Pleins gaz avec Lucien ?

Que penser de la décision de Lucien Bouchard d’assumer la tâche la plus difficile au Québec en ce moment: être le Président, donc porte-parole, d’une industrie qui a érigé autour d’elle un mur de scepticisme, sinon de mauvaise humeur ?

À 72 ans, Bouchard pratique ce qu'il prêche. Il se met au travail!
À 72 ans, Bouchard pratique ce qu'il prêche. Il se met au travail!

En bref : il faut aimer les défis !

Faut-il avoir aussi une dose d’inconscience ? On aurait pu le croire, jusqu’à ce qu’on découvre le paragraphe remarquablement ciselé que M. Bouchard (mon ancien patron) a fait introduire dans le communiqué annonçant, ce mardi, sa nomination. Décomposons-le:

1) » Je vois la découverte au Québec de volumes importants de gaz naturel comme un atout très important pour notre développement économique et le financement des missions de notre État. »

Traduction: Je suis favorable à cette filière (sinon, je n’aurais pas accepté ce mandat).

2) « En même temps, je suis tout à fait conscient de la nécessité de procéder à ce développement dans le plein respect d’exigences exemplaires du point de vue de l’environnement, de la sécurité publique, de la transparence et de l’acceptabilité sociale. »

Traduction: Je ne suis pas fou, je lis les journaux. Je sais que la pente à remonter est forte. Notez l’utilisation du mot « exemplaire » introduit récemment par les porte-paroles du gouvernement Charest.

3) « S’impose également la nécessité de faire de ce développement une contribution réelle à l’enrichissement public et non pas seulement privé. »

Traduction: Je suis assez vif d’esprit pour comprendre que, si on surmontait les écueils environnementaux, le débat se déportera sur l’importance — et pour l’instant le peu d’importance — des sommes à percevoir par l’État québécois, les régions, les villes. La grande question sera: le jeu en vaut-il vraiment la chandelle?

4) « J’amorcerai avec diligence avec les membres du conseil d’administration des rencontres intensives pour mettre au point avec eux la démarche responsable qu’ils se sont engagés à suivre, notamment en rapport avec les recommandations à venir du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. »

Traduction: J’ai dit au CA qu’ils devront changer de tactique car l’industrie va droit dans le mur. (En fait, elle est déjà dans le mur.) S’ils ne veulent pas s’engager à traiter le rapport et les recommandations du BAPE comme la volonté divine, ils vont passer un mauvais quart d’heure!

5) « J’entends donc remplir mon mandat dans la conciliation des préoccupations et des enjeux de toutes les parties intéressées, mais surtout avec la certitude de devoir travailler dans le meilleur intérêt de notre collectivité. »

Traduction: Tous les mots sont choisis. Je dis avoir « la certitude » que mon travail pour l’industrie gazière est « dans le meilleur intérêt de notre collectivité ». Donc, il faut que ça marche, notre affaire. Pour que ça marche, il faut bien que quelqu’un s’occupe de « la conciliation des préoccupations et des enjeux de toutes les parties ». Et, puisque personne ne le fait — sous entendu, le gouvernement — il faut que je m’en charge !

C’est Hugo Séguin, conseiller principal d’Equiterre (et ancien conseiller au gouvernement Bouchard), qui cible le mieux le problème structurel de cette approche dans son billet de ce mercredi, correctement intitulé: Quand on sous-traite les fonctions de Premier ministre du Québec :

Soit on demande à Lucien Bouchard d’assumer, dans ce dossier, les responsabilités du premier ministre du Québec, ou soit il s’attribue lui-même ce rôle. Cette position schizophrène ne peut pas tenir longtemps. [] j’ai plutôt l’impression qu’il attirera toute l’attention sur lui, et tentera d’imposer son point de vue qui ne peut, au final, qu’être celui de l’industrie qui l’engage pour la représenter.Peu importe qu’on l’enrobe dans de grandes envolées sur l’intérêt supérieur du Québec.

C’est juste. Hugo y voit un grand danger pour le nouveau représentant de l’industrie, danger que l’intéressé a certainement mesuré avant de se lancer dans l’aventure:

En voulant jouer au premier ministre, Lucien Bouchard attirera la foudre comme un paratonnerre, avec tous les risques que cela comporte. Jean Charest doit pousser un énorme soupir de soulagement.

Encore bien vu. Mais si Lucien Bouchard a accepté ce mandat, c’est qu’il croit qu’il saura réussir l’improbable. Il y a, chez lui, la fibre de l’homme providentiel. De celui dont la présence, la compétence, la prestance, permet de réussir là ou d’autres ont échoué. Créer un parti souverainiste à Ottawa devenu, du premier coup, l’opposition officielle. Renverser la vapeur lors de la campagne référendaire de 1995. Équilibrer le budget de l’État en trois ans. Fusionner toutes les villes-centres du Québec avec leurs banlieues.

À 72 ans, Lucien Bouchard a décidé de se relancer dans une grande bataille. Si, comme on peut le penser, elle est trop grande pour lui, c’est qu’elle est trop grande pour qui que ce soit.

Les commentaires sont fermés.

M.Lisée vous décodez bien le discourt de M. Bouchard, vous serez notre traducteur pour la suite.

Ouain, ben j’ai des petites nouvelles pour Bouchard. Si la population embarque et fait des vigiles, Bouchard pourrait se retrouver lui aussi en dépression.

Il fait frette en ce moment, mais quand ça va dégeler, la population pourrait envoyer aussi une bonne dégelée à Bouchard et au gouvernement Charest.

Les paris sont ouverts!

Bonne chance LULU!

En effet, seul Lucien Bouchard, dont la fibre de l’homme providentiel est si forte (quelle belle plume que la vôtre M. Lisée!), peut relancer une des plus grandes batailles du Québec depuis longtemps. Je fais totalement confiance à sa diligence et à son intelligence dans ce dossier (explosif!?!) de la plus haute importance.

Bonne chance au « lâcheur » du projet de pays alors que 50% des Québécois ont voté OUI en 1995. Peut-être que ça ne le payait pas suffisamment de poursuivre le combat de la souveraineté de son peuple ? Un gouvernement qui a toutes les apparences d’un Père Noël corrompu lui offre de poursuivre le combat d’un projet rejeté à ce jour par une très grande majorité des Québécois; il y anguille sous roche…M Bouchard devrait nous dévoiler le montant des magots qu’il recevra de l’industrie mal aimée et du Père Noël JJ Charest, autant sinon plus mal aimé que cette industrie, en retour de ses services si d’ici la fin de son mandat il ne « lâche » pas ses nouveaux alliés.

Il a toujours souffert du syndrome du Messie. Rappelez-vous son entrée en politique, lorsqu’il a finit par se laisser convaincre par son ami Mulroney de se présenter pour les conservateurs dans une élection partielle: Il se présentait comme le « sauveur » du Québec, celui qui allait rallier tous les Québécois dans un grand gouvernement canadien. Et d’être insulté par le refus de Parizeau, alors chef du PQ et de l’opposition officielle à Québec, de l’appuyer (Parizeau disait que ce n’était pas la rôle d’un parti souverainiste de soutenir le candidat d’un parti fédéraliste dans une élection fédérale). Bouchard avait très mal pris cette note discordante, dans le concert de louanges et d’appuis qu’il recevait et semblait dire: « Comment ne pas m’appuyer et rester neutre alors que j’arrive sauver le Québec ? ».

Il a toujours gardé une attitude de « l’homme providentiel ». Qui explique probablement sa déception hargneuse, lorsqu’il a quitté la politique (ne pouvant supporter qu’on ose seulement discuter ses décisions), puis envers les Québécois en général (une gang de paresseux sans ambition).

Encore aujourd’hui, alors qu’il croit sauver les gazières dans le dossier des gaz de schiste, son discours tient de celui du sauveur providentiel, qui ne peut faire moins que sauver les Québécois d’eux-mêmes.

Je me demande comme ça. Est-ce que Lucien Bouchard serait enchaté d’avoir des équipements de forage sur le terrain de sa propriété à Outremont ? Bien sûr que non. Loin de moi de ne pas vouloir le ‘progrès’ économique. Mais cela doir se faire dans les règles de l’art et non comme dans une colonie ou une république de banane ou un pays du tiers-monde. Alors Mister USA Bonchard et Mister Charest USA, nous ne sommes pas ENCORE dans une république de banane. Les citoyens ont le droit d’avoir un environnement sain et ne pas pas boire des BPC et des hydrocarbures ou de les respirer.

Vous avez oublié un tout petit détail: 650$ l’heure. Lucien Bouchard a quitté la politique afin de faire de l’argent avant de prendre sa retraite.
En fait, Bouchard va s’en doute faire plus d’argent avec les gaz de shiste que le Gouvernement québécois a fait dans la vente de tous les claims!

Bonne analyse ! mais il ne faudrait pas oublier l’aspect financier. Quand on sait les honoraires demandés par Lucien pour enlever à l’UQAM l’épine de la rue Berri, on peut supputer que l,enjeu en valait la chandelle, non de suif mais de cire, s’il vous plaît.

« À 72 ans, Lucien Bouchard a décidé de se relancer dans une grande bataille. Si, comme on peut le penser, elle est trop grande pour lui, c’est qu’elle est trop grande pour qui que ce soit. »

Ici Bouchard va se faire mettre à la porte comme l’autre. Les gens sont échaudé par les gazière et leur marionnette.

« En bref : il faut aimer les défis !
Faut-il avoir aussi une dose d’inconscience ? »

Il faut surtout avoir une bonne dose sur la paye.

Les gazières ont agit comme Wall Marte au début.

Mais pour les gazières le gouv n’a rien fait et a même fait des cadeaux à l’industrie.

Maintenant qu’ils se sont fait pogner ils engage l’ex PM qui est très controversé au Québec, une autre erreur.

Bouchard nous à dit que nous étions paresseux et il l’emportera dans la tombe.

Lucien Bouchard à la rescousse de Jean Charest et de ses petits copains. V’là l’essentiel de sa démarche. Vraiment Lucien! Vous devriez vous occuper de l’éducation des vos fils. À 72 ans, le temps est précieux.

Y a pas une maudite cenne noire avec le gaz de shale. pas de redevances et pas de proffits pendant des années gracieuseté de John James Charest aux entreprises.

De plus ce sont en majorité des des entreprises étrangères et les intérêts québécois se feront avaler par les étrangers au moindre profit.

Le copain à Lucien fait certainement partie de ceux qui ont contribué à sortir le gaz d’Hydro. Pourquoi?

Si les les québécois veulent garder l’argent de leur ressources il qu’un moyen l’exploiter eux même et c’est seulement Hydro Québec qui peut le faire.

L’autre option est de continuer à donner votre stock comme Duplessis l’a fait.

Lorsqu’interrogé lors de l’émission Maisonneuve en direct Raymond Savoie a affirmé que le président de l’association gazière ne reçoit pas de salaire. Quelle est la forme de rénumération de Lucien Bouchard?
La rhéthorique de Bouchard laisse sous entendre que l’industrie est québécoise. Or ce n’est pas le cas. Les profits seront rapatriés en Ontario, en Alberta ou quelque part au Moyen Orient. Si lors de la compagne référendaire Bouchait se trouvait opposé aux chambres de commerces et aux patrons contre ceux qui tiennent à leur culture, leur patrimoine et leur environnement, il se trouve maintenant dans le camp opposé. Qu’il doit défendre de par sa nouvelle. fonction. Si René Lévesque défendait l’intérêt commun par la nationalisation de l’électricité, Bouchard défend des intérêts particuliers contre l’appropriation collective de la ressource. Sa grande justification est probablement sont obsession du déficit, mais justement plus il sera bon négociateur moins l’État recevra de redevances. Cette position de Bouchard, quoiqu’il affirme, est profondément contradictoire et ne le met pas du même côté des choses que René Lévesque.

Je suis un peu étonné que vous n’ayez pas noté un vocabulaire plus nationaliste dans le premier paragraphe du nouveau président de la Quebec Oil and Gas Association, celui où il parle de « l’État » et pas de la « province », comme on ne se gène plus pour le faire à Radio-Canada.

Tout cela, d’une association, dont les membres envoyaient des unilingues anglos pour « répondre » aux questions des gens de Saint-Hyacinthe l’automne dernier (comme l’avait montré @mcgilles à Infoman). Il semble que ceux qui tirent les ficelles à Calgary aient découvert notre côté « distinct » subitement.

Encore une fois je me délecte de votre façon d’analyser nos élus…
Et je crois que Lucien Bouchard ne changera rien aux faits entourant l’exploitation des gaz de schiste, mais qu’il tentera plutôt de nous faire croire que si Lui considère que cela est bon, nous devrions faire de même… Le septième jour, il se reposera… 😉

Pas étonnant du tout! Les coupures de l’aide sociale sont exemplaires de la démarche eugéniste de M.Bouchard. Grace à lui un quart de million de québécois ont faim en ce moment! C’est comme ça que monsieur combat la pauvreté! Les québécois sont selon lui, des paresseux qui ne travaillent pas assez, ce sont aussi des naïfs ignorants et faciles à duper. Une chose est certaine, c’est pour manipuler le monde qu’on la engagé! Et s’il trouve encore des oreilles sympathique à ses discours, on vas le payer très cher!

Oui Lucien Bouchard qui méprise les Québécois en les considérant comme des paraisseux. Des paraisseux et des cons peut être ? Curzi a raison de s’élever contre les gaz de chit. Les plans contre le Québec ne sont pas tous au grand jour ! Je voit Lucien Bouchard nous expliquer peut-être que les épandages chimiques (chemtrails)autorisés malicieusement par le fédéral et nos élus provinciaux par leur silence, que c’est normal de vaporiser les gens pour contrer le réchauffement de la planète. Ces ensemencements de nuages contiennent entre autre des sels de baryum qui peuvent causer tous les symptômes de la grippes. Pendant que des vrais paraisseux négligent de nous dire pourquoi les urgences sont pleines, nous continuons d’ignorer en bons esclaves désinformés ce qui se passe au dessus de nos têtes ! Remarquez que le ministre de la santé a dit que la grippe est arrivée plus tôt cette année, croyez-le, il sait de quoi il parle comme bien des gens informés et observateurs .

Lucien Bouchard n’est pas investi d’un rôle de médiateur. Pas du tout. Il devient le représentant des big boss patroneux, qui veulent exploiter le gaz coute que coute et au plus sacrant, même si le Québec n’en a pas besoin. Il agite déjà la carotte du financement des services publics pour que nous nous illusionnions sur ses intentions réelles.

Chaque fois, c’est la même chose: le bon peuple se laisse berner et tombe dans le même panneau. Il s’imagine que les exploiteurs veulent son bien. Il s’imagine que ceux qui sont payés par les exploiteurs sont des âmes charitables qui travaillent dans l’intérêt général. Et le pire, c’est que des prétendus journalistes ou des chroniqueurs relaient de tels mensonges comme s’il y avait une quelconque raison de les croire. Ils se donnent un air objectif, mais sont souvent eux-mêmes à la solde d’un riche maitre qui leur fait très bien comprendre les limites de leur liberté d’expression.

Si nous voulons cesser de nous faire exploiter, il n’y a pas trente-six façons: il faut nationaliser les ressources naturelles, mandater nous-mêmes des experts qui vont travailler au nom du peuple, ce qui nous permettra de dicter notre volonté au patronat, et non l’inverse. Dans une démocratie, c’est le peuple qui devrait mener, pas une petite élite de pilleurs et d’exploiteurs.

En tout cas, cette mission de kamikaze est la preuve que Lucien Bouchard n’a plus aucune ambition politique, ce qui est déjà une bonne chose. Mieux vaut pour lui et le Québec qu’il continue d’être le serviteur des riches qui l’ont toujours guidé dans ses choix, comme celui de ne pas réaliser l’indépendance du Québec alors qu’elle était à notre portée.

« …Cette position schizophrène ne peut pas tenir longtemps… »

Schizophrénie? Plutôt masoshiste.

Si, d’aventure, Lucien Bouchard en venait à mettre sa tête en jeu, s’il menaçait de démisionner de son rôle de porte-parole pour infléchir l’association gazière, cette dernière évaluera le tort supplémentaire que cette éventuelle démission imposerait à l’image de cette industrie. M. Bouchard aura un réel ascendant sur l’industrie.

Mais encore faudrait-il que le gouvernement finisse par avoir des exigences. Sans quoi, M. Bouchard n’aura qu’à aider le temps à s’écouler, ce qui est bien en-dessous de ses capacités.

M. Bouchard a le mérite de penser que le débat est inégal. C’est une bataille perdue d’avance, qui ne peut qu’être profitable au combattant.

josée Legault a la meilleure analyse: il a parcimonieusement égoutté son charisme, et il monnaie celui-ci. En survivra-t-il? Sans doute, il est solide dans l’opinion (comme on dit, téflon).

Mais il ne peut que gagner la cause du gaz de schiste. En cas de victoire, il sera (encore une fois) le sauveur. En cas de perte, il sera dit que personne ne peut faire avaler la couleuvre. Peu importe le cas, il est au-dessus de tout soupçons.

Au bout du compte, les souverainistes seront gagnants: ce n’est pas la faute des individus, c’est la faute des politiques.

Les transfuges ne font qu’admettre que les libéraux sont faibles.

Cela dit, les libéraux, au point où ils sont, ne peuvent qu’espérer que l’addition de souverainistes dans la machine lavera plus blanc, comme si ces têtes d’affiches allaient se la boucler au moment opportun.

Monsieur Lisée,

Habituellement, j’aime bien vous lire ou vous écouter. Mais aujourd’hui, j’avoue que j’admire votre plume. Et je constate aussi que vous êtes un excellent traducteur. En effet, je crois que votre amusante et brillante analyse du nouveau mandat de Bouchard touche vraiment à l’essentiel de ce débat quant à l’aspect social de l’exploitation du gaz de schiste, mais surtout quant à la pertinence de ce nouveau porte-parole de cette industrie. Peut-être devriez-vous le conseiller? Votre billet ici est un bon départ; il devrait le lire. Entretemps, permettez-moi d’ajouter quelques éléments afin de mieux définir cet homme descendu du ciel.

Je crois que Lucien Bouchard n’a pas la crédibilité requise pour endormir la population du Québec une fois de plus, surtout avec le gaz de schiste. Ce qui lui restait de crédibilité, il l’a perdue dans l’affaire Michaud, et définitivement perdue lors de son discours de démission alors qu’il était le premier ministre du Québec. En effet, dans l’affaire Michaud, tous les citoyens savent aujourd’hui qu’il a joué un rôle indigne d’un premier ministre en ordonnant le lynchage d’un honnête citoyen. Nous en avons déjà discuté ailleurs dans votre blogue. J’y reviens ici pour rappeler que lors de son discours de démission, Bouchard a persisté à prêter au citoyen Michaud des propos racistes que ce dernier n’a jamais tenus, ceci afin de justifier son geste ignoble, geste que plusieurs analystes jugeaient infâme et surtout indigne de sa fonction et de l’Assemblée nationale. Quelle mesquine calomnie! Quelle petitesse!

Monsieur Lisée, c’est justement à la suite de ce sujet sur votre blogue que j’ai décidé d’acheter le livre de Gaston Deschênes (L’AFFAIRE MICHAUD: Chronique d’une exécution parlementaire) afin de connaître toute la vérité entourant ce chapitre noir de l’histoire du Québec. Je vous remercie. Les mises au point qui s’imposaient au nom de la vérité historique sont très bien présentées et documentées, avec lucidité. Lucien Bouchard passera sûrement à l’histoire, avant tout, pour avoir déshonoré l’Assemblée nationale et aussi pour avoir déshonoré la fonction de premier ministre. «La lâcheté de Lucien Bouchard» (Je l’ai déjà dit.) sera probablement le titre de ce chapitre noir de l’histoire de l’Assemblée nationale du Québec. Et à la fin de ce chapitre, en caractères gras, nous lirons que la sortie de scène de ce grand comédien fut pitoyable. En effet, elle fut vraiment pitoyable.

Monsieur Bouchard devrait se retirer maintenant de ses nouvelles fonctions de porte-parole au sein de l’industrie du gaz de schiste. Sinon, plusieurs intervenants lui rappelleront avec justesse qu’il ne pourra pas redorer son blason avec ce dossier, ni avec aucun autre dossier à caractère social. En effet, par mesquinerie, ce triste personnage a déjà sciemment trompé toute la population du Québec dans l’affaire Michaud. Par sa faute, par sa très grande faute, il a perdu toute crédibilité. Ce calomniateur a aussi perdu tout le respect qu’on lui avait jadis accordé, surtout qu’il n’a aujourd’hui encore, ni la droiture, ni la grandeur, ni le courage de présenter ses excuses à monsieur Michaud. Oui, quelle petitesse! Nous le lui rappellerons dès qu’il ouvrira la bouche pour nous endormir avec le gaz de schistes. Ce n’est qu’un début. Un lynchage est possible. Il devrait démissionner maintenant, sans autres calomnies ou indignités. Sinon, il aura sûrement besoin d’un très bon conseiller.

J’ai pensé à vous lorsque ces annonces ont été faites, Bouchard et Lemieux, quelles contorsions vous allez écrire! Je ne prends pas la peine de vous lire, vous êtes trop prévisible et simplement incroyable (dans le sens de crédibilité), je prends malin et grand plaisir à vous imaginer, torturé, estomaqué, vous efforçant de rester sur votre sentier séparatiste qui requiert désormais des chiens renifleurs pour le suivre.:) Merci!

On exploite le gaz de shale en Alberta et en Colombie-Britannique, mais au Québec on serait trop stupide pour en faire autant?

C’est désespérant.

Lucien Bouchard à déclaré :

” Je vois la découverte au Québec de volumes importants de gaz naturel comme un atout très important pour notre développement économique et le financement des missions de notre État.”

Diantre ! Rien de moins !

La question qui tue :

Est-ce que monsieur Bouchard est prêt à proposer au gouvernement du Québec et au nom de l’industrie gazière et pétrolière le modèle économique Norvégien dans ce domaine ?

90 % de redevances pour le gouvernement en lieu et place des 2 % actuellement proposés au Québec ?

Selon un responsable de Norsk Hydro, société d’État, le gouvernement de la Norvège accapare actuellement 90 % des revenus de son secteur pétrolier.

Elle y parvient par diverses mesures : une taxe d’entreprise de 28 %, une taxe spéciale de 50 % sur le secteur pétrolier (après déduction des dépenses) et une participation publique par l’entremise d’une Société de participation financière de l’État qui assure à Oslo de participer dans tout projet pétrolier.

Le gouvernement possède 70,9 % de Statoil et la majorité des parts de Norsk Hydro (Ministère du Pétrole et de l’énergie ).

En allouant seulement 10 % des revenus aux compagnies privées, y compris Shell, BP, Exxon, Petro-Canada et Talisman, la Norvège ne les a pas empêchées de faire des profits en opérant en partenariat avec des sociétés d’État.

L’approche norvégienne au développement dépasse le simple souci de maximiser les profits.

Elle accorde aussi la préférence aux compagnies du pays dans l’allocation des droits d’exploration, et elle réinvestit dans le développement des capacités industrielles et technologiques nationales.

La Norvège exige des compagnies qu’elles utilisent les biens et services de la Norvège et qu’elles réalisent dans le pays au moins la moitié de leurs opérations de recherche et développement relatives à la mer du Nord.

En passant, La Norvège n’est pas un pays communiste. Au contraire !

Ce pays fait même parti du club privé très fermé ( approuvé Usa ) des acheteurs d’avions de combat F-35 !

En passant la Bolivie vient aussi d’adopter le modèle Norvégien pour ses immenses réserves stratégiques de Lithuim Métallique
( les batteries des véhicules hybrides rechargeables et des véhicules électriques ).

Chut !

Il y aurait aussi des réserves de Lithium Métallique au Québec, notamment dans certains secteurs de la Baie James mais il faut garder tout cela secret pour que seules les minières puissent en profiter au détriment de l’état
Québecois.

Plus je lis les commentaires haineux de nos gauchos-séparatistes sur Lucien Bouchard (leur ex-messie) et plus je constate à quel point les nonces séparatistes (dont JFL fait partie!) sont affolés, voire terrorisés, devant ce personnage plus grand que nature.

JFL nous fait encore l’insigne honneur d’un autre billet interminable pour nous apprendre une évidence: étant employé par l’APGQ Lucien Bouchard nous vendra les gaz en question mais il le fera différemment et sous d’autres conditions que celles qui ont prévalu jusqu’à maintenant.

Pour ce qui est des interventions des séparatistes à l’encontre de Lucien Bouchard, je les trouve bien ingrats (comme des ados!) envers le seul politicien qui les a transportés au seuil de leur grand soir. Personne, ni avant lui, ni après lui ne les a menés aussi près de leur grand rêve et voyez comment il est remercié de ses efforts…

En somme si Lucien Bouchard aurait voulu que cette industrie rapporte aux Québécois, il aurait fallu qu’il soit le négociateur du gouvernement face aux industries. Point à la ligne. Le reste est son théâtre il se sert de réputation ( ou on se sert de sa réputation) et de son aura nationaliste pour nous faire passe le bien de quelques uns pour le bien commun.

Le vrai problème du gaz de schiste, c’est sa technologie. Actuellement le coffrage vertical apporte un apport sécuritaire fiable du moins en apparence mais la fragmentation du schiste à l’horizontal avec les dangers de fissures et de contamination de la nappe phréatique ne seront pas résolus par l’arrivée de M. Bouchard. Donc peu importe le porte parole les risques élevés reliés à la technologie seront présents. Il faut un moratoire et étudié si on peut diminuer de beaucoup les risques de contamination et aussi si l’on peut traiter de façon efficace les eaux usés. Autrement dit si par malheur l’eau est contaminer peut-on décontaminer de façon sécuritaire.

L’amour-propre de M. Bouchard est assez développé, a-t-il dans sa poche une pièce de monnaie dont l’orgueil est face et la vanité est pile?
L’a-t-on possédé à la flatterie pour qu’il croie qu’un tel poste est un honneur?

Pour le bien de tous les Québécois, j’espère qu’il atteindra son niveau d’incompétence et que vivement cessent ses discours moralisateurs.

De plus en plus l’impression que derrière tout ça se terre la famille Desmarais et la multi nationale Française Total. Pour moi la vallée du St Laurent n’a pas à être exploitée par le capitalisme sauvage. Imaginons des milliers de puits crachant le feu au nom de la richesse!…

Désormais tout ce que je perçois et me désole de Lucien Bouchard est qu’il est désormais au service possible d’une famille les Desmarais et à des Albertains qui sont prêts à tout saccager et de s’emparer de nos terres pour l’argent.

Quand on regarde l’actualité québécoise on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons avec certains régimes autoritaires et surtout profiteurs des biens collectifs,comme en Tunisie, Algérie, Maroc et en Égypte pour s’en tenir à la courte liste.J’ai lu ce matin dans Le Devoir et autres publications que Pétrolia très rimouskoise entreprise avait signifié à l’organisme Pour que le Québec ait meilleur mine et à son porte parole Ugo Lapointe, une poursuite en dommage et autres considérations parce que l’organisme avait dénoncé la production de pétrole en assez bonne quantité sans payer un sou de redevances à l’État et que cette pratique pouvait, j’imagine durer des années sous le couvert de l’exploration.
Mais ou diable s’en va t-on sous prétexte de développement économique sans balises gouvernementales.

Félicitations pour le titre et le texte original, plein de saveur avec les traductions à point du message de m. Bouchard : « Pleins gaz avec Lucien ? » !

Un plaisir à lire.

J’invite les auteurs des autres commentaires, à laisser la chance à ce coureur infatigable, principalement en cette période du décès de la mère de ses enfants, même s’il s’était lourdement enfargé dans l’affaire Michaud, qu’il refuse encore de s’en excuser, malgré les excuses récentes de 51 de ses députés de cette sale affaire de décembre 2000.

Bonjour,

Vous avez une opinion favorable de la décision de Lucien Bouchard et en cela, vous semblez animé par votre loyauté à son égard. C’est tout à votre honneur, mais cette qualité est loin d’être l’apanage de votre ancien patron, tout au long de sa carrière politique – c’est le moins qu’on puisse dire.

***LE MIROIR DE NARCISSE BOUCHARD***

Politiquement parlant Lucien-Narcisse Bouchard a déjà mangé à presque tous les râteliers. Alors, il est impossible que cet opportuniste narcissique puisse être accusé de haute ou de moyenne trahison.

On ne peut trahir qui que ce soit lorsque l’on est de tous les partis sauf ceux se situant à gauche, sauf ceux qui défendent les pauvres et les démunis.

La cause principale défendue par ce vieux roublard «autolâtre», c’est celle de son image personnelle et du pouvoir qui lui est éventuellement accordé par les riches ou par ceux dont on pourrait penser qu’ils sont ses adversaires ou ennemis.

En fait, pour répondre à l’éminent Curzi je dirai que tous les jours Narcisse Bouchard regarde son magnifique reflet dans le miroir et il s’écrie de manière cassante et péremptoire: «MIROIR, DIS-MOI QUE JE SUIS LE MEILLEUR! DIS-MOI QUE LES RICHES ET LES COSSUS RÉCLAMENT MON INTERVENTION!»

Alors, qu’on se le dise, Lucien-le-splendide ne ne peut pas trahir ses anciens «associés» puisque ses allégeances principales sont le pouvoir, l’argent et lui-même. Ces trois causes, jamais il ne va les trahir!

JSB, sociologue des médias

Redevances microscopiques… conséquences catastrophiques. C’est ça, en gros, les gaz de shales au Québec. Remarquez, je suis en faveur de l’exploitation des gaz de shales au Québec, mais ceci devra se faire sous haute surveillance, et le redevances devront être substantielles pour que ça en vaille la peine. De plus, les municipalités devraient avoir leur mot à dire dans l’exploration et l’exploitation, pour que ça ne se fasse pas en »sauvage » comme on dit.

Vous connaissez cette vérité »L’argent est le MAÎTRE du MONDE »Et bien je pense que M. Lucien Bouchard votre ami (mon ex-ami) viens de se mettre au service du MAÎTRE. Les contrats sont déjà signés avec les exploitants. Les termes des contrats sont connus et vont demeurés les mêmes. Les redevances ridicules seront inchangées. Le gouvernement a les mains et les pieds liés et vous le savez très bien parce que dans tout cette histoire les petits amis du parti libéral et certains haut fonctionnaires non pas quitter leur fonction sans au préalable avoir préparé le terrain.Le mission principale de M. Bouchard: endormir les Québecois au gaz de schiste.Demeurons vigilant parce que l’endormeur est efficace…

Désolant de lire les commentaires à date. Les québécois vivent-ils sur un nuage?
Qui sait qu’on a trouvé du pétrole en 1863 en Gaspésie ? Que les formations rocheuses vielles de deplus de 400 millions d’années contiennent naturellement des gaz et du pétrole? Qui peut distiguer les gazs emprisonner sous un couvert rocheux imperméable des gaz biorganqie de surface?
Bref, ce n’est aps parce que le gouvernement pourri actuel fait mal son travail que NOS RICHESSES NATURELLES sont démons sortie de l’enfer.
Lucien Bouchard est peut-être la personne au Québec qui peut mettre de l’ordre dans ce dossier et ramenner un débat respectueux des opinions FONDÉES des uns et ds autres.

Lucien Bouchard, en bon père de famille pourrait encadrer cette industrie en se positionnant exactement entre « le gros capital » et la masse citoyenne à rassurer. Si l’industrie décide d’agir de façon responsable en harmonie avec la nature et le peuple, ça sera gagné, pour tous!

Lucien pourra alors remplacer Jean Charest comme chef du PLQ et faire un raz-de-marée aux prochaines élections. Tout est possible, surtout qu’il est ouvertement fédéraliste, et de droite. Le profil idéal pour le PLQ.

Je me suis souvent posé la question: comment les choses se seraient-elles passées, si un autre que Lucien Bouchard avait été aux commandes lors de la tempête de verglas qui nous a fait connaître la vulnérabilité de notre réseau d’électricité?

Puis, je me disais, vaut mieux ne pas le savoir, tant M. Bouchard avait fait un travail de main de maître.

Je n’ai absolument rien contre les gaz de schiste. Pas plus d’ailleurs que pour le nucléaire ou tout autre forme d’énergie.

Ce qu’il faut savoir, cependant, et c’était le cas pour le nucléaire, avons-nous la compétence et la technologie nécessaire pour profiter de cette énergie, de façon intelligente et civilisée?

Je crois que M. Bouchard est l’homme de la situation. Bien des gens vont feindre de savoir que la décision reste encore celle de Jean Charest. Mais, pour ses ennemis, l’occasion de tirer sur le messager est trop belle pour s’en priver.

M. Bouchard sait très bien qu’il ne peut se permettre de soumettre un rapport « Bastarache » que l’autopsie populaire pourra très vite en découvrir toutes les faiblesses.

Salutations cordiales

Il est instructif de lire tous ces commentaires.

Tous les indépendantistes, séparatistes ou souverainistes en font dans leurs frocs. Ils connaissent le charisme et le pouvoir de persuasion de cet illustre personnage. Ils ont été à même de constater ses qualités exceptionnelles de négociateur.

M. Lisée, vous savez incontestablement lire entre les lignes des écrits de votre ancien patron.

Au nombre de commentaires que suscite votre article, l’on est à même de constater à quel point ce dossier est explosif!

Le nombre d’inconnu dans l’exploration et l’exploitation de cette ressource à assurément de quoi à faire réfléchir et à inquiéter.

Je ne suis cependant pas prêt à envoyer cet émissaire directement au bûcher, non plus de lui donner le bon Dieu sans confession, mais je lui laisse toutefois le bénéfice du doute.

M. Lisée, vous qui semblez le connaître si bien, je n’ai simplement que ces quelques questions à vous formuler:

Depuis que M. Bouchard a vu la lumière et qu’il est empreint de lucidité, a-t-il changé son fusil d’épaule? (c-à-d serait-il devenu à la solde du capital plutôt que dédié aux intérêts collectifs de la Nation Québécoise)

Depuis qu’il a été aux premières loges de la défaite référendaire et qu’il a quitté la politique, serait-il devenu cynique et désabusé du peuple québécois au point de vouloir maintenant leur perte?

Permettez moi d’en douter…

bonne analyse en général et commentaires intéressants pour la plupart.
mais pourrait-on m’expliquer pourquoi certains veulent toujours ramener tous les débats à la question politique souverainistes contre fédéralistes!
en quoi la pollution serait-elle souverainiste ou fédéralistes? en quoi le trafic d’influences et le refus de recevoir des redevances raisonnables est-il un projet fédéraliste? ou souverainiste?
restons dans le domaine de l’économie et constatons que lucien bouchard est devenu le grand défenseurs de la droite économique qui négocie pour obtenir toujours plus des gouvernements en refusant de payer leur juste part et si jamais on pollue le gouvernement paiera pour nettoyer; l’exemple donné de la Norvège (vrai ou faux) devrait-être le modèle québécois d’exploitation des ressources (gaz de schiste ou mines); cessons de donner nos richesses aux autres et nous nous en porterons mieux souverainistes ou fédéralistes.

Il saura sûrement faire avaler les gaz aux ruraux, comme il a su imposer les méga-porcheries! Lucien Bouchard, le baron des énergies cochonnes!

Il est malheureux que les mêmes intervenants (et toujours les mêmes intervenants) ramène la discussion au niveau de « Droite » et « Gauche ». On dirait que beaucoup ont des agenda cachés.

Ce ne devrait pas être une discussion d’orientations politique/idéalogique mais de bien commun.

Le Québec a décidé dans le passé de s’approprier les énergies renouvelables et c’est cela qui fait aujourd’hui une grande partie de notre richesse.

La question est pourquoi donnerons-nous gratuitement (ou à des redevances ridicules) nos énergies et richesses non-renouvelables?

Si Lucien Bouchard est en mesure de démontrer qu’un partenariat intelligent entre l’industrie et le Québec puisse être mis en place pour une exploitation décente des gaz de schistes, dans le respect des droits de chacun et de l’environnement, alors GO, je suis d’accord.

Mais si au contraire, on veut livrer notre richesse à des profiteurs du système opérant selon un mode capitaliste sauvage, NON-merci.

J’aime mieux être pauvre comme le disent si bien nos « drettistes » que d’être riche de quelques millions de plus et faire brûler mon eau avant de la consommer…

Bonjour,
Une chose saute au yeux ! Car cette évidence s’est manifestée plusieurs fois qu’il y a tout un bassin de conservateurs chez nos amis les péquistes qui semble inépuisable……. Au plaisir, John Bull.

Traduction ou déconstruction monsieur Lisée?

Et vous avez un petit mot dans vos « traductions » qui nous rappel certains pays d’orient qu’on ne souhaite pas vraoment,jusqu’ici, prendre en exemple…

«S’ils ne veulent pas s’engager à traiter le rapport et les recommandations du BAPE comme la volonté –« divine »–, ils vont passer un mauvais quart d’heure!»

Ne seront endormis au gaz par m.Bouchard que les
naïfs. Comme Ulysse, écoutez le chant des sirènes
mais attachez-vous au mat.

Deux péquistes (Diane Lemieux et notre bon Lucien) à la rescousse du Gouvernement Charest…Jean est surement très fatigué.

Avec le dernier paragraphe, on mesure toute la confiance que vous avez en l’homme. Delà aussi une interprétation de ses textes tout à son honneur.

Je ne peux que dire « Espérons que vous le connaissez bien ».

On lui aura fait une offre qu’il n’aura pu refuser. Attirer la bête et s’enrichir ou rester dans l’ombre s’ennuyer ? Voilà la question des Bouchards et frères.

Bonjour M.Lisée
Pour ceux qui ne l’auraient pas lu, je leur recommande vivement de le faire et ce promptement: « Derrière l’État Desmarais: POWER » par Robin Philpot, chez Les Intouchables, 2008.
Tout est là et tout s’explique:
Charest, Gaz Métro, Total, Sarkozy, légion d’honneur, Caillé, maintenant Lulu, Boisclair s’en vient etc….etc. On a les mains dans le pot jusqu’au cou!
Finalement, le fric de Desmarais aura eu raison de nos élites en les achetant presque toutes, la plupart du temps par l’intermédiaire des bureaux d’avocats montréalais à la solde des grandes entreprises et du fédéralisme-multicuralisme « canadian ». Qui nous a déjà fait le coup de la Brink’s!
Lisez, lisez Philpot! Et là, pour ceux qui le sont, i.e. naïfs, vous la perdrez votre naïveté! J’espère que vous ne pensez pas que c’est John James qui mène au Québec! On est en train de lui trouver une porte de sortie élégante tout en préparant une relève encore une fois venant de l’extérieur du parti et achetée à vil prix. $5 millions plus $75,000 par mois, ce n’est pas cher payé pour un pantin qui nous a déjà trahi son peuple et qui veille au grain pour ses commanditaires EXCLUSIVEMENT. Oubliez » veaux, vaches, cochons » rouges pour le remplacer de l’intérieur de son parti (en fait ce ne fût jamais son parti).
(Sans vouloir vous offenser, Monsieur Nismou, votre nom porte à interprétation : YAL PENIS MOU !!! on peut se questionner vu le nombre de wacos sur le net! Serait-ce un pseudo!)
Bye

L’exploitation des gaz de schiste ne soulève que des problèmes. À ce jour, aucune solution, que des vœux pieux. Patapouf s’y est brûlé et il y a aussi brûlé sa danseuse africaine, qui a sombré quelque part entre un pet de puits et un pet de vache.

Pour certains, les opposants sont ou bien des artistes ou bien des environnementalistes ou bien des péquistes. Il n’est pas question qu’ils soient des citoyens (ce qualificatif faisant probablement l’objet d’un brevet que seule la droite puisse revendiquer), tout simplement préoccupés par des questions systématiquement laissées sans réponse ou dont les réponses sont directement empruntées aux jolis documents sur papier glacé que le marketing du lobby gazier produit au même rythme que pètent les vaches, qui d’ailleurs, au grand dam de la danseuse africaine, ne pètent pas semble-t-il, mais éructent.

Le pouvoir, repoussé dans ses derniers retranchements, désespéré et probablement furieux contre ceux qui l’avaient surpris les culottes à terre, s’est empressé de dégonfler la danseuse africaine et de gonfler le barbu de l’environnement, qui gisait dans un coin. Ledit barbu nous a offert son petit spectacle, à vrai dire plutôt pathétique, du gars qui prend l’affaire au sérieux. National lui avait préparé un petit monologue dont le mot clé était, voyons qu’est-ce que c’était, ah oui, j’y suis « correctement ». Nous voilà t’y pas avec un nouveau slogan « Si cela ne se fait pas correctement, cela ne se fera pas ». Mais la poupée gonflable à barbiche s’est bien gardée de nous expliquer ce que « correctement » pouvait bien signifier ?

Il est toujours intéressant d’analyser la langue de bois, mais il n’est pas surprenant de ne jamais rien y trouver d’autre que du camouflage, généralement du camouflage d’incompétence, de collusion et d’incurie. « Correctement » est un mot de cette espèce. Un fourre-tout, une patente vide qui permet de tourner autour du pot, sans jamais se mouiller, comme on dit « Glissez mortels, n’appuyez pas », la glace est mince et fragile.

Discours donc peu convaincant et exit la poupée gonflable à barbiche, qui emporte avec elle son « correctement », qui semblable à la rose de Ronsard n’a duré « que du matin jusques au soir ! »

Pauvre National, après les succès du « Nous sommes prêts » et du « Les deux mains sur le volant », il semble qu’elle s’essouffle et que la défense et l’illustration de l’indéfendable ne rencontre plus la faveur de la populace.

Mais,le pouvoir incarné par un patapouf, roi incontesté et toutes catégories de la survie, en fouillant bien dans le Rolodex où figurent les fiches de tous les vendus de service, a trouvé son sauveur, un vieux conservateur, une luciole lucide, mais surtout un ancien péquiste. Quelle aubaine ! Ou bien peut-être bien que les schisteux ont pris les devants qui sait ? Cela importe peu, étant donné que les intérêts sont partagés et que tout le monde y trouve son compte.

Et maintenant, la langue de bois est contrôlée par un véritable maître en la matière. « … notre développement économique et le financement des missions de notre État.” N’est-ce pas que cela a plus de panache que « correctement ». Ce Lulu donne une magistrale leçon à National. Lui il sait comment ne rien dire avec élégance, comment mentir avec doigté !

« Le financement des missions de notre État », avec un système d’exploitation digne du Moyen-Âge ou d’une quelconque république de bananes, le pire système de toute l’Amérique du Nord.

Nos richesses naturelles bradées, notre sous-sol donné pour une bouchée de pain, cinq ans de congé de redevances et des redevances de 12,5 % que les gazières veulent réduire à … 2 %.

La Norvège touche 88 % des profits nets de l’exploitation de son pétrole, mais au Québec, il ne faut surtout pas exiger, il faut se faire exploiter et dire merci.

Au Québec, celui qui veut que l’exploitation de nos ressources naturelles soit payante pour les Québécois, est automatiquement un gauchiste, un socialiste, un syndicaliste ou tare ultime … un péquiste. Cherchez l’erreur … boréale probablement !

Le Québec doit être un des rare endroit dans le monde où la découverte d’une richesse naturelle est vue comme une malédiction.

Né pour un p’tit pain…

Voilà un président de lobby gazier qui joue au premier ministre et qui dans son communiqué use d’un NOUS de contrefaçon, étant donné qu’il représente un lobby privé non le bien public.
Si les Québécois sont lucides socialement et non comme Lucien, ils diront NON, NON et NON davantage au gaz de schiste parce que la manipulation politique c’est non assimilable.

Un mot sur un sujet dérivé suite au billet de H.Séguin. C’est passé date cette façon de faire un point de comparaison à partir de la folie, la schizophrènie. C’est la métaphore classique de la folie bouc émissaire responsable de tous les maux. Lorsqu’en fait, en étant dans le sujet toujours, les comportements d’hommes comme L.Bouchard sont plutôt exemplaires des contradictions humaines, de ces penchants profonds humains irrationnels qui relèvent définitivement de la bêtise universelle.

L.Bouchard a passé trop d’années en tant qu’avocat d’affaires maintenant il tente de créer un monstre de Frankeinstein en inventant le lobbyste à l’esprit de premier ministre. Quoique sur le fond, cette amalgame entre le bien commun et l’industrie n’est pas nouvelle chez le politicien type. Ou ex politicien?

@ David (20h09)
Comment pouvez-vous dire une chose pareille? Je demeure en Montérégie dans la campagne. Je suis comme tous mes voisins établi sur une terre de laquelle je tire des revenus. Pensez-vous sincèrement que nous sautons de joie en sachant que demain matin une pétrolière peut arriver sans avertir ni compenser et s’installer pour creuser? Pensez-vous que nous sommes heureux de savoir que s’ils exploitent le gaz, ils ne nous remettront que des « pinottes » à vous comme à moi? Aimeriez-vous ça avoir une tour d’extraction dans votre voisinage? Que pensez-vous que vos assureurs vont dire? Que pensez-vous qu’il arrivera à l’évaluation de votre résidence? Qu’arrivera-t-il à l’eau que vous buvez? Nous ne sommes pas contre l’extraction des richesses, bien au contraire, mais il faudrait que ça profite à tous, pas juste aux petits amis des libéraux.

@David

Être nés pour un p’tit pain, c’est aligner et remplir les wagons pour les « exploiteurs » de nos ressources. Et ensuite, nettoyer les dégâts quand c’est possible et en assumer tous les coûts, évidemment!

Être nés pour un p’tit pain, c’est la loi des mines avant les droits des citoyens, c’est la loi des mines avant la loi divine.

Être nés pour un p’tit pain, c’est se laisser manger la laine sur le dos par les escrocs, c’est passer de maîtres chez nous, à paître chez nous.

Le « free mining » est un mode d’exploitation qui remonte à l’époque des cowboys. Les « claims », le premier à planter ses pôteaux se voit attribuer la propriété des richesses. Le propriétaire qui refuse aux exploiteurs, l’accès à son lopin de terre, se verra tout simplement exproprié, chassé de chez lui ou de chez elle.

Être nés pour un p’tit pain, c’est trouver normal qu’au vingt-et-unième sciècle, les sociétés minières, appuyées par nos bons gouvernements « responsables », refusent de remettre en question ces procédés archaïques.

Sur la plateforme « deepwater horizon » il y a eu toute une prise de bec entre les foreurs et le responsable des opérations. Qui a eu le dernier mot?…le représentant des intérêts financiers.

Qu’est-il arrivé, une catastrophe!

Les foreurs ne voulaient plus continuer. Pourquoi? À cause des risques, par simple prudence.

Le boss a dit « c’est moi qui décide » continuez à creuser! Combien a coûté cet entêtement à ne pas écouter les « subalternes »?…

Maintenant, allez-vous écouter? Le principe de « prudence » vous connaissez? Par exemple quand l’opposition de notre assemblée nationale dit à Jean Charest « n’enlevons pas les règles de « prudence », les balises dans la gestion du capital de risque à la caisse de dépôts ». Quelle est la réponse du grand bâtisseur, une loi adoptée sous le baillon et qui va exactement dans le sens contraire!

Quel fut le résultat de cette décision? Des pertes de dizaines de milliards, des économies des travailleurs/euses du Québec. Combien de zéros dans un milliard?

Qui a eu le dernier mot dans cette incroyable aventure? Le représentant des intérêts financiers.

Où sont allés les dizaines de milliards des citoyens du Québec? Mystère, la tempête parfaite!

Qui est-ce que l’on prend pour des valises?

Est-ce que Lucien Bouchard nous prendrait pour des valises lui aussi? Mais au fait, n’était-il pas présent lors du discours de Henri-Paul Rousseau, applaudissant sa fumeuse théorie de la tempête parfaite?!…

M.Lisée écrit:

« Traduction: Je suis assez vif d’esprit pour comprendre que, si on surmontait les écueils environnementaux, le débat se déportera sur l’importance — et pour l’instant le peu d’importance — des sommes à percevoir par l’État québécois, les régions, les villes. La grande question sera: le jeu en vaut-il vraiment la chandelle? »

Et RIEN pour ceux qui sont les premiers concernés, soit les proprios ?

Vivons-nous dans un pays totalitaire ? Non, dans une monarchie constitutionnelle (*).

Faudrait peut-être adapter/moderniser la loi sur les mines dans le but de respecter ceux qui sont les premiers concernés, non?

Ce n’est pas bon pour la business ?
Je prétends que c’est en ce moment que ce n’est pas bon. Car si -mettons- 90% et plus de proprios (qui payent pour les taxes municipales ou qui subissent les inconvénients), d’une localités donné sont « pour », l’industrie devra UNIQUEMENT négociée avec eux.

De toute façon, 92% du territoire appartient à la reine (i.e. la couronne), et le restant à des petits proprios. Alors, le « terrain de jeu » -presque sans entrave- est déjà immense pour ceux qui veulent exploiter les ressources du sous-sol Québecois.

(*)
Dans une monarchie, la terre appartient à la reine, au seigneur, etc. Ici, le sous-sol appartient -encore- à la « reine ».

Environnementaleux, artissss et gauchistes, vous avez tellement peur d’avoir à avouer que vous avez eu tort d’instaurer l’hystérie «schistienne», c’est triste.

Bouchard ne changera pas la nature de l’industrie, ni ses procédés.

Mais cette dernière a ENFIN quelqu’un d’éloquent pour fermer le clapet aux Dominic Champagne de notre belle province.

Pace
http://www.terraindejeux.ca

Hey les Québécois, encore un petit fond de Duplessis le fer à 1CENT la tonne ça vous dit quelque chose. La Norvège a un fond des générations, je ne connais pas le nom exact, évalué à la hauteur de 458 milliards US tiré essentiellement de leurs ressources pétrolières nationalisées. Si la ressource gaz de schiste peut s’exploiter d’un façon sécuritaire au plan environnemental et si les volumes prévus sont au rendez vous IL FAUT AVOIR LE COURAGE DE LA NATIONALISER et ristourner les bénéfices aux citoyens-propriétaire, aux régions, aux municipalités qui vivent les inconvénients et à la dette pour compenser les dépenses de programme.Je ne crois pas que ce soit la vision de M.Charest et ce n’est surement pas le mandat de M.Bouchard.Lorsque René Lévesque a nationalisé l’électricité les anglo propriétaires disaient à René que les Québécois n’avaient pas les compétences pour gérer une telle ressource et je crois que ce fut aussi la réponse de M Charest à la même question, les gaz de schiste c’est très techno et il y a juste les compagnies qui ne sont pas au Québec qui ont les compétences et j’ajoute les Québécois ne peuvent pas non plus les développer

C’est Talisman, la fautive, ici au Québec et aux États-Unis, qui a recommandé Bouchard et qui paie son salaire.

Intéressant.

Dommage, Lucien Bouchard vient ajouter encore un peu plus dans mon ressentiment à l’égard des politiciens…

Pour M.Campagna si c’est Talisman qui paye M Bouchard, je n’en sais rien mais avec les crédits d’impôts pour l’exploration, je ne sais pas si Talisman y a droit, peut-être que les citoyens payent un peu aussi.
Qui paye quoi et pour qui ? sujet d’un prochain Blogue pour M.Lisée

Aux -droitistes- qui s’expriment sur ce site, néologisme assumé qui permet de faire comprendre aux aveuglés que L.Bouchard représente les intérêts de l’industrie gazière qu’elle vienne surtout de l’Alberta ou du Québec, que son communiqué sonne faux parce qu’il n’est pas président d’un lobby pour jouer les négociateurs ou les médiateurs.

Faut pas nous prendre pour des valises.

SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE D’INITIATIVE PÉTROLIÈRE (SOQUIP)

Triste histoire d’une société d’État dissoute dans l’idéologie corrosive du néolibéralisme

30 novembre 2010

par Jacques B. Gélinas

Où est passée la SOQUIP, cette société d’État, créée dans la foulée du Maîtres chez nous ? SOQUIPavait reçu le mandat de prendre le leadership de l’exploration des hydrocarbures cachés dans le sous-sol québécois. Ne devrait-elle pas, aujourd’hui, jouer un rôle déterminant dans les graves décisions concernant l’exploitation de ces ressources, notamment les gaz de schiste ?

Ne la cherchez pas, elle a disparu. Voici, à grands traits, la triste histoire de cette société aujourd’hui dissoute dans l’idéologie corrosive du néolibéralisme.

SOQUIP a été mise en place, le 29 novembre 1969, sous les règnes de Daniel Johnson père et de Jean-Jacques Bertrand, son éphémère successeur. Ces deux premiers ministres avaient pris le relais de ce formidable mouvement de réappropriation enclenché par René Lévesque et Jean Lesage avec la nationalisation de l’hydroélectricité, en 1963, puis la création de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), en 1965.

On croyait alors que si notre sous-sol recelait des hydrocarbures, une telle ressource énergétique devait servir, tout comme l’hydroélectricité, au développement de toute la nation, plutôt qu’à l’enrichissement des compagnies privées. C’est ainsi que peu, de temps après sa création SOQUIP, rachète les droits d’exploration que détient la multinationale Shell dans les basses terres du Saint-Laurent et le contrefort des Appalaches. Les permis d’exploration que possédait déjà Hydro-Québec sont aussi transférés à SOQUIP.

Dans la première décennie de son existence, SOQUIP réalise des études géophysiques, accumule d’importantes données et de l’expertise. En 1980, les découvertes s’avérant peu prometteuses, le premier gouvernement du Parti québécois élargit sa mission initiale pour lui permettre d’investir, non seulement dans l’exploration et la prospection, mais aussi dans la production, la distribution et la commercialisation d’hydrocarbures. En 1981,SOQUIP et la CDPQ acquièrent une partie importante des actions des deux principales distributrices de gaz naturel au Québec : Gaz métropolitain, alors filiale d’une compagnie ontarienne, la Northern and Central Gaz Company et Gaz Inter-Cité. SOQUIP regroupe ces deux compagnies pour faire de Gaz métropolitain une entreprise gazière d’envergure nationale. En 1984, elle achète Sundance Oil Company qui devient sa filiale à part entière aux États-Unis.

En 1986, SOQUIP participe à des projet importants sur la scène canadienne, par le truchement de Soligaz, un consortium, dont elle possède 50% des actions, composé de Gaz métropolitain, Alberta Natural Gaz et du groupe SNC. La même année, elle crée, en partenariat avec la CDPQ, la société Noverco dans le but de réaliser l’acquisition complète de Gaz Métropolitain. André Caillé est nommé président de Noverco. SOQUIP devient ainsi, dans les années 1990, une entreprise qui contrôle la distribution et la commercialisation du gaz naturel au Québec.

Mais voici qu’à partir de 1996, tout va changer. Cette année-là, André Caillé passe de pdg de Noverco à pdg d’Hydro-Québec. Et Lucien Bouchard, ci-devant ministre conservateur à Ottawa, devient premier ministre du Québec. Selon une nouvelle stratégie concoctée par Caillé et endossée par Bouchard, l’avenir énergétique du Québec passe désormais par le gaz naturel plutôt que par l’hydroélectricité et l’éolien. Hydro-Québec doit donc se lancer dans l’exploration et la distribution du gaz naturel. Cela se fera aux dépens de SOQUIP qui se voit forcée de vendre à Hydro-Québec une partie importante de sa participation dans Noverco, et donc dans Gaz métropolitain.

En 1997, Hydro-Québec s’allie à IPL Energy Alberta pour prendre le contrôle complet de Noverco, société mère de Gaz Métropolitain. C’est le début de la fin pour SOQUIP. Pour la remplacer complètement, Hydro-Québec crée la division « HQ Pétrole et Gaz ».

De son côté, le gouvernement Bouchard décide, en 1998, de neutraliser définitivement SOQUIP, en la plaçant sous la tutelle de la Société générale de financement (SGF), dont elle devient une des 12 filiales. SOQUIPconservera son Conseil d’administration, mais perdra son identité et ses moyens d’action. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’elle ne disparaisse complètement de l’organigramme de la SGF.

« Il ne reste plus rien de SOQUIP »

SOQUIP a été désactivée en douce depuis au moins six ans. Dans le journal des débats du 9 novembre 2010, on apprend de la bouche de Pierre Shedleur, pdg de la SGF, que SOQUIP a été dissoute. C’était à la Commission des Finances publique sur la Loi 123 portant sur la fusion de la SGF et Investissement Québec. Le député de Rousseau, Nicolas Marceau, demande à M. Shedleur si la SGF, par le biais de SOQUIP, aurait fait de l’exploration dans le Golfe Saint-Laurent. À cette question, M. Shedleur répond : « Il ne reste plus rien de SOQUIP à la SGF actuellement. Quand je suis arrivé [en décembre 2004], ça n’existait plus. […] C’est une coquille juridique. On a la coquille juridique, mais SOQUIP, qui avait des fonctions particulières à une certaine époque, moi, quand je suis arrivé ça n’existait plus. »

La coquille juridique subsiste. Comme si le gouvernement Charest n’avait pas le courage de démanteler officiellement, par une loi, cette institution de la Révolution tranquille. La riche banque de données de SOQUIP a été transférée au ministère des Ressources naturelles et de la Faune qui s’est empressé de mettre ces précieux renseignements à la disposition de l’entreprise privée. Une expertise dans laquelle l’État québécois et nos universités ont investi des sommes considérables. Tout ce bouleversement s’est fait en catimini, à l’insu du grand public et des médias.

Autre virage à 180° d’Hydro-Québec

En 2007, André Caillé quitte Hydro-Québec laquelle procède aussitôt, avec la complicité de son nouveau pdg, Thierry Vandal, à un virage à 180° en sens inverse. Paradoxalement, Hydro-Québec ne veut plus rien savoir de gaz naturel. Elle se départit des parts que « HQ Pétrole et Gaz » détient dans Gaz Métropolitain devenu Gaz Métro. Elle cède gratuitement, dit-on, ou en tout cas dans des circonstances et des conditions nébuleuses, tous ses droits d’exploration et d’exploitation à trois sociétés privées : Petrolia, Gastem et Junex. Des entreprises apparemment québécoises, mais totalement sous contrôle étranger.

La clé de ce paradoxe, la voici. En quittant son poste à la société d’État, l’ex-pdg d’Hydro-Québec et de Noverco s’est lancé dans la business du gaz naturel. André Caillé est maintenant conseiller senior en stratégie chez Junex et membre de son conseil d’administration. Le premier président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, fondée en avril 2009, c’est lui. Il semble que son but soit désormais de livrer tout entier à l’entreprise privée ce bien collectif.

Reviens, René, ils veulent nous déposséder !

On pourrait croire qu’un appel à un nouveau « Maîtres chez nous » est une nostalgie d’une époque révolue, l’époque de René Lévesque et de Jean Lesage. Ce n’est pas ce que pense l’éditorialiste en chef de La Presse, dans son texte de samedi dernier, le 27 novembre, intitulé : « Le Lévesque de Terre-Neuve ». Selon André Pratte, celui qui a repris le flambeau de René Lévesque, c’est Danny Williams, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador. « Le slogan de M. Lévesque était « Maîtres chez nous ». Celui de M. Williams : « Maîtres de notre destinée ».

Danny Williams s’est battu contre les compagnies pétrolières en achetant, contre leur gré, 51% de leurs parts dans l’exploitation des hydrocarbures en mer. Il s’est battu contre le gouvernement fédéral en exigeant sa juste part des ressources énergétiques offshore. Quand la papetière AbitibiBowater a voulu fermer ses portes, en mettant cavalièrement à la rue ses travailleurs, après s’être copieusement servi dans les forêts de Terre-Neuve, Danny Williams, défiant l’ALÉNA et l’OMC, a exproprié la multinationale.

Pratte écrit : « Danny Williams a été pour les Terre-Neuviens ce que René Lévesque a été pour nous ». Ces deux chefs d’État ont redonné à leur peuple, non seulement un bien collectif, mais « une confiance et une fierté nouvelles ». L’éditorialiste termine en citant la belle phrase du premier ministre terre-neuvien : « Nous pouvons maintenant faire nos choix selon nos propres intérêts ». Et Pratte de conclure : « À quand le jour où un premier ministre du Québec pourra dire la même chose ? »

Jacques B. Gélinas Le 29 novembre 2010

@ Daniel Charette

Je suppose que les régions du Québec se porte mieux depuis que les « exploiteurs » de la forêt ont fermé leurs usines.

Aujourd’hui, on annonce un « incident » sur le site d’un puit près de StHyacynte. Le gaz est émis au travers du sol. Cela veut dire qu’il ne véhicule pas dans le puit mais via le sol, donc il traverse la nappe phréatique et forcément la contamine…Cette nappe a un circuit de 100km (kilomètres!). Cet incident est similaire à ceux survenus en Pensylvannie. Làbas, là où il y avait un puit avec une telle fuite dans le sol,il n’y a plus d’eau potable…C’est tout contaminé et depuis plusieurs mois, les gens boivent à la bouteille leur eau, ne peuvent laver leur linge ou faire quoi que ce soit avec leur aqueduc…
Si c’est ça que monsieur Bouchard veut défendre…
Ils (les libéraux et Bouchard) veulent mettre des puits partout.Ils sont à la veille d’ajouter des puits sur les fleurs de lys du drapeau.Imaginer une publicité vantant le Québec, avec des puits sur les photos des vignobles, des pommeraies et des érablières…Il sera beau leur Québec.Sauf que ce Québec est le nôtre et celui de nos enfants.

Il va ëtre dans les vaps tantot. Trop de vapeur de gaz……hiha! Il va avoir une bataille de gaz…cela va être drole.

C’est Très dangereux, il joue sur un terrain très très très dangereux dans tous les sens du terme…

L’arrivée de Lucien Bouchard dans le dossier des gaz de schiste, à titre de promoteur bénévole, me désole. Pourtant, j’ai toujours été un admirateur de cet homme intelligent et franc. D’ailleurs, je ressentais aussi une certaine admiration pour M. Caillé, son prédécesseur dans le même dossier, qui l’avait si brillamment accompagné lors de la crise du verglas du temps qu’il était le grand patron d’Hydro-Québec.
Malheureusement, l’acharnement avec lequel on veut nous faire avaler et, surtout, respirer, les gaz de schiste n’a rien de bien rassurant. Encore une de nos ressources naturelles qu’on est prêt à céder à des intérêts d’ailleurs, soi-disant pour payer nos dettes. C’est triste. Le gaz, le pétrole, le vent des éoliennes, l’eau, les ressources minérales souterraines, la forêt, nos terres agricoles, etc…,tout est déjà vendu ou à vendre au Québec. Il est regrettable qu’on n’enseigne pas notre histoire dans nos écoles parce qu’on pourait comparer ces ventes de feu, entre autres, au minerai de fer de la Côte-Nord vendu à un cent la tonne à l’Iron Ore par un certain Maurice Duplessis dans les années quarante et cinquante.
SVP, M. Bouchard, prenez donc le temps d’y penser avant de vous embarquer. Vous voyez bien que les multinationales du gaz et du pétrole n’ont rien à faire des craintes des québécois et des Québécoises. Elles veulent notre bien et elles l’auront, sans conditions et garanties. Vous verrez. J’y pense, René Lévesque doit sûrement se retourner dans sa tombe.

Après son rôle dans l’éléphantesque PPP de la nouvelle salle de l’OSM et sa « job de bras » chez Olymel à Vallée-Jonction, Bouchard vient d’épuiser ce qui lui restait de crédibilité en acceptant de se faire porte-parole d’une industrie dont personne ne veut. Je présume qu’il sent la retraite approcher.

Mercenaire à la solde des industriels albertains des hydrocarbures. Peut-on tomber plus bas?

Monsieur Lisée,

Une fois de plus, je constate que plusieurs personnes très intéressantes fréquentent votre blogue. Je vous remercie d’ouvrir vos pages à ceux et celles qui aiment vous lire. Aussi, je remercie monsieur Martin Lavoie (#68) pour l’éclairage essentiel qu’il ajoute à cette discussion.

Monsieur Lisée, mon épouse me dit que ce que j’ai écrit plus haut (#24) n’est pas tendre envers Lucien Bouchard, surtout lorsque je parle de la petitesse d’un homme descendu du ciel. Par contre, elle admet que le malheureux a perdu toute la crédibilité que les québécois lui avaient jadis accordée, avant l’affaire Michaud, bien sûr. En effet, l’affaire Michaud, suivie du pitoyable discours de démission de Bouchard, nous a permis de démasquer un grand comédien. Soyons clairs, c’est sciemment que ce comédien a voulu tromper toute la population par cette sordide mise-en-scène juste avant sa sortie. Est-ce de la grandeur ou de la petitesse? Certains historiens se sont déjà prononcés: calomnie, petitesse, vanité, opportunisme, mesquinerie. Ces mots ne sont pas les miens.

Mon épouse admet aussi que le lynchage de monsieur Michaud que Bouchard a ordonné était un geste infâme, indigne d’un premier ministre. Cependant, par compassion, elle croit que nous devons lui accorder notre pardon. Monsieur Lisée, je n’en croyais pas mes oreilles. Je l’ai confrontée avec ardeur à ce sujet. Mais elle insiste en décrivant Bouchard tel qu’il était alors décrit par plusieurs observateurs de la scène politique: un énergumène calomniateur et opportuniste, animé par la vanité, incapable de loyauté ou de compassion. « Voilà pourquoi nous devons lui pardonner », dit-elle. Elle ajoute qu’il s’agit probablement d’un homme faible, un triste personnage qui tente de s’élever au dessus de ses concitoyens, et même au dessus de ceux et celles qui l’entourent de plus près, toujours prêt à les trahir pour nourrir son orgueil. Mon épouse insiste: « Il devrait consulter un spécialiste du comportement. Une thérapie de groupe lui serait sûrement bénéfique. Il pourrait alors apprendre le sens de certaines valeurs humaines, ce qui lui permettrait de les transmettre à ses enfants par l’exemple. Ces valeurs fondamentales sont l’honnêteté, la justice, la compassion, la coopération (sans hypocrisie), et l’amour de son prochain. » Elle dit avec conviction qu’il n’est jamais trop tard pour grandir, même à 72 ans.

Monsieur Lisée, je vous le jure, par compassion, j’ai maintenant l’intime conviction que je serais capable de pardonner à monsieur Bouchard. Et je remercie mon épouse de m’avoir ouvert l’esprit pour y arriver. Cependant, auparavant, ce prétentieux calomniateur devra démontrer qu’il le mérite. Je vous prie de lui dire qu’il sera sur la bonne voie pour accéder au pardon de ses concitoyens dès qu’il aura présenté des excuses sincères à monsieur Michaud pour tout le tort qu’il lui a causé en le décapitant de son honneur sous de fausses accusations. Aura-t-il la dignité, l’intelligence, l’humilité, et surtout le courage de le faire? Je lui souhaite de tout coeur de pouvoir y arriver. Ceci fera partie de son héritage, qu’il le veuille ou non.

P.S.: Sans partisanerie, Richard Le Hir décrit très bien le parcours sinueux de Lucien Bouchard:
http://www.vigile.net/L-etrange-destinee-de-Lucien

Je cois que Lucien Bouchard va se bruler comme Caillé qui c’était retiré avec toute la gloire bien que le mérite revenait à une société nationalisé bien structuré.L,oréole de Lucien Bouchard est déjà fort abimé il n,en restera probablemebt plus après cette aventure.Celui qu’on a cru être un grand Québécois me semble plus être un ami de Brian Mulroney dans sa manière de penser.UN commentaire sur tva disait :laissons une chance au coureur. Comme il est unijambiste je ne lui donne pas beaucoup ce chance(sens de l`humour obligatoire).

Les joueurs de hockey font des millions par années mais ils semblent que personne ne s’en scandalise mais Lucien Bouchard ferait $750 de l`heure et c’est un scandale, trouver l’erreur! De l’exploration des gaz de schistes se font également dans les provinces maritimes, en Sask, Alberta et CB mais ici ils sont dangeureux. Trouver encore l’erreur ou demandont un chèque au fédéral. La meilleure solution serait que le Canada nous mette à la porte, on aura finalement plus le choix que de faire des choix.

C’est la quadrature du cercle à laquelle M. Bouchard s’attache à résoudre. Les intérêts et les enjeux économiques sont si grands que les enjeux environnementaux et sociaux seront sans doute sous-évaluées par les promoteurs, car d’ailleurs M. Bouchard ne pourra se soustraire aux intérêts des promoteurs.
Voyons donc, ce qu’il aura à faire et à dire mais les résultats, espérons-le, ne cacherons pas les réalités des risques environnementaux et sociaux.

« La meilleure solution serait que le Canada nous mette à la porte, on aura finalement plus le choix que de faire des choix.» >>S. Lapointe
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Cet étrange manque de confiance en soi qui fait qu’on souhaite que quelqu’un décide à notre place.

Je n’ai pas confiance en vous.

Si vous êtes fédéraliste, vous voyez pourquoi il y a des souverainistes.

Je m’assume.

Après la sortie des Lucides, le peu de fierté que j’avais de Lucien Bouchard m’a quittée. Il s’étonnait du mépris des citoyens envers leurs politiciens et la politique : Je crois que les politiciens ont le respect qu’ils méritent, et nous méritons aussi les politiciens pour lesquels nous votons.

Je ne sais pas s’il a beaucoup de connaissances sur les gaz de schiste, tout comme Madame Normandeau sur les vaches, mais l’Internet est assez révélateur, si l’on se donne la peine de faire quelques recherches, on constatera très rapidement que c’est un désastre à peu près partout où les compagnies ont foré: Le Wyoming, la Pennsylvanie, etc. Ici les puits fuient, et attendez la suite. Il y aura l’impuissance des politiciens à faire respecter l’ABC des règles de production en regard de l’environnement. Ces compagnies se fouent des gens et des lois. Le ministre de l’environnement aura beau mettre le poing sur la table, il sera tôt ou tard dans le plâtre.

Encore la semaine dernière, David Suzuki nous mettait en garde contre l’exploitation des gaz de schiste ainsi que l’altermondialiste José Bové de France, parce que le même scénario se prépare chez-eux aussi.

Madame Normandeau veut du cash rapide pour le Québec, ce qui m’amène à la question suivante : À combien se chiffre notre dette nationale pour en arriver à nous faire accepter encore un autre désastre? Madame la députée de la bonne aventure, comme Gaspésienne, je ne suis pas très fière de vous non plus.

Au delà de la question environnementale (qui est capitale) et de la question du développement durable (l’exploitation du gaz de schiste en est l’antithèse…), c’est la question économique qui détruira complètement la réputation de notre mercenaire national.

En effet, le dossier du gaz de schiste est le dernier né dans le domaine du pillage de nos ressources naturelles par les intérêts étrangers. Ce ne sont que des miettes qui reviendront aux québécois.

J’espère que ce dossier engendrera un moratoire complet sur le pillage de nos ressources naturelles et un augmentation drastique des redevances dans tous les domaines… les mines, l’eau, le bois… voir l’éventuel pétrole.

Notre province pourrait être très riche si nous avions des gouvernements qui représentent NOS intérêts. Nationalisez-moi tout ça au plus sacrant… et qu’on sous-traite l’extraction, pas l’exploitation!

Est-il possible que nos idoles d’antan ressentent le besoin de revenir sous les réflecteurs qu’elle que soit la cause ? Comme plusieurs,je suis déçue
d’apprendre que notre Lucien se soit engagé comme rameur principal dans la galère des gaz de schiste.

Mais ma confiance en cet homme ne s’est pas tout à fait étiolée. Il est toujours possible qu’un jour M. Bouchard informe son(ses) patron que l’aventure ne mène nul part et qu’il est temps de passer à autre chose.

Il y a un article dans les normes du travail du Québec qui nous informe sur la possibilité de dire non à son employeur si on juge non pertinent d’exécuter une tâche qui nous apparaît nuisible pour le bien commun …

Juste forte heureuse de voir que mes perceptions, mes interrogations et mes réflexions rejoignent celles d’autres personnes intéressées par le sujet. J’ai aussi cité l’article d’Hugo Séguin d’Équiterre sur v-u-e.blogspot.com et la situation entourant le gaz de schiste mérite d’être suivi et commentée.

Nous devons chercher l’information et elle doit nous parvenir avec toutes ces facettes. Internet est un moyen…

La France suspend les gaz de schiste

http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/02/20110203-155057.html

Le gouvernement français qui doit lui aussi gérer une crise entourant le développement des gaz de schiste vient de suspendre tous les travaux de prospection jusqu’à l’été prochain, rapporte plusieurs médias.

C’est la ministre de l’Écologie Nathalie Kociusko a annoncé hier la création d’une mission chargée d’évaluer les enjeux environnementaux des gaz de schiste. Cette décision survient alors que plusieurs rapports font état d’impacts environnementaux plus importants reliés à cette exploitation notamment une étude de l’Environmental Protection Agency (EPA) qui a fait grand bruit. (L’Environment Protection Agency (EPA) a été créée en 1970 aux Etats-Unis. Sa mission est de « protéger la santé humaine et de sauvegarder les éléments naturels — l’air, l’eau et la terre— essentiels à la vie. »)

«Aucune autorisation de travaux sur le gaz de schiste ne sera donnée ni même instruite avant le résultat de cette mission», a indiqué la ministre à différents médias notamment l’Agence France-Presse.

Que pensez-vous de cela M. Bouchard? On pourrait peut-être prendre exemple sur nos cousins français

Pourquoi le privé ?

Je n’ai rien contre les entreprises privées. Celles qui partent de l’idée d’un homme, qui investissent, prennent des risques et réalisent un projet qui fera vivre des travailleurs et rapportera des impôts au gouvernement.

Mais ici, il s’agit d’exploiter (retenez bien ce mot) une richesse qui appartient à tous les Québécois. Le risque est minime. Parlons plutôt du risque de faire fortune qui lui est très grand. Pourquoi notre gouvernement bazarde-t-il notre bien à des entrepreneurs privés ?

Je pense que Hydro-Québec est la mieux placée pour s’occuper de projet.

1- Hydro-Québec a une bonne réputation et voir ses camions sur ou près de son terrain n’a jamais insécurisé personne.

2- Tous les profits d’Hydro restent au Québec, ne profitant qu’aux Québécois.

3- Même si Hydro payent trop ses employés et même si sa gestion est déficiente et en-dessous de ce que pourrait produire l’entreprise privée, il reste que Hydro fait vivre des Québécois et retourne tous ses profits à notre trésor commun.

Les compagnies privées comme Talisman, une fois qu’ils auront installé la tuyauterie, que va-t-il arriver ? Une fois que tout sera en place et que le gaz (et les profits) couleront d’eux-mêmes, que va-t-il se passer ?

Ils retourneront chez eux (Alberta, USA) et se contenteront de récolter les profits. N’est-ce pas la quintessence de l’exploitation ? Le Québec est-il une république de bananes ?

Hydro paye ses employés trop chers ? Peut-être. Si vraiment ça vous pose un problème alors votez pour l’attribution de permis à Talisman et Co. Avec eux vous êtes certains que les Québécois employés par eux seront rémunérés au minimum car il y a quelque part des actionnaires qui attendent et exigent de gros profits. Dans le cas qui nous occupe, ces actionnaires ne sont pas nécessairement hors Québec. Il y en a probablement qui sont près (même très près) du gouvernement du Québec.

Pierre Cloutier
Longueuil

Il y a des milliers d’années que les hommes font des trous dans le sol. Heureusement sinon nous survivrions grâce aux bâtons et aux cailloux. Dans mon autre vie j’ai fait le travail de mineur à Val d’Or. Des trous de plusieurs milliers de pieds, j’en ai vu. Les nappes phréatiques ne vont jamais aussi profond. Or, le gaz naturel dans notre sol québécois est en moyenne entre 5000 à 10000 pieds de profond. Créer une gaine étanche en dessous des nappes phréatiques c’est relativement simple. Les gens qui se font des « pepeurs » avec cela…, Que voulez-vous ? Il n’y a rien à faire avec eux. Il faut simplement que les règles de l’Art soient suivi.

Tout à fait géniale votre analyse du sous-texte de Dart Bouchard , cher monsieur Lisée! Justement vous lisez avec beaucoup de finesse entre les lignes de ce discours savamment fomenté , mais dont le vrai sens n’échappe pas à un vieux routier de la rhétorique politique comme vous. Bravo et merci pour cet éclairage si juste! La question est posée : achèterons -nous cette idée sûrement payante pour certains, mais catastrophique pour nos déjà si fragiles milieux perturbés du sud ? L’enjeu est énorme c’est sûr
Qui vivra …mais nous veillons!

Monsieur Pierre Cloutier pose la question : « Pourquoi le privé » ? La réponse est : « L’ARGENT » ! Dans mon autre vie comme j’ai dit plus haut, je travaillais dans le domaine minier, de la prise de possession qui est bien structuré, à l’exploration qui coûte très cher et à l’exploitation si l’exploration nous dit d’y aller avec le projet. Cela prend des années avant que tout ces travaux très très dispedieux payent les exploitants. Le risque est trop grand pour l’État et les « PAUVRES » de la province n’ont que leurs grandes gueulles pour faire ce genre travaux. Voilà la réalité pénible à entendre.

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