Planter le décor avant le vrai budget…

Un gouvernement qui s’installe au pouvoir avec l’ambition de transformer la relation de l’État avec les citoyens et les entreprises ne peut y arriver au moyen d’un budget concocté en six semaines. Le vrai budget Leitao, qui marquera le règne libéral version Couillard, sera déposé l’an prochain.

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Un gouvernement qui s’installe au pouvoir avec l’ambition de transformer la relation de l’État avec les citoyens et les entreprises ne peut y arriver au moyen d’un budget concocté en six semaines. Le gouvernement Couillard est donc allé au plus pressant afin de contrôler le déficit et de donner un peu d’oxygène aux PME.
Politique

Le vrai premier budget Leitao — le budget structurant qui amorcera le virage et marquera le règne libéral version Couillard —, il sera déposé l’an prochain.

Le gouvernement fédéral de Jean Chrétien avait attendu un an avant de mettre de l’avant son gros budget de retour à l’équilibre budgétaire, en 1995. Même scénario lorsque Stephen Harper s’est installé au pouvoir : le budget qui a attaqué le déséquilibre fiscal a été déposé l’année suivant son élection.

«C’est un budget de transition», ont souligné les membres du gouvernement dans le huis clos, bien conscients que le travail commence à peine.

Les arbitrages ne se font pas en quelques semaines. La machine gouvernementale est un gros paquebot à faire virer de bord, et l’opinion publique doit être préparée à ce qui approche. Les changements ne seront pas cosmétiques.

«La situation est sérieuse», a prévenu le ministre des Finances, Carlos Leitao. «On fait face à un déficit structurel qui empêche le Québec d’investir là où il y a des priorités», a ajouté le responsable du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

La conférence de presse des deux ministres a été très longue. Plus qu’à l’habitude. Le gouvernement est en mode «pédagogie» et il y restera pendant des mois.

Car c’est le type d’exercice à haut risque politique. Un gouvernement, même avec le luxe d’une majorité parlementaire, peut aller aussi loin que les citoyens veulent bien l’y mener. Les groupes d’influence, organismes et experts en tout genre vont embarquer dans le débat public au cours des prochains mois.

Ce sera parfois vigoureux. Et c’est normal. Il suffit de voir comment a été accueillie l’idée, lancée par Philippe Couillard lui-même, de moduler les frais de garderie en fonction des revenus des parents, pour comprendre que le débat s’annonce corsé dans certains domaines. Sans parler des négociations à venir avec les syndicats qui représentent les employés de la fonction publique, dont les conventions collectives arrivent à échéance en mars prochain.

Les sondages montrent que les citoyens sont plus réceptifs à des changements majeurs qu’en 2003, lorsque Jean Charest avait tenté sa réingénierie de l’État. Un échec. L’économie roulait alors à fond de train, et l’objectif était essentiellement idéologique : dégager un milliard de dollars par année pour offrir des baisses d’impôt. La notion d’urgence était absente. Quelques années plus tard, ce gouvernement a même fortement augmenté les taxes (TVQ et taxe santé…)

Les finances publiques sont maintenant dans un état si précaire qu’une réforme des programmes semble incontournable pour maintenir les services et certaines missions essentielles de l’État, comme la santé et l’éducation. La logique est fort différente et la dynamique du débat public pourrait l’être également, à l’avantage du gouvernement. Mais…

Il y a un «mais…» : les citoyens se disent souvent prêts à des sacrifices et ouverts aux coups de barre dans l’absolu, jusqu’à ce que les compressions ou les changements les touchent directement. Soit dans leur mode de vie, soit dans leur portefeuille.

Dans l’entourage de Philippe Couillard, on affirme avoir appris de l’épisode «réingénierie» de Charest. Le nouveau premier ministre, qui était à la tête du ministère de la Santé à l’époque, était aux premières loges pour assister à l’échec de ce plan.

«On va planter le décor pendant un an. On va expliquer aux gens pourquoi ces choix sont nécessaires et quels résultats on vise à la fin», explique une source gouvernementale. Déjà, on trace le chemin : le gouvernement annonce qu’il souhaite ainsi maintenir les services importants, puis utiliser la moitié des surplus éventuels afin de baisser la dette, et l’autre moitié pour commencer à abolir la taxe santé.

Pour y arriver, le gouvernement va s’en remettre à des experts externes, qui agiront à la fois comme conseillers auprès des ministres, et professeurs auprès de la population.

Philippe Couillard et son équipe attendent beaucoup de deux commissions qu’ils vont créer : celle sur la révision de la fiscalité et celle sur la révision permanente des programmes du gouvernement.

L’une travaillera sur les revenus de l’État ; l’autre, sur les dépenses.

Vous en entendrez beaucoup parler au cours des prochains mois, alors autant en toucher un mot dès maintenant. Leurs travaux vont définir les grandes lignes du prochain budget.

La Commission d’examen de la fiscalité sera présidée par le professeur Luc Godbout, de l’Université de Sherbrooke — une sommité dans le domaine. Son mandat, très large, consiste à revoir la manière dont l’état taxe et impose les citoyens et les entreprises, et module ses tarifs.

Faut-il baisser les impôts et augmenter les taxes à la consommation, comme dans certains pays européens ? Faut-il éliminer les crédits d’impôt aux entreprises, qui coûtent plus de trois milliards de dollars par année à l’État, et diminuer le taux d’imposition général des sociétés ? Faut-il moduler les coûts de l’électricité ou des services de garde en fonction du revenu des ménages ?

Autant de questions qui seront sur la table de cette commission. On le voit aisément : ses recommandations — si elles sont suivies — peuvent avoir un effet important dans la relation des citoyens et des entreprises avec leur gouvernement.

Le gouvernement fixe trois objectifs à la Commission Godbout : stimuler la croissance économique, favoriser une redistribution équitable de la richesse et assurer un financement adéquat des services publics.

La Commission sur la révision permanente des programmes n’a pas encore de président. Il sera trouvé sous peu, dit-on. Le responsable de cette commission au gouvernement sera Martin Coiteux, à la tête du Conseil du Trésor. Dans le contexte d’un gouvernement aussi préoccupé par l’atteinte du déficit zéro et d’une révision en profondeur des programmes de l’État, cette fonction en fait l’homme fort du gouvernement Couillard. Un rôle effacé — il fait peu d’annonces —, mais incontournable. Il dira souvent non à ses collègues du conseil des ministres qui veulent obtenir de l’argent pour un projet ou un programme.

Martin Coiteux a déjà annoncé que le mandat de la commission sera d’évaluer la pertinence des programmes, ainsi que la réduction ou la révision de leur portée s’il le faut, et de le faire sur une base permanente.

Quels programmes figurent dans la mission de l’État et répondent aux besoins prioritaires de la population ?

En campagne électorale, Philippe Couillard a dit une phrase qui est passée inaperçue : «L’État n’a pas à créer un programme au moindre besoin». Une phrase lourde de sens pour l’avenir.

Cette commission doit aider le gouvernement à atteindre sa cible : une croissance des dépenses consolidées (incluant le service de la dette) d’à peine 1,9 % en 2014-2015, 1,5 % en 2015-2016 et 2,1 % en 2016-2017.

Une véritable utopie.

Le budget Marceau déposé en février visait 2,4 % en 2014-2015 et 2,2 % en 2015-2016. Je l’avais qualifié de «pensée magique». Ce n’est pas différent avec le budget Leitao. C’est même pire : la croissance prévue des dépenses consolidées est plus faible encore.

Il faudrait un miracle pour y arriver. Depuis six ans, la moyenne de croissance des dépenses consolidées a atteint 4,6 % par année. Le précédent gouvernement libéral — tout comme le gouvernement péquiste — a manqué sa cible chaque année…

Ça vous donne une idée de l’importance des changements que le gouvernement devra effectuer pour y arriver ; sinon, le retour à l’équilibre budgétaire devra attendre plus tard qu’en 2015-2016. Et ça vous donne une idée de l’importance des travaux des deux commissions qu’il va créer pour l’appuyer.

 …

Le premier ministre répète souvent trois chiffres : 23-20-27. Son objectif de gouvernement en matière de finances publiques pourrait se résumer dans ces trois nombres énigmatiques. Ils sont au cœur de l’entreprise d’assainissement du budget qu’il lance et des réformes sur la fiscalité à venir.

23 % : C’est le poids démographique du Québec dans le Canada.

20 % : C’est la richesse du Québec dans le Canada. Il accapare 20 % du PIB du pays.

27 % : C’est la proportion des dépenses du Québec dans le Canada.

Trop de dépenses et pas assez de richesse, comparativement à la taille de sa population. Le gouvernement Couillard souhaite ramener un certain équilibre dans les trois chiffres.

Ça semble simple. L’aventure est pourtant titanesque. Attachez votre tuque avec de la broche, il va venter d’ici au prochain budget Leitao. Le vrai budget.

* * *

À propos d’Alec Castonguay

Alec Castonguay est chef du bureau politique au magazine L’actualité, en plus de suivre le secteur de la défense. Il est chroniqueur politique tous les midis à l’émission Dutrizac l’après-midi (sur les ondes du 98,5 FM) et analyste politique à l’émission Les coulisses du pouvoir (à ICI Radio-Canada Télé). On peut le suivre sur Twitter : @Alec_Castonguay.

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Vous vous bercez d’illusions, à mon avis.

Les Libéraux ont dit qu’ils voulaient préserver le cancer qui nous ronge, en l’occurrence, le modèle québécois.

Un bon statement facile aurait été l’annulation du projet de la cimenterie McInnis. Ils n’en ont même pas eu le courage.

Le retour des mini-centrales, c’est une façon faire passer plus facilement la pilule du nouveau Québec, dans un an, selon vous?

Je dénonçais le laisser aller en matière de finances publiques et de gros gvnt avant la décote sous Parizeau.

Là, vous dites qu’il il est normal d’attendre un an avant de procéder à des changements?

Souhaitons que les agences de cotations accélèrent les choses.

« . Le vrai budget Leitao, qui marquera le règne libéral version Couillard, sera déposé l’an prochain »

« Le vrai premier budget Leitao — le budget structurant qui amorcera le virage et marquera le règne libéral version Couillard —, il sera déposé l’an prochain. »

« Ça semble simple. L’aventure est pourtant titanesque. Attachez votre tuque avec de la broche, il va venter d’ici au prochain budget Leitao. Le vrai budget. »

« «On va planter le décor pendant un an. On va expliquer aux gens pourquoi ces choix sont nécessaires et quels résultats on vise à la fin», explique une source gouvernementale. Déjà, on trace le chemin »

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Pour y arriver, le gouvernement va s’en remettre à des experts externes, qui agiront à la fois comme conseillers auprès des ministres, et professeurs auprès de la population.

Philippe Couillard et son équipe attendent beaucoup de deux commissions qu’ils vont créer : celle sur la révision de la fiscalité et celle sur la révision permanente des programmes du gouvernement

»

Si le parti liberal avait eu a ecrire un texte sur son budget mesemble ca aurait pu ressembler a ca.

Serieusement on dirait un renforcement positif des lignes de gouvernement …

Est-ce que je suis le seul internaute a le voir ? C’est tellement grossier que c’est epeurant …

Epeurant de voir q’un chef de bureau politique peut reprendre a plusieurs reprise dans un texte le spin du gouvernement …

Ma question a est-ce un choix fait volontairement ?

Le role … ca serait pas de challenger le gouvernement elu depuis 2 mois … non ? Les promesses … le cadre financier …

anyway mon 5 cents ….

—-

PS:

Il se passe quoi dans les medias. Je travaille dans un milieu autre … je passe mes journee dans les sciences, mais je m’interesse a la chose publique et batard la reprise des lignes du gouvernement me saute aux yeux dans le texte.

Comment le monde qui oeuvre dans les medias et qui s’interesse a ca voit meme pas ca. Pourquoi les autres blogueurs ou journalistes ou peut importe, ils se disent pas calvaire … joblo ton texte tu reprends les lignes du gouvernement et tu repetes le message …. c’est quoi qui se passe …

Anyway le fait que ca arrive pas en dit beaucoup sur la nature des medias et ceux qui y oeuvre.

Il ne s’agit pas tant de répéter le « spin libéral » que de répéter une analyse partagée par plusieurs. Il aurait été déraisonnable qu’un gouvernement vieux de 6 semaines accouche du budget clef de son mandat de plus de 4 ans. De plus, il n’y a pas grand chose à dire dans ce budget pour l’instant. L’Enfer est dans les détails comme on dit…

C’est clair comme de l’eau de roche que le gouvernement Couillard va utiliser les groupes d’experts dans la prochaine année pour écrire le prochain budget. C’est dans la personnalité rationnelle de Couillard d’aller ainsi. Si ce gouvernement passe à l’histoire, ce sera probablement à cause du prochain budget, tout comme Jean Charest désirait passer à l’histoire avec son Plan Nord. Par définition, l’Histoire s’écrit à chaque jours, alors on pourrait toutefois être surpris par d’autres événements mais les astres s’allignent à ce que si ce gouvernement passe à la postérité, ce soit par son budget 2015. Pour le meilleur ou pour le pire tout dépendant de votre spectre politique.

Alex Castonguay est un FABRICANT DE CONSENSUS et un outil de propagande de la pensée libérale, selon moi. Nous l’avons vu durant la dernière campagne.

Le fait-il par conviction et avec une solide base économique? C’est là la grande question….

« Ibi deficit orbis » (ici se termine le monde) — Maxime géographique latine

— La question que je me pose, est ou serait : de savoir si c’est bien le déficit structurel qui empêche le Québec d’investir là où il y a des priorités ou bien alors si ce sont les pratiques, la structure même de l’État qui ne favorise pas les investissements opportuns lorsqu’il faut, là où il se doit.

À ce titre je ne croix nullement à une quelconque « terminaison » de quelques déficits que ce soit 🙂

Ce que je veux dire par là, c’est qu’il est beaucoup plus facile de s’attaquer au déficit structurel en trouvant quelques boucs émissaires par-ci ou par-là ; que de réformer de fonds en combles le fonctionnement même de l’État. Pourtant, c’est cette profonde remise en question, voire sa raison d’exister qui permettra à la société d’avancer.

Un autre aspect que j’aimerais évoquer : est que dans un système très étatique comme le nôtre, la capacité d’investir de l’État est indispensable pour grappiller quelques points supplémentaires de PIB. C’est ce qui rend le déficit d’investissement indispensable dans une société civile comme la nôtre. Ainsi, la problématique est essentiellement au niveau du contrôle et de l’expertise dans les ministères pour s’assurer que pour chaque dollar dépensé, nous en avons bien pour notre argent. De cette façon un milliard de déficit supplémentaire apportera un effet multiplicateur qui fera la différence pour accroître les recettes de l’État. Lorsqu’une contraction de l’investissement pourrait dans le moins favorable des cas avoir un effet multiplicateur inversé qui aurait pour effet une réduction ou dans le moins pire des cas la stagnation des recettes de l’État.

Ce que j’entends par mes propos, c’est que la précarité des finances publiques, n’est pas due spécifiquement au poids de la gestion de la dette, lorsque les taux d’intérêts n’ont jamais été aussi bas. Elle est seulement le résultat de de la médiocrité des gouvernements qui envers et contre-tout ne mettent pas l’argent où il faut.

De la sorte, il était parfaitement inutile d’avoir deux hôpitaux universitaires à Montréal quand la technologie et l’ingénierie médicale est en pleine mutation. De même, c’est une grave erreur que de soutenir envers et contre-tout la construction d’une cimenterie qui sera bientôt l’implantation industrielle la plus polluante de tout le Québec, pour tant et aussi longtemps que cette usine sera en fonctionnement. — Si on devait couper en premier quelques centaines de millions quelque part, c’était bien sur ce poste-là.

C’est l’obstination aveugle de tous les politiciens qui nous mène directement dans le mur. Et non pas des dispositions saines, équilibrées et socialement responsables en matière de redistribution des recettes publiques. D’autant que des recettes bien distribuées font toujours de meilleurs retours sur investissement.

On verra bien sur ce sujet ce que nous pondra Luc Godbout prochainement.

La continuation de la politique de Marois quant à l’investissement dans la cimenterie à Gapé et d’entreprendre la recherche de l’huile à Anticosti ne donne pas confiance dans le sérieux de leurs propos.

On nous répète pourtant qu’il est très important pour le Québec d’augmenter ses exportations….. La cimenterie de Gaspé a cette vocation….

De plus la Norvège a complètement effacé sa dette grâce au pétrole. Après avoir permis aux compagnies étrangères d’exploiter son pétrole, dans les années 60, l’État norvégien s’est ravisé et a exploité lui-même son pétrole… Il a maintenant un P.I.B. par habitant plus grand que celui des U.S.A….

Et un surplus budgétaire !!!! Pas mal pour un petit pays. Bien sür la Norvège a plutôt une politique sociale-démocrate et un gouvernement qui se tient debout… Probablement moins à la solde des BANQUIERS et des groupes de pressions financiers que le nôtre…

De notre côté, les fabricants de consensus prônent la réduction (mur à mur ) de notre état à la mode républico-américaine…. UN ÉTAT FAIBLE devant des FINANCIERS FORTS… Moins de règlementations, pour du FLING-FLANG plus prospère….

La cimenterie de Gaspé? Pas si sûr. Les autres cimenteries du Québec qui ne fonctionnent qu’à 60% de leur capacité auraient très bien pu exporter elles également et ce, sans aucun apport étatique. Une autre « aide » gouvernementale à des milliardaires (ici les Bombardier…). M’enfin…paraît qu’il était trop tard pour reculer…

Je suis pour l’exploitation du pétrole au Québec SI il y en a!!! Et c’est toujours à démontrer mais une chose est sûre: il faut cesser de nous faire mener par le bout du nez pas nos écolos auto-proclamés. Les différents ministres de l’Environnement péquistes, qui étaient en fait de dangereux activistes, ont fait un tort énorme à notre économie et ça prendra des années avant de pouvoir rétablir notre crédibilité au niveau international.

Le ciment ne s’exporte que si il est très près d’un moyen de transport peu coûteux…. Les autres cimenteries sont obligatoirement pour l’exploitation locale seulement. Mais quand on se veut démagogique… On ne se préoccupe pas beaucoup des efforts de reflections 🙂

La démarche d’évaluation des programmes suppose un exercice pédagogique d’explication des choix et des enjeux par le gouvernement, auprès du plus grand nombre de citoyens possible. C’est là que le gouvernement libéral échouera, ou gagnera. Jean Charest était parfaitement nul en matière de pédagogie, le printemps érable l’a amplement démontré. L’acceptabilité sociale, nouveau mot à la mode dont les journalistes, chroniqueurs et éditorialistes feront leur miel, deviendra le « pas dans ma cour » de tous les groupes corporatistes du Québec, artistes, cultivateurs, enseignants, médecins et infirmières, fonctionnaires… qui crieront au « caractère inacceptable, socialement », des mesures envisagées à leur égard.
La direction des communications du gouvernement a besoin d’être bien équipée!