Pour les libéraux, c’est non !

L’idée des référendums d’initiative populaire, avancée par les députés péquistes Bernard Drainville et Sylvain Pagé, divise l’électorat. Un sondage CROP-L’actualité montre que 39 % des Québécois sont favorables à ces consultations, alors que 46 % s’y opposent et 16 % ne savent qu’en penser.

Référendum d'initiative populaire : pour les libéraux, c'est non !
Photo : L’information du Nord / L. Lefebvre

L’idée des référendums d’initiative populaire, avancée par les députés péquistes Bernard Drainville et Sylvain Pagé, divise l’électorat. Un sondage CROP-L’actualité montre que 39 % des Québécois sont favorables à ces consultations, alors que 46 % s’y opposent et 16 % ne savent qu’en penser.

Tel que prôné par les deux députés, le référendum d’initiative populaire (RIP) permettrait une grande consultation publique sur n’importe quel sujet, à condition que 15 % des électeurs du Québec – 855 000 per­sonnes – en fassent la demande (en signant une pétition, par exemple).

Une analyse plus détaillée des résultats montre une fracture entre les répondants libéraux et ceux des autres partis : à peine 17 % des partisans du PLQ sont d’accord avec l’idée, contre 59 % des électeurs du PQ, 55 % de ceux de Québec solidaire et 44 % de ceux de l’ADQ.

Le RIP existe dans d’autres pays, dont les États-Unis et l’Italie, qui ont balisé le processus pour ne pas freiner la capacité d’action du gouvernement. Certaines lois, notamment sur le budget, ne peuvent être modifiées.

En exigeant que 15 % des électeurs inscrits fassent la demande d’un RIP pour qu’on le déclenche, le Québec mettrait la barre plus haut qu’ailleurs. En Californie, 5 % des électeurs suffisent. En Italie, c’est moins de 1 %. Par contre, 50 % des électeurs doivent aller voter pour que le rip soit valide.