Pourquoi la CSN ne répondra pas à PKP

Chers internautes, comme on se dit tout, je vous informe que la CSN ne répondra pas à la missive que M. Pierre Karl Péladeau nous a envoyée ce jeudi.

Motus et bouche cousue... pour l'instant!
Motus et bouche cousue... pour l'instant!

Voici pourquoi, selon les termes de M. Luc Bessette, du services des communications de la centrale:

Suite a la dernière rencontre avec le médiateur, mercredi, le médiateur a informé les deux parties qu’il souhaitait pour la relance de la négociation que les parties ne commantent plus dans les médias la négociation. Vous comprendrez que nous ne souhaitons pas nuire a la négociation ou au médiateur.

Est-ce donc la fin de la relation épistolaire triangulaire entre ce blogue et les principaux protagonistes de la saga du journal ? Oh que non, comme dirait MC Gilles !

Car j’avais déjà décidé de prendre la plume électronique à dix doigts pour me réinsérer dans cette conversation. La preuve ? C’est dans La Presse de ce matin, sous la signature de Nathalie Collard, qui consacre un papier, Échange patronal-syndical 2.0,  à l’activité postale qui a cours sur ce blogue depuis le 29 novembre.

Donc, rendez-vous ce dimanche à 20h pour Mes cinq questions à PKP
et ce lundi à 20h pour Mes cinq questions à Mme CSN


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Je ne pense pas que ce sera la fin car le faux médiateur nommé par Charest va échouer et alors un véritable Médiateur que nous seul connaissons entrera en fonction à partir de ce blogue
Il est vraiment temps que le Blogue des blogues servent à régler tous nos problèmes politiques syndicaux, légaux sociaux économiques et culturels et pourquoi pas internationaux
Mieux vaut la médiation que la Corruption

Bonjour,
De toute évidence, il semble que plus le temps s’écoule, et ce n’est pas rien, un cumul de plus de 700 jours de lock-out, plus les positions se durcissent de part et d’autre en en faisant une question de principe. Car pour les deux antagonistes en présence, ça passe ou ça casse ! La seule et unique façon avec laquelle pourrait se régler d’une façon expéditive ce conflit, c’est que le lectorat amateur de sport et bonsoir et tous ceux qui à qui : Bonsoir les sportifs ! donne des suées avec frissons en prime cesse de se procurer ce quotidien par solidarité syndicale ! Mais dans ce Québec qui ne sait pas s’il vient ou s’en va, c’est de la pure utopie !
Finalement, qui ne se souvient pas de la grève des éboueurs à Toronto il y a deux ans en pleine canicule de l’été. Une grève de 2 mois où les vidanges s’accumulaient dans la Ville Reine sans que les travailleurs ne soient contraints par une loi spéciale à retourner au travail. Que firent les citoyens de Toronto ? En maugréant, en sacrant bien sûr, mais avec solidarité avec les travailleurs, avec les éboueurs en grève, ils prenaient eux-mêmes leurs vidanges, tous leurs rebuts et ALLAIENT EUX-MÊMES, À LEURS FRAIS ET PAR LEURS PROPRES MOYENS les porter au dépotoir ! Ça, c’est de la solidarité syndicale ! Mais imaginons le tout à Montréal ! En deux temps et trois mouvements, le temps de la dire, les travailleurs se seraient retrouvés avec une loi spéciale sur le dos sous peine de fortes amendes, soit la LOI SUR LES SERVICES ESSENTIELS ! Et avec des centaines de milliers de québécois tonitruants en colère, vociférant contre ces ingrats qui font $ 15.00 de l’heure, les écoeurants…… C’est tout ça le Québec du né pour un petit pain car à leurs yeux, il est inconcevable que ces journalistes soient si bien payés et pour les punir, les écoeurants, on continue de se procurer le Journal de Montréal fait exactement à la mesure de ceux né pour un petit pain ! Et dire que ceux qui dévorent ce journal en très grande majorité rêvent de se faire un pays à leur image….. Oh Yes, Keep it simple, stupid ! Au plaisir, John Bull.

Bravo Jean François, ça va être instructif et fort intéressant pour les lecteurs de votre blogue et pour le grand public en général.

Au plaisir de vous lire.

Vous avez entierrement raison mr.Lisée! Je pense que PKP comme mme CSN sont tellement encrés dans leurs positions que seul une initiative comme la votre peut apporté des lumières a ce débat qui est devenu tout sauf claire. Moi, je m’y perd dans tout leurs chiffres et je salut votre initiative qui va au moins nous permette d’avoir une position juste.

Je suis critique face à PKP mais inquiete du corporatism de mme CSN.

Incroyable quand même que ce blogue soit devenu la table de négociation du Journal de Montréal. Dommage qu’ils s’en retirent. Mais maintenant que la place est vide on pourrait y asseoir d’autres convives comme Jean et Pauline ou Mahmoud et Benyamin… On sait jamais.

Wô Monsieur Lisée! Je comprends que vous êtes un intellectuel de grand renom et que vous êtes aussi un citoyen inpliqué et intéressé par les affaires politiques mais quand même!!! Votre intervention me semble davantage animée par un désir de visibilité que par un désir réel de résoudre le conflit. Un médiateur a été nommé, des négos sont en cours: il me semble que vous connaissez suffisamment la dynamique pour savoir que votre acharnement ne sert pas aucune cause sinon la vôtre. Laissez les gens aller et de grâce, n’ajouter pas du conflit dans un plus grand conflit, on en a soupé! Que PKP signe!

Une coalition de journalistes représentant 3 800 professionnels de l’information a exigé, en octobre, une rencontre avec le président de la Caisse de dépôt et placement (CDP), et demande au gouvernement Charest de moderniser le Code du travail et de mettre sur pied une commission
parlementaire sur la concentration de la presse, ceci pour appuyer les 253 employés du Journal de Montréal. Peut-être pourriez-vous les interroger sur ce dossier.

J’en comprends que la CSN préfère continuer d’user de tactiques en catimini, à l’abri des regards publics, plutôt que de négocier franchement et ouvertement au vu et au sus de tous.

En clair, la CSN ne veut pas que le conflit se règle et espère que le gouvernement acceptera prochainement de légiférer pour lui donner l’avantage et l’aider ainsi à continuer à faire pression sur Québécor pour que Pierre Karl Péladeau se résigne finalement, de guerre lasse, à modifier son plan d’affaires en faveur de ses coûteuses demandes, c’est-à-dire à garder, du moins en partie, le vieux et non rentable modèle d’affaires duquel il veut et doit se débarrasser sans plus tergiverser.