PKP répond aux cinq questions: c’est quatre fois Non

On ne pourra pas dire de Pierre Karl Péladeau qu’il manque de répondant. Je lui posais dimanche cinq questions de fond sur la gouvernance de ses médias. Il nous répond en 48 heures.

Redoutable ? Inébranlable !
Redoutable ? Inébranlable !

Sa réponse éclaire plus que jamais la posture de celui qui dirige notamment deux grands quotidiens et le premier réseau d’information télé au Québec. Il persiste et signe.

Je rappelle brièvement les questions, je vous laisse lire la réponse de PKP, et je commente ensuite:

Mes questions:

#1. En 2009, PKP s’engage à ne pas réduire le nombre d’artisans de l’information pendant le conflit, s’engage-t-il à en compter autant en fin de conflit, quitte à les répartir ailleurs dans l’empire?

#2. Au moment du lock-out, les pages opinions du Journal de Montréal étaient équilibrées, de la droite à la gauche. Aujourd’hui, la droite règne. Va-t-il rééquilibrer en fin de conflit?

#3. Accepte-t-il de prendre de la distance face à la couverture médiatique et de garantir l’indépendance des salles de nouvelles ?

#4. Pourrait-il nommer un ombudsman pour recevoir les plaintes des lecteurs, en attendant de réintégrer le Conseil de presse, comme il s’y était engagé en 2001?

#5. Envisage-t-il de donner un coup de pouce à RueFrontenac, comme son père l’a fait pour Le Devoir, au nom de la diversité de l’information ?

Cher Jean-François

Mercredi dernier, le médiateur a demandé aux parties de ne pas révéler la teneur des discussions en cours, ce qui est tout à fait normal vu que le Code du travail interdit à l’employeur de négocier ailleurs qu’à la table. Toutefois, le Code ne nous interdit nullement de rectifier des faits ou éclairer des zones d’ombre, ce à quoi je me suis appliqué jusqu’ici.

Cela étant, je dois tout de même vous prévenir que certains aspects de vos questions touchent bel et bien les discussions en cours. Je ne collerai donc pas précisément au canevas de vos cinq questions mais tenterai tout de même de vous éclairer de mon mieux, dans le respect des restrictions qu’impose, à juste titre, le Code du travail.

D’entrée de jeu, aussi évidente que la chose puisse paraître, il m’apparaît essentiel de vous indiquer que toute entreprise de presse est assujettie à des impératifs de rentabilité (à moins de recevoir une subvention fédérale d’un milliard de dollars par année – tout en refusant de rendre des comptes sur l’usage qui en est fait – ou à moins de servir de courroie de transmission déficitaire à un vaste holding financier). La cogestion sans but lucratif dans les médias est une utopie dont la mise en pratique n’a guère accouché que de feux de paille bien vite oubliés et ce, peu importent les beaux grands idéaux qui avaient présidé à leur fondation.

Tout comme vous, je souhaite assurer au Québec une presse libre et forte. Or, celle-ci ne peut espérer prospérer que dans un contexte où les organisations prennent les mesures qui s’imposent pour faire partager les coûts de la cueillette de l’information et assurer la diffusion sur un plus grand nombre de canaux de distribution.

Vous avez d’ailleurs bien illustré cette problématique en décrivant les récentes modifications opérationnelles survenues au service de l’information de la SRC.  C’est la seule façon de contrer l’impact sur nos revenus de l’évolution incontournable des technologies et de la migration des lecteurs vers de nouvelles plateformes.

Chez Quebecor Media, la presse écrite constitue l’un de nos plus importants fonds de commerce, avec celui des télécommunications. Nous opérons une entreprise qui se doit d’assurer la pérennité de ses profits. Les entreprises de presse doivent prévoir à long terme, sous peine de sombrer corps et biens, comme de nombreuses publications du Québec (Montréal Matin, Dimanche Matin, The Montreal Star), mais aussi d’ailleurs en occident.

Mon père lui-même avait rapidement mis fin à l’aventure du Montreal Daily News quand la perspective de profits lui était apparue incertaine.

C’est pourquoi, depuis de nombreuses années, bien conscients du caractère débridé de l’évolution technologique, nous avons lancé de très nombreuses initiatives de modernisation partout au sein des 250 publications de Sun Media, notre filiale d’édition de journaux dont Le Journal de Montréal est partie intégrante.

Il faut comprendre que le Journal n’est pas une île et qu’il fait partie d’un vaste réseau, d’un écosystème où la production de l’information et l’effectif journalistique ne peuvent plus être considérés en silo ou en fonction de processus désormais obsolètes.

Vous avez raison de dire qu’avec le pouvoir vient la responsabilité : nous sommes responsables d’assurer la pérennité de milliers d’emplois, dont les ressources journalistiques constituent une proportion certes importante, mais elles sont loin d’être la majorité. C’est toute une machine qui permet à l’information d’exister. La force d’un tel réseau, c’est sa capacité de consolidation et le potentiel d’émulation entre ses différentes composantes. Ces dernières ont d’ailleurs fait l’objet d’une consolidation réussie au cours des trois dernières années.

Les salles de rédaction doivent aussi s’adapter à ces nouvelles façons de faire. À juste titre, vous soulignez l’embauche d’Andrew McIntosh et la mise sur pied d’une structure d’enquêtes nationales. C’est là en effet un bel exemple de ce que la souplesse opérationnelle permet comme innovation dans la configuration de nos ressources. Vous auriez pu mentionner aussi la création cette année même de nombreuses nouvelles publications et l’embauche des ressources qui s’y rattachent.

Les journalistes doivent désormais s’adapter en continu dans la mesure où rien n’est jamais figé. La réalité de 2010 n’est déjà plus celle de 2008, et encore bien moins celle de février 2001… Il leur faut vivre et travailler au diapason des nouvelles technologies et de nouveaux publics, et relever chaque jour des défis inédits.

Dans ce nouvel environnement hautement volatil, où la concurrence n’est plus seulement de l’autre côté de la rue mais aussi de l’autre côté de la planète, il est essentiel d’optimiser l’utilisation de nos ressources. Nous devons nous démarquer en offrant tout autant de l’information largement accessible que des exclusivités et des enquêtes.

Devant une uniformisation de plus en plus marquée des médias d’information, qui adoptent trop souvent un point de vue très «plateauisé » (comme nous le révélait Le Trente récemment), nous avons plutôt choisi, et depuis de nombreuses années, d’épouser le contour des préoccupations d’une plus grande partie de la population, qui désire qu’on réponde à ses attentes et non pas qu’on lui enseigne le credo d’un microcosme bien-pensant dans lequel elle se reconnaît mal.

Ce positionnement est logique : nous occupons simplement un créneau pour lequel il existe un marché bien réel, comme le prouve l’ampleur de notre lectorat. Il peut être séduisant pour certains dont les affinités penchent ailleurs d’y voir le porte-voix d’une pensée néoconservatrice, néolibérale ou néo-je-ne-sais-quoi, mais dans les faits, ce n’est là qu’une formule choc un peu creuse que ne saurait sérieusement justifier la présence de quelques chroniqueurs au verbe plus musclé.

Le rédacteur en chef Dany Doucet a déjà, et à plusieurs reprises, fort bien expliqué la position du Journal à ce sujet. Il est pour le moins étrange que vous voyiez des règlements de compte dans des enquêtes qui informent le citoyen sur l’utilisation des fonds publics ou sur les agissements de certains grands acteurs économiques. Si nous ne rapportions pas ces nouvelles, qui le ferait? Les graves accusations que vous portez  sur la foi de ouï-dire ou de préjugés tenaces mais sans fondement ne rendent certainement pas justice à notre travail et au professionnalisme de nos journalistes.

Quant à l’indépendance des journalistes, c’est un concept dont il faut bien comprendre l’application au sein d’une salle de rédaction. Un journaliste ne se loue pas un bureau dans une salle de rédaction comme un coiffeur loue une chaise dans un salon réputé où il reçoit librement sa propre clientèle, selon son humeur. Une salle de rédaction n’est pas un collectif de joueurs autonomes qui laissent libre cours à leurs envies du moment; elle possède une structure, un esprit de corps, et le journaliste y œuvre au sein d’une équipe.

L’éditeur, le rédacteur en chef ou le directeur de l’information font chaque jour des choix éditoriaux et livrent des affectations en conséquence. Il ne s’agit pas là de contrôle de l’information, comme cela s’est entendu lors d’une séance de défoulement collectif au dernier congrès de la FPJQ. Il ne s’agit là que de simples préceptes organisationnels auxquels n’échappe aucune entreprise.

Ces accusations de contrôle sont pourtant reprises à l’envi à l’endroit des médias de Quebecor et ce, depuis plusieurs années maintenant, comme si La Presse ou Le Devoir laissaient leurs propres journalistes entièrement libres de choisir les nouvelles à publier.

Un ombudsman ou une adhésion au CPQ ne changeraient rien au fait que nous devions choisir et offrir à nos lecteurs un contenu dans lequel ils se reconnaissent. Seul ce souci d’adéquation entre la nouvelle et le lecteur guide les choix de la Rédaction. L’important, c’est que le journaliste fasse ensuite son travail selon les règles de l’art, peu importe son affectation du moment.

En terminant, nous savons tous qu’aucune licence ni autorisation des pouvoirs publics n’est nécessaire au démarrage et à l’exploitation d’une publication. Si certains souhaitent se positionner ailleurs, adopter d’autres angles, s’adresser autrement à d’autres publics, mettre de l’avant d’autres préoccupations sociales ou économiques tout en consacrant des énergies à la couverture des scènes culturelles et sportives, ils sont libres de tenter leur chance.

Rue Frontenac semble vouloir se lancer dans l’aventure et nous lui souhaitons sincèrement de trouver éventuellement un équilibre viable entre ces nobles aspirations, un public cible substantiel et une masse critique d’annonceurs. Comme nous l’avons fait et le faisons toujours pour Le Devoir, il nous fera plaisir de leur fournir les prestations industrielles nécessaires pour assurer la diffusion de Rue Frontenac, s’ils veulent bien travailler avec nous.

Sur ce, laissons place aux vraies négociations. Je vous souhaite, ainsi qu’à tous vos lecteurs, de très joyeuses fêtes.

Bien cordialement,

Pierre Karl Péladeau

Mon commentaire:

Tout cela a le mérite de la clarté. Reprenons les questions et les réponses, dans l’ordre:

#1. En 2009, PKP s’engage à ne pas réduire le nombre d’artisans de l’information pendant le conflit, s’engage-t-il à en compter autant en fin de conflit, quitte à les répartir ailleurs dans l’empire?

C’est Non.

#2. Au moment du lock-out, les pages opinions du Journal de Montréal étaient équilibrés, de la droite à la gauche. Aujourd’hui, la droite règne. Va-t-il rééquilibrer en fin de conflit?

C’est Non. Il affirme au contraire vouloir faire contrepoids à la « plateauisation » de l’information et veut pour preuve de la justesse de cette stratégie le vaste lectorat du Journal. Lectorat qui était pourtant tout aussi nombreux lorsque des plumes de gauche, très « plateau » (Nuovo, Bazzo, Grey, Payette) sévissaient dans le quotidien.  (Notons pour nos lecteurs non-montréalais que le plateau est le quartier résidentiel le plus proche de plusieurs grands médias, dont TVA, Radio-Can, La Presse, Le Devoir et Astral Média.)

#3. Accepte-t-il de prendre de la distance face à la couverture médiatique et de garantir l’indépendance des salles de nouvelles ?

C’est Non. Il réaffirme le droit de l’éditeur d’intervenir dans la couverture (donc non seulement dans l’expression de l’opinion). Pour le JdeM l’éditeure est Lyne Robitaille, la vice présidente Est du Canada Sun Media. La question portait plutôt sur l’intervention du propriétaire.

Évidemment il y a des précédents. L’américain Hearst en est l’archétype. Mais la tradition québécoise récente tend à distancier le propriétaire de la direction de l’information — celle qui dirige en effet les journalistes qui, PKP a raison, ne sont pas des coiffeurs. M. Péladeau semble penser que cette courroie de transmission du propriétaire vers la couverture journalistique est courante à La Presse, ce que ne confirment pas nos informations de première main pour la période couverte par la présence de l’éditeur Guy Crevier. Il donne aussi l’exemple du quotidien Le Devoir, mais la propriété très diffuse de ce quotidien lui épargne toute pression extérieure dans la définition de sa couverture. Les éléments d’information avérés dont nous disposons permettent de conclure que le niveau d’intervention du propriétaire dans la direction de la couverture journalistique à Quebecor est, dans le Québec contemporain, exceptionnel.

#4. Pourrait-il nommer un ombudsman pour recevoir les plaintes des lecteurs, en attendant de réintégrer le Consil de presse, comme il s’y était engagé en 2001?

C’est Non. Il met d’ailleurs en doute toutes les informations qui circulent au sujet de comportements sujets à caution dans l’orientation de l’information elle-même. (Pierre Karl: je n’ai pas rapporté de « ouï dire » dans mes questions. Tel qu’indiqué, il s’agit de témoignages directs d’ex-employés crédibles non liés au conflit du Journal, soit le genre de source sûre citée chaque jour dans vos quotidiens sur divers sujets.)

#5. Envisage-t-il de donner un coup de pouce à RueFrontenac, comme son père l’a fait pour Le Devoir, au nom de la diversité de l’information ?

C’est Noui ! Évidemment, on a en tête le soutien actif de Péladeau Père au Devoir, qu’il a financé à hauteur de deux millions sur plusieurs années. Cependant, ici, PKP ouvre une porte: il offre au futur RueFrontenac, pour sa version papier, un service de diffusion selon les termes « très concurrentiels » offerts au Devoir.

Pour l’essentiel, qu’on se le dise, il y a un style, une orientation, un  élan PKP. La Une de L’actualité demandait cet automne s’il était redoutable? Le point d’interrogation est de trop. Il confirme aujourd’hui être inébranlable.

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Je reste pantois. Il ne faudrait tout de même pas oublier que c’est SON empire, sa business. Mais il faut continuer à mettre de la pression. Sait-on jamais.

«Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.»[Mark Twain]

Merci monsieur Péladeau pour la franchise et la clarté de votre lettre de réponse à monsieur Lisée par laquelle vous jetez un éclairage extensif sur la réalité d’opération d’un grand groupe de presse en contribuant, par la même occasion, à bien informer la population sur les nouveaux défis et sur les conditions de survie des média d’information.

National fait encore un excellent job !
Il ne reste à cette firme qu’à être avalée par PKP
et ainsi,on pourra vraiment parler de convergence.
Ecrire le discours du ministre et le publier avant
même que celui-ci ait ouvert la bouche !!
Au fait M.Lisée…vous attendiez-vous à des réponses plus surprenantes?

Pierre Karl Péladeau a dit;

Devant une uniformisation de plus en plus marquée des médias d’information, qui adoptent trop souvent un point de vue très «plateauisé » , nous avons plutôt choisi, et depuis de nombreuses années, d’épouser le contour des préoccupations d’une plus grande partie de la population, qui désire qu’on réponde à ses attentes et non pas qu’on lui enseigne le credo d’un microcosme bien-pensant dans lequel elle se reconnaît mal.

Je vous invite a allez voir ce vidéo du Sénateur Bernie Sanders qui décrit bien comment l’extrême droite Libertarienne contrôle les médias;

http://www.youtube.com/watch?v=DQObYmE4B34&feature=player_embedded

En gros ce qu’il dit c’est que les think tank s’entendre entre-eux sur quelle sera le « sujet de discussion« de la semaine et ce sujet est ensuite répété a travers toute la structure hiérarchique a travers la télé et la radio et les journeaux et meuble ensuite les conversations que le petit peuple a entre-eux.

Et ce phénomène est facilement vérifiable, suffit d’ouvrir la télé et de porter attention sur comment l’enchainement des discours s’articule entre-eux, comme par exemple le discour anti-gauche et pro-privatisation qui sont une écho dans nos médias depuis une dizaine d’année.

M. Lisée,

Puisque cette série s’avère une plateforme privilégiée de dialogue avec M. Péladeau, j’espère que vous comptez rectifier certaines énormités commises par ce dernier.

Je reste pour ma part flabergasté qu’il ait le culot de rejeter le constat d’un virage conservateur au Journal de Mtl comme une « formule creuse », alors qu’il profère lui-même un des plus énormes clichés (absurdes et paranoïaque de surcroît) du commentariat de droite de ces dernières années: celui de la soi-disant « Clique du Plateau »!

Quand cessera donc cette masquarade martyrologique de la droite populiste?

On entend évidemment par « plateauisation » un effet de pensée unique go-gauche, écolo, sociale-démocrate et pro-syndicat…

Bon, Le Devoir, est sans doute le plus franchement social-démocrate des grands journaux du Québec. Mais c’est loin d’être une gauche bien ferme (hormis peut-être les chroniques de Gil Courtemanche). Loin d’être un Canard Enchaîné, disons… Et pour ce qui est d’une uniformisation « bien-pensante » des médias on repassera.

Dans les pages éditoriales de La Presse: Mario Roy, André Pratte?.. assez mous comme socio-démocrates. Alain Dubuc? Claude Picher? Qui nous prêchent le petit catéchisme néo-libéral de chronique en chronique? Aussi bien dire que Joseph Facal est maoiste!

Je lis également ici que les journalistes de La Presse sont eux aussi sous la coupe d’une ligne éditoriale à laquelle il ne faut pas déroger, n’est-ce pas? Alors comment expliquer qu’on y laisse cohabiter la verve d’un Pierre Foglia avec celle des éditorialistes et chroniqueurs nommés ci-haut?

Côté formules creuses, M. Péladeau ne nous laisse pas en reste non plus avec sa compétition « à l’autre bout de la planète »… La mondialisation je veux bien, mais ni Dawn (Pakistan) ni le Times of Asia (Hong Kong, en ligne), ni L’Orient le Jour, ni même le NYT ou Libé, ne sont de réelles menaces à aucun journal québécois. Quand même!

Et pour finir, cette perle de vacuité: « épouser le contour des préoccupations d’une plus grande partie de la population, qui désire qu’on réponde à ses attentes et non pas qu’on lui enseigne le credo d’un microcosme bien-pensant dans lequel elle se reconnaît mal. » (!) Évidemment, la soit-disant « gauche » (j’imagine que ça inclut Claude Picher) est oligarchique, didactique et hautaine! La droite, elle, ne fait que répondre à ce que veut vraiment le bon peuple, on s’entend… Et comment le sait-il ce que veut le peuple? L’immense lectorat du Journal était-il sensiblement moins grand lorsque Falardeau, Bourgeault ou Lise Payette y avaient une colonne? Le populisme et la formule tabloïde du Journal ont-ils donc moins d’incidence sur sa popularité que sa ligne idéologique?

Ou est-ce que le populisme (de plus en plus crasse) de la formule du Journal n’en fait pas un excellent moyen d’inculquer à un lectorat plus large son propre crédo de droite, en adoptant, à l’instar de Fox News (parce qu’il semble que Murdoch soit le véritable modèle de Péladeau), la posture de l' »objectivité » face aux médias « maintream » tous « monolithiquement » ligués à « gauche »?

La réponse de M. Péladeau est un insulte à l’intelligence.

Voilà c’est dit.

À PKP: BRAVO!!!

Il est grandement temps qu’un entrepreneur québécois pure-laine donne la vraie version d’une histoire, hors de la prison idéologique des grosses centrales syndicales.

FINI le despotisme syndical!!!

Je ne m’inquiète vraiment pas de la survie des médias. Par contre, « l’information » est-ce que ça existe encore?

Je me souviens de la fameuse AH1N1. On nous a fabriqué une crise de toutes pièces, avec renfort médiatique 7/7, 24/24. Tant et si bien qu’ils ont dû, au moment où l’hystérie collective atteignait des niveaux critiques, s’empresser de « calmer le jeu ». La panique était en train de s’installer!

Avons-nous eu droit à toute « l’information » sur le sujet? Jamais de la vie! Tout le monde devait absolument se faire vacciner. Une sapré chance que la toile, internet, faisait contrepoids!

Il n’y avait pas d’information, il y avait un message, totalement contrôlé par les autorités « compétentes » et 80% de la population du Québec s’est précipité pour recevoir la dose salutaire…

Tout ça, alors que la grippe saisonnière fait beaucoup plus de ravages, à chaque année!

N’importe quelle fausseté véhiculée, imposée par les médias de propagande, devient « La » vérité. À l’opposé, une vérité ou une réalité qui n’est pas retenue, diffusée par les médias, n’existera tout simplement pas puisqu’elle ne sera jamais connue des masses.

Le mensonge des armes de destruction massive est devenu vérité.

Les terroristes sont partout et prêts à frapper en tout temps!

Un pour cent de la population détient environ quatre-vingt-dix pour cent de la richesse et le 99 pour cent des autres doivent impérativement se serrer la ceinture! Accepter des sacrifices déraisonnables…et voir ce un pour cent recevoir des allègements fiscaux!

Il faut faire la guerre, absolument, pour la prévenir!?…

Des mesures « concrètes » pour influer sur le réchauffement climatique, nous sommes tous d’accord, on en reparlera l’an prochain…

Voilà chers auditeurs la nouvelle teneur des « informations » que les monopoles nous servent au quotidien…

Le vrai pouvoir contrôle désormais les médias et c’est le vrai pouvoir qui décide maintenant de tout, en entretenant l’illusion que vous avez le choix!

L’information, comme la liberté d’expression et la vie sur terre, sont en voie d’extinction.

Bonjour,
Qu’il était donc évident d’avoir un NON retentissant mais CLAIR de la part de Monsieur Pierre Karl Péladeau qui s’était d’une certaine façon fait apostropher en se faisant demander l’équivalent de décrocher la lune. Et surtout de se faire demander de se tenir loin d’une politique éditoriale quand nous savons tous que cette politique n’existe pas si ce n’est un semblant d’objectivité quelques fois sur cent afin de mêler les cartes, de se dorer la pilule et de se faire une belle jambe tout en étant dans le carcan de la subjectivité, d’un parti pris évident à moins d’avoir cette faculté qu’on les brillants journalistes de La Presse d’évoluer sur le fil du rasoir afin que tous nos sceptiques soient confondus….. Et bien, cela semble de toute évidence un cul de sac et comme je l’affirmais plusieurs fois, la clef du règlement du conflit repose dans les mains du lectorat de ce quotidien qui au moins, au lieu de se faire aller le clapet qui leur sert de mâche-patates, aurait la célérité qu’ils ont à grimper dans les rideaux, à réclamer à cor et à cri des Commissions d’Enquêtes pour se divertir avec la TIVI ,réclamer la démission du gouvernement élu démocratiquement AVEC L’ÉCONOMIE D’ABORD, et oui au moins le savent-ils ? Cette bande de moutons qui se sert de l’opinion de son voisin pour s’en faire une car si UN TEL LE PENSE, CE DOIT ÊTRE ÇA EN SUIVANT LE TROUPEAU ! En cessant, en boycottant l’achat de ce quotidien et avoir au moins la chance d’évoluer en se faisant une nouvelle tête avec le concurrent, le lock-out se règlerait illico, manu militari en deux temps et trois mouvements…..Au plaisir, John Bull.

Je ne crois pas me tromper mais il me semble que c’est Lise Payette et Bernard Landry qui ont décidé de cesser d’écrire dans le Journal de Montréal. Ils n’ont pas été remerciés. Ils ont voulu quitter le Journal par sympathie pour les lockoutés. C’était bien leur droit mais on ne peut accuser P.K.Péladeau de les avoir mis à la porte.

Excellent texte et excellentes réponses de M. Péladeau. Je retiens, entre de nombreux autres:

« nous avons plutôt choisi, et depuis de nombreuses années, d’épouser le contour des préoccupations d’une plus grande partie de la population, qui désire qu’on réponde à ses attentes et non pas qu’on lui enseigne le credo d’un microcosme bien-pensant dans lequel elle se reconnaît mal. »

Bonjour m. Lisée

Cette idée de correspondance est géniale. Elle projette une lumière toute fraîche sur un conflit connu et déjà médiatisé depuis son tout début.
Qui plus est, l’accès à toutes ces informations de la part des deux parties marque, si j’ose dire, un précédent: je ne crois pas qu’on ait pu obtenir tant de savoir et de points de vues durant un conflit.
Ceci étant dit, bien que je suis moi-même un détracteur affirmé de l’Empire Québécor, je dois donner certains mérites à m. Péladeau qui gère son entreprise en main de maître. Considérant que l’Empire regroupe des dizaines de divisions et d’entreprises oeuvrant dans des champs d’activités connexes ou pas, réussir à maintenir le bateau à flot avec un tel pouvoir est en soi remarquable. Il est certes impossible de ne pas accorder le mérite à un tel exploit.
Ceci dit, par contre, j’aimerais bien que l’Empire affiche une indépendance un peu plus marquée dans toutes ses divisions. Bien qu’il s’en dément, il est difficile de ne pas remarquer que les branches de ses divisions servent et desservent souvent le dessein principal de l’Empire: s’entretenir lui-même. Il est impossible à cet effet d’ignorer les nombreuses manifestations du pouvoir de l’Empire au-travers les nombreux médias lorsqu’il s’agit de supporter un produit créé par une de ses branches; on n’a qu’à penser à toute l’exposition offerte à un produit comme Star Académie ou Occupation Double qui retrouvent presque toujours des couvertures alléchantes dans les journaux, les magasines, les émissions satellites (tel Salut Bonjour) et toutes les divisions de Québécor. Cela constitue une machine de propagande remarquable.
À l’inverse, lorsqu’il s’agit de concurrencer ou d’attaquer un élément opposé à l’Empire, force nous est de constater que tous les outils en placent démontrent leur efficacité. On n’a qu’à penser à l’affaire très récente opposant PKP au vice-président de Radio-Canada; n’est-il pas étrange, en effet, qu’une campagne de couverture médiatique s’active en même temps que le conflit se règle? Il sert en effet à l’Empire de porter tout conflit sur la place publique puisqu’il est maître et roi dans les médias. Je serais même curieux de constater si les divisions médiatiques de Québécor offrent une neutralité et une couverture semblable et tout aussi volubile envers les produits artistiques, journalistiques et d’actualités qui ne sont pas couverts ou produits par une sous-branche de l’Empire.
Quoi qu’il en soit, merci beaucoup pour cet échange qui nous permet de mieux comprendre tout le pouvoir de la machine… qui est certes aussi redoutable que son propriétaire.

La presse repose sur la publicité, qui est un impôt privé, non? Ce que les fabricants de produits dépensent en publicité, ils le refilent aux consommateurs. Alors pourquoi préfère-t-on un impôt privé à un impôt public?» demande le sympathique vieil homme, soulignant qu’on exige maintenant aux rédacteurs en chef des grands journaux de «rentabiliser leurs pages», comme si l’information était «un sous-produit de la pub.
Cette rentabilisation à tout prix, conséquence inexorable de la spéculation dont font l’objet les grands groupes de presse, se traduit trop souvent par des coupes dans le personnel des rédactions, ce qui entraîne une baisse de la qualité de l’information, qui entraîne à son tour une perte de crédibilité de la presse auprès du public.

À New York, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880, le célèbre journaliste John Swinton se fâche quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :
« Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! » (Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)

Tout comme les grandes pyramides d’Egypte, les empires ne sont pas bâtis que par un seul homme. Ils sont le fruit d’une collaboration orchestrée. Mais les gains doivent être distribués de façon équitable tout comme les risques. Car, des riques il y en a pour tous. Quand on décide de travailler pour un employeur, en particulier, on prend le risque qu’il vende ou perde son entreprise. Donc, nous lui faisons confiance et embarquons dans cette aventure. Nous pouvons donc espéré un retour à notre contribution. Surtout si l’entreprise prend de l’expension. Les employeurs oublies trop souvent que la réussite de leur entreprise repose sur leurs employers (collaborateurs). Il faudrait leur faire savoir 😉

J’imagine que ce commentaire se retrouve à répétition sur les forums; je le formule quand même.
L’usine Shell a fermé dans l’Est de Montréal menant au licenciement de 550 travailleurs bien rémunérés. Personne ne boycotte plus Shell. Hier, Electrolux annonçait la fermeture de son usine de l’Assomption mettant 1300 travailleurs à la porte à la veille des Fête et personne ne pose de question à l’entreprise. Comment ne pas voir la croisade en faveur des 253 grévistes du JdeM autrement que par une hypersensibilité de la corporation des journalistes, un métier en redéfinition à l’heure des nouvelles technologies ? Surtout que la qualité et la diversité de l’information n’est même pas au coeur du conflit. L’attention média accordée à ce puéril conflit de travail m’ennuie et traduit à terme un manque de rigueur de la corporation des journalistes, paniqués par la perte du statut dont ils ont joui jusqu’ici.

Juste une petite question. Pourquoi PKP s’entête-t-il, même dans un article concernant le conflit au Journal de Montréal, à toujours attaquer la SRC?

La liberté de Presse est une utopie donc un vulgaire mensonge
À nous d’encourager seulement ceux qui défendent résolument la nation Québecoise, notre langue française et notre ouverture au monde comme pays francophone
Au Québec le système médiatique est digne d’un système colonial anglos teutons royaliste à la Canadian.
Heureusement il y a le WEB pour permettre l’information régionale nationale et mondiale .
Mais au Québec même dans les blogues les forums et les lettres des lecteurs et les lignes ouvertes il y a censure totale de ceux qui
1) se disent vraiment catholique
2) se disent contre le féminisme
3) se disent anti sionistes
4) se disent contre l’avortement
5) se disent contre le mensonge assimilateur angliciseur du bilinguisme en une seule deuxième langue
6) se disent contre la droite et la gauche donc pour un centre pour tous
7) se disent contre le faux fédéralisme à la Canadian
Pour ces questions et quelques autres c’est la censure totalitaire
Un nouveau journal permettant de vraiment discuter de ces questions changerait le temps de le dire tout le système médiatique Québecois et nous débarasserait du CRTC
Ce conflit servirait une telle décolonisation de nos médias et ce serait une véritable Révolution Tranquille Médiatique (RTM)

@ Jean François Lisée,

Votre choix de photos égotiques de Pierre Karl Péladeau et l’image que vos qualificatifs faussement flatteurs projettent de lui ne correspondent pas à sa personne et à son attitude essentiellement simple et sans prétention.

Pourriez-vous, s’il vous-plaît, comme il le fait lorsqu’il s’adresse à vous, vous efforcer de lui rendre justice en vous adressant à lui plus simplement et plus dignement.

Je retiens également le crédo de monsieur PKP

“nous avons plutôt choisi, et depuis de nombreuses années, d’épouser le contour des préoccupations d’une plus grande partie de la population, qui désire qu’on réponde à ses attentes …”

Les attentes de tit-peuple selon monsieur PKP: À quelle partie du bas du corps est blessé Gomez; qui frenche qui à Occupation Double, que porte Miss StarAccadémie aujourd’hui, qu’elles sont les mensurations de l’Homme à la valise no12 du Banquier.
Au nom de son père, de lui le fils et de Luc Lavoie.

« Compared to other media, who regularly credit Rue Frontenac’s journalistic scoops (as much as « professional » journalists are prepared to credit competitors for their scoops), Quebecor is clearly less willing to credit a union website for its stories – a problem that may have contributed to one case of plagiarism and a journalist being fired. »

http://blog.fagstein.com/2010/12/14/is-quebecor-evil/

Il écrit: «La cogestion sans but lucratif dans les médias est une utopie dont la mise en pratique n’a guère accouché que de feux de paille bien vite oubliés et ce, peu importent les beaux grands idéaux qui avaient présidé à leur fondation ». On voit que PKP ne lit pas ou n’écoute pas l’information libre et indépendante tels que les radios communautaires(CKIA, CKRL, CIBL, CJBE,etc) qui sont des organismes à but non lucratif(OBNL) où la rentabilité sociale et celle économique sont investies dans la collectivité locale. De plus, dans la plupart des régions au Québec, plus de 80% des gens lisent ou écoutent les médias communautaires car c’est de l’information qui concerne leurs communautaires locales. M.PKP n’est certainement ancrée dans un projet sociétal solidaire et démocratique. À l’instar de tout conflit, c’est une question de valeurs et d’orientations culturelles. Tout tenant des idéaux d’un capitalisme sauvage dira que la finalité sociale avant la finalité lucrative est une utopie. Ouvrez vos yeux sur les initiatives québécoises M.PKP

Le cheminement de carrière de Madame Julie Snyder n’a d’équivalent que les circonvolutions discursives de son époux.

Difficiles à suivre, mais conformes à un idéal commun : l’opportunisme.

Pour « contrôler l’information », ne suffit-il pas de recruter les journalistes/chroniqueurs ayant le « bon penchant » ?

Me semble que tous les médias font ça (certains sont un peu moins biaisés que d’autres, mais la tendance très lourde, est toujours présente, non?).

@Mélanie Hamel

Les médias que vous nommez ne sont pas des médias de masse et n’aspirent pas à l’être. On est dans une autre ligue.

Les médias que vous nommez ne peuvent survivre sans l’injection occasionnelle et volontaire de fonds, y compris en provenance de compagnies faisant, elles, de vrais profits et gratifiant d’un don telle ou telle entreprise à caractère social dont les objectifs rencontrent les leurs.

Autrement dit, si vous limitiez votre liste aux médias locaux pleinement communautaires et auto-suffisants sans dons ni faveurs, votre liste serait à toutes fins utiles vide.

D’ordinaire, je souscris aux prise de position de M. Lisée (je suis un fan). Pas ici. Bien que M. Péladeau ne semble pas soucieux de nous charmer, Il me semble que sa réponse a le mérite d’être claire et raisonnée. Elle m’a paru, en tout cas, beaucoup plus objective que les clarifications de M.Lisée qui m’ont semblé simplistes et partiales à tel point que je me suis interrogé sur leur pertinence. Et n’eut été de la faiblesse d’argumentation des clarifications de M.Lisée, j’aurais même peut-être pu ne pas ressentir leur caractère paternaliste.

PKP est en train de ‘berlusconiser’ le Québec avec son empire médiatique. Demandez-lui donc s’il a des ambitions politiques, un coup parti!

@Claude Pelletier

Encore une fois, monsieur Pelletier, vos commentaires complaisants, sans nuance aucune pour monsieur PKP, m’incitent à vous demander de retirer vos commentaires commandés sur ce blogue.

Franchement! Non seulement votre jupon de laquais de Quebecor dépasse, mais vos écrits en traduisent l’âme même!

Pouvez-vous me donner 2 critiques solides que vous pourriez adresser à monsieur PKP et la manière dont il se positionne dans le conflit?

Kathy Beriro, qui à la lecture des commentaires de monsieur Pelletier, commence sérieusement à se poser des questions sur la neutralité des commentaires

Moi je salut monsieur Péladeau qui veut enfin nous débarassé des nouvelles qui parle toujours du Plateau-mont-royal et des maudite idées de la gaugauche. Le journal de montréal est enfin libre des syndicat qui veule imposser leur pensée unique au Québec. Le journal de québec aurait dû suivre leur exemple. j’espère qu,a la prochaine ronde de négociassion, les dirigeants du jounral de québec vont s’inspiré de ce qui se passe à Montréal. Comme le dit monsieur Péladeau, il faut évolué avec le monde et les syndicat, c’est l’autre siècle. Un journal qui veut survivre doit jeter ce qui le rend lourd, en premier lieux un syndicat.

Patrick Gagnon, Québec

@sco100:

Moi je suis d’accord avec Mélanie Hamel. J’ai beaucoup plus confiance à mes hebdos communautaires qui parlent des actualités de mon coin de pays. Je vous retourne votre propre argumentaire: si vous limitez le Journal de Montréal aux seuls acheteurs/lecteurs, vous aurez un journal en faillite, tant il est vrai que ce Journal doit sa survie uniquement à la publicité. Le journal de Montréal est un journal de masse qui doit sa survie parce qu’il est donné gratuitement dans plusieurs restaurants, parce qu’il imprime à foison des publicités – au moins la moitié si ce n’est pas plus des pages!!!. Au moins, les médias communautaires sont lus ou écoutés parce que les gens le veulent, pas parce qu’on leur impose des publicités imbéciles et des articles insipides, remâchés par des gens qui s’improvisent journalistes.

Florence Vadeboncoeur, Mascouche

@Gilles Laporte

Je pense que l’attention accordée par les médias à ce conflit réside au coeur même d’une valeur qui nous est collectivement chère: le respect du travail. Est-ce respecter les travailleurs que de penser que n’importe quelle personne peut s’improviser journaliste, alors qu’elles ont été formées dans les écoles de gestion ou de management? Car c’est ce qui s’est passé dans ce conflit: des cadres, aucunement formés pour être journalistes, se retrouvent à devoir faire et créer la nouvelle. Beau débarras, on passe à un autre appel! Non, ce n’est pas comme ça que se font les choses, du moins en société civilisée, qui s’est imposée des règles pour que justement l’arbitraire patronal n’ait pas préséance. Pour faire des radiographies, on a des radiologistes. Pour faire des réparations électriques, on a des électriciens. Pour faire des enquêtes criminelles, on a des policiers. Et pour faire du journalisme, on a des journalistes. Me semble que c’est pas compliqué à comprendre! Pas des cadres, des journalistes!!! Et je dois vous dire, monsieur Laporte, que je suis d’avis que les lock-outés étaient prêts à s’adapter à la nouvelle réalité du marché, aux nouveaux aléas du domaine de l’information, mais pas au détriment de principes fondamentaux!!!

Julie Lecompte

Droite et média: Un gros problème qui dépasse l’empire Quebecor.

Bazzo, Nuovo, Payette, Grey: des gens de gauche selon J-F Lisée, vous voulez rire? Ce sont des libéraux de centre-gauche pas plus. Ils ont de beaux sentiments mais aucune idée précise pour faire progresser le Québec.

La droite règne dans la majorité des média du Québec. Cela devient franchement dangereux avec la concentration des média détenu par le même propriétaire. Dans le cas de Quebecor, le Journal de Montréal et TVA ne devraient pas être détenus par la même compagnie en plus de tous les magazines populaires et Videotron et quoi encore.

@Florence Vadeboncoeur

Je ne sais pas vraiment à quel type de média communautaire imprimé vous faites référence. Je connais bien quelques radios communautaires, mais, du côté de l’imprimé, à part des hebdos régionaux qui appartiennent à Transcontinental ou Quebecor (qui ne survivent qu’à condition de faire le plein de pubs), je ne vois pas trop de quoi on parle. Peut-être existe-t-il en périphérie une sorte de micro-presse à diffusion restreinte, et si c’est le cas et qu’elle est gratuite, je vous serais reconnaissant de m’éclairer à son sujet vu que la réalité des médias m’intéresse.

S’il s’agit vraiment d’imprimés sans pubs ou presque, quelqu’un quelque part doit bien défrayer des coûts de production. À moins qu’il s’agisse de trucs polarisés très engagés qui carburent à la conviction de militants, mais paient-ils vraiment de leur poche le papier et la distribution?

Pour ce qui est des copies de courtoisie, le Journal en a toujours distribué (La Presse et The Gazette aussi, mais il s’agit de campagnes plus ponctuelles). C’est attendu d’un tabloïd, partout dans le monde. On dirait que, depuis le lock-out, les gens ont soudainement découvert ce volet de la stratégie de diffusion normale d’un journal populaire. Or, elle n’a rien de neuf.

Les revenus d’achat et d’abonnement sont moins importants que les revenus publicitaires. C’est vrai tant pour le Journal que pour La Presse, par ailleurs.

Le Devoir est l’exception (c’est 50-50 dans son cas, je crois), ce qui explique qu’il s’en soit plutôt bien tiré malgré la chute des revenus publicitaires. Aussi, ses lecteurs sont plus fidèles et sont prêts à payer pour garantir sa survie. Cette loyauté presque inconditionnelle ne se retrouve pas dans le lectorat de nos autres quotidiens. Leurs lecteurs sont plus volages.

Je suis habituellement un fan des critiques et commentaires de M. Lisée. Mais aujourd’hui sa réplique à la réponse de PKP me déçoit au plus haut point.

Peut-on seulement revenir au fond du problème? 200 employés ne veulent pas perdre leur job et un employeur veut rationnaliser ses opérations en les congédiant. La Presse l’a fait, Radio-Canada l’a fait, pourquoi quand PKP veut le faire ça devient une hérésie?

Nous entrons dans une guerre de religion, à quand l’inquisition?

PKP me semble exprimer clairement que notre réalité économique est celle du capitalisme débridé (ou en voie de le devenir) à croissance exponentielle et, tel un bulldozer fou et aveugle, ce système économique n’étant favorable qu’à quelques-uns, les plus forts, on doit dans le monde des gens ordinaires, la majorité silencieuse, « accepter quand même le tout et s’en accommoder comme on peut », POINT.

Ça ne va pas là, ça ne va vraiment pas ! PKP oublie le fait qu’il n’est pas à l’extérieure de la société, là où supposément il aurait ses propres lois, son propre système totalement indépendant, avec des privilèges inaliénables d’exploitation d’un marché purement arithmétique. Non ! Il ne lui est pas permis, ni à lui comme à d’autres de prétendre à des droits particuliers conférant pratiquement à la limite, celui de déterminer les orientation normalement dévolues au Peuple via un gouvernement élu légitimement et même, à l’extrême, le droit même de vie et de mort.

Pour moi, si le capitalisme d’aujourd’hui mène à des inégalités sociales du genre du 19ème siècle alors, c’est qu’il faut y apporter des changements. Je sais bien qu’ailleurs, tel qu’en Chine, c’est le capitalisme débridé dans des régimes dictatoriaux ne portant pas leurs vrais noms qui prévaut mais, de continuer dans la voie actuelle signifie accepter de sacrifier une large multitude pour satisfaire les égos et les luxes outranciers de quelques-uns, ce qui représente une menace pour l’humanité toute entière.

Nous avons le meilleur exemple de cette fourberie suicidaire au gouvernement d’Ottawa, où l’idéologue Harper et ses sbires travaillent justement pour libéraliser l’économie canadienne aux nombreux avantages pour les multinationales et entrepreneurs du pays et, aux très graves inconvénients pour les plus vulnérables d’entre nous dont en premier lieu les femmes et les enfants, sans oublier les graves menaces à la santé de la biosphère au complet.

PKP devra tôt ou tard faire face à la réalité, en se considérant parti prenante dans la société. On fait partie de la solution ou, . . .

P.S. N’oublions pas en plus que c’est la ‘‘CDP du Québec’’ qui le soutien financièrement, une énorme FAVEUR.

Pourquoi accorder tant d’importance à ces enfants gâtés de journalistes?

Il y a des tonnes d’autres problèmes beaucoup plus importants que ce conflit d’ordre PRIVÉ où les employés ont refusé à DEUX reprises de reprendre leur travail dans des conditions auxquelles peu d’autres employés au Québec ont droit.

Et que les gens de gauche ont de la misère à voir une droite éclore au Québec! La droite est pourtant présente dans tous les pays du monde et cette dualité rend les débats politiques plus intéressants.

Certaines gens de gauche voient La Presse et le PLQ comme à droite : c’est dire à quel point ils sont ancrés profondément à l’extrème-gauche.

La Presse et Radio-Canada- sont de centre-gauche et c’est tout à l’honneur de PKP d’avoir pu élargir l’éventail d’opinion et d’information disponible.

BRAVO ET MERCI M. Péladeau !

@ Kathy Beriro, votre commentaire # 27, :

Désolé de vous décevoir encore une foi madame, mais tous mes commentaires, sans aucune exception, sont gratuits et ne reflètent que ce que ce que j’ai pu observer objectivement, de l’extérieur, et que ce que je pense vraiment.

Sachez que même si je ne connais pas monsieur Péladeau et que je n’ai aucun lien direct ou indirect d’aucune nature avec lui, ni aucun intérêt d’aucune sorte à parler en sa faveur,

je salue, TOUJOURS EN QUALITÉ D’OBSERVATEUR EXTÉRIEUR NEUTRE, OBJECTIF ET NON INTÉRESSÉ, sa franchise, sa clarté, son honnêteté, son courage, sa vision, sa compétence et ses talents et qualités de leader, de développeur d’affaires et de gestionnaire de grande entreprise.

Je salue aussi chez lui le souci et l’appréciation qu’il démontre pour les employés de ses entreprises qui le méritent : par la qualité de leur travail, par leurs efforts, par leur ouverture d’esprit et leur aptitude à se renouveler, de même que par leur loyauté.

Je me dis que les insinuations malsaines ET LES QUASI-ACCUSATIONS DE COMPLOT ET DE MERCENARIAT à la solde de Québécor, que je trouve tout à fait déplacées, insidieuses et injustes, pour ne pas vous dire tout ce que je pense de ce que suggère votre commentaire, dénote peut-être, de votre part, une fixation sur une image essentiellement négative de Pierre Karl Péladeau.

Je crois que vous gagneriez sûrement à réviser ce qui influence si négativement votre jugement.

D’abord je dois vous féliciter de publier ici, les réponses des gens, même quand celles-ci sont contraires à vos opinions. On ne peut certainement pas en dire autant des gens du RueFrontenac.com qui ne publient que les commentaires qui leur sont favorables.

Il est vrai que personne n’empêche le lancement d’une nouvelle voix médiatique au Québec. Il reste des canaux inutilisés sur ma télé, des fréquences vides sur ma radio et le papier est toujours en vente libre. Il se trouve tout un paquet de journalistes et chroniqueurs sans emploi, en lockout, ou mal employés après un lockout. Personne ne semble prêt à s’y risquer, c’est peut-être un signe. Quant au crédo de droite qui semble se définir et plaire au lectorat de Journal de MTL, c’est certainement celui qui dénonce les dérapages de ceux qui dilapident les fonds publics comme si cet argent n’était à personne. Il semble que seul Québécor se scandalise de voir nos impôts gaspillés à tous les niveaux gouvernementaux.

Tout mettre le blâme sur PKP quand le syndicat à déclaré qu’il pouvait « durer 2 ans en conflit », ce n’est pas loin du manichéisme. Je crois que les syndiqués profitent bien de ce conflit qui leur permet de travailler moins (encore!) tout en retirant de généreuse primes syndicales.

Alors pour le bien de l’information au Québec; Vivement le retour des employés au JdeM et vivement la venue de nouveaux joueurs dans l’industrie médiatique.

Monsieur Lisée,

Tel qu’énoncé par syl20roy (#38), vous avez le mérite de publier aussi les propos de lecteurs qui critiquent votre pensée et même votre façon souvent partisane de l’exprimer. Je pense particulièrement à une intervention de Claude Pelletier (#17) qui souligne justement et franchement cet aspect de votre personnalité professionnelle, du moins sur ce blogue. Mais je crois déceler l’exploitation adroite de vos talents de polémiste pointilleux afin de provoquer le débat.

J’estime que la réponse de PKP est très respectueuse de votre personne, des syndiqués en lock-out, et de tous les internautes qui fréquentent votre blogue. Cette réponse apporte un éclairage nouveau qui était devenu nécessaire à la compréhension de ce conflit de travail. J’accorde une mention d’honneur à monsieur Péladeau. Espérons autant de réalisme et de respect de la part de l’autre partie!

J’ai suivi avec attention votre correspondance avec PKP. Je vois que vos échanges sont de haut niveaux, pour notre plus grand bien…Le Québec j’entends! Voilà deux hommes intelligents, chacun
dans leur sphère, démontrant à nu le problème de l’évolution moderne de l’organisation. L’un dans une direction avec ses responsabilités humaines, dans un cadre « affaires », l’autre avec l’illusion de la sécurité. La voltige intéllectuelle est appréciable, mais ne règle pas totalement le problème. À preuve, il demeure? Nous nous retrouvons devant un problème à résoudre?

Jean-Claude Joannette
La Prairie

@Sco100(commentaire #24):

M ou Mme Sco100 (pardon, vous vous n’identifiez pas),

Évidemment, les médias communautaires n’aspirent pas à être des médias de masse. Là dessus, je suis entièrement d’accord avec vous. Si je comprends bien votre commentaire, je déduis que vous avez mal lu le mien. Je rappelle que je reprenais les propos de M.Péladeau disant « la cogestion sans but lucratif dans les médias est une utopie »….et je traitais sur cette question.

Ensuite, vous faites en bonne partie fausse route, typique des gens qui ont les préjugés sur les médias communautaires, plus spécifiquement si on parle des radios communautaires. Sachez qu’une radio communautaire, qu’elle soit un organisme sans but lucratif(OBNL) ou une coopérative , elle est une entreprise d’économie sociale. À la différence d’une entreprise privée, c’est que sa finalité est sociale et repose sur l’appropriation des ondes par les citoyens. En tant qu’entreprise collective, elle doit survivre et ne vit pas au crochet de l’État, elle doit vendre ses services ou produits pour être autonome financièrement, ceci en toute dignité avec leur communauté! La plupart des grandes entreprises privées du Québec bénéficient de grandes subventions, bien plus que les OBNL de ce monde. Je pense à une grande entreprise que je m’abstiens de nommer ici où 40% de leur revenu provient de l’État…
Il n’est pas question de ligue ici, ce qui fait la grandeur d’un média n’est pas le CASH, mais bien la libre, indépendante et grande capacité objective d’information.

36 @Pierre Langlois : Le 18 déc. 2010, 11:37
Et que les gens de gauche ont de la misère à voir une droite éclore au Québec!

La Droite a toujours été présente au Québec et le sera toujours, même au cœur du Parti Québécois. Ce que la plupart des gens veulent, c’est la modération autant de la Gauche que de la Droite puisque, ni l’une ni l’autre n’ont la Vérité et qu’ils représentent chacune à leur manière, des excès.

La Vraie Démocratie exige l’Égalité des Droits et Libertés entre TOUS les citoyen(ne)s, ce que la Droite idéologique non-progressiste ne tolère pas donc, il n’y a qu’une solution, ne pas lui faire confiance, ne pas lui faire de place.

Enfin, la vraie Gauche elle ne s’est vraiment jamais manifestée à part dans les pays démocratiques de Scandinavie et le Chili d’Allende (et d’autres ??) en considérant de plus, que les régimes communistes ont été et sont en fait des dictatures avec appellations trompeuses genre Union des Républiques Socialistes Soviétiques ou encore pire le parti « National-socialiste des travailleurs allemands ».

Le Pouvoir est toujours issu d’une certaine Droite par nature.

P.S. Je ne pense absolument pas que PKP réalise vraiment la dangerosité du contexte politique et idéologique du moment actuel pour l’ensemble de NOTRE société. L’extrême Droite harperienne est une grave menace à la Démocratie et la Justice humaine au cadnada.

@Mélanie Hamel

Tant mieux si des radios associatives peuvent survivre de façon indépendante. Je n’ai rien contre l’économie sociale ni l’enmpowerment communautaire, mais je mets néanmoins en doute la parfaite indépendance de ce canal vu les sources ultimes du financement et de l’engagement qui lui permettent de survivre.

Je renouvelle donc ma question quant au financement de ces médias : sont-ils si indépendants qu’ils puissent se permettre de ne ménager personne dans leurs critiques? Si oui, tant mieux. J’en doute fort, mais ne demande qu’à être étonné à mon tour.

Pour ce qui est de la déclinaison imprimée de ces mêmes médias communautaires, j’aprécierais des noms. S’il existe vraiment des imprimés locaux indépendants, il doit être simple d’en obtenir des noms auprès de leurs lecteurs. Ça coûte cher, le papier… Quelqu’un, quelque part, paie la note.

@sco100 :

Je réitère ma réponse, oui les médias communautaires sont libres et indépendants. Et je ne crois qu’un média communautaire s’empêche d’informer la population sur un fait ou une situation même si par exemple l’organisation a acheté de la pub. Ça l’irait à l’encontre des valeurs fondatrices des médias communautaires. De plus, un média communautaire n’est pas un média-poubelle qui va tenter de salir la réputation d’une personne sans fondement pour faire du sensationnalisme.
Au lieu de vous donner des noms, je vous inviterais plutôt à écouter votre radio ou télévision communautaire de votre coin et même de lire les journaux communautaires de votre communauté locale, et votre pourrez ensuite construire votre jugement à la mesure de la réalité. Ou encore mieux, je vous inviterais à vous impliquer en tant que citoyen et vous pourrez constater de vos propres yeux ou oreilles….Peut-être votre discours serait différent…

@Mélanie Hamel

D’un point de vue géographique, les seuls journaux ‘communautaires’ que je croise au Québec appartiennent soit à Quebecor soit à Transcontinental. Il reste bien quelques indépendants, mais ils travaillent en général de concert avec les grands groupes d’une façon ou d’une autre (diffusion et/ou partage de contenus).

Bref, j’ai l’impression que ce que vous considérez comme communautaire est en fait pleinement commercial, mais à rayonnement restreint. Ces hebdos se veulent en effet le reflet de leurs communautés et visent une couverture locale. Ils n’en sont pas moins des entreprises commerciales.

Quant à la télé communautaire, elle n’existerait pas sans l’obligation réglementaire qui est faite aux câblos par le CRTC de maintenir chacun un canal à des fins communautaires/régionales. Sans cette exigence du CRTC, il n’existerait pas de télé dont la programmation émane de la collectivité, faute de fonds. Dans ce contexte, les câblos (Vidéotron, Cogeco, etc.) décident tout de même de ce qui se rend en ondes.

Joyeux Noël, cela dit ! Et merci de m’éclairer plus à fond quant aux médias dont vous parliez plus tôt.

Je lis maintenant le Journal de Québec pour savoir ce que la droite pense. Ce n’était pas le cas dans le temps de Pierre Péladeau.

Je constate que les articles que j’envoie au Journal et qui critiquent les opinions des chroniqueurs ne sont pas publiés.

Maintenant, presque tous les chroniqueurs sont à droite et pas à peu près.

Mentionnons Michel Hébert, Richard Martineau, Éric Duhaime, Nathalie Elgrably, David Descôteaux, Dany Doucet et, dans une moindre mesure, Joseph Facal.

Tout comme François Mercier, moi aussi je suspecte que la réponse de M. Péladeau ait été revue par un professionnel.

Étant donnée la forte participation de la Caisse de Dépôt et de Placement dans l’empire, pourquoi M. Péladeau aurait tout le loisir de faire à sa guise? PKP bénéficie des fonds publics (comme note Trebor) tout en méprisant la SRC parce qu’elle en bénéficie aussi(comme note Michaël).

@sco100
Quant au lectorat, clientèle captive de commerces dans lesquels sont distribués systématiquement des exemplaires gratuits du JdeM, du point de vue des annonceurs, chaque copie est lue par des dizaines de clients.
Québecor peut bien être indifférent boycott d’abonnements de quelques individus depuis le début du conflit, son lectorat reste inchangé.
Quand ça ne coûte rien on le lit et l’annonceur est satisfait et l’information ne peut servir qu’à remplir les trous entre les annonces! On est peu enclin à critiquer un journal gratuit.

La meilleure forme de contrôle de la salle de presse reste l’autocensure pratiquée par les journalistes eux-même, le proprio n’a pas à s’en mêler…et les apparences de non-ingérence sont sauvegardées.

Mon opinion est claire et s’explique simplement par cette phrase: moi je n’aime pas les empires. Voilà.

Bon ok un plus de viande : qui dit empire dit aussi « non-démocratie ». Qui parle de « convergence des médias » parle aussi et en réalité de stratégie monopolistique, ce qui est anti-capitaliste en soit, nous ramenant au mercantilisme du XIXème siècle. Peu importe du verbe ou de l’admiration que l’on puisse porter pour un homme ou une clique qui fait des millions (sinon des milliards, à défaut qu’il s’agisse de pouvoir plus que de gains), avec l’aide de fonds publics par ailleurs bien qu’il ne le dise pas pour mieux attaquer la SRC… Peu importe les émotions d’admiration ou de dégoût que l’on puisse porter envers PKP : un monopole est néfaste dans une société démocratique qui « roule » sur l’économie de marché. Car un monopole est tel le communisme « à la Trotsky », alors que le pouvoir et l’ascendance sur la vie de tous les humains œuvrant dans un tel marché devient tributaire d’une seule personne non élue, d’un seul « conseil » d’administration et ses actionnaires incluant toute idéologie que ces derniers entretiennent, d’autant plus quand il s’agit de l’information et le pouvoir d’influence qui en découle!

Simple: si un travailleur se fait bannir par un monopole, il est mieux de réorienter sa carrière; si un journaliste publie des choses allant à l’encontre de l’idéologie de « l’équipe » dont parle PKP, on l’ostracise de la place publique (cette dernière étant occupée par les porte-voix de Québecor et ses intérêts). C’est ce pouvoir que procure le monopole heu pardon, la « convergence » de PKP qui veut occuper toute la place… Il suffit que des financiers ou que le gouvernement (il reçoit du financement de NOS taxes, même des émissions rentables telles StarAc en reçurent), que ces derniers lui disent de parler exclusivement « à droite toute » pour qu’il le fasse : il le dit lui-même il est là pour le cash (en d’autres mots), et on s’en rend clairement compte. Ce n’est pas un mal en soit, non. Le mal c’est le monopole en lui-même avec tout ce que cela représente, alors que les autres voix sont étouffées à défaut d’objectivité journalistique et d’analyses rigoureuses dans les « organes » Québecor.

Un empire est néfaste, et admirer PKP du fait de cet empire, c’est comme admirer Napoléon du fait de son empire (en oubliant la dictature imposée à toute une population par Napoléon; ici, il s’agirait d’une dictature des idées / intellectuelle, jusqu’à nouvel ordre).

Bien aimé l’intervention de Simon Latendresse sur les « Hénaurmités » proférées par PKP.

Ma préférée:

Il peut être séduisant pour certains dont les affinités penchent ailleurs d’y voir le porte-voix d’une pensée néoconservatrice, néolibérale ou néo-je-ne-sais-quoi, mais dans les faits, ce n’est là qu’une formule choc un peu creuse que ne saurait sérieusement justifier la présence de quelques chroniqueurs au verbe plus musclé.

Néo-je-ne-sais quoi…C’est sensé être un trait comique? Néo-libéralisme une formule creuse !!! Quel courage politique !! PKP n’a même pas le « guts » d’assumer son orientation politique.

Exit le dictionnaire. L’empire Québécor fabrique désormais son propre lexique expurgée d’affinités tendancieuses.De la pure novlangue.

Bravo !

M. Lysée, vous êtes une personne pour qui j’ai beaucoup de respect ainsi que vos opinions.

Ce qui me chatouille c’est que vous, comme plusieurs journalistes, ne cessez de critiquer PKP ainsi que son «empire». Sans pour autant croire que ce questionnement n’est pas justifié ou qu’effectivement, vous êtes en droit de poser vos questions; pourquoi n’êtes vous pas aussi critiques avec les propriétaires de La Presse ou du Devoir.
J’ai toujours un peu de misère à penser aux employés de ces journaux qui doivent négocier presqu’avec un fusil sur la tempe et que personne ou à peu près, ne prennent leur défense;vous-même et la plupart d’entre-vous n’oser vous en prendre à leurs propriétaires mais n`hésiter pas à critiquer PKP. Ça sent presque le règlement de compte sans vouloir vous prêter ces intentions.

J’admire votre jugement et j’aimes écouter vos analyses en général mais le jour ou vous serez aussi critique envers les autres propriétaires de journaux que vous l’êtes envers ceux du Journal de Montréal, c’est certain que je vous lirez avec plus d’emthousiasme.

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