Pour un programme commun mondial de réforme

Ce n’est pas pour me vanter, mais…

Bon, Ok, c’est un peu pour me vanter.

Le Monde a publié hier sur son site une tribune que je lui ai envoyée. Cela s’intitule Pour un programme commun mondial de réforme. Ce n’est pas la première fois, mais ça fait toujours un petit velours. Et puis, on a beau dire qu’on est complètement décomplexé, qu’on a pas besoin du regard de l’autre pour mesurer sa valeur. Mais bon, ça aide un peu à la décomplexion, non ?

(PS: Merci de ne pas être trop nombreux à écrire en commentaires que je n’avais pas de déficit de décomplexion. C’est déjà intégré à ma longue liste de défauts.)

Voici le texte:

Point de vue
Pour un programme commun mondial de réforme, par Jean-François Lisée

LEMONDE.FR | 09.12.09 | 16h18 • Mis à jour le 10.12.09 | 07h35

Copenhague n’est que la première étape. Transformer notre modèle de création de richesse et de consommation constitue la vraie tâche.

Les derniers mois de 2009 nous incitent à, simultanément, désespérer de l’espèce humaine – la grave récession n’a nullement engendré les réformes nécessaires – et à la célébrer – l’ampleur et la diversité des forces sociales et politiques investies dans le processus de Copenhague est sans précédent.

Or les clés de notre avenir collectif se trouvent là, sous nos yeux. D’abord dans l’informelle mais puissante coalition qui trouve ses membres à gauche et à droite, chez les écolos et dans une partie du monde économique, dans toutes les volontés autrement disparates mais unies dans l’urgence de faire reculer le péril climatique. Ensuite dans l’émergence du G20 comme équipe de pilotage de la planète : un développement imparfait mais majeur de l’histoire moderne. Le calendrier de ses rencontres – deux par année, au rythme actuel – et la quantité de sujets abordés offrent autant de rendez-vous utiles, non seulement pour les chefs d’État, mais pour l’ensemble de la société intéressée au changement et à la réforme.

Le G20 offre au monde, et en particulier à vingt sociétés dans vingt États représentant 87 % de l’humanité, la possibilité de conscientiser, de mobiliser, de proposer des réformes majeures. Si les organisations de gauche, sociales-démocrates, socialistes ou plus simplement réformistes, les mouvements sociaux, syndicats progressistes, ONG, souhaitent user des quelques années qui viennent pour introduire des réformes indispensables au bien-être humain, le temps presse et la méthode compte.

La stratégie la plus efficace, me semble-t-il, est celle du programme commun. Si ces organisations, dans les vingt pays présents (y compris donc des ONG chinoises et en connaissant les limites de la démocratie russe) pouvaient converger sur quelques réformes phares, à mesure que se déroule le processus de discussion du G20, les chances de progrès seraient maximisées. Pour le début 2010, par exemple, la fermeture des paradis fiscaux pourraient devenir LA revendication commune. Cette seule mesure redéployerait et restructurerait la fiscalité mondiale, redonnant aux États une capacité fiscale majeure, sachant que s’y cachent, entre autres, la moitié des activités internationales des banques (dépôts et crédits internationaux reçus et effectués) et un tiers des investissements directs.

Dans notre nouvel ouvrage collectif, Imaginer l’après-crise, auquel participe Lionel Jospin avec un texte lumineux sur les insuffisances du G20, j’avance entre autres trois mesures structurantes qui pourraient être retenues dans ce processus.

1. Un traité international sur la triple reddition de comptes. Que toutes les entreprises transnationales, et grandes entreprises nationales dans les pays signataires, aient désormais l’obligation contraignante de respecter et faire respecter par leurs sous-traitants les conventions internationales du travail mais également de mettre en œuvre un plan de réduction graduelle de leur empreinte écologique, sous peine de sanctions. Que, comme chez le précurseur Danone, la rémunération des dirigeants soient fortement liée à l’atteinte de ces objectifs. Que l’application du traité soit supervisée par une agence internationale semblable à l’Agence internationale de l’énergie atomique. Que les poursuites pour non-respect puissent être engagées dans des pays tiers, où l’entreprise a une activité économique significative – ce qui contourne le refus de certains pays d’adhérer au traité.

2. Réformer la fiscalité des transnationales pour renflouer les coffres du Sud. L’idée est connue mais son heure est venue : effectuer la répartition des profits imposables des transnationales, non sur la déclaration de leurs profits générés dans chaque pays (c’est inextricable et facilement falsifiable) mais en fonction du chiffre d’affaires, de la masse salariale et des investissements réalisés dans chaque pays – critères facilement vérifiables. Cela mettra au chômage la moitié des avocats et comptables embauchés par ces entreprises pour camoufler et rediriger les profits vers les pays les moins exigeants.

3. Réduire la consommation en changeant la fiscalité. Comment freiner structurellement la consommation, lorsqu’on sait qu’en 2030, les Terriens capteront chaque année 200 % des ressources que leur planète peut pourtant générer sur un an ? J’emprunte une idée qui a germé dans un autre contexte chez l’économiste travailliste Nicolas Kaldor : éliminer l’impôt sur le revenu et le remplacer par un impôt sur la consommation. Un ménage gagnant, disons, 65 000 euros par an, soit 4 fois le smic, serait imposé comme suit. D’abord, on soustrairait 30 000 euros du revenu imposable pour les besoins de base. Des 35 000 euros restants, on soustrairait toute somme déposée en épargne pendant l’année, disons 5 000 euros. Le citoyen serait imposé sur les 30 000 euros de dépenses restants, à un taux infime sur le premier euro et progressif, jusqu’à un taux marginal très important pour les plus hauts salariés. Il s’agirait dans un premier temps pour le fisc de retirer une somme totale identique lors du passage de l’ancien vers le nouveau système. Ensuite, la possibilité d’augmenter les taux supérieurs est politiquement beaucoup plus aisée que sur le revenu. L’évitement fiscal devient quasi impossible – l’exode est considéré comme une dépense, imposable.

Bien d’autres propositions circulent, émergent, ou refont leur tour de piste, dont les taxes internationales, le remplacement du PIB par une autre mesure, etc. L’essentiel est de trouver un mécanisme non partisan qui fasse émerger rapidement une, deux, trois revendications réalistes mais structurantes, que l’on peut faire cheminer au G20, semestre après semestre. En ces matières, le mieux est l’ennemi du bien. Après Copenhague, les paradis fiscaux m’apparaissent comme la cible idéale. Et commençons de suite à choisir la suivante.

Jean-François Lisée est directeur exécutif du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (cerium.ca) Dernier ouvrage paru : Imaginer l’après-crise (Boréal/Cérium)

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Je ne suis qu’un pauvre parmi tant d’autres… et pourtant, idéologiquement, je trouve que ce qui achoppe souvent dans les débats est exactement ceci:

«Si les organisations de gauche, sociales-démocrates, socialistes ou plus simplement réformistes, les mouvements sociaux, syndicats progressistes, ONG, souhaitent user des quelques années qui viennent pour introduire des réformes indispensables au bien-être humain, le temps presse et la méthode compte.»

Si vous avez lu mes commentaires jusqu’ici, vous comprendrez certainement que je me retrouve un peu plus à droite de vos positions. Mais voilà exactement le problème. L’environnementalisme n’est pas né d’hier. Ce n’est rien de nouveau, nous en avons d’heureux exemples en la personne de Frédéric Back ici même. Ce débat se continue d’ailleurs depuis le XIXe siècle, une époque où, nous dit-on, on s’inquiétait de la vitesse à laquelle on utilisait le charbon, en Angleterre en particulier. Le tout a continué ainsi pendant des décennies, en s’adaptant, avec Henry Ford et sa Model T. Le début de l’ère industrielle était si cruel qu’elle a forcé le changement. Ainsi, le pétrole est arrivé et on peut le dire, c’était une énergie quand même très propre. On ne se leurre pas à le clamer. Même aujourd’hui, cela reste difficile à égaler, autant d’énergie dans une quantité aussi minime, qui ne produit aucune cendre. Il est compréhensible ainsi qu’à partir de Henry Ford, les voitures électriques et les voitures à vapeur aient disparues. La conséquence de cela est immense, on a créé en quelques années les plus grandes richesses de tous les temps. On peut facilement oublier les Bill Gates de notre époque ou même les Crassus de l’antiquité. L’homme le plus riche, toutes époques confondues, c’est John D. Rockefeller, fortune accumulée rapidement dans les années 10 à partir de la création de Standard Oil.

Mais toutes proportions gardées, notre civilisation va vers l’avant. Elle ne peut demander moins de confort, moins de services, moins de richesse. L’éléphant blanc ici, c’est que cette richesse, cette abondance, si on comprend bien ce que signifie une catastrophe malthusienne, la source même du trouble, est que la technologie a rejoint la capacité terrestre de contenir son humanité. On multiplie à l’infini la production agricole et la gauche se plaint encore qu’il y ait des famines, on voit à peine que l’un suit l’autre, que ce n’est point la production qui suit la population, mais bien la population qui grossit en fonction de la production… de biens, de nourriture, de tout ce qui permet à l’homme de survivre. Ainsi, on en vient à croire que la croissance de la population est sans limite, que l’un ne suit pas l’autre. La fabrique de l’humanité est une volonté de survivre, de se multiplier, de garder son bout de terre, sa communauté, ses valeurs. Pour certains, pour nous, cela veut dire d’impliquer par loi les valeurs et la langue commune. Pour d’autres, pour maintenir ce patrimoine, c’est le «struggle for life», des familles étendues, la famille garante de la pérennité. Comme par exemple, nous sommes en Afghanistan, il y a plusieurs arguments sur le droit des femmes et du reste, mais avant tout, une chose qu’on oublie tellement facilement, c’est que ce «struggle for life» les pousse à avoir 7 enfants par femme en moyenne. Cette logique est à proprement dit totalement humaine. Nietzsche en parle comme de la volonté de puissance. Celle-ci est une théorie qui contredit un peu celle de l’évolution, en impliquant toute la psychologie humaine dans la balance. Vous parlez de votre petit velours, voilà votre volonté de puissance. De prendre plus de place, d’être conquérant dans votre idéologie. Cette pensée philosophique est peu comprise dans son application et pourtant, reste pratiquement inébranlable dans sa conclusion logique. Nietzsche était ainsi belliqueux, parce que dans la logique absolue de la volonté de puissance, une fois nos limites atteintes, on écrase ce qui se pose devant nous. Le régime soviétique en est une parfaite illustration dans sa volonté de dominer, de se répandre comme un cancer. Mao appuyait le Cambodge, pour écraser le Vietnam, comme venait de le faire l’Amérique, alors que tout ce qui avait de la valeur se voyait exterminée. L’égalitarisme dans sa forme la plus barbare, l’extermination de l’esprit, de l’ambition même, la société paysanne, la volonté de puissance est dans les faibles aussi.

Ainsi donc, pour votre propos, ce qui dégoûte la droite, même le centre-droit dont je me réclame face à la connerie gauchiste (anti-sexiste, antiraciste, antifasciste), c’est cette volonté de recycler le besoin de changer la méthode, de réinventer le monde industriel et commercial, de voir dans cette réinvention une ouverture pour vos idées dépassées, de demander la justice sociale dans l’écologisme, de faire de ce mouvement un nouveau Stalinisme. Et je pèse mes mots. L’adéquation entre écologisme avec un totalitarisme n’est pas en vain. C’est une tendance lourde. Les progressistes de la médiocratie qui veulent dans ce mouvement un soulèvement populaire contre les méchants capitalistes pollueurs. Les punir dans le portefeuille. Enfin une excuse pour la justice sociale, pour l’égalitarisme absolu. Est-ce que l’on n’a pas appris du passé encore, cette volonté de puissance mentionnée plus haut n’est pas étrangère ici à ce propos. C’est que, tout simplement, si la puissance est partagée dans la masse, ce sera au détriment de la sombre hiérarchie qui contrôle nos sociétés. On la déteste, mais il faut l’utiliser pour ce qu’elle est, le besoin d’éliminer la compétition, de décrier le malheur du peuple face au moulinet du corporatisme.

Il y a les régulations et on a vu ce que cela a donné… une guerre de 75 ans avec 100 millions de morts. Je parle ici de la guerre qui a pris place entre 1914 et 1989, entre l’ancien monde et le nouveau monde. L’innovation, l’ingénuité doit rester américaine, garder le cap. On peut rester inventif, mais ne pas se freiner par la tentation de nous diviser des rations dans une recherche vaine de justice sociale sous prétexte écologique. Nous avons combattu la tyrannie Européenne et Soviétique pendant 75 ans. La logique néoconservatrice va comme suit, continuer de se battre pour la liberté face à la tyrannie, qu’elle soit celle des régulateurs européens qui n’ont rien à nous apprendre, ainsi que de se battre contre la tyrannie provenant maintenant d’Asie, par les Jihadistes et par la superpuissance économique interdépendante de Chine.

Si l’écologisme se transforme en régime régulateur, en dispensaire d’un socialisme totalitaire déguisé, nous devrons à nouveau nous soulever pour l’écraser, puisque la logique va comme suit : La liberté ou la mort. Donc, voilà la question pour ce sommet de Copenhague, est-ce une nouvelle tentative pour imposer la tyrannie ou est-ce un programme pour la liberté de l’humanité, où on se donne des buts communs, qui servent le mieux les peuples. Mais pas les uns au détriment des autres. Qu’on cesse de dire qu’il faut tout couper en Occident pour permettre à l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud d’avancer à notre niveau. C’est utopique et naïf. L’innovation avant tout. La solution n’est pas dans des régulations, mais dans nos universités, dans nos chercheurs, dans nos élites intellectuelles. Mais l’éléphant blanc dont je parlais, c’est la surpopulation. C’est un suicide humanitaire de se reproduire ainsi, dans les pays du tiers monde, en Afrique et au Moyen-Orient en particulier. Si nous voulons réellement régler le problème de la déforestation, qui est au centre même du débat environnementaliste, bien plus que la production de CO2, c’est l’incapacité de notre planète à l’absorber qui est en jeu. On vient d’avoir un Coup d’État à Madagascar, un des poumons de notre planète. Ce dictateur populiste encouragera inévitablement la déforestation massive, la destruction de la biodiversité. Si on ne comprend pas les enjeux comme se situant dans la politique nataliste et dans les préservation des forêts, on n’a rien compris. On détruit les forêts de la Caroline pour extraire le charbon, cela doit cesser, c’est un autre poumon de notre planète. On détruit l’Amazonie pour satisfaire au besoin sans fin pour des biocarburants. On peut bien couper les émissions, mais si du même coup on détruit les poumons de la planète, alors à quoi on avance? Il y a une balance à atteindre. Tout cela est trop construit sur des graphiques statistiques, sur les émissions sans prendre conscience que peu importe l’émission, il faut un récepteur en retour.

Vous vous aveuglez par les perspectives égalitaristes de la taxe du carbone. Déjà, on le voit de façon grandiose. L’Alberta pollue, qu’elle nous redonne sa richesse. C’est certain que notre propre forêt boréale est un autre des grands poumons de notre planète et que l’Alberta la sabote. Mais donc, ce à quoi il faut penser, ce n’est pas vos rêves de redistribution des richesses dans l’absolu. Que non, l’idéal, même pour les néoconservateurs, est de passer à autre chose, de ne plus avoir autant besoin d’énergie fossile. Même géopolitiquement, cela est plein de bon sens. Donc, qu’on construise. Nous avons construit des barrages ici, ce qui nous a rendus riche, tant mieux. Qu’on fasse de même, avec la biomasse, le solaire et l’éolien. Au plus vite. La clé est dans l’innovation, pas dans la régulation totalitaire de la redistribution des richesses. Qu’on règle le problème pour de vrai, sans l’utiliser tortueusement comme programme pour la redistribution des richesses.

Bravo M.Lisée pour cette publication dans « Le Monde » mais surtout pour le contenu de cet article.
Les avenues que vous y explorer semblent tellement logiques qu’elles devraient aller de soi pour quiconque désire la justice dans la gouvernance des états.

Un G20 qui se transformerait peu à peu en gouvernement mondial et qui pourrait dépasser les limites des Nations Unies sans cesse bloquées par le veto des grandes puissances.

Des mesures pour imposer une justice fiscale aux grandes transnationales, une répartition des profits plus juste et un respect des conventions internationales du travail, empêcheraient la mondialisation sauvage et l’exploitation des plus démunis qu’on voit aujourd’hui.

L’abolition des paradis fiscaux qui par une imposition plus juste des profits amènerait une diminution de la dette des états et une plus grande flexibilité pour établir des programmes sociaux dont bénéficie toute la société.

Hélas il ne faut pas trop rèver. On regarde ce qui arrive aux États-Unis où la simple adoption d’un régime d’assurance santé déchaine les lobbies qui voient leurs profits menaçés.
J’imagine s’il fallait que les gouvernements déçident de policer les profits des grandes corporations.ON est pas sorti de l’auberge!

Les décolonisés Québecois doivent justement apprendre à ne plus avoir de vieux réflexes de colonisés en s’habituant à dire haut et fort ce qu’ils sont, pensent et veulent et ceci sans aucun complexe .
Nous savons nous le 50% de Québecois décolonisés qui si en 50 ans nous avons fait passé le Québec du Moyen âge à une nation en marche vers sa libération il est possible que le monde entier nous imite et construise comme nous l’avons fait leurs infrastructures permettant à tous la santé, l’instruction, le logement et la nourriture. en mettant fin au règne des colonisateurs des exploiteurs et des voleurs impérialistes .
Sur terre en mer et dans les airs il y a de tout pour tous et seule le bandististe des mafieux internationaux empèche que toute l’humanité puissent bénificier de l’essentiel vital et plus
Libérons le Québec libérons l’humanité mais au centre pour tous contre les goulags et les camps de concentration.

Les avenues proposées sont bienvenues, bravo pour votre article, mais on ne peut que déplorer l’absence de garanties pour une utilisation adéquate des argents ainsi récupérés. Alors, pourquoi ne pas dégager des secteurs prioritaires comme l’agriculture et la recherche sur les semences, en vue de la crise alimentaire mondiale sans précédent qui pointe à l’horizon?
Une des dérives de la transparence c’est de l’utiliser pour dire ce qui devrait passer sous silence. Une autre est de rassurer l’auditeur pour masquer un savoir qui nous servira au moment opportun. Dans l’histoire de l’humanité il y a des exemples notoires sur l’utilisation de ce concept (que je tairai ici pour ne pas enflammer certaines opinions). Quoi qu’il en soit, c’est sous une solide structure intellectuelle que se cache la fragilité émotionnelle. Drôle de velours.

Bien joué, j’espère que votre proposition prévoit le droit à l’autonomie des moyens de productions au détriment des traités internationaux qui oblige la consommationde produits importés. J’ai vu un reportage assez saisissant à télé-québec sur le cameroun et la destruction de leur économie de subsistance à cause de l’obligation d’ouvrir leur marché au poulet français(produit au brésil). Dans cette guerre pour controler le marché international du poulet entre la tailande (1 producteur, qui controle la prduction de tout les autres en tailande et de quelques uns ailleurs) et de producteurs français. Ce genre de controle méne au monopole et à l’imposition de prix éventuellement inaccessibles. C’est ce qui est arrivé au Cameroun, au début le poulet français congelé était moins cher, puis comme plus personne ne travaillait, il ne pouvait plus payer pour se nourir. Ils ont réussi grçace à un petit groupe à obtenir un droit de gérance et la fermeture de leur marché pour démontrer leur capacité à supporter éventuellement la compétition. Ça marche pour le moment mais quans ils vont réouvrir le marché on sait que pour tuer la compétition les français vont leur offrir leur poulet a un prix tellement bas qu’il vont fermer de nouveaux leurs entreprises. C’est pour ça que ça prend des coopétratives au lieu des entreprises privés. Les gens qui y travaillent et leur famille et leur communauté finissent par contribuer à maintenir leur part de marché. N’allez pas essayer de vendre des crevettes congelé de la chine dans un village ou il y a une coopérative de crevettes en gaspésie, même chose pour nos produits laitiers, nos volailles et notre porc. Mais quand on arrive dans les villes les gens regardent seulement le prix. Ça prend des supermarché coopératives qui achètent local, voir au moins provincial, canadien si ça n,est pas disponible plus près. En estrie ça marche fort aussi, ce modèle. Mais l’Europe essaie de négocier la levée de notre législation, le Canada dit a se moment-ci que ça n’est pas négociable. J’ai bien peur qu’il reçoive trop de pressions internationales pour l’obliger… ça ne sera pas bon pour nous, on perdra nos emplois et de facto notre pouvoir d,achat et notre richesses qui sont le fondement de notre économie.

@Cuerrier,
C’est dans les pays riches ou la natalité est la plus faible, elle ne suffit même pas à renouveler la population ici au Québec. Donc ventre rassasié ne faisant pas d’enfants, il suffirait de rassasier tous les affamés de la terre pour régler le problème de surpopulation. Ce qui est en contradiction avec l’affirmation selon laquelle plus on produit de nourriture plus on se reproduit. En fait ces 2 raisonnements sont simplistes, l’équation est trop complexe pour ce réduire à l’une ou l’autre de ces affirmation.

Une chose est certaine la terre ne peut assurer un développement durable à 6.5 milliards d’être humains. Que ça se fasse de façon ordonnée ou non la population humaine va inévitablement s’effondrer avant la fin de ce siècle.

Un souverainiste qui veut sacrifier sa souveraineté au main d’une entité mondiale centralisatrice.

Hé bien….

Voilà pourquoi je n’ai jamais adhéré à la souveraineté du PQ. Leur projet ne vise pas à faire l’indépendance pour redonner du pouvoir aux citoyens, mais à faire l’indépendance pour avoir la possibilité de créer un gouvernement central encore plus fort que celui qu’ils dénoncent.

@Joel Cuerrier:

Votre point de vue est fort intéressant. J’aimerais bien savoir ce que vous pensez, en particulier, de ces deux mesures proposés par JFL:

– Interdire/fermeture des paradis fiscaux.
– Remplacer l’impôt sur le revenu par un impôt sur la consommation

Est-ce illusoire de penser pouvoir implanter ces mesures?

Concrètement, est-ce que ces mesures pourraient améliorer le fonctionnement de nos sociétés?

Pas de complexe Monsieur Lisée, ce texte est digne d’un grand penseur et défenseur de notre chère planète.Celle-ci devient chaque jour qui passe microscopique et fragile.Oui ce village planètaire est à protéger plus contre l’action ou l’inaction de ses occupants que contre une éventuelle invasion extraterrestre.
En revanche, après Copenhague l’urgence serait de se pencher sérieusement sur l’Afrique subsaharienne et la faim dans cette contrée du globe par une véritable politique de coopération internationale au développement(cf à votre proposition :2-réforme de la fiscalité pour renflouer les caisse du Sud).À condition que la bonne gouvernance y prévale.

Bien que pas tout à fait dans le sujet, le commentaire de David est intéressant : « Leur projet ne vise pas à faire l’indépendance pour redonner du pouvoir aux citoyens, mais à faire l’indépendance pour avoir la possibilité de créer un gouvernement central encore plus fort que celui qu’ils dénoncent».

Autrement dit j’aime mieux être dominé par un gouvernement central dont les orientations visent justement à se renforcer constamment. Et dont les intérêts sont très souvent en contradiction divergence avec ceux des Québécois (climat, guerre etc), plutôt qu’un gouvernement Québécois possédant tous les moyens pour assurer le développement du pays du Québec.

Le gouvernement du fédéral du Canada ne tend pas constamment à renforcer son pouvoir central David ? Vous affirmez ça sérieusement ?

Comme c’est une position rationnelle…!

Un gouvernement Québécois, j’y croit pas on est trop accomodant pour ça…n’importe quel groupe un peu plus baveux que les autres vont mous runner si on fait ça. Un canada uni ça pourrait être fort à condition qu’on arr^te de manger dans la main des amaricains. Si on vend ce qu’on a le prix que ça vaut, on est correct, et qu’on ne se laisse pas mettre dans la petite poche de qui que ce soit au nom de nimporte quel échange, on est en buisiness.On a ce qu’il faut pour se tenir debout ben longtemps. Ceux qui veulent contrôler pour offrir leur marcher iront voir ailleurs vous lallez ben voir qu’on est plus lourd dans la balance que ce qu’on essaie de nous faire croire.
Un gouvernement centrale oui pour les questions humanitaires et pour la règlementation environementale. Pour l’économique on peut si mon est respectueux de normes qui rationnalise l’exploitation d’une manière qui ne met pas en cause leur approvisionnement d’accord. Un gourvernement central pour gérer la paix, les valeurs humanitaires et l’accès à un minimum pour tout les résidents de la planète, oui. Mais il faudra réguler sur les naissances aussi, les races qui par souci de contrôle planétaire font des petits sanas avoir les moyens de les nourir et les éduquer convenablement WO!LÀ! Si tu n’as pas les moyens personnellement, c’est non. point c’est dur mais faut être réaliste… moi j’en aurait ben eu 10 mais j’avais pas les moyens alors pas à cause que tu es arabe ou noire que même si tu n’a s pas les moyens c’ets correct. NON! Ça fera et ça n’est pas raciste ce que je dit, C’est que les individus doivent être plus responsable indivoiduellement….sinon il y aura des conséquences. Les mêmes qu’ils y auraient ici dans un pays RICHE pour les gens qui n’ont pas les moyens de leurs ambitions. La liberté de chacun s’arrête ou commence la liberté et les responsabilités des autres. Il semble que tout le monde n’a pas reçu cette éducation, il est plus que temps de faire de l’éducation. Trop souvent j’entend des histoire d’accomodements qui dépassent l’entendement. Si ça dépasse et empiète sur les autres c’est NON. POINT À LA LIGNE POUR TOUT LE MONDE. J’en ai des plusieurs amis de d’autres cultures, races… ils nous trouvent plus que mitaines d’accepter tout ça. Il y aura toujours des gens qui s’essayent non pas par prinvcipe mais pour s’essayer, il est temps de mettre un HO1LÀ! à ça et d’imposer les même règles à tout le monde. Ta liberté individuelle s’arrête ou commence celle des autres … faut faire avec. POINT À LA LIGNE FIN DE DISCUSSION.