Pour votre ado vague-à-l’âme

Pour les ados en Rébeillon sans cause, on a le choix de la bande sonore: la colère cynique d’Alanis Morrissette (You ought to know), l’énergie d’Avril Lavigne (Complicated). Mais en français ? Depuis la retraite de mon idole Julie Masse (C’est Zéro), il y a bien eu Andrée Waters (Si exceptionnel). Marie-Mai et Coeur de Pirate me semblent plutôt positives, (corrigez-moi, je n’ai pas les oeuvres complètes).

Mais cette chanson de l’assez-jeune française Mélie tape dans le mille, non ?

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J’ai autre chose à vous proposer mon cher Jean-François : les ados (et les plus grands) ont le vague à l’âme précisément parce que le fait de se gratter les bobos individualistes et de tout ramener aux histoires de coeur amplifie le sentiment de l’absurde. La société du spectacle, la société de consommation viennent ensuite multiplier le sentiment tragique de cette détresse. Le remède au mal de Roméo et Juliette réside ne réside donc pas à plus de mise en scène de ce mal…

Je vous propose d’écouter cette chanson (pourquoi pas de lui consacrer un biellet?) qui propose justement de lutter contre les forces qui multiplient les souffrances.

J’espère que vous allez aimer

http://www.youtube.com/watch?v=x5DpM2narOU

Il s’appelle Damien Saez et ses positions ressemblent aux vôtres. Il a d’ailleurs été au centre d’une polémique pour s’être fait censurer alors qu’il critiquait la pub…

Re-bonjour

Pour vous convaincre de la nécessité d’un autre discours, j’aurai dû vous faire lire les paroles…

Jeunesse Lève-toi, Damien Saez

Comme un éclat de rire
Vient consoler tristesse
Comme un souffle avenir
Vient raviver les braises
Comme un parfum de souffre
Qui fait naître la flamme,
Jeunesse lève-toi

Contre la vie qui va qui vient
Puis qui s’éteint
Contre l’amour qu’on prend qu’on tient
Mais qui tient pas,
Contre la trace qui s’efface
Au derrière de soi,
Jeunesse lève-toi.

Moi contre ton épaule
Je repars à la lutte
Contre les gravités qui nous mènent à la chute,
Pour faire du bruit encore
A réveiller les morts,
Pour redonner éclat
A l’émeraude en toi ;

Pour rendre au crépuscule
La beauté des aurores,
Dis-moi qu’on brûle encore,
Dis-moi que brûle encore cet espoir que tu tiens
Parce que tu n’en sais rien de la fougue et du feu
Que je vois dans tes yeux…
Jeunesse lève-toi !

Quand tu vois comme on pleure
A chaque rue sa peine,
Comment on nous écoeure
Perfusion dans la veine,
A l’ombre du faisceau
Mon vieux tu m’auras plus !
Ami dis quand viendra la crue ?

Contre courant toujours sont les contre-cultures,
Au gré des émissions leurs gueules de vide-ordures…
Puisque c’en est sonné la mort du politique,
L’heure est aux rêves,
Aux utopiques…

Pour faire nos ADN
Un peu plus équitables,
Pour faire de la poussière
Un peu plus que du sable,
Dans ce triste pays
Tu sais un jour ou l’autre
Faudra tuer le père,
Faire entendre ta voix !
Jeunesse lève-toi.

Au clair de lune indien
Toujours surfer la vague
A l’âme
Au creux des reins
Faut aiguiser la lame,
Puisqu’ici il n’y a qu’au combat qu’on est libre
De ton triste sommeil je t’en prie libère-toi ;

Puisqu’ici il faut faire des bilans et du chiffre
Sont nos amours toujours au bord du précipice,
N’entends-tu pas ce soir chanter le chant des morts,
Ne vois-tu pas le ciel à la portée des doigts ?
Jeunesse lève-toi.

Comme un éclat de rire
Vient consoler tristesse,
Comme un souffle avenir
Vient raviver les braises,
Comme un parfum de souffre
Qui fait naître la flamme
Quand plongé dans le gouffre on sait plus où est l’âme ;
Jeunesse lève-toi

Contre la vie qui va qui vient
Puis qui nous perd,
Contre l’amour qu’on prend qu’on tient
Puis qu’on enterre,
Contre la trace qui s’efface
Au derrière de soi…
Jeunesse lève-toi !

Avouez que contre la procrastination de l’ado, blessé, le leitmotiv «lève-toi» est… impératif et salutaire!

Il est vrai que Julie Masse, à l’époque, avait l’air d’une « rebelle » comparée à Martine St-Clair ( la favorite de René Lévesque)…

Bon.

Raphaël Erkoréka.

« La mélancolie… »

Je comparerais l’amour au feu qui réchauffe et parfois embrase, puis rase tout! Laissant derrière lui la terre brûlée, dévastée, de souvenirs noircis, calcinés, en réminiscences affectives pétrifiées.

Certains de mes amis n’y ont pas survécu, je sais, nous savons ce qu’il en est. J’ai souvenir encore, de cette douleur, de l’ennui, du désespoir. « Qu’est-ce que le spasme de vivre? »(Nelligan).

Avec le temps, avec le temps va…tout s’en va…(Pépé Ferré).

On pense que tout est fini et puis aussi sûr que le jour chasse la nuit, après l’hiver vient le printemps, aux amours refleuris, suffit de laisser du temps au temps, pour que se forment nouveaux bourgeons, c’est la vie!…

Mieux vaut aimer, au risque d’en souffrir, que de ne pas aimer du tout!

Quand je serai mort, je veux aimer encore…