PKP nous répond, mais ne nous étonne pas…

Vous avez été un grand nombre à lire ma lettre ouverte à Pierre Karl Péladeau, Lettre à PKP : étonnez-nous ! Le blogue a, en fait, connu sa plus grande fréquentation en carrière. C’est signe que le personnage — et le conflit au Journal de Montréal — intéresse. M. Péladeau nous répond (voir plus loin).

PKP par PKP
PKP par PKP

Essentiellement, je tentais de le convaincre qu’il devait dorénavant prendre de la hauteur et assumer la responsabilité qui vient avec la — grande — place qu’il occupe dans la société québécoise. Concrètement, je lui suggérais de conclure un gentlemen’s agreement dans l’affaire qui l’oppose à Sylvain Lafrance de Radio-Canada et de faire un geste de générosité envers les ex-artisans du Journal en participant activement à la survie de RueFrontenac. Il n’aborde malheureusement pas ces sujets dans sa réponse.

J’avoue avoir été surpris de la lecture attentive faite de ma lettre ouverte dans les hautes sphères de Quebecor. M. Péladeau, que je n’avais rencontré auparavant que brièvement dans une soirée, m’a appelé, très courtois, essentiellement pour me donner sa version du conflit qui l’oppose à la CSN.

Comme vous le verrez dans la lettre qu’il nous envoie, il précise avoir négocié des ententes avec les représentants des journalistes, seulement pour constater ensuite leur rejet, ce qu’il s’explique mal. Il verse une pièce au dossier: l’entente paraphée par tous, sauf le représentant de la CSN, avant le lock-out en décembre 2008.

Comme plusieurs, j’ai critiqué sa volonté de provoquer la fermeture de RueFrontenac et l’interdiction qu’il voulait imposer aux nombreux journalistes licenciés de travailler pendant plusieurs mois pour la concurrence. Quebecor a retiré ces demandes à la fin d’octobre. Ce développement positif m’avait échappé. J’en ai fait part aux internautes quelques heures après la première mise en ligne. (Ah, la beauté du dialogue entre le blogueur et ses alertinternautes!)

C’est donc la version du patron que PKP nous livre dans sa lettre, pas celle du grand dirigeant citoyen qu’il est devenu. Elle n’est pas inintéressante et pose à la CSN des questions qui méritent des réponses. Mais on aurait souhaité être étonnés. Une autre fois, peut-être…

Cher Jean-Francois,

J’ai lu avec intérêt votre texte publié sur votre blogue.

D’entrée de jeu, je suis heureux de constater que certaines omissions ont été corrigées dans une récente version de votre texte intitulé « Lettre à PKP : étonnez-nous! ». En effet, suite à l’assemblée générale du syndicat des employés du Journal de Montréal du 12 octobre dernier, nous avons très rapidement pris acte que certaines conditions du règlement étaient inacceptables pour nos employés et avons corrigé le tir en conséquence.

C’est la raison pour laquelle seulement quelques jours après cette assemblée, nous avons avisé le médiateur que nous étions disposés à renoncer à nos demandes relatives à la clause de non-concurrence.  De plus, nous avons clairement indiqué notre intention de permettre le maintien du site syndical RueFrontenac.com sous certaines conditions, et ce, malgré la nature de ce site qui, de l’aveu même du syndicat, constitue un moyen de pression.

Afin de bien faire connaître notre position suite à l’assemblée générale du syndicat, Le Journal de Montréal a diffusé un communiqué de presse à cet effet le 28 octobre dernier.

J’ai eu l’occasion de dire à plusieurs reprises et notamment à Mme Claudette Carbonneau que la direction du Journal n’a jamais souhaité ce conflit.  Il faut savoir que nous en sommes venus à cette mesure extrême étant donné la décision du comité de négociation de déchirer l’entente de principe signée par l’ensemble de ses  membres — à l’exception curieuse du représentant de la CSN —, entente conclue à la suite d’une rencontre que j’ai eue personnellement avec le président du syndicat, M. Raynald Leblanc, le 24 décembre 2008.

Vous trouverez d’ailleurs ci-joint  le contenu de cette entente, qui indique clairement l’accord des parties sur des départs négociés accompagnés d’indemnités équivalentes à celles que les employés du Journal de Québec ont obtenues.  Au terme de la convention collective venue à échéance le 31 décembre 2008, à la reprise des négociations en janvier, les représentants syndicaux ont refusés de reconnaître cette entente en exigeant dorénavant des départs volontaires.  Il nous est paru évident que les représentants syndicaux voulaient voir dérailler la négociation.  Est-il nécessaire d’ailleurs de rappeler que le président du syndicat déclarait sur toutes les tribunes que le syndicat disposait d’un fonds de grève leur permettant de « durer » deux années.  Belle façon de négocier.

À cet égard, rappelons qu’effectivement, diverses sources confirment que les employés du Journal reçoivent jusqu’à 850$ par semaine non imposable, soit près de 44 000$ par année, le tout financé en partie par la FNC et la CSN.

S’en est suivi une rhétorique de diabolisation de l’employeur accompagnée de prétentions à l’effet que nous refusions de  négocier de bonne foi, alors que dans les faits, c’est l’exécutif syndical qui  a refusé pendant 18 mois d’accepter, contre toute logique, la nécessité de quelque départ que ce soit…

Lorsqu’on évalue la situation actuelle du conflit, il faut se rappeler que devant le médiateur M. Jean Poirier, toutes les questions relatives à la négociation avaient été réglées à la satisfaction des parties à la table.  Encore une fois, le comité de négociation syndicale est revenu sur la parole donnée pour tenter de rouvrir l’entente et, devant notre refus, soumettre les offres à son assemblée syndicale sans aucune recommandation.  Qui plus est, suite à l’assemblée syndicale, nous avons modifié nos offres pour en retirer les aspects qui semblaient inacceptables à nos salariés et dont il a été fait état dans les médias.  Dans ce contexte, nous ne comprenons pas qu’un règlement ne soit pas encore intervenu et nous souhaitons ardemment la résolution de ce conflit le plus rapidement possible.

D’ailleurs, nous sommes en droit de nous demander, à la lumière de ce qui précède, si le CSN et ses plus hautes instances ne tentent pas de récupérer ce conflit de travail pour faire avancer d’autres causes empreintes d’idéologie syndicale qui n’ont rien à voir avec le sort de nos employés.  Cette question m’apparaît des plus légitimes.

Soyez par ailleurs assurés que je suis sensible à la responsabilité qui incombe au chef d’une entreprise importante comme celle que j’ai le privilège de présider et que je n’ai d’autre souhait que ce conflit se termine le plus rapidement possible suivant les compromis qui ont déjà été faits par les parties et les aménagements que nous avons accepté d’ajouter suite à l’assemblée syndicale.

Bien cordialement,

Pierre Karl Péladeau

Voici l’entente du 20 décembre 2008 dont M. Péladeau nous a envoyé une copie :

(cliquez sur les images pour les agrandir)

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47 commentaires
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Une belle lettre, du doigté, de la finesse et une sévère dose de mauvaise foi.

Ainsi, les journalistes de Rue Frontenac sont coupables de deux crimes:

1) les journalistes en lock-out ne sont pas sur le seuil du B.S. ou en train de crever de faim et le syndicat était prêt financièrement à faire face employeur qui a fait de même en préparant l’agence QMI;

2) La CSN a un agenda caché, promouvoir le syndicalisme.

A la CSN, on doit être bien chagrin de se rendre compte de ces révélations.

Par contre, pas un mot sur l’intervention abusive de la direction de Quebecor dans le travail journalistique de ses membres AVANT le conflit ouvert entre la CSN et PKP.

Pas un mot non plus sur l’instrumentalisation pas trop subtile du JdeM pour régler des comptes avec la SRC en se servant des journalistes.

Pas un mot sur la raison valable et reconnue comme telle par la CPJQ du retrait de Quebecor du CPQ.

Pas un mot sur le fait qu’on essaie de diminuer au maximum la diversité de l’information depuis l’acquisition de Videotron par Quebecor alors qu’en 2001, l’entreprise jurait d’avoir le mandat contraire.

Pas un mot non plus sur la très grande place offerte à l’IEDM dans le JdeM, et parfois au mépris de la logique ou de la rigueur intellectuelle.

Enfin, pas trop de remords non plus sur la piètre qualité d’un journal populaire créée par un homme qui savait que, parfois, il fallait gérer les pertes à un endroit pour satisfaire son monde et préserver une voix discordante dans le paysage médiatique Québécois.

Dommage, encore une fois, de voir ce type de cirque.

Rendez-vous nombreux au Parc Lafontaine et admirez ensuite la couverture journalistique qui sera faite le 4 décembre prochain lors du 2e anniversaire du conflit.

C’est intéressant d’avoir enfin l’autre côté de la médaille. Mais cela vient juste confirmer que pour qu’un dénouement ait lieu dans ce conflit de travail, ça va être laborieux.

@ JFL,

À mon avis, Pierre-Karl Péladeau vous a très bien répondu. Dans sa position de président de l’entreprise et vu l’état d’avancement des négociations, vous savez fort bien qu’il ne pouvait pas vous répondre autrement sans ouvrir la porte au jeu de pouvoir injustifiable et essentiellement dommageable de la CSN.

Je pense que les employés lockoutés devraient persister et travailler à pérenniser la version papier de Rue Frontenac.

Ils ont acquis une expérience importante dans le média électronique et maintenant papier. Je suis certain qu’avec un peu de temps ils connaîtront un beau succès.

Tant qu’à PKP, je ne suis pas fâché qu’on lui aie rabaissé un peu le caquet. Peut-être verra-t-il les vertus d’un peu plus d’humilité et d’humanité.

Il serait intéressant de voir Rue Frontenac et Le Devoir trouver des avenues de collaboration basées sur la complémentarité de leurs marchés-cibles mutuels.

«Il va falloir rêver car, pour que les choses deviennent possibles, il faut d’abord les rêver.»
[Madeleine Chapsal]

J’avais beaucoup de respect pour Pierre Péladeau qui a partir d’un $1500. emprunté à bâtit un empire; j’en ai beaucoup moins pour le fils prétentieux et arrogant qui méprise ses travailleurs et dont le seul mérite est d’avoir hérité de sept milliards de dollar

Fernand Turbide

S’il est reconnu que les employés du Journal ont connus d’excellentes conditions depuis 20 ans avant le lock out et que le syndicat s’est probablement préparé une machine de guerre redoutable ce n’est pas une raison pour ne pas en venir à une entente et de stopper le contournement de la loi anti scab.

À moins qu’en dehors de la direction patronale et des employés, le lecteur ne se trouve avantagé d’avoir accès à un Journal de Montréal de droite et d’avoir accès à un Journal de Montréal no2 de centre gauche?

Autrement dit, le Journal de Mtl trop concentré, coincé dans ses rapports internes et sur la concentration de l’information implose pour créer son clone engagé sur le web et en tant qu’hebdo.

La nature sait s’adapter à toutes situations. C’est pourquoi dans le noyau de son entreprise, P.K.Péladeau engendre un compétiteur relatif.

Si les affirmations de PKP sont vraies sur l’entente de 2008, ce n’est pas la première fois que la CSN détourne une situation pour servir une cause fétiche. N’oublions pas que cette centrale est beaucoup plus rigide que les autres en matière de négociation et d’idéologie. Je l’ai déjà réalisé de première main à titre de syndiqué.

Intéressant même si, en effet, vos propositions ont été ignorées. Je ne suis pas une spécialiste en négociations, loin de là. Cependant, j’ai du, à titre bénévole, négocier une convention collective pour un organisme communautaire dont les employées étaient syndiquées avec la CSN. Et je dois reconnaître que si, justement ou non, la FTQ est reconnue comme une centrale de « jobs de bras », la CSN est reconnue comme une centrale de combat idéologique. Je pense qu’il est souhaitable d’avoir une idéologie mais pas de la privilégier au détriment des syndiqués. Comme je suis plutôt syndicaliste, je regrette énormément de constater que ce n’est pas la apremière fois que la CSN semble privilégier l’idéologie et son propre prestige (…) ou, à tout le moins, son image au détriment des syndiqués. Je ne peux vraiment me prononcer ou prendre position ici mais il faut garder l’esprit ouvert. La dichotomie du « tout noir ou tout blanc » n’est pas saine et, à la limite, dangereuse.

Merci à monsieur Péladeau d’avoir éclairé un peu mieux notre lanterne. Et merci à vous monsieur Lisée pour amener de l’eau au moulin de notre réflexion.

Je voulais aller manifester contre PKP au Parc lafontaine en fin de semaine mais à la lumière de ce nouveau développement, NON!!! Je n’irai PAS appuyer la CSN!!!

Oh…j’allais oublier: Monsieur Lisée, pourquoi n’êtes-vous pas entré en contact avec PKP AVANT de faire paraître votre article?

Ça vous aurait évité d’avoir l’air benêt…

Comme j’aimerais que les journalistes nous étonnent, un jour, en présentant correctement la position patronale dans un conflit entre patrons et journalistes.

Manifestement, cela n’a pas été fait. Pour le faire, il a fallu que M. Péladeau écrive une lettre au journaliste Lisée.

Etonnez-nous, M. LIsée, la prochaine fois! Présentez la position patronale correctement.

En fait ces grévistes ne voulaient pas laisser ce fond de gréve accumuler sur 30 ans de cotisations se gaspiller…

À 35.00$ de l’heure avant impôt et retenues syndicales ( 850+45% taxes etc) je prendrais aussi un congé avec solde de 2 ans…
Le seule avantage c’est qu’ils vont demander que leurs pensions soient payées par l’employeur au niveau de la retenue à la source pour la duré du «conflit» et que l’ancienneté soit tenue en compte à la reprise du travail…

M. Péladeau n’a pas réussi à nous étonner. En effet, encore une fois, il a mieux écrit que M. Lisée… Le contraire aurait été étonnant, malgré le talent réel de M. Lisée.

Monsieur Lisée,

Votre « Lettre à PKP » semblait avoir été écrite pour le diaboliser, ceci au grand plaisir de plusieurs internautes qui en ont profité pour cracher le venin que produit l’envie.

Aujourd’hui, je suis très heureux de vous retrouver tel que je vous connais. Et je vous prie d’accepter mes sincères félicitations pour avoir accordé ici le droit de parole à monsieur Pierre-Karl Péladeau. Ce geste noble mérite tout notre respect. Que demander de mieux?

M. Lisé. Pour votre information, sachez que les conseillers syndicaux de la CSN ne sont généralement pas signataires des ententes intervenues entre les syndicats et les employeurs.

Ceci s’explique de par le fait que les conseillers ont un rôle conseil et non pas un rôle décisionnel. Si vous consultez l’ensemble des conventions collectives et des ententes signées par des Syndicats CSN, vous constaterez qu’il en va ainsi. Cela découle également du principe d’autonomie conféré aux Syndicats CSN.

Cher monsieur Lisée,

Aujourd’hui, vous êtes vraiment à la hauteur de votre ENVIABLE réputation. En effet, vous accordez le droit de parole à monsieur Péladeau en réponse à votre lettre (« Lettre à PKP: étonnez-nous ! ») qui a été perçue par plusieurs comme étant une incitation à un lynchage. Était-ce une maladresse de votre part ou n’était-ce qu’une déviation de vos propos pour en arriver à rendre cet homme noir comme le diable devant les plus envieux et les plus envieuses internautes qui aiment vous lire ? Monsieur Lisée, peu importe votre réponse, vous avez corrigé le tir. C’est tout à votre honneur.

Respectueusement,
Jean-Paul

« …si le CSN et ses plus hautes instances ne tente pas de récupérer ce conflit de travail pour faire avancer d’autres causes empreintes d’idéologie syndicale »
Voilà une tentative simpliste, voire malhonnête, de PKP, qui tente de miner la crédibilité de la CSN, sans aucune preuve de ce qu’ il avance, bien sûr.Ce qui est certains en contre partie, c’est que Péladeau, lui, sert sa propre idéologie aux détriment du bien être des employés qu’ il met en lock-out: gonfler d’ avantage son énorme son porte-feuille.

Bravo à M. Lisée pour informer les Québécois des nuances entourant ce triste conflit. Et si je me fie aux commentaires, beaucoup vont apprendre pour la première fois les réels efforts de PKP dans ce dossier.

Je me dois d’ajouter que M. Lisée, par ce billet, en fait beaucoup plus pour la «diversité d’opinion» et le «droit du public à l’information», si chèrement défendus par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), que la FPJQ elle-même, dont les membres ont tout fait pour diaboliser PKP dans ce dossier. Quand on dit que la FPJQ est à gauche… Elle gagnerait à devenir de «gauche efficace»…

Monsieur Lisée,

Honorable vise vraiment dans le mille (#11), une fois de plus sur ce blogue. Cependant, il faut admettre que vous avez corrigé le tir, comme le dit si bien Jean-Paul (#16). J’ajoute que vous l’avez fait magistralement.

Ajoutons aussi que monsieur Péladeau mérite tout notre respect, autant que vous le méritez. Évidemment, nous savons que les personnes envieuses ne seront pas raisonnables à ce sujet. En effet, l’envie fait perdre la raison à celles qui en sont atteintes. En plus du goût amer du venin qui doit absolument être craché, il s’agit du principal effet de cette défaillance émotive. Hélàs, nous l’avons déjà remarqué.

Monsieur Lisée,

Ce que PKP vous écrit dans sa lettre m’a été raconté il y a quelques mois par quelqu’un en qui j’ai une entière confiance. Je n’avais pas vu les documents qu’il vous a envoyés, mais ils viennent confirmer ses dires.

Je constate que plusieurs ont commenté sur ce bloque sans d’abord consulter lesdits documents.

J’avais donc entendu parler de cette entente conclue à la suite d’une rencontre entre PKP et le président du syndicat, Monsieur Raynald Leblanc, le 24 décembre 2008. On m’a dit ça avant même que la CSN ne commence sa campagne de boycottage du JdM.

Depuis ce temps, moi qui suis syndicaliste et indépendantiste dans l’âme, je me demande à quel jeu joue la CSN.

Revamper l’image de la centrale ?

Une vindicte personnelle ?

Chose certaine la dégénérescence de ce conflit se passe sur le dos des travailleurs du JdM.

Ces temps-ci, j’aime poser des questions.

En voici une pour Monsieur Raynald Leblanc : « Pourquoi ne confirmez-vous pas les propos de PKP puisque vous savez qu’il dit vrai ? Qui vous en empêche ? »

Finalement, il n’y a peut-être pas seulement la construction et le financement des partis politiques qu’il faudrait enquêter !

Bonjour,
En s’affichant nationaliste, Monsieur Pierre Péladeau a creusé la TOMBE du nationalisme québécois en faisant manger et boire dans sa main tous les laudateurs de la CAUSE NATIONALE. Et le fils en récolte maintenant les fruits en faisant d’eux des ignares par son nivellement par le bas ! Et c’est ainsi que la très grande majorité des québécois parlent de solidarité sociale en ne sachant même pas la définition de ce terme….. Monsieur Pierre Karl Péladeau se fout complètement des qu’en dira t’on car pourquoi s’en faire autre que de protéger son image car nos nationalistes à nous en manque de jaunisme, de scandales et de human interest continuent de plus belle de s’abreuver au Journal de Montréal avec son sang, du sexe et BEN des sports ! Au plaisir, John Bull.

M. Lisé,

Correspondance fort bien rédigé de la part de M. Péladeau mais il n’en demeure pas moins qu’elle m’apparait pervertir quelque peu les faits.

1) Il est quelque peu surprenant que cette version de Québécor surgisse sur les écrans radar pour la première fois en près de 2 ans de conflit et à la veille d’une manifestation d’appui. Plutôt accommodant;

2) À la lecture de l’entente fournie par M. Péladeau, on constate qu’elle était sur de grandes lignes de négociation À VENIR.

Que s’est t’il donc passé par la suite? M. Péladeau n’y répond pas. On sait cependant qu’il y a eu dépôt, par la partie patronale de 233 (exigences) de négociation. On est loin des grandes lignes apparaissant à l’entente fournie par M. Péladeau;

3) Depuis le tout début, la stratégie de relations publiques de Québécor a été axée sur
– l’impérativité des demandes, dans un contexte de crise financière sans précédent et jamais démontré;
-les conditions de travail démesurées des journalistes par rapport au peuple lecteur du Journal deMontréal. Ils sont riches, vous êtes pauvres alors voilà pourquoi nos demandes sont légitimes. Pourtant, je lisais hier que M. Péladeau jouit de la 86e plus grosse fortune au Québec, soit plus de 600 millions de dollars. Il est donc pas mal plus riche que son lectorat. Est-ce un argument pour prendre le parti des lock-outé du journal?

3) Si une entente a bel et bien été renié, on on est alors devant un geste de représaille sans précédent de la direction de Québécor, geste qui perdure et qui s’est même accentué depuis près de 2 ans. Ça ressemblerait alors plus à une guerre de cour d’école bien plus qu’à des relations de travail intelligentes;

3) S’est ajouté à d’apparentes représailles, une volonté d’humilier ses travailleurs en leur interdisant de travailler et en leur ordonnant de fermer le seul véhicule (RueFrontenac) qui pourra préserver leur carrière dans le journalisme. Québécor avait t’elle vraiment besoin d’un rejet massif pour comprendre qu’une telle proposition frôlait le quotient intellectuel 0. Et que veut donc dire M. Péladeau quand il dit qu’il accepte le maintien de RueFrontenac, « à certaines conditions »? RueFrontenac ne lui appartient aucunement. Comment devrait-on alors lui permettre d’imposer des conditions, autrement que si il investi dans ce journal.

4) Quant aux allégations à l’effet que la CSN récupère le conflit, ces allégations ne sont soutenues par aucun début de démonstration par M. Péladeau. Que la CSN s’appuie sur un conflit pour régler un problème légal que fait ressortir ce conflit, c’est évidemment sa mission, d’autant plus si cela permet de favoriser la fin d’un conflit.

5) Finalement, quand aux allégations à l’effet que la CSN est la main invisible qui fait voter ses membres pour la grève, c’est de lui accorder un pouvoir qu’elle n’a pas. C’est surtout oublier que c’est Québécor qui a décrété un lock-out en et a mis ses salariés à la rue et non pas le Syndicat qui a décrété une grève.

Ça fait vraiment du bien (et ça explique la réaction des syndicats et de la gauche…) de voir enfin quelqu’un tenir tête aux syndicats dans cette fichue province, si seulement le gouvernement et la ville de Montréal pouvaient en faire autant…

Des lockoutés hyperchoyés: PKP offre des indemnités de départ qui peuvent toucher $ 200 000 par employé!

Il perment même une certaine mesure de double dipping: recevoir une indemnité de départ ET travailleur pour la concurrence!

Voyez l’hyperlien en rouge dans la lettre de PKP:

« la Direction du Journal avait communiqué dès lundi dernier au médiateur spécial son intention de renoncer à ses demandes relatives aux clauses de non-concurrence et de permettre à certaines conditions le maintien du média syndical, ruefrontenac.com.

Après une période de près d’un an et demi au cours de laquelle le syndicat avait refusé des départs négociés accompagnés d’indemnités parmi les plus généreuses de l’industrie – pouvant atteindre initialement 18 mois de salaire jusqu’à une somme de 135,000 $, offre qui fut bonifiée en septembre dernier par une enveloppe de 20 millions $ permettant des indemnités pouvant aller jusqu’à plus de 200 000 $ -, »

Aux lockoutés: pensez donc un peu aux millions de non syndiqués à qui on ne ferait jamais de telles offres…

Si au moins les journalistes de Rue Frontenac avaient fonder un jourmal indépendantiste au lieu d’un journal de copies collées habituels sans odeur et sans saveur

M. Péladeau a la décence de répondre, avec classe, à ce billet, que l’on soit d’accord ou non avec sa réponse. La preuve que les grands de ce monde (du moins au Québec) ne sont pas si déconnectés de la vie du commun des mortels.

Évidemment, c’est le point de vue du patron, mais quelque chose me dit qu’il n’est pas tout à fait de mauvaise foi. Généralement, dans un conflit, rien n’est blanc ou noir et tout le monde est plus ou moins taché de gris.

Monsieur Lisée,

ÉTONNEZ-NOUS !

Maintenant que vous avez corrigé le tir avec maîtrise, je vous invite à changer votre fusil d’épaule et à franchir une étape qui est honorable et vraiment à votre hauteur. En effet, je vous invite à “prendre toute la hauteur selon votre mesure, assumant ainsi la responsabilité qui vient avec la — grande — place que vous occupez dans la société québécoise.” Bien sûr, à quelques mots près, ces paroles sont les vôtres, celles que vous avez adressées à PKP.

Monsieur Lisée, c’est avec respect que j’utilise vos mots pour mieux vous inciter à retirer ceux de votre lettre qui mettent en doute la respectabilité et l’honorabilité de monsieur Péladeau auprès de ceux et de celles qui aiment vous lire et vous écouter depuis de nombreuses années.

Monsieur Péladeau a bien fait de s’exprimer publiquement via ce blogue. Les révélations qu’il fait nous aident à faire la part des choses. Certains journalistes dont Michel David et l’écrivain Gil Courtemanche ont essayé de diaboliser M. Péladeau. Leurs critiques sont faciles et profondément injustes.

Les lecteurs du Journal de Montréal sont plus nombreux que jamais. Cela prouve que les journalistes en lock out n’ont pour la plupart que très peu de valeur.

Il est clair que dans cette situation la CSN essaie de promouvoir sa central au détriment des ses ses disciples. On ne peut qu’admirer le flegme et la vision de cet homme d’affaire. Je vais faire mon devin en disant que ce combat, la CSN ne le remportera pas,même que ça coutera le job de C.Carbonneau, comme ça a couter le Job du president de FTQ, CSQ et CSN quand il ont tenter de syndiqué les McDonald’s il y a près de 10 ans! Il fait bien de tenir tête, car trop souvent au Québec, les syndicats prennent trop de place. On est dans le bas de l’échelle, mais on veut les avantage du PDG! En affaire, ont n’est pas là pour faire de l’argent ET ensuite le redistribuer en fonction de ces profits. Est-ce que les syndicats sont inutiles? Pas dans tout les cas, car il y a des employeurs abuseurs, comme il y a des travailleurs abuseurs! Les syndicats ne devraient jamais oublier qu’il n’y a aucune protection contre des fermetures d’entreprises. Un autre exemple que les syndicats choississent leur combat. On les voit se battre quand des Multi-nationals décident de fermer, comme Shell, Québécor, etc. mais est-ce que nous les avons entendus pour la fermeture de Ratiopharm ou le même nombre d’employés que Shell? Quand un usine en région ferme on les voit pas nons plus… Les centrales sont des entreprises comme toutes les autres, elle sont là pour le profit qu’il se divisent principalement entre les gros bonnets. Personne va réussir à me faire croire que leurs intérêts passent après ceux de leur disciples.

PKP, je n’aime pas vos médias, mais je respecte votre entreprise, je sais combien c’est difficile d’être de la « 2e génération » On se bat continuellement pour se faire un prénom, de ne pas être le fils du père! Vous y êtes arrivé, même que je croit que dans l’avenir la prochaine génération, les »Y » croieront que vous êtes le seul.

D’abord, je pense que Michel Laurence #21 et Frédéric #23 apporte beaucoup plus au moulin de notre réflexion que la lettre de JFL et PKP. Merci.

Pour ceux qui embrassent l’anneau papale de JFL et PKP, revenons sur la planête. Le premier nous a mal informé au départ et l’autre n’a pas écrit la lettre qu’il a signé.

Finalement que JFL n’endosse pas une partie où l’autre est un signe d’intelligence. D’abord parce qu’il lui manque beaucoup de morceaux dans le puzzle chinois en question et que ni la CSN et PKP ne jouent franc jeu. Il faut tout de même ne pas être naif à ce point.

Au Québec, on aime les victimes et les deux jouent à celui qui pourra être la plus grande victime. Ce n’est ni la CSN ni PKP. En bout de piste ce sont les employés que ces deux ……. prennent en otage.

S’il y a sympathie à offrir, ce n’est pas à JFL, pas PKP ni la CSN qu’il faut la donner mais aux employés.

Une analyse en profondeur par un journaliste d’enquête sérieux serait la bienvenue.

Comme auraient dit mes parents: « Pas à la veille de donner le Bon Dieu sans confession à la CSN et PKP. »

Dans toute cette lutte, il y a beaucoup plus que la question strictement pécuniaire. Nous le savons toutes et tous.

À mon avis, ce sont deux idéologies qui s’affrontent. Deux façons diamétralement opposées d’envisager d’une part, les relations de travail, ainsi que la liberté d’expression des journalistes dans le contexte de la convergence des médias dits « d’information ». Et finalement, la loi sur les briseurs de grève, dans le nouveau paradigme des médais électroniques, laquelle reste à être édictée afin de répondre justement à la nouvelle conjoncture.

Il s’agit ni plus ni moins d’un bras de fer entre la liberté d’édition, versus le cotrôle que l’on essaie d’exercer sur le contenu du message, dans l’environnement de la convergence.

Monsieur Pierre Péladeau, sympatique à l’idée de l’indépendance, laissait beaucoup de lattitude à la rédaction. Il était nationaliste convaincu et avait un préjugé favorable pour les travailleurs/euses, leur faisant confiance, il respectait leur profession.

L’héritier de l’empire Péladeau n’a de son fondateur que le nom. On ne saurait imaginer personnalités plus dissemblables. Sa seule patrie, c’est le pognon et le pouvoir qu’il confère. Les travailleurs auraient dû accepter de se transformer en dociles petits robots pré-programmés.

PKP et Stephen Harper sont faits pour s’entendre. Main dans la main, ils cherchent à imposer leur loi, puisqu’ils sont la loi!

Mais les résistants, les vertébrés toujours aptes à se tenir debouts, rejettent la dictature du capital. Ils se battent afin de préserver le bien le plus précieux qui soit, la liberté d’expression. Car fondamentalement, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Partout sur la planète, le droit à l’information est bafoué, les journalistes, les vrais, les authentiques, courageux, braves, sont persécutés/es, éliminés/es, exécutés/es.

Ici, dans le plusse beau…, Harper le dictateur et PKP l’empereur, détestent les vrais journalistes, leur sens critique, leur liberté, leur intelligence et leur soif de vérité. Ils n’aiment pas la vérité!

Pour le moment, comme ils ne peuvent pas les emprisonner, ils leur font la vie dure. Ils les menacent, les ignorent, les accusent de tous les torts, de mauvaise foi, de gauchisme et tout ce qui se termine en « isse ». C’est la dictature de la droite, outrageusement riche, arrogante, sournoise, appuyée par les serviles colonisés, cocus-contents qui ramasseront les miettes, à quatre pattes sous la nappe de table de leurs banquets somptueux.

Je crache mon venin sur touts ces fourvoyeurs des masses submergées de propagande néolibérale consumériste qu’on leur assène en boucle, de minute en minute, minutieusement, insidieusement, perpétuellement. Tant et si bien que leurs mensonges se transforment en Vérité. H1N1, 24/24, 7/7, et après on n’en parle plus, leur vérité sombre, dans la nuit de l’amnésie collective.

Harper et PKP, le pouvoir et l’argent, le pouvoir de l’argent, qui tuent la liberté d’expression, dans leur insatiable soif de contrôle quasi total et absolu sur les masses intoxiquées, conditionnées à consommer leurs poisons quotidiens.

Certains authentiques journalistes qui veulent exercer leur profession de façon indépendante, sont à éliminer, à écraser par tous les moyens possibles et pour les obsédés du contrôle, nous savons que tous les moyens sont bons, même détournés…

Je n’envie pas ces petits dictateurs de républiques de bananes pas plus que je n’envie leurs benêts disciples, adorateurs du veau d’or.

Jamais ils ne décideront de ce que je dois penser! Je pense que ce sont eux, les psychopathes, qui doivent être mis échec et mat!

L’image que les gauchistes se sont fabriquée de Pierre Péladeau au fil des années est absolument risible.

Le gars était l’emblême de tout ce que ces syndicalistes finis conspuent en temps normal. Voir les freaks de Rue Frontenac brandir son cadavre comme si ça allait de soi me met vaguement mal à l’aise.

Cher monsieur Daniel Charette,

Je vous remercie pour votre mise en garde contre tous ces « psychopathes » qui obtiennent du succès en affaire ou en politique.

Habitons-nous la même planète ?

@Pierre Brasseur # 24

Que connaissez vous des syndicats, avec un commentaire comme le vôtre nous laisserions les gros riches s’emplir les poches sur notre dos d’honnête travailleurs comme dans les années 1940 voyons nous somme en 2010 et beaucoup de gens sauf vous bien sûr ont évoluer et cherche a améliorer leur sort, grace à qui pkp paye sa grosse bagnole? grace aux honnêtes travailleurs de toute façon je perd mon temps avec des ignards comme vous et j’aime mieux appuyer les syndicats que d’enrichir des voyoux comme pkp.

J’ai relue plusieurs fois la réponse de PKP ainsi que le document qu’il présente comme étant une entente de principe. Voici ma compréhension de ce document.

Ce document n’est absolument pas une entente de principe. Il s’agit d’une lettre d’entente dans laquelle les bases des thèmes de la négociations sont indiqués. Les parties s’engagent à avoir des discussions intensives dans un laps de temps déterminé sur des enjeux bien précis.

Que s’est-il passé lors de ces rencontres de négociation? Nous n’en savons toujours rien, et puisqu’une clause de confidentialité a été signée, nous resterons dans le brouillard sur ce point.

Je n’ai pas lu dans ce document que le syndicat acceptait des coupures n’importe comment, j’y lis plutôt que les parties doivent négocier les départs…

On peut, avec un minimum d’habileté, faire croire bien des choses et teinter la compréhension de bien des documents…

Lagente féminine a dit. Qu’on parle de grève ou lock-out le pouvoir n’est pas dans les mains du travailleur mais du syndicat ou du patron. Les travailleur subissent donc je trouve qu’au delà de 30 jours de négociations quotidienne avec proposition-cntre-offre et vote des travailleurs sur chacunes des propostions un médiateur devrait automatiquement intervenir au-plus tard 30 jours après la fin d’une convention donc pas de droit de grève ni de lock-out.
Puisqu’il est question de PKP, j’en profite pour dire que je suis bien contente que malgré que Julie n’aie pas été assez bien pour les français elle l’a été assez pour lui comme pour nous. Alors aujourd’hui ils sont rare les français qui ont les moyens de dénigrer notre Beauté… les banquiers n’ont qu’à bien se tenir;)

@Daniel Charette

Votre délire est certes divertissant d’un point de vue anthropologique, mais n’en demeure pas moins du délire.

Ne vous en déplaise, les syndicats ne sont guère plus qu’une excroissance adipeuse sur le dos de la richesse créée par des gens prêts à rendre un risque et investir. La relation entre syndicats et patronat est parasitaire, pas égalitaire.

M. Péladeau, un multi-millionnaire, n’arrive même pas à faire corriger ses fautes d’orthographe – et même de syntaxe – par un réviseur quelconque… Lamentable!
Cela dit, il doit se rappeler que son père a bâti son empire grâce à une grève qui a paralysé La Presse. Il veut sans doute se prémunir contre une «aventure» semblable.
Toutefois, cette précaution qui relève de sa biographie ne doit pas l’autoriser à diaboliser ses employés – ceux justement qui lui assurent sa fortune – et ne doit pas l’autoriser à se donner tous les droits.
Son attitude envers ses syndiqués – et envers les syndiqués en général – relève d’une idéologie pathologique qu’on croyait avoir éradiquée au Québec. Il faut croire que le progrès social n’est jamais assuré et qu’il suscite toujours les attaques – de front ou hypocrites – des exploiteurs.
Quel Québec! Quelle justice! Quelle démocratie!

On ne demande pas à PKP de devenir une réplique du Saint Frère André, par conséquent il faut cesser aussi de le diaboliser parce qu’il est un chef d’entreprise qui défends sont entreprise devant un syndicat plus que militant dont le passé socialiste à laissé beaucoup d’amertume au Québec.

Comparé PKP à son père en le rendant meilleur qu’il ne l’était en réalité c’est faire de l’angélisme car Pierre Péladeau était un homme d’affaire assez dure. Un homme d’une autre époque alors que le Journal doit faire face aujourd’hui à une concurence qui n’existait pas à cette époque.

Aujourd’hui les journaux doivent être administrés avec sagesse devant une concurence féroce des média électroniques de l’Internet et des chaines de Télé spécialisées. Le Journal fait face à cette concurence et les autres médias en sont conscients, à commencer par l’Actualité.

Le Journal s’en tire tout de même assez bien c’est tout à son honneur.

La CSN ne semble pas comprendre le monde dans le quel nous vivons. Je pense ici à la grève qualifié de doctrinaire par tous les gens de Mont-Laurier qui opposait la CSN à Intrawest le méchant capitaliste, alors que ses propres syndiqués ont été eux même victimes d’une idéologie dépassée, la confrontation anti-capitaliste. J’imagine aujourd’hui la réputation du Québec dans le monde des affaires après cette grève, pas bon pour l’économie du Québec.

La CSN c’est le syndicalisme de confrontation, nous ne sommes pas dupe, un syndicalisme qui fait tout pour arriver à ses fins, c’est selon moi ce qui explique le peu d’appuis dans le publique qu’ont les syndiqués en lockout.

Le passé de la CSN n’est pas sans tache loin de la c’est pourquoi sa doctrine passe souvent bien au dessus des intérêts de la population du Québec et de ses propres syndiqués.

Je pense aussi à la fermeture dans les années 1970 de Classic Book Store la meilleure librairie anglo de Montréal à l’époque. Il m’était évident à cete époque que la CSN voulait confronter le méchant capitaliste comme elle l’a fait souvent par la suite.

Résultat l’entreprise à fermer ses portes mettant à la rue ses employés et personne n’a été gagnant dans cette aventure idéologique.

Durant les années 1970-1985 la CSN était envahie par des groupuscules marxistes-léninistes actifs dont l’idéologie à nuit considérablememnt à la réputation du Québec au Canada et dans le monde.

Les syndicats sont devenus surpuissant au Québec et nuisent à son développement industriel. Le Québec est des 4 Provinces importantes du Canada celle qui reçoit le moins d’investissements extérieures soit 2 fois moins que la moyenne Canadienne et 2.5 fois moins que sa voisine, l’Ontario.

L’une des causes est la sempiternelle question nationale même après deux échecs référendaires certains au Québec rêvent encore d’un 3ème référendum cela après 2 référendums ruineux pour le Québec.

Une autre cause est le militantisme syndicale doctrinaire un des facteurs important de cette désafectation de la classe affaire qui ELLE donne des emplois.

Il y a peu d’homme d’affaires du Québec capables de faire face à la concurence Canadienne et ontarienne. On l’a vu dans le cas de Loblaw vs Provigo cette dernière à l’époque considérée comme un des fleurons Québécois est passée au mains de l’ontarienne, qui nous vends depuis en priorité des produits de l’Ontario et d’ailleurs.

Les fortunes du Québec capables de rivaliser avec les grandes fortunes du ROC se compte sur les doigts d’une seule main et pourtant les entrepreneurs du Québec sont ceux qui gardent le plus les sièges sociaux et d’emplois au Québec à la condition qu’ils se sentent respectés.

Les affaires ont les affaires avant tout et l’équilibre patron-syndicats est trop souvent rompus par les syndicats doctrinaires de la CSN.

Lorsque FIDO à été acheté par Rogers, personne ne s’est opposé, aucune fortune du Québec ne pouvait faire concurence à Rogers et la CSN ne s’y est pas opposée et pourtant le siège social et les jobs payantes sont maintenant à Toronto.

PKP à raison de se méfier de la CSN ce qui ne le rends meilleurs pour autant ni diabolique pour autant.

À mon point de vue dans cette affaire c’est la CSN qui ne met pas d’eau dans son vin, le Journal ne mettra pas sa survie en danger au nom d’une idélogie qui est avant tout ruineuse soit le nivellement par le bas si chère au socialiste.

Possessif le p,tit PKP et contrôlant en plus de cela.

À preuve nos employés, nos salariés,

…De plus, nous avons clairement indiqué notre intention de permettre le maintien du site syndical Rue Frontenac.com sous certaines conditions,….
Ben oui il veut dicter ses conditions à al concurrence.

Un p’tit message à fiston Péladeau. La concurrence peut faire ce qu’elle désire poitnà al ligne. De plus, si dans le contrat d’embauche ou dans la convention collective précédente, il n’y avait pas de clause de non-concurrence suite à une mise à pied avec prime de séparation, votre demande de non-concurrence devient abusive. Où est-il indiqué dans la société capitaliste qu’une personne se prévalent d’une prime de séparation ne puisse offrir ses service à la concurrence immédiatement après avoir obtenue cette prime de séparation????? Comme je l’ai indiqué ultérieurement, à moins d’avoir une clause spécifique lors de l’embauche, cela est illégal. La prime de séparation est une prime négociée pour ‘’service rendu’’ et non un montant pour gardé captif et contrôler pour une période déterminée un ex-employé.

@sco100

Excusez-moi si je vous demande pardon!…

Lorsque je vois le système dans lequel nous sommes présentement empêtrés, privatiser les profits faramineux tout en socialisant les pertes catastrophiques, j’ai comme une propension irrépressible au « délire ».

Diaboliser sa personne! Et lui, il diabolise les syndicats et les travailleurs! Il essaye de se poser comme une pauvre victime dans toute cette affaire et comme dans tous les conflits entre la partie patronale et syndicats qu’il a eu à faire face depuis qu’il est à la tête de Québécor. Québécor est le réseau d’entreprises qui a vécu le plus grand nombre de conflits de travail depuis 10 ans. Après, il vient nous dire que tout le monde est méchant sauf lui-même. Bref, c’est la figure même du petit tyran aveugle à toute chose sauf son petit nombril!

@Vincent Blanchard

Quebecor et ses filiales doivent composer avec plus de cent syndicats distincts. Ça signifie logiquement entre 20 et 25 renégociations par année. Dans ce contexte, même un conflit par année, c’est un bonne moyenne au bâton. Surtout, si j’ai bien compris, les fameux 14 lock-outs avec lesquels les syndicats nous rabattent les oreilles sont en fait une enflure dans la mesure où un conflit commun impliquant trois unité d’accréditation est calculé comme trois lock-outs distincts. Techniquement, ce n’est pas faux, mais c’est un peu comme parler, pour un même événement, de trois incendies dans un même triplex vu qu’on y trouve trois appartements distincts.

@Daniel Charette

Les cracheurs de venin autoproclamés n’ont pas l’heur de me plaire; ils ont des relents de prophètes bibliques hallucinés peu portés sur les discussions pratico-pratiques. C’est tout et c’est comme ça. Cela dit, vous avez sans doute tout plein d’autres belles qualités. Êtes-vous ponctuel?

Je trouve assez étrange le discour anti-syndical que je peux lire sur ce blog et sur d’autre forum aussi… On dirait que ce conflit déchaine les passions.

Tout d’abord, il faut bien comprendre ce que représente une grève ou un lock-out au delà des mots.
Quand un syndicat déclenche une grève, c’est le moyen de pression ultime sur son employeur pour le faire plier, la plupart du temps parce que la négociation n’avance pas et que les offre de la partie patronale sont inaceptables pour les syndiqués.

C’est la même chose pour un lock-out, l’employeur utilise son moyen de pression ultime pour faire plier ses travailleurs. Pour faire accepter ses demandes de force à ces travailleurs souvent à bout de ressources.

Les deux sont brutal, privant l’autre et se privant de son pain et son beurre.

Dans les dernières négociations chez Québécor, il n’y a pas eu de grève, seulement des lock-out… ça fait réfléchir…

Le lock-out a été déclenché moins d’un mois après la fin de la convention. Si Québécor voulait négocier de bonne foi qu’est-ce qui pressait tant? Une entreprise continue de fonctionner même si le renouvellement de la convention tarde un peu, c’est l’ancienne qui s’applique…

Le rapport de force est, dans le cas qui nous occupe, débalancé puisque les travailleurs sont privés de leur revenu par un employeur qui exploite une faille dans la loi pour ne pas subir de perte…ce conflit peut durer éternellement, ou jusqu’à ce que les travailleurs acceptent toute les condition dictées par leur employeur. De là l’importance de modifier la loi pour rétablir le rapport de force. Si Québécor perds de l’argent (par sa faute puisqu’il a lui même déclenché le conflit) il reviendra à la table de négociation afin de trouver une solution pour résoudre l’impasse.

Pour ceux qui disent qu’il faut abolir la loi anti-scab, je voudrais rappeller qu’avant cette loi chaque conflit de travail était synonyme de violentes altercations avec conséquences des morts ou des blessés.

Je ne crois pas que les syndicats hurlent sur tout les toits que tout les patrons du Québec sont des voleurs, des exploiteurs ou des profiteurs. Alors pourquoi est-ce que les porteurs du discour anti-syndical généralisent-ils tout. C’est presque risible mais en même temps tellement triste : syndicat = mauvais, extrémistes ou anti-productif…

Ben oui, je suis syndiquée, je milite dans un syndicat et quand j’entends le genre de propos qui se tiens souvent je trouve ça déplorable. Il ne faut pas connaitre les syndicats pour dire de telles choses. Notre syndicat viens de signer sa convention il y a quelques mois, nous sommes affiliés à la CSN et nous sommes un gros syndicat. Je peux vous dire, en toute honnêteté que jamais la CSN n’est intervenue pour nous dire si l’entente leur convenait ou pas. Notre conseiller syndical nous a bien aidé mais c’est nous et seulement nous qui ont pris les décisions. Je trouve que l’histoire de l’agenda caché de la CSN est tirée par les cheveux…

La CSN est un organisme démocratique, depuis les syndicats locaux jusque dans les grandes orientations de la centrale. Chaque instance a son assemblée votante.

Finalement, la CSN oeuvre aussi à améliorer les conditions de travail des non-syndiqués. Que ce soit pour la hausse du salaire minimum, la poursuite contre le gouvernement fédéral pour qu’il remette l’argent des contribuables dans la caisse de l’assurance emploi, l’intégration des imigrants, les droits de toutes les minorités (dont je ferai grâce de l’énumération) et même au niveau international, l’implication va bien au delà de ses membres.

Si je me permet ici de parler de la centrale, c’est que je crois qu’avant de dire qu’on déteste quelque chose, il faut d’abord savoir de quoi on parle…

Dommage que M. Péladeau n’ait pas utilisé le correcteur orthographique Antidote,un excellent outil de conception québécoise que l’on peut se procurer à http://www.druide.com
Il aurait ainsi évité trois fautes
(non occurrence, ont refusés et ne tente pas).
Certains lecteurs qui ont transmis un commentaire en bénéficieraient aussi tout autant que moi.

J’ai peine à croire que PKP travaille dans le milieu de la presse écrite et n’ait pas réussi à actionner la fonction du correcteur automatique de fautes d’orthographe et de grammaire en écrivant sa lettre.