Pleins feux sur Barrette

Le réseau de la santé a déjà assez de problèmes. On pourrait bien se passer de sa politisation, dit le blogueur Brian Myles, qui revient sur la crise au CHUM.

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Photo : La Presse Canadienne

La crise au CHUM donnera des munitions aux partis d’opposition pour la reprise des travaux à l’Assemblée nationale. Pleins feux sur Gaétan Barrette.
Politique

Pendant que les Québécois se la coulaient douce durant la semaine de relâche, une crise majeure a éclaté au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM). La crédibilité du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, est en jeu.

Barrette a l’intention de laisser sa marque sur le réseau de la santé, qu’il bouscule et malmène depuis son élection. Il vit à la hauteur de sa réputation de politicien interventionniste, en se mêlant de tout et de rien. Cette fois, il a dépassé les bornes.

Dans les derniers jours, le président du conseil d’administration du CHUM, Jean-Claude Deschênes, son directeur général, Jacques Turgeon, et au moins deux autres membres du conseil ont démissionné, en guise de protestation contre l’ingérence du ministre Barrette.

Jean-Claude Deschênes n’en peut plus des «interventions intempestives et partiales» du ministre. «En matière de gouvernance, la responsabilité n’est pas synonyme de soumission, a-t-il dit. On arrive à une situation où il faut dire haut et fort: “ça suffit les abus de pouvoir”.»

Selon les informations rendues publiques à ce jour, Gaétan Barrette serait intervenu dans le processus de nomination du nouveau chef du département de chirurgie du CHUM. Il aurait forcé la main du Dr Turgeon pour qu’il renouvelle le mandat du directeur actuel, Patrick Harris. Le Dr Harris est un ami du ministre.

Le Dr Turgeon a compris que le renouvellement de son propre mandat était conditionnel à la réembauche du Dr Harris. Il a choisi de partir avec fracas ; sa démission lui interdit toute forme d’indemnité de départ. Il a fait passer ses valeurs avant ses intérêts immédiats, contrairement à d’autres dans sa profession.

Vendredi, le ministre Barrette a démenti partiellement la version du Dr Turgeon dans les médias. Il a reconnu qu’il était intervenu pour bloquer la candidature du médecin pressenti par le conseil du CHUM, le Dr Fred Saad, en raison d’une enquête policière pour fraude visant l’une de ses anciennes employées. Mais il a nié toute forme d’intervention pour favoriser la candidature du Dr Harris.

Ses démentis sonnent creux. Cette histoire ne saurait se résumer à la parole d’un ministre plein de bonnes intentions contre celle d’un directeur général frustré. Les médias rapportent que «plusieurs» membres du conseil ont démissionné de leur poste, dans un geste de solidarité avec le Dr Turgeon et M. Deschênes.

La porte-parole du CHUM, Isabelle Lavigne, refuse d’identifier les démissionnaires. Bonjour l’imputabilité. Avec des garde-chiourmes institutionnels en son genre, les idéaux de transparence véhiculés par le gouvernement Couillard resteront des slogans creux.

À Québec, le Parti québécois, la Coalition avenir Québec et Québec solidaire ont tous exigé la tête du ministre Barrette, ou à tout le moins des excuses.

«Les accusations d’ingérence politique et d’abus de pouvoir sont très graves», a dit Stéphane Bergeron, leader parlementaire adjoint de l’Opposition officielle. Éric Caire, leader adjoint pour la CAQ, a traité le ministre Barrette d’«empereur» qui se sert du réseau au lieu de servir le réseau.

La suggestion la plus intéressante est venue de Québec solidaire. Amir Khadir a proposé la tenue d’une commission parlementaire pour se pencher sur «les magouilles» du Dr Barrette.

Cette avenue est beaucoup plus intéressante que la solution retenue par le gouvernement Couillard. Confier à l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal le mandat d’enquêter sur cette crise, alors que le ministre titulaire est taxé d’ingérence et d’abus de pouvoir, c’est la recette parfaite pour faire un gâteau qui ne lèvera pas. L’enquête de l’agence sera dictée par la peur des représailles.

La suggestion de Québec solidaire a le mérite de braquer les projecteurs sur la bonne personne : Gaétan Barrette lui-même. Une commission parlementaire permettrait par ailleurs d’exposer les dangers peu connus du projet de loi 10, qui accorde des pouvoirs exceptionnels au ministre de la Santé pour choisir les gestionnaires des hôpitaux et autres institutions du réseau de la santé.

Avec l’adoption de cette loi, la concentration du pouvoir entre les mains du ministre Barrette est déjà une réalité. Elle annonce le pire pour le réseau, qui passe d’un coup à la gestion par des médecins à la gestion par UN médecin.

Le réseau de la santé a déjà assez de problèmes. On pourrait bien se passer de sa politisation.

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À propos de Brian Myles

Brian Myles est journaliste au quotidien Le Devoir, où il traite des affaires policières, municipales et judiciaires. Il a aussi été affecté à la couverture de la commission Charbonneau. Blogueur à L’actualité depuis 2012, il est également chargé de cours à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). On peut le suivre sur Twitter : @brianmyles.

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Les porte-paroles en matière de santé du PQ et de la CAQ sont respectivement Diane Lamarre et François Paradis. Stéphane Bergeron et Éric Caire occupent d’autres rôles.

Vous avez bien raison de rappeler à M. Myles les noms des « porte-parole » de chacun des partis !

Il y a beaucoup de conditionnel dans cet article. Un aurait dit cela, l’autre aurait dit ceci. Qui dit vrai? Une chose est sûre: La loi 10 vient changer la culture en matière de gouvernance. Le ministre peut maintenant intervenir directement dans la gestion des CISSS ou équivalent, de la même façon qu’un dirigeant de grande entreprise dans le privé, privé qui généralement est plus efficace et efficient que le public sans être exempt de défauts . Un certain nombre de dg et de membres de conseils d’administration des anciennes Agences de la santé ne se retrouveront pas dans cette nouvelle culture de gouvernance. S’ils sont honnêtes, ils iront voir ailleurs parce qu’ils risquent de ne pas être vraiment fonctionnels avec les nouvelles règles du jeu.

J’ajouterais à »conditionnel« beaucoup de phrases insidieuses comme » Le DR Harris est un ami du ministre » et vlan. Il vient de perdre toute crédibilité. Dr Barrette est peut-être le loup dans la bergerie d’un des royaumes des médecins.
En terminant, pour les perspicaces, bien que mon nom de famille soit Barrette, je ne connais pas le Dr Barrette et il n’est pas mon ami.

C’est quoi qui vous dérange dans le fond c’est votre accès à l’information ou un ministre qui a décidé de prendre ses responsabilités car il n’a pas enfreint aucune loi il a le pouvoir de faire des nominations et il veut mettre fin aux royaumes des médecins dans l’ancien CHUM car vous ne mentionnez pas cet aspect de la prise de contrôle de certains médecins depuis des années alors qu’ils pouvaient contrôler leurs départements à leurs guises. Mais l’unification dans un CHUM va obliger à des changements et qui dit changement dit déplaire à beaucoup de monde. Faire tout un plat pour la démission du DG du CHUM et les autres qui sont aperçus que le nouveau ministre ne laissera plus le contrôle des hôpitaux aux médecins mais aux malades. Vous ne mentionnez jamais les structures du ministère de la santé et combien elle coûte aux contribuables. Faire un gros titre pour un médecin qui ne veut pas sa prime je le comprends très bien il va toucher combien comme spécialiste + $400,000.00 plus avantages alors la prime après que l’Impôt soit passé il lui reste que des miettes… Alors M. Myles cesser de défendre les médecins qui ont compris que le temps des avantages personnels sont finis et que l’unification dans UN CHUM va obligatoirement causer des pertes de pouvoir et de privilèges à certains d’entre-eux. Alors penser aux malades au lieu de faire la une sur la situation d’un Directeur ou président du CA qui sont pas du bon côté politique et qui eux oublie les malades au lieu de leurs royautés qui est maintenant finis. Ici je ne veux pas dire que je suis d’accord avec la façon de faire du ministre mais vous le savez très bien pour avoir couvert la politique que M. Barrette venait au ministère de la santé pour y laisser sa marque il manque peux-être la forme mais pour moi c’est le résultat au bout qui compte et le CHUM sera ouvert tel que promis enfin et cela est la bonne nouvelle.

il faut vraiment être un libéral teint pour défendre un maître chanteur. être libéral ne devrait pas vous empêcher de réfléchir.

Bien dit, car beaucoup de gens se laissent aveugler par leur ferveur partisane au détriment de leur sens critique.

Monsieur, vous défendez un homme qui en plus d’être arrogant et mesquin s’est donné tous les pouvoirs avec la loi 10. Vous semblez croire que M Barette se centre sur les malades alors qu’il n’à qu’un but soit l’équilibre des fonds publiques. Il cherche a retirer ce qu’il a jadis comme négociateur obtenu aux medecins qu’il representait. Il est si facile de dire que le malade est au centre de la réforme car c’est
la vocation qui aurait toujours guide le ministère de la sante.
La loi 10 ouvré la porte toute grande et sans gene a la partisanerie et aux magouilles .C’est exactement ce qui se serait passe dans la situation dont il est question ici. M Barette a voulu positionne
M Harris à la tête du CHUM (Son ami en passant) et M Turgeon
à refuse d’embarquer dans la magouille.Monsieur serait il possible de voir la réalité Au lieu de vous réfugier dans la partisanerie. Finis
les magouilles ,nous ne sommes plus à l’époque de Duplessis.

Je suis d’accord avec la tenue d’une Commission parlementaire qui enquêterait sur les agissements de Gaétan Barrette. J’irais encore plus loin et demanderais une Commission d’enquête en bonne et due forme sur le fonctionnement du Réseau en entier.

Posez-vous la question: Pourquoi toutes les tentatives de réformes du réseau ont échouées depuis 20 ans. Le corporatisme et le contrôle absolu des médecins, et des CMDP sur le système empêche toute modification. M.Barrette n’avait pas le choix. Le CHUM est le plus gros au Québec, et c’est par celui-là qu’il lui fallait débuter. Le gouvernement doit faire ‘maison nette’ dans le réseau et je l’appui. Le gouvernement n’a qu’à nommer des administrateurs suppléant, et que les médecins soignent les malades.
Consultez les dernières statistiques du ministère de la santé concernant la performance des médecins ces dernières années.

Il n’y a pas si longtemps ( un an ) le champion des corporatistes s’appelait Gaétan Barrette.

À donner trop de pouvoirs, voilà les résultats et surtout de la part de ce monsieur Barrette.

un conseil de 19 membres as ton besoin tant de monde pour diriger un hôpital me semble qu’un conseil de 10 membres pourrais tres bien faire l’affaire, dans le prive plus on diminue la hierarchie mieux ca vas ,le ministre a peut etre raison il veux que ca marche laissons le fare le travail on verras

Dans la hiérarchie, les membres du conseil d’administration occupent qu’un seul palier.
Leur nombre n’est pas significatif.

C’est triste vous prenez seulement une version, votre analyse n’est pas partiale.Les problèmes du Chum datent de longtemps et aujourd’hui on veut faire une réforme qui peut stabiliser le tout.

Avec le Dr Turgeon, tous les intervenants de l’hôpital le disent, la cohésion était revenu.
Tout allait pour le mieux !
Mais, il a fallut que le ministre, avec son style bien à lui, vienne y créer la tourmente.
Pa productif du tout !

Bryan Miles, je trouve votre position très campée et très partiale! Excusez je ne suis pas habituer! On n’ a pas fini d’ hurler dans les sphères de la santé au Québec. En effet l’ objectif du Dr. Barrette est de redonner aux québecois les services de santé auquels ils ont droit! L e Dr. Barrette ne fait pas d’ omelette sans casser des oeufs et surtout mettre a l’ épreuve les petits royaumes des conseils d’ administration de nos grands hôpitaux!

Le premier ministre a nommé un ministre de la santé pour faire une réforme complète du premier poste budgétaire le plus élevé du budget de la province. A ce que je sache , il est le ministre en chef de ce ministère et non comme plusieurs autres avant lui une marionnette trimballée par les hauts fonctionnaires de la santé!

Je trouve que Bryan Miles a ètè trés modéré.

Ceux qui approuvent les comportements dictatoriaux et dèlinquants du ministre Barrette devraient réviser leur cours d’éthique 101.

Pendant que Barrettte et consorts magouillent, on voit, dés 7heures du matin , de longues files de patients devant la Clinique Laval, la

polyclinique Laval ( sur Concorde ). Et je ne parle pas de la Cité de la santé ou l’engorgement est quasi permanant.

Combien de temps les libéraux ont été au pouvoir, ont eu la haute main sur les établissements de santé ? Combien de fois ont-ils promis

d’améliorer l’accés aux soins ? Résultat: ZÈRO. Pourquoi? C’est simple. L’objectif libéral est de bousiller le service public, en faveur de

leurs amis du privé, de s’engraisser sur le dos des malades québécois (ou saoudiens), Couillard en tête!

Couillard en tête

Le Dr Barette n’obtiendra jamais rien de mieux, peu importe la qualité de sa stratégie.
Pourquoi, parce qu’il se comporte comme un Napoléon de la politique.
On ne donne pas d’ordre et on ne tombe pas à bras racourcis sur ceux qui ose critiquer ses ordres
pour espérer une collaboration indispensable.

Il faudra bien un jour se poser la vraie question: Est-ce qu’un politicien élu sur d’autre bases que ses aptitudes de gestionnaire peut à la fois s’occuper de son comté, travailler pour son parti, être membre d’une équipe ministérielle, travailler comme législateur et relever à temps partiel le plus gros défi de gestion opérationnelle de tout le Québec. Ajoutons à cela que la majorité de nos ministres à qui on confie des milliers de ressources humaines et des milliards de $ ont généralement aucune expérience valable de gestionnaire. Est-ce que notre système de responsabilité ministérielle est adapté au XXI eme siècle.

Je dirais qu’il s’agit d’une entrée en matière pour notre ministre de la Santé. Tout d’abord, j’aimerais mentionner que je n’apprécie pas tellement les comportements dictatoriaux mais quand la situation ne laisse pas d’autres choix il faut y faire appel. Gaétan Barrette, de part son évolution, connait très bien le milieu puisqu’il en a fait partie et qu’il a même drôlement contribué à y introduire une certaine main-mise sur celui-ci. Il est maintenant dans une autre position et il veut utiliser son expérience pour mettre de l’ordre dans ce fouilli auquel il a malheureusement contribué. A-t-il des regrets ou remords? Peut-être, mais là n’est pas la question pour l’instant.
L’histoire de l’humanité a démontré à maintes occasions que l’on peut évoluer ou progresser démocratiquement mais il n’en va pas de même pour une rétrogradation. Toutes les tentatives de les faire selon un modèle rétroactif échouent car les autorités en place s’y opposent unanimement de peur de perdre leurs prérogatives. Alors, que reste-t-il comme solutions ou mécanismes? L’approche type révolutionnaire, i.e. on abolit tout et on recommence à zéro ou presque. Pour cela, on a besoin de personnalités fortes et souvent dictatoriales car les tenants et aboutissants ne peuvent se concrétiser que par la force. Il est malheureux qu’il en soit ainsi mais il semble que ce soit le propre de la nature humaine.
Alors, bonne chance M. Barrrette car vous allez en avoir besoin dans ce combat à finir avec nos mandarins de la santé!!!

pour une fois quil ya quelqun qui brasse la cabanne de ces directeurs dhopital qui nont rien a prouver laissons barette faire sa job

Barette essaie juste de ramener à la raison et à une taille plus normale une bureaucratie rendue hors de contrôle. Évidemment la bureaucratie se défend et elle gagnera sans doute la bataille, comme d’habitude.

De toute façon notre système de santé communiste va continuer d’imploser, ce qui est tout à fait normal pour tout système communiste qui se respecte.

au delà des amis du ministre, la loi 10 est un retour direct aux politiques de gestion des ressources humaines du temps de Duplessis. Laisser un ministre nommer directement des gestionnaires ou menacer ceux qui existent est un porte ouverte à l’arbitraire. Jusqu’aux années 50, les cadres étaient nommés pour leur appartenance au parti, ce qui est un système où la compétence consiste à avoir les bons contacts et rien d’autre. On retrouve ce système dans la majorité des pays du tiers monde, et le résultat observable est la paralysie administrative pour cause d’incompétence administrative. La plupart des pays d’Amérique latine cherchent des voies pour sortir de ce système, et jusqu’ici seuls le Chili et le Brésil ont réussi à avancer un peu. Choisir des cadres selon des critères politiques est un cul-de-sac reconnu. C’est la voie où le ministre actuel nous emmène et les choix politiques sont inacceptables, peu importe le parti au pouvoir. L’égo démesuré d’un ministre n’est pas un système de gestion publique, c’est un problème qui en amènera d’autres.

Depuis des décennies que les conseils d’administration et les directions des hôpitaux sont entre les mains des médecins. Il lest grandement temps que les médecins fassent de la médecine et que des administrateurs, administrent.

La main mise des médecins sur l’appareil de santé est immense et les magouilles se comptent depuis 30 ans par milliers au prix de nommer leurs petits “namis” médecins sur des comités de ceci et cela et de les mettre à la direction des fondations et leur octroyer des bourses faramineuses.

Les magouilles des médecins qui ne veulent pas pratiquer en milieu hospitalier mais se servent gratuitement des blocs opératoires et d’autres qui se réservent du temps opératoire juste au cas ou ils en auraient besoin et qu’ils ne remplissent sont de très bon exemple de magouilles qui coûtent extrêmement cher au contribuables.

Des exemples de ce genre je peux vous en produire une liste interminable. La sacro-sainte médecine à deux vitesses que sont les cliniques privées n’est-elle pas un autre exemple que les médecins carburent à l’argent et non selon leur allégeance au serment d’Hippocrate qui ressemble beaucoup plus au serment d’hypocrite. L’argent en premier et les besoins des patients par la suite, s’il reste du temps pour aller jouer au golf ou aller pavaner dans une rencontre de levée de fond d’une fondation.

La totalité des Fondations sous la gouverne de médecins versent un salaire alors que la totalité des autres ne versent aucun salaire à leur président, veuillez vous rapporter à rapport du Vérificateur général du Canada du milieu des années 90.

En fait vous voulez le statu quo, belle initiative n’est pas ?

Se passer de la politisation? Tout cela est politique. Le corporatisme solidaire et mur-à-mur de la profession médicale résiste à la réforme voulue par le gouvernement, parce que celle-ci va bousculer les équilibres internes, mesurer la performance, introduire plus tôt que tard la concurrence. Toute intervention du ministre sera perçue comme étant illégitime, du début à la fin. Que le ministre Barrette ait manqué de doigté, qui s’en surprendrait? L’occasion était trop belle de le mettre dans l’embarras.
Entre le corporatisme et la volonté du gouvernement de réformer, j’ai fait mon choix.
Prêcher l’indépendance du corps médical ne vaut que dans la mesure où celui-ci accepte de voir ses tâches remaniées par le gouvernement, en équilibre avec celles du personnel infirmier et administratif. Il ne lui appartient pas de s’octroyer les tâches qui lui conviennent.

Le Ministre, le grand patron de la santé doit intervenir énergiquement afin de mener à bien la réforme de la santé.

Les démissions de la semaine dernière s’inscrivent bien dans un mouvement de protestation de la Haute direction
aux exigences posées par le Ministre.

Nos deux démissionnaires ont été complimentés pour la qualité de leur gestion en qualifiant leur état de service de ‘parcours presque parfait’. Comment expliquer alors que sous la gouverne des ces mêmes gestionnaires nous assistons toujours à des guerres de pouvoirs intestines. Ils ne sont pas attaqués à ce problème majeure qui nuit à la mise en place d’une administration rigoureuse et dynamique pour le plus grand bien de nos malades et des travailleurs de la santé.

Les démissions vont permettre d’introduire de nouveaux membres à la haute direction et d’assainir le climat de travail;
une des conditions essentielles à la réussite de ce grand projet.

Le Dr. Turgeon venait justement d’être nommé dans la dernière année avec ce mandat de mettre de l’ordre dans ces combats de coqs au CHUM. Son analyse l’a conduit, ainsi que le CA et le comité de sélection, a tassé justement de cette guerre de pouvoir le Dr. Harris qui faisait partie des pommes pourries qui créaient ce climat de terreur et d’intimidation. C’est Barette qui a voulu maintenir en poste cette personne toxique et couper l’herbe sous les pieds des gestionnaires qui s’apprêtaient à déplier des solutions à cette crise. Il l’a fait dans la menace et l’intimidation, on comprends donc qu’il ne peut lui-même reconnaître un tel problème de climat s’il adhère lui-même à un tel comportement. À ne pas perdre de vue!

Les medecin sont des entitées independante avec un contrat annuel. Donc ils travaillent comme bon leur semble avec les résultats qu’on connaient. Solution les payer a salaire. Tu te présentes a ton bureau tu es payé. Cela s’appelle de la PRODCIVITE.

Le nouveau ministre de la santé administre son ministère! N’ oublions pas que la santé au Québec est un monopole comme l’ hydro, loto Québec, Saqetc… Donc un monopole d’ état doit être gérer par le ministre en poste sinon a quoi ça sert de nommer un ministre?

C’ est que les responsabilités de ce ministre avec la loi 10 seront plus précises et surtout plus claires. Finis les petits royaumes! Si on veut être efficace en santé soit que l’ on donne du pouvoir au ministre ou soit qu’ on donne plus de responsabilités au privé ! Alors les gauchistes sociaux démocrates il faudra vous y faire car la manne est disparue ! Il n’ y a plus d’ argent dans le coffre pour alimenter la machine des mandarins de l’ état et les hospitalisations augmentent sans cesse. Donc il faut que ça cesse le chamoyage administratif et que ça bouge.

Monsieur,

La SAQ, Hydro-Québec et loto-Québec font des profits (des milliards); pas le ministère de la santé. Il n’y a rien de monopole là-dedans! Vos mélanger les choses!

Et bonne chance si l’on donne tout au privé. Attendez-vous à payer immensément cher pour des assurances médicales, et cela si vous êtes en bonne santé.

Désolée! « Vous mélangez les choses. »

Pensez simplement les traitements pour le cancer, les opérations, mêmes mineures. Les compagnies d’assurances ne souhaitent que cela, le privé! Une mine d’or inestimable pour eux! Elles doivent bien aimer Couillard pis sa clic.

Paul Arcand a soulevé une question très pertinente l’autre jour: offrons-nous trop de services de santé pour les moyens que l’on a? La réponse est oui! Nous sommes responsable de notre santé. Pas le médecin, ni le gouvernement.

Le ministère en a lourd sur les épaules! Et cela ne va pas en s’améliorent. Le médecin soignent les malades qui fument trop et qui n’écoutent personne, ceux qui mangent trop et qui sont de bons candidats à un infarctus, les diabétiques qui ne respectent pas les consignes. Tout cela coûte cher en programmes de prévention, de soins, et j’en passe.

Bravo aux partis d’ opposition qui dans leur grande sagesse et aussi leur grande clairvoyance ont demandé la démission du ministre Barrette!
C’ est vraiment la solution du siècle!

Brian Myles
Je lis vos blogues depuis un bon moment. J’en arrive à la conclusion que vous faites essentiellement du journalisme d’écran, du journalisme d’internet. Vous redites ce que plusieurs avant vous on déjà dit, écrit, vidéographié. Ni point de vue, ni angle d’attaque originaux, rien qui soit de l’ordre de la nouvelle. Que de la redite nécessitant qu’une expertise en « copier » « coller ». Mais vous vous spécialisez dans le fiel, l’esprit tordu, l’insinuation, le criage de nom. Vous sonnez encore plus creux que tous les gens que vous qualifiez ainsi et vous me semblez frustré à un degré irréversible. Vous souffrez, semble-t-il, de catastrophisme, de « bonhomme septeusrisme ». Et que dire de cette réaction chronique à vous sentir rapetisser quand vous voyez une personne bien charnue, bien enveloppée ? Bref, vous êtes ennuyeux, vos blogues sont vides de substance et vous n’avez de journaliste que le nom.

Primo, dans un hôpital, qu’il soit méga comme le CHUM ou plus modeste, il est beaucoup plus facile de remplacer des administrateurs (un DG et un président de CA) que des cerveaux médicaux. Tous les MD ayant un peu de recul en leur centre –universitaire ou pas– ont connu d’excellents administrateurs qui ont été mutés (ou dégommés pour une raison ou l’autre) et ont été suivis quelques jours plus tard d’aussi compétents et efficaces administrateurs.
Au CHUM, doit-on le rappeler, les administrateurs démissionnaires sont tous allés contre la volonté hautement majoritaire du département de chirurgie qui préférait reconduire le Dr Patrick Harris pour un 3e terme. Les membres le connaissent donc bien pour l’avoir vu agir comme chef durant 8 ans. Précisons que le Dr Harris, de descendance irlandaise, est québécois francophone pure laine tout comme l’est son épouse, Nicole Damestoy, au patronyme un peu inhabituel. Elle est même française par sa famille, ses parents venant de la région basque de la France.
Or, dans un centre universitaire ou autre, personne –ni le DG, ni le président du CA– n’a le droit de véto comme membre du CA. Les CA de centres universitaires comptent habituellement une douzaine de membres ou plus (au CHUM, il y en aurait 19). Sinon, un usager, un patient, un préposé aux patients, une infirmière, un délégué du conseil multidisciplinaire, un délégué de l’université ou celui de l’agence régionale de santé etc., qui, tous, font partie des 12 ou 19 membres du CA pourraient décider des chefs de départements médicaux en se servant de ce droit. Lorsque vient le temps de nommer ou renommer les chefs de départements médicaux, le CA met sur pied un comité de sélection, lequel interview les candidats.
Or, au CHUM, le Comité de sélection est bel et bien allé contre le désir exprimé par une grande majorité des membres du département de chirurgie. Bien qu’il en ait le droit, une telle prise de position est non seulement un accroc à la diplomatie mais elle constitue souvent une déclaration de guerre. Quelle va en être la conséquence? Le départ ou le congédiement d’un administrateur? Non. Plutôt l’exode de cerveaux médicaux dans les mois ou années qui suivent. Et, qui est plus utile à un centre hospitalier? Du moins, pour les soins : l’administration ou la médecine?
À propos, depuis l’adoption de la loi 10, le ministre de la santé a le droit de nommer les DG des hôpitaux, ce que prônait Rémy Trudel il y a plusieurs années lorsqu’il est brièvement devenu ministre de la santé avant d’être muté aux Affaires autochtones par son chef et de retourner peu de temps après à la vie privée, défait dans son comté en 2003. Il veut maintenant la tête de Gaétan Barrette, lui aussi…Ah, les Ex-! Ici, le « Ex » n’est pas pour « experts »…

Vous le tenez de où ce fait;
« la volonté hautement majoritaire du département de chirurgie qui préférait reconduire le Dr Patrick Harris pour un 3e terme » ???

Monsieur,

Vous me faites vraiment rire avec vos exodes des cerveaux! C’est un mythe, ca, monsieur! Je travaille depuis de nombreuses années dans un CSSS et les mêmes médecins y pratiquent depuis des années, mêmes les jeunes qui sont devenus un peu plus vieux, et qui n’ont jamais quitté le Québec!. Alors, votre exode..

Les médecins sont bien traités au Québec, et ils le savent. Trop même. Désolée.

Ça fait plus de 30 ans que les gens attendent de recevoir les services auxquels ils ont droit sans les recevoir. Plus de 20% de la population n’à pas encore de médecin pour les prendre en charge. On a plus de médecins par capita que partout au canada, et que fait le collège des médecins pour amener des solutions pour que ça change à mon avis « La réponse c’est rien… ». Essayez de voir un médecin les samedis et dimanches dans une clinique, je vous souhaite bonne chance. Plutôt que d’offrir des services en fonction des besoins de la population, c’est la population qui doit apprendre à attendre les appoints du corps médical. Lorsque le ministre leur demande d’être présent 40 heures / semaine, ils rechignent, Le ministre médecin spécialiste Barette ne fait peut’ être pas dans la dentelle mais je ne vois que lui pour briser ce modèle qui ne rend pas les services attendus. Et je dis au diable si certaines pri-madona ssont vexés, les québécois en ont assez. .

Pleins feux sur Barrette . Enjoue feu. Bon débarras pour de ce magouilleur, qui s’ingère illégalement dans les nominations degestionnaires.

Depuis le début de cette »crise » on jurerais la renaissance du quiz QUI DIT VRAI

Pour moi il est évident que le LIEN DE CONFIANCE entre le ministre Barrette et les représentants du conseil du CHUM est lourdement ébranlé pour ne pas dire rompu. N’importe quelle professionnel en relation de travail vous confirmera qu’il est évident que dans une telle situation, les relations futur entre le conseil actuel et le ministre Barrette son lourdement hypothéqué et le risque de dérapage futur son assez élevé.

Il ne faux pas oublier ICI qu’il n’y a pas que le LIEN DE CONFIANCE entre le conseil du CHUM et le ministre Barrette est ébranlé. Il y a le LIEN DE CONFIANCE entre le gouvernement actuel et NOUS la population qui est fragilisé.

Donc la cascade des répercutions et des conséquences pour NOUS la population peux s’avérer assez coûteuse, ne serai-se que les coûts d’une commission.

Je pense moi aussi que M. Barrette veux laisser sa trace et la loi C10 va grandement lui faciliter la tache. Pourtant la commission Charbonneau nous à fait la démonstration du risque d’abus relié au pouvoir. Selon moi, la loi C10 a ouvert la porte à un nouvelle façon, disons plus légal, de faire de la corruption.

M. le premier Ministre, Il me semble évident qu’il faux ici une intervention majeur et rapide de votre part et non une simple biopsie. Car la tumeur risque de devenir très vite maligne.

@JPM:

Désolée, Monsieur!

Gaétan Barrette n’est qu’un radiologiste et n’a jamais dirigé un hôpital. Encore moins un CSSS! (un centre de santé et de services sociaux) C’est immense! Des hôpitaux, des centres d’hébergement, des CLSC, etc. Gaétan Barrette a été président de l’Ordre des médecins spécialistes du Québec; c’est loin d’être comparable à un ministère en termes de gestion. Et en plus, il veut faire des CSSS des CIUSSS? Pour la proximité et plus de soins aux patients, on repassera!

Il veut diriger son ministère comme au privé. Or, le public, ce n’est pas le privé! Ce n’est pas une machine à profits. Et il n’est pas le seul, et ne devrait surtout pas l’être, à diriger son ministère avec notre argent, sans rien demander à personne. Nous vivons dans pays démocratique et souhaitons qu’il en soit toujours ainsi!

Je travaille pour un csss et ce qu’il fait est une catastrophe. Beaucoup de gens, qui ont travaillé d’arrache-pied, avec énormément de dossiers sur leurs épaules, courant à gauche et à droite comme des poules sans tête perdent leur emploi, et ce, sans aucune considération, aucune! Aweille, out! Du jour au lendemain. C’est absolument faux de prétendre que tout ces gens travaillaient pour rien (je ne dit pas que c’est vous, mais beaucoup de gens le pensent, malheureusement).

Beaucoup vont me dire: » tant mieux, on paie assez cher! » mais saviez-vous que dans très peu de temps, il va falloir réembaucher ce même type de personnes pour offrir des programmes à la population? Pendant ce temps, il va avoir mis à pied beaucoup de gens, bouleversé des vies. Beaucoup de femmes font partie du lot!

Ce qui se passe actuellement en santé est absolument épouvantable! Plus c’est gros à gérer, plus c’est ingérable!

J’essaie tant bien que mal de jeter un regard d’ensemble sur la situation et je constate que c’est loin d’être aussi clair et simple qu’il n’y paraît. Je ne possède pas la perspective interne du secteur de la santé, toutefois dans une perspective externe, j’ai plutôt un bon aperçu de la complexité d’une structure organisationnelle et ses principaux enjeux.

Les têtes d’affiche qui font la manchette et leurs positions respectives ne reflètent pas nécessairement l’envergure des défis que pose le problème de la gestion de cette méga-structure. On parle de politique et d’administration, mais très peu de gestion à l’interne, là où il y a des noyaux de pouvoir qui amènent eux aussi leurs lots de contraintes problématiques.

Les prérogatives que la loi 10 accordent au ministre entrent directement en conflit avec la mission du C.A.. L’ingérence du ministre dans les nominations à des postes de gestion prive les membres du C.A. d’exercer pleinement les fonctions pour lesquelles ils ont été nommés et reconnus responsables. Les démissions sont une réaction légitime à une mission qui se trouve prise en otage entre le politique et la gestion.

Mais pourquoi ou devrais-je dire en quoi l’ingérence du ministre trouve-t-elle écho dans le giron de la gestion pour justifier d’outrepasser le mandat du C.A. ? C’est vraisemblablement pour consolider le statu quo qui prévaut au niveau des équipes professionnelles qui détiennent la balance du pouvoir dans la gestion des hôpitaux.

Il se mène depuis toujours une guerre de tranchée dans le partage du temps des blocs opératoires, là où se pratiquent les interventions les plus payantes où coûteuses, tout dépendant du point de vue qu’on adopte. C’est un secteur de chasses-gardées où les privilèges sont âprement disputés et défendus. Le choix du Dr. Harris, en tête de ce créneau n’est certainement pas un hasard et qui plus est, rien ne dit qu’il ne ferait pas lui-même (et ses protégés) pression sur le ministre pour conserver son privilège. De fait, le C.A. se ferait outrepasser dans les deux directions.

N’allons pas croire que certains médecins et groupes de médecins vont se laisser déposséder de leurs chasses-gardées sans essayer au préalable de les défendre jusqu’au plus haut échelon de pouvoir. Et les malades dans tout ça ? Eh bien ça c’est un autre problème.