Plan Nord, la vraie victoire de Jean Charest?

Notre dossier sur le Plan Nord fait la page couverture du magazine en kiosque le 24 août

 

Est-ce que les entreprises minières qui s’installent sur le territoire du Plan Nord bénéficient d’un avantage sur celles qui s’implantent ailleurs? Est-ce qu’elles obtiennent des certificats d’autorisation, notamment en matière d’environnement, plus facilement?

Une déclaration en ce sens de Nathalie Normandeau, l’ancienne ministre responsable du Plan Nord et ex-ministre des Ressources naturelles, en entrevue avec L’actualité, le laisse penser. Jean Charest a dû s’en défendre en campagne électorale. Nous y reviendrons plus loin dans ce billet.

D’abord, un peu de contexte.

Après le grand dossier sur la CAQ publié dans le magazine en avril, puis le long et complet portrait de Pauline Marois il y a deux semaines, L’actualité termine sa trilogie sur les partis qui aspirent au pouvoir dans le numéro de cette semaine — en kiosque vendredi le 24 août, mais les abonnés ont déjà commencé à le recevoir.

Un dossier de 17 pages sur le Plan Nord, qui fait la couverture du magazine.

Deux textes. L’un sur les coulisses politiques du Plan Nord, bourré d’exclusivités sur ses origines, sa création, son accouchement difficile, et la vision du chef libéral. Vous pouvez lire l’amorce de ce texte ici.

L’autre article vous transporte sur le terrain, auprès des résidants et travailleurs de ce Plan Nord, déjà bien en marche. On y a ajouté les propositions de tous les partis qui touchent le Plan Nord depuis le début des élections.

En début de campagne, L’actualité posait une question fondamentale: Est-ce que Pauline Marois a l’étoffe d’un premier ministre? Nous souhaitions donner aux gens des clés pour y répondre et faire leur choix.

Cette fois, nous nous penchons sur le Plan Nord, avec une autre question importante: «Est-ce la vraie victoire de Jean Charest?» Qu’il gagne ou perde le 4 septembre, le chef libéral a réussi à imposer le développement du nord et des ressources naturelles comme un thème central en matière d’économie pour l’avenir du Québec. Les autres partis promettent d’ailleurs de l’ajuster ou de le modifier s’ils sont élus, mais pas de le mettre à la poubelle.

Avec ce dossier, les gens vont en apprendre plus sur ce plan, éclairant davantage leur choix du 4 septembre prochain. Dans un sens ou dans l’autre.

Extrait de mon texte sur les coulisses du Plan Nord:

Le chef libéral a tout misé sur ce qu’il qualifie de «chantier d’une génération», qui «re­­pousse les limites de notre dernière grande frontière, le nord du Québec». Un triple pari?: électoral, économique et personnel.

Malgré les critiques qui s’accu­mulent depuis quelques mois, Jean Charest est convaincu que cette vision du développement de nos espaces froids assurera la prospérité de la province. Et l’aidera, au passage, à remporter les élections — et à devenir le premier ministre qui aura dirigé le Québec le plus longtemps depuis un demi-siècle. S’il échoue le 4 septembre, ce Plan Nord, bâti pour lui survivre, sera son héritage politique.

Pourtant, sa gestation, pendant plus de trois ans, a été si délicate qu’il a bien failli ne jamais voir le jour.

Au fil des entrevues sur la naissance du Plan Nord, plusieurs zones d’ombres s’éclairent, notamment les tensions avec les Cris et les Inuits derrière des portes closes.

Puis, grâce à l’entrevue réalisée avec le premier ministre. Le Plan Nord comme testament politique? Fort possible.

Voici deux extraits du texte.

Le premier:

Une fois la victoire électorale de décembre 2008 acquise, Jean Charest a décidé de bâtir un projet assez solide pour lui survivre politiquement. La mort prématurée du Plan vert du gouvernement Mulroney, élaboré en 1990, alors qu’il était ministre de l’Envi­ronnement, le hante encore. «On avait un très bon plan, mais on n’avait pas été chercher l’adhésion des communautés locales et de la machine gouvernementale à Ottawa. Quand le gouvernement a changé, en 1993, le Plan vert est mort. Je ne voulais pas refaire cette erreur. Il fallait une démarche d’inclusion avec les partenaires importants», explique Jean Charest.

Deuxième extrait:

«C’est normal que le Plan Nord soit remis en question et critiqué, c’est majeur comme projet. C’est un plan sur 25 ans qui sera constamment ajusté», dit Jean Charest en entrevue.

Nous sommes dans son bureau, en juin, et son visage se fend d’un large sourire. Il parle de la centrale hydroélectrique de la Romaine, sur la Côte-Nord, qui doit être inaugurée en 2015. «Je compte bien y être comme premier ministre?!»

Et si vous n’y êtes pas?? «Le prochain gouvernement ne pourra pas mettre de côté le Plan Nord. La machine gouver­ne­mentale a embarqué, les communautés locales et les entre­prises aussi. Ça va rester majeur.» Le Plan Nord comme testament politique?? En cette fin juin, il hoche la tête. «Je ne suis pas rendu à penser à mon legs politique.»

Dans le cas de Nathalie Normandeau, c’est l’une de ses déclarations dans notre article qui a rattrapé la caravane libérale sur le chemin électorale aujourd’hui.

Voici l’extrait du texte:

La Société du Plan Nord, bâtie sur le modèle de la Société de développement de la Baie-James de l’époque, est en voie de création pour servir de guichet unique vers les ministères de l’Envi­ronnement, des Ressources naturelles, des Transports, etc. «Quand une compagnie minière a besoin d’un certificat d’autorisation et appelle le ministère de l’Environnement, on s’entend plus facilement et plus vite si c’est sur le territoire du Plan Nord», dit Nathalie Normandeau. Consciente de l’impres­sion que cela peut donner, elle s’empresse d’ajouter qu’il n’y a eu «aucun favoritisme», même si «le Plan Nord a procuré aux compagnies minières un tremplin extraordinaire».

Une quinzaine de chantiers, totalisant près de 10 milliards de dollars, sont actuellement en marche ou en préparation sur le territoire du Plan Nord. «Est-ce que les compagnies minières seraient venues investir quand même au Québec sans le Plan Nord?? Probablement, mais pas avec la même force», dit Nathalie Normandeau avec le recul.

Le reporter Robert Plouffe, de TVA, et le journaliste du Devoir, Antoine Robitaille, qui tient aussi un blogue sur la politique, ont questionné Jean Charest sur ce passage. Voici la transcription de l’échange, qui a duré plusieurs minutes.

Robert Plouffe (TVA) : «Dans cette campagne, vous accordez une importance très grande à votre Plan Nord. Ce matin il y a un article intéressant de M. Castonguay dans L’actualité. Il cite Mme Normandeau. [il lit la citation] Qu’est-ce que vous allez mettre dans votre loi sur la Société du Plan nord pour vous assurer qu’il n’y aura pas de favoritisme dans le développement du Plan nord?»

Jean Charest :

«Il n’y a aucun cas où on a relevé un quelqconque favoritisme, entendons-nous. Il n’y en a pas de cas. Ce qu’on a voulu et ce qu’on veut, c’est essayer d’accélérer les projets pour permettre de se développer de manière cohérente. Par exemple, en développant un guichet à partir de la société du Plan nord qui leur permet de frapper à une porte et d’obtenir des réponses le plus rapidement possible et le plus efficacement possible. Il y a un secrétariat qui a été créé en attendant l’adoption de la loi parce que elle a été bloquée par Mme Marois et les péquistes à l’Assemblée nationale, malheureusement, pour des raisons purement partisanes. Et aussitôt que nous aurons un mandat le 4 septembre prochain nous allons pouvoir procéder avec la mise sur pied de la société du plan nord et faire travailler cette société pour les gens dans le nord. C’est pour ça qu’un candidat comme Gérald Lemoyne qui est candidat pour nous dans Ungava, Lise Pelletier dans le comté de Duplessis, se présentent.»

Robert Plouffe: «J’ai rien entendu dans votre réponse qui garantit une mesure contre le favoritisme. M. Duchesneau a dit que les amis libéraux se bousculaient aux portes pour les contrats dans le nord. C’est aussi les mêmes qui font remarquer que Mme Normandeau a eu des billets pour le spectacle de Céline Dion, or, elle travaille maintenant pour la firme Raymond Chabot Grant Thorton, on a l’impresion encore une fois —M. Corbeil, aussi, a fait du lobbying— l’impression que les anciens ministres libéraux vont se retrouver là-dedans… est-ce que vous pouvez garantir aux Québécois qu’il n’y aura pas de favoritisme, monsieur Charest?»

Jean Charest:

«La question que vous posez… c’est intéressant, par rapport à M. Duchesneau. Est-ce qu’on parle du même M. Duchesneau qui fait l’objet, lui d’allégations, de faits nouveaux, sur ses campagnes municipales? Celui qui applique la règle de tolérance zéro? Et qui se plaint du fait qu’on lui fait des reproches sur la base d’allégations et qui à son tour, en fait envers les autres? Ça démontre à quel point M. Legault est si peu fiable dans ses affaires. […] Pour revenir à votre question, je vous ferais remarquer qu’au moment où on a préparé le plan nord — et je n’ai pas lu le papier de M. Castonguay. Je me propose de le lire— il a dû rapporter qu’un des premiers gestes que nous avons posé, c’est de mandater Michel Létourneau qui est un ancien ministre péquiste avec Pierre Corbeil, qui est un ancien ministre du gouvernement et qui n’était plus ministre du gouvernement pour fair une première tournée de consultations. C’était du favoritisme, ça? Non? Le Plan Nord, c’est un magnifique projet que nous allons réaliser ensemble qui va se faire correctement et dans les règles.»

Puis, Antoine Robitaille ajoute quelques questions rapides.

Antoine Robitaille (Le Devoir): N’empêche, quand Mme Normandeau dit « […] on s’entend plus facilement et plus vite si c’est le territoire du Plan nord», qu’est-ce qu’elle veut dire?

Jean Charest: «Guichet unique! C’est ça qu’on vise, on vise à créer un guichet pour que les gens puissent s’adresser à un endroit, puisse obtenir des réponses, qui sont des bonnes réponses le plus rapidement possible.»

Antoine Robitaille: Donc une sorte de passe-droit?

Jean Charest: «Jamais, jamais, au contraire, les lois sont là, elles sont respectées, les règles sont respectées. Il s’agit de travailler avec efficacité…»

Antoine RobitailleMais pourquoi plus vite alors?

Jean Charest: «Parce qu’on veut être efficace. Parce qu’on veut pouvoir faire avancer des projets, créer des emplois, créer de la prospérité.»

Antoine Robitaille: «Ça va rester plus long au sud, alors? Vous faites niaiser les compagnies au sud… je ne comprends pas.»

Jean Charest: «Non parce que le sud, c’est pas la même réalité que le nord. Si vous avez fréquenté le nord québécois, c’est un teritoire qui fait 1,2 millions de km, où il y a 120 000 personnes qui l’habitent. Sur le plan de la logistique, c’est pas comme le sud. Moi j’ai eu l’occasion depuis le printemps de faire plusieurs présentations sur le nord. Dans la tournée Cap nord, une des choses que nous relevons à chaque fois, c’est que si vous faites affaire dans le nord québécois, c’est pas la même chose que le sud.»

Antoine Robitaille: «Pourquoi ça irait plus vite alors?»

Jean Charest: «Les saisons ne sont pas les mêmes, les exigences de transports, l’accessibilité au territoire ne sont pas les mêmes, il faut donc être capable de répondre aux besoins du nord en fonction de la réalité.»

Antoine Robitaille : «Mais la réalité nordique, ça pourrait nous faire penser que c’est plus long.»

Jean Charest: «C’est très différent le nord québécois. Il faut peut-être l’avoir fréquenté un petit peu là… si vous êtes allé dans le nord du Québec, là, ça ne ressemble pas au sud en terme des exigences pour faire affaires dans le nord.»

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C’est quand même drôle de voir comme on cherche la preuve du mal partout, quand certaines dispositions coulent de source. En termes de logistique, il coule de source qu’il faut regrouper les services (guichet unique) pour permettre aux opérateurs de travailler convenablement. Pourquoi vouloir tout de suite parler de favoritisme ?

Là où mon opinion diffère un peu de celle de monsieur Charest, c’est dans la viabilité et le succès du Plan Nord, qui gagnerait plutôt à s’articuler autour du développement de la population, en commençant bien sûr par celui des populations natives… mais pas seulement. Si on ne développe pas le potentiel humain et aussi les activités qui sont associées à ce potentiel, on risque de se trouver avec un « gros éléphant blanc » dans plus ou moins 25 ans. Rien n’indique que les compagnies minières vont toutes trouver le cadre de leur épanouissement et de leur développement en un rien de temps.

On risque d’investir une fois de plus dans des infrastructures qui seront définitivement peu utiles. Ces territoires en théorie prometteurs se retrouveront vidés après que les quelques opérateurs sur place les auront désertés.

D’autre part, le développement et l’exploitation des ressources minières est toujours et a toujours été liée au développement des technologies. Supposons qu’il y ait dans 30 ou 40 ans l’émergence d’une nouvelle révolution industrielle, comme cela s’est produit en d’autres époques, qu’on parvienne à produire des matériaux nouveaux très solides avec des végétaux (renouvelables). Qu’adviendra-t-il de tous ces minéraux lourds, lointains et somme toute relativement coûteux à extraire ?

Ce qui rend attractif de tels plans, c’est un pari spéculatif, que ces ressources verront leur valeur augmenter constamment. Cela n’est déjà plus absolument vrai en 2012 en raison de la contraction de beaucoup d’économies actuelles. La Chine ne connait pas sa meilleure année, les pays émergeants d’Amérique du sud : Brésil, Argentine, Chili vivent aussi des difficultés. Le Québec n’est pas une « île de beauté » à l’abri de la conjecture économique et tout cela monsieur Charest n’est pas le moindrement du monde sans l’ignorer.

Voici pourquoi, le développement du Québec devrait s’articuler sur une vision globale qui commence par l’inventaire de toutes ses ressources. Des ressources naturelles ou bien humaines peuvent se trouver n’importe où sur l’ensemble du territoire. Il suffit de les faire travailler ensembles et de les mettre à profit. En créant une synergie commune et une volonté claire de parvenir à tous nos objectifs ; on devrait s’apercevoir rapidement que notre richesse se trouve directement là, sous nos pieds.

Peut-être que le Plan Nord est une victoire mais une chose est sure: les RIP sont toute une défaite pour les péquistes!

Ce que John James ne dévoile pas est le scandale perdurant du développement de l’industrie minière au Québec. Au nord comme au sud du 49e parallèle, depuis toujours ce développement ne se fait qu’au profit d’entreprises étrangères ne laissant que des miettes à la collectivité québécoise, qu’une création de quelques emplois temporaires en retour de milliards de tonnes de minerais qu’elles extraient de notre sol et vendent à fort prix, l’état brut, à leurs clients étrangers.

NOS richesses naturelles non renouvelables sont extraites pour être exportées à l’état brut par des entreprises étrangères n’ayant aucune obligation de les transformer en produits semi-finis ou finis sur le territoire du Québec. Aucune participation au capital-action de ces entreprises n’est exigée par l’État, aucune mesure de protection minimaliste de l’environnement n’est imposée à ces mêmes entreprises n’ayant ni obligation d’une restauration des sites miniers lorsqu’elles cessent leurs activités; cette responsabilité de décontamination et nettoyage des sites miniers est laissée entièrement à l’État québécois, aux frais des contribuables.
Un Plan Nord à la manière bananière de John JAmes, c’est NON !

Essayez d’avoir une aide du gouvernement pour lancer une entreprise concernant la réduction de la consommation de carburant dans le transport lourd et même s’il existe (ou existait) un plan du gouvernement supposément fait exprès pour ça, si ça ne concerne pas le nord, on vous fait niaiser pendant un an pour finalement vous refuser un des meilleurs projets pour la réduction des GES. Le problème, c’est qu’on est au sud, donc aucun intérêt pour Charest.

Ce ne sont pas les contraptions-réponses de Charest (et al.) qui aident vraiment. Pour essayer d’y voir un peu plus clair, tentez ceci: une image vaut (parfois) mille mots. Alors, regardez les cartes suivantes:
http://www.mrnf.gouv.qc.ca/publications/mines/mines-actives.pdf
http://www.mrnf.gouv.qc.ca/publications/mines/projets-mines.pdf
http://www.mrnf.gouv.qc.ca/publications/cartes/projets_fer_quebec.pdf
À prime abord on constate que le territoire visé est énorme, grand en ‘taBarette’ à part ça. En combinant les 3 cartes on remarque que les sites sont très éparpillés (trop éparpillés?). Alors combien de $ (nananes++) pour supporter-relier une telle constellation? Imprimez les cartes. Mesurez avec une simple règle (appliquer les échelles au bas des cartes). Trouvez des données aprox. pour estimer (le web en est plein). Allouez route, rail, électricité, villages, habitations… etc. C’est très amusant et instructif. Puis calculez le tout par de simples opérations arithmétiques (+ – * / pas de log ni de sinus). Vous obtiendrez l’ordre de grandeur (nombre de zéros à gauche du .). Allez-y, travaillez un peu, LeGoth va aimer ça. Résultat: si vous ne tombez pas en bas de votre chaise, c’est que vous vivez à la Japonaise!. Juste en trottoirs: Pharaonique. Et si le plan flanche, que faire du tas de féraille? Du tourisme? Tu parles! Actuellement la planète Mars est plus accrocheuse. Gagon, Schefferville? T’as rien vu! Ah oui, j’oubliais, quelque part la-dedans il y a des parcs et territoires protégés. Question de faire plus écolo j’imagine. On creuse avant et on ‘écologise’ après ce qui reste. La belle affaire! Le contraire serait-il plus approprié? En té cas… Ainsi parlait Charestoustra.
La morale de l’histoire est que, face à ce plan, je respirerais mieux si j’avais la conviction que les gens ‘ordinaires’, mes concitoyens payeurs, s’adonnaient un peu plus à essayer de comprendre par eux-mêmes avant que le tordeur nous ait avalé jusqu’aux chevilles et qu’on se remémore trop tard les effets ‘plaisanteries’ de la pratique des plans quinqueneaux de la défunte URSS. 25 ans, c’est long jouer du violon! Encore plus pour rembourser. Le plan Nord ne se mesure pas en nombre de fois ‘La Baie James’. Ces projets ne sont pas de la même nature et le premier est une tout autre aventure.
En terminant, entendrons-nous vraiment parler de science et de technologie durant cete campagne? Notre salut passe probablement par là et non pas à s’éreinter, pics et pelles en main, sur des tas de roches à alimenter d’avides démesures.

M.Charest donne raison à M.Legault quand celui-ci parle de lourdeur bureaucratique, de non-productivité des fonctionnaires. Plutôt que de faire la mise au point ou le ménage nécessaire dans l’appareil existant, il ajoute une structure de contournement, la société du plan Nord, qui accélèrera les processus dans le Nord mais qui gardera le même service médiocre dans le Sud. Les compagnies minières auront rapidement le droit d’exploiter mais les sous-contractants du Sud attendront leurs permis. Ceci permettra peut-être aux minières de donner des contrats à l’étranger parce que les contrats locaux retardent la production!… Ainsi, pendant qu’on enquête les entreprises québécoises, d’autres entreprises pourraient les remplacer dans tous les sens du terme!… C’est trop payant pour arrêter!…
À bon entendeur!… Salut

Je comprends que la féroce compétition entre les médias oblige les journalistes à creuser chaque déclaration d’un acteur public et qu’il est légitime et nécessaire de poser des questions embarrassantes. Mais pourquoi, par la suite, prendre les réponses obtenues et les transposer de manière à toujours faire un lien ou laisser sous-entendre qu’il y a favoritisme ? On parle ici que la mise en place d’un guichet unique va permettre d’accélérer le traitement de dossiers relevant de plusieurs ministères. Cette idée m’apparaît logique et doit sûrement donner des résultats car c’est une structure que tous les partis politiques veulent mettre en application (la CAQ avec Investissement Québec, le PQ avec la Banque de développement économique et le PLQ avec la Société du Plan nord). On parle plus d’efficacité que de passe-droit. Je sais, c’est décevant pour les médias.

Bonjour.

Le Plan Nord oui, mais il y a un mais pas a n’importe prix.

Le passé des ressource minières en Ontario nous a dit quoi?

Le développement minier autour des grands lacs ou est situé,le plus grand des bassins d’eau douce de la planète autour de Toronto,Hamilton,Windsor,ou l’exploitation du minerais a produit 30,000 produits toxiques accumulés dans les eaux des grands lacs et du fleuve St-Laurent.

Les grands lacs ont servi de poubelle et et la facture pour la dépollution a comencer à 9-milliards 1990 et en 2012 à combien est rendu cette facture et la dépollution a telle fonctionner.

Il faudrait peut-être poser la question à M.Charest il était le ministre fédéral en environnement.

Est-ce que il y a un journaliste assez brave pour lui poser la question sur les grands lacs.

Est-ce que il y a un autre journaliste assez brave pour lui poser la question.

Comment va coûté a chaque contribuable la mise en place des infratructures dans le grand Nord?

Comment la dépollution du grand Nord dans 25 ans va coûté à chaque contribuable pour savoir le total avant que les contribuables puissent passé au vote.
Bonne question? et surtout bonne réflexion avant d’aller voter car il y a beaucoup de $$$$$$$$ en cause et surtout l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants à tous, malheureusement le passé me donne raison et présentement à sept-Îles il y a 27 partie par millions de BPC en 2004.

Bonne réflexion.

plutôt révélateur que M. Charest tait son plan Nord dans la campagne électorale … Vous ne trouvez-pas ?

Dans le fond Antoine Robitaille a bien raison. Si c’est si bon pour le Nord qu’est-ce qui empêche de généraliser le modèle pour tout le territoire. La réponse de Charest est très loin d’être claire. Pour moi il y a anguille sous roche.

Pour moi une chose est certaine. Nous devrions exiger un moratoire sur toutes les activités ayant un impact économique relativement au plan tant et aussi longtemps que la Commission n’aura pas terminé ses travaux et publié ses rapports.

Les sommes d’argent qui gravitent autour du Plan Nord sont faramineuses. On allègue que la collusion et les pots-de-vin dans les travaux publics au Québec auraient augmenté notre facture jusqu’à plus de 30 %. Le passé étant garant de l’avenir peut-on se permettre de prendre un risque si couteux et laisser les politiciens faire à leur guise ? Quel que soit le parti au pouvoir le 5 septembre, nous les citoyens, cochons payeurs de taxes, nous ne pouvons pas prendre un tel risque.

Si nous devons ajouter deux ou même trois ans aux échéanciers, le minerai et toutes les autres ressources ne s’envoleront pas …

«Quel dommage que les imbéciles soient des gens si pleins d’assurance et les gens intelligents, si pleins de doutes.»
[Jean-Michel Wyl]

Le Plan Nord de John James Charest est une supercherie pour enrichir non pas la Nation Québecoise mais les amis du Parti Libéral des commandites et de la corruption.
MICHEL

Jean Charest ne se prive pas pour faire usage du deux pour cent du cerveau des électeurs prêt à croire absolument n’importe quoi. En d’autre terme, où réside l’espoir le plus ridicule.

Non mais il (m. charest) nous prend tous pour des imbéciles ou quoi ? m. charest est une personne intelligente et habile orateur, dans l’art du patin de fantaisie il est passé maître… Cet être méprisant, arrogant représente tout ce que je déteste chez une personne… »Hors de ses vues point de salut… »

Le parfait exemple, à mon avis bien humble, d’une expression que je viens d’apprendre: What you see is what you get »….c’est à dire: on aurait rien pour nous tout pour les riches….

Selon moi tout n’a pas été dit,sur le Plan Nord Beaucoup de choses sont encore cachées. Premièrement si le Plan Nord comporte des intérets miniers, les véritables est tout autres c’est le passage du nord, les argents que ca fera économiser est colossalle, et le maitre d’oeuvre tout trouvé est le Québec qui est la province de proximité. Qu’est ce que ca va nécessité, premièrement des ports en eau profonde,un chemin de fer,une ligne électrique,une route, l’aménagement du territoire,une base militaire, un aéroport tout ca a la barbe des américains et des russes, voila le véritable projet du Plan Nord concorté depuis belle lurette par nos charmants concervateurs a un très haut niveau

Vos articles concernant le Plan Nord font état du rôle prédominant des installations aéroportuaires de Val-d’Or et en aucun moment vous ne mentionnez le rôle tout aussi important de celles de Rouyn-Noranda qui depuis plus de 30 ans ont servies à développer la Mine Raglan de Xstrata et plus récemment celle de Opinaca de Goldcorp ainsi que d’autres moins importantes.Vos affirmez que la mine Laronde d’Agnico Eagle est à proximité de Val-d’Or ce qui est tout a fait erroné puisqu’elle se trouve à quelques centaines de mètres du territoire rouyn-norandien.En d’autres mots vous avez fait des contorsions inimaginables pour éviter de mentionner le nom de Rouyn-Noranda dont l’activité aéroportuaire est aussi importante que celle de Val-d’Or et tout juste après Sept-Iles.A lire votre reportage on a l’impression qu’il a été fait par le maire de Val-d’Or.

Le plan «Nard» est une braderie de première classe.
Tous les «ti-namis» en ligne pour le guichet unique.

Avant de rejeter un tel projet ou d’y mettre un moratoire, les Québécois devraient y regarder à 2 fois et prendre connaissance des retombés qui déjà changent l’économie des régions de Val D’Or et de Sept-Iles. Ça nous prend de tels projets au Québec pour créer de la véritable richesse et de réduire notre dépendance au bien-être social de la péréquation
Alain Boudreau

« Avant de rejeter un tel projet ou d’y mettre un moratoire »

Il N’est pas question de fermer toutes les mines dans le nord et d’arrêter tout projet. Il est question de se lancer de manière intelligente.

D’abord, le modèle minier actuel nous endette (lisez le rapport du V-G sur l’industrie minière, les données y sont noir sur blanc). Et dans le plan Nord, les coûts vont être encore plus élevés (éloignement, terrain difficile) et pour attirer les entreprises le plus rapidement possible Charest leur donne encore plus d’avantages (incluant des exemptions d’impôts et de taxes). Autrement dit, on prend un modèle déficitaire, on augmente les coût, on réduit les revenus et on espère qu’on va en profiter ?

En plus, ces sont, pour la plupart, des ressources NON renouvelables (bravo pour les générations futures). Il convient donc de ne pas se tromper, parce qu’on n’a pas de deuxième chance.

Il faudrait donc adopter un modèle qui a fait ses preuves (Norvège, Brésil, Équateur, etc.):
Participation majoritaire de l’État dans tous les projets.
Non seulement on recevrait des dividendes (pas mal plus élevés que les maigres redevances), mais on garderait le contrôle des opérations. Ce qui permettrait:
– de s’assurer que les investissements profitent vraiment à long terme aux communautés locales (pour ne pas les laisser agoniser une fois le filon exploité comme on l’a vu systématiquement dans le passé)
– d’imposer que les transformations (au moins les 2e) se fassent sur place
– que l’exploitation se fasse dans le respect de l’environnement et de la santé des travailleurs et des résidents
– de s’assurer qu’une partie des profits soient mis de côté pour décontaminer les sites après exploitation
– d’avoir accès aux documents que les CA préfèrent garder secrets, nous réservant souvent de désagréables surprises après quelques années

On a le choix: se garrocher et s’endetter en offrant un bar ouvert aux transnationales d’après un vieux modèle minier d’inspiration colonial (datant de 1879), donc basé sur le pillage.
Ou utiliser ces ressources comme source d’enrichissement collectif, aussi bien financier, qu’économique (à long terme) et social.

Je remarque qu’au Québec, les gens sont très rapides sur la critique, sur des allégations sans véritable fondement. Dès qu’un beau projet veut émerger, on s’empresse de crier que c’est les ti-amis qui en profitent et bla bla. Pourquoi cette attitude hargneuse? Quand M. Bourassa a initié le projet Baie James, on s’est empressé de le descendre,et puis aujourd’hui nous en sommes fiers.
Quand est-ce que les Québécois font arrêter de vouloir tout bousiller et accuser les politiciens de pourris?

Dans votre nétiquette vous acceptez que l’on traite M. Charest d’être arrogant, méprisant. N’est-ce pas une atta que personnelle.
Eh bien moi je dis quel québécois sont passés maître dans l’art de tuer tout projet, on ne cesse d’accuser, de détruire.
A bon entendeur, salut.

Y a-t-il vraiment un vrai Plan Nord? Je lui mets des majuscules, mais en réalité ce sont les citoyens qui vont en faire les frais en payant toutes les infrastructures, et le reste… et le reste… Les seuls gagnants seront ces minières prêtes à faire n’importe quoi pour s’enrichir, elles. Il y en a qui feront un coup d’argent, mais pour les autres ce sera quoi???
Quant ces compagnies minières auront vidé le Nord, il n’en restera qu’un paysage lunaire pour les générations qui vont suivre. Ça ce n’est sûrement pas un plan vert. Voilà ce que c’est que le plan nord de John James Charest.
Paul Martin disait de lui en 1993 : « Il n’a pas de difficulté à énoncer une vision, mais lorsque vous allez au delà des principes et demandez du concret, vous en obtenez beaucoup moins. »

On critique souvent la Chine mais elle a au moins le mérite de payer pour les infrastructures lorsqu’elle va chercher les richesses naturelles de l’Afrique.

La question importante qu’il faut se poser.
Quel projet important et aussi prometteur, autre que le plan nord, le Québec devrait-il mettre en marche pour l’enrichissement dont il a besoin à moyen et long terme? Je n’ai jamais
entendu quelqu’un, politicien et autres, en suggérer un autre. Peu importe le projet, il y aura toujours des contestataires politiciens et autres qui, malheureusement, ne sont pas nécessairement objectifs et/ou déintéressés personnellement. Soyons fiers du plan nord c’est lui qui peut nous sortir du gouffre financier que nous avons préparé à nos enfants.

JJCharest est pressé de concrétiser le plan nord. Pourquoi? Parce qu’il veut trouver une place payante dans la société du plan nord pour s’y réfugier (avec ses amis) après son échec électoral. Sa priorité c’est lui d’abord, c’est l’argent, c’est pour une économie en santé comme il dit hypocritement! Économie VS environnement VS besoins humanitaires! Ne tombez pas dans le panneau, votez sagement, votez pour le PQ!

Il est important de se situer par rapport au cycle de cette industrie.
Avons-nous manqué le bateau ou en préparation pour une prochaine reprise du seccteur?

L’important est la juste valeur…
Si nous demandons trop ils vont ailleur, si nous ne demandons pas assez certains seront amer.

L’important est de transformer le maximum. Et vendre l’idée que nos clients ne transportent pas de résidus ….scrap. Dont un coût y sera attacher.

En politique le timming est important et un bon coup fait parfois oublier les mauvais.