Points saillants de la mise à jour économique du ministre Carlos Leitao

QUÉBEC – Voici les points saillants de la mise à jour économique et financière présentée mardi par le ministre des Finances, Carlos Leitao:

– Québec alourdit le fardeau fiscal des particuliers de 262 millions $ en 2015-2016;

– Le fardeau fiscal de diverses sociétés (banques, compagnies d’assurances, centres de recherche) s’accroît de 338 millions $ en 2015-2016, par diverses réductions de crédits d’impôts;

– Au total, en 2015-2016, pour atteindre l’équilibre budgétaire, Québec annonce des mesures fiscales additionnelles totalisant 600 millions $;

– Québec maintient le cap sur le retour à l’équilibre budgétaire en 2015-2016;

– Québec estime avoir déjà identifié près de 85 pour cent des compressions budgétaires à effectuer pour respecter sa cible;

– La cible du déficit pour 2014-2015 est maintenue: 2,35 milliards $;

– Le crédit d’impôt pour cotisation syndicale est réduit;

– Les droits d’immatriculation des grosses cylindrées vont augmenter;

– Il reste encore 1,1 milliard $ à identifier pour effacer le déficit l’an prochain.

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« Au tour des entreprises de subir des compressions »
Foutaise. Et les médias sont complices de cette arnaque.
Pour les banques, pour les pétrolières, pour les assureurs, on a augmenté les « taxes ».
Les banques, les assureurs, les pétrolières vont juste augmenter leurs prix en conséquence. Et ce sont nous, les consommateurs, au bout de la chaîne, qui paieront. Comme toujours quand il est question de taxe.
Si on avait voulu vraiment touché aux banques, aux assureurs, on aurait hausser leur impôt qui est calculé sur le profit net et qui touche alors les actionnaires, les riches.. La taxe , éventuellement, est en totalité défrayée par le consommateur. Par vous et moi et personne d’autre.
Nous nous faisons avoir royalement et il y aura des imbéciles pour applaudir cette escroquerie.

Vous avez raison M. Ricard quand vous dites que les compagnies vont refiler la hausse de taxe à leurs clients.

Toutefois, je m’explique mal pourquoi vous pensez que ce serait différent pour une augmentation de leur impôts.

(desole pour l’absence d’accent) Ce que vous dites est vrai pour les produits qui n’ont pas de substitut (comme l’essence) et les marches qui ne sont pas competitifs. En effet, si les compagnies (en general) ne font que « refiler la facture », alors les prix augmentent et suivant la loi de la demande : les ventes egalement vont diminuer (de toutes facons, l’assiette de depenses des consommateurs reste la meme, s’ils payent davantage pour acheter la meme quantite d’un produit, alors ils ont moins d’argent pour acheter autre chose, quelqu’un quelque part fait moins de ventes, meme si le consommateur s’endette davantage pour compenser).

S’il y a moins de ventes, alors les profits devront forcement diminuer (ceteris paribus) et meme la marge de profit peut etre affectee (dependemment des couts fixes de production). Tout ca pour dire que sur un marche competitif, les entreprises ne peuvent pas automatiquement refiler 100% de la facture et esperer maintenir leurs profits, ils devront s’ajuster.

D’ou l’importance d’arreter de faire semblant que nos marches sont tous competitifs parce qu’on vit dans un monde fondamentalement capitaliste.