Pourquoi la culture a sa propre logique économique

Cette vidéo trouvée sur le site du Monde est une excellente façon de prolonger la satisfaction offerte, dimanche soir, par les Jutras.

Merci à l’alertinternaute
Maude. T. pour ce signalement.

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    Cette logique on peut aussi l’appliquer à l’éducation et à l’investissement que fait l’état dans nos grandes écoles et les universités. Combien coûte à la société un étudiant qui décroche au secondaire et combien rapporte toujours un étudiant qui gradue et sort de l’université diplôme en poche? Aujourd’hui, on nous dit qu’un diplômé fera tellement d’argent qu’il est normal qu’il paie maintenant les frais de scolarité? Cette logique de droite favorisera toujours ceux qui ont les moyens de payer l’université, les autres iront grossir les rangs des gagne-petit (qui paieront toujours plus d’impôt, toute proportion gardée, que les gros).

    Vision juste… pour la France. L’équation est inapplicable telle quelle dans le cas de la culture US pourtant archi-présente (cinéma, littérature, peinture, musique pop, télévision). C’est donc une équation idéologique et quasi-féodale (le syndrome Louis XIV: L’état, c’est moi = L’état, c’est tout). On peut donc s’approprier le modèle… ou pas.

    L’Industrie culturelle car c’est est une génère des milliards. C’est qu’il faut pour être autosuffisantes sajuster aux marchés. Choses avec lequel bien des artistes peines a accepter, car ils voudrait qu’un gouvernemaman assume pour eux leur train de vie sur la base de leur grands talents. que d’incompris, d’irresponsables. Oui le québec a acquis une réputation enviable en profitant des subventions de l’état pour se développer. Mais il est temps maintenant d,assumer et de sautosuffir. Com e pour devenir rentable il faut s,adresser au monde. De nombreux artistes américains chantent en français en espagnol, en arabe pour conquérir les marché internationaux. Au lieu de ne viser que le marché fran¸¸cais et maintenir par branchement artificiel de nos artistes. Ils doivent s’attaquer au marché international en produisant sur le même disques dans plusieurs différentes langues. si sur chaque album il y a un certain nombre de chanson en français, en anglais, en espagnol et en arabe tant mieux. Non seulement ils pourront conquérir tout les marchés mais ferons rayonner le français et peut être créer encore plus d’intérêt pour cette langue.
    Comme les films sont traduit pour devenir rentable doivent conquérir des marchés internationaux. Les théatre, cirques, chanteurs doivent être plus internationaux. Ils peuvent s’ils choisissent faire autrement mais doivent en assumer les conséquences. Pour bien vivre dans le monde culturel il faut conquérir de plus grand marchés.
    Je pense que notre industrie qui réussi tr`s bien doit prendre la responsabilité de promouvoir les artistes qui sont conscients des impératifs des marchés. Je peux bien peindre n’importe quoi et prétendre que je ne suis pas comprise mais si je veux vivre je dois vendre. La culture est un bien de consommation.
    On est arrivé malgré une population beaucoup plus petite a sauver la langue parlé des habitants du québec ma foi mieux qu,en France. On doit continuer a faire rayonner notre culture mais a un public plus large qui se donnera la peine de l,écouté si elle est sur le disque qu’ils ont acheté parce qu’il comportait des enrégistrements dans la langue qui l’intéressait. On ne peut faire avaler de force, mais en servant a coté a plus petite dose des a cotés savoureux on fini par leur donner envie d,en redemander.

    @lagentefeminine
    La culture est un bien de consommation? Selon vous, l’éducation, la science et la recherche aussi je suppose?
    Il existe certains types d’investissements dont on ne peut mesurer les retombées exclusivement que par une grille comptable cartésienne traditionnelle. La culture, comme la science, en est une.
    Mais même au niveau strictement économique, l’équation est pourtant phénoménalement convaincante: pour chaque dollar public investi en arts et culture, sept dollars sont générés dans l’économie canadienne. A priori, avec un rendement de 700%, cela m’apparaît plus rentable que le plan Nord ou que la Caisse de Dépôt. Mais nous trouverons toujours des idéologues qui pesteront sempiternellement contre cet investissement public, peu importe les démonstrations de légitimité philosophique, sociale, culturelle… et économique.

    J’ai la réflexion suivante (une évidence probablement) : chaque secteur de l’activité « humaine » a ses propres spécificités (culture, éducation, ressources naturelles, agriculture, transport, santé, etc.).

    Appliquer à la culture une pure logique de marché est assez simpliste. Et « conquérir » les marchés internationaux, bien oui, pourquoi n’y avions-nous pas pensé plus tôt!

    Bien franchement trouvez-vous les parisiens sympathiques?

    Pour une répartition de richesse équivalente, la France a beaucoup plus de problèmes sociaux que le Québec. Tant que ce n’est pas mesuré, on ne sais pas si c’est bien investi.

    Au niveau de la culture, les états-unis rayonnent beaucoup plus et ce, sans subventions culturelles.

    Les ponts qui s’écroulent, les nids de poule, la corruption, ça affecte aussi notre réputation.

    Cependant, je suis 100% d’accord avec les subventions culturelles à l’école. Qu’ils aillent visiter les musés, qu’ils pratique la musique, du plein air, les jeunes entrepreneurs. Je trouve que les québécois manquent de culture vis-à-vis les compatriotes français. De plus c’est une subvention indirecte à la culture, appliqué avec la loi du marché car ce sont les profs qui jugeront de la qualité et qui décideront quoi aller voir.

    @Pruviance a 700% d’intérêts pas de problème pour s’autosuffir. Dans votre calcul avez vou pris la peine d’inclure toute les subventions déguisées que sont les dépenses de loto-québec, hydro-québec et toutes les entreprises qui déduisent de leurs dépenses avant impôt l’investissement dans la culture. La culture a un prix d’accord pour qu’on invetisse pour débusquer et mettre en scène de nouveaux talents. Mais a un moment donner il faut qu’ils nagent. sinon c’est nous qui couelront avec. Oui a une télé d’état, oui au cinéma québécois, oui a des musée, salles de spectacles et développement de talents. Mais il ne faut pas mettre tous ces oeufs dans le même panier. Encore faut-il l,avoir l’argent pour l’investir. On ne peut pas tout garder vivant artificiellement et vivre sur la carte de crédit. Les impôts que les entreprises dépnese pour leurs ti-namis qui vont voir des pestacles ça entretien la corruption.

    Et particulièrement en France ou (wiki) …Le secteur du tourisme est une des branches importante du commerce extérieur de la France dans la mesure où il contribue au solde des échanges extérieurs, à un niveau qui est devenu comparable à celui du secteur agro-alimentaire (8,5 milliards en 2006[2]) et même supérieur à celui de l’automobile en 2006. La balance entre les dépenses des touristes étrangers en France et celles des touristes français à l’étranger, dégage un solde positif de 11,4 milliards d’euros.

    La France est le pays qui reçoit le plus de touristes.

    Quant aux calculs, s’il fallait que les êtres humains fassent le calcul pour chacune de leurs activité, eh bien la race se serait éteinte depuis longtemps.

    The rich get richer and the poor get — children! The Great Gatsby

    Rien ne peut être réduit à la seule équation comptable, mais la vision comptable permet d’ajouter à la compréhension générale, une compréhension particulière qui nous permet de mieux appréhender le réel. Aussi, ce document qui en quelque sorte chiffre l’investissement culturel et artistique a priori intangible ( puisque le citoyen n’a pas encore dépensé pour un produit culturel, il n’a fait que se promener dans Paris, et son obole au quatuor, n’est pas comme tel une dépense culturelle, il n’a pas acheté de tableau, n’a pas loué un siège dans une salle de spectacle, ni payé son droit d’entrée dans un musée ), nous permet de mieux comprendre la valeur de l’investissement COLLECTIF dans l’art et la création pour la Cité, dans la Cité, à vue d’oeil et pas seulement dans les temples de l’art. On peut en Europe n’avoir jamais mis les pieds dans un musée, mais avoir été impressionné tout jeune par l’art, par la statuaire des cathédrales, sans mettre les pieds dedans, par les sculptures qui ornent les places, les édifices.

    C’est que l’Europe dispose d’uninvestissement millénaire en art à ciel ouvert, ce dont l’Amérique ne dispose pas. Aussi, les paramètres de l’équation sont différents. Mais il est illusoire de prétendre que l’investissement européen ne compte pas, qu’il soit le fait de l’État ou de la société elle-même, quand il est question de la culture de masse étatsunienne. Elle compte car elle y puise abondamment, de Walt Disney à Las Vegas en passant par Broadway, les jeux vidéos et le jazz et la musique Rock.

    Les cathédrales gothiques pour unes, n’étaient ni du seul fait de l’église, ni de celui de l’État, mais bien de toute la Cité. Un investissement payant à tous égards scientifiques, techniques, économiques, politiques, sociétaux et culturels de l’ensemble des composantes de la Cité. Elle servaient de salle de réunion, de marché public notamment.

    C’est grâce à cet investissement que progressaient les techniques architecturales et industrielles. Pour résoudre le problème que posait le fait d’élever en pierre des voutes de plus en plus hautes, il fallait résoudre maints problèmes, inventer maints outils, comme par exemple des marteau hydraulique pour forger d’immenses quantités de fer soutenant les forêts de pierres gothiques, ces « immenses livres de pierre » comme les qualifiait Rodin ; comme résoudre des problèmes miniers et de transports minier que représentait le fait d’avoir besoin de tant de pierre taillée. C’était la NASA de l’époque. Et l’art de la sculpture, du vitrail, de la peinture, des émaux, étaient parties intégrantes de l’ouvrage. Ce que nous avons omis de faire… Ainsi, pas de problème à construire pour détruire 50 ans plus tard, voire 20, comme s’apprêtait à le faire le Musée d’art contemporain de Montréal… Quand on investit en art, on prend le temps de bien concevoir ce qu’on édifie… l’inverser est tout sauf rentable…

    C’est de cet investissement que s’est nourrie l’Amérique. Walt Disney a pillé l’Europe pour mettre du contenu dans ses dessins animés, de la musique classique de ses bandes sonores aux images de châteaux et autres chimères qui avaient été sculptés dans la pierre européenne depuis des milliers d’années en Europe.

    Il est faux de prétendre que la culture de masse étatsunienne n’est pas « subventionnée » par l’État, par l’ensemble de la société étatsunienne. De un, ne serait-ce que par les dépenses et pertes fiscalement déductibles des entreprises d’Hollywood, de Nashville ou de Broadway, qui n’ont pas su ou pu « rentabiliser » leurs investissements ; que par les déductions fiscales aux « investissements » des mécènes faits dans les fondations ; que par la force de l’Empire, qui est capable d’imposer au monde des conditions de sujétion culturelle colonia

    Sans la force de frappe de l’État des États-Unis, l’impérialisme culturel des États-Unis n’aurait pu se déployer aussi formidablement après la 2e guerre mondiale. Et cette force est bel et bien une affaire d’État qui est dotée d’un coût en terme de taxes et d’impôts, et c’est l’investissement dans la 2e guerre mondiale qui a fait foi.

    La drôle de droite allergique à l’État prend ici le mord aux dents parce qu’on parle d’investissement en art, comme s’il ne pouvait être que le fait de l’État, et comme si l’investissement de l’État ne pouvait être que déficitaire en matière d’art, comme si les artistes en pouvaient être que des ratés sympathiques. Or, ce que ce document nous dit, c’est que l’État joue un rôle et doit jouer un rôle, et il le joue partout, même aux États… Mais il n’est nulle part dit qu’il faut que cet investissement soit le seul fait de l’État.

    La visite de la Chapelle Sixtine, modeste et austère bâtiment sans qualité architecturale doit sa renommée aux fresques peintes notamment par Michel-Ange au moment où Jacques Cartier abordait nos rivages et qu’il terminait en 1539. 10M de visiteurs par an, venus de partout dans le monde, paient l’équivalent de 10$ pour voir les fresques de la Chapelle Sixtine au Vatican. Faites le calcul… En admettant que c’est le tarif payé depuis 100 ans, toutes choses égales par ailleurs, et pour les prochains 1 000 ans. Calculez que les fresques ont couté en dollars d’aujourd’hui 10M$ et qu’une entreprise japonaise a dépensé 10M$ en commandite récemment pour nettoyer les fresques après 500 ans.

    On ne parle plus de 700% de rendement… mais bien de… je vous laisse faire le calcul… Pareil pour Chartres, et tant de monuments en France et en Europe qui sont entièrement ornées d’oeuvres d’art INTÉGRÉES à l’architecture, et je ne parle pas du Louvre… ni de Paris en soi.

    L’Italie paie sa facture de pétrole avec le tourisme, et il n’y a pas de pétrole en Italie. Le tourisme est celui qui de partout dans le monde décide de se payer une fois dans sa vie, ce que représente le fait de vivre entouré d’art, comme à Florence, Rome ou Venise. Pour les plages et les casinos, c’est ailleurs que ça se passe.

    Bref, même s’il est trop tard pour l’être, donner les moyens à Bach, Michel-Ange, Picasso et autre Warhol de produire ce qu’ils peuvent produire de leur vivant, c’est un placement à nul autre pareil. Le contraire, ne pas maximiser l’investissement que représente le fait d’avoir produit de tels producteurs en ne leur donnant pas les moyens de produire ce qu’ils peuvent produire est une perte sèche colossale.

    Cela dit, OUI, l’art est un domaine d’exception, beaucoup d’appelé,es, peu d’élu,es. C’est le degré de développement et de sophistication d’une société qui permet de un, de générer le talent, ensuite de le reconnaître et enfin de lui donner les moyens de se déployer qui compte.

    L’exportation ne vient que confirmer, monnayer, « exponentialiser » la valeur de l’investissement fait dans un marché intérieur. Et, il y a des produits artistiques qui s’exportent et d’autres pas. On ne peut exporter la Chapelle Sixtine, on ne peut qu’importer des touristes…

    Fonder ou subordonner le surgissement ou le développement de l’art québécois sur la seule exportation relève d’une mauvaise compréhension du fait artistique et culturel.

    Ce que ce document nous dit, c’est que l’État, c’est à dire, LE PEUPLE, l’ensemble de la société, gagne à investir dans des oeuvres tangibles dans la cité, sur les places et pas seulement dans les temples de l’art. Un investissement qui dure, qu’on gagne à protéger, rénover, mais aussi à augmenter. On ne peut se contenter en Europe comme ailleurs d’agir en épicier et de parasiter indéfiniment ce qu’a produit l’investissement de nos devanciers en se contentant de ravaler ce qui doit l’être.

    Mais le défi est colossal. Ce ne sont plus les princes qui décident, enfin, semble-t-il en démocratie.

    Des sommes colossales ont été investies aux États-Unis pour détrôner l’Europe artistique et culturelle afin qu’elle puisse imposer SES artistes après avoir massivement importé les Picasso d’Europe. Aujourd’hui, à même les déductions fiscales de fondations financées par le grand capital étatsunien, l’État en quelque sorte, puisque les déductions l’ont entièrement payé, exporte clé en main la marque des musées Guggenheim à Bilbao (Espagne), Vilnius (Lituanie), Berlin (Allemagne), Guadalajara (Mexique), Abou Dabi (Émirats arabes unis), Bucarest (Roumanie) pour s’assurer de l’emprise de l’art étatsunien sur l’art mondial qui s’est écrasé devant l’Empire… soit préenne… pourquoi !? Parce que l’investissement en art va de pair avec le déploiement de l’Empire et que c’est payant l’Empire.

    Ce que Rome avait compris bien avant, ce pourquoi on trouve partout en Europe et en méditerranée des vestiges de l’art et de l’ingénierie romaine, forums, arènes, aqueducs, villas, un tout richement sculpté et décoré, par qui d’autres que des artistes au sommet de leur art, et il ne peut être au sommet que parce qu’on a investi des siècles pour l’atteindre cette apogée.

    Ce que ne dit pas ce document cependant, c’est que la loi dite de « l’Utilité marginale décroissante » vaut aussi pour l’art, on ne peut indéfiniment écouter sans se lasser ou à tout le moins fatiguer, le même oratorio de Heandel ou voir le même tableau de Léonard de Vinci. Ce pourquoi il faut trouver comment faire en démocratie ce que les régimes dictatoriaux ont su faire et qui nous fait vouloir au moins une fois dans sa vie, vivre ce que représente le fait de vivre dans une ville pétrie d’art, sans même qu’on ait à rentrer dans un musée ou une bibliothèque ou une salle de spectacle. Ce que tente en vain de reproduire Las Vegas, à coup d’imitations et de réductions aussi précieuses que ridicules.

    Certes ici, l’État doit agir, mais comment, là est la question. En art, comme dans le reste, comme en matière d’énergie ( Hydro-Québec ) ou d’outil collectifs de développements financier, ( Desjardins, Caisse de dépôts, etc. ), l’État doit agir pour compenser l’aculturation des élites, ce que se gardent bien d’être les élites étatsuniennes.

    J’ai déjà proposé la formation du Fonds Arts et patrimoine futur… pour bonifier le cataplasme du 1% qui ne produit que des bibelots à placer dans des ouvrages qui sont loin d’intégrer l’art à l’architecture. Mais bon… Comme dans le reste, il faudra du temps avant de rattraper notre retard. Au moment où en pleine Renaissance Michel-Ange achevait le mur du Jugement dernier, Cartier construisait des cabanes en bois-ronds pour passer l’hiver. Champlain lui, soixante dix ans plus tard, reculait 4 siècles dans le temps pour construire en pierre sous voutes romanes… Où sont nos gothiques flamboyantes… ? en nos coeurs pour l’instant… Nous reste qu’à les édifier, maintenant. Pour ça, la société doit INVESTIR, l’État, mais aussi les entreprises, et LE PEUPLE, c’est payant la beauté, tout le monde la recherche, elle est dans la nature certes, mais pas que là, elle est aussi dans la culture, et dans l’art.

    1)On compare la culture en général à des limonades pour conclure que les deux concepts ne répondent pas aux mêmes principes économiques. Pour faire une bonne comparaison avec les limonades, il me semble qu’il aurait fallu comparer par exemple avec le fait d’assister au même spectacle plusieurs fois… Gageons qu’on y observerait aussi le principe de l’utilité marginale décroissante…
    Dans beaucoup d’autres secteurs de l’économie, on observe que plus les gens en font ou en ont, plus ils veulent en faire ou en avoir (par exemple, en sports, ou en confort matériel). Ça ne me semble pas différent de la consommation culturelle.

    2) Le bonheur est en grande partie « relever des défis à sa mesure » (Entre autres références : Mihaly Csickszentmihalyi. « Vivre. La psychologie du bonheur »). Écouter de la musique classique relativement complexe est plus souvent au dessus de la mesure des enfants qu’elle l’est dans le cas des adultes. Cela m’apparaît une bien meilleure explication au fait que la musique classique est souvent mieux appréciée à l’âge adulte qu’à l’enfance, tout comme cela explique pourquoi la musique relativement simple s’adressant aux jeunes enfants nous plaît généralement moins lorsque nous sommes rendus adultes même si nous y avons été initié lors de notre enfance…

    3) Qu’une activité génère des externalités positives ne justifie pas, en soit, que l’État subventionne cette activité. Plein d’activités génèrent des externalités positives sans que l’État n’y investisse un sous. Considérant que nos ressources sont limitées, il faut les investir non pas partout où elles engendrent des rendements pour la société, mais là où elles engendrent les meilleurs rendements possibles …et où ces rendements ne seraient pas obtenus sans investissements de l’État.

    4) L’effet multiplicateur positif des dépenses culturelles a généralement son pendant négatif et compensatoire du côté des sommes qui sont dépensées en moins ailleurs parce qu’elles sont dépensées en culture… d’où un effet multiplicateur net nul.

    Si vous voulez comparer le Québec aux États-Unis en matière de culture, il faudrait alors poursuivre les politiques du gouvernement conservateur et les multiplier pour les appliquer au Qc. Il faudrait se mettre dès aujourd’hui à envahir militairement et culturellement d’autres territoires, imposer notre culture manu-militari pendant quelque temps et ensuite laisser au marché faire le reste du travail. Qui devra investir l’argent nécessaire à cette conquête…. j’ai bien peur que ce ne serait encore au gouvernement de le faire…

    La raison pour laquelle il est nécessaire d’investir en culture est que nous ne survivrions pas plus de 20 ans comme nation sans un production culturelle forte. Si vous visez l’assimilation, alors je comprends les arguments des opposants à la culture.

    J’ajouterais…

    La seule différence, en arts comme ailleurs, entre le modèle étatsunien actuel d’art dit NON-subvenctionné par l’État et le modèle français, est la même qu’entre dictature et démocratie. L’État est toujours en cause sauf que dans un cas il est contrôlé par les élites dites « éclairées », à savoir les rares personnes qui monopolisent le grand capital, de dans l’autre cas, l’État est contrôlé par LE PEUPLE ( bien ou mal, mais c’est le but visé, dont on peut s’approcher, à force de refuser d’abonder dans la dictature ).

    Le système étatstunien de l’art est via les déductions fiscales entièrement payé par l’État, sauf que, les décisions sont prises non par l’État, par les représentant,es du peuple dans l’État du peuple, par le 99% qui veut une DÉMOCRATIE @ 100%, mais bien par le 1% qui contrôle en sous main l’État. Cette mascarade impériale qu’on veut imposer partout ne doit pas passer, en art comme dans le reste, en éducation et en santé notamment.

    Les drôles de la drôle de droite veulent nous faire croire que la DÉMOCRATIE ne peut pas fonctionner parce que le peuple est trop idiot pour se gouverner. Nous faire croire que le peuple est trop idiot pour aimer la beauté, comme si elle ne devait être qu’à l’usage exclusif des élites savantes qui investissent massivement, au frais du peuple, dans Guggenheim pour assurer le déploiement culturel et donc économique et politique du 1%. Trop idiot pour être éduqué gratuitement, seuls les nantis capables de payer sont digne d’éducation. Et quand ils sont diplômés, prospères, capables de quitter sans payer pour enrichir d’autres contrées, il ne faut surtout pas les imposer… pour éduquer les générations qui suivent… La belle affaire !

    Les apprentis sorciers de la ArtPeur en 2008 ont voulu nous faire croire que le PEUPLE SOUVERAIN du Québec n’aimait pas ses artistes, nous faire croire qu’ils étaient des parasites qui mangeaient à tous les râteliers, d’aucun,es l’ont cru, comme ils croient ce qu’ils tentent de nous faire croire aujourd’hui ce qui concerne les étudiants à l’effet qu’ils et qu’elles seraient des profiteur,euses, gavés de bidules inutiles qui coûtent cher et qui n’ont qu’à se serrer la ceinture pour payer leurs études. Comme si les riches se la serrait la ceinture…

    En 2008, on a fini par comprendre que les Québécois,es appuyaient et appuient ses artistes et créateurs. La droite n’a pu séparer le peuple de ses artistes, ni ses artistes du peuple : le Bloc donné perdant fut sauvé par la pugnacité des artistes. Aujourd’hui, on finira bien par comprendre que LE PEUPLE appuie ses étudiants. Ce qu’on veut imposer qui semble raisonnable n’est que la porte ouverte à la déraison dictatoriale.

    Ce ne sont pas les étudiants les parasites, ce sont les diplômés qui quittent le Québec, qui font de l’évasion fiscale, qui détournent la démocratie à leur profit grâce aux déductions fiscales, au frais du peuple. Ce sont les diplômés qui doivent payer, pas les étudiants…

    Le défi de la démocratie c’est de réussir à faire ce que la dictature sait le mieux faire… Discriminer, reconnaître le talent, et surtout le travail et l’expertise, le potentiel qui est tout sauf démocratique… il est dictatorial le talent, le travail accompli, l’expertise acquise… Paradoxe qu’il faut contrer.

    Le potentiel n’est pas démocratique, il est imprévisible et fugace, difficile à identifier, car il faut qu’il le soit, identifié, au moment ou il est putatif le talent, en devenir. On sait que Michel-Ange en avait, mais on savait pas à quel point au moment où Jules II lui passe la commande du Plafond de la Chapelle Sixtine en 1508, c’eut pu être médiocre, ou sans intérêt… qui pouvait savoir, quel comité de sélection ou jury aurait pu le prédire ?

    Ce qui explique en partie le fait que la démocratie hésite à confier des budgets conséquents à un seul, peintre, réalisateur, on préfère un semblant de démocratie qui donne peu à un plus grand nombre… ce qui produit… PEU, peu de résultat conséquent à la hauteur du potentiel sur lequel on a pourtant investi une somme colossale d’énergie depuis 404 ans. Car, là où nous sommes, n’est que le résultat d’un investissement cumulé de 404 ans d’âge.

    Pour être à la hauteur de cet investissement, il faut se hisser à la hauteur du potentiel qu’a généré cet investissement. On voit en matière de cirque ou de musique populaire voire en cinéma, de théâtre, ce qu’il est en mesure de produire ce potentiel québécois, à savoir, être en mesure de rivaliser avec les meilleurs, aux sommets internationaux ou vivent les plus grands. Rien ne peut justifier qu’il en soit autrement en matière d’arts et de métiers d’arts visuels, sauf notre incapacité à faire en sorte que la démocratie puisse produire ce que la dictature a été en mesure de produire. Trouver comment faire serait très profitable, car on pourrait appliquer la solution à tous les secteurs utiles.

    Nous aurions pu faire nos classes quand Riopelle est revenu au Québec après le décès de ses marchands de Paris ( Maeght ) et NY ( Pierre Matisse ). Mais les technocrates de l’art ont plutôt décidé de mettre la main sur son projet de faire de la Prison des Plaines un toit pour la Fondation Riopelle qui aurait pu rayonner de son vivant dans le monde et l’attirer à nous. On a agrandi le MUSÉE NATIONAL des Beaux-Art du Québec et on a envoyé paitre Riopelle, qui dépité, déclarait à la caméra de Manon Barbeau dans « Les enfants du Refus Global », ( ± 26.20m ) « Qu’est-ce que tu veux faire d’un peintre ? On espère toujours faire quelque chose qui ait une valeur… »

    Au Québec, Riopelle soudain, n’avait plus de valeur, alors qu’il en avait quand il vivait en France… Des experts de Toronto consultés pour évaluer « L’Hommage à Rosa Luxembourg » ont en somme dit que cette oeuvre monumentale ne valait que ce que valait le support de contreplaqué et la peinture en aérosol déposée dessus… On n’a pas su gérer la valeur de notre investissement collectif qui a pu produire Riopelle alors que cette valeur avait été pourtant établie et reconnue par le marché international de l’art. On a plutôt pensé utile d’agrandir le Musée de Québec. Cf : « Riopelle ou les obsèques de la honte » http://www.luc-archambault.qc.ca/affiche_frame.cfm?forum/ListeDiscussion.cfm?Id_discussion=507&mc=13

    Riopelle déclare aussi dans ce Québec du Refus… « L’art !? Qui s’en soucie !? »

    Nous tous, pourrions-nous nous lui dire ! Devrions-nous lui dire… si tant était…

    Merci Luc Archambault!

    Votre texte est très intéressant à lire, a du recul, de la perspective , est positif (comme quelques autres commentaires agréables à lire sur ce fil), éclairant et est livré avec la tendresse d’une belle langue.

    « La drôle de droite allergique à l’État » dont vous parlez semble parfois se priver de perspective et me fait penser à l’histoire suivante:

    une gentille personne est élevée correctement, avec affection et générosité par sa grand-mère qui lui transmet par ailleurs d’automatisme sa peur des loups que sa propre grand-mère du coté de son père je crois, lui avait transmise, un certain McCarthy, supposé lui même descendre par idéologie d’un certain français nommé Richelieu, lui-même apparenté par pensée philosophique à un italien nommé Machiavel, etc.

    Or, à chaque fois que son chien jappait. cette personne pensait au loup , s’énervait, prenait son fusil et allait vérifier tout et partout dans les alentours, en observant bien. Rien de menaçant, toujours rien.

    Tellement rien qu’elle s’habitua à ne plus vérifier que par la fenêtre.

    Elle aurait pu vivre toute sa vie comme cela et pour lui donner du sens transmettre à ses propres enfants la vérité auto-satisfaisante, la croyance rassurante de la crainte du loup et des moyens alertes pour s’en défendre.

    Mais un jour son chien jappa tellement fort qu’elle se mit à haleter en collant son nez dans la fenêtre et y fit tellement de buées qu’au moment de tirer avec son fusil sur la forme vaguement bougeante qu’elle devinait à travers la vitre embuée, traitant l’apeurante chimère de maudit loup malveillant, elle, cette personne croyante en sa grand-mère, mais ouverte, moderne et capable de s’interroger, sentit le besoin de prendre quelques secondes de recul et vit au travers la vitre dégagée qu’elle s’apprêtait à tirer sur son propre chien qui en vieillissant devenait aveugle et jappait pour tout et rien.

    Bien, croyez-le ou non, elle rangea son arme, et même si son chien continua à progresser vers la cécité et finit par japper sur tout ombrage, elle continua à l’aimer tout en changeant sa façon de voir et surtout évita d’initier ses propres enfants à la peur déraisonnée des loups, les encourageant à ne jamais penser par automatisme, à toujours bien observer, avec du recul, la réalité, avant d’aviser et de risquer de le faire sans perspective et avec hargne.

    Steinbeck disait: » Ce n’est pas parce que cette histoire n’est jamais arrivée qu’elle n’est pas vraie » (traduction libre).

    Merci à l’auteur de la vidéo, à Luc Archambault et aux lecteurs patients.

    @ Luc Archambault (# 14):

    Comme subventionné, vous n’avez d’autre choix que de défendre vos privilèges.

    De mon, côté, en tant que contribuable, je me demande pourquoi devrions-nous subventionner collectivement des trucs que nous refusons de consommer individuellement? L’État subventionne la production de matériel artistique ou culturel et les contribuables n’ont pas voix au chapitre. On collectivise la culture et on instaure un système où les goûts des fonctionnaires et d’une « nomenklatura » culturelle passent avant ceux des citoyens ordinaires. Les artistes sont libres de créer ce qu’ils veulent. Pourquoi les Québécois ne seraient-ils pas également libres de consommer ce qui leur plaît?

    De plus, vous écrivez « Les drôles de la drôle de droite veulent nous faire croire que la DÉMOCRATIE ne peut pas fonctionner parce que le peuple est trop idiot » (sic). Mais mdr…, c’est la gauche centralisatrice et interventioniste qui veut contrôler de plus en plus le peuple car elle le croit trop crétin pour s’administrer lui-même. À contrario, le droite fait la promotion de la LIBERTÉ individuelle et du LIBRE en RÉDUISANT l’État tentaculaire, obèse et opressif!!!

    Z’êtes un peu mêlé non?

    C’est vrai que c’est beaucoup plus facile pour nos z’artisses de défendre leurs généreuses subventions et de vendre leurs gogosses à UN seul fonctionnaire que de devoir convaincre LES gens « normaux » que leurs trucs valent le prix qu’ils exigent.

    Il faut que le peuple se libère du despotisme de l’industrie artistique.

    @ François 1.

    Ça tombe mal pour vous, je ne suis pas subventionné. Je ne l’ai jamais été. Je vis depuis 35 ans exclusivement du produit de la vente de mes oeuvres peintes et céramiques. En tout et pour tout, je n’ai reçu en subventions en 35 ans de pratique que l’équivalent de 300$ par an. La dernière fois que j’ai perçu de l’assurance chômage j’avais 20 ans, j’en ai 57, je n’ai jamais rien reçu d’autre de l’État, ni bien-être social, ni prestations d’aucune sorte. Ce ne sont donc pas MES subventions que je défends… Et je ne suis pas le seul en ce cas. Vous parlez sans connaître la situation sur la base d’une désinformation qui est tout sauf la liberté de penser et comprendre le réel.

    Vous consommez de l’art à la télé québécoise, en écoutant la radio québécoise, en circulant sur les places publiques, quoique vous en pensiez. Comme vous consommez le produit de ce que produit l’état en habitant votre maison, en circulant sur la voie publique.

    Vous êtes libre d’acheter des disques, d’aller dans une bibliothèque, d’aller ou pas aux spectacles, parce qu’existe l’offre, vous ne le seriez pas libre, si elle n’existait pas cette offre. Pour qu’elle existe au Québec, l’État doit jouer son rôle. Mais il ne doit pas être comme nous le déplorons tous deux, tentaculaire, incompétent, obèse. Et il l’est. Ce qui doit changer.

    La centralisation technocratique est un fléau, nous sommes d’accord, mais elle n’est pas l’apanage de la gauche. La centralisation des décisions est aussi et plus encore le fait du 1% qui contrôle en sous-main l’économie, la finance, l’État, le complexe militaro-industriel qui contrôlent aussi votre liberté individuelle et celle du 99% qui est exclu des décisions.

    @ Pierre alias le crible

    Vous écrivez : « il faut les investir non pas partout où elles engendrent des rendements pour la société, mais là où elles engendrent les meilleurs rendements possibles …et où ces rendements ne seraient pas obtenus sans investissements de l’État. »

    L’art et la créativité est l’un des secteurs où le rendement est le meilleur possible. Les exemples abondent. Mais il n’y a pas d’investissement possible si on ne fait que les seuls meilleurs… Cela vaut en finance comme en art. S’il était possible de ne faire que les meilleurs placement ça se saurait… ce n’est pas possible…

    Investir 10 000$ pour produire un produit culturel est plus profitable qu’investir 10 000$ pour acheter un lampadaire acheté en Allemagne, et au moins aussi rentable qu’acheter un lampadaire fait ici. Il faut les deux. Si le lampadaire n’a rien à éclairer parce que la place est un no man’s land… qu’est-ce que ça donne ?

    @ Luc Archambault (# 18):

    Un artisse non subventionné…rare comme un trottoir dégagé sur le Plateau. Vous me voyez sidéré…

    Nous avons un ministère de la culture au provincial et au fédéral et ces deux ministères nous coûtent une fortune et sont dirigés par des politiciens et des fonctionnaires qui nous imposent LEURS choix.

    Z’avez vu le gang-bang de ces subventionnés dimanche aux Jutras?

    En arrachant disons $10,000.00 aux contribuables, vous diminuez les salaires des laboureurs, terrassiers, charpentiers, forgerons, et vous augmentez d’autant les salaires des chanteurs, coiffeurs, décorateurs et costumiers. Qu’on me prouve que cette dernière classe soit plus intéressante que l’autre.

    La culture est un bien de consommation comme un autre et doit êtrre aoumis aux aléas de l’offre et de la demande. Aucun provolège ne doit leur être accordé.

    @François 1 – « De mon, côté, en tant que contribuable, je me demande pourquoi devrions-nous subventionner collectivement des trucs que nous refusons de consommer individuellement »

    Dites-moi, François, pourquoi acceptez-vous de subventionner l’achat d’appareils militaires? Quelle consommation individuelle entendez-vous en faire ?

    J’ai travaillé avec des milliardaires – et avec beaucoup d’artistes, et je dois vous dire que les artistes sont les plus capitalistes de tous les hommes d’affaires que j’ai côtoyés, les ‘self-promoters’ les plus persistents et les plus rusés. Très difficile de vendre un produit artistique, cela demande beaucoup de travail et de connaissances du marché. J’ai passé quelques années dans l’industrie québécoise de l’enregistrement sonore, fin des années soixante. Aucune subvention, strictement du privé. Je paierais un très bon prix pour trouver un promoteur de génie et un négotiateur redoutable comme le regretté Ben Kaye, gérant des Classels et des Baronets et étroitement lié au succès de Céline Dion à l’étranger.

    Pas surpenant que les hommes d’affaires qui connaissent les plus grands succès sont très souvent des amateurs d’art.

    Ne perdez pas de temps à répondre à ce François 1.

    Quand quelqu’un écrit «artisse» au lieu d’artiste, il est évident que cette personne est remplie de mauvaise foi et de préjugés.

    François 1 ne comprendra jamais que pire que « se faire imposer leurs [les fonctionnaires] choix », sans investissement de l’État, il n’aurait tout simplement aucun choix.

    Il ne comprendra pas non plus qu’ils ne se fait imposer aucun choix. Il est libre de consommer ou non cette culture, comme il est libre de consommer de la culture américaine, espagnol ou russes.

    L’État n’a pas le monopole sur le culture, il n’est qu’un joueur parmi tant d’autre sur le marché de la culture.

    Quant à moi, la culture pourrait être déficitaire, je m’en sacre comme l’an 40. La culture est essentiel au bien-être de la société, à sa cohésion, à son bonheur et à sa pérennité.

    Tout n’est pas que question d’argent dans la vie.

    @ François 1 ( #20 – 14 mars 2012 à 15:10 )

    Si vous voulez vous adresser à moi pour poursuivre une conversation digne de ce nom, il faudra cesser de m’insulter. Je ne suis pas un « artisse ». Je suis un « artiste », nuance. Je participe à la vie de cette société comme un autre et je ne saurais tolérer que cette activité aussi noble que les autres soit ainsi impunément méprisée et souillée, pas davantage que moi.

    D’autant que nous sommes d’accord, l’emprise technocratique sur l’art, comme ailleurs, est tout sauf productive, compétente, intelligente. Il faut changer ça !

    Dans une saine organisation il y a les technocrates, mais aussi les « artisans » et les « artistes ». Quand l’un de ces facteurs de succès d’une entreprise prend le dessus sur les autres, tout va de travers, ou pire s’effondre ; la productivité, l’efficacité, la créativité, la vision de l’entreprise, l’innovation qui lui assure santé et pérennité souffrent, comme l’a bien démontré Patricia Pitcher. Patricia PITCHER, Québec/Amérique, 261 pp., 1994
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/artistes-artisans-et-technocrates-patricia-pitcher-village-mondial-208-pages-132-francs_5286.html

    Sans créateurs, inventeurs, penseurs, une société humaine n’est rien d’autre qu’un troupeau d’animaux. Internet qui permet de vous exprimer ici, n’existerait pas sans les visionnaires qui ont fait en sorte que ce média existe. Si des desingner graphiques, des artistes et des créateurs, n’avaient pas été de la partie, nous ne pourrions pas échanger ici aujourd’hui, nous en serions au mieux au langage DOS. Et encore, puisqu’il a bien fallu que des graphistes dessinent les lettres de l’alphabet et les chiffres nécessaires et que vous utilisez pour écrire des mots, sans avoir jamais payé directement pour ce faire.

    Sans ces artistes, je ne suis pas sûr que de Québec je pourrais voir vos signaux de fumée que vous pourriez toujours utiliser pour me parler.

    Tout n’est pas qu’un bien de consommation à acheter dans un grande surface ou ailleurs. L’argent donné pour rétribuer les graphistes ayant dessiné les lettres de l’alphabet certes privent les « laboureurs, terrassiers, charpentiers, forgerons » de revenu, pour peu qu’on leur donne ce que l’on a donné aux graphistes, mais ce que permet de produire l’usage de ces dessins est immensément profitable aux « laboureurs, terrassiers, charpentiers, forgerons ».

    Il en est de même pour l’industrie cinématographique québécoise « subventionnée ». Car les « laboureurs, terrassiers, charpentiers, forgerons » ne font pas que labourer, terrasser, charpenter et forger. Ces personnes vivent ou aspirent à vivre, ou ont droits de vivre autre chose que de produire des légumes, des charpentes, des objets de métal. Dont, s’instruire, se cultiver, se divertir, penser, rêver, innover, inventer, créer quelque chose qui n’existe pas. Comme par exemple écouter la télé, de la musique, aller au cinéma, lire un journal, voire faire un voyage au Mexique, à NY, à Paris ou à Rome. Dans tous les cas, ce qu’auront produit les créateurs, les artistes, sera nécessaire à ce vécu, directement ou indirectement, sans qu’ils consomment comme tel un produit culturel que vous semblez mépriser.

    Car si leur voyage ou leurs divertissements leur procure quelque bonheur, outre ce qui ne leur procurera que simple usage, notamment pour visiter les pages Internet des agences de voyages ou s’informer sur les villes à visiter, c’est que ces villes auront été conçues par des artistes, créateurs et visionnaires au sommet de leur art.

    Tout n’est pas un produit de consommation. Par contre tout ce qui est à notre portée a été conçu, réalisé, par des équipes dont font partie des créateurs et des artistes.

    Quant aux produits culturels comme tels, il n’y aurait pas de cinéma québécois, ni canadian, si les seules lois du marché devaient prévaloir et si l’État devait ne pas intervenir. Et il n’y aurait pas non plus d’impérialisme culturel du cinéma étatsunien, si l’État des États-Unis n’avait pas participé à la libération de l’Europe et des pays envahis par le Japon et ainsi formé son Empire qui lui permet de vivre au-dessus de ses moyens en pillant le monde et en vendant ses produits culturels de masse. C’est toujours l’Europe qui en imposerait… Là où l’État a depuis des millénaires investit en toutes choses comme en art.

    Produire une offre artistique n’est pas un privilège, cela va de soi dans toute société humaine. Ce n’est pas un privilège que d’être rétribué pour produire des oeuvres, des objets, le dessin des lettre de l’alphabet, ni un privilège que de bénéficier des moyens pour les produire ces oeuvres et ces objets. Nous consommons et utilisons quantité d’oeuvres d’art, sans jamais avoir payé comme tel pour les consommer ou utiliser, mais vous payez quand même, en achetant votre boîte de céréale ou un frigo, ou un véhicule.

    L’humain est en mesure de produire tout ça, parce qu’il est cultivé, parce qu’il sait transmettre les hauts-savoirs humains qu’il développe, se nourrissant notamment, des oeuvres des artistes, comme l’a fait Walt Disney pour un…

    Bref, si vous pensez pouvoir vous priver des créateurs et des artistes, il vous faudra vivre hors toute société, car toutes n’ont de vigueur et de vaillance, que parce qu’elles sont su encourager, développer et magnifier les innombrables talents, expertises, et autres manifestations de la créativité technique et artistique humaine. Ce qui n’enlève rien à personne, au contraire, ce qui leur enlèverait tout, sinon.

    En terminant, je ne suis pas une exception, de très nombreux artistes ne sont pas subventionnés par l’État. Et une subvention en matière d’art, n’est toujours qu’un paiement pour acheter un bien produit, ou une contribution pour compléter le financement nécessaire aux outils ou aux locaux capable de permettre la production de ce bien, d’un service, d’une prestation ou objet créé, que ce soit une émission de télé, un film, une chanson, une pièce de théâtre, un livre. Ce n’est pas une rente pour ne rien produire.

    Que les technocrates en mènent large, trop, nous sommes, nous les praticiens, les artisans, les artistes, les premiers à le déplorer… Et, OUI, il faut changer ça…

    Loraine:Dites-moi, François, pourquoi acceptez-vous de subventionner l’achat d’appareils militaires? Quelle consommation individuelle entendez-vous en faire ?
    Assez surprenant comme comparaison!!!
    Pour ma part je suis très heureux qu’on veuille bien protéger notre démocratie et aussi le Canada fait parti de l’OTAN. Un traité signé entre quelques pays qui avaient perdus la leur!! Je crois qu’on voulait être sûre que ça éviterait un autre conflit semblable.

    @ Jean Mathieu #24 – 14 mars 2012 à 19:23

    Ce n’est pas une comparaison, c’est une question portant sur le fait que tout serait soi-disant affaire de « consommation individuelle ». Ce qui n’est pas le cas de toutes les dépenses de l’État notamment, pour la « défense », ce, qu’on soit d’accord ou pas avec de telles dépenses faites par l’État en matière soi-disant de « défense ».

    Une fois qu’on se met d’accord sur le fait que tout n’est pas un objet de consommation individuelle devant obéir aux seules lois du soi-disant « marché », reste à comprendre qu’en matière de défense ou en matière d’art, ou d’énergie, tout ne se résume pas à la consommation et à la liberté individuelle de consommer ou pas un bien ou un service. La liberté individuelle n’est que l’une des composantes relatives de la liberté collective, celle par exemple qui se donne les moyens de combattre la dictature. On ne peut y parvenir du seul fait de la liberté individuelle, à un moment donné il faut faire front commun et uni, ce qui est un fait collectif, non pas individuel.

    « Protéger « notre » démocratie »… !?

    Elle est bien bonne celle-là ! Ça, ça vaut pour les pays DÉMOCRATIQUES comme la France ou les États-Unis, là où LE PEUPLE trône au sommet de l’État, là où les Actes constituants de l’État sont approuvés par Le PEUPLE. Ce qui n’est pas le cas des Actes constituants de l’État du Canada.

    Comme si l’État du Canada était démocratique ! alors même que ses Actes constituants répudiés par les Québécois,es, par l’Assemblée nationale du Québec, par les fédéralistes-rénovateurs, par les autonomistes, par les souverainistes qui TOUS n’en veulent pas de la Constitution de 1982, n’ont JAMAIS obtenu le clair OUI de la démocratie électorale et référendaire québécoise !

    Quand donc la Constitution du Canada a-t-elle été soumise à référendum ? Et quand donc a-t-elle obtenu le OUI du peuple souverain du Québec ? Jamais, et pourquoi donc ? Parce que les canadianisateurs se sont toujours bien gardés de poser la question par référendum, car ils savent que c’eut été et que se serait NON.

    JFL a bien démontré du reste dans son texte – 1er juillet : Pourquoi la fête est-elle si triste ? – à quel point la DÉMOCRATIE CANADIAN est un sinistre simulacre… http://www.vigile.net/1er-juillet-Pourquoi-la-fete-est

    En DÉMOCRATIE, c’est le peuple qui doit trôner au sommet de l’État ; et il trône quand LE PEUPLE approuve les Actes constituants de l’État qui gouverne les gouvernements qui gouvernent LE PEUPLE. Ce n’a jamais été le cas dans les États IMPOSÉS de forces et d’autorité qui se sont succédé sur notre sol national du Québec depuis l’occupation militaire de Québec aux lendemains de la bataille du 13 septembre 1759.

    Et, ce n’est pas pour protéger la DÉMOCRATIE que le complexe militaro-industriel s’est arrangé pour combler le vide qu’a créé l’effondrement du Bloc soviétique en armant et formant à la guerre les islamistes en Afghanistan pour l’affaiblir ce bloc. C’est pour s’assurer que soient encore siphonnés après son effondrement, les fonds publics afin de continuer à faire leur petits et grands commerces et pour assurer la pérennité de l’Empire qui se nourrit de la spoliation des nations de monde afin d’assurer la pérennité quelques années de plus de la croissance à tous prix sur le dos de la planète.

    On nous a fait croire pendant des années de guerre froide que l’ex-URSS était une menace, alors que c’est nous qui la menacions. Elle n’était tellement pas une menace qu’elle s’est effondrée. La Chine elle ne s’est pas effondrée, parce qu’elle ne peut être menacée… sans vraiment l’être nous-mêmes.

    Maintenant on tente de nous faire croire que les islamistes sont une menace, ou que Khadafi était une menace, ou que la Syrie et l’IRAN sont des menaces… N’importe quoi ! Ce qu’ils veulent c’est qu’on cesse de les menacer et d’agir comme si leurs ressources humaines, culturelles, économiques et naturelles étaient notre propriété et nous revenaient de pleins droits pour continuer à empoisonner la planète parce que c’est plus simple que de développer maintenant ce qu’il faudra de toutes façons un jour développer, si entretemps la vie est toujours possible sur terre, à savoir, une économie de développement durable à croissance neutre qui survit au fait d’avoir épuisé les énergies non-renouvelables. Le problème c’est qu’au rythme où on les consomment, elles épuiseront la planète avant qu’on puisse les épuiser…

    Vive l’armement de l’Armée canadian ! Une armée d’occupation qui n’a rien de démocratique… ce, tant et aussi longtemps que les Actes constituants de l’État du Canada ne respecteront pas la propre loi du Parlement d’Ottawa dite de la clarté qui stipule qu’un État ne peut être démocratiquement valide que si LE PEUPLE approuve nommément et clairement les actes constituants de l’État. Quand l’État du Canada s’appliquera à lui-même ses propres lois, on pourra en reparler… en attendant, l’État du Canada est une dictature d’occupation démocratiquement illégitime.

    Le PEUPLE dispose des PLEINS POUVOIRS et DROITS DÉMOCRATIQUE pour INVALIDER tout État qui n’a pas obtenu le clair OUI de la démocratie électorale et référendaire québécoise et pour VALIDER la Constitution primordiale de la République DÉMOCRATIQUE du PEUPLE SOUVERAIN du Québec devant succédé à l’effondrement de l’État actuel du Canada INVALIDÉ par LE PEUPLE souverain du Québec, que cette république soit partie ou non, selon le libre gré de ce peuple, de la future Europe d’Amérique, dont serait aussi partie la République du PEUPLE SOUVERAIN du Canada, enfin libéré lui aussi de tutelle décatie de la Couronne britannique.

    Une ploutocratie d’affaires multinationalisée qui contrôle cette monarchie en sous-main via Bay Street et Calgary, se cache derrière elle pour mieux spolier les peuples souverains du Canada, pas étonnant qu’elle s’accroche à la Couronne et compte bien sur le couronnement du jeune couple royal héritier pour assurer le ravalement de ce paravent soi-disant démocratique, qui ne l’est juste pas… Sauf que, ça ne passera juste pas…

    La prochaine élection à Québec sera décisive. Ou bien ce peuple se donne les moyens d’USER sans condition ni délai des SES pleins pouvoirs et droits démocratiques, ou bien il vivra encore longtemps sous l’occupation canadianisatrice. À nous d’y voir maintenant AVANT l’élection, APRÈS, il sera trop tard.

    Pour ma part Jean Mathieu je suis heureuse que l’on encourage aussi l’art et le divertissement. On ne donne pas seulement des armes à des soldats; même en période de guerre ils ont besoin de divertissement (Bob Hope et Frank Sinatra!)

    J’ignore d’où vient cette mode du dénigrement des créateurs, que l’on traite d’artisses comme s’ils étaient des faux ou des parasites. L’industrie culturelle est profitable et contribue au bon fonctionnement de la société.

    J’ai lu des contes tous les soirs à mes enfants, jusqu’à l’adolescence; j’ai visité des musées avec eux, entendu des concerts et des opéras; j’ai dessiné, bricolé… Ai-je fait une erreur? Aurais-je dû les laisser dehors et simplement leur servir des repas et laver leur linge ? Je ne le crois pas. Ils sont devenus des adultes éduqués et productifs qui apprécient leur enrichissement. Mon fils et moi avons des billets de saison pour l’opéra au Four Seasons à Toronto, au troisième balcon, et il est optimiste qu’il pourra se payer le deuxième balcon pour la saison 2013/14. L’appréciation de l’art encourage l’enrichissement. La lecture est essentielle à l’amélioration des connaissances pendant toute une vie, et à l’amélioration de votre situation et de votre productivité.

    La culture est aussi essentielle au bon fonctionnement de la société que l’armée est essentielle à la défense des territoires.

    un peu hors sujet, mais si le mec a le privilège d’etre francais, c’est que la France a aussi fait rayonné son imperialisme en colonisant une bonne partie de la planète, ce n’est pas arrivé par hasard…