Pont Maurice-Richard : quatre (meilleures) idées pour les conservateurs

On a beau essayer de se remonter le moral en se disant qu’on a sans doute échappé de justesse à un pont Tim-Horton, rien n’y fait. L’idée fait l’unanimité contre elle.

Don Cherry (Photo: Steve Russell/Toronto Star/Getty Images)
Don Cherry (Photo: Steve Russell/Toronto Star/Getty Images)

Politique
Toujours à l’affût de la plus mauvaise idée possible pour le pont Champlain, le gouvernement conservateur voudrait baptiser sa nouvelle incarnation le pont Maurice-Richard.

Je ne vous ferai pas ici une démonstration de l’importance de conserver le nom de Champlain, même si Samuel n’a jamais déménagé un «frigidaire» avant d’aller gagner une coupe Stanley avec pas de casque. L’ensemble des chroniqueurs et des blogueurs l’ont déjà fait depuis lundi.

On a beau essayer de se remonter le moral en se disant qu’on a sans doute échappé de justesse à un pont Tim-Horton, rien n’y fait. L’idée fait à ce point l’unanimité contre elle que plus d’un a commencé sa journée avec la mauvaise surprise d’être complètement d’accord avec Lysiane Gagnon. Ça réveille.

Idéalement, donc, on garderait le nom de pont Champlain. C’est clair. Cependant, on connaît notre gouvernement conservateur, et il est un peu comme un gars qui essaie d’expliquer à une femme qu’elle adore se faire lancer des «compliments» dans la rue : il est souvent convaincu qu’il sait mieux que le Québec ce que le Québec veut.

J’ai donc envie de proposer au ministre Denis Lebel et à Stephen Harper quelques portes de sortie dans cette affaire.

Idée 1 : réviser l’histoire

Le gouvernement conservateur a toujours aimé interpréter l’histoire, quitte à tordre la réalité, pour en faire un beau récit qui sert ses fins politiques.

Ainsi, si la guerre de 1812 a pu devenir l’élément fondateur du Canada, Maurice Richard pourrait bien avoir patiné sur l’océan et le fleuve pour venir fonder la Nouvelle-France dans le temps où les six équipes originales jouaient contre les Iroquois.

Idée 2 : honorer un hockeyeur, sans changer le nom du pont

Denis Lebel tient absolument à honorer un joueur de hockey ? Qu’il honore Adam de Champlain, vaillant jeune joueur de 20 ans né à Lloydminster, en Alberta, et qui joue présentement pour le Kodiak de Camrose.

Je ne sais pas qui c’est, je ne sais pas s’il est bon, mais depuis que Pierre Elliott Trudeau a un aéroport à son nom, les critères pour faire partie de la toponymie au Québec ne sont plus si élevés.

Ce que je sais, c’est qu’il nous assurerait que ça s’appelle encore le pont Champlain.

Idée 3 : un pont Davin-et-Félix

Avez-vous lu la chronique de Patrick Lagacé de ce lundi, sur les jeunes porte-drapeaux du Canadien de Montréal ? Non ? Allez-y, et revenez me dire que vous vous opposeriez à un pont Davin-et-Félix.

Ils sont ADORABLES !

Idée 4 : cesser d’écouter les focus groups et changer d’idée

L’article de Denis Lessard, de La Presse, l’évoquait déjà. Le billet de blogue d’Alec Castonguay le répète :

Le gouvernement fédéral a fait quelques sondages en plus de consulter des groupes de discussion, et il en est venu à la conclusion que le nom de Maurice Richard est le plus populaire. Sans blague.

Des sondages et des groupes de discussion. Ce que les spécialistes appellent des focus groups et que j’appelle «la raison d’à peu près tout ce qui marche mal dans le monde».

Vous savez qui adore les focus groups ? Les publicitaires et les producteurs de films. Constat : les publicités sont généralement des insultes à l’intelligence, et on ne fait plus que des remakes au cinéma.

Quand vient le temps de décider qui mérite d’être honoré ou pas, la sagesse des foules est un mythe. Demandez aux Britanniques quel est le meilleur disque jamais sorti de leur pays et ils vous répondront… un album d’Oasis.

Plus près de chez nous, en 2004, la CBC demandait aux Canadiens de les aider à trouver The Greatest Canadian. Pas moins de 11 hockeyeurs se sont retrouvés dans le top 100, Maurice Richard se plaçant en 23e position. Qui s’était retrouvé en 7e place, devant Alexander Graham Bell, John A. Macdonald et Wayne Gretzky ? Don Cherry. Pendant un temps, on a même eu peur qu’il arrive en première place.

Don Cherry. Le plus greatest Canadian.

Don. Cherry.

Tout ça pour dire que si on demande à une foule qui mérite le plus un pont à son nom, la personne qu’on a déjà vue à la télévision a une longueur d’avance sur les autres. Surtout si c’est un joueur de hockey.

Chers politiciens : quand on parle de baptiser le pont le plus important au Canada, on s’attend à un peu plus de vision qu’une question du jour de MétéoMédia.

meteo-media

Au minimum.

* * *

À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web et ex-chroniqueur musique à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue sur la politique avec un regard humoristique depuis 2014. Il a aussi participé à de nombreux projets radio, dont Bande à part (à Radio-Canada) et Dans le champ lexical (à CIBL). On peut l’entendre régulièrement à La soirée est encore jeune, et le suivre sur Twitter : @OursMathieu

 

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«Vous savez qui adore les focus groups ? Les publicitaires et les producteurs de films. Constat : les publicités sont généralement des insultes à l’intelligence, et on ne fait plus que des remakes au cinéma.»

Le fait est que les focus groups existent depuis longtemps et que leur principal défaut – surtout si on a l’idée saugrenue de les appliquer en matière de culture et d’œuvres de fiction – est que les gens vont toujours réclamer ce qu’ils connaissent déjà.

Saviez-vous qu’avant de lancer Astérix, à l’aube des années soixante, il y avait eu « focus group » ? Les gens ont répondu qu’ils voulaient le grand guerrier roux comme héros et le petit nabot comme faire-valoir (sidekick). Les auteurs Goscinny et Uderzo ont décidé de faire exactement l’inverse, JUSTEMENT PARCE QUE ÇA N’AVAIT PAS ÉTÉ FAIT. And the rest, as they say, is history: plusieurs centaines de millions d’exemplaires vendus plus tard.

Quant au pont, pourquoi tenez-vous absolument à ce qu’il ait un nom ? Moi je suis pour PONT SANS-NOM-NO-NAME BRIDGE, et voilà ! Ça fait mystérieux, ce qui pourrait plaire aux touristes. « Mais pourquoi le pont est-il sans nom? », demande, inquiet, le visiteur chinois/italien/sénégalais. Et c’est en répondant que nous devons nous montrer « promotionnels » (pour vendre la ville). « On ne sait plus très bien. Certains affirment que… Tandis que d’autres, au contraire, avancent plutôt que… Mais un beau-frère à moi qui connaît quelqu’un de haut placé au ministère des Transports explique pour sa part que… »

Tant qu’à moi, à prix égal ou plus avantageux, je coisi toujours la marque CP à la place de SN.
Et donc j’opterai pour le pont CP (Choix du Président).
C’est Maxi (entre autres) qui sera content!

Qu’on en parle en bien qu’on en parle en mal l’important c’est qu’on en parle.

PKP l’a compris et il semblerait que Stephen Harper également..

Taper sur Stephen Harper alors qu’il suggère le nom d’une idole sportive québécoise en lieu et place de Champlain, c’est plutôt délicat..

Vers quoi penchera la plèbe?? Cette plèbe grossièrement manipulée pour une énième fois dans l’Histoire québécoise par une élite nationaliste mais qui n’était jamais aussi loin dans son délire… transgresser les règles démocratiques en utilisant un Magnat de presse en désespoir de cause.. .

Il ne faut pas avoir peur de le dire.. le PQ verse dans le populisme pas à peu près avec le couple PKP/Snyder.. ce couple élu pour nous conduire à la Terre promise!!… La bague de fiançailles, le mariage en même temps que le couronnement, utilisation des enfants et une couverture médiatique démesurée..

C’est tellement vulgaire! ce nivellement par le bas d’une société qui se veut distincte.. Le « Me » « Myself » and « I » de PKP/Julie.. On les aime!

Je regrette mais ce n’est pas l’idée que je me fais d’un Québec fort! Vive le Canada!

Harper se joue des intellectuels en ce moment. Dans ce Québec qui lui est gardé fermé à double tour il a trouvé le moyen d’attirer le focus sur son parti.. lequel pendant cette distraction courtise les jeunes familles québécoises..

Je parie que le 9 décembre prochain, la ballon va se dégonfler et Harper concédera à la majorité la pérennité du nom de Champlain pour leur pont..

«Cette plèbe grossièrement manipulée (…) par une élite nationaliste… »

Oui, mais laquelle ? Les ahuris du Canada ou les ahuris du Québec ?

Vous savez l’élite nationaliste qui carbure aux doctrines groulxiennes..

Ce cher Groulx qui tenait un discours dithyrambique pour amadouer les bons cultivateurs, ce « peuple élu » alors qu’il réservait l’instruction à un groupe de privilégiés s’assurant la main mise sur ces esprits captifs de leur ignorance.

Vous savez cette élite nationaliste qui se regénére de génération en génération par les bons soins des professeurs de l’UQAM.

Vous savez ceux qui savent qu’eux ils savent!!

«L’élite nationaliste qui carbure aux doctrines groulxiennes.»

Je vois. Mais me voilà parti !

Tous deux produits des années trente, le jeune Pierre Elliott Trudeau (*) et le moins jeune Lionel Groulx croyaient tous les deux, à cette époque, aux délirantes théories du sang (comme dans « sang français » ou « English blood »).

Bien sûr, on peut mettre ça sur le compte de ce qu’on appelle « l’esprit des années trente » (comme disaient Fruttero et Lucentini: « Cette décennie profondément marquée au coin de l’imbécillité »), mais il y a aussi des limites à dissoudre les responsabilités sous prétexte que l’époque était malade.

Le racisme au sens le plus strict, c’est le déterminisme biologique, appelé aussi déterminisme racial, et dont la périphrase « théories du sang » est un synonyme. Vous, ce qui vous intéresse, c’est d’en trouver chez Lionel Groulx mais pas chez Trudeau. Ce qui intéresse les séparatistes, c’est d’en trouver chez Trudeau mais pas chez Lionel Groulx. Moi ce qui m’intéresse, c’est d’en trouver à la fois chez Groulx et chez Trudeau, de le trouver partout où il se trouve, que ce soit: en version fédéraliste ou en version séparatiste, en français ou en anglais, à gauche ou à droite (exemple pour ce dernier cas: le romancier d’extrême-droite Louis-Ferdinand Céline et le dramaturge de gauche George Bernard Shaw étaient tous les deux des fans FINIS de Vacher de Lapouge et son « anthroposociologie », une dangereuse théorie des races typique des années trente).

(*) Extrait du journal du jeune Trudeau cité (avec une inconscience ahurissante) par son thuriféraire John English dans Citizen of the World: the Life of Pierre Elliot Trudeau (vol 1):

« I am proud of my English blood, which comes from my mother. At least it tempers my boiling French blood. It leaves me calmer and more insightful and perspicacious. »
(si j’ai bien compris la chronologie, en 1939 ou 1940).

L’erreur que l’on commet souvent au sujet du racisme, c’est de le voir essentiellement dans l’expression d’un sentiment de supériorité – ici le fait d’être anglais qui rendrait « plus perspicace » (!) et on envers bien connu « the French are too emotional » – alors que ce genre de complexe de supériorité est de tous les temps et de tous les peuples. Comme dit Ernesto De Martino – le seul anthropologue en qui j’ai confiance même après la Seconde Guerre mondiale – le fameux « ethnocentrisme » est la chose la mieux répartie au monde.

La question du racisme au vrai sens du terme – et donc au sens le plus dangereux – tient en réalité au fait de prendre les peuples, faits culturels et historiques que chacun devient de son vivant, pour des faits de sang, autrement dit pour des races, pour quelque chose qu’on serait déjà à la naissance, comme dans « my English blood » et « my French blood » chez le jeune Trudeau, car le malheureux se prenait manifestement se prend pour un prétendu « mélange de sangs ». Le fait d’être canadien-anglais, canadien-français ou les deux n’est aucunement transmis par le sang. Il découle au contraire du fait qu’il y a ici deux lingua franca ou langues véhiculaires, et non à ces abracadabrantes sornettes qui prennent le fait anglais ou le fait français pour des faits naturels-biologiques héréditaires (comme dans « ascendance », « descent », « lineage », « ancestry », « bloodlines », autant d’euphémismes de race). Les années trente étaient hélas saturées de ces dangereuses sornettes, que l’antifasciste historique Giuseppe Antonio Borgese (libéral) appelle dans son ‘Goliath’: « Les superstitions biologiques ».

Près de soixante ans après l’extrait de son journal que j’ai cité, voici une entrevue de Pierre Elliott Trudeau à Cité libre (janvier-février 1997) : «Je ne veux pas parler de deux nations, mais de deux langues. Pour moi, la langue est un instrument de communication que l’on peut acquérir avec un certain entraînement. Par contre, les liens du sang ou la « culture ancestrale » ne peuvent pas s’apprendre.»

La croyance que les peuples seraient soi-disant unis par de prétendus « liens du sang qui ne peuvent pas s’apprendre » (infranchissables) plutôt que par les influences culturelles (franchissables), c’est précisément cela qu’on appelle le racisme, qui isole irrémédiablement les peuples les uns des autres dans une impossibilité PHYSIQUE de se comprendre. Et ici, je vais même faire contribuer le vieux Lionel Groulx, qui en 1971, dans on autobiographie, semble être revenu (seulement en partie mais ça suffit pour mes besoins) de ce qu’il pensait dans les années trente:

«J’avoue avoir trop usé du vocabulaire ou de la terminologie de mon temps. Les expressions race, nation, peuple, n’avaient pas le sens précis d’aujourd’hui… Jamais, néanmoins, ne m’était-il venu à l’esprit de parler de race fondée uniquement sur le sang, à la façon animale ou biologique. Encore qu’en la notion, je fisse entrer quelque part l’hérédité…»

Il reste mélangé dans sa fête (« encore qu’en la notion, je fisse entrer quelque part l’hérédité »), mais suffisamment lucide pour décrire le racisme, qui consiste à transformer les peuples en races « à la façon animale ou biologique », comme s’il existait entre des canadiens-anglais et des canadiens-anglais (pour en rester à ces deux exemples) le même genre de différence PHYSIQUE, HÉRÉDITAIRE et FIXE qu’il y a entre des loups et des renards.

Or comme disait l’antifasciste historique Natalia Ginzburg, du Parti d’Action (gauche mazzinienne non marxiste): « Notre génération est une génération d’hommes. Notre génération n’est pas une génération de renards et de loups. »

Madame Beaulieu, dans votre sagesse à relier PKP et le PQ à la polimyque du pont CHAMPLAIN et àtous les malheurs, il vous en est arrivé d’en oublier.
Vous le savez très bien que la pandémie d’Ébola, la création du groupe l’État Islamique, les cruauté du groupe Boko Haram et la destruction de la Bande de Gaza ne tous, parait-il, que des complots de ce vilain PKP et du PQ.
Franchement ! Tous ces liens sont comme les vôtre : sans rapport.

Oui mais attention, pardessus ceux qui savent, madame Beaulieu sait encore plus!
Mais Où est donc François 1 pour en remettre en adaptant lui aussi sa cassette au sujet?

Peut-être s’inquiète-t-on pour rien. Quand le pont va commencer à prendre forme, M. Harper pourrait n’être plus premier ministre, et l’impayable Lebel ânonner au Club des Ex. (Son collègue de Roberval, M. Couillard, pourrait entretemps lui glisser un mot.
Si M. Harper, grand amateur de beignes et historien du hockey veut vraiment déboulonner des Pères du pays, il pourrait changer le nom du pont Macdonald Cartier, en face du Parlement, en pont Tim Horton.
Jean Paré

Le plus désolant c’est l’apathie de nos dirigeants politique québécois : Les Couillard et Codère qui au lieu de s’opposer fermement à cette idée saugrenue du gouvernement Harper, demeurent indifférents devant intention du gouvernement fédéral. Ce qu’il faut retenir et plusieurs chroniqueurs le soulignent aujourd’hui c’est que cette attitude des Harper, Lebel, Couillard et Codère dénote un manque flagrant de culture de leur part et un manque de respect des québécois.

Ne pas déchirer sa chemise pour la galerie devant le fait de nommer un pont du nom de l’une de nos figures emblématiques québécoises modernes est « un manque flagrant de culture de leur part et un manque de respect des québécois » (sic)?

Avant hier, si vous aviez demandé à 1,000 Québécois qui était Champlain, la très vaste majorité d’entre-eux vous aurait répondu « un pont »…

Vous devriez remercier nos Conservateurs pour avoir enfin permis aux cancres québécois d’enfin savoir d’où originait le nom du pont.

Majesté,
Et vous le saviez-vous qui a été Samuel de Champlain ?

Avec mon age, quand j’étais à l’école primaire on nous enseignait
l’Histoire du CANADA.
Et Jacques Cartier en était le découvreur ( 1534 ),
Samuel de Champlain le fondateur de la première colonie ( 1608 ).

Dans l’histoire du CANADA, des conservateurs de Stephen Harper
l’élément fondateur du pays est la guerre de 1812 contre une tentative d’invasion
de la part d’Américains nouvellement indépendants.
Les conservateurs en ont faits des capsules télé que vous avez sûrement écouté
avec admiration.

Bref, un oubli de plus de 200 ans où visiblement il ne s’est rien produit
digne de mention et pendant lesquels personne ne s’est distingué.

Évidemment! Ces 200 ans furent les années de la Nouvelle-France que les conservateurs préféreraient ignorer le plus possible car ces maudits Français-Canayens-Indiens ont donné une sainte frousse aux Anglais de Nouvelle-Angleterre – ils appellent la guerre de 7 ans entre la France et l’Angleterre en Amérique la « French and Indian War »… Alors oui, la Nouvelle France est un mauvais souvenir pour eux et Champlain en est un des principaux artisans! Vaut mieux passer ça sous silence, n’est-ce pas?

Samuel de Champlain a « marié » Hélène Boullé alors qu’elle n’avait pas encore douze (12) ans…

Il y a un nom pour ce genre de chose et non, ce n’est pas « pont »…

Samuel Champlain épouse Hélène Boullé, une jeune fille de douze ans, dont le père est huissier à la cour et «secrétaire de la chambre du roi». À cause du bas âge de « l’épousée », le contrat de mariage stipule que la cohabitation des époux est remise à deux ans plus tard, mais Champlain touche dès la signature 4 500 des 6 000 livres de dot, une somme qui lui assure une sécurité financièren sans ruiner sa belle-famille.
C’est sûr qu’au XXI siècle la chose serait choquante, mais sur le continent européen de l’époque la chose était courante.
Les alliances dynastiques des royaumes de l’époque en comptent des centaines, sinon des miliers.

Vous même François I avez épousé dame Claude de France par ordre testamentaire de Louis XII afin que par la lois salique survive la dynastie des Valois-Angoulême ( pas exactement une histoire romantique ).
Parce qu’à cette époque les filles ne pouvaient pas devenir reine régnante, seulement reine consort ( bref sans aucun pouvoir ).
Ce mariage lui a été imposé alors que dame Claude de France avait 15 ans.
Malgré tout, François I deviendra un très grand roi honoré à juste titre.

C’est comme ça que ça se passait dans le bon vieux temps

@ Pierre Grégoire le 5 novembre 2014 à 16 h 51 min:

Champlain avait entre 30 et 43 ans lorsqu’il a épousé une fille pré-pubère de 11 ans…

Et vous voulez renommer un autre pont en « honneur » de ça???

HONTE sur vous!!!

Oui mais Couillard est docteur et il parle l’anglais! Plus que jamais c’est important de savoir parler plus d’une langue, mais surtout l’anglais, car tout le monde devrait savoir que le français n’est qu’une langue très locale qui n’ira jamais nul part.
Et puis, l’anglais c’est la langue de ceux qui aussi gentiment et généreusement, nous donnent des jobs. Il faut les respecter et en être reconnaissant. Si non….si non? Ben pu de job pour ceux qui refusent de parler l’anglais.
C’est ça « LA » culture la plus importante, celle qui nous fait manger!

C’est à peu près le discours qu’avait une de mes grandes tantes morte à 99 ans passée, et née vers 1885.
C’était aussi à l’époque ou les enfants faisaient ce qu’on leur dit sans répliquer et surtout sans jamais refuser. Ici chaque fois que ma tante nous recevait, elle sortait ses biscuitsà la guimauve de toutes les couleurs recouverts de coconuts…dont il fallait en manger autant qu’elle en offrait sous peine de se faire dire que l’on manque de goût et qu’il est très impoli de refuser…. Et à chaque fois j’étais malade…

Elle m’a surtout convaincu de travailler pour l’adoption de la loi 101.
En 2014, quand j’y pense, si je me laissais aller à mes sentiments les plus profonds et si j’en avais le pouvoir, il serait criminel de parler l’anglais en territoire Québécois!
L’anglais et le coconut ne me rappellent que de très mauvais souvenirs!

Et la culture aux Harper et cie!
Ils sont anglophones ou francophones ultra reconnaissant envers les anglophones.
Ils sont comme le coconut!

La petite communauté de Lloydminster a une particularité, c’est qu’elle est à cheval sur deux provinces ; l’Alberta et la Saskatchewan, les deux tiers des habitants de cette localité vivent sur le côté Albertain, toutefois l’hôpital de la ville est bien situé en Saskatchewan, considérant que les services de maternité sont pourvus en territoire Saskatchewannais, je conjecture qu’Adam de Champlain est né en Saskatchewan et non en Alberta.

J’en conclus que les informations de la LNH sont dans ce cas approximatives. Ce qui est absolument épouvantable. Tout le monde certainement en conviendra ! Et il fallait au bénéfice des lecteurs de L’actualité, absolument corriger cet égarement, sur le champ….

À noter d’ailleurs que ce genre d’égarement propre à la LNH, s’applique aussi au cas de Samuel de Champlain. Communément, on le dit né à Brouage (Charente-Maritime), mais pratiquement on a découvert en 2012, un acte de baptême le concernant qui est établi à La Rochelle. Aussi y a-t-il pour Samuel comme pour Adam de Champlain, comme… une incertitude sur le lieu très précisément de leurs naissances respectives.

Dans cette perspective, je considère que le nom donné au futur Pont fédéral sur le Saint-Laurent devrait être un enjeu électoral pour tout le Canada autrement plus important que celui du fractionnement (des revenus) notamment.

Champlain lui-même se disait de Brouage car il y a été élevé et il serait vraisemblablement issu d’une famille protestante et n’aurait donc pas été baptisé lors de sa naissance dans une église catholique. D’ailleurs les archives de l’église catholique de Brouage ont été endommagés par la suite et c’était une époque où le Protestantisme était plutôt mal vu par les autorités… Il est donc possible qu’il ait été baptisé comme « converti ».

@ Pierre,

En fait l’acte de baptême découvert en 2012, est un acte de baptême protestant, qui a été établi par le temple de Saint-Yon à La Rochelle le 13 août 1574 ; à cet effet, le nom du père n’est pas Champlain mais Chapeleau. Aussi le protestantisme des parents de Champlain serait dans ce cas vraisemblable.

Ce document n’indique pas le lieu précis de la naissance de l’enfant. Je ne suis pas certain qu’il y eût à cet époque de temple protestant à Brouage, toutefois il semblerait qu’il y eût à tout le moins un pasteur ; de telle sorte qu’il aurait pu être né à un endroit et baptisé ailleurs. Cependant, si Champlain (Chapeleau) était bien né à Brouage, la logique aurait été qu’il ait plutôt été baptisé à Rochefort, plus proche de Brouage que ne l’est La Rochelle.

Aussi l’hypothèse suivant laquelle Champlain serait plutôt né à La Rochelle, serait selon moi plausible. On n’a toutefois actuellement pour seule certitude que le dénommé Chapeleau avait bien un fils prénommé Samuel et qu’il avait épousé une certaine « M » Le Roy. La mère de Champlain se nommait Marguerite Le Roy.

Ceci n’atteste pas « hors de tous doutes » qu’il s’agisse bien de l’acte de baptême de Samuel de Champlain. Cette hypothèse doit cependant d’après moi, être considérée.

Le nouveau Pont Champlain devrait s’appeler, lorsqu’il sera construit, « Pont Samuel de Champlain », pour honorer l’homme qui a construit la Nouvelle – France qui deviendra le Canada.

Pour Maurice Richard, trouvons un lieu festif et/ou sportif qui nous rappelle ses jeux magnifiques.

Souhaitons que nos élu-e-s se lèvent et se tiennent debout.
Ne mêlons pas tout, s.v.p.

«Pour Maurice Richard, trouvons un lieu festif et/ou sportif qui nous rappelle ses jeux magnifiques.»

Ce lieu existe déjà: c’est l’aréna Maurice-Richard, à Montréal.

C’est tout simplement au nombre des pilules qu’il faut sagement apprendre à avaler après avoir choisi de se laisser gouverner de l’étranger. Je ne vois pas c’est quoi la grosse affaire!

Petit, lors d’un voyage à Montréal avec les Cadets de l’air, j’avais aperçu l’inscription Bridge sur un pont de traverse de piétons. Revenu à la maison, j’avais raconté à ma mère que j’avais vu le pont Bridge à Montréal. Ma mère avait bien ri !

Pourquoi pas le pont Jacques Demers, en plus d’avoir dirigé le canayen, d’avoir peu d’instruction, sans savoir lire et écrire couramment, en plus et malgré cela, il est devenu sénateur d’Ottawa ou à Ottawa!

Ou encore le pont Google pour rejoindre les jeunes pitonneux…et les moins jeunes aussi?

Pourquoi pas faire un genre d’émission pont-académie, qui à chaque année, pour une période d’un an proclamerait le nom du pont au nom du gagnant?

Ou encore le pont sans nom, mais qui varierait selon chacun sur son ti-phone, qui en entrant son mot de passe pour autoriser le paiement du droit de passage, serait alors immédiatement reconnu. Ainsi à chaque utilisation, la pomme serait contente de collecter des droits, qu’elle s’empressait d’envoyer dans des paradis fiscaux, sans que quiconque ne s’en plaigne!

Ou encore, vendre les droits d’avoir le nom à son nom d’entreprise pour une période de temps….comme pour les amphithéâtres… Ainsi une compagnie de pétrole pourrait acheter ses droits. Et puis collecter des subventions d’Ottawa pour compenser!
La boucle serait ainsi boucler de l’entrée du golfe avec l’exploitation des gaz de chit à Anticosti, puis un port pour exporter le pétrole pour enrichir l’ouest du pays un peu plus haut à Cacouna, puis la coke de la pire espèce, les pires résidus des sables bitumineux que l’on utilisera pour la cimenterie de Port Daniel à gros frais payés à même nos taxes et nos impôts Québécois alors que tout le monde le sait, Couiteu itout, le Québec n’a pas d’argent, enfin pas pour le monde, et le couronnement se ferait alors avec ce pont si majestueux. Sans aucun doute inauguré par nos premiers ministres Harper et Couillard, en anglais seulement pour ce dernier, ça va de soit, puisque la majorité des canadiens sont anglophones et que la planète est anglophone…si on ne tient pas compte des ti-Chinois et des Indiens…si non on serait obligé d’admettre que la planète en ce sens est au mandarin!

Mon nom préféré qui nous resterait en mémoire pour des générations ou nous rappellerait ainsi ce ….gouvernement, serait le pont Stéphen Bitumineux Harper! Ça pourrait devenir en même temps un nouveau symbole, le SBH. Lorsqu’on voudrait décrire le pire, le plus polluant et le plus sale en tout, on aurait qu’à dire: le, ce, se SBH est disparut il y a longtemps…mais ce n’est pas demain la veille que l’on pourra faire cette affirmation!

Je vous souhaite un bon SBH!

Remplacer Samuel de Champlain par une vedette du hockey, c’est faire un effort de plus pour enterrer l’histoire et nous faire oublier nos origines.

Nous savons tous que Maurice Richard était très mal rémunéré! De ce fait, je suis insulté qu’on associe le nom de Maurice Richard à un pont payant. Si notre ami Stephen verse l’argent du péage dans un Fond-Maurice-Richard qui serait pour combattre les coups vicieux au hockey, là je pencherait pour refaire l’Histoire et honorer sa mémoire!!!

Pas besoin d’argent pour combattre les coups vicieux au hockey, juste d’appliquer la loi, la même pour tous et partout. Un coup vicieux avec un hockey est une agression armée et dépendamment des circonstances: dans le but de blesser et/ou de tuer. Pas besoin de grandes réflexions de société pour cela!

je trouve cela déplorable que de choisir comme nom, celui de Maurice Richard. Bon! il a été un bon joueur de hockey et oui il a été aimé par ceux qui aimaient le sport qui est le hockey, mais ce n’est pas le bout du monde. Il faisait du sport un point c’est tout!!! Il n’a rien fait de plus….il n’a pas découvert quelque chose ou révolutionné le monde, il n’a rien fait de plus que de faire ce qu’il aimait le plus tout en travaillant, et il a été adulé par tout les canadiens.