PLC-NPD: une bataille à finir

Photos : J.-M. Carisse / CC BY 2.0 (Trudeau) et C. Young / PC (Mulcair)
Photos : J.-M. Carisse / CC BY 2.0 (Trudeau) et C. Young / PC (Mulcair)

Le gros week-end politique qui vient de s’achever lance le compte à rebours de deux ans vers les prochaines élections fédérales. Pour la première fois depuis 2011, les forces qui vont s’affronter quotidiennement à la Chambre des communes sont celles qui vont s’entrechoquer lors du scrutin de 2015.

Avec l’arrivée de Justin Trudeau dimanche soir, tous les chefs sont en place.

Le NPD — qui était en congrès à Montréal — et le Parti libéral du Canada — qui a couronné Trudeau — sortent de cette fin de semaine politique en souhaitant se positionner comme l’alternative au gouvernement Harper.

Dans les discours, les attaques étaient dirigées vers les conservateurs. Normal et prévisible. Mais pour espérer remplacer le gouvernement actuel, qui en sera à presque 10 ans de règne en 2015, un seul des deux partis devra s’imposer aux yeux de l’électorat pour canaliser le vote anti-Harper.

Au Québec, il faudra voir la dynamique avec le Bloc québécois. Mais d’un bout à l’autre du pays, les citoyens seront nombreux à regarder qui peut changer la couleur du gouvernement à Ottawa. L’échiquier va se placer et il n’est pas certain qu’une lutte à trois soit au menu.

Les chances sont fortes que lors de la campagne électorale de 2015, ce sera une bataille à deux, entre Harper et XXX (insérez ici le parti de votre choix).

En coulisses, les stratèges libéraux et néo-démocrates savent bien que d’ici 2015, la bataille à finir sera entre eux. Quel parti sera le plus crédible et perçu comme le plus compétent pour remplacer le gouvernement.

À la fin de la campagne 2011, la poussée du NPD a donné un dur coup aux libéraux. Le vote progressiste a pris la direction des oranges. Dans les campagnes précédentes, c’était l’effet inverse, à l’avantage du PLC.

Le NPD et le PLC peuvent compter sur une base solide d’environ 20 % de l’électorat chacun. Le Parti conservateur est à son plancher autour de 30 %. Tout dépendant de la force du Bloc québécois, il reste un 20 à 30 % de l’électorat qui fera la différence.

D’ici à 2015, tous les partis (mais surtout le NPD et le PLC) vont se battre pour incarner le changement aux yeux de cette tranche précise qui fera basculer le résultat.

Voici quelques réflexions sur la nouvelle dynamique politique qui se mettra tranquillement en place dans les prochaines semaines.

Qui séduire?

Pour espérer déloger les conservateurs et s’imposer comme l’alternative, le NPD et le PLC devront séduire en priorité trois types d’électeurs: les femmes, les jeunes et les immigrants. Un trio plus favorable aux partis progressistes ou centristes. Des électeurs qui ont fait le pain et le beurre de Barack Obama aux États-Unis depuis 2008.

Les néo-démocrates et les libéraux doivent bien performer auprès de l’électorat féminin, moins porté sur le Parti conservateur, selon les sondages.

Les jeunes pourraient faire la différence lors du prochain scrutin. La campagne de Justin Trudeau, 41 ans, souhaite que cette tranche de l’électorat suive dans son sillage, puisqu’il tente d’incarner une nouvelle génération de politiciens.

Mais à la lumière des chiffres de la course au leadership du Parti libéral, il y a encore beaucoup de chemin à faire. Sur les 127 000 membres et sympathisants qui se sont inscrits pour voter, 60 % ont plus de 50 ans. Les moins de 34 ans, la clientèle jeune, ne représente que 21 % (13 % pour les 25-34 ans et 8 % pour les moins de 25 ans).

Trudeau a arpenté les collèges et universités du pays pendant sa course des derniers mois, bien conscient que cette tranche de l’électorat est cruciale. Mais les valeurs du NPD attirent aussi un lot de jeunes. Ils étaient très nombreux au congrès de Montréal cette fin de semaine. Et Jeremy Bird, l’un des organisateurs de terrain de Barack Obama, était au congrès néo-démocrate pour expliquer comment leur campagne a réussi à mobiliser les jeunes.

Le Parti vert du Canada gruge aussi cette clientèle.

Finalement, le combat pour le vote des immigrants sera épique. Le ministre Jason Kenney a réussi à briser le monopole libéral sur cette tranche de l’électorat, grâce à un travail de tous les instants. Mais le nom Trudeau résonne encore dans les communautés culturelles, particulièrement chez les immigrants arrivés au pays il y a une vingtaine d’années.

La bataille dans la ceinture immigrante en banlieue de Toronto, le 905, là où plusieurs des nouvelles circonscriptions verront le jour, sera beaucoup entre le PLC et le PC. Mais en Colombie-Britannique, le NPD tire bien son épingle du jeu auprès des nouveaux arrivants. Il y a aura une bonne bagarre dans plusieurs comtés.

La bataille du Québec

Le Bloc québécois n’est pas mort, même s’il est moins fort que par les années passées.

Toutefois, le NPD et le PLC ont besoin du Québec pour espérer prendre le pouvoir, puisque le Parti conservateur est outrageusement dominant dans l’Ouest, notamment en Alberta et en Saskatchewan. Le PC a pu prendre le pouvoir sans le Québec grâce à cette force régionale, mais le NPD et le PLC ne peuvent pas.

Le NPD doit conserver une partie de ses gains de 2011 au Québec (les stratèges du NPD avouent que conserver les 57 sièges est illusoire, mais ils doivent en garder plusieurs dizaines), alors que le PLC doit revenir plus fort que les sept petits sièges obtenus en 2011.

La présence du NPD à Montréal pour son congrès, avec une forte présence du français, autant dans le discours de Thomas Mulcair que dans les corridors, montrent que le NPD sait bien qu’il a besoin du Québec pour poursuivre sa progression, notamment en Ontario, où l’autre bataille se jouera.

L’identité des partis

Dans le style typique de Thomas Mulcair, le chef du NPD a décidé de combattre le feu par le feu. Il veut faire la prochaine campagne électorale sur le thème de l’économie, largement occupé par les conservateurs depuis leur arrivée au pouvoir.

Le NPD utilisera ce thème à sa sauce, c’est-à-dire l’économie des travailleurs, de l’environnement et surtout, celui des inégalités sociales. La fracture des générations, avec la dette monétaire et environnementale, notamment. L’identité du NPD, pro-travailleurs et pro-compassion, est assez claire.

L’identité du Parti conservateur, pro libre-échange, pro baisse d’impôt et pro libertés individuelles, est bien campée aussi.

La difficulté des précédents chefs libéraux, Stéphane Dion et Michael Ignatieff, était l’identité de leur parti. Pour quoi le PLC veut-il se battre? Mis à part le fait que le PLC n’est pas le PC ou le NPD, quelles sont les raisons qui amènent un électeur à voter libéral? Cette identité est encore déficiente. Justin Trudeau devra y voir.

Pour l’instant, le nouveau chef libéral semble vouloir miser sur l’espoir, le changement de génération, le côté rassembleur. Également une certaine idée du Canada centriste que Stephen Harper tente d’effacer, celui des Casques bleus et de la Charte des droits. On est davantage ici dans le contenant, le style, l’allure et l’émotion.

Et ça convient très bien au clan Trudeau, qui voudrait bien opposer ce style, les sentiments, aux politiciens cérébraux que sont les Mulcair et Harper. Le contenant contre le contenu. L’espoir, la jeunesse, contre les ténébreux Mulcair et Harper…

L’équipe Trudeau pense que l’émotion, le style, l’allure, peuvent marquer beaucoup de points (il joue d’ailleurs à fond le côté famille). Un peu, jusqu’à un certain point, ce que Jack Layton a réussi à faire contre Harper et Ignatieff.

Publicités conservatrices

Le parti de Stephen Harper a fait le coup à Stéphane Dion et Michael Ignatieff. Les définir dans l’oeil du public avant qu’ils ne puissent le faire, avec un barrage de publicités négatives.

Vont-ils refaire le même tour?

Dans son discours de victoire, Trudeau a dit s’attendre à cet assaut.

Les informations qui circulent veulent que oui, les pubs seraient prêtes.

(AJOUT: la première salve de pubs des conservateurs a commencé lundi matin, lendemain de la mise en ligne de ce billet. De plus, je viens d’apprendre que le NPD prépare aussi une campagne de publicités, mais sur son chef Thomas Mulcair. Pour le faire davantage connaître hors du Québec. Le NPD va notamment vanter son expérience, une façon de contraster avec Trudeau…)

Mais la tâche est plus délicate cette fois. Dion et Ignatieff étaient relativement peu connus dans le public, ce qui n’est pas le cas de Trudeau, qui a grandit sous l’oeil des caméras et des journaux à potins.

Le dosage devra être plus équilibré.

Les stratèges libéraux s’attendent à ce que les conservateurs foncent sur le manque d’expérience et de jugement de Justin Trudeau, qui n’est député que depuis 2008, n’a jamais occupé un poste important de critique, ni dirigé un organisme ou une entreprise. Est-il prêt à devenir premier ministre? (AJOUT: c’est l’angle adopté par le PC dans la première séquence de pubs.)

Certains libéraux pensent toutefois que ce type de publicité pourrait se retourner contre le PC et renforcer à terme l’image de nouvelle génération, de renouveau, que le clan Trudeau souhaite projeter.

L’un des anciens stratèges de Paul Martin, Scott Reid, estime que le danger est ailleurs. Si les conservateurs veulent faire mal, ils pourraient frapper sur le parcours de vie de Justin Trudeau, avec un sous-texte clair: «cet homme n’est pas comme vous, il ne peut pas vous comprendre».

Trudeau parle dans ses discours de soulager la classe moyenne, de lui procurer une plus grande prospérité. Mais Justin Trudeau a plus d’un million de dollars dans son compte en banque, il a passé sa jeunesse à voyager dans le monde plutôt qu’à travailler, il a été payé plus de 700 000 $ en deux ans (2006-2008) pour donner des discours. Il a lui-même avoué ne pas faire partie de la classe moyenne.

Un message dur, personnel, mais qui aurait l’avantage de renforcer l’image anti-élite que les conservateurs aiment cultiver. Il y a là un risque pour Trudeau si Harper décide de foncer dans cette direction. Un politicien peut prendre de l’expérience et démontrer qu’il a du jugement, mais il ne peut pas changer ses origines familiales et son cheminement.

Le hic, toutefois, est que Justin Trudeau connecte bien avec les gens, qui viennent spontanément lui parler dans la rue, les épiceries ou les centres communautaires, ce qu’Ignatieff ne parvenait pas à faire. Il a plus de 200 000 « suiveux » sur Twitter. Visiblement, qu’il ne leur ressemble pas n’est pour l’instant pas un handicap. À suivre…

Des sondages peu importants

Dernier point, les sondages. Ils sont été nombreux dans les derniers jours. Tous placent le Parti libéral en tête.

Les Canadiens ont depuis plusieurs semaines intégrés la notion que Trudeau est le chef du PLC, son avance dans la course étant trop forte (les médias n’ont pas cessé de le répéter). Les grosses fluctuations ont donc eu lieu.

Certains coups de sonde placent le PLC largement en avance, mais des firmes très crédibles comme Ispos Reid, cette semaine, donnait 32 % au PLC, 31 % au PC et 27 % au NPD. Bref, avec la marge d’erreur, une égalité statistique.

Dion, Ignatieff et Mulcair sont tous passés devant les conservateurs dans les sondages après leur victoire au leadership. Un coup de sonde deux ans et demi avant les élections de 2015 ne veut pas dire grand-chose. Les stratèges néo-démocrates et conservateurs misent sur une chute de popularité de Trudeau d’ici quelques mois pour ramener le combat à armes égales.

Je peux déjà prédire des manchettes dans quelques semaines (mois?) disant que la bulle de Justin Trudeau s’est dégonflée. Rien de plus normal. Et ça ne voudra pas dire que le PLC est exclu de la course de 2015. Layton était en troisième position deux semaines avant le jour du scrutin en 2011…

Un fait demeure cependant: Justin Trudeau attire l’attention. Il suscite la curiosité. Certains l’aiment, d’autres le détestent. Il ne laisse pas indifférent. En politique, c’est un gros avantage. L’indifférence est le pire défaut en politique, il empêche le message de se rendre aux électeurs.

Reste à voir ce qu’il fera de cette attention, de cette lumière.

Reste à voir comment Stephen Harper va s’ajuster.

Et surtout, comment Thomas Mulcair réagira à cette nouvelle dynamique.

Mulcair et Trudeau n’ont pas une grande expérience de chef et n’ont jamais dirigé un parti en campagne électorale.

Pour eux, déjà, le compte à rebours de la prochaine campagne est commencé, avec le positionnement stratégique comme adversaire principal à Harper.

Une bataille à finir.

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Le PLC a couronné Trudeau ? ! ?

C’est bien la première fois que le vote de 104,552 personnes couronne quelqu’un. Pauline Marois fut couronnée, Michael Ignatieff aussi, mais Trudeau a remporté une victoire écrasante.

Justin Trudeau me fait penser à ces lutteurs de la WWF très forts en gueule, mais qui offrent un spectacle minable.

Je suis persuadé que les Québécois ont encore très présent à la mémoire les révélations de la Commission Gomery. C’est certain que les libéraux fédéraux vont continuer à faire comme si de rien n’était. Mais il n’en sera pas de même des citoyens québécois.

Il ne faudrait pas oublier l’arrivée de l’ouvrage de l’historien Bastien « La Guerre de Londres » qui déboulonne méticuleusement la statut de PET dont l’image résiduelle est la seule assise de l’évanescente popularité de Justin Trudeau.

Je reste donc persuadé que les Québécois et les Québécoises demeureront plus sympathiques envers le NPD qu’envers un parti politique qui les a floués allègrement dirigé par un minable ersatz d’une personnalité, son père, qui lui aussi a floué la nation québécois au complet. Justin Trudeau pourrait bien devenir le symbole même des ces tristes épisodes qu’ont vécus les Québécois.

Est-ce à dire que l’avenir du Bloc Québécois est très sombre ? Pas certain. En effet, le Bloc pourrait bien profiter des derniers rebondissements pour lui-même rebondir et créer une belle surprise. Les citoyens québécois pourraient bien se dire, à la lumière des révélations de M. Bastien, que si le Bloc avait été à Ottawa à cette époque, sans doute que Trudeau n’aurait pu agir avec la même arrogance et la même turpitude.

«On ne saurait stigmatiser par trop d’expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l’exige.»
[Cicéron]

Qu’on l’aime ou pas, il représente la génération des désabusés de la politique parce que toujours le même discours. Vous comme tant d’autres soulignez que les jeune sont déconnectés de nos politiciens actuels parce qu’ils souhaitent voir de nouveaux visages qui véhiculent un autre message plus axé sur leurs réalités et priorités. Je crois que c’est qu’il incarne. L’ensemble des politiiciens, tous partis confondus, vont s’ajuster à sa manière et non le contraire, du moins ils vont tenter ça ne veut pas dire que ça leur réussira. Il est très articulé, une diction impeccable en anglais, bien sur il devra peaufiner son français, l’avenir nous le dira. si nom ne serait pas Trudeau, est-ce que l’attention médiatique serait la même? Il ne faut pas tenter de faire des comparaisons avec le règne de son père. j’ai trouvé rafraîchissant de l’entendre nous parler autrement. Je crois que c’est que les gens attendaient. Le même phénomène aurait pu se produire si Claude Béchard, dauphin de Jean Charest, ne nous avait pas quitté si tôt, dommage.

Aux prochaines élections, il ne serait pas étonnant de voir le vote dit « de gauche » ou « progressiste » se fractionner essentiellement entre le PLC et le NPD (ni Justin Trudeau, ni Thomas Mulcair ne seraient du genre à jouer les seconds violons dans un tel contexte), pendant que les électeurs de droite demeurent unis dans leur appui au Parti conservateur.

Ironie du sort, ce qui pourrait alors favoriser la réélection de Stephen Harper, c’est une conjoncture s’apparentant à celle qui, il y a 15 ou 20 ans, a facilité l’élection puis la réélection du PLC dirigé par Jean Chrétien, dont les adversaires étaient ou bien divisés (entre le Parti progressiste-conservateur et le Reform Party ou l’Alliance canadienne), ou bien neutralisés (au sein du Bloc québécois, majoritaire au Québec mais voué à l’opposition à l’échelle nationale).

L’Ontario du centre a donné un avantage au NPD en 2011 contre le PLC à cause du vote québécois qui faisait pencher la balance contre M.Ignatieff. Considérant aujourd’hui encore y compris en Ontario et en Colombie britannique que le vote canadien est plus à droite qu’au Québec que le PLC surtout dans tout l’Ontario et dans le Québec anglophone reste une tradition politique que le NPD ne possède pas. T. Mulclair à moins d’une nullité politique de J.Trudeau reste celui qui est le plus menacé par une possible résurrection des libéraux fédéraux.

Le recentrement affirmé pour le centre droit devrait être fait au NPD plus qu’hier tout simplement parce que la gauche du NPD ne passe pas au Canada! Même en 2011, année de l’explosion du NPD au Québec, 44 députés néodémocrates ont été élus seulement au Canada anglophone c’est seulement 17 de plus que les 27 députés libéraux fédéraux élus à l’extérieur du Québec! Si on enlève le vote de la province québécoise des résultats électoraux fédéraux de 2011, le PC très à droite d’Harper ne récolte pas autour de 39% des voix mais plutôt 45% des suffrages ce qui indique comment le Canada anglophone n’est pas particulièrement ouvert à gauche un peu plus qu’aux É.U mais moins qu’en Grande Bretagne, Grande Bretagne elle même qui s’est éloigné de la social démocratie depuis madame Thatcher. Le NPD risque d’être balayé par le PLC de Trudeau pas seulement par le glamour du chef aussi par des tendances lourdes.

Au Québec, le Bloc devra se rebâtir davantage selon un électorat potentiel de 35% de souverainistes ou nationalistes durs ou intermédiaires, les mous ayant quitté le Bloc pour longtemps. Sinon le Bloc à 26% des voix aura de la difficulté a profiter d’une possible division des voix entre néodémocrates et libéraux.

La situation est tout de même complexe, Trudeau sera t-il un nouveau Lawton partout entre Victoria et Halifax?
Postulat, hypothèse électorale qui joue sur cette idée que la majorité des électeurs regardent l’image point.
Si le citoyen est plus qu’un idolâtre, un admirateur de téléréalité, la division du vote favorisera les conservateurs en 2015 pendant que le NPD et le PLC se disputeraient blessés politiquement l’opposition officielle entre 20 sièges de différence. Néanmoins la tradition libérale canadienne quoique affaiblie au Québec aidera le nouveau chef probablement à mettre en boîte le NPD handicapé par le fantôme du socialisme.

T.Mulclair devra jouer au centre droit résolu à la Tony Blair pour plaire au Canada ce sera aussi difficile! Tandis que J.Trudeau devra éviter de n’être qu’un reflet de miroir, le souvenir de son père. Pendant que D.Paillé du Bloc devra se chercher d’autres collaborateurs administratifs, des candidats souverainistes potentiels maintenant non déclarés avant 2015 afin comme P.Marois de se constituer une équipe parce que la visibilité du Bloc entre son chef et ses 5 députés a besoin d’une restructuration afin que les Trudeau et Mulclair ne prennent pas tous les 77 sièges du Québec. L’objectif du Bloc massacré par l’élection de 2011 étant au minimum de faire élire 10 députés et au maximum entre 15 et 25.

Point précis sur le Québec. Les électeurs libéraux québécois francophones autour de 13, 14% qui ont contribués au 44% des voix du NPD entre Rimouski et Valleyfield en 2011 devraient retournés au bercail du PLC durablement ce qui donne 30% ou 33% au PLC en 2015, 27% ou 28% au NPD et 24 ou 25% pour le Bloc.
Sans même de vague Trudeau pour les souverainistes ou les fédéralistes de gauche, il y a péril à la demeure alors la lutte contre le PLC commence maintenant pour les souverainistes comme moi parce qu’aussi trop de gens sont mal informés et ne s’intéressent pas à l’actualité et votent pour l’image et la -tradition-. Les anti libéraux ne doivent donc pas les sous estimer.

Bonjour,

Bien sûr que nous assistons présentement au même spectacle qu’en l’année 1988 alors que les Républicains d’extrême droite de Monsieur Ronald Reegan, les Conservateurs de droite de Monsieur Brian Mulroney aidé de TOUTE LA GANG des nationalistes québécois ont ratifié l’Accord de Libre Échange avec leurs amis les Yankees en votant pour les Conservateurs en 1988 en appui à l’ALENA . Les Conservateurs remportèrent l’élection Fédérale de 1988 avec 43 % des suffrages exprimés . Car le Parti Libéral et le NPD se divisèrent le vote de gauche qui était farouchement anti Libre Échange . Le Parti Libéral obtint 37 % des suffrages tandis que le NPD en bons Libéraux pressés obtinrent 20 % du suffrage. Ce qui veut bien dire que 57 % de tous les Canadiens ont voté « À GAUCHE » contre le FREE TRADE, soit le Libre Échange. Tandis qu’un balayage Conservateur sévissait au Québec avec toute mais toute la gang des nationalistes québécois à genoux devant leurs bons amis Yankees et ce libre échange. Et dire qu’après dans leur confusion LÉGENDAIRE, nos amis les nationalistes québécois viennent « brailler et se lamenter » contre la Mondialisation et de ses dangers……..

Certes, dans tout à fait un autre contexte mais avec encore nos nationalistes confus à l’os, la gang de nationalistes québécois frustrés essayeront de faire renaître le petit Morceau de Bloc gisant sur la Colline d’Ottawa. Tout comme de 1990 jusqu’en 2006, le Bluff Québécois redeviendra l’aile droite des Conservateurs au Québec en faisant reporter au pouvoir les Tory’s . t comme disait cet autre, plus niaiseux que ÇA, tu meurs. Et encore une preuve tangible avec nos amis les nationalistes du Québec que malheureusement, leur ridicule ne les tue point……. Au plaisir, John Bull.

Drôle non? On ne parle plus du Bloc à Ottawa…

C’est vrai que maintenant, 3 des 4 partis politiques à Ottawa sont menés par des Québécois!

Un sondage, publié aujourd’hui, montre une forte avance du PLC de M. Justin, au Québec et ailleurs au Canada.

Fait que, il est fort à parier, que les candidats valables aux élections vont se précipiter vers le PLC, venant des autres partis ou d’ailleurs, ce qui devrait favoriser encore plus ce parti..

S’il y avait une élection demain, selon ce sondage, les Conservateurs Harper prendraient le bord de l’opposition et le NPD, finirait troisième avec peu de députés.

En ce moment seulement. Le temps joue contre les Libéraux. Ils sont les seuls à avoir eu le courage ni de remettre en question leur parti et ses non-politiques et ni de le rebâtir comme ont fait les Cons et le NPD. il y a une dizaines d’années. Ce n’est pas la photo sur l’emballage qu’il fallait changer (comme d’habitude chez eux) mais le contenu pourri qu’on refuse de remettre en question.

Quelle température fera-t-il pour ma semaine de vacance en 2015 ? Ridicule. Il est tout aussi ridicule de vouloir donner un sens « étendu » à un tel sodage. Vous avez le droit d’être partisan c’est évidient. Mais faites tout de même un effort pour ne pas trop vous ridiculiser.

«Les vieux cons ne sont jamais que de jeunes imbéciles qui ne
se sont pas améliorés avec le temps.»

[Jean AMADOU]

Le petit crapeau veut parraitre BOEUF 🙂
Un nom, des bouclettes et une fleur c’est dépassé.
Vieillir est obligatoire mais mûrir S’ACQUIERT.
PM veut dire Premier Ministre non Petit Mignon.

Il est primordial que le NPD conserve son identité comme une alternative réelle. D’ou le mystère de l' »adoucissement » de son langage depuis dimanche après-midi. Pourquoi cette croisade farouche et douteuse de la part des hauts-placés du parti lorsque un rapprochement du centre risque tout simplement de les embourber dans une lutte stérile avec les libéraux d’ici 2015? Personne ne craint néanmoins que la bulle Trudeau-en-moins résiste à l’examen ni à l’épreuve de la réalité à moyen terme.