Pipeline Keystone XL: irritation conservatrice

La décision du gouvernement américain de remettre à plus tard toute décision sur le pipeline Keystone XL et celle de TransCanada Pipeline de modifier le tracé pour améliorer l’acceptatibilité du projet font grincer des dents à Ottawa. Tout se retrouve ainsi remis à 2013. Si le projet est autorisé, bien sûr. Et dire que le premier ministre Stephen Harper avait déjà laissé entendre que c’était un fait accompli.

L’agacement des conservateurs est monté de plusieurs crans, en ce mardi 15 novembre, quand deux députés néo-démocrates, Megan Leslie et Claude Gravelle, ont annocé qu’ils se rendaient à Washington pour y présenter un point de vue canadien différent de celui du gouvernement et pour insister sur les enjeux environnementaux qu’ils soulèvent.

Le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, s’est fait un point d’honneur de les dénoncer auprès de la presse, qualifiant de déplacé pour un parlementaire d’aller à l’étranger critiquer son propre pays. Il semblait avoir oublié que son propre chef a déjà fait pire. En avril 2003, il était allé aux Etats-Unis accorder une entrevue à la chaîne Fox News, diffusée dans quelques dizaines de pays, pour dénoncer le refus du Canada de participer à la guerre en Irak. Il avait même affirmé que la majorité des Canadiens partageaient son avis, sauf les «pacifistes» du Québec.

Les conservateurs sont mieux de s’armer de patience car un autre projet de pipeline, celui destiné à transporter le pétrole brut des sables bitumineux vers la côte ouest, fait l’objet d’une opposition aussi vigoureuse que celui de Keystone aux Etats-Unis. Le projet Northern Gateway, d’Enbridge, traverserait l’Alberta et la Colombie-Britannique jusqu’au port de Kitimat.

Le gouvernement Harper compte sur ce projet pour permettre au bitume albertain de trouver de nouveaux marchés en Asie. Il aura des gens à convaincre. Plus de 4000 groupes et individus se sont inscrits pour participer aux audiences environnementales qui démarreront en janvier. Parmi les nombreux opposants, on retrouve des communautés autochtones, des environnementalistes et quelques municipalités. Et ils espèrent profiter des retombées du mouvement contre le projet Keystone.

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Depuis le temps que les conservateurs sont au pouvoir, si vous ne vous êtes pas encore aperçu qu’ils sont passés maître dans l’art de la propagande, de la démagogie et du populisme… consultez…

Joe Oliver a droit à son opinion même si elle est fausse et ses préjugés contre le Québec qui ont aussi leurs contreparties chez nous. Pourquoi s’offusqué des préjugés des autres quand on a les même parfois plus virulents vis-à-vis de Harper ou des USA.
L’oposition est normale et le changment de tracé va se faire en fonction de critères environnementaux trop souvent oubliés.

@François 1

Une supposée étude, financée par les pétrolières, n’est pas une preuve de quoi que ce soit, c’est l’habituelle opération de marketing des exploiteurs.

Nous achetons leur pétrole, nous subventionnons leurs entreprises et en plus, leurs opérations occasionnent une sur-évaluation artificielle du dollar qui nuit à nos exportateurs et nous fait perdre des emplois, des redevances fiscales et des taxes. Alors le mythe de l’Alberta qui nous fait vivre, c’est bon pour les décérébrés qui croient n’importe quelle singerie et prennent des vessies pour des lanternes.

@ François 1

Si vous aviez lu, ce sont des entreprises du Québec qui font de l’argent avec les contrats en rapports avec le bitumineux. Rien à vois avec un quelconque crochet social du Québec envers l’Alberta. C’est l’expertise des grands chantiers qui est vendue.

On pourrait tout aussi bien vendre cette expertise dans l’éolien.

Lisez, ça informe…

Francois 1er,

Donc si les retombées sont aussi grandes, ne pouvons nous pas nous permettre le luxe de faire les choses correctement? C’est pas comme si les américains allaient cesser de consommer du pétrole demain.

Francois 1er

Vous faite un étrange entrelacement. Elevez la péréquation de l’équation; d’accord le Québec a un trou plusieurs milliards à combler annuellement. Est-que l’opinion des québecois changerait par magie d’une positions de précaution à une position pro-sables? J’en doute fortement.