier du dernier vrai chef de la dynastie de l’UN. Ils ont maintenant trouvé leur nouveau Duplessis en PKP. Que ne ferait-on pas par nostalgie.

Très bonne article, tellement bon et plein de vérité que les separAtistes font sûrement tenter de vous discréditez , car vous savez personne ne peu insulter le chef de la secte PKP Berlusconi

En réalité personne ne devrait insulter qui que ce soit.
Encore moins dans l’anonymat d’un blog Internet.

Il serait faux de prétendre que PKP n’a pas de squelettes dans le placard. Il se fera attaquer de toutes parts. J’ose croire qu’il bénéficiera de la même clémence de l’électorat que Couillard a reçu. On disait que Jean Chrétien qu’il était en téflon tellement rien ne lui collait. Il en fût de même avec Couillard lors de la dernière élection et il est fort à parier que cette « tradition » se perpétuera avec PKP. Pourquoi ? Parce qu’il y a une apathie certaine des gens en général et qu’une bonne partie de l’électorat est prête à ne pas s’attarder à ses égarements du passé. Et puis bon, ceux-ci n’ont pas été commis comme politicien. Il faut donner la chance au coureur de nous prouver sa valeur comme chef de Parti, puis possiblement comme Premier ministre. Au fond, si on analyse cela froidement et sans partisanerie, pourrait-il être pire que Charest et Couillard ? Ce serait vraiment surprenant.

Je lis L’actualité depuis ses débuts, presque 40 ans. Jamais je n’ai rencontré autant d’insipidité que dans vos écrits dits « humoristiques ». Un ramassis de cynisme et de sarcasme qui n’enseigne rien, qui ne fait grandir personne; au contraire qui mine notre société. À moins que ce soit le but recherché?… Vous ne seriez en fait qu’un « quénibal » de plus!

En effet, j’ajouterai simplement que notre pays est une véritable dictature. J’en veux pour preuve que les conservateurs avec Harper à leur tête demandent un quatrième mandat alors qu’au Burundi les gens se battent et manifestent pour que l’actuel président ne puisse solliciter un troisième mandat puisqu’au Burundi comme dans toutes les démocraties dignes de ce nom, un chef ne peut cummuler plus de deux mandats…. Charest en a eu trois consécutifs et on a vu ce que le dernier a donné, on voit aussi ce que le troisième mandat de Harper apporte à notre pays, idéologie, police, militarisation et guerres … Mais bon ! qui suis-je pour critiquer le plusse meilleur pays au monde !

Les seuls qui ont vraiment peur de PKP sont ces gens qui travaillent dans l’ entourage du conglomérat Québecor et les artistes qui de près ou de loin travaille avec les productions J et TVA et tout ce qui l’ entoure! La présence de PKP dans son milieu naturel IMPOSE! Mais sincèrement la majorité des électeurs québecois qui vont voter dans l’urne; eux ils s’ en câlissent de la peur ou de l’ inflence de PKP!

La petite crise du bacon de son épouse Julie Snyder est plustôt mal vu de la très grande majorité de la population! Les interventions de PKP en chambre @ 2-3 reprises qui concernaient directement son immense entreprise ont été aussi mal vu par les électeurs québecois! Les seuls qui protègent ou si vous voulez , qui défendent PKP dans son ENTREPRISE @ devenir premier ministre et de faire du Québec UN PAYS; sont les mêmes séparatistes durs ( environ 25% des électeurs et dépêchez-vous car ils meurent) depuis 40 ans!

Bref la théorie des illuminés qui comparent les DESMARAIS (GESCA) @ PKP( QUÉBECOR) sont sans doute a court d’ arguments pour justifier la logique artificielle que PKP va respecter une fiducie sans droit de regard!!!

Lorsque PKP sera élu ce soir @ 65-70% des 50,000-55,000 membres du PQ, l’ aventure électorale des péquistes va être semée de plein d’ embûches tels: 1- La réorganisation du parti incluant l’ allégeance sans faille des députés et candidats défaits.2- La situation UNIQUE du chef de l’opposition qui ne veut pas se départir de ses actions. 3- La structure du programme et bien des bilans provisoires de l’ an un!

Donc les péquistes doivent se dire ça passe ou ça casse!