Porter la croix?

 

 

Que serait une campagne électorale sans une controverse quelconque sur la question des accommodements dits raisonnables?

Eh bien, en voilà une. Cette fois-ci, elle arrive courtoisie du Parti québécois.

Alors que Pauline Marois, encore sur le thème de l’«identité», reprenait son engagement de faire adopter une «charte de la laïcité», on rapportait que sa candidate Djemila Benhabib annonçait son intention de tenter de convaincre le caucus péquiste, de l’intérieur, de la sagesse de retirer le crucifix du Salon bleu de l’Assemblée nationale. Bien sûr,  si le PQ venait à prendre le pouvoir.

Ce qui, de manière tout à fait prévisible, obligea la chef péquiste à réitérer le refus de son parti de poser ce geste. Et ce, pour cause de respect du passé, du patrimoine, de l’identité québécoise, de son histoire, etc..

En fait, Mme Benhabib, en tant que candidate, dit se rallier à la position du PQ parce que dans le court terme, elle dit considérer l’adoption d’une charte de la laïcité nettement plus urgente que celle de régler le cas du crucifix de l’Assemblée nationale.

Ici, elle avance que ce débat n’est  pas prioritaire pour elle. Au contraire. Ce mardi, en entrevue au 98.5FM, la candidate disait qu’elle se ralliait à la position du PQ sur les accommodements raisonnables – incluant sur le crucifix à l’Assemblée nationale.

En réaction aux dires de Mme Benhabib – intellectuelle renommée pour ses prises de position anti-intégriste, auteure et candidate péquiste dans le comté de Trois-Rivières – le maire de Saguenay, Jean Tremblay, y est allé de remarques aux relents xénophobes contre les origines algériennes de la candidate.

Connu pour son militantisme catholique à tous crins et ce, jusque dans la salle du conseil de sa ville, en entrevue avec Paul Arcand au 98.5FM, M. Tremblay lançait ceci:

Ce qui me choque, ce matin, c’est de voir que nous, les mous, les Canadiens français, on va se faire dicter comment se comporter, comment respecter notre culture par une personne qui arrive d’Algérie, et on n’est même pas capable de prononcer son nom.

La chef péquiste n’a donc eu d’autre choix que de demander des excuses au maire Tremblay. Mais ne retenons pas notre souffle pour autant…

Même le maire de Trois-Rivières s’est joint à la controverse…

Cela étant dit, si toute cette question est loin, très loin, d’être un enjeu majeur de la campagne – ça ressemble en fait bien plus à un bruit de fond -, il reste néanmoins deux choses:

1) Même si, en 2010, Jean Charest s’engageait à régler, une fois pour toutes, la question dite des accommodements raisonnables et de la laïcité de l’État, dans les faits, rien, ou si peu, n’a vraiment été fait par son gouvernement. La question est donc condamnée à refaire surface, ici et là, au gré de l’actualité.

2) Sur cette question bien précise de la présence du crucifix trônant confortablement au-dessus de la tête du président de l’Assemblée nationale, la confusion règne. Et continue de régner.

En tout respect pour les opposants de son retrait pour lesquels sa présence est un rappel historique qu’il faut préserver et un objet patrimonial incontournable, il faudrait peut-être rappeler la genèse de son installation.

Patrimoine ou rappel d’une propagande d’un autre âge?

En 1936, c’est Maurice Duplessis, alors nouveau premier ministre et chef de l’ultraconservatrice Union nationale, qui fit installer un crucifix directement au-dessus du siège du président de l’Assemblée. (Maintenant dans le Salon bleu, il était à l’époque au Salon rouge.)

Cherchant à se distinguer d’un Parti libéral moins enclin à chercher les faveurs de l’Église, Duplessis, au contraire, gouvernera main dans la main, pour ainsi dire, avec un haut-clergé catholique romain dont il élargira considérablement le pouvoir, les ressources et l’influence sur ses ouailles canadiennes-françaises, comme on disait à l’époque.

Au point où le gouvernement Duplessis et le clergé ont fini par se fondre l’un dans l’autre – politiquement parlant.

Le clergé en remerciera d’ailleurs amplement «le cheuf» Duplessis en se faisant lui-même auprès des électeurs – pardon, ses «fidèles» -, un propagandiste de premier ordre pour l’Union nationale.

Après tout, le ciel était bleu, et l’enfer était rouge…

Précisons, en passant, que la filiation politique conservatrice du clergé catholique était déjà établie au fédéral depuis le XIXe siècle.

Sous Duplessis, la «croix» et le «crucifix» sont carrément devenus des outils visuels de propagande pour l’Union nationale. Ce n’est donc pas un hasard si c’est Duplessis qui a fait installer en 1936 le crucifix à l’Assemblée nationale.

Bref, ce crucifix nous renvoie dans les faits à une époque où, au Québec, la visibilité et le pouvoir politique de la religion catholique étaient omniprésents. Et souvent, opprimants. Aucune séparation de l’État et de l’Église en ces temps-là…

Pas vraiment de quoi à faire dans la nostalgie du religieux dans l’espace civique québécois.

C’est pourquoi remettre ce crucifix à un grand musée québécois, tout en s’assurant d’en faire une pédagogie factuelle, serait nettement plus approprié. En  cela, il fait bel et bien partie de l’histoire du Québec.

Plus précisément encore, il fait partie de son histoire politique, de celle de l’Union nationale, de l’omniprésence du clergé catholique tout au long du règne de Maurice Duplessis et de son instrumentalisation politique par ce dernier.

En fait, de leur instrumentalisation mutuelle…

Mais dans l’Assemblée nationale d’aujourd’hui, a-t-il encore sa place?

Pas si la neutralité religieuse de l’État veut vraiment dire quelque chose.

***

(*) À lire sur le sujet: cet article de l’historien Jacques Rouillard sur l’historique très politique du crucifix de l’Assemblée nationale.

 

 

 

Les commentaires sont fermés.

« nous, les mous, les Canadiens français, on va se faire dicter comment se comporter »

Je suis pas Canadien Français. Mes grands-parents s’appelait comme ça. Moi je suis Québécois, je suis pas mou, et j’ai assez d’éducation pour savoir qu’un symbole religieux dans une salle de pouvoir démocratique c’est une mauvaise idée. Quand ben même la totalité de l’immigration était catholique, ça serait toujours pas une bonne idée.

Il faut respecter l’électorat catholique pratiquant chez tous les partis.

En fait, en dehors du récit exact sur l’installation du crucifix au parlement québécois par M.Duplessis, ce qui est juste de dire c’est que le patrimoine se trouve dans les bâtiments églises et dans les instruments du culte comme le calice qui sont liés directement à l’autel dans la cathédrale ou la basilique. Le patrimoine religieux se trouve dans les écrits ou livres des auteurs évêques ou prêtres, les chants religieux ou morceaux musicaux d’orgue.

Le patrimoine ne loge pas dans un crucifix instrumentalisé par l’Union Nationale. Cela prendra donc du temps pour que le crucifix de l’assemblée nationale se retrouve au Musée agrandi des beaux arts de Québec à Québec dans la section Histoire politique et religion!

Les partis ne toucheront pas à ce crucifix sous peine de dommages politiques. L’ironie c’est que des bulldozers ont détruits des cathédrales à Québec et Montréal que d’autres sont en péril de perte patrimoniale pendant qu’au parlement…

L’église Saint-Coeur-de-Marie de la Grande Allée (Québec) est une de ces églises fermées d’importance propriété d’un promoteur qui est menacée d’être rasée pour une tour à condo!

l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus dans le quartier Hochelaga Maisonneuve à Montréal autre église ou cathédrale menacée et fermée sans nouvelle vocation comme Saint-Coeur-de-Marie.

Le voilà le patrimoine réel artistique avec ses orgues, vitraux et tableaux aussi rien avoir avec un crucifix particulier.

Je me permets de donner ces deux liens sur ces églises en danger. Le patrimoine est aussi une question politique et là ces deux cas de menace au patrimoine en disent long sur le bilan médiocre du gouvernement libéral et de la ministre du silence Catherine Saint Pierre. Langue française à Montréal et Gatineau, patrimoine, etc.

http://journalmetro.com/actualites/montreal/114979/leglise-du-tres-saint-nom-de-jesus-parmi-les-sites-les-plus-menaces-du-pays/

http://www.quebechebdo.com/Actualites/2012-07-24/article-3038113/Eglise-Saint-C%26oeligur-de-Marie%3A-deux-poids,-deux-mesures/1

Le crucifix n’a pas sa place à l’Assemblée nationale, au salon du peuple québécois, depuis au moins 40 ans. Il devrait être remisé au musée de la civilisation et remplacé par cette devise: JE ME SOUVIENS! LIBERTÉ, ÉGALITÉ ET SOLIDARITÉ .

Quant au maire, Jean Tremblay, de la ville de Saguenay, liberull notoire, fédéraliste à tous crins, adepte de la domination politique du Rocanada sur le Québec, voila un exemple manifeste de xénophobe et d’esprit fermé chez cet apôtre du crucifix en toute osmose avec le sacerdoce du multiculturalisme exacerbé anglo-saxon, idéologie pouvant se pratiquer qu’en anglais, of course. Nous en sommes pas à une contradiction près dans ce pays rocambolesque de l’imaginaire “canadian”.

En toute logique, est-il surprenant de la part de fédos canayens-franças de vouloir le peuple québécois confiné à un statut politique colonial-provincial pour sauvegarder une place prépondérante au crucifix dans nos institutions publiques québécoises ? Il n’est pas plus surprenant chez ces fédos de préférer l’exclusion du Québec des tables internationales du concert des nations (ONU) pour le maintenir isolé du reste du monde et le tenir enfermé dans les ornières d’un carcan federal rocanadian soi-disant “canadian”; comment peut-on concevoir autrement chez les fédéralistes du Québec le pays québécois indépendant qu’un exemple de repli sur soi ? Ils sont l’incarnation même du peuple renonçant à une pleine émancipation de leur peuple dans une pleine ouverture du Québec sur le monde.

Nous avons au Québec, de grandes journalistes,
l’excellent texte de Josée Legault que je viens
de lire nous donne une solution bien intelligente
pour plaire àtous les Québeçois placer les croix
dans des musées avec l’histoire de chacune

Merci Josée Legault, merci Chantal Hébert, de toujours nous impressionés par vos écrits.

Andrée Phoénix-Baril

Dommage que la seule question soulevée touche cette croix à l’Assemblée Nationale. Cela fait l’affaire des libéraux car le thème est maintenant évacué et qu’il aurait été intéressant de discuter des accomodements et du contenu de la charte de la laicité, telle que proposé par le PQ.

Pour moi, cette histoire de croix ne sert qu’à mettre en évidence une contradiction entre la chef et une candidate, qui au demeurant, a du caractère. Elle affirmne qu’en toute logique, il faudrait l’enlever alors que le PQ veut la conserver pour des raisons historiques. Dans ce cas ci, c’est l’opportunisme qui l’emporte sur la logique.

Des fois, je doute moi-même du geste à poser. Faut-elle l’enlever au nom d’une nécessaire laicité des institutions publiques? Faut-elle la garder pour se rappeler que la religion a été notre ciment, notre refuge, notre façon à nous de conserver nos traditions? Peut-on faire un trait sur notre passé religieux au risque encore de nier un passé auquel il nous faut faire référence?

Ce dossier m’apparait en effet très mal ficelé.

D’une part, il y a contradiction entre ce crucifix et l’objectif même d’une Charte de laïcité: renforcer la séparation de l’église et de l’État.

D’autre part, en même temps que l’on affiche de façon ostentatoire un symbole religieux que l’on tient faussement pour représentatif d’un patrimoine identitaire, on introduit un biais à l’embauche des musulmanes pratiquantes que l’on ne justifie que par un déni d’humanité envers ses même femmes : elle sont incapable d’exprimer un libre choix, ni même d’affirmer le sens qu’elles donnent à leur propre tenue vestimentaire.

Finalement, tout cela n’est rien devant l’attaque frontale aux principes d’application des droits humains, dont le Québecc à toujous été solidaire et tels que réaffirmés par la déclaration de Vienne : universalité et indivisibilité.

Au contraire, le PQ prend le pas des régimes théocratique et use de relativisme culturel pour justifier une hiérarchisation des droits.

Si certains états jugent que les droits humains ne sont pas universels et affirment leur valeurs religieuses pour déclasser le droits des femmes; le PQ ne fait que renverser ce modèle délinquant en affirmant la valeur de l’égalité H/F pour déclasser le droit des minorité.

L’erreur fondamentale consistant à vouloir précipité un conflit de valeur, nourrit de différentialisme culturel, là où il y a en fait un conflit de droit.

Dans cet esprit, quel serait l’attitude d’un Québec souverain face au mouvement des droits humains ?

Et que répondrait-il aux théocraties qui prétendent que les droits humains sont relatifs à une culture et qu’en faire la promotion relève de l’impérialisme ?

Il répondrait sans doute :

– m’en parlé pas, on nous a déjà essayé de nous imposé des cours d’ECR totalement nocif pour la nation québécoise ?!?

Beau commentaire de Josée Legault, avec qui je suis rarement d’accord, Je me rallie à ce qu’elle écrit sur cette question du crucifix au-dessus du siège du président. Note: Josée écrit: « En 1936, c’est Maurice Duplessis, alors nouveau premier ministre et chef de l’ultraconservatrice Union nationale, qui fit installer un crucifix directement au-dessus du siège du président de l’Assemblée. (Maintenant dans le Salon bleu, il était à l’époque au Salon rouge.) ».

Ce n’est pas exact. Avant la Salon bleu, la salle du Parlement de Qué;bec était peinte en vert et même en 74-75-76, quand j’étais correspondant parlementaire, on parlait du « Salon vert ». Quant au Salon rouge, il a toujours été de cette couleur: c’étauit la salle du Conseil législatif aboli par l’Union nationale en 1969.

Si tout comme moi, vous vous infliger la souffrance de lire Richard Martineau ou d’écouter Jean La pie erre dans son Express 2012 en début et fin de journée et qu’en plus de ça vous écouter quelques minutes de radio-poubelle, vous savez que même si Mne Djemila Benhabib a nié catégoriquement 10 fois plutôt qu’une à Pierre Bruneau de TVA en fin d’après-midi avoir exigé le retrait du crucifix à l’Assemblée nationale, le peuple québécois n’a droit qu’à de l’information biaisée dans les grandes heures d’écoute.

Le crucifix à l’Assemblée nationale est un patrimoine culturel qui nous vient tout droit du chef de la “grande noirceur”, Maurice Duplessis.
De 1791 à 1936, il n’y avait aucun crucifix au parlement de Québec ni autre signe religieux.
Maurice Duplessis a fait un pacte avec le clergé d’alors et c’est pourquoi le crucifix était l’emblème de ce pacte “politique”.
Veut-on vraiment perpétuer cette alliance politico-religieuse?
Et comme toujours, Mme Marois est contre tout signe religieux dans les endroits publics mais il faut garder le crucifix à l’Assemblée nationale…pour honorer M. Duplessis.
Dieu que cette dame est fourbe.

Petite correction, le Salon bleu n’a jamais été rouge, il était vert, tradition britannique oblige. Le bleu s’est imposé avec la télédiffusion des débats.

Décidément, un rien sans faut pour mettre le feu dans la cabane de la petite politique québécoise!!!!!! Les médias accordent beaucoup trop d’importance à ces légèretés intellectuelles d’un autre siècle.

Où s’en va le Québec? Que sont devenues nos alliances stratégiques avec les autres peuples? Vers quelle économie de marché sont orientées nos perspectives de développement national? Que faisons-nous de l’éducation? Et de la santé? Pourquoi payer des sommes astronomiques à des spécialistes en santé alors que les conditions de travail des médecins de famille sont de plus en plus rabrouées?

Au diable le reste. Pénitences et ignorance brûlées à tout jamais dans les feux de leur enfer. Instruisons plutôt nos enfants à la culture du savoir et laissons M. le Maire du Saguenay récité son chapelet entre deux pensées probablement infâmes!!!!!

Allez hop à nos crayons…

Je suis québécois autant que le maire du Nord et le crucifix n,a plus sa place qen 2012 dans la maison du peuple,dehors les religions,Dieu déteste les religions.

Intéressant rappel historique de l’origine de ce crucifix. Historiquement, la religion catholique a fait bon ménage avec le pouvoir un peu partout dans le monde et fut un frein à l’épanouissement social et l’évolution des moeurs. Mais, je crois qu’en 2012, dans une société où l’identité est souvent mal défendue par les dirigeants (même nationalistes), il ne s’agit pas d’une priorité de le faire disparaître car plusieurs y verraient un signe de recul identitaire face à toutes les demandes d’accomodements raisonnables et aux décisions douteuses de plusieurs gestionnaires publics en cette matière. L’idée de la Charte m’apparait bonne et devrait constituer un pas nettement plus en avant que ce que Jean Charest a fait jusqu’à date… En attendant, personnellement, je vois ce crucifix comme une décoration… pas un enjeu majeur tant qu’il n’est pas accompagné de prière ou de salut.

La pauvre elle s’est mise le doigt dans l’engrenage et le reste risque d’y passer.

Est-ce que l’on va mettre les églises dans des musées?

Pour s’en sauver elle pourrait toujours réclamer que l’on ajoute une plaque en dessous de ce crucifix pour expliquer que:

« CET OBJET du patrimoine Québécois est un don de Maurice Duplessis du temps où les Québécois pratiquaient la religion. »

Le tout visible à la caméra.

Pour appliquer la laïcité, la droite veut que les francophones détruisent leur patrimoine en partie religieux avec lequel elle a fait mette les Québécois à genoux.

De plus elle insiste pour que les Québécois abandonne leur culture sous prétexte qu’il vient de la religion. L’arbre de Noël surtout commercial et provenant de l’Allemagne en est un bon exemple.

Plusieurs d’entre nous mordent à cet hameçon.

Pour ce qui est de l’enlèvement éventuel du crucifix qui trône à l’Assemblée nationale, j’hésite: sommes-nous prêts en tant que peuple quand on constate l’ampleur des privilèges encore consentis à l’Église catholique romaine sans égard à la fréquentation des églises, devenue quasi nulle: privilèges fiscaux, contrôle des programmes scolaires, entretien des lieux de culte aux frais de tous les contribuables, etc.

Par contre, je suis partisan de retirer de l’Assemblée nationale l’ensemble des calices et des tabernacles… ceux qui ont voté la loi 78.

De ce que j’ai compris des nouvelles à TVA avec Pierre Bruneau et Jean Lapierre, c’est que le PQ voudrait imposer la Charia au Québec ? Ai-je bien compris ? Ce à quoi s’opposerait le maire Tremblay, lui qui a toujours plaidé l’innocence. Et que vient faire l’humoriste Benhabib dans cette histoire ? Dieu que c’est compliqué. Vivement Anne-Marie Dussault, à l’autre canal, pour démêler toute cette histoire.

@Michel Héroux,Pierre Morin

Vous avez mal interprété cette expression :«(Maintenant dans le Salon bleu, il était à l’époque au Salon rouge.)» Cette expression ne signifie pas que le Salon bleu/vert était autrefois rouge. Elle mentionne que le crucifix est passé du Salon rouge au Salon bleu. Cependant l’article du Devoir semble la contredire. En effet Jacques Rouillard nous affirme de façon un peu maladroite qu’il y aurait eu 2 crucifix et que celui du Salon rouge aurait disparu. « C’est le gouvernement de l’Union nationale de Maurice Duplessis qui a décidé d’apposer le crucifix au-dessus du trône du président de la Chambre à la première session du gouvernement qui venait tout juste d’être élu, en octobre 1936. Il a aussi été posé au Salon rouge au-dessus du siège du président du Conseil législatif (salle maintenant réservée aux délibérations des comités de l’Assemblée nationale; le crucifix n’y apparaît plus). »

@ François Ricard #11

« De 1791 à 1936, il n’y avait aucun crucifix au parlement de Québec ni autre signe religieux. » Je vous recommande de lire cet article tiré de cap Diamant par Gilles Gallichan. Vous apprendrez que l’Hôtel du Parlement est rempli de symboles religieux même par son orientation. http://id.erudit.org/iderudit/6882ac

La disparition ou la pérennité du crucifix trônant à la chambre des députés sont-elles vraiment importantes ?

En désespoir de cause, arguer d’une » tradition historique « , d’un » patrimoine national à sauvegarder « , argument repris par la parti politique le plus anti-clérical du Québec, n’est-ce pas tout simplement se foutre du monde ?
Car en fait, qu’elle est la véritable question ? Qu’elle serait la véritable – et la seule – légitimité de cet acte ? La réponse est la suivante, et si elle s’inscrit sous la forme d’une question, nous connaissons tous déjà la question ? Le Québec est-il encore humaniste ? La réponse est bien évidemment non.

Des législatures qui saccagent et sabordent un peuple, une histoire, une société mais surtout qui rejettent délibérement le socle humaniste qui fut celui de nos ancêtres depuis plus de 2000 ans ont-elles encore un intérêt à garder au-dessus de leurs têtes le symbole de ce même humanisme chrétien ? La réponse est évidement non.

Ainsi, qu’on arrête de nous prendre pour des idiots et qu’ils prennent une fois pour toutes leurs responsabilités, ces députés et ces gouvernements successifs : le crucifix trônant au-dessus du président de la chambre des députés du Québec, où l’on accepte que des dizaines de milliers d’enfants soient avortés chaque année, jusqu’au dernier jour de leur gestation, est une insulte à l’humanisme. Ainsi, il n’a rien à faire à cette place. Qu’on le retire : il est trop précieux, n’étant pas qu’un symbole mais un acte de vie, pour rester au milieu d’eux.

Je crois plutôt que certain veulent garder le crucifix parce qu’il représente très bien ce que les Québécois on reçu comme foi,croyance et surtout faut pas l’oublier,il y a encore des gens qui on la foi au Québec et si on mis Dieu en dehors de nos vies Nous n’allons tout de même pas le mettre dehors de notre pays.Je ne pense pas que ça va aller mieux au Québec.
On ne va pas foutre dehors notre foi,croyance et religion pour laisser entrer celle des autres.

Le citoyens du Québec sont à 85% baptisés catholiques et ceci mérite respect malgré le peu de pratique. Pauline doit éviter de s’enrager dans l’Anti-catholicisme dans l’avortement et dans l’euthanasie et garder ces débats pour les fonds de ruelles .
On devrait plutôt parler du pourquoi Charest à fait disparaître son chiffon rouge à feuille d’érable dont il a tapissé le Québec en entier depuis 8 ans et qu’il se déguise en patriote Québecois pro jeunes.
Moi je suis catholique et indépendantiste et il faudra plus qu’une algérienne ou une paulinienne pour m’empêcher de m’afficher.
MICHEL

Réfléchissons. L’assemblée nationale vote des lois pour tout le monde. Cathos, athées, musulmans, etc. Si nous voulons demander à tous de s’intégrer, pourquoi gardons nous un tel signe à un endroit si important? Quand vous voyez des signes d’autres religions dans d’autres parlements ailleurs dans le monde, vous ne trouvez pas que ça semble un peu d’un autre temps?

Comment expliquer les propos de Mme Marois que le crucifix appartient à l’histoire du Québec et qu’il mérite à ce titre d’être préservé alors que les symboles de la monarchie devraient êtres à tout prix effacés de la sphère publique. N’appartiennent-ils pas, eux aussi, à l’histoire du Québec? Je ne suis pas du tout un fan de la monarchie.. (loin de là!) mais je trouve hypocrite la prise de position de Mme Marois qui me rappelle celle de certains pays totalitaires où on ‘efface’ des aspects de l’histoire du pays qui correspondent mal à l’idéologie politique ‘du parti’… Aussi suis-je surpris de voir si peu de réaction aux propos inacceptables du Maire Tremblay! Ce manque de réaction est révélateur d’une intolérance profonde qui continue à exister au Québec envers les personnes qui viennent d’ailleurs, ceux qui parlent des langues autre que le français comme langue maternelle, qui ont d’autres croyances religieuses sans oublier bien sur « l’argent et le vote ethnique ». Le Québec est parti de loin mais il y a encore du chemin à faire!

Débat inutile, et ça nous vient de qui? Jean lala Tremblay, ce monsieur d’un autre siècle, passéiste au possible, renfermé sur son petit monde, et qui donne une image tellement gênante des catholiques… Je m’excuse mais quand certains traitent le PQ de raciste, il se trompent de cible… La preuve

Ce que je trouve étonnant dans la position du PQ, c’est qu’advenant la souveraineté, il faudra nécessairement s’inventer des symboles républicains pour remplacer les symboles provinciaux, fédéraux ou monarchistes.

De la même façon que le Québec pourrait se donner une constitution nationale, le Québec pourrait dès maintenant se donner des nouveaux symboles rassembleurs. Des symboles auxquels pourraient s’identifier tous les Québécois, fédéralistes, souverainistes, francophones ou allophones. Ce serait un geste ‘d’affirmation nationale’ qui pourrait aussi montrer notre modernisme et notre ouverture au reste du monde.

Au Canada anglais, par exemple, on voit de plus en plus le inukshuk utilisé pour les Jeux de Vancouver utilisé un peu partout dans les lieux publics comme symbole rassembleur qui plait a tous, tout en rappellant l’héritage autochtone.

La France, qui malgré la Révolution a gardé intact ses monuments religieux sans en faire des symboles de la République, pourrait aussi nous inspirer. Le coq, Marianne, le tricolore… Des symboles laiques mais puissants.

Avec tous nos artistes et nos talents, sommes-nous vraiment incapables de nous réinventer un tant soit peu?!

Ce crucifix pend au-dessus de la tête du Président de l’Assemblée-Nationale comme une épée de Damoclès.

Pour se débarrasser de l’ultramontanisme, il faudrait également se départir de la Monarchie Britannique.

La Reine d’Angleterre n’est-elle pas également la Chef de l’Église Anglicane?

Les symboles monarchiques et le crucifix de l’Assemblée-Nationale = au musée!

«Car ton bras sait portée l’épée,
il sait portée la croix;
ton histoire est une épopée

God keep our land, glorious and free!»

Tout ce débat qui revient sur nos symboles religieux, quel paradoxe!! Au cours des dernières décennies, nous avons littéralement abandonné et vidé nos églises dont plusieurs ont été vendues à des fins plus mercantiles. À ce que je sache, personne n’est venu à ce moment-là déchirer sa chemise sur la place publique en guise de protestation. Et voilà qu’en 2012, nous sommes soudainement outrés face à une quelconque menace de voir certains de nos symboles religieux disparaitre de nos institutions publiques et politiques. Je fais ici le constat d’un bizarre syndrome social de la vierge offensée!!

Tout ce débat sur nos symboles religieux et sur les accomodements raisonables n’est en fait qu’une diversion en vue de manipuler l’opinion publique et qui risque de faire dévier le débat électoral des vrais enjeux socio-économiques du Québec. Il est grand temps que nous mettions de côté notre fausse nostalgie religieuse afin de se concentrer plutöt sur les réalités socio-économiques de 2012 et sur les vrais défis que l’avenir nous réserve.

Je trouve que nous gaspillons beaucoup de salive et d’encre pour un sujet que je tiens personnellement comme étant puéril. Bien qu’étant athée, j’estime toutefois que tout ce qui relève d’une quelconque foi doit se vivre strictement à un niveau privé. Le domaine public n’a pas à faire référence à quelque religion ou foi que ce soit.

Par contre, tout comme je trouve barbare le destruction des mosquées par les talibans, j’estime que les symboles religieux pouvant avoir une valeur historique, voire même artistique, comme c’est le cas des beaux bijoux, doivent être préservés comme on préserve des tableaux ou des artéfacts. Les musées m’apparaissent comme les principaux lieux à cet effet.

Si des artéfacts, comme un vestige archéologique, un vieil outil, une vieille pièce de vaisselle, etc., peuvent trouver une place dans certains lieux publics, sans doute qu’un crucifix, au même titre peut s’y retrouver également.

Mais en faire le symbole d’une superstition codifiée qu’est la religion de façon à pouvoir y référer par des rites et des incantations magiques m’apparait complètement abusif.

«Toute religion n’est que le reflet fantastique, dans le cerveau des hommes, des puissances extérieures qui dominent leur existence quotidienne.»
[Friedrich Engels]

Mme Legault:Entièrement d’accord.Encore une fois vousdémontrez votre clairvoyance dans cette affaire qui,en apparence bénigne,décèle un manque de jugement et de connaissances, chez nos élus de notre chère politique.Je me demande encore pouquoi vous n’êtes toujours pas conseillère pour un jeune ou futur parti politique tel que l’Option nationale ou un nouveau que démarrerait un(e)Gabriel Nadeau Dubois ,Jeanne Reynolds ou quelqu’un d’autre du réveil québécois amorcé par des étudiants allumés et déterminés !Je continue à vous suivre.

Vous avez parfaitement raison M. Péloquin, laissons-là le crucifix et parlons plutôt de la dette impayable que nous supposément « devont » aux banques. Peut importe le parti au pouvoir, ce sont eux (les banquiers) qui dictent les règles.

Je suis complètement d’accord avec vous out le crucifix de l’assemblé nationale. Comme signe ostentatoire s’il en est un c’est bien celui-là et pour un état Québécois indépendant et neutre, il faudrait l’enlever.On ne garde pas nécessairement de bons souvenirs de ce jumelage état église du temps de Duplessis.Mais de voir Mme Benhabib Québécoise comme nous tous se présenter dans le comté de feu Maurice Duplessis, il faut lui rendre hommage pour son courage et son désir de vouloir représenter ses citoyens

Le maire Tremblay commandite par les Liberaux de J Charest pour faire oublier les vrais enjeux de la gouvernance ( corruption, financement occulte du PLQ, contrats gonfles ) ?

Autre tentative calculee de diversion ?

« Faut-elle la garder pour se rappeler que la religion a été notre ciment, notre refuge, notre façon à nous de conserver nos traditions? »

Il faudrait la garder pour se rappeler que la religion catholique à fait notre malheur en particulier en nous soumettant et en nous privant d’instruction.

L’église catholique avait 100% du contrôle de l’instruction et seuls les enfants de l’élite y avait accès à condition de faire un prêtre, un avocat, un notaire, un vétérinaire ou un médecin. Pour la petite ambition il restait le secrétariat et la comptabilité. Tous les autres y étaient exclus.

Rappel important
Un jugement rendu par le Tribunal des Droits de la personne donne entièrement raison au plaignant, M. Alain Simonneau, contre le maire et la municipalité de Saguenay. La juge Michèle Pauzé a en effet ordonné de cesser la récitation de la prière lors de séances du conseil municipal et de retirer les symboles religieux de la salle d’assemblée du conseil municipal afin de respecter la liberté de conscience de tous les citoyens et éviter toute discrimination fondée sur la religion. La juge y précise que la tradition ne peut pas être invoquée pour brimer des droits fondamentaux et apporte des justifications fort intéressantes à cet effet.
http://www.canlii.org/fr/qc/qctdp/doc/2011/2011qctdp1/2011qctdp1.html
Ce jugement fait suite et complète un premier jugement du genre qui avait été rendu par le même Tribunal contre la Ville de Laval et le maire Vaillancourt concernant la récitation de la prière donnant ainsi raison à la plaignante, Mme Danielle Payette http://www3.sympatico.ca/alarie/Laval/page2.html
L’affaire a donc été entendue, deux fois plutôt qu’une, par le plus haut tribunal du Québec.
Maintenant, le Maire Tremblay a souhaité porter sa cause en appel. La cause sera entendue sous peu.
Si le jugement est maintenu par la cour d’appel( et il y a de fortes chances qu’il le soit; je vous invite tous à prendre connaissance de l’ensemble de la preuve au dossier http://www.alarielegault.ca/priere.html ) il deviendra extrêmement difficile pour quelque parti que ce soit de justifier le maintient du crucifix à l’assemblée nationale, une pratique qui, selon le Tribunal des droits de la personne va à l’encontre du respects des articles 3 et 10 de la Charte québécoise des droits et libertés.
En ce sens Mme Ben Habib a tout à fait raison d’inciter son parti à revoir sérieusement sa position afin de ne pas porter l’odieux de désavouer l’autorité du Tribunal et miner ainsi la légitimité de la Charte des droits et libertés que nous avons pourtant démocratiquement adoptée.
Marie-Michelle Poisson, professeure de philosophie au Collège Ahuntsic et ex-présidente du mouvement laïque québécois.

Madame Djemila Benhabib a usé de son droit de parole, mais elle a été maladroite en offusquant certains québécois catholiques.

Sa spécialité c’est le combat contre la «charia»! Hors pour moi qui est catholique pratiquant, je suis outré qu’une spécialiste de l’extrémisme musulman et de la «charia», me parle d’un symbole chrétien comme s’il pouvait exister un parallèle avec l’infamie de la charia.

Il m’apparait claire qu’il faut laisser aux catholiques le soin de régler cette affaire de croix.

Je ne crois pas que celui qui possede la maitrise absolue de la conscience universelle soit interesse a etre exposer dans ce salon du pouvoir.
Je crois que trop de chretien ou meme pas seront indisposes par ce retrait parce qu`il n`ont aucune idee du niveau de conscience de l`etre concerne.
J`avais manquer le premier episode trop occuper a survivre a la therapie que god Bush et Ti-Jean m`avaient organisee.
C`est dommage que ca vienne detourner l`attention en periode electorale mais puisqu`on y est on devrait accepter la fin de l`exploitation du maitre des dits chretiens en retirant le fameux symbole.
Ceci etant je suis fier de voir la majorite quebecoise croyante ou pas reagir comme elle le fait.Merci a ceux qui ont eclairer mes lanternes.
Andre de Calgary.

@ Paul Jean

Et la croix gammée appartient elle aussi à l’Histoire. Devons-nous pour autant respecter et mettre en valeur ce symbole ?

La royauté britannique pour la société québécoise est le symbole de la conquête, celui de la déportation, celui de la répression des patriotes.

Non vraiment les symboles de la couronne britannique sont loin d’être les bienvenus au Québec.

Vous terminez votre commentaire par un amalgame vicieux et fallacieux entre le maire LALA Tremblay et Mme Marois sur la base de l’intolérance et de la xénophobie. Là je vous perçoit comme étant fondamentalement malhonnête et biaisé. Si vous êtes fédéraliste, dites-le ouvertement et cessez de faire des allusions où votre mépris est aussi évident que l’absence d’arguments valables.

« On parle toujours mal quand on n’a rien à dire. »
[Voltaire]

J’ai idée que, pour un prochain gouvernement disposé à établir une saine loi sur la laïcité de l’état, il serait relativement facile d’en finir avec cet « épineux » problème.

Me référant au très bon article de Jean-Pierre Proulx paru sur le sujet dans Le Devoir du 2 février 2007, je prétend qu’iI suffirait d’un tout petit peu de courage politique pour, prenant tout bonnement la question à bras le corps, affirmer haut et court (après un peu de publicité dans ce sens) que ce crucifix mérite qu’on lui réserve une bonne place à l’intérieur de l’Hôtel du Parlement à un endroit où sa valeur historique serait reconnue sans ambiguïté aucune…

Je ne veux même pas aborder le fond du débat, tant
l’importance immédiate du sujet tant plutôt à son effet sur ces élections. La composante disons conservatrice de la population en matière de religion est minoritaire, mais peut faire basculer le vote dans plusieurs circonscriptions… dont Trois-Rivières.

je crois donc probable que Madame Benhabib ne soit pas élue et que le PQ perde un nombre significatif de votes au profit de la CAQ. Assez pour que celle-ci dépasse le PLQ dans les sondages et devienne l’option fédéraliste dominante.

Celai créera un effet d’entraînement, et les 7% de récents « indécis » – qui sont sans doute des Libéraux déçus, mais encore discrets -afficheront leur nouvelle couleur, permettant à la CAQ de battre le PQ à la ligne d’arrivée. Et comme Charest, au contraire de Legault, n’a jamais dit qu’il n’appuierait pas une gouvernement minoritaire… Tout ça est peut-être prévu depuis longtemps. Les « lucides au pouvoir » avec l’appui de Sagard pour que tout soit changé, mais que rien ne change.

Pierre JC Allard

Enlevons le crucifix de l’assemblée nationale, on ne parle pas de brûler les églises? Mme Benhabib est une femme très intelligente qui lutte contre l’obscurantisme intellectuel, un esprit vraiment libre, j’adore cette femme. Le maire Tremblay du Saguenay est un joyeux nono, qui mélange tout et qui fait rire.

@Denis Drouin

Si vous relisez mes propos d’un œil moins réactionnaire, vous allez constater que je n’ai nulle part parlé de la ‘mise en valeur’ des symboles de la monarchie britannique ! Je me suis prononcé en faveur d’une vision de l’histoire qui correspond à la réalité et non un récit folklorique inventé qui ne sert qu’à glorifier certaines parties de l’histoire du Québec en en ignorant d’autres! Et de grâce épargnez-moi vos comparaisons odieuses avec la croix gammée ! Les symboles de la couronne britanniques font partie de l’histoire du Québec, tout comme ceux de la couronne française.. vous n’allez tout de même pas comparer le lys qui dote le drapeau québécois (symbole de la monarchie française) à la croix gammée ? Pourtant, nombreux sont ceux qui ont souffert sous ce régime pour enfin le renverser..pourtant personne en France ne parle de démolir le château de Versailles !

Et ensuite c’est vous qui me traitez de ‘biaisé’ ?? pardon ??

Et le comble, la citation de Voltaire. À la lire à la fin de votre commentaire on dirait presque une auto-critique !! J’aurais pensé qu’un grand ‘patriote’ comme vous n’oserait jamais citer Voltaire, celui qui décrivait la Nouvelle-France comme étant « quelques arpents de neige » !