Pour en finir avec les «générations futures»

Elles ont le dos large, les générations futures. On peut faire des tonnes de choses juste pour elles. Surtout en période d’austérité, dit le blogueur Mathieu Charlebois.

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Photo : Graham Hughes/La Presse Canadienne

«Et c’est ce qu’on va faire — parce que, je le répète, M. le Président, il y a à Québec, maintenant, un gouvernement qui ose poser les vraies questions et qui a le courage de prendre des bonnes décisions pour l’avenir de nos enfants.»
– Philippe Couillard, 18 novembre 2014

Politique

Elles ont le dos large, les générations futures. On peut faire des tonnes de choses juste pour elles. Surtout en période d’austérité.

La réforme des régimes de retraite ? C’est pour elles.

«On gouverne en fonction de l’intérêt général du Québec maintenant, et également des prochaines générations — et, en passant, des prochains employés municipaux, pour lesquels on veut préserver l’accès aux régimes à prestations déterminées.»
– Philippe Couillard, 12 novembre 2014

Exploiter le pétrole et les mines malgré les risques environnementaux ? C’est pour elles.

«Un gouvernement libéral s’engage à faire en sorte qu’ensemble, on s’occupe des vraies affaires, c’est-à-dire que c’est tout le Québec et les générations futures qui vont profiter de ce développement.»
– Philippe Couillard, 9 mars 2014

Ramasser de l’argent pour une statue en mémoire des victimes du communisme ? Ça aussi, c’est pour elles !

Les futures générations de Canadiens, selon M. Harper, devront se faire rappeler que la paix a été acquise grâce à la lutte et au sacrifice.
30 mai 2014

Franchement, être un enfant d’aujourd’hui, je serais fâché de ne pas être né dans «le futur». Maudit que ça a l’air le fun, le futur.

Oubliez les autos volantes et la nourriture en pelules : dans le futur, les enfants vont avoir des livres neufs dans la bibliothèque de leur école. Leur université va être financée convenablement. Leur taux d’imposition va être digne d’un paradis fiscal.

Les lendemains vont tellement chanter qu’ils vont pouvoir s’inscrire à Un air de famille.

Et la génération d’aujourd’hui ? C’est ben plate pour elle, mais elle va devoir faire sa part. Que voulez-vous, on ne peut pas tous naître dans un passé qui avait les moyens, ou dans un futur enfin libéré des chaînes qui retiennent le présent.

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Du côté du fédéral, on est déjà passé par là, les durs sacrifices pour le bien de nos petits-enfants. C’est comme ça qu’on va atteindre, bientôt, le sacro-saint équilibre budgétaire.

«Notre engagement était d’éliminer notre déficit, graduellement, sans couper les transferts aux particuliers ou aux provinces. Cela a été clair. En même temps, nous avons l’occasion de regarder vers l’avenir, d’étudier les défis auxquels ces programmes font face dans le futur, et de nous assurer que ces programmes soient disponibles et viables pour les générations futures qui en auront besoin.»
– Stephen Harper, 31 janvier 2012

Pour leur propre bien, nous léguerons donc aux générations futures moins de science, moins de radio et de télévision publiques, moins de filet social en cas de perte d’emploi — dans un monde de plus en plus précaire —, et un gouvernement de moins en moins redevable.

J’espère qu’elles vont être contentes, les générations futures, de pouvoir fractionner leurs revenus.

Parce qu’au Québec, on sait déjà qu’elles vont triper avec leur nouvelle cimenterie, à Port-Daniel, payée avec 450 millions de dollars publics. J’imagine qu’elles vont aller célébrer les deux millions de gaz à effet de serre (GES) qu’elle émettra chaque année dans un beau colisée tout neuf (seulement 200 millions de dollars !) avec pas de Nordiques dedans.

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C’est presque émouvant de voir tous ces politiciens, systématiquement inertes devant les problèmes environnementaux, assis sur leurs mains depuis tellement longtemps qu’ils doivent avoir les doigts engourdis, soudainement éveillés et frénétiquement agités pour le bien des générations futures.

Ils sont si dévoués envers les générations futures que c’est à se demander comment les États peuvent avoir tant de difficulté à se libérer du pétrole et à limiter les émissions de GES.

Serait-ce parce que… oh, je dis ça comme ça… je sais pas au fond… Serait-ce parce que les générations futures ne sont, au fond, qu’une excuse qui paraît bien pour démanteler l’État sans se faire accuser de démanteler l’État ?

Parce que, chers politiciens, si vous teniez vraiment aux générations futures, vous interdiriez qu’on emballe des bananes dans du cellophane à l’épicerie.

Vous diriez à TransCanada d’aller se construire ailleurs que là où se fabriquent les générations futures de bélugas.

Vous ne feriez pas un remake de Massacre à la tronçonneuse dans le budget des universités.

Vous auriez honte de dire que les bibliothèques sont «un luxe» (comme l’a fait une conseillère municipale de Gatineau), ou honte de [insérez ici l’ensemble de l’œuvre du ministre Bolduc].

Vous ne diriez pas à des écoles prises avec des problèmes de moisissures qu’elles doivent faire leur part. Remarquez, ces écoles sont chanceuses : elles ont de beaux tableaux blanc électroniques, achetés pour 240 millions de dollars à une compagnie représentée par un ancien conseiller politique du premier ministre qui les a commandés. Comme quoi, quand on veut, ou quand la bonne personne demande, on trouve toujours de l’argent quelque part.

Alors, lâchez-nous les générations futures, s’il vous plaît.

Vous ne faites pas tout ça pour elles : vous faites ça pour équilibrer un budget. Vous êtes là pour instaurer à long terme votre façon de voir l’État : un État qui se demande toujours comment en faire le moins possible, qui fait payer les services qui restent à la pièce, et pour qui les impôts doivent toujours aller en diminuant, contrairement aux tarifs et aux taxes.

C’est correct. C’est un but comme un autre. Selon notre idéologie préférée, ça peut même se défendre. Mais dites-le, c’est tout ce que je demande.

Dites-le, s’il vous plaît, et arrêtez de vous justifier en brandissant nos enfants et les enfants de nos enfants.

On sait tous très bien que quand ma fille aura mon âge, on va lui demander de se sacrifier pour le bien des générations futures. Encore. C’est le cycle de la vie.

[Cue sur la chanson d’Elton John et les images du Roi lion. Quoi ? Ah… On n’a pas les moyens pour payer les droits. J’aurais dû m’en douter.]

Générations futuuuuuuuuuuuuures

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Merci au dernier numéro du magazine Liberté pour les pistes de réflexion, particulièrement les textes de Julia Posca et Éric Pineault.

Transparence totale : ma future épouse travaille au magazine Liberté. On pourrait me qualifier comme étant «de gauche», et je trouve la crème glacée à la vanille un peu ennuyante.

* * *

À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web et ex-chroniqueur musique à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue sur la politique avec un regard humoristique depuis 2014. Il a aussi participé à de nombreux projets radio, dont Bande à part (à Radio-Canada) et Dans le champ lexical (à CIBL). On peut l’entendre régulièrement à La soirée est encore jeune, et le suivre sur Twitter : @OursMathieu

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Mathieu, votre billet est unique et formidable. Vous trempez la plume dans la plaie. Albert Londres serait fier de vous.

La basse réalité, c’est que nos chers politiciens travaillent en général pour maintenir quelques acquis obtenus par la génération passée et encore… pas par tout le monde dans la génération passée.

La réalité, c’est que c’est pour l’avenir des générations futures que nos pères ou nos grands-pères se sacrifièrent en 14-18, puis en 39-45 pour ne faire mention que de ces conflits-là.

La réalité, c’est que les générations précédentes sont toujours plus méritantes que la génération suivante. Ainsi, que cela vous plaise ou bien pas, je suis moins méritant que la génération de mes parents, mais plus méritant que « votre » génération, comme vous serez dans le futur plus méritant que la génération de votre fille.

En d’autres mots, nous voulons toujours le bien et le meilleur pour les générations futures et ce… bien que le mérite baisse de générations en générations.

C’est pour cela que les sages recommandent aux gens de vivre pleinement l’instant présent. En ce sens, la meilleure politique, inspirée par la sagesse et la juste raison, consisterait à travailler pour les gens aujourd’hui et maintenant.

— Mes avis que les générations futures nous en sauraient gré.

« Pour leur propre bien, nous léguerons donc aux générations futures moins de science, moins de radio et de télévision publiques, moins de filet social en cas de perte d’emploi — dans un monde de plus en plus précaire —, et un gouvernement de moins en moins redevable.

J’espère qu’elles vont être contentes, les générations futures, de pouvoir fractionner leurs revenus.

Parce qu’au Québec, on sait déjà qu’elles vont triper avec leur nouvelle cimenterie, à Port-Daniel, payée avec 450 millions de dollars publics. J’imagine qu’elles vont aller célébrer les deux millions de gaz à effet de serre (GES) qu’elle émettra chaque année dans un beau colisée tout neuf (seulement 200 millions de dollars !) avec pas de Nordiques dedans. » (sic)

Je vois une contradiction évidente dans ce que vous écrivez ici: d’une part, vous insinuez que le gouvernement se désengage de certains dossiers pour ensuite lui reprocher d’être trop présent dans d’autres. Faudrait savoir… Pour ma part, je crois que nous n’avons tout simplement plus les moyens des ambitions irréalistes et irresponsables des gens de gauche et que pour le bien des générations futures, il est grand temps de remettre de la lucidité et du gros bon sens dans nos décisions. :es $11 Milliards d’intérêts SEULS que nous payons PAR ANNÉE sont $11 Milliards de NOTRE LIBERTÉ que nous remettons dans les mains de nos créanciers.

Vous pouvez déblatérer jusqu’à nauseam sur « l’austérité » (qui n’est toujours pas vraiment entamée mais dont les journaleux utilisent la portée jusqu’à plus soif…) mais si nous ne décidons pas aujourd’hui par nous-mêmes, les autres (les agences de notation) le feront bientôt à notre place et pour eux, les générations futures,,,ils s’en foutent totalement et ce sera entièrement de NOTRE FAUTE!

Le Québec vert? Suffit de voir combien de votes les Verts reçoivent à chacune des élections (autour de 1%!!!) pour se rendre compte du VÉRITABLE impact que ces hurluberlus ont sur la société québécoise.

Quoique l’on fasse, cela aura TOUJOURS un impact sur les générations futures. Alors…pour ma part, comme je suis responsable et que j’ai appris qu’en payant mes dettes, je m’enrichissait, je ne laisserai AUCUNE DETTE à MA génération future. Suis-je le seul à penser de cette fa¸on?

Eh non, vous n’êtes pas le seul. Je suis retraité, j’ai eu quatre enfants sans garderie et j’ai toujours vécu dans une période d’austérité depuis que j’ai commencé à travailler. Ce mot « austérité » n’est pas un mot nouveau, il a toujours été dans le dictionnaire des gouvernements qui se sont succédés depuis les années soixante, depuis le commencement de l’endettement du « peuple ». J’ai toujours été prêt à mettre l’épaule à la roue dans l’espoir qu’une fois revenu la tête au dessus de l’eau, nous puissions enfin respirer un peu et progresser réellement. Mais, chaque fois, j’ai été déçu par les politiciens nouvelle vague qui nous faisaient miroiter que nous étions plus riche que ce qu’on pensait et qui nous replongeaient encore et encore dans l’abime de la dette insurmontable. Vous le dites, mais j’ajoute mon point de vue, le 10 milliards d’intérêt qu’on paye chaque année sur la dette, c’est, selon moi, 20 milliards qu’on ne peut pas utiliser intelligemment. Ce 10 milliard est perdu et il nous faut en dépenser un autre pour garder nos vaches sacrées.
Mais la vie et la santé valent bien plus que l’or et l’argent. Bonne semaine à vous.

Monsieur, votre raisonnement est déficient.
Premièrement, on peut à la fois critiquer le fait que le gouvernement se désengage de certains dossier et s’investit trop dans d’autres. On appel ça mettre l’argent au mauvais endroit. Vous êtres probablement le seul à ne pas avoir compris que c’était implicite.
Prétendre que nous sommes trop endettés en tant que province est une grossière erreur pour les raisons suivantes:
1. Un pays n’est pas comme une personne. Votre dette personnelle ne sera pas transférée à votre descendance (à moins qu’elle n’accepte votre héritage et que vous lui ayez caché le fait que vous devez plus que vous ne possédez). Par ailleurs, la dette futur d’un pays ne veut signifie absolument rien. Un pays n’est pas mortel. Une génération est un laps de temps infime du point de vue d’un pays.
3. Les intérêts de la dette ne sont pas important. En utilisant vos chiffres. 11G$ pour un PIB de 360G$. C’est à peine 3% du PIB. Puisque vous aimez les comparaisons simples, c’est l’équivalent d’un paiement annuel de 1500 piastres pour un salaire de 50000!!!
4. La dette elle-même n’est pas élevée. Si on la ramène par habitant elle serait à peine de 22000$. Ça c’est le genre d’hypothèque que j’aimerais avoir!
Finalement, ce n’est pas « jusqu’à nauseam » mais bien « ad nauseam »; jusqu’à causer la nausée.

réf.: http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/economie/comparaisons-economiques/interprovinciales/chap13.pdf

Coince entre Couillard et Harper, nous glissons vers un univers a l’americaine ou le grand Dieu l’argent, trone en roi et maitre et ou la dignite humaine ne compte pour rien. Les prochains 4 ans seront longs…………

Nos politiciens, devant la montée de la dette publique, ne démantèlent pas l’État monsieur Charlebois, ils s’appliquent plutôt à diminuer le nombre de bénéficiaires!
Le fait que les agriculteurs gardiens du paysage de « nos » ancêtres (« les sauvages sont exclus »), les fonctionnaires défenseurs de la veuve et de l’orphelin, les fromagers producteurs d’une colle à tapisserie gavée à l’occasion de champignons ou de piments séchés, les grandes entrepreneurs de projets dits « stratégiques », les élites professionnelles en mesure d’exercer un chantage sur la population par la menace d’une grève de trois jours (policiers, médecins, ambulanciers, pompiers, chauffeurs de taxis et d’autobus, cols bleus) sont tous des bénéficiaires qui à l’évidence souffrent d’embonpoint salarial ou actuariel, m’amène à affirmer qu’il ne s’agit vraiment pas de protéger les générations futures, mais des catégories citoyennes très vivantes et actuelles, accrochées plaisamment aux mamelles de l’État prodigue.

Monsieur l’ex-journaliste, votre article ne fait que lancer une discussion. Mais c’est quand même formidable. Par ailleurs, votre cynisme ne repose que sur quelques faits particulièrement bien choisis pour illustrer votre propos. Tous les parents, y compris ceux qui gouvernent, veulent le bien de leurs enfants. Qui peut prédire l’avenir ? Personne ! Tout ce que nous savons, et c’est révélé par des études, c’est que le gouvernement ne peut nous dire combien de programmes sociaux québécois sont en vigueur, lesquels sont financés par les deniers publics. Ça, c’est sérieux. Et pire encore, les impôts québécois financent la dette publique, laquelle occupe le deuxième rang maintenant, au chapitre des dépenses gouvernementales. Oublions les chicanes inter-générationnelles pour un instant. L’heure est grave. Il faut nous unir pour rétablir l’ordre dans les dépenses publiques. Le bon peuple ne peut pas se gouverner tout seul. Il doit choisir démocratiquement ses élus et leur confier la tâche d’exercer le pouvoir et de prendre des décisions. La démocratie n’est pas une fête du vendredi soir, c’est un état permanent de recherche du bien public. Elle exige de tout temps des sacrifices énormes. Il semblerait qu’aucune génération ne soit prête à en faire…

Votre ordre de penser est excellent, bravo. Cependant votre prémisse “Elles ont le dos large, les générations futures. On peut faire des tonnes de choses justes pour elles. Surtout en période d’austérité.” est un peu boiteuse puisqu’il faut cesser de croire que “la période d’austérité” ne sera que de courte durée surtout si le combat au déficit est laissé pour contre et que la dette perpétuelle continue d’augmenter.

La création des CRSSS qui a changé de nom au gré des décennies étaient au nombre de huit lors de leurs créations et sont devenues un monstre géant au nombre de 192 qui ont créé une mentalité de petits barrons locaux dont l’administration est extrêmement dispendieuse. Les programmes sociaux sont faits de sortes à ce qu’ils s’appliquent à l’ensemble des citoyens du Québec avec une application mutantis mutandis, comme toute autre loi.

C’était la même chose avec les commissions scolaires qui faisaient leurs propres petits règlements internes dont de nombreux viennent contrecarrer l’esprit même de la Loi.

Les MRC qui devaient lors de leur création être une première étape pour unir des petites municipalités pour obtenir des “pools” d’achat des équipements et faire des économies d’échelles sont devenues un palier supplémentaire de gouvernement.

La prochaine cible du gouvernement devrait être les MRC en amendant la Loi afin que celles-ci remplacent les mairies des municipalités qu’elles ont sous leurs ailes et se débarrasser de tous les petits barons locaux (mairies) qui sont souvent en place que pour faire fructifier leurs petits “namis”. Hors les MRC pourraient enfin engager un ou des ingénieur(s) et avocat(s) à temps plein pour faire le travail qui est laissé à contrat aux grosses firmes dont le résultat est maintenant manifeste avec la Commission Charbonneau. Ce n’est qu’à ce moment que les citoyens verraient les dépenses diminuer de façon drastique.

Une chose qui me désole depuis une dizaine d’années, est de cibler la génération des “boomers” et la précédente qui a travaillé à édifier ce dont la génération actuelle bénéficie en terme de programmes sociaux et infrastructures (écoles, hôpitaux, autoroutes etc). Faut-il rappeler que les deux dernières générations ont contribué en travaillant sous des conditions que personne ne voudrait endurer un seul jour parce qu’infecte, étant des dangers pour la santé et sécurité au travail et le presque esclavage du Duplessisme (sic) sans s’y limiter.

Faire de ce débat, un débat de générations ne fait qu’exacerber les tentions et n’est pas productif. Pendant ce temps on ne voit jamais de grands rassemblements de citoyens qui voudraient mettre à leurs places les bénéficiaires “de luxe”, notamment les policiers et pompiers qui en mènent large depuis des décennies et continuent de le faire. Peut-on croire que les citoyens sont en leur faveur ?

Nous aurons beau cracher sur tous ceux qui veulent atteindre un déficit zéro que l’on nous promet depuis 20 ans mais il n’est plus minuit moins cinq mais bien minuit et demi.

Le projet de Transcanada est excellent, c’est le site choisi qui ne l’est pas. Au lieu de tergiverser et dépenser des dizaines de millions pour des études interminables, Trancanada devrait tout simplement changer son site de place car c’est probablement ce qui surviendra, que cela ne plaise à Transcanada ou pas.

J’écoutais le jeune Dubois Nadeau à TLMP hier soir qui s’insurgeait contre la désinformation alors que son discours laisser croire que les dégâts potentiels causés par le gaz naturel est le même que celui du pétrole. Il pend vraiment les citoyens pour des valises.

Je ne crois pas que payer un dollars sur cinq en intérêt sur la dette est productif car elle ne sert qu’aux créanciers et ralentit le développement des programmes que pourraient mettre en place le gouvernement.

Lors de la dernière assemblée générale de l ‘APD (Association planétaire des dinosaures) il fut résolu de ne rien changer à l’évolution de l’espèce. Il n’y eût plus d’autres assemblées.
A observer le Québec actuel on croirait se retrouver devant le même scénario. Le Québec semble devenu une immense prairie où d’innombrables vaches sacrées broutent et ruminent avec l’équanimité à laquelle ces bestioles nous ont habitués.Or l’herbe se fait rare.
J’aimerais que nos leaders politiques nous dessinent précisement ce qui arrivera , à nous et aux deux générations suivantes si on ne fait rien. Il serait bien aussi qu’on cesse de déchirer sa chemise devant une promesse électorale non tenue comme si c’était la première fois qu’on voyait celà.A l’avenir, il serait sage pour les politiciens de ne rien promettre sans y mettre un très officiel: »SI LES CONDITIONS DU MOMENT LE PERMETTENT ».
N’oublions pas que certaines promesses ne méritent pas d’être tenues, par exemple, celle de nationaliser l’industrie de l’amiante promise par le Parti québécois eût mieux fait de ne pas être tenue.

Marcel Boulanger
Montréal

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Ah, L’ÉTAT québécois, cette vache à lait qui a toujours les mamelles pleines, mais dont le con de fermier est trop imbécile pour en faire partager l’abondance. À quand un John Kennedy qui, avant les élections, nous martèlerait son: « Ne demandez pas ce que l’État peut faire pour vous… » . En attendant, vive les Gouverne-mamans qui servent bien nos travers de victimes exploitées par les riches (toute personne qui possède plus que soi), et votons pour celui qui promet d’en soutirer le plus dans la poche de l’autre. Les générations futures, « Who cares! », on a besoin DÈS MAINTENANT de garderies gratuites, de pensions élevées et garanties payées par les autres, d’impôts allégés, pour pouvoir s’acheter toutes les nouvelles bébelles convoitées. Les anciennes générations et les nouvelles qu’elles mangent donc de la …. moutarde.

Ben voyons donc! Les politiciens aiment tellement les prochaines générations qu’ils sont prêts à se sacrifier pour elles et faire des politiques impopulaires qui pourraient mener à leur défaite électorale? Ah mais non, ce qui les préoccupe c’est seulement leur réélection et les générations futures c’est en fait une excuse pour faire avaler leurs couleuvres à un électorat apathique et avachi qui souvent ne pense pas plus loin que le bout de son nez! L’idée c’est de faire baisser les taxes et de faire le développement à outrance pour que les générations actuelles puissent s’en mettre plein les poches et se promener avec leurs VUS, leurs quads etc sans trop penser à leurs petits enfants autrement que de les amener faire un tour de VTT.

S’ils se préoccupaient de l’avenir nos chers politiciens de tous poils s’inquiéteraient un peu plus de l’exploitation à outrance des ressources naturelles (y compris du pétrole) et ils penseraient aux générations futures pour leur en laisser un peu quitte à nous serrer la ceinture un peu plus pour eux. On planifierait sur 50 ou 100 ans, pas sur seulement 4. Alors cessons donc d’être naïfs et si vraiment on pense aux générations futures, on accepte d’investir un peu plus de nos propres sous et on exploite les ressources d’une manière à ce qu’il en reste pour les générations futures et qu’on ne leur laisse pas une planète trop détériorée…

C’est tout à fait normal qu’on pense aux générations futures. Tout, aujourd’hui, est orienté vers l’enfant. Les slogans et les expressions utilisés dans le particulier comme au public ne nous le rappelle-t-il pas assez non! « Fous de nos enfants. Nos enfants, notre avenir. La génération sacrifiée. Pour nos petits trésors. Qu’est-ce qu’on veut laisser à nos enfants?. Pensez donc aux enfants. » Et j’en passe.
Et franchement, regardez les groupes qui s’opposent à tous changements si minimes et logiques soient-ils et analysez surtout leur prémisse, « nos enfants vont être sacrifiés, ils ne pensent pas à nos enfants, nos enfants vont en souffrir » et là encore, j’en passe.
Que nous le voulions ou non, les enfants (générations futures), seront toujours au coeur de tous débats puisque nous en avons fait notre FOLIE comme « fous de nos enfants ». Et chaque micro changement aura sa répercussion sur la génération future. Honnête ou pas, il faut reconnaître que ce n’est pas le propre du gouvernement d’utiliser cet argument. D’ailleurs, vous le faites vous-même à merveille en condensant votre analyse des mesures gouvernementales, régimes de retraite, risques environnementaux, bibliothèques, pétrole etc… toutes EN FONCTION de l’enfant comme une démonstration un peu malhonnête qui sert bien l’énoncé de votre blogue. Preuve que vous êtes comme l’ensemble de la société, analyste des « dérangeants changements » en fonction de nos besoins mais incapables d’en assumer l’égoicité.

LA CORRUPTION ET LA DETTE

La dette publique nette du Québec est passée de 95 milliards de dollars en 2002-2003 à 167 milliards en 2011- 2012. En moyenne, près de 8 milliards de dette se sont donc ajoutés chaque année au cours de cette période. La gestion d’un budget public dépend d’abord de l’État et de son aptitude à faire des choix cohérents.

Or de tels chiffres suggèrent fortement que l’État québécois s’abstient de faire des choix et tente plutôt de PLAIRE à tous les groupes d’intérêt, ce qui a des conséquences catastrophiques sur notre santé financière collective. Ce déficit n’est pas seulement l’œuvre du vieillissement de la population, mais également le fait d’une politique fiscale inadéquate qui promettait des baisses d’impôts en contrepartie d’une réingénierie de l’État.

Ainsi, durant ses années au pouvoir, le gouvernement Charest a substantiellement diminué les revenus del’État par l’entremise de baisses d’impôts et de taxes, mais la cure d’amincissement de l’État qui devait suivre ces baisses de revenus n’a jamais eu lieu: entre 2003 et 20 Il, le nombre de fonctionnaires québécois a augmenté de 10 %, tandis que les dépenses de santé ont grimpé de 5 % par année en moyenne.

Ainsi, en neuf ans, les soi-disant spécialistes libéraux de l’économie ont fait exploser notre dette publique de 75 milliards en diminuant les revenus de l’État sans les compenser par des coupures pourtant annoncées. Aujourd’hui, cette même droite se sert de la taille du déficit public pour soutenir l’idée que nous n’avons plus les moyens de financer des systèmes de santé et d’éducation publics. Il s’agit ni plus ni moins que d’un SABOTAGE des services essentiels à la population.

L’incapacité de l’État à réglementer correctement et à empêcher certains groupes de servir leurs propres intérêts au détriment de ceux de la collectivité m’apparaît évidente alors que l’on. constate la montée de la corruption au Québec au cours des dernières années.

Y a-t-il un geste moins respectueux de la collectivité que celui de VOLER ses concitoyens? A l’instar de la commission Gomery sur les commandites, la commission Charbonneau a mis au jour un système bien huilé, reposant sur des ristournes et des contrats gonflés en échange de financement politique tant au niveau municipal que provincial. Le coût de ce laisser-faire se chiffre en milliards de dollars, mais a surtout nui considérablement à la perception que nous avons de nous-mêmes et de nos politiciens ainsi qu’à notre réputation à l’échelle internationale, avec toutes les conséquences économiques à moyen et à long terme que cela peut impliquer.

Notons également que le gouvernement du Québec s’est passé d’un revenu de trois milliards par année pendant quatre ans en refusant de récolter le point de TVQ laissé vacant par le recul de la TPS.

Extrait du livre: LES ORPHELINS POLITIQUES, par Paul St-Pierre Plamondon….

Je pourrais écrire quinze feuillets pour commenter ce billet tant je l’ai aimé. Je me contenterai de vous écrire: Merci.

Ma foi! Mais tous semblent avoir oublié l’essence de ce billet! : Dites-le, s’il vous plaît, et arrêtez de vous justifier en brandissant nos enfants et les enfants de nos enfants. That’s it!