Pourquoi la Banque Nationale échoue au français 101

Deux étages de la grande tour de la Banque Nationale, en plein coeur du Vieux Montréal, sont une zone protégée. Une zone Speak English.

L’établissement de cette zone illustre à merveille ce qui peut se passer lorsque la loi 101 ne s’applique pas — et elle ne s’applique pas à 10% des salariés québécois, dont ceux des banques.

Le premier geste interdit par la loi 101 — mais pas par la loi canadienne qui régit les banques — est d’embaucher comme cadre supérieur un unilingue anglais qui impose, par sa déficience linguistique, un environnement de travail en anglais.

Qui oblige donc des francophones montréalais à travailler en anglais. C’est ce qui s’est produit lorsque les dirigeants francophones de la Banque nationale ont jugé en 2007 que les compétence en gestion technologique de John B. Cieslak, devenu premier vice-président des technologies de l’information, primaient sur son incapacité à parler français.

Un peu comme Stephen Harper avec le nouveau vérificateur-général. Non, pas un peu. Exactement.

Un engrenage

Selon les employés qui se confient à Francis Vailles, de La Presse, Cieslak a non seulement imposé l’anglais dans toutes les communications le concernant dans sa division, mais il a embauché, en anglais seulement, de nouveaux adjoints dont plusieurs sont unilingues. Puis il a modifié en 2009 la langue de l’interaction, constante, avec IBM, pour passer à l’anglais (alors que pour un service similaire, Desjardins transige avec IBM en français).

La Banque a donc créé, pour un programme essentiel d’informatisation de ses services et de sa gestion, une division anglophone en son sein dont il est désormais très difficile — et très couteux — de sortir.

Le président Louis Vachon défendait ce choix vendredi dans La Presse:

«Notre modèle d’affaires est très centralisé. On doit servir nos clients hors Québec et internationaux à partir de Montréal. On a créé ces emplois-là à Montréal. Oui, ça se passe en partie en anglais, mais on ne va pas s’excuser d’avoir créé 500 emplois à Montréal! D’autres groupes ont plutôt des filiales à Toronto. Je ne suis pas sûr que Montréal soit gagnant de cette façon».

M. Vachon dit ici une chose très importante. Puisque nos entreprises sont en interaction avec l’étranger, nous devons assumer l’interface linguistique. C’est absolument indéniable.

Mais il dit autre chose. Il dit que malgré le fait que Montréal soit la ville la plus bilingue — et la plus trilingue — sur le continent; malgré le fait qu’on y trouve 80% des cadres et des ingénieurs qui sont bilingues, il serait impossible de parler en français entre nous, sur ces deux étages, puis de parler anglais avec les clients et partenaires anglophones, français avec les francophones, espagnol avec les hispanophones. Non, suggère-t-il, notre interaction avec le monde anglophone doit passer par un environnement de travail partiellement anglophone ici même.

Ceux qui ont délocalisé ces fonctions à Toronto (ou tous les coûts sont plus élevés et où l’unilinguisme règne) auraient fait des économies ? J’ose une autre hypothèse: les unilingues anglais préfèrent transiger avec les unilingues anglais. Le cas Cieslak en est la parfaite illustration. Si les institutions francophones, comme la Banque Nationale, ne choisissent pas systématiquement, pour ces fonctions où s’exerce l’interface linguistique, le meilleur candidat bilingue, l’engrenage de l’anglicisation s’installe.

Finalement, M. Vachon plaide sa propre turpitude. Parce qu’il a laissé s’installer un département anglophone pendant quatre ans, il juge extrêmement difficile d’y réinstaurer le français. C’est pourtant ce qu’il doit faire. Le pot a été cassé par la direction de la banque. C’est à elle de le réparer… ou d’en trouver un nouveau.

Patience et fermeté

Doit-on se confiner au seul bassin de recrutement local, pour des postes où on cherche, parfois, une compétence acquise ailleurs ? Non. Voici ce que dit la politique linguistique de l’Université de Montréal (transparence totale: mon employeur).

dans le cadre du renouvellement du corps professoral, alors que l’Université intensifie, dans toutes les disciplines, le recrutement des meilleurs spécialistes dans le monde, elle s’assure que les professeurs qu’elle recrute à l’extérieur du Québec qui ne posséderaient pas une connaissance de la langue française appropriée à leur fonction satisfassent pleinement à cette exigence dans les délais prescrits à l’embauche, sous peine de ne pas voir renouveler leur engagement.

Le délai est de trois ans. L’Université offre des cours à ses recrues..

La « Chasse à l’anglais » et la Chasse au français

M. Vachon expliquait vendredi dernier qu’il ne ferait pas « la chasse à l’anglais ». Cependant il a laissé son cadre John Cieslak faire la chasse au français, sans le moindre frein, depuis maintenant quatre ans.

Ce lundi, le directeur principal des affaires publiques à la BN, Claude Breton, a déclaré au Devoir : « À la Banque, on marche avec le dialogue et non la contrainte. »  Il justifiait ainsi la décision de la Banque « d’encourager » Cieslak à apprendre le français, alors qu’à la Caisse de dépôt les unilingues ont été sommés de prendre immédiatement une immersion francophone.

Mais notez bien les deux poids et les deux mesures. La Banque nationale vient de contraindre, pendant quatre ans, une partie de ses employés à parler anglais avec leur supérieur. Donc, la contrainte y est de mise. C’est seulement envers l’unilingue anglais qu’on n’impose pas la contrainte.

«Quand des employés se sentent obligés de parler à des journalistes pour régler un problème et qu’ils parlent d’un climat de peur, ça m’interpelle comme gestionnaire. On se re-questionne à l’interne», disait Louis Vachon à La Presse vendredi.

Mais pourquoi ces employés ont-ils parlé aux journalistes ? Parce qu’ils ne pouvaient pas se tourner vers le comité de francisation de l’entreprise, elle n’en a pas. De même, ils ne pouvaient pas déposer une plainte à l’Office québécois de la langue française, car la loi 101 ne s’applique pas aux banques.

Et ne vous faites aucune illusion, même si le parlement canadien adoptait (ce qui est inconcevable) le projet de loi du NPD sur le français au travail au Québec, les employés de la BN n’aurait aucune façon d’obliger la banque à modifier son comportement. Le projet NPD n’a pas la moindre dent.

Ce qu’il faut, au Québec, c’est la loi 101 pour tous. Rien de moins.

Les commentaires sont fermés.

Je ne comprendrai jamais cette obsession de la gauche avec la langue. Si vous tenez tant au français, alors travaillez pour la renforcer. Utiliser l’État, c’est écoeurer les gens et les inciter à partir.

Ce qu’il faut au Québec c’est l’indépendance, la liberté.

Liberté de voter nos propres lois, prélever nos impôts, nos taxes.

Liberté de choisir notre propre modèle de développement.

Liberté de vivre en français et d’apprendre toutes les langues que nous voulons.

Liberté de dire non à la guerre, oui à la paix entre les peuples.

Liberté d’exploiter les immenses ressources que recèle notre territoire national.

Liberté de traiter d’égal à égal avec toutes les nations, en privilégiant nos relations avec les premières nations.

Liberté de refuser la soumission à un autre pouvoir, quel qu’il soit…

Vous dites que le délai de trois ans est appliqué à l’Université de Montréal. Peut-être est-ce le cas dans les départements que vous fréquentez, mais je puis vous assurer qu’il n’en va pas de même partout à l’UdeM, M. Lisée. J’ai étudié au département de biochimie pendant les trois années de mon bacc (2005 à 2008, ça ne fait pas très longtemps), et je peux vous donner des exemples de profs unilingues anglos ou qui refusent de parler français. Idem dans d’autres secteurs de l’Université que j’ai fréquentés. Dans le domaine des sciences, c’est assez courant, à vrai dire.

Ceci étant dit, il existe de magnifiques contre-exemples. Des professeurs qui ont été engagés par l’UdeM dans des départements de science, qui ne parlait pas français en arrivant, et qui aujourd’hui ont une maîtrise de la langue de Molière supérieure à certains québécois francophones.

Toujours est-il que votre employeur n’est pas plus exemplaire que la BNC en matière de langue française.

@Damien Biot-Pelletier
Intéressant. Il s’agissait de profs permanents? Des plaintes avaient-elles été logées ?
JFL

Évidamment actuellement la banque « fait un petit peu dans son froque » en se disant que cette situation peut lui coûter une « certaine » clientèle québécoise. Mais lorsqu’elle réalisera, d’ici quelques mois, qu’il n’en est rien, toute cette histoire retombera dans l’oublis et, avec elle, les fameux cours d’immersion des cadres concernés.

Acheter c’est voter. -Laure Varidel.

Et vlan dans les dents.

Mais M. Lisée, c’est ce que le Bloc proposait, et tous les parties étaient contre: libéraux, conservateurs, et le NPD était contre.

Donc, la seule issue: l’indépendance.

@lemoutongris

Ce n’est pas « la gauche » qui s’en est plaint, mais les employés de la compagnie en question. Donc, cette histoire de « travailler pour la renforcer », c’est ce qu’ils ont fait. À moins que, par vous ne parliez d’autre chose?
Je note ici deux trucs souvent lus sur les blogues (je ne prétend pas que c’est ce que vous vouliez dire mais bon…):
1) « Les Québécois parlent mal DONC c’est correct si on ne parle pas français ». Cette excuse, c’est comme dire « les Québécois sont un peuple d’attardés mal éduqués, qu’ils changent de langue. » Ça frise le racisme mais quand ça vient de nous, je reste poli et qualifie ça de « complexe d’infériorité ». Surtout: je ne vois pas pourquoi notre langue serait moins valable que l’anglais des Australiens, des Américains ou des Britishs (tous différents), le français des Belges ou des Français, l’espagnol des Mexicains… Au fait, il y a un nombre assez important de français qui adorent notre accent.
2) Sur la même ligne, il y a l’assomption qu’il n’y a que l’unilingue anglais qu’on a recruté qui est compétent. J’aimerais savoir en quoi il est si irremplaçable. Ce n’est pas la seule grosse entreprise à implanter un système informatique, que je sache. Un directeur bilingue, ça se trouve sûrement au Québec!

Pourquoi faudrait-il se sentir coupable d’exiger qu’un patron parle la langue de ses employés? C’est une simple évidence.

qu’attendent les francophones québécois pour transférer leurs épargnes vers la seule institution financière véritablement québécoise: Desjardins. Nous savons très bien que toutes les banques au Canada sont CANADIAN dans leur idéologie et dans leur fonctionnement. Ils n’ont rien à foutre du français et du Québec francophone.

jacques bourret

@ lemoutongris: Ce n’est pas une question de gauche ou de droite, c’est une question de culture française en Amérique du Nord. Une question de protéger notre langue maternelle française dans un environnement dominé par la langue anglaise. Gauche ou droite, n’a pas de rapport.

Faire du Québec une terre francophone respectée dans sa culture et son identité, où, comme dans tous les pays souverains, la langue nationale est de rigueur en toute activité du domaine publique autant par ses résidents de souche et les nouveaux arrivants, est la normalité partout dans le monde.

Rien de moins que la normalité ne sera toléré au Québec. Ceux et celles qui voudraient nous voir renoncer au respect de ce que nous sommes sont invités à aller mépriser la culture et l’identité d’autres peuples sur terre. Good bye aux intolérants du respect !!! Nous ne tolérons jamais l’intolérable, est-ce assez clair ? Oui, la tolérance du respect pour la culture et l’identité des peuples c’est québécois. À bon entendeur, salut.

La seule façon de faire pour que tout soit clair est que le Québec devienne un pays.

Jamais plus il ne sera soumis à d’autres lois, règlements et cour suprême (juges unilingues anglais) venant d’une autre nation.

Ainsi jamais plus la banque nationale ne pourra échouer au français 101. Et convaincu que le Canadien retrouvera ses joueurs Québécois qui en on fait sa gloire passé.

Pourquoi? Avec des patrons qui seront moins colonisés et qui me semblent soumis à l’establishment Anglo. Parce que j’ai l’impression que de la fierté,certains veulent que l’on en aient plus…

Si on laisse le choix aux dirigeants qui ont pas beaucoup d’intérêt envers le francais , soyons assurés que les intérêts économiques vont primer sur la sauvegarde de la langue francaise …. Monsieur Lisée a raison d’affirmer que seul l’application de la loi 101 dans tout les secteurs doit primer …. Il faut réaliser que pour se faire , nous devrons être un pays avec tous les pouvoirs …..

« Liberté de refuser la soumission à un autre pouvoir, quel qu’il soit… »

mouahaha. Le projet séparatiste, dans sa forme actuel, c’est ni plus ni moins qu’un changement de maitre. NOus ne seron nullement plus libres; j’ose même croire que les politiciens risquent de croire encore plus que L’argent pousse dans les arbres

@lemoutongris:

Ayayaye! Vous en affirmez des choses!
« Le projet séparatiste, dans sa forme actuel, c’est ni plus ni moins qu’un changement de maitre. »
Ça ressemble à l’argument « si le Québec devient indépendant, ce sera moins bon pour la langue française parce qu’on perd ce vaste espace francophone qu’est le Canada! ». Vous savez, si la langue française prospérait si bien au Canada, la question de la « séparation » ne se poserait même pas.
Au lieu de descendre le projet souverainiste sur des « j’ose même croire », démontrez donc en quoi le Canada est si bon pour sa culture francophone, l’AUTRE peuple fondateur qui a eu besoin d’attendre 100 ans avant qu’on reconnaisse sa langue comme une des langues officielles et ce, même si on était majoritaire au moment de sa fondation.

La séparation du Québec du Canada n’y changerait probablement pas grand chose, vu que le PQ ne veut pas éliminer l’anglais au Québec ni franciser l’University McGill ni pousser les Anglais en Ontario ni fermer les écoles ni les hôpitaux anglais ni obliger les compagnies à se franciser.

Le PQ se propose, dans un Québec souverain, de continuer à donner tous ses services en français et en anglais. Est-ce que le Québec souverain continuerait avec une loi 101 ou laisserait la langue de travail libre, comme en France ?

Sortons notre argent de cette banque!

Sortons-nous de ce Canada!

Vive l’indépendance du Québec!

» Une question de protéger notre langue maternelle française dans un environnement dominé par la langue anglaise »

justement : pourquoi toujours s’en remettre à l’État pour tout faire?

« Ceux et celles qui voudraient nous voir renoncer au respect de ce que nous sommes sont invités à aller mépriser la culture et l’identité d’autres peuples sur terre. »

Joanne Marcotte avait raison en parlant du complexe de la nation meurtrie…

Monsieur ne veut pas brimer le droit des anglophones si opprimés! Il ne faut surtout pas leur demander d’apprendre notre langue, hein? Ce serait un scandale! Il ne faut surtout pas faire la chasse aux anglophones.

Mais obliger les francophones à se parler entre eux en anglais, leur oter le droit d’avoir la documentation technique dans leur langue, imposer à la grande majorité des employés l’anglais uniquement à cause de 4-5 personnes qui refusent d’apprendre le français, CHASSER LE FRANÇAIS de la banque nationale, oter tout dignité aux francophones, ça c’est correct par contre.

J’en ai assez qu’on nous impose l’anglais au travail juste à cause de 3%-5% des employés qui viennent travailler chez nous et refusent de s’intégrer à notre société.

Et, concernant leurs clients, OUI il faut parler en français à vos clients francophones et en espagnol à vos clients hispanophones si vous le pouvez.¸C’EST ÇA LE RESPECT.

Mais de tout évidence, la banque nationale méprise les francophones. Et nous, on n’a pas à accepter ça.

Que diriez-vous d’un boycott massif envers cette entreprise anti-francophone? C’est sûr qu’une dizaine de personne ne fera pas d’effet mais des milliers de francophones qui décident de cesser d’encourager cette entreprise qui travaille CONTRE NOUS, ça ça aura un impact.

Parce que là, aujourd’hui, ils imposent l’unilinguisme anglais à leurs employés, demain ils vont vouloir nous imposer à nous, leurs clients, l’anglais. Je suis même surpris que leur site ne soit pas unilingue anglais déjà. Question de temps je suppose

Ben si c’était à refaire, je refermerais mon compte à la National Bank!

Franchement, le bonhomme est colonisé pis il aime ça. Un vrai canadien français, un français d’Amérique, un américain du nord francôphone du canada. Un Elvis Gratton

@ lemoutongris

Quelle garantie avez-vous que les politiciens du Canada ne risquent jamais, à l’avenir de »croire que l’argent pousse dans les arbres »?

Faire partie du Canada ne garantit en rien la qualité des gestionnaires. Il y en aura des bons et des moins bons, comme dans un futur Québec souverain! En contrepartie, un Québec indépendant ne sera ASSURÉMENT plus assujetti aux décisions de ROC. Interdépendant? Oui, comme avec les USA et tous les autres pays, Soumis? Non.

Je signale quand même, pour les moutons gris comme les autres, que défendre la langue française ne signifie pas, à priori, qu’on doive quitter le Canada. Les fédéralistes qui prennent prétexte de l’existence des souverainistes pour ne pas défendre leur langue démontrent à la puissance mille l’existence de leur complexe d’infériorité culturelle.
Ça n’a pourtant pas à être le cas. Un Denis Coderre, pourtant fédéraliste, n’a pas hésité à dénoncer le comportement du joueur de hockey Shayne Doan qui avait qualifié quelqu’un de frog. Il n’a pas, que je sache, dit « Je vais m’écraser, parce que les bloquistes utilisent la langue comme une arme ». Jean Lapointe, sénateur Libéral, parlait du racisme qu’il rencontrait au sénat. Il n’a pas dit « je vais me taire parce que c’est trop séparatiste ».
Si la seule adéquation compatible avec le respect de sa propre culture est le séparatisme, alors oui, il faut réellement se séparer du Canada. Mais ce sont nos fédéralistes qui en auront fait la preuve.

En attendant l’Indépendance du Québec, BOYCOTTONS… L’argent n’a pas de langue… si on EXIGE d’être servi en français au Québec, les entreprises privées (qui recherchent $$$$ les profits avant tout) feront TOUT pour nous garder comme clients, soyez-en ASSURÉS !
ENCORE DES Mesures dilatoires d’Ottawa pour REFUSER d’agir dans son champ de juridiction constitutionnelle… cette constitution que le Québec n’a JAMAIS signée, ne l’oublions pas ! N’en soyons pas DUPES, s.v.p.
Le fédéral évaluera l’état du français dans certaines entreprises | Martin Croteau | Politique canadienne http://www.cyberpresse.ca
Le gouvernement fédéral crée un comité chargé d’évaluer l’état du français dans les sociétés québécoises régies par le Code canadien du travail, notamment…

@ le mouton ,la gauche a la banque nationale??? pourriez-vous nous donner quelques précisions ou suggérer quelques noms ???j’ai toujours rêver de vivre dans un monde ou les banquiers seraient de gauche, comme dirait rachid badouri,ou est votre planête???

@ lemoutongris,bon encore les délires obsessifs de la néo-droite réactionnaire qui vois des communistes partout,c’est le retour a duplessis aux chemises brunes et a la rétorique réligieuse bref juste du positif ,vite tout le monde a vos livres d’histoire,une suggestion ,lettre sur le canada ,arthur buies au éditions lux.

À propos de langue et de banque, avez-vous remarqué que la Banque Royale s’est transformée il y a quelques années en RBC (Royal Bank of Canada)? C’en est bien fini de la dénomination française.

D’ailleurs, pourquoi faire compliqué quand les «moutons gris» et autres Québécois ne demandent qu’un bon service et ne sont plus conscients des enjeux sociétaux sous-jacents?

La Banque Nationale est une honte. Monsieur Vachon a toutes les mauvaises raisons à présenter. Je ne pense même pas qu’il se croit lui-même.

Merci de cet article.

J’ajouterais une question :

Quelle est la situation dans les autres milieux de travail exclus de l’application de la Loi 101.?

Belle enquête de journaliste en perspective. Je soupçonne qu’on pourrait y découvrir d’autres exemples semblables.

J’ai travaillé plus de dix ans dans une entreprise de télécom régie par la loi fédérale et donc non soumise à la loi 101 et disons que c’était pas beau. Tout se passait en anglais. Les évaluations, les entrevues d’embauche, les licenciements, les invitations au party de Noël, les contrats de travail, etc. Au support informatique, un de mes collègues est parti de Montréal pour Mississauga avant que ses enfants commencent l’école pour ne pas qu’ils soient obligés d’aller à l’école en français. Lui-même ne parlait pas un mot de français et ne voulait rien savoir de l’apprendre. Je croyais que je travaillais à Toronto quand j’étais là. Heureusement, mon supérieur immédiat, un Libanais, s’est toujours adressé à moi en français et c’est en partie grâce à lui que je suis restée là aussi longtemps car sinon j’aurais levé les pattes assez rapido!

Louis Vachon est une honte comme gestionnaire. Je comprends qu’il ne veuille pas réorienter la politique de la BN en ce domaine puisqu’il s’agirait de remettre en question une situation qu’il a lui-même laissée se détériorer.

Un autre francophone de service, comme le petit mouton qui ne demande qu’à être tondu.

Le combat du francais au Québec en est un de tous les instants, nonobstant ceux qui essaient de nous faire croire que la question est réglée.

Vous posez la mauvaise question. Ce n’est pas la Banque nationale qui est le problème, c’est le Canada.

Pourquoi le Canada échoue-t-il au français 101 ? C’est ça la bonne question.

Parce que le français au Canada, c’est la plante verte dans le coin du salon. Parce que les francophones au Canada c’est le caillou dans le soulier.

Ça n’a aucune maudite importance le français au Canada.

Ils ont commencé à s’en débarasser par quelques petites nominations, histoire de voir le chien gratter un peu ses puces. C’est ce qu’on fait ici et ça les sert bien. On grogne un peu puis on se rendort.

Après ça va être plus difficile mais soyez certains qu’ils vont finir par trouver le moyen de se débarasser de la loi sur les langues officielles. Et du français au complet.

Ils vont réduire progressivement la place du français en les confinant aux communications formelles, officielles.

Puis après ils vont commencer à introduire d’autres langues. Le Mandarin et le Cantonais par exemple, Comme c’est le cas sur les vols d’Air Canada entre Hong Kong et Toronto.

Puis le français va disparaître complètement du paysage, et il n’y aura plus personne pour protester parce que tout le monde se sera habitué et saura que cela ne sert de rien…

Et l’opération bilinguisation du québec étant en bonne voie de réalisation ça n’aura plus aucune importance de maintenir le français en dehors des fêtes de famille.

Derrière le rideau tout est joué depuis le début de cette mascarade pour nous qu’est le Canada. Quand est-ce qu’on arrête de participer à ces dîners de cons ?

Réponse à M. Lisée.

Je ne révèlerai pas de noms en publics (si ça vous intéresse sérieusement, vous avez mon adresse courriel), mais il s’agissait effectivement de professeurs permanents. L’un de ceux que j’ai en tête est, vérification faite, professeur titulaire. Ceci étant dit, j’ignore comment se porte son français aujourd’hui. À l’époque, il avait l’air tout penaud quand il tentait de s’exprimer en français, ce qui jurait avec la merveilleuse assurance et la solidité intellectuelle dont il faisait montre en anglais. Ce facteur m’indique qu’il devait y avoir de la bonne volonté en lui, mais toujours est-il qu’après plusieurs années comme professeur à l’UdeM, sont français était encore catastrophique (un unilingue, à toutes fins pratiques). Pourtant, il nous a donné des cours. J’ai fait preuve de beaucoup de compréhension envers lui, en essayant de l’encourager de mon mieux par mon attitude, mais la majorité des étudiants désertait son cours.

Il y a plusieurs autres unilingues dans l’université (encore une fois, je n’ai pas essayé de parler avec eux en français depuis environ 3 ans), mais ceux-ci se cantonnent généralement aux études supérieures. Un de ceux auxquels je pense ici (que je connais d’assez près d’ailleurs pour avoir travaillé avec lui) est également professeur titulaire. Il ne l’était pas à l’époque, par contre. Lui même me disait qu’au bacc, les cours sont pour ainsi dire toujours en français, et d’ailleurs il n’y donnait pas de cours. Aux études supérieures, certains cours sont en anglais, pas parce que le sujet l’impose, mais parce que le professeur préfère cela ainsi, et c’est ce que lui même préférait. Le pire, c’est qu’il est au moins bilingue (anglais+autre langue européenne) le monsieur, et que son français ne doit pas être si mauvais, à en juger par l’accent qu’il avait les rares fois que je l’ai entendu prononcer de courtes phrases en français. J’ai déjà entendu son épouse, qui parlait un bon français, le réprimander au sujet de sa paresse linguistique. Il existe également d’autres exemples de professeurs qui ne fonctionnent qu’en anglais à l’UdeM, mais je les connais de moins près. Quoi qu’il en soit, je ne suis pas certain que cela soit en accord avec la politique officielle de l’université, ni avec le droit légal des étudiants de recevoir l’enseignement en français, mais ça se passe parfois comme cela.

Ce que je viens de vous raconter mérite une mise à jour. J’ai poursuivi mes études supérieures dans le réseau universitaire anglophones (ha !) au cours des trois dernières années. Mon petit doigt me dit pourtant qu’en trois ans, plusieurs unilingues anglos de l’UdeM n’ont pas fait de réels progrès en français.

Quant aux contre-exemples que j’ai mentionnés, ils sont admirables et doivent être encensés, mais ils ne doivent pas occulter l’envers sombre de la médaille linguistique à l’UdeM.

because ‘redneck racism’
sournoisement et lentement les oiseaux font leur nids en nous laissant pour conte. sommes nous revenue a la case depart notre laxisme de béni oui oui et d aplatventrisme a vouloir plaire a tout le monde avec un certains complexe resté encré en nous de né pour un petit pain. Pourtant un certains RENÉ LEVESQUE nous avait amener au bord quelque chose de beaucoup mieux

La loi sur la langue francaise au travail s’applique partout sur le territoire du Québec… avec deux exceptions: les réserves indiennes et les centres de rechrche qui font une demande qui leur est accordée!

Je travaille, depuis 34 ans,pour une entreprise de télécommunication canadienne qui compte plus de 5,000 employés qui oeuvrent dans tout le pays et mon employeur, ayant son siège social au Manitoba, doit respecter la loi linguistique du Québec pour toutes ses activités au Canada quand celles-ci touchent plus de 5 employés citoyens du Québec. Par exemple, quand un courriel d’intérêt général est envoyé à tout le personnel.

J’ai cherché ou se trouve l’exemption pour les banques dans la loi et ne l’ai pas trouvée.

Membre du comité de francisation au travail depuis plus de 4 ans, je ne peux qu’arriver à la conclusion suivante: Ou bien l’employeur a élevé la désinformation au niveau d’un art, ou bien, il y a une entente politique qui lie les mains de la commission de la langue francaise… Ou les deux!

Il est reconnu que les banques sont les pires citoyens corporatifs que l’on puisse avoir. Ceci en est un exemple additionnel qui n’est en fait que du favoritisme fondé sur l’incompétence!

À quand l’interdiction aux banques de fabriquer l’argent?

À quand l’arrêt de la politique du « nivellement par le bas »?

YLL

Je me demande bien ce qu’il pourrait m’arriver si j’acceptais le poste correspondant à celui de M. John Cieslak à la Raiffeisen Zentralbank (RZB)?

Et ce, même si je parle et écris en français et en anglais couramment et que je balbutie l’espagnol, je me verrais certainement contraint de me mettre à l’allemand.

Mais selon nos unilingues anglophones de service, les québécois (qui sont le peuple ou la nation (selon votre préférence) qui est le plus bilingue d’Amérique) ne sont que des racistes de vouloir que la langue française soit la langue commune au Québec.

Pour ma part, l’intolérance, la xénophobie et le repli sur soi sont l’apanage ceux qui se ferment à l’autre, qui refuse de s’intéresser à la culture de leur hôte et à la langue du territoire qu’ils occupent (soit, nos bons vieux unilingues francophobes du Canada).

Il y a bien des situations au Canada et au Quebec qu il m a toujours ete difficile de comprendre apres des dizaines d annees.

Les grands corps de l Etat ( Universites, Hopitaux, Ministeres) engagent des unilingues anglophones a condition de s engager a suivre une formation en francais sur une periode ne depassant pas 3 annees , tous frais de formation linguistique payes.

Et pourtant, il serait tres facile d embaucher des Europeens ( Francais, Belges, Suisses,) meme des Americains) qui deja s expriment en langue francaise.

Que les firmes specialisees en cadres superieurs fasse l effort d aller recruter en France, Belgique, Suisse, Etats-Unis.

« Faire partie du Canada ne garantit en rien la qualité des gestionnaires. »

je regarde le % d’endettement du Canada et me dit que les gestionnaires sont moins pires

« ,bon encore les délires obsessifs de la néo-droite réactionnaire qui vois des communistes partout,c’est le retour a duplessis aux chemises brunes et a la rétorique réligieuse bref juste du positif ,vite tout le monde a vos livres d’histoire,une suggestion ,lettre sur le canada ,arthur buies au éditions lux.
»

wow, tant de mots pour n’avoir aucun argument

pour le reste, je seconde la motion de André/Andrés, qui est la seule efficace à long terme.

Bonjour,

Et pourquoi pas qu’un lobby des riches hommes d’affaires qui sont nationalistes au Québec ne dénoncent pas cet état de faits contre la Banque Nationale ? À tout le moins, un lobby de riches hommes d’affaire nationalistes se devrait de se lever debout car, jusqu’à maintenant, ceux ci semblent totalement absents ou muets. Bien à vous, John Bull.

Dans les années 60, je travaillais dans un chantier maritime dans une ville à 99 % francophone. J’avais décroché un poste de commis de bureau que j’avais obtenu parce que je parlais anglais assez couramment. Pourquoi attachaient-ils tant d’importance à la connaissance de l’anglais pour un poste aussi peu important ? C’est parce que le chef responsable du service était unilingue anglais.Les communications de celui-ci ne se limitaient qu’à son entourage immédiat et surtout avec son adjoint, vous le devinerez, parfaitement bilingue. Ce n’est qu’une des nombreuses situations que j’ai vécues ou dont j’ai été témoin. Dans toutes les industries pour avoir de l’avancement il fallait être bilingue pour satisfaire les cadres unilingues des multinationales.Les cadres francophones étaient assimilés très facilement. Tout a changé avec la loi 101, non pas seulement à cause des exigences de la loi, mais aussi de son esprit qui a éveillé les consciences. Aujourd’hui les cadres francophone participent à cette assimilation menaçante comme dans les années 60. Je suis d’accord avec cincibole. On va protester pendant un certain temps, les responsables comme Louis Vachon, vont trouver des solutions à court terme pour faire taire les médias, puis les protestataires vont entrer dans le rang. Incroyable qu’un cadre puisse renier sa propre langue, partant sa fierté, son identité. Ce contexte des années 60 fait un retour à grande vitesse et en force. On est pas sorti du bois.

Je crois que la décision d’embaucher un unilingue est un geste méprisant non seulement envers les francophones qui sont forcés de travailler en anglais à la BN, mais envers tous les Québécois.

Nous devons nous indigner et agir. Ma décision est prise je ferme mon compte à la BN.

Vous avez fait le tour de la question et nos moutons q’ils soient banquiers, politiciens, économistes ou qui que ce soit, trouveront toujours une excuse pour marcher à genou.

Mario Laprise

Québec

Je pense que dans son propre intérêt, la banque nationale devrais déménager à Toronto et voir plus grand que le québec. Si elle a réussi ici, elle peut réussir partout.

En effet les salaires sont plus élevé à Toronto, mais les bénéfices aussi semble-t’il puisque les autres banques y sont partis. On dirait que les anglophones rémunère davantage, tiens tiens quelque chose à réfléchir…

Pour compléter ce que Damien Biot-Pelletier disait, peut-être que l’UdeM commence à réagir… Dans les question lors de l’évaluation des profs, il y avait pour la première fois cette session une question demandant si le professeur maîtrisait suffisamment bien le français pour être compris en classe. Je suis à la fin de mon bacc, en économie et sc-politique, mais j’imagine que cette question se retrouve aussi dans les questionnaires des autres programmes.

M. Lisée, je crois que vous vivez dans l’illusion si vous croyez que la loi 101 à des dents, et qu’elles mordent.

Je travaille comme consultant dans l’informatique. Depuis 2007, j’ai été chez 7 clients différents à Montréal, plusieurs qui ont leur certificat de l’office de la langue française. Les uniligues anglais ne sont pas inquiété. Vous dites que si on ne prend pas le meilleur candidat bilingue, l’engrenage de l’anglicisation s’installe. On ne le prend pas dans les entreprises qui disent respecter la loi 101, et on encourt rien à ne pas le faire. Dans la majorité des entreprises, on prend le meilleur candidat qui parle anglais, le français étant un atout.

Dans une entreprise qui était en démarche d’obtention du certificat, on nous a dit que l’on allait mettre des collants sur les téléphones en les photocopieurs pour que les noms des boutons soient en français, et que ce fesant, on allait respecter les demandes de l’office pour l’obtention du certificat. On ne somme pas les cadres ne parlant pas français de l’apprendre.

La loi 101 était un pas dans la bonne direction, mais tant qu’elle sera appliqué de la façon actuelle, Montréal va s’angliciser.

Dire que depuis toujours j’ai eu et gardé mon compte de banque à la BN parce que c’était la seule banque francophone. Je me suis toujours fait un point d’honneur de ne pas faire affaire avec une banque anglophone afin d’encourager les nôtres.
Je me sens trahi. Les dirigeants dont Monsieur Vachon devraient avoir honte. C’est en tout point ce qui s’est passé à la Caisse de dépôt : la veulerie des preneurs de décision francophones!

Il y a un débat sur la défense du français.
J’aimerais avoir des chiffres. Juste pour savoir les règles d’engagement, juste pour en être informé en tant que contribuable, juste pour savoir de quoi on parle. En tant que québécois on connais les implications culturelles, mais les implications financières on ne les connais pas.

Faudrait savoir combien ça nous rapporte de parler français en terme financier, en chiffres. Quelles sont les opportunités supplémentaires qu’on a. On dit que c’est un avantage d’être différent, j’aimerais savoir pourquoi on dit ça, qu’est-ce que ça nous rapporte d’être différent? Concrètement!

Des fois j’aimerais savoir combien ça nous coûte collectivement de défendre le français. Combien on met en subvention de plus que les autres. Combien nos sociétés d’état dépensent pour soutenir la culture. Combien coûtes nos campagnes de francisation, la traduction etc. Aussi les occasions manqués, les entreprises qui ne s’y sont pas établies, les emplois déménagé ailleurs, les touristes rebutés, la mobilité des anglo et la mobilité des franco etc. Quelle part de notre commerce extérieur se passe en français ou en anglais ou en chinois.

Juste pour essayer d’avoir un bilan, une idée. Confirmer ou infirmer mon préjugé. Juste pour savoir si on met nos énergies au bon endroit dans le meilleur de notre intérêt collectif.

J’ai travaillé pendant plus de 35 années dans le milieu bancaire « canadian », dont environ 5 ans pour la B.N. Les banques canadiennes n’ont rien à foutre de la Loi 101, laquelle n’est aucunement respectée. Les banques ont crée des comités de francisation, mais ces comités sont entièrement « plogués » par la haute direction des banques et leurs recommandations se marient toujours aux décisions de la banque, soit: « on laisse aller et « fuck the French ».

J’ai donc travaillé pendant plus d’une trentaire d’années pour des unilingues anglais et il a toujours fallu se plier à la langue de ces boss anglos. Comme tous les canadiens français font, lorsqu’il y a un seul anglais dans une salle contenant plus de 25 français et bien, la langue utilisée est l’anglais. C’est automatique! Je me souviens très bien avoir été obligé de donner en anglais et ce, à plusieurs reprises, un cours dans une salle avec plus d’une vingtaine de francophones et ne comptant qu’un seul anglophone. Toutes les fois qu’un patron unilingue anglophone est en place dans une entreprise, tous les employés subalternes se doivent de plier l’échine et d’utiliser la langue anglaise. Même avec la Loi 101, ceci n’a jamais changé, du moins dans l’industrie bancaire.

J’ai perdu tout respect pour la seule banque française au Québec, soit la Banque Nationale, pour humilier à ce point ses employés en tolérant des patrons unilingues anglophones. La haute direction de cette banque s’en est toujours mis plein les poches avec leurs salaires astronomiques, leurs bonis et leurs options d’achat d’actions. C’est tout ce qui compte pour eux. Les employés n’ont qu’à manger d’la m…La Loi 101 ne s’applique pas aux banques et ne s’appliquera jamais. Alors…

Pierre Duquette

The only thing that counts for those poeple is money. So eveyone…. je ferme mon compte à la BN.

@ lemouton oui vous avez bien lu ,des mots ,et pour tout ceux de plus de deux syllabes je vous propose l’utilisation du petit robert ,lol

M. Lisée, dire que le projet de loi du NPD n’a pas de mordant est de la mauvaise foi de votre part. Voici notre projet de loi:

1. Le Code canadien du travail est modifié par adjonction, après l’article 8, de ce qui suit :

8.1 (1) Les entreprises fédérales qui exercent leurs activités dans la province de Québec sont assujetties aux exigences suivantes :
Exigences

a) elles utilisent le français dans leurs communications écrites avec le gouvernement du Québec et avec les personnes morales établies au Québec;

b) elles donnent à leurs employés le droit d’exercer leurs activités en français;

c) elles rédigent en français les communications qu’elles adressent à leurs employés;

d) elles rédigent en français les offres d’emploi et les publient dans un quotidien simultanément avec les offres d’emploi publiées dans une autre langue, et ce, dans une présentation au moins équivalente;

e) elles rédigent en français les conventions collectives et leurs annexes;

f) toute sentence arbitrale faisant suite à l’arbitrage d’un grief ou d’un différend relatif à la négociation, au renouvellement ou à la révision d’une convention collective est, à la demande d’une partie, traduite en français ou en anglais, selon le cas, aux frais des parties.

(2) Les exigences prévues au paragraphe (1) n’ont pas pour effet d’exclure une langue autre que le français; l’usage de cette autre langue ne doit cependant pas l’emporter sur l’usage du français.

(3) Il est interdit à un employeur de congédier, de mettre à pied, de rétrograder ou de déplacer un employé parce qu’il a exigé le respect d’un droit découlant du présent article.

(4) Les recours prévus aux articles 97 et 99 s’appliquent en cas de non-respect d’un droit découlant du présent article.

@lemoutongris

« je regarde le % d’endettement du Canada et me dit que les gestionnaires sont moins pires »

Parce que les gestionnaires du Canada ne comptaient aucun Québécois?

@ 51 suzanne pichard

décembre 1, 2011 à 9:45

« The only thing that counts for those poeple is money. So eveyone…. je ferme mon compte à la BN. »

J’aurais plutôt dis « The only thing that counts for those poeple is our money. »

Bravo pour la fermeture de votre compte et il iront en chercher chez leur semblables du fric.

Money talk!

Bonjour,

Encore une fois, pourquoi les riches hommes d’affaires membres du Parti Québécois ne mettent ils pas le poing sur la table ? Au plaisir, John Bull.

Je considère très sérieusement transférer mes comptes de la Caisse Populaire vers la Banque Nationale.

@ Dany Morin, député de Chicoutimi – Le Fjord

« b) elles donnent à leurs employés le droit d’exercer leurs activités en français; »

Le droit M. Morin, le droit et pas d’exigence. Toute un dent ça M. Morin et elle est vielle cette dent là, elle est cariée.

« a) elles utilisent le français dans leurs communications écrites avec le gouvernement du Québec et avec les personnes morales établies au Québec; »

En français avec le gouvernement. Wow!

Il est très clair M. Morin que vous et votre gouvernement protégez la susceptibilité vos députés et électeur du ROC.

Vous et tous les députés du NPD au Québec êtes assis entre deux chaises; celle de vos électeurs Québécois et celle de vos électeurs et députés du ROC.

Les députés du ROC ne tarderont pas a donner un coup de pied sur la chaise québécoise.

@lemoutongris
« Si vous tenez tant au français, alors travaillez pour la renforcer. Utiliser l’État, c’est écoeurer les gens et les inciter à partir. »

Et bien qu’ils partent!

@François1:

Tu devrais. Ils ont un logo d’un beau rouge communiste. Tu vas adorer.

Bonjour
Évidemment, la facilité est la voie la plus simple…et il y aura toujours des esprits simples pour s’abonner à la facilité…
Ce qui se passe à la Banque Nationale dépasse l’entendement. C’est de la mièvrerie culturelle qui envoie un message aux « partenaires anglophones », à savoir, que chez nous, au Québec, la Loi 101, n’est qu’une formalité sans prétention.
Je ne doute pas de la compétence des dirigeants de la Banque Nationale, mais, j’espère que leur jugement est plus solide pour le placement de nos avoirs.

Devant l’attitude de la Banque Nationale, j’ai avisé. par courriel, le président Vachon que, dorénavement, j’arrêterais d’utiliser ma carte de crédit Mastercard Banque Nationale et qu’il n’étais pas question que nous renouvellerions cette carte.

Ces dirigeants ont trahi l’esprit de la loi 101. C’est la mort dans l’âme que je vais retirer mes placements de la Banque Nationale. Moi qui avais incité ma femme à transférer nos transactions d’une banque anglaise à celle-ci. La seule langue que ces comptables ont, leurs premières racines, c’est le signe de dollar. Vous allez peut-être me dire qu’ils ont été naifs qu’ils n’ont pas mesuré les conséquences de leurs actes. Je serais curieux de savoir dans quelle langue les Flamands, les Espagnols etc. vivent au boulot? Se font-ils reprocher de parler leur langue au travail?
André Goulet

»Nous quittons la Banque Nationale pour une autre institution. BNC nous doit une traite bancaire dans les 4 chiffres et personne ne semble capable de nous dire exactement ce qui en est. Cela fait 3 mois qu’ils bloquent nos fonds. Nous avons d’ailleurs appris qu’ils avaient en réalité déposé notre argent dans un ancien compte à mon conjoint. Cela fait donc 3 mois que nous devons emprunter à notre famille parce que BNC ne veulent aucunement nous aider. On nous dit à chaque jour lorsque nous appelons qu’ils feront tout ce qui est en leur possible pour nous aider et nous transférer notre argent dans le compte conjoint que nous avons ouvert il y a environ 3 mois et qui a été très mal configuré. En gros, je me trouve à être la titulaire principale du compte et mon conjoint, un simple mandataire. Ce qui fait que je dois autoriser presque à chaque fois qu’il doit appeler le service à la clientèle. À ce jour, nous avons demandé à nouveau la fameuse traite bancaire hier soir. Aujourd’hui, on nous répond que le tout a été envoyé par la poste mais qu’ils ne peuvent (ou ne veulent pas) fournir de preuve de l’envoi. Durant ce temps, malgré notre politesse et notre extrême patience, ce sont les gens qui sont assez gentils pour nous aider que nous sommes en train de mettre dans l’embarras monétairement. Ça n’a aucun bon sens!

De plus, j’ai appris aujourd’hui, suite à une demande de recherche de chèque avec la Caisse Desjardins, que Banque Nationale avait autorisé des prélèvements de chèques postdatés en avance. C’est-à-dire que ma mère nous avait postdaté 10 chèques à un montant fixe pour payer mensuellement mais en fin de compte. La Banque Nationale se trouvait donc à avoir encaisser un montant dans les 4 chiffres dans le compte Desjardins mais les chèques n’auraient jamais dû être encaissés maintenant : ils étaient postdatés jusqu’en septembre 2017.

Je trouve extrêmement frustrant et déplorable la situation. Nous appelons chaque jour et tout ce qu’on trouve à nous répéter est qu’ils font leur possible. Mais ça fait 3 mois déjà! J’ai même des preuves écrites venant d’agents de la Banque Nationale, donc des courriels, qui nous assurent que l’argent va nous être remis dans la soirée même de l’envoi du courriel et cetera mais nous n’avons toujours rien reçu et cumulons une dette qui commence à peser lourd pour notre famille. »

P.S. SI VOUS AVEZ UN LITIGE AVEC EUX, OUBLIEZ L’OMBUDSMAN. NOUS NOUS SOMMES FAIT DIRE ET JE CITE »LE BUREAU DE L’OMBUDSMAN N’EST PAS LÀ POUR AIDER LES CLIENTS. NOUS N’AVONS AUCUN ACCÈS AUX DOSSIERS. »