Pour ne pas oublier Matricule 728 (I)

L’actualité change vite, l’immédiateté étant la règle d’or.

C’est pourquoi l’histoire du Matricule 728 risque bientôt de prendre le chemin des oubliettes. Ce qui serait fort dommage.

Photo : Radio-Canada

D’autant que pour le moment, l‘histoire de Stéfanie Trudeau – mieux connue sous le nom de Matricule 728 -, soulève de nombreuses questions auxquelles nous n’avons toujours pas de réponse.

En effet, comment se fait-il qu’une policière qui, au fil des ans, a fait l’objet de plusieurs plaintes pour son comportement violent, grossier et intimidant envers des citoyens, n’ait jamais été retirée d’un travail qu’elle est de toute évidence incapable de faire sans poser un danger aux autres?

(Ce qu’on sait pour le moment d’autres épisodes erratiques de Stéfanie Trudeau est ici, ici et ici.

Bref, les indicateurs de dangerosité ne manquaient pas dans son dossier.

Même ce printemps, elle avait été filmée lors de manifs étudiantes en train d’intimider et de poivrer des citoyens pacifiques. Et pourtant, on la laissait patrouiller à nouveau, sur la rue, en uniforme et armée.

La vraie question, ici, devient: pourquoi toutes ces années de laxisme inacceptable face au «cas» de la Matricule 728?

Est-ce la faute du corporatisme hermétique des forces policières?

Est-ce à cause de l’«esprit de corps» ou d’une omerta qui s’installe nonobstant ses conséquences néfastes sur la justice et la protection du public?

Est-ce parce que Stéfanie Trudeau est la fille d’un chef de police – aujourd’hui décédé? L’aurait-on protégée pendant toutes ces années  en partie pour cette raison?

Dans les circonstances, la question se pose et s’impose d’elle-même.

Comment se fait-il que sans la diffusion à Radio-Canada de ses dernières frasques – soit l’arrestation violente et dégradante de simples citoyens le 2 octobre dernier – Matricule 728 serait encore en train de sévir dans les rues du Plateau Mont-Royal?

Sans cette diffusion, les accusations portées par Matricule 728 contre ces citoyens – lesquelles, selon le témoignage d’une voisine, risquent fort d’avoir été fabriquées par la policière elle-même en toute connivence avec d’autres policiers présents sur les lieux -, n’auraient pas la moindre chance d’être contredites ou abandonnées!

Dans toute cette saga, comment expliquer le silence de la Fraternité des policiers – le puissant syndicat du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) -, dont le grand patron a pourtant attaqué directement l’éthique du maire de Montréal?

Une dégradation troublante du discours politique

On en parle moins, mais le fait est qu’on entend aussi dans les propos de Stéfanie Trudeau tenus le 2 octobre dans l’exercice de ses fonctions, un petit quelque chose comme un relent du discours tenu par le gouvernement Charest tout au long de la grève étudiante. En version nettement plus ordurière, bien sûr.

Lorsque la policière qualifie les artistes qu’elle vient de malmener et d’arrêter de «rats», de «mangeux de marde», de «trous de cul», de «caves» et de «Plateaunienne de nowhere», elle prend en même temps la peine de les traiter «d’ostie de carrés rouges». Ce détail n’est pas anodin.

C’est d’ailleurs à cause de cette référence aux «carrés rouges» que le directeur du SPVM, Marc Parent, lorsqu’il s’est excusé publiquement pour les événements du 2 octobre, a parlé spécifiquement de «profilage politique».

Or, la référence de la policière aux «carrés rouges» est-elle vraiment fortuite?

Dans les faits, cette référence mime le discours politique tenu par le premier ministre Jean Charest et plusieurs de ses ministres pendant le «printemps érable».

Un discours qui, soit dit en passant, fut aussi amplement repris et approuvé sur plusieurs tribunes médiatiques par des commentateurs à la facture plus populiste, qui n’ont pas hésité à en rajouter des pires encore.

Pendant des mois, les amalgames ont fusé de toutes parts. L’équation qui s’en dégageait était aussi fausse que simpliste : enfants-rois + violence + intimidation + gauche + communistes + anarchistes + Montréal = grève étudiante.

Ce discours était à son tour le produit dérivé de la stratégie du gouvernement Charest durant ce conflit. Cette stratégie visait à tenter de gagner des points dans l’électorat – une élection générale venant cette année, c’était certain.

Dès avril, j’identifiais cette stratégie comme étant un cas classique de politique de division et de polarisation à des fins électoralistes.

Le problème fut que le choix de cette stratégie est venu au prix d’une dégradation marquée du discours politique au Québec. Le spectacle était navrant sur toute la ligne.

Plutôt que de défendre sa politique de hausse des frais de scolarité à l’aide d’arguments rationnels, le premier ministre et ses ministres n’hésitaient aucunement à associer à la «violence et de l’intimidation» un mouvement étudiant pourtant pacifique dans son ensemble.

Tout comme ils y ont associé le port même du carré rouge et les partis d’opposition qui appuyaient les étudiants

Dans une société démocratique, les mots «violence et intimidation» sont pourtant lourds de sens. Très lourds.

C’était une véritable campagne de peur et de désinformation. On faisait même passer la désobéissance civile – pourtant pacifique par définition – pour un acte violent.

Le résultat fut de nourrir les pires préjugés, voire d’en créer de toutes pièces dans certains segments de l’opinion publique où s’est développé un profond sentiment de mépris pour le mouvement étudiant et ceux qui en faisaient partie.

C’est ainsi que le «débat» a basculé dans la hargne et la caricature. Ce qui, inévitablement, rendait de plus en plus difficile un véritable débat d’idées entre deux visions différentes de l’éducation supérieure et de son accès.

Sans hésitation, même Robert Dutil, pourtant le ministre de la Sécurité publique, accusait la CLASSE et son porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois d’incitation à la violence.

Raymond Bachand, alors ministre des Finances et se présentant aujourd’hui comme le candidat le plus «rassembleur» de la course à la chefferie du PLQ /sic, associait les étudiants à des «radicaux», des «marxistes» et des «communistes».

Dans cet exercice répétitif de conditionnement de l’opinion publique, la ministre de la Culture Christine St-Pierre était même allée jusqu’à associer l’artiste Fred Pellerin à la violence! Eh oui, un artiste… Mais pas du Plateau Mont-Royal, celui-là…

Comme Fred Pellerin refusait d’être fait chevalier de l’Ordre national du Québec par solidarité, disait-il, pour «ce peuple dans le contexte actuel, où même notre démocratie se fait secouer par la base», sans sourciller, Mme St-Pierre avait lancé ceci à son propos :

(il) a le droit de porter le carré rouge, on est dans la liberté d’expression, mais nous, on sait ce que ça veut dire le carré rouge, ça veut dire l’intimidation, la violence, ça veut dire aussi le fait qu’on empêche des gens d’aller étudier ; pour nous, c’est ce que ça veut dire et pour une grande, grande, grande partie des Québécois, c’est ce que ça veut dire .

Bref, la dégradation du discours politique atteignait des sommets inquiétants de bêtise. Ce qui ne fut pas sans effet sur la dynamique sociale et politique.

Les policiers ne vivent pas sur une autre planète

Or, les policiers ne vivent pas sur une autre planète. Appelés à «encadrer» les manifestations quotidiennes, ils entendaient, eux aussi, ce même discours martelé jour après jour, à répétition, sur plusieurs tribunes.

Au-delà du «cas» Stéfanie Trudeau, combien d’entre eux ont intégré et repris ce même discours, en privé et/ou dans l’exercice de leurs fonctions?

Un indice de taille se trouve dans cet article de ma collègue Michèle Ouimet.

En mai dernier, la journaliste avait parlé à un jeune employé du SPVM qui lui avait «raconté le quotidien des enquêteurs» de la police.

«Fatigués, écoeurés» par les nombreuses manifs et en danger d’épuisement sous une «loi spéciale» qui les forcerait à «davantage d’arrestations, plus d’heures de travail, plus de nuits à bosser», ces policiers avaient aussi développé pas mal de préjugés…

À la lumière du cas Trudeau, ça vaut la peine de reprendre de larges pans de cet article :

Plusieurs (policiers) les voient comme des enfants-rois, des bébés gâtés qui ont des iPhone, qui voyagent et qui, en plus, veulent se faire payer leurs études.

Et Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE?

Ils le trouvent dangereux. Ils le voient comme un agitateur, un communiste. Certains lui prêtent des intentions, ils pensent qu’il prépare une révolution politique. Ils le haïssent, une haine profonde. (….)

Ils ne sont pas tendres non plus avec Martine Desjardins, présidente de la FEUQ. Certains lui donnent un surnom peu flatteur. Du genre qui ne s’écrit pas. (…)

Revenons au jeune du SPVM qui laisse son café refroidir pendant qu’il me raconte les longues soirées des enquêteurs. Ils jasent en regardant les écrans de télévision, où ils voient des milliers de manifestants défiler dans les rues de Montréal.

«Il n’y a pas de débats d’idées, que des généralités, explique-t-il. Si un citoyen ordinaire se fait arrêter, ils se demandent ce qu’il fait au milieu des manifestants. Ils se disent: Mais qu’est-ce que ce type fait dans la rue à perdre son temps? Les policiers font des bons salaires, ils vivent souvent en banlieue. Ils ne comprennent pas toute cette agitation, ça les dérange profondément

Un certain climat de paranoïa s’est installé. «Les policiers se font dire que des groupes anarchistes les prennent en photo et montent des banques de données.»

Des policiers se sentent menacés. Et pour cause. Les coordonnées personnelles de l’un d’eux ont été affichées sur un babillard de l’UQAM. Sa famille est protégée par des policiers. D’autres sont intimidés sur le web.

Près de 80% des Québécois pensent que les policiers font du bon travail, selon le dernier sondage CROP. Ils ont la cote, même s’ils dérapent parfois en abusant de la matraque et du gaz poivre.

Pour l’instant, leur image tient le coup. Il faut dire que leurs préjugés sont rarement étalés sur la place publique. Sauf lorsqu’un employé du SPVM décide de se vider le coeur.

Question : le cas de la Matricule 728 est certes extrême, mais les préjugés qu’elle exprime lorsqu’elle se vide elle-même le cœur après les arrestations du 2 octobre, sont-ils aussi isolés que les dirigeants du SPVM le clament?

***

Mercredi, la suite de ce billet «Pour ne pas oublier Matricule 728» :

– Une enquête publique, s’il-vous-plaît!

– Esprit de corps ou omerta?

– La formation déformante

– Pour la création d’un bureau indépendant de surveillance de la police

 

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Le silence de l’actuel ministre de la sécurité publique est inquiétant ! Voudras t’il enterré cette histoire ds la filière 13 ? En temps normal on ferait une enquête approfondie sur les méthodes d’arrestations au SPVM ! Depuis quand filmer est une entrave au travail de policiers ?Alors enfermons ts les caméramans de TVA , de RC ect .. !

Avec le Matricule 728 on est loin des personnages de la magnifique série 19-2.

Dans cette série on voyait des agents de police humains, équilibrés, pour la plus part, et des adultes responsables, respectueux.

On sait que les auteurs de cette série ont fréquenté pendant des mois des policiers qui les ont initiés à la réalité quotidienne de leur dure travail.

Il faut remercier le collègue de Matricule 728 qui a eu la bonne idée de peser sur le piton et enregistrer la démence verbale de Mme l’excitée hors contrôle. Grâce lui soit rendu.

Pour ce qui est de ses collègues, Dieu merci tous ne sont pas adeptes de l’omerta suicidaire pour le groupe. Quelques uns voient plus loin que le bout de leur nez et saisissent l’ensemble de la question.

Mme 728 doit être mutée aux archives ou à tout autre endroit où elle ne sera pas en contact avec une situation qu’elle est incapable de gérer raisonnablement. Elle a fait à de nombreuses reprises la preuve de son incompétence, de sa dangerosité, pour elle et ses collègues, sans parler de ses victimes déjà nombreuses.

Et Oui M, Charest et le Parti Libéral du Québec ont tout fait pour envenimer la situation lors de la crise des frais de scolarité. Ils ont été intellectuellement malhonnêtes, bas, petits et incompétents. Tout un palmarès. Il était temps de changer la garde.

De Pierre Foglia qui résume très bien ma pensée 728 sert à noyer le poisson… :

« Je pose la question sans ironie: comment pourrait-il en être autrement? Vous imaginez le collègue de l’agent 728 écrire: elle s’est encore énervée pour rien. Vous imaginez n’importe quel policier mettre dans le trouble son coéquipier?

Je ne parle pas des bavures tragiques qu’éclairent les réflecteurs des médias et pour lesquelles on a, l’an dernier, pensé à un comité permanent plus ou moins indépendant pour faire enquête. Je parle du citoyen ordinaire, même pas noir, même pas arabe, même pas gai, qui se retrouve avec une accusation fabriquée d’avoir résisté à son arrestation, ou de voies de fait sur un policier, alors que c’est lui qui serait en droit de déposer une plainte en déontologie pour brutalité… »

Merci beaucoup, Mme Legault, de clarifier un point que plusieurs ne semble pas oser aborder! Votre section sur le discours politique porte sur une discussion qui n’est pas encore assez étendue. Il faut réparer les pots cassés de M. Charest. Aussi, il faut que les citoyens se sentent à nouveau en confiance avec la police.
Bref, encore merci.

Contrairement à mon habitude je commencerai par cette citation :

«La vengeance déguisée en justice, c’est notre plus affreuse grimace…»

[François Mauriac]

À l’évidence 728 est une frustrée primaire qui se prend pour une justicière. Il n’est donc pas surprenant que ses propos orduriers et ses gestes démesurés et inappropriés nous font penser à la vengeance.

Mais ce qui me préoccupe le plus c’est le silence de ses collègues de Montréal et d’ailleurs au Québec. Approuvent-ils 728 ? Trouvent-ils qu’elle à exagérée ? Se sentent-ils à l’aise de travailler à ses côtés ?

Dans ce contexte, nous les citoyens sommes autorisés à mettre dans la balance notre confiance aux services policiers. J’aurais espérés entendre les représentants officiels de la fraternité des policiers ainsi que ceux qui représentent toutes les autres associations policières au Québec nous dire d’une façon appropriée que le dossier de 728, pour le bien de tous les corps policiers au Québec, doit être très sérieusement et rapidement étudié et qu’en tant que groupe, leur collaboration va de soi.

À l’évidence la loi du silence n’existe pas uniquement dans la mafia.

Stéphanie Trudeau n’est pas un cas isolé, il y a plusieurs 728 au SPVM. Youtube abonde de vidéos où l’on voit des agents du SPVM blessant volontairement des manifestants et non sans amusement.

Pour avoir été coincé dans une arrestation de masse, j’ai vu le meilleur et le pire.

D’un côté, il y avait des policiers fort sympathiques qui discutaient aimablement avec les manifestants arrêtés. L’un deux nous demandait de sauter un soir de manif pour qu’il puisse se reposer, car les manifestations l’obligeait à travailler 7 jours sur 7, 16 hr par jour.

De l’autre côté, on faisait face à des policiers méprisants et au tempérament violent. Lorsque nous étions près d’eux, on pouvait voir leur tempe osciller et le main crispé sur leur matraque près à frapper le premier qui s’approchait de lui, malgré que l’on déconnait avec son collègue!

Ce soir-là, nous avons été séquestré pendant 6 heures, menottes au dos, dans un autobus de la STM. Pas moyen d’avoir accès au toilette. Les policiers nous disaient, non sans amusement, d’uriner et déféquer dans nos culottes, ce que plusieurs ont du se résigner à faire.

Je fus même témoin d’un refus d’un policier de venir en aide à un vieillard. Dès son arrestation, l’homme soulignait aux policiers qu’ils devaient prendre des médicaments pour le coeur. Les policiers l’ont envoyé paîtres à la manière de 728. Plus tard, le vieil homme commença à avoir une hausse de pression, il n’est pas du tout à l’aise. Les policiers se sont moqués de lui. Finalement, l’homme de près de 70 ans, a fait une crise d’angine et les policiers se sont moquer de lui pendant plusieurs minutes pour réagir et appeler un ambulance.

La majorité des policiers font très bien leur travail, mais une minorité non négligeable sont méprisants et violents envers les citoyens… et pas seulement les carrés rouges.

Le même policier qui se moquait du vieillard en pleine crise du coeur a tenu des propos orduriers semblables à ceux de 728 sur mes voisins du quartier Centre Sud. Cela signifie que, en ce moment, un policier doit dealer avec les cas lourds des habitants du secteur Berri-UQÀM, alors qu’il les déteste et méprise profondément.

Si 728 n’a pas hésité à agresser physiquement de simples artistes qui buvaient une bière par pur mépris, je ne m’imagine pas comment ce policier (et 728) peuvent agir avec un sans-abris complètement coké qui se cachent dans une ruelle du Quartier latin

Bonjours Me Legault, vous soulevez les questions que beaucoup de gens se posent. Je crois qu’il y a plusieurs liens à faire dans tout ce qui se passe au Québec. Le gouvernement Charest avec la précieuse collaboration de commentateurs, de journalistes, d’animateurs, etc, a fait du Québec une population malade. La façon de faire, d’intéragir entre les citoyens a culmineé au Métropolis. Je n’ai pas de mot pour exprimer ce que le gouvernemnt libéral a fait au Québec. Le pire c’est que j’entendais Fournier la semaine dernière, dire des âneries sur les propos des ministres péquistes et ça continu. Jusqu’ou cela nous mène, je l’ignore mais le climat est malsain très malsain et on dirait qu’il n’y a pas de solution pour retrouver un peu de paix, de calme, de positif au Québec. Je pense qu’il y a des gens qui ne prennent pas la parole pour dénoncer toutes ces injustices. Pourquoi? M. Charest aurait-il gagné sur, d’abord l’individu et au diable le bien commun.

Durant la grève, au moins un autre ( parmi plusieurs reportage sur la grève) il y avait un policer avec sa baïonnette qui frappait un manifestant à travers la banderole que le manifestant tenait. Je ne sais pas son matricule, mais lui aussi devrait passer devant le conseil de discipline.

Bravo!

Pendant le conflit étudiant, j’ai trouvé le gouvernement totalement irresponsable d’opposer une partie de la population à une autre. Ça ne servait à rien (à part peut-être leur intérêt) d’augmenter la tension sociale. Le rôle du gouvernement est plutôt l’inverse, soit de la diminuée.

François

Bravo,belle analyse.
Votre propos correspond exactement à ce que je pense du conflit étudiant. Le gouvernement a instrumentalisé ce conflit par intérêt partisan et électoraliste. Ce faisant, il jouait un jeu tout aussi dangeureux que déplorable. Déplorable parce qu’on a évacué le débat d’idées au profit de la caricature et dangeureux parce qu’effectivement le propos véhiculé en influenca plusieurs et induisit chez eux des comportements et des attitudes qui minent et déforment les relations sociales.
Que cela ait affecté le jugement de monsieur et madame tout-le-monde, passe encore, mais lorsque cela se retrouve de façon plus ou moins répandue au sein d’un corps policier, cela a de quoi inquiéter.

Excellent. Vous avez raison. Une police des polices devrait être obligatoire dans une société démocratique. Oh combien d’erreurs commises, de libertés bafouées chez les plus faibles sans possibilité d’une défense devant les tribunaux et combien de causes instrumentalisées pour fabriquer de toute pièce des criminels et, conséquemment, concevoir des monstres.

Pour la création d’un bureau indépendant de surveillance de la police; en attente de vous lire.

Merci.

À ce que j’ai lu par le passé, les policiers sont déjà portés à avoir une philosophie de défense de la loi et de l’ordre (merci, M. de La Palice). Sinon pourquoi choisir ce métier? Rêver de servir et protéger? Oui c’est possible. Mais quand le mauvais exemple vient du plus haut… je crois que vous avez raison.

On a fourni un discours tout fait à la drette populiste et aux mégaphones de l’«analyse» superficielle et nous allons mettre des années à nous en dépêtrer. De qui cela fait-il l’affaire?

Le criminologue interviewé par Enquêtes, Marc Alain, a raison à mon avis sur le manque de formation en gestion des cadres supérieurs.

Je sais qu’il y a beaucoup de bons policiers, dont certains sont des héros et je leur dis merci. Mais je crois que les éléments marginaux et portés à l’abus de pouvoir ont été encouragés par les propos dénigrants de certaines personnalités politiques et de certaines voix fortes (mais qui chantent faux) dans les médias de masse. Tout cela a créé un climat de haine et une polarisation sociale sans précédent, qui a fait que les éléments déjà portés à la violence se sont sentis légitimés.

La police est à la fois un rempart de la démocratie et un bastion du pouvoir en place. Je rêve de voir nos policiers du côté de la justice. Point. La vraie.

Des policiers madrilènes ont retiré leurs casques et marché avec les manifestants. Sans doute parce qu’ils souffrent de la situation eux aussi. Mais dans un pays qui a connu la dictature, c’est digne de mention. Sans doute parce que la démocratie y a été perdue et reconquise de haute lutte.

Nous Somme gâtés et nous avons pris pour acquises des choses pour lesquelles on meurt ailleurs. Théâtral? Peut-être. mais faux? Pas sûre…

Vous dénoncez les propos des ministres du parti libéral à l’effet que les étudiants ont été (injustement) associés aux casseurs et aux intimidateurs.

Vous semblez oublier que toutes les associations étudiantes en cause ont choisi de NE PAS dénoncer cette violence, cautionnant ainsi l’inacceptable dans une société civilisée. Vous oubliez aussi de mentionner que les étudiants qui n’étaient pas pour le boycott des cours n’ont pu prendre part à leur cours, étant VICTIMES d’intimidation de leur propre association d’étudiants! Ceci, sans compter tous les professeurs en mal de nostalgie qui en ont profité (honte à eux) pour les encourager en ne respectant pas leur contrat de travail et en se foutant bien des millions de travailleurs qui paie leur salaires et leur temps supplémentaires

En tant que travailleurs et citoyen responsable, je me pose de sérieuses questions quant au traitement très favorable que les associations étudiantes et leur leader ont bénéficié, compte tenu de l’intimidation qui sévissait et des violences tolérées. Par conséquent, permettez-moi d’avoir une petite tendance à me ranger du côté de ceux que vous dénoncez. Il me semble que ce que ces ministres ont dit me rejoignait tout à fait.

En ce qui concerne la policière Trudeau, son comportement est inacceptable. Mais que diriez-vous si ont reprenait la même position qu’ont prise les associations étudiantes lorsque les casseurs ont déversés leur hargne contre les commerçants et les policiers? Si les autorités policières avaient dit » Bon, on encourage pas nos policiers à faire preuve de violence, mais on refuse de les blâmer « …

Comment auriez-vous réagit?

Si le syndicat en avait rajouté et fait de l’intimidation auprès de ceux qui dénonce la brutalité policière.

Comment auriez-vous réagit?

Comme ont dit, ce qui est bon pour pitou devrait aussi être bon pour minou. Mais dans notre beau Québec, les porteurs du carré rouge semblent avoir le droit d’user d’intimidation et de chantage et il n’est pas bien vu de les critiquer…

Ce n’est pas la première fois que j’ai la chance et le plaisir de vous remercier pour la justesse de vos propos et chaque fois, cela est on ne peut plus senti. Merci Mme Legault de demeurer présente dans la sphère médiatique (qui parfois s’égare), que ce soit sous la forme écrite ou encore lors de vos différentes interventions radio et télé. Cela réconcilie avec la vie lorsque les dérapages médiatiques fusent de toutes parts.

Un policier AIME l’ordre…
Un militaire AIME l’ordre….

Le matricule 728 n’est que le sommet visible de l’iceberg…

La Fraternité qui représente les policiers n’est pas seulement un syndicat, mais aussi une fratrie qui défend ses membres jusqu’au bout et en dépit de tout…

Je suis d’accord avec vous et je crois que ce n’est pas un cas si isolé.Le silence de plusieurs encourage des actes répréhensibles.Ma famille en sait quelque chose.La commission Poitras avait voulu prévenir le ministre Serge Ménard à l’époque(1999)après que de nouveaux faits aient été découverts.Je peux dire que les agissements aussi graves qu’ils parraissent incroyables aux commun des mortels sont cautionnés de haut.La déontologie policière est désuète, il faut la remplacer et ça presse.

C’est évident que Matricule 728 a bafoué la raison d’etre de la mission du service des policiers dans notre communauté. Qui est de maintenir la paix! C’était également visible qu’il y avait un service policier qui ne fonctionnait plus. J’ai vu sur des vidéos, des casseurs (policier en civil) de greve, lancer des roches devant des policiers en uniformes sans qu’ils soient arretés, bousculer (intimider) des grèvistes pour qu’ils réagissent et se fassent prendre en souricière. J’ai soixante-douze ans alors j’ne suis pas aveugle, j’ai vu l’ours qui a vu l’ours avant aujourdhui. C’est à ce moment que j’me suis affichée comme ‘grandmaman supporte les étudiants’ et j’ai constaté le jeu du gouvernement pour diviser notre belle jeunesse qui ont à coeur de préparer leur avenir, s’instruire et se cultiver pour une vie meilleur! Je prie pour que la plus grande partie de s citoyens sortent enfin de leur comas. J’ai honte de plusieurs politiciens du gouvernement PLQ et je souhaite qu’aucun d’entre-eux reviennent au pouvoir au Québec et ni dans une autre province du Canada. Selon mon opinion personnelle, ces politiciens, ces fonctionnaires, ces journalistes qui ont appuyé le PLQ mérite d’etre accusé de crime de guerre car c’est une guerre que ce gouvernement sortant a géré pendant ces mois de luttent pour se faire entendre contre nos enfants.

Avec un syndicat qui s’appelle «la fraternité» faut-il s’étonner de la culture d’entreprise?

Toutes les grandes entreprises impliquées dans la consommation de masse qui veulent accaparer la plus grande part de marché possible connaissent le concept de « segmentation du marché ». Elles l’actualisent fort efficacement grâce à leur connaissance des caractéristiques et des particularités de ceux et celles qui composent le marché global (les consommateurs) où elles sont présentes.

Un excellent exemple, (quoiqu’un peu réducteur en regard du présent sujet, la stratégie électorale) c’est celui des shampoings mis en marché par une même compagnie. Il y en a pour les cheveux secs, les cheveux gras, les cheveux frisés, les cheveux blonds, les cheveux teints. etc., etc. Et ce qu’il y a de remarquable c’est qu’ils se vendent tous.

Les votes, lors d’une élection, est un produit de masse offert à des électeurs (les consommateurs). Pouvons-nous croire un seul instant que tous ces électeurs forment un groupe monolithique? Pourquoi alors les partis politiques devraient-ils s’empêcher de segmenter leur offre afin de mieux répondre aux attentes des différents groupes d’électeurs ? D’autant plus que la plateforme électorale d’un parti qui aspire sérieusement à prendre le pouvoir n’est pas elle non plus un bloc monolithique.

Je ne crois pas que le problème vient uniquement d’une stratégie de segmentation que pourrait mettre en place un parti politique. Le problème est sans aucun doute issu de la véracité des arguments offerts à un groupe de citoyens ou à un autre. Nous parlons alors d’honnêteté.

Un des défis d’un parti politique est de démontrer à chaque citoyen qu’il aurait avantage à le choisir car LE problème de CE citoyen est pris en compte par un ou plusieurs points de la plateforme électorale du parti.

Un parti politique aura beau avoir la meilleure plateforme politique du monde, s’il n’est pas capable d’en informer chaque citoyen, il ne sera pas un bon parti politique et surtout il n’aura pas été un réel actif pour la société.

Donc je crois sincèrement qu’il serait très important de bien étudier la stratégie du PC de Harper qui lui a permis d’obtenir une confortable majorité à Ottawa et d’en retenir les éléments pertinents. N’oublions surtout pas que stratégie et contenu (valeurs, philosophie, vision) ne sont pas des synonymes.

«Lorsqu’une question soulève des opinions violemment contradictoires, on peut assurer qu’elle appartient au domaine de la croyance et non à celui de la connaissance.»
[Voltaire]

Excellent billet, à une chose près: vous demandez « comment expliquer le silence de la Fraternité des policiers – le puissant syndicat du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) -, dont le grand patron a pourtant attaqué directement l’éthique du maire de Montréal ». La réponse est simple: tout syndicat a l’obligation légale de défendre ces membres. S. Trudeau a droit à cette défense et pourrait poursuivre son syndicat s’il la blâmait ou ne la défendait pas.

J’ai moi-même goûté aux policiers. Étant convoquée pour interrogatoire les policiers n’auraient jamais pu être plus impolis. Ils étaient une dizaine dans une salle et passaient des remarques ;a celui qui écrivait le compte-rendu d’un accient. Il y avait au moins quelques fautes par ligne.Le autre disaient à leur collègue: fais attention à ta mémère et lors de la prise des empreintes ils lui diaient fais pas mal à ta mémère
Une dizaine de policiers qui se moquent de vous. Je suis allée en cour et le juge a déclaré un non
lieu…J’avais raconté la façon dont m’avait traité la police. Tous des imbus d’eux-même et qui ne respecte personne. J’étais contente de les avoir mis en boîte pour une fois.

Je trouve déplorable qu’on utilise la crise étudiante comme argumentaire justifiants les névroses et les pathologies d’une personne.

Ne mêlons pas les choses. Sinon que l’on parles aussi de la violence et de l’intimidation des carrés rouge a l’endroit des étudiants qui « osaient » s’exprimer d’une façon différente. Mais évidemment, la gauche ne peut pas faire de violence ! Foutaises !

Madame Trudeau, aurait vécu ailleurs ou a une autre époque et elle aurait eu un comportement semblable à l’égard des bourgeois, des capitalistes, des noirs, des catholiques et des franc-maçons…

Concernant la remarque de Mme Sylvie Dupont sur le devoir d’un syndicat de défendre ses membres, il faut ajouter ceci : un syndicat doit avoir une conduite juste et loyale envers ses membres, ce devoir ne signifie nullement que le syndicat doive prendre le fait et la cause de tout salarié qui se pense en difficulté, ou qui se déclare insatisfait.

Ce commentaire et cette analyse de Josée Legault sont excellents. Ils résument à merveille la dynamique abjecte qui prévalait sous le gouvernement des tristes ministres libéraux Jean Charest, Raymond Bachand, Christine Saint-Pierre, etc. Ce gouvernement se comportait comme une mafia: d’abord tenir le discours officiel du gentil cravaté, beurrer avec l’argument du bien commun, puis manipuler le discours pour dénigrer machiavéliquement l’adversaire, puis l’intimider avec la police s’il le faut, tenter de diviser et polariser grossièrement tous les opposants, fabriquer des lois antidémocratiques pour museler et intimider encore, rajouter la police et ses instruments de répression. Bref, se foutre du citoyen et s’y opposer comme à un adversaire. Pourquoi discuter et créer du bonheur quand on peut matraquer, mentir, payer des publicités qui détraquent la réalité et aussi se fier à des alliés poubelles, par exemple, nommons Martineau au Journal, ou encore la gang du 98,5 FM Montréal, tous membres de la succursale médiatique du parti libéral…

Merci beaucoup pour ce billet ! Est-ce que l,annulation des procédures judiciaires envers les » accusés « (comprendre ici « les victimes ») ne risque pas d’accélérer la mise aux oubliettes de cette affaire ? Un procès n’aurait-il pas justement mis sous les projecteurs et médiatisé encore plus l’odieux de la situation et du comportement du Matricule 728 ?

Merci Mme Legault pour ce billet,

C’est exactement ce que je vivais durant la crise étudiante. Je ne comprenais pas que la population tombe dans le piège posé par le gouvernement de l’ex-PM libéral (je ne suis même plus capable d’écrire son nom, tellement il me donnait la nausée).

La mise en perspective des évènements fait du bien. Comment se fait-il que certains médias ait pris délibérément le parti de l’option gouvernementale, sans se poser trop de questions sur les droits de l’Homme et la liberté d’expression.

Quant à ceux qui disent que les carrés rouges menaçaient les autres étudiants (carrés verts), je m’excuse, mais une majorité de facultés et de CEGEP n’ont pas voté pour la grève illimitée et ont pu suivre leur cours.
En revanche, les facultés et les cegep qui ont voté à la majorité pour la grève ont vu des carrés verts ne pas vouloir respecter ce mandat démocratique et sont allé se chercher des injonctions. On est en droit de se demander si une injonction n’est pas la pire forme de violence en matière démocratique. Mais évidemment, la droite, elle ne reconnaitra jamais qu’elle a utiliser de violence physique, psychologique, légale, policière, financières, fiscale, politique.

Excellent billet en ce qui concerne les exactions souvent impunies de certains représentants de la loi, car des cas d’espèces comme le matricule 728 il y en a sûrement plus d’un.
Des situations ou les syndicats réussissent à faire conserver les emplois à quelques personnes qui exagèrent sur toute la ligne et qui entrainent la modification de lois ou la création d’autres règlements ou directives dans les entreprises, il y en a beaucoup trop. La paix sociale à tout prix… je commence à trouver le prix élevé.
Toutefois, ne mélangeons pas les cartes avec les manifestations étudiantes (le comportements de certains ayant été également extrémistes ( »trip » de feu, boucane etc et les non-propos d’encouragement de certains leaders que l’on aimerait peut-être faire passer pour des CHE… ben voyons!) et le salissage politique systématique qui avait déjà commencé, mais qui ne donnait poas suffisamment de résultat avant la crise… A-t-on déjà oublié le support offert par les centrales syndicales à ce moment? Était-ce acceptable d’amplifier la crise pour qu’elle devienne un piège politique (qui n’aura fonctionné qu’à moitié au grand dam du parti supporté par les mêmes syndicats).
ET il est là le problème, les centrales syndicales ont beaucoup trop de latitude, de passe droits et de pouvoir d’influence politique.
Les syndicats sont nécessaires car quelques gens peu avisés ou profiteurs n’hésitent (n’hésiteraient) pas de transformer le milieu de travail en centre de profits et d’esclavage (je fais ici référence aux conditions des mineurs au début du siècle dernier). Mais est-ce que cela veut dire qu’un syndiqué peut se permettre de faire quasi n’importe quoi dans le cadre de son travail sans en subir les conséquences?

SVP, continuer avec la suite de votre billet, fort intéressant et recherché, mais épargnez nous les rétrospectives politiques biaisées par je ne sais (sic) quel militantisme.

@ Robert Bedard

« Des situations ou les syndicats réussissent à faire conserver les emplois à quelques personnes qui exagèrent sur toute la ligne et qui entrainent la modification de lois ou la création d’autres règlements ou directives dans les entreprises, il y en a beaucoup trop. » On aurait aimé avoir quelques exemples, s’il y en a tant que cela !

« A-t-on déjà oublié le support offert par les centrales syndicales à ce moment? Était-ce acceptable d’amplifier la crise pour qu’elle devienne un piège politique » Pouvez-vous nous expliquer en quoi un support logistique a pu amplifier la crise ?

« ET il est là le problème, les centrales syndicales ont beaucoup trop de latitude, de passe droits et de pouvoir d’influence politique. » Pourtant c’est leur rôle. Leurs missions sont de sauvegarder et de développer les intérêts économiques, sociaux et éducatifs de leurs membres. Ils ont un rôle public de conscientiser les autorités politiques et la population.

« Mais est-ce que cela veut dire qu’un syndiqué peut se permettre de faire quasi n’importe quoi dans le cadre de son travail sans en subir les conséquences? » Dans un commentaire précédent, j’ai énoncé qu’un syndicat avait un devoir de représentation juste et loyal, et qu’il n’avait pas à prendre fait et cause pour tout salarié qui aurait commis une faute répréhensible.
http://www.caij.qc.ca/doctrine/wilson_et_lafleur/8/7/4/2/index.html#_ftnref4302

Il n’est pas très difficile de voir des comportements disgracieux voir agressif de la part des policiers, en 2000, J’ai vue une policiere qui agissait de façon très agressive et tutoiait des gents agées au CLSC Olivier Guimont,ce qui lui a value des répliques cinglantes des gens présent, et il ne faut pas oubier l’application de deux poids deux mesures très fréquentes, le policier qui intercepte un vehicule luxueux ( BMW, Mercedes, etc…) vouvoie le conducteur alors que le conducteur d’un véhicule bas de gamme, tel que ma Cobalt, se fait tutoier a qui mieux mieux par ce même agent, pourtant je ne suis pas ce jeune fou a casquette qui conduit son bolide en fou, j’ai 52 ans, de plus ce même policier de Lasalle ce permet des commentaires, tel que ( les fous du volant comme toé )alors que je dépassais a peine la limite permise, quand je lui ai dit de se calmer et d’être un peu plus poli, j’ai eu droit a un, ( Commence moé pas ça parce que tu va voir toé), Intimmidation, agressivité. Mais il n’y a rien a faire, qui veux confronter un policier, j’ai porté plainte par courriel au SPVM et en déontologie, j’ai arrêté la plainte en déontologie car de toute façon je sais très bien que cela n’aurait rien donné car je n’avais pas de témoin. Faudra t’il installer des caméras avec microphones sur nos véhicules pour se protèger des policiers maintenant, ont se croirais dans un état policiers de nos jours. Notez que j’ai un grand respect pour les forces de l’ordre, mais il faut croire que le manque de courage des supérieurs et la puissance des syndicats encourage de tel comportement. Les exemples de comportements regretables se multiplient sur U-Tube, j’espere que la direction se donne la peine de les visionner.

On sait maintenant que 728 a troqué ses 18 ans de service pour 30 ans en échange de sa démission . La pleine retraite à 38 ans en échange d’un casier judiciaire effaçable dans 4 ans Qui dit mieux ? Dommage qu’on ne se questionne pas plus souvent pas sur cette situation étrange où on laisse une personne devenir policière parce que son père était policier.