Pour ne pas être déçus de Hurt Locker (le Démineur)

La fin de semaine approche et vous serez nombreux à aller louer le DVD de Hurt Locker (Le Démineur), grand vainqueur des Oscars.

Beaucoups d'Oscars pour un film pas si explosif que ça
Beaucoups d'Oscars pour un film pas si explosif que ça

Je voudrais vous rendre un service. Et vous dire que le film n’est pas génial. Oui, oui, c’est un service. Vous vous souvenez d’être allé voir Eyes Wide Shut, le dernier film du légendaire Stanley Kubrick. Pendant presque tout le film de ce cinéaste génial, on se demande quand le film va devenir génial. Et quand c’est terminé, on se dit qu’on n’a probablement pas compris ce qui était génial dans le film.

Alors voilà. Lorsque Hurt Locker a eu ses huit nominations, mon ami Pat et moi l’avons loué, équipés de croustilles et d’un bon vin (c’était une soirée de gars), attendant d’être renversés par la qualité explosive du film. À la place, nous avons eu l’exacte réaction de Pierre Foglia,dans sa dernière chronique:

Je ne me suis pas ennuyé. À peine. C’est bien fait. Bien joué. Un film de guerre comme j’en ai vu 43 236, mais attention… réalisé par une femme. Nous l’ont-ils assez répété: réalisé par une femme.

Pis? Ce n’est pas un film de guerre, c’est un film d’explosifs. Quand une femme refera Apocalypse Now, on pourra parler d’une femme qui a fait un film de guerre.

Voilà. Un parmi des centaines de bons films que vous aurez vu. Maintenant que vous le savez, vous pouvez le regarder sans être déçus.

Vous me remercierez lundi.

Les commentaires sont fermés.

Trop tard!!!,Je croyais être le seul à avoir eu la même sensation d’ennui.Cela ne veut pas dire qu’Avatar méritait l’Oscar mais c’était un meilleur divertissement.

Pas d’accord.

Divertissant, ça oui. Mais les points de vue, la vision instable de cette caméra toujours en mouvement, dans le feu de l’action, ça m’a accroché.

Il faut dire que j’aime le genre… mais bon.
Vive la liberté d’expression!

Je viens tout juste de terminer de le voir. Ça fait 5 minutes. C’est ennuyant. Je ne comprends pas que ce film soit le grand vainqueur des Oscars. En sortant du Club Vidéo, j’étais certain de passer une bonne soirée. Quelle déception ! Ne louer pas ce film, c’est une perte de temps et d »argent!

On l’a vu dans notre salon samedi d’il y a deux semaines avec une bonne bouteille de vin et une fondue chinoise.

je partage votre opinion. Il y a du suspense, du bang bang et de l’adrénaline.Mais ça reste un film américain.

Vous vous demandez pourquoi le film a été le grand gagnant des Oscars ? D’abord les Oscars, ce n’est que la manifestation classique d’un exercice d’infatuation américaine qui sont tout à fait persuadé que leur cinéma est le meilleur cinéma au monde. Et parmi les choses qu’ils font, ils font semblant de trouver ça intéressant.

Me semble que j’ai déjà entendu ça «faire semblant que c’est intéressant». Humm je me demande bien où j’ai entendu ça….

Ben là! Si je comprends bien, le couronnement de Hurt Locker est un choix politique. Irait-on jusqu’à affirmer qu’Avatar a été coiffé parce qu’il est «une fiction qui dérange» (voir votre billet du 17 janvier 2010 – http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/avatar-une-fiction-qui-derange/1486/ ). Femme et patriotisme d’abord! Sarah Palin, quoi!

Ça s’est déjà vu quand l’Acadamie a préféré l’insipide Finding Nemo au chef-d’œuvre Les triplettes de Belleville… du temps où les french fries étaient devenues des liberty fries… Politique, politique. Mais c’est ça la culture d’un pays. Nous sommes près des États-uniens mais nous n’en sommes pas, nous l’oublions souvent. Obama n’est pas notre président, les Oscars ne sont pas nos choix.

C’est pas une raison pour casser du sucre sur mon Kubrick! Ok, on ne comprenait pas tout tout de suite, ça demandait une analyse. Mais quand on a la clé (exploration théorique des fantasmes), le film est fascinant. Avez-vous remarqué les livres dans la bibliothèque de la prostituée ou la tentation homosexuelle du médecin? Vous souvenez-vous de la trame sonore, des climats tendus, de la scène de pot, du rituel médiéval et de l’onirisme des images? Un très grand film, d’une rare densité, un génial film! Sans Oscar!

J’ai fais une groosse bourde,j’ai acheté le dvd Démineur.c’est un navet digne d’une série B.Il Y a arnaque sur les cririques du film

Fait par une femme? Vu de très loin (i.e. mon point de vue), la principale qualité du film est de valoriser les actions colonialistes de l’armée américaine en Irak, alors que le concurrent pour les oscars dénonçait l’action colonialiste d’une armée qu’on devine américain.

Oh, et pour les lecteurs qui voudront m’accuser d’antiaméricaniste (ce que je ne suis pas) parce que je parle de l’Irak comme d’une colonie, merci de vérifier la définition d’une colonie: territoire étranger (Irak) placé sous la dépendance politique d’une métropole (croyez-vous vraiment que le chef d’État irakien peut décider de fermer les bases américaines?) qui a assumé la tâche de le mettre en valeur (pétrole) et d’en civiliser les habitants (démocratie).

La première image du film nous propose sa synthèse sous forme de maxime (je cite de mémoire et le libellé peut différer): Pour certains hommes la guerre est une drogue.

Le propos du film est là. À la manière de la trilogie portant sur la guerre du vietnam : Return, Apocalypse now et Deer Hunter, ces films anti-militaristes parlent de ce qui se vit à l’intérieur des êtres en contact avec cette réalité insoutenable que sont les guerres. Les conflits sont interchangeables dans ce contexte qui éclaire le drame humain plutôt que les batailles.

Un film de guerre filmé par une femme ! Je ne vois pas pourquoi on aura tellement focalisé là-dessus. Depuis le temps où les femmes sont nombreuses à aller au front. Et un cinéaste n’est qu’un intermédiaire entre un scénario et l’équipe de comédiens et de techniciens. Peu importe le sujet traité. Il est vrai que les femmes se sont intéressées davantage aux histoires de châteaux et aux belles robes de bal en contexte amoureux, qu’aux films sur le hockey. Question de culture. Elles n’avaient pas tort…

Tourner un film sur le vide intérieur de soldats qui carburent à l’adrénaline et qui dépriment à l’intérieur d’un quotidien en forme de boîte de céréales et de maman qui n’a d’intérêt que pour bébé et son intérieur (de maison) n’est-il pas le lot de plusieurs ? Hommes et femmes confondus d’ailleurs.

Aussi les soldats démineurs présentés dans Hurt Locker se détendent-ils, une fois leur quart terminé, en écoutant de la musique « Hard », en se gelant la gueule et en se battant ! Un déminage intérieur ?

Contrairement à un Foglia peut-être qui dit ne pas apprécier les métaphores, comme un Monsieur Jourdain qui ne faisait jamais dans la prose… un cinéaste utilise la métaphore comme outil de travail. Puisque tout est métaphore, alors on peut dire qu’un film est une allégorie du sujet traité.

En ce sens, la tenue anti-explosifs du démineur chargé de désamorcer les bombes est-elle la carapace qu’il porte entre lui et un monde qui lui apparaît hostile par son total manque d’attraction ? Et la bombe à retardement se passe de commentaire… puisqu’on la porterait tous, à des degrés divers, à l’intérieur.

La pensée est la métaphore du réel, comme les mots sont la métaphore de la pensée. Et à l’infini ce jeu nous révèle les arcanes de la pensée.

Bon film !

J’ai vu Hurt Locker avant les Oscars. Je n’avais donc que des attentes habituelles. J’ai adoré. Le film nous fait vivre le stress des militaires, le manque d’adrénaline au retour au pays. Un sujet peu exploré dans nos médias et dans l’industrie cinématographique. J’en ai vu des films de guerre, mais aucun ne m’a fait vivre la guerre comme Hurt Locker. Faut le voir.

C’est un film solide et comme vous écrivez mais ce n’est pas tout à fait : « Un parmi des centaines de bons films que vous aurez vu. Maintenant que vous le savez, vous pouvez le regarder sans être déçus. »
Pour une des rares fois, un « film de guerre » est crédible d’un bout à l’autre. C’est documentaire mur à mur. Il paraît être filmé caméra à l’épaule sur le terrain. Peu de place aux sentiments larmoyants ou aux développements émotionnels comme dans la plupart des films de guerre. Fussent-ils des chef-d’œuvres comme les dix premières minutes de « Il faut sauver le soldat Ryan » le tout premier documentaire-fiction sur la réalité terrible de ce qui s’est passé au cours du débarquement de Normandie. Ou encore l’excellent « La Chute du Faucon Noir » de Ridley Scott dont le seul défaut est d’imiter par moments les James Bond dans lesquels des tueurs professionnels, entraînés au tir avec toutes sortes d’armes déversent des milliers de balles sans jamais atteindre le héros.
L’avis de Foglia n’est pas une critique c’est une comparaison entre un excellent petit film passionnant sur un personnage dont le côtoiement extrême de la mort paraît être la seule raison de vivre et un des chef-d’œuvre du grand (très grand) Francis Ford. Le lieutenant James se fout de la guerre, ce qui l’intéresse c’est de jouer sa vie à la roulette russe avec des armes différentes de celle utilisée par le héros du « Voyage au bout de l’enfer – Deer Hunter » de Michael Cimino.
Quant aux Oscars. Ils ont souvent couronné des grands films, ils ont aussi honoré des films, euh… des films. Le résultat, lié au mode de scrutin donne parfois des résultats étranges. En 1977, étaient en compétition pour le Meilleur Film : « All President’s Men – Les Hommes du Président » de Alan J. Pakula, « Bound of Glory – En route pour la gloire » d’Hal Asby, « Network » de Sydney Lumet (ah, Lumet, gentil, ah! Lumet), « Taxi Driver » de Martin Sorsese…. et le winner is : « Rocky » de John G. Avildsen. L’Oscar à Avatar, ça aurait été comme d’attribuer le Prix Nobel de littérature à Hergé. Ce serait troublant, mais pas forcément scandaleux.
Le machisme culturel bien ancré au plus profond des mâles du monde entier vous fait relever comme pour Foglia que si c’était pas une femme…. c’est une femme, et alors?

Le succès des films des USA est axé sur la beautée aseptisée des imges et sur la vitesse du déroulement des évènement plus une belle femme aux formes incontournables . Voilà ce que tous les cinémas de toutes les nations devraient imiter . ( Le cinéma français est trop lent et le ciméma Québecois trop fond de ruelle et remplie de marginaux )
Mais ce qui est totalement inacceptable dans presque tous les films des USA c’est la morale de leurs héros qui sont dix fois plus violents que les bandits .
Pour ma part je préfère les faits vécus mais dans ce domaine la France l’emporte allant plus en profoneurs pour expliquer les personnages et les motifs des faits .
Les films allemands sont comme les films des USA au niveau du rythme en mieux mais sans les violences débilisantes des héros toujours violents des USA
Les films Québecois seraient des merveilles en augmentant le rytme des évènement et en nettoyant les ruelles et en bonifiant les marginaux en les remplaçant par des êtres normaux plus souvent qu’autrement .
C’est triste de dépenser autant d’argent pour autant de cochonneries macabres enseignant le mal qui fait mal.

C’est quand même drôle que les mêmes personnes qui se plaignent de l’artificiel hollywoodien se plaignent aussi qu’un Oscar soit remis à un film qui ne les a pas distraits autant qu’ils l’auraient voulu.

Ne vous attendez donc à « rien de plus » qu’un film qui a quelque chose à dire sur la folie de son époque et qui le raconte de façon terriblement efficace. Si vos besoins en cinéma se limitent strictement à l’évasion, The Hurt Locker vous laissera en effet sur votre appétit.

Je suis 100% d’accord. Hurt Locker est un film moyen, très loin d’un grand film. Petite année pour les oscars…

Peut être n’y avait il aucun intérêt (financier on s’entend) à donner l’Oscar à Avatar ? Tout le monde l’avait déjà vu tandis qu’en le donnant à Hurt Locker …

Si vous avez la chance, pour vous changer de toutes les documentaires contre la guerre en Iraq. Un film qui accompagne bien The Hurt Locker, c’est Brothers At War. Un portrait réaliste des soldats sur le terrain, rien de politique dans ce film, je crois que c’est le premier documentaire sur la guerre en Iraq où le nom Bush n’est jamais une fois nommé.

Ça fait vraiment changement des apologistes et de toute la subjectivité lassante et sans profondeur de tous les Michael Moore de ce monde. Parce que l’on a eu droit à ce que l’on ne peut définir autrement que par une surdose de propagande. Ça se retrouve bien dans les commentaires délirants qu’on entend toujours ici, fabriqué de toutes pièces par cette perception mensongère et historiquement odieuse de la gauche révisionniste.

Par exemple, Etienne Denis se croit fin d’esprit en prétendant qu’il s’agit là de colonialisme. C’est une double insultes à triple tranchants. Qui a mis fin au colonialisme? Dans son sens réel. Réponse, le Canada et les États-Unis, via l’ONU, à une époque où elle n’était pas anti-américaine, durant la crise dans le canal de Suez. Quelle est la première superpuissance non-impérialiste de l’histoire de l’humanité. Réponse, les États-Unis. D’être cynique à ce point ne porte atteinte qu’à sa propre insignifiance dans le schème historique des évènements. Dans le sens réel des choses, il y a encore une force colonialiste sur cette petite planète, c’est la France (via l’Afrique centrale). Mais elle perd rapidement la main, avec des pays comme le Rwanda qui décide soudain d’oublier le français en faveur de l’anglais (à l’école). Il est envisageable que ces anciennes colonies disparaitront, comme l’Indochine, de la francophonie mondiale. À force de sortir les trompettes anti-impérialistes, on oublie que le néo-colonialisme est aussi notre fait, dans la perspective mondiale. On veut garder notre sphère d’influence, en véhiculant notre langue et notre culture à travers les Continents. Mais on le fait mal, on manque d’hégémonie. C’est à dire, ce trait qui ferait qu’un écrivain français, québécois, belge, suisse, acadien ou congolais… puisse se balader d’un Continent à l’autre, en propageant ses idées autour de la langue-culture qui nous unie. La France au lieu est vainement chauviniste, comme elle l’a toujours été, et rejette sa francophonie par incompréhension futile des différents accents. C’est là toute l’histoire des défaites françaises et des réussites anglaises, son pouvoir d’exportation et d’hégémonie. C’est pour cela aussi que des pays, de Singapour à l’Afrique du Sud, en passant par le Canada et en retournant à Hong Kong et en Inde, sont tous des modèles de réussites civilisationnelles. Alors que l’Indochine d’hier reste dysfonctionnel, comme l’Afrique Centrale, comme l’Algérie, comme le Maroc et la Tunisie reste des pays convenables, mais jamais des réussites. Comme le Québec aussi, qui n’est jamais parvenu à former un projet de société assez fort pour devenir un pays, un vrai, avec son armé et sa monnaie.

Mais si vous voulez parler de colonialisme réinventé, d’accord. L’OTAN dans cette perspective est la nouvelle colonie. Pourquoi? Parce qu’aucun des pays dans l’OTAN ne peut assurer sa souveraineté territoriale sans l’assistance américaine. À l’exception possible de la France, de par son armement nucléaire, mais certainement pas à cause de son armé, qu’elle a décimée comme tous les autres pays occidentaux, en faveur de programmes sociaux. L’Occident en entier est donc dépendante des États-Unis. La seule façon qu’ils ont pu fabriquer cette sociale-démocratie depuis la deuxième guerre mondiale aura été de sabrer dans les dépenses militaires, en faveur de la santé et de l’éducation. Noble, certes, mais la transformation effectuée se traduit exactement ainsi: L’Europe, comme le Canada, ont subventionné leurs programmes sociaux aux frais de l’armé américaine.

Au tournant de la deuxième guerre mondiale, le Canada avait le troisième plus large marine au monde (après les ÉU et la GB), avec ses 16 millions d’habitants. C’était une puissance militaire qui pouvait se projeter dans le monde et intimider des despotes et des dictateurs. Maintenant, plus rien, même quand les Conservateurs ont légèrement augmenter les dépenses militaires (que les libéraux ont anéantis pendant des décennies), le public s’en est scandalisé. On comprend bien qu’il faut investir en santé, mais dans le sens historique des choses, c’est comme de se définir par les nids-de-poule qu’on répare au lieu des grands édifices qui marqueront notre passage comme civilisation.

L’OTAN est donc l’empire colonial américain, pas parce qu’ils l’ont choisi, mais parce que le reste de l’Occident a décidé que c’était mieux pour se faire élire de sous-contracter leurs dépenses militaires au Pentagone en se construisant des citadelles de redistributions de richesse… qui s’écrouleront une fois les baby boomers à la retraite. L’Euro a perdu près de 20% de sa valeur face au dollar canadien en 3 ans. Avec les échecs consécutifs de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal et de l’Irlande qui se présentent ou qui arriveront sous peu, vous voulez parier que ce beau rêve de l’après-Berlin n’aura duré qu’une génération. Que l’Occident se retrouvera un peu face à ce mur qu’elle a construit. Celui qui a rendu les institutions américaines (telle l’ONU), anti-américaine sous le poids harassant de ses contradictions internes sans fin.

Vous savez, on parle parfois de guerre illégale. Ce qui est une absurdité en soi. Vous voulez un exemple d’une attaque que personne ne questionne? Quand l’OTAN a bombardé la Serbie en 1999, c’était illégal. Aucun traité n’avait été signé le permettant. On en fait encore nos choux gras, pas vraiment, tout le monde est bien heureux. Le Kosovo est maintenant le pays le plus dysfonctionnel (et le plus pauvre) d’Europe, mais pour des organisations délirantes comme l’ONU, c’est un succès.

Vous voulez du néo-colonialisme? La Constitution de Bosnie a été écrite à Washington. Mais ça, on n’en parle pas trop. Tout cela, c’était l’ère Clinton-Blair, dont tout le monde se fout éperdument. Mais attention, si c’est l’Irak. Oh là, c’est une autre histoire. Occupation illégale? Oh non! L’ONU sait certainement de quoi elle parle, on s’en souvient de son aspect humaniste durant le génocide au Rwanda.

C’est comique aussi comme les forces du mal, qu’on accuse de tous les maux, sont les plus efficaces. En Haïti par exemple, qui a la responsabilité par delà l’Union Européenne d’agir en citoyen du monde? Ce n’est pas la Chine, elle n’a pratiquement rien fait. Ni les pays de la Ligue des États arabes, ni les ONG, ni l’Europe, ni rien du tout. Les trois champions humanitaires dans ce cas, ce sont les États-Unis, le Canada et Israël. Dites ce que vous voulez, la France n’a trouvée qu’à redire sur «l’impérialisme» humanitaire des USA, comme Chavez. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est qu’elle n’a pas l’armé pour venir au secours de personne. Après le Tsunami, c’était qui les premiers répondants? Les États-Unis et l’Australie, pas les ONG, pas l’ONU, pas l’UE, trop occupé dans leur paperasse bureaucratique pour faire quoi que ce soit.

C’est ça le grand dilemme de cet Occident, jamais content, toujours à se plaindre, sans réaliser notre cupidité. Le Canada est quand même plus noble que l’Union Européenne. On était là pour le Rwanda, alors que la France elle… elle accusait les Tutsis d’avoir fait de la provocation, parce que c’est probablement aussi elle qui a permis ce génocide, qui n’a rien fait en tout cas pour éteindre le feu. C’est facile de diaboliser l’Amérique, mais plus on creuse le dossier, plus mince est la correspondance. Si l’ONU et l’UE sont si vertueuses, qu’on me nomme ses succès depuis les années 70. Ce n’est certainement pas par eux qu’on a mis fin à l’hégémonie soviétique. Ils accusent beaucoup, mais ne font rien. Quand des crises se présentent comme celle en Haïti, on ne se pose même plus la question de qui est le plus apte à leur venir en aide. Non, on les accuse de le faire au lieu! L’Union Européenne donnera quelques sous aux ONG et sentira qu’elle a fait sa part. Alors qu’Israël (le grand vilain) aura envoyer une vraie délégation avec des docteurs et une équipe de secours, comme le Canada. Si on cherche la vraie mainmise bureaucratique néo-coloniale, pourquoi ne pas regarder du côté de l’ONU en fait?

La vraie question qui se pose reste toujours: Qu’est-ce qu’une menace à la souveraineté des nations de l’OTAN. Est-ce que la Syrie est une menace? Oui. Est-ce que le Pakistan est une menace? Oui. Est-ce que l’Arabie-Saoudite est une menace? Oui. Est-ce que l’Iran est une menace, c’est la plus grande de par ses forces tentaculaires et sa colonie Libanaise (le Hezbollah contrôle le Liban, c’est une milice financés par l’Iran, donc le Liban est une colonie). Le dessein de rebâtir l’Irak a sa logique interne, dans ce contexte où toutes ces nations sont une menace à nos alliés, c’est de rendre fonctionnel au moins un pays qui ne l’est pas. Saddam aurait dû être pendu durant la guerre du golfe et le pays reconstruit. Au lieu, on a permis aux criminels de l’ONU d’user de corruption (Oil for Food) et de décimer toute une génération. C’était donc une guerre à finir, de façon concrète, puisque la continuation du statu quo était bien pire… que ce que l’on a vu depuis. Comme je l’ai dit, la Bosnie ou le Kosovo ne sont pas de vrai pays, ils n’ont pas un vrai plan de société, ce sont de pions. Comme 75% de la planète, ils ne compteront pas. Le Zimbabwe a peut-être acquis son indépendance des Rhodésiens, mais dans la suite des choses, c’est un échec flagrant comme société. Le but n’est pas de dire… voilà, cet État est indépendant, c’est une dictature délirante qui ne fait rien, ne produit rien et trucide sa population. Le Congo se fait massacrer par des barbares, mais tout le monde s’en fout. Ce serait une «occupation illégale» d’aller massacrer les terroristes qui les assiègent. Idem au Darfour dans le fond, on aura parler, on continuera de parler, jusqu’à temps que tous les chrétiens et tous les animistes soient morts. Maintenant, c’est le Nigeria qui, là encore, massacre ses chrétiens, mais qui en parle? C’est une petite planète, si on accepte nos responsabilités pour sauver Haïti quand un désastre leurs arrivent, pourquoi n’en serait-il pas pareil pour ces pays qui, de par leur système défaillant, en viennent qu’à massacrer leurs propres populations.

Ceux aussi qui se disent que l’Irak ne peut pas être démocratique semblent souhaiter le pire. Comme pour justifier leur aversion à cette guerre, ils souhaiteraient que l’échec soit complet… et qu’un nouveau tirant remplace le dernier… et que guerres civiles s’en suivent. Pour l’instant, il n’y a plus de camps de réfugier comme il y en avait des tonnes au temps de Saddam. Le pays est, à proprement parler, bien plus fonctionnel qu’il ne l’a jamais été, plus fonctionnel que le reste du Moyen-Orient (en dehors d’Israël). De la menace qu’il représentait alors pour Israël, il devient maintenant un allié potentiel. Un pays qui pourrait permettre une paix au Moyen-Orient, de par ses actions. Vous avez raison par contre, une démocratie, ça ne demande pas que des élections à tous les quatre ans. Ça ne veut rien dire en fait des élections, plusieurs pays extrêmement autoritaires ont des élections, ça ne change rien. C’est les institutions de la démocratie qui comptent, pas les élections qui ne sont que son exercice visible. C’est une constitution, des lois, des droits et des responsabilités, c’est la liberté d’expression et la liberté de la presse, c’est la transparence et la quasi-absence de corruption (il y en a toujours, malgré tout), c’est une armé et un service policier loyaux aux pouvoirs élus, c’est une harmonie citoyenne où les hommes et les femmes de toutes races ou religions sont considérés comme égaux devant la loi, etc, etc. La démocratie n’est jamais parfaite et sans faille, mais ses idéaux sont justes… et s’en rapprocher devrait être un souhait pour tous les pays de cette petite planète. En faire la promotion est un des objectifs de l’Occident… et ce n’est pas du néo-colonialisme, c’est surtout pour être en mesure de vivre en harmonie avec tous nos concitoyens terriens, parce que l’on partage au moins quelques valeurs fondamentales. Et même si ce n’est plus à la mode en cette ère de relativisme aveugle, nos sociétés et nos valeurs sont supérieurs à celle des pays Islamiques vivant sous la Shari’ah. On doit donc promouvoir par tous les moyens à notre disposition notre projet de société, qui est un progrès du leur. Parce que si on est suffisamment désabusé pour croire que notre système ne peut pas s’appliquer au monde entier, ce sera leur système qui prendra de l’ampleur, comme il le fait depuis la fin du colonialisme. Parce qu’eux le croient supérieurs. Le Canada est, contrairement à la croyance populaire, un des plus vieux pays au monde et sa dernière guerre sur son terrain remonte à 1837-1838. Nous sommes un modèle de civilisation, malgré tous nos petits défauts. On s’est beaucoup moqué d’être le «plus meilleur pays», mais les classements nous remettent toujours en première position des Amériques. Si seulement il y avait un contre-exemple, d’un pays qui fonctionnent bien, avec un système qui ne se rapproche pas du nôtre.

Si on est suffisamment lucide pour prendre au moins ce point en considération (par-delà les débats sur notre appartenance nationale), on peut donc souhaiter que notre modèle s’exporte, qu’il demeure la référence comme il l’a été depuis Magna Carta, depuis les Bill of Rights des différentes nations anglo-saxones, depuis la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, ainsi que de nos constitutions et de nos lois comme valeurs intrinsèques de ce qui est juste et valable pour toutes hommes et toutes femmes. Donc, oui, si l’Irak peut se rapprocher un tant soit peu de ce qui rend nos sociétés des succès, pourquoi ne pas le souhaiter. Ils seront plus riche, ils vivront mieux, auront une culture vivante à partager, contribueront peut-être même éventuellement à l’amélioration de la vie humaine. À quoi bon sinon d’être sur terre, si c’est juste pour penser à notre petit bien-être, nos vacances dans le sud et notre compte de banque. Si on est là pour laisser à nos enfants une planète agréable, il va de soit pour moi que ce n’est pas seulement une question d’environnement, mais aussi de vivre dans un monde où des islamistes ne peuvent pas s’emparer de bombes atomiques pour détruire tout ce qu’on a mis des siècles à bâtir, la liberté qu’on a est conditionnelle à notre volonté de la défendre. Il faut être un peu aveugle pour penser qu’il n’y a aucune menace et qu’il vaut mieux s’occuper de notre système de santé et de nos plans de pension, parce que cela, l’histoire ne s’en souviendra jamais. Ceux qui pensent qu’on peut vivre éternellement dans notre petite bulle et que personne ne viendra jamais nous déranger dans notre confort consommateur n’ont rien compris et ne comprendront jamais rien.

Pour les pacifistes éternels, souvenez-vous que La guerre n’a jamais rien résolue, sauf l’esclavagisme, le fascisme, le colonialisme et la tyrannie sous toutes ses formes. Rien n’a vraiment changé, sauf notre attitude défaitiste face à tout, comme si tout à coup on ne pouvait plus rien changer, après s’être battu contre nous-mêmes pendant des millénaires pour en arriver où nous en sommes. Le fait même de se poser la question si le Niqab peut faire parti de notre société prouve bien qu’on ne croit même plus avoir aucun modèle à défendre, que tout est égal. Même lorsque tout le monde sait, en son for intérieur, que c’est faux.

Et quand c’est une Égyptienne en plus qui le demande, on ne pose même plus la question: Est-ce vraiment «sa culture»? La réponse est ici: http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/egypt/6262819/Egypt-purges-niqab-from-schools-and-colleges.html
Le Niqab est banni dans les écoles égyptienne… alors merci beaucoup messieurs les multiculturalistes d’être plus tolérant que l’Égypte!

Ouai… Après 6 Oscars je me suis dit que ça devait valoir la peine d’utiliser deux heures de mon temps… Pis non. 2h11 d’ennuie le plus intense, de futile répétition de la première scène (qui est d’ailleurs de loin la meilleur). Bon, alors on peut se demander pourquoi 6 (!) Oscars? Peut-être simplement parce que les deux favoris étaient « Avatar » et ce « Démineur », soit les deux pires navets sortis depuis « District 9 » (tiens, aussi nominé…)… Donc ne faites pas comme moi, ne vous laissez pas impressionner par les petites statuettes d’or.

Meilleur qu’Avatar, mais rien de spécial. Généralement solide sans se démarquer à aucun niveau.

3.5/5

Dans 10 ans plus personne va se souvenir de se film là, alors qu’Inglorious Basterds sera considéré comme un classique.