Pourquoi craindre une coalition PLC-NPD ?

Justin Trudeau s’est fait entraîner sur le terrain politiquement glissant d’une future coalition entre libéraux et néo-démocrates… pour rapidement fermer la porte. Mais peut-il la laisser verrouillée ?

Le chef libéral Justin Trudeau s’est fait entraîner, cette semaine, sur le terrain politiquement glissant d’une future coalition entre libéraux et néo-démocrates… pour rapidement fermer la porte. Mais peut-il vraiment la laisser verrouillée ?
Politique
L’idée de coalition est devenue politiquement explosive en 2008, quand le chef libéral Stéphane Dion s’est entendu avec le défunt chef néo-démocrate Jack Layton, tous deux appuyés par le chef bloquiste Gilles Duceppe. À l’époque, tous les députés libéraux — y compris Justin Trudeau — avaient signé l’entente, un geste qui avait déclenché une tempête politique.

Le débat a refait surface le mois dernier, quand le chef du NPD, Thomas Mulcair, a déclaré être toujours ouvert à la formation d’un gouvernement de coalition, étant donné que sa priorité est de déloger les conservateurs de Stephen Harper.

Vu sa position dans les sondages, on peut dire que Mulcair est demandeur dans cette affaire et qu’il sert ses intérêts. Il doit aussi convaincre ses sympathisants, désireux de déloger Stephen Harper, de rester derrière lui. Mais le NPD a toujours montré plus d’ouverture pour ce genre d’arrangement et, en bout de ligne, Thomas Mulcair s’est commis. Il pourra difficilement se dédire si les libéraux entrouvrent la porte.

Cette semaine, La Presse Canadienne a donc demandé à Justin Trudeau si la teneur du débat autour d’une coalition changerait, advenant le cas où quelqu’un d’autre que Thomas Mulcair dirigeait le NPD. «Je ne sais pas, a-t-il répondu. Honnêtement, je ne veux pas me lancer dans des hypothèses et des peut-être. Il n’y a pas de problème de personnalité [mais] M. Mulcair est un vétéran qui a fait ses preuves. Son style est ancré dans une vieille façon de faire la politique. La politique doit être rassembleuse, et nous avons des perspectives très différentes sur la façon de la faire.»

Mais dès le lendemain, il corrigeait le tir devant les caméras de télévision. «Ce que j’ai dit durant cette entrevue, c’est ce que je dis depuis trois ans. Je suis opposé sans équivoque à tout type de coalition», a déclaré Justin Trudeau. Et d’ajouter : «J’ai confiance en la capacité des Canadiens de déterminer qui siègera dans leur Parlement».

Il a aussi souligné que les deux partis avaient des positions divergentes sur des questions fondamentales, comme l’économie, le commerce et la Constitution. Mais ces différences existaient la veille.

Au-delà de la tactique

Les stratèges politiques diront qu’il devait reculer, car admettre devoir partager le pouvoir peut nuire à ses chances de rallier des néo-démocrates et d’obtenir une majorité à l’occasion du prochain scrutin. C’est vrai, mais un électeur peut aussi se demander si ce refus est plus que tactique, s’il est inébranlable.

S’il l’était, faudrait-il comprendre que le plus important pour Justin Trudeau n’est pas d’éviter la poursuite des politiques conservatrices, mais d’obtenir le pouvoir absolu qui vient avec une majorité — et de remporter la guerre d’attrition que se livrent son parti et celui de Thomas Mulcair depuis des années ?

Mais si, comme il dit, la volonté des Canadiens est ce qui le guide, il ne peut écarter la possibilité d’une coalition ou, moins compromettant, d’une alliance ou d’un accord avec d’autres partis. Advenant, bien sûr, l’élection d’un gouvernement minoritaire. Et si les conservateurs n’ont pas de mandat majoritaire, cela voudra dire que la majorité des Canadiens souhaitent un autre gouvernement.

Dans le cadre du système parlementaire de type britannique, le gouvernement est indirectement choisi par les citoyens. Les électeurs élisent des députés, et c’est le parti capable d’obtenir la confiance de la majorité des élus qui gouverne. Cette majorité d’élus peut être composée de représentants de différents partis.

Les coalitions formelles ne sont pas la norme au Canada en cas de gouvernement minoritaire. On voit plus souvent un parti faire des alliances au cas par cas, comme l’a fait Paul Martin (2004-2005) et Stephen Harper (2006-2011). Pour que cette approche fonctionne, il faut cependant que des conditions soient réunies.

Dans le cas de Stephen Harper, il a profité de la faiblesse des libéraux, les mettant souvent au pied du mur avec des menaces de dissolution du Parlement — ce qui aurait provoqué des élections que le Parti libéral ne voulait pas. Le chef conservateur savait aussi qu’une coalition des partis d’opposition était à peu près impensable à cause du fort contingent bloquiste.

(Quant le PLC et le NPD ont passé par-dessus cette objection, à l’automne 2008, après la présentation d’un énoncé économique faisant fi de la récession à l’horizon, Harper a demandé la prorogation du Parlement pour éviter un vote de confiance qui l’aurait chassé du pouvoir — un précédent historique. Si ce vote avait eu lieu, le gouverneur général aurait pu demander à un autre parti de tenter de former un gouvernement, puisque les élections venaient tout juste d’avoir lieu.)

Une coalition n’a rien d’hérétique. Il en existe (ou en a existé) dans d’autres démocraties parlementaires de type britannique.

Et former une coalition formelle n’est pas la seule solution. Les partis peuvent aussi conclure une entente. Les exemples sont très rares, mais le plus cité est celui des libéraux de David Peterson et des néo-démocrates de Bob Rae en Ontario, en 1985.

Élu à la tête d’un gouvernement minoritaire le 2 mai 1985, le conservateur Frank Miller a obtenu moins de voix que David Peterson, mais plus de sièges. Les libéraux, électrisés, font alors savoir qu’ils déferont le gouvernement à la première occasion.

Le NPD, par contre, n’est pas prêt à retourner aux urnes. Rae contacte alors Peterson. Leurs négociations se concluent par la signature publique d’une entente. Aucun néo-démocrate ne siégera au conseil des ministres, mais le NPD appuiera les libéraux lors des votes de confiance pendant une durée de deux ans — à la condition, bien sûr, de ne pas trouver de mesures empoisonnées dans le budget ou le discours inaugural.

En échange, les libéraux mettront en œuvre certaines de leurs politiques (équité salariale, fin de la surfacturation dans le secteur de la santé, limitation des dépenses électorales).

Le 18 juin 1985, Frank Miller est défait, et David Peterson est invité à former un gouvernement qu’il dirigera pendant deux ans, comme le prévoit l’entente.

Ce n’est donc pas impossible. Encore une fois, tout est une question de contexte et de volonté.

La réplique de Justin Trudeau tout comme les réflexions à voix haute de Thomas Mulcair sont dictées par des considérations politiques, mais si les sondages disent vrai, aucun parti n’est encore en position de former un gouvernement majoritaire l’automne prochain.

Comment, dans ces conditions, s’assurer que le Parlement fonctionne, et que les Canadiens jouissent d’un gouvernement stable pendant une durée raisonnable ? Cette question devrait être un enjeu et les chefs devraient, à mon avis, nous dire comment ils s’y prendraient. Non pas dans le meilleur intérêt de leur parti, mais des Canadiens.

Et comme je l’écrivais à la fin de 2014 dans ce blogue : les Canadiens, eux, ne sont pas fermés à l’idée.

* * *

À propos de Manon Cornellier

Manon Cornellier est chroniqueuse politique au Devoir, où elle travaille depuis 1996. Journaliste parlementaire à Ottawa depuis 1985, elle a d’abord été pigiste pour, entre autres, La Presse, TVA, TFO et Québec Science, avant de se joindre à La Presse Canadienne en 1990. On peut la suivre sur Twitter : @mcornellier.

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Vivement qu’on ait un système électorale avec proportionnel, histoire qu’on arrive au 21e siècle.

Chaque système électorl a ses bons et ses mauvais côtés. Par exemple, la proportionnelle emmène avec elle son lot d’instabilité et d’incertitudes qui nuisent au final au pays où elle est appliquée.

Notre système que nous avons hérité des Britanniques, au contraire, nous apporte une meilleure stabilité et fait en sorte que les partis insignifiants comme QS n’ont à peu près pas d’influence politique car ils n’attirent que peu de gens.

Vous n’êtes pas écoeurés que nos élus travaillent toujours beaucoup PLUS pour leur ré-élection que pour les intérêts des citoyens….

Même ceux de l’opposition.

Bien sûr, les analystes politiques aiment bien tenter d’illustrer les tactiques et les stratégies de chacun, MAIS, c’est très rare

qu’ils s’en insurgent !!!

On dirait qu’ils se considèrent plus le produit dérivé d’une Politique-Spectacle que des experts de l’ÉVALUATION de la qualité des Hommes et des Femmes que nous élisons…

Parfois on dirait qu’ils cautionnent le fait comme si cela ne pouvait en être autrement…. Le beau et grand JEU POLITIQUE… Comme des

parties de Hockey avec des partisans aveuglés par le combat-spectacle.

C’est cela, Notre Démocratie tellement valorisée ???

Une concertation et une coopération favorisée par des gouvernements minoritaires ou « Proportionnels » ne vaudrait-il pas

mieux ? Est-ce réalisable ?

Y a-t-ils des gens compétents pour discuter de la nécessité d’un changement de règle de gouvernance ??

Où allons-nous avec cette pratique PUÉRILLE de questions jamais répondues en chambre et de mesures toujours reportées parce ce n’est pas NOTRE parti qui les ont initiées…

Une OBLIGATION de résultats peut-elle être envisageable, chez nos politiques? Nous voulons de l’efficacité, de la qualité et en

avoir pour notre argent…

N’est-ce pas par-là qu’il faudrait commencer et cesser que l’on se moque des citoyens-contribuables à qui on demande toujours plus

de sacrifices pour ce JEU DÉNATURÉ qu’on appelle encore la Démocratie du Peuple ???

À ma connaissance on a toujours appellé ça une démocratie représentative. La Corée du nord s’appelle une démocratie du peuple.

Mais c’est vrai qu’elle n’est pas très représentative de la population cette démocratie représentative.

« Vous n’êtes pas écoeurés que nos élus travaillent toujours beaucoup PLUS pour leur ré-élection que pour les intérêts des citoyens…. » (sic)

Vous croyez vraiment que nos Libéraux provinciaux qui nous assènent leur « austérité » à coups de bâillon « travaillent pour leur réélection plutôt que pour les intérêts du peuple »???

Eh ben… On aura tout lu.

Bien sûr mon petit francois….

Parce que dans 3 ans, les firmes de relations publiques au service de la propagande du PLQ auront fait oublié ce démantèlement de l’État et ses pertes d’expertises.

Puis, il pourront soupoudrer ( à la méthode Harper ) des petits chèques-bonbons pré-électoraux pris à même les réserves et les revenus anticipés d’une embellie illusoire de l’économie…..

Quand on est myope politique, on ne voit que le cour terme et on applaudit son équipe favorite sans un esprit libre et critique …

« Et si les conservateurs n’ont pas de mandat majoritaire, cela voudra dire que la majorité des Canadiens souhaitent un autre gouvernement. » C’est drôle, nous n’avons pas entendu cet argument quand Pauline Marois a été élue, minoritaire à Québec en 2012, mais bon passons. Le problème des coalitions est que la population connaît la nature des politiques gouvernementales, une fois le gouvernement formé. On peut ne pas aimer le gouvernement Harper, c’est le cas de nombreux journalistes, mais on ne peut pas dire qu’il n’applique pas le programme pour lequel il a été élu. Quel serait le programme des coalistes?

On nous parle beaucoup des tradition de coalition ailleurs dans le monde. Et bien regardons cela de plus près. En Allemagne, lors de la dernière élection, Merkel a remporté une victoire historique avec près de 45% du vote, mais pas suffisant pour former un gourvernement. Elle forme une coalition avec le parti socialiste qui a mordu la poussière avec 26% des votes. Une des politiques des socialistes était une hausse du salaire minimum. Et après coalition, il y aura une hausse du salaire minimum, même si cette mesure a été rejetée par 74% de la population. Les gouvernements de coalition sont des primes aux perdants.

Si tu veux un petit calcul bébête (comme tu sembles les aimer):

Ici on peut être largement majoritaire avec 30 ou 35% du vote de la population… Cela veut donc dire que 65 ou 70% des PERDANTS !!!! pourraient voir certaines mesures « importantes » pour un grand nombre de citoyen se voir négocier par coalition, par concertation ou par coopération….

Ce serait probablement plus une prime pour les citoyens…..en général.

Au lieu d’élire le parti pour le plus habile ( argenté ) au jeu de la propagande de firmes de relations publiques et médiatiques…

Au lieu d’élire le parti des industriels bitumineux….

C’est drôle M. Réflecteur, je n’ai pas lu ce type d’analyse quand Pauline Marois a été élue avec 33% du vote, donc en suivant votre raisonnement, il y a avait 67% des gens qui étaient contre les mesures qu’elle proposait. A-t-elle dit, je n’ai pas l’appui d’une majorité de citoyens donc je démissionne? Non, elle a gouverné.

Autrement dit ,on fait des élections et les gagnants deviennent lÈ opposition et la somme des PERDANTS prennent le pouvoir!! CÈ est de l’ enflure verbale et c’ est complètement insignifiant!!

La grande majorité des électeurs canadiens ont voté CONTRE les conservateurs aux dernières élections car on connaissait très bien leur idéologie et leur programme mais malgré tout, ils ont foncé et ont imposé leur idéologie dans les lois iniques, cachées dans des projets de loi mammouth qui ne permettaient pas au Parlement de faire son travail. C’est certain qu’un système où la majorité doit gouverner (50% + 1) c’est plus exigeant et ce n’est pas fait pour les assoiffés de pouvoir ni les idéologues car il faut faire des compromis pour refléter la réalité du pays. L’exemple que vous donnez est très pertinent puisque l’Allemagne est le moteur économique de l’Europe… pas mal pour un système qui donne des primes aux perdants!!!

En 1993, les Libéraux ont pris le pouvoir avec 41,3% des votes, en 1997 avec 38,5% et en 2000 avec 40,8%. Bref, on l’oublie, ou on aime l’oublier, mais bref les libéraux ont passé plein de mesures qui ne recueillaient pas une majorité de canadiens comme le registre des armes à feux ou le protocole de Kyoto. Ça, on l’oublie, quand c’est des mesures que l’on appuie. Mais quand un parti prend le pouvoir avec le même pourcentage et qu’il ne réflète pas nos idées, olàlà qu’il est anti-démocratique. Est-ce que les gens peuvent juste apprendre à perdre leur élection, au lieu de chercher à changer les règles du jeu pendant la partie?

@ Pierre , la grande majorité a voté contre les conservateurs!!! Je ne comprend pas pourquoi LA GRANDE MAJORITÉ n’ est pas au pouvoir! Probablement qu’ il n’ y a pas eu de recomptage. Ou bien vous en avey fumé du bon!

Nous n’avons pas un systême électoral PROPORTIONNEL…. Et Misère… Beauly02 Pas facile, n’est-ce pas….. Lachez pas

Ben oui , ben oui on n’ a pas un système électoral proportionnel! On a le système Britannique et encore pour bien longtemps! Que voulez-vous c’ est ça la réalité! Vous les gauchistes et séparatistes vous ne serez jamais contents même avec une proportionnelle!

Pour vous la majorité c’ est la minorité! Pauvres défenseurs des sans opinions ou des jem’enfoutisme!

Belles conclusion : puisque 74 % des gens n’ont pas votés pour un parti dont l’UNE de ses politiques est de prôné une hausse du salaire minimum, cela veut dire qu’aucun autres des parties ayant reçu leur part des 55 % des votes à d’autres parties que celui de Mme Merkel n’avaient une politique similaire. Et c’est aussi dire que TOUS ceux qui ont votés pour le parti de Mme Merkel étaient contre toute hausse du salaire minimum. C’est beaucoup plus complexe que cela et vous le savez. Certains pays ont un régime démocratique qui encouragent les coalitions et qui fonctionnent très bien en général. L’exemple Allemand est probablement assez éloquent à cet égard. Mieux vaut-il une coalition dont les partis ont obtenus une majorité des votes, (71 % dans votre exemple) qu’un parti qui peut géré le bien (et les biens) du peuple en ayant récolté qu’un maigre 35 % des suffrages? Peut-être beaucoup moins lorsque des parties régionaux sont présents. Je préfère le premier choix. 55 % des Allemands aussi, j’imagine puisque c’est certains que TOUS ceux qui ont voté pour le parti de Mme Merkel pensent comme vous à cet égard, hein?

Enfin, une coalition qui rallierait l’opposition pour déloger un gouvernement qui vote des lois sans considération pour l’environment. Quand nos politiciens vont -ils penser aux électeurs plutôt qu’à leur gros ego???Est-ce un rêve??? Pour déloger Harper, va -t-il falloir voter pour Trudeau qui a peu d’expérience …et peu de contenu?Et si l’on vote pour ses convictions, soit pour le NPD, on risque de réélire le même gouvernement conservateur!
Est-ce que c’est ce que l’on veut? Faudrait vraiment que les partis d’opposition se parlent et forment une coalition… d’autres l’ont fait…il s agit de se parler et d’avoir un certain courage

Très intéressante cette citation de Trudeau fils: «J’ai confiance en la capacité des Canadiens de déterminer qui siègera dans leur Parlement». Il est très probable que les conservateurs soient élus en octobre à cause justement de la division du vote dit « progressiste » qui permet aux idéologues de prendre ou de conserver le pouvoir même avec autour de seulement 35% des votes. Les conservateurs ont compris ça et se sont réunis dans le PCC et ont gagné.

Trudeau fils lui veut le pouvoir pour lui, pas pour améliorer les choses au Canada et il est prêt à continuer de diviser le centre-gauche au pays pour permettre aux conservateurs de continuer à semer le vent au pays et quand on récoltera la tempête il pense pouvoir bénéficier du désarroi et prendre le pouvoir pour le pouvoir.

Pas un politicien traditionnel ce Trudeau fils? Il doit certainement halluciner car il n’est rien d’autre qu’un politicien traditionnel qui mise sur son apparence pour se faire élire, son programme étant particulièrement vide…

Ce qui est le plus triste dans tout ça, c’est qu’aucun des trois chefs n’est inspirant. Harper est aussi drabe que quelqu’un puisse l’être. Et c’est sans compter ses positions qui sont anti-Québec. Mulcair n’est qu’un petit politicien qui se fait du capital sur la notoriété de Jack Layton. Je vois mal comment il pourrait diriger le Canada. Et puis, il y a Trudeau. Le fils de son désagréable père. Il n’a ni l’expertise, ni l’envergure pour aspirer à devenir Premier ministre. Un Gouvernement minoritaire avec un Premier ministre avec les mains liées. C’est de ça qu’on a besoin. Ça éviterait les abus de pouvoir auxquels les Libéraux et les Conservateurs (surtout) nous ont habitués.

Malheureusement, le désintérêt ou le cynisme ne sont pas des solutions….

Si nous ne votons pas, stratégiquement ou pour ses convictions, toute la place est libre pour les puissants industriels qui, EUX, prennent les moyens de faire la propagande de LEURS intérêts… qui, quoi qu’en pensent certains vieux drettistes naifs, ne sont pas les mêmes que ceux d’une population appelée à vivre dans un monde pollué où le nombre d’enfants AUTISTES est en constante augmentation….

Il est primordial de se débarrasser du gouvernement de Harper qui garde le pouvoir à la satisfaction d’une minorité qui se reconnaissent dans sa façon de gouverner .

Seule la division du vote permet à ce gouvernement de mettre en place les meures anti-sociales, anti-environnementales et bellicistes qu’il affectionne tout en ne représentant aucunement la volonté de la majorité des payeurs d’impôts canadiens.

Le gouvernement Harper c’est en quelque sorte la dictature de la minorité. Tant qu’on ne réformera pas le système électoral pour qu’il soit plus représentatif , une coalition devrait non seulement être envisagée, mais elle devrait s’imposer comme allant de soi.

Il faudra réformer le système électoral jusqu’ a ce que la minorité gauchiste et progressiste prenne le pouvoir! Autrement dit tant et aussi longtemps que le parti conservateur prend le pouvoir MAJORITAIRE a Ottawa ; il faut absolument réformer la loi électorale et ou former une coalition sinon ce n’ est pas DÉMOCRATIQUE!!! Allo !Allo! La planèete terre! C’ est n’ importe quoi et si le contraire était aussi vrai!!

Décidément, vous ne comprenez pas grand chose aux différents systèmes politiques…. Probablement, qu’ un Amour inconsidéré pour Stephen vous aveugle…. 🙂

Justin Trudeau, Il représente bien le dicton » Une pluie de mots dans un désert d’idée »

C’est en plein ça, mais pourquoi donc un certain % de l’électorat est-il prêt à voter pour lui ? Je suppose que c’est parce qu’il se reconnaît dans ce vide intellectuel.

Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de la partisannerie…. Lire, s’informer et confronter des idées incrustées et rarement ré-évaluer, ne semble pas un réflexe bien répandu.
Pourtant c’est à ce prix que notre esprit peut devenir LIBRE et CRITIQUE… Voir PETIT GUIDE D’AUTO-DÉFENSE INTELLECTUEL de Normand Baillargeon….

Il n’y a rien à craindre sinon que Harper revienne au pouvoir. Une coalition serait intéressante pour tous car elle répondrait à plusieurs valeurs et rejoindrait une plus grande majorité canadienne, il ne faut donc pas la craindre mais l’
envisager sereinement.

Une lubie de journalistes gauchistes. Dans vos rêves qu’on va accepter un coup d’état de république de bananes.

Un coup d’état pour défaire ceci???

« Trois pays nordiques monopolisent les premières places d’un classement publié mardi des pays les plus «prospères» au monde selon des critères de richesse et de «bien-être», dans lequel la France prend la 19e place.

La Norvège (1ère), le Danemark (2e) et la Finlande (3e) sont au sommet de ce classement entre 110 pays réalisé par le Legatum Institute, institut de recherche financé par le fonds d’investissement Legatum, de Dubaï.

Suivent les deux voisins océaniens, l’Australie (4e) et la Nouvelle-Zélande (5e), avant un autre pays nordique, la Suède (6e), puis le Canada (7e). La première économie mondiale, les États-Unis, sont 10e, devançant la deuxième, la Chine (58e), et la troisième, le Japon (18e).

La France est classée 19e.

Oui , 7 ième pays pour la richesse et le bien-être a travers le monde! Avec en plus un surplus budgétaire! Pour les nationaleux, socialeux démocrateux que faut-il de plus? Bien sûr il faut s’ occupé des pauvres et de l’ environnement mais pas sur la carte de crédit bon sang!

A vous écouter , on serait constamment dans le rouge et notre économie nationale serait d’ investir dans les pauvres et l’ environnement! Je vais vous dire si vous ne savez pas compter laissez des gens compétents le faire a votre place OK! Votre incommensurable raisonnement est qu’ il faut constamment prendre les profits aussi minuscules pour les réinvestir dans les pauvres et l’ environnement!!!! On est-tu aussi pauvre que cela!!!

La preuve que la mesure PIB n’est pas une panacée..

C’est la formule magique pronée par un capitalisme sauvage libéral : Hausse du PIB = Acrroissement du Bien-Être individuel et collectif….

Nos sociétés néo-libérales prônent les bienfaits de la compétivité et de la concurrence individuelle… Les jeux de coude qui favorisent partout la frustration et des effets négatifs sur le bonheur des gens.

On exarcebe le rôle de la comparaison sociale dans le sentiment de bonheur….

Ah! Ce que l’ on est bien, lorsqu’ on est dans son bain avec des gens qui veulent le bien de tout le monde! Bien sûr ,il faut être d’ accord avec le m^me objectif c’ est a dire le bien commun , mais le bien individuel , c’ est collectif!

mais le bien individuel , c’ est collectif! ( SIC )

FAUX, Un autre paralogisme… Car une somme de milliers d’individus égocentristes avec uniquement des droits individuels et aucun devoir collectif ne constituront JAMAIS une société….

C’était pourtant l’idéologie de THATCHER : » And, you know, there is no such thing as society. There are individual men and women, and there are families. »

Faux! Complètement faux! Des gens riches dans leur têtes apportent le développement économique et investissent dans l’humain et c’ est meilleur pour la santé mentale de tout un peuple! Tandis que de l’ autre côté le modèle Québecois du collectif et de gouvernance ultra interventionniste amène la noirceur, l’insipide, la monotonie , l’ irresponsabilité et le désengagement… C’ est pourquoi le Québec est si différent et l’ un des plus pauvres états en Amérique du Nord! Notre économie nationale c’ est le statu quo ,la défense des pauvres et l’ industrie de l’ environnement!

OK, je vois….

Votre mode de pensée tient plus de la Croyance et du Dogme anti-communiste. Pauvre Beauly02, le Communisme c’est dépassé… Cessez d’avoir peur…

Aujourd’hui, nous avons à choisir entre un Capitalisme sauvage extractionniste ou un Capitalisme à visage humain….

Tentez de vous ouvrir l’esprit et dégagez-vous de ces vieilles notions du siècle dernier !!!!!!