Pourquoi s’intéresse-t-on tant aux anges et aux démons

Peu importe le reflux de la pratique religieuse en Occident, le fait subsiste: les livres et les films portant sur le sacré, les anges et les démons font toujours recette. Pourquoi ? J’en discute à Planète Terre avec la spécialiste des religions Solange Lefebvre.

Pendant les vacances, je vous présente des entrevues de Planète Terre qui vous ont peut-être échappé.

Un goût pour le secret et l'initiation...

 

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Les religions et Dieu ne sont qu’un écran devant le gouffre de l’inconnu empêchant les hommes de l’observer et d’être en proie à un vertige existentiel pouvant l’engloutir.

Les hommes ont donc construit cet écran de toute pièce en se faisant accroire qu’une révélation divine en était la cause.

Ceux qui ne souffrent pas du vertige moral peuvent regarder le vide de ce gouffre. La spiritualité humaine peut alors servir de projecteur pour éclairer les parois menant vers un abime sans doute inaccessible dans nos états de conscience ordinaires.

La philosophie bouddhiste est peut-être l’instrument le plus abouti pour explorer cette dimension inconnue de la réalité.

«Moins on croit en Dieu, plus on comprend que d’autres y croient.» [Jean Rostand]

@Denis Drouin Je suis d’accord avec vous tant que vous ne mélanger pas Dieu et la religion. C’est a dire croire dans les religions empêche l’individu de grandir en se raccrochant aux autres pour supporter son vertige devant la petitesse de ses capacités comparé à l’immensité de l’univers. Ce sont les égos qui donnent ce sentiment d’inutilité.
Car ce que je concoit être Dieu, c’est la vie, Dieu est partout Dieu est en nous est a peut près tout ce que je concerve de ce qui m,a été transmis par la religion.
Donc Dieu existe dans toute les religions.
Nous sommes tous des êtres vivants et en faisons tous parti, et c’est seulement rassemblés en un même corps qu’on peut accomplir quelque chose de significatif dans cet univers.
Mais les forces destructrices aussi existent elles font partie de chacun de nous, on doit cultiver et développer en chacun de nous la force de les combattre et la capacité de s’ouvrir aux autres, de s’oublier, de donner et de s’unir en mettant de côté ces égos et individualité pour vraiment participer a l’essor de la vie, de Dieu.
Pas si insignifiant que ça la vie, si on parvient a l’accepter. Avoir des enfants, c’est donner la vie, ça ne doit pas être égoiste mais altruiste. Jouer le rôle de transmission et d’éducateur. Participer à la vie communautaire, a la protection de l’environnement, lutter contre les injustices, protéger la vie et combattre les forces destructrices a différents niveaux, c’est un combat de tous les jours. Chacun a la responsabilité envers lui-même et supporter les autres dans leurs efforts individuels et collectifs. Refaire le monde pour en faire un milieu propice à la vie et demeurer un élément actif dans l’univers. On doit condamner tout les gestes qui vont à l,encontre du développement et de la protection de la vie, ici comme ailleurs dans l’univers.

@Lucie De Bellefeuille

En soi, la vie n’a pas vraiment de sens. C’est nous, les humains qui donnons un sens aux évènements qui jalonnent notre vie.

Mais nous avons la fâcheuse tendance, quand nous sommes incapables de donner un sens à notre vie et aux phénomènes qui l’entoure, d’inventer qui un dieu, qui une religion pour ne pas être confrontée à cette inquiétante vicissitude.

Croire en Dieu implique nécessairement qu’on lui octroie des caractéristiques qui doivent être celles étymologiquement octroyées à un être divin. Or, dans notre culture judéo-chrétienne, ces caractéristiques sont elles-mêmes, intrinsèquement incompatibles avec la nature de Dieu.

Dieu et la religion ne sont donc que des inventions humaines, utiles à certains mais nuisibles pour l’humanité en général.

«La superstition est à la religion ce que le singe est à l’homme.» [Francis Bacon]

@Lucie de Bellefeuille
Ce Dieu n’est pas extérieur, c’est ce qu’il y a de commun dans toute être vivant et de bon mis en commun. La conscience de la valeur de la vie est accessible a tous à condition bien sur d’être a l’écoute de cette voix intérieure qui nous lie les uns aux autres. Pour entrer dans la lumière il faut accepter de perdre son égo et d’ouvrir les yeux. Pour certain ça fait trop mal d’être a eux seul insignifiant. C’est l,ensemble des particule de lumière qui donne une grande force. Toute personne ayant déjà fusionné avec une autre soit en la portant, lui donnant naissant, l’aimant assez fort pour perdre son égo sait que l’amour existe et que la raison d’être de la vie est la conscience et le développement de cette force qui nous dépasse.

@lagentefeminine

Presque toutes les religions s’en remettent à Dieu, ou ce qu’elles considèrent comme tel pour expliquer ce qu’elles ne comprennent pas. Je ne connais que le bouddhisme, si tant est qu’on le considère comme une religion qui ne fait pas appel à la notion de Dieu. C’est sans doute pour cette raison que j’ai plus d’affinité avec le bouddhisme et que je rejette l’ensemble des religions.

Vous-même,lagentefeminine, ou la personne qui de cache derrière cette expression, avez des choses en commun justement par votre vision où l’homme est le seul responsable de sa condition et aucune force qui lui est extérieure ne peut, fondamentalement, le changer.

Sans doute blasphémateur, j’ai l’habitude de penser que si Dieu existe, c’est un vieillard sénile, sourd, aveugle qui a complètement ses créatures, dont les hommes, qui doivent maintenant s’arranger seuls.

«On paie mal un maître en ne restant toujours que l’élève.»
Ainsi parlait Zarathoustra
[Nietzsche]

Mais le Bouhisme est une religion. Je préfere croire en la vie(dans mon language a moi Dieu) que d’acheter l’interprétation d’un groupe qui comme toutes les religions vous prescrit rites, coustumes et mode de pensé sur mesure.
Libre penseur, je compte sur mes expériences de vie pour choisir mon chemin de vie. Donc si je suis plus heureuse quand j’aime, je donne et respecte la vie je crois que c’est le chemin à suivre pour moi.
Pendant trop longtemps j’ai cru que je pouvais suivre ce chemin en ignorant et en évitant ceux qui prennent plaisir à détruire, ça m’a pris une couple de bonnes claques mais j’ai compris qu’on dois accepter de se battre pour pouvoir suivre cette route. Ne pas pardonner gratuitement car ça ne change en rien au comportement des autres si eux ne font pas un bout de chemin dans la résolution.
Je ne suis plus passive devant l’adversité, je prends les armes et va au combat pour me faire respecter et pouvoir continuer dans le chemin que j’ai choisi d’emprunter. Pour avoir la paix, il faut faire la guerre, car si on se laisse marcher sur les pieds, si on donne un pouce, ils prendront un pied. On doit rester seul maitre a bord dans notre vie.

Ce besoin a toujours existé. Avant le cinéma, nos ancêtres contaient des histoires de diables, de voyages fantastiques en canot, de malédictions, de fantômes, de « bonhomme sept-heures », de croque-mitaines, de dames mystérieuses, etc.

Selon certains psychiatres, c’est un besoin important chez les humains, tout particulièrement chez les enfants, d’entendre ou de voir ces histoires. Les enfants à un âge ont besoin de se faire peur à eux-mêmes, ce qui explique la popularité de l’Halloween, et cela serait nécessaire à leur développement.

Au plan historique, l’ange et le « satan » étaient des fonctions. L’ange était le messager et le « satan », l’adversaire. Au début, le « satan » n’existait pas. Les patriarches de la Bible affrontaient Dieu, et se battaient avec lui. La réflexion se poursuivant, on s’est dit qu’il pouvait peut-être exister un être représentant le mystère du mal, et c’est ainsi qu’est née le « satan ». On a cherché à comprendre le mystère de la souffrance.

La notion « d’Esprit Saint » évoluait aussi. D’abord, comme on était encore un peu primitif, « l’Esprit Saint » était surtout une force comme les « biceps »(Samson), puis il est devenu la sagesse ou la ruse(influence grecque), et enfin, « l’Esprit Saint » désigne maintenant, tout simplement, l’esprit du Christ.

Tout ça reflète l’évolution de notre relation avec la mort. Ça concerne tout le monde, athée comme croyant, car la mort est bien une réalité pour tous.

L’aspect « animal » est souvent très présent dans ces histoires, car dans notre inconscient, l’animalité correspond au royaume de la mort. Dans un lointain passé, on croyait qu’à notre mort, on se réincarnait dans un animal.

On dit que vivre, c’est apprendre à mourir. La vie et la mort seront toujours les deux faces d’une même réalité. Il nous faut apprendre à intégrer les deux. Mort et vie nous habitent, et ces « images » nous aident peut-être à mieux nous comprendre. Dans le Christ, vous voyez les deux faces de notre réalité : La mort et la vie.

Il n’y a pas plus réel que la mort.

@M. Desmeules: l’Esprit-Saint ne désigne l’esprit du Christ que pour les chrétiens. Vous écrivez comme si le judaisme n’existait plus. Par ailleurs, l’esprit-saint (Rouah ha-kodech) a toujours représenté l’inspiration divine dans le judaisme, et non, que je sache, la force ou la ruse.

Il se peut, bien sûr, que l’inspiration divine donne de la force, ou conduit à des choix stratégiques judicieux…

http://en.wikipedia.org/wiki/Holy_Spirit_(Judaism)

Wow ! Ne sommes-nous pas un peu, beaucoup, «flyés»?

Certains qui lisent ces lignes et toutes celles ici écrites seront de cet avis. Peut-être n’auront-ils pas tord.

Mais trop de mystères entourent la mort, l’autre face de la même médaille.

Un fait demeure: ni les religions, ni l’idée de Dieu ne peuvent répondre à certaines questions ou à certaines réflexions que ceux et celles qui osent regarder la vacuité de l’existence affrontent.

Dans le bouddhisme, les rites, les incantations ne sont que des occasions d’ancrage de la conscience dans la réalité grâce à une approche métaphorique de l’existence et de la mort, naturellement.

La passivité devant l’adversité n’est jamais, selon moi tout au moins, une réponse. C’est plutôt une fuite qui n’apporte rien sauf l’expérience que ça n’apporte rien. Ce qui n’est pas négligeable, faut-il l’admettre.

Tout comme pour toute initiation à une technique, à une compétence, il est approprié de graduer les apprentissages, ainsi en est-il de la spiritualité, surtout dans notre civilisation matérialiste. Aussi ne devons-nous pas confondre les étapes successives avec la finalité de la démarche, de l’apprentissage.

Par contre associer l’animalité à la mort m’apparait être une erreur fondamentale. En effet, je vois dans l’animalité un appel à une pulsion fondamentale, l’énergie vitale, celle dénuée de toute pollution justement véhiculée par les religions, voire même par l’idée même de Dieu. Combattre notre animalité qui est source d’énergie revient essentiellement à mettre la table pour octroyer aux religions ou même à l’idée de Dieu, le pouvoir d’oblitérer notre terreur devant la vacuité de notre existence, ce gouffre sans fond que nous n’osons pas contempler même en faisant appel à la mythique image du Christ. C’est donc un simple réflexe d’autoprotection.

Camus affirmait qu’il n’y que deux faits incontestables : notre naissance et notre mort. Personnellement j’ajoute que ce qui se passe entre les deux, c’est de notre domaine exclusif et aucune religion ni aucun Dieu n’y a un rôle à jouer, hormis celui que nous croyons être le sien.

En définitive, l’ultime question pourrait être : sommes-nous capables de ne pas nous en remettre ni à une religion ni à une certaine idée de Dieu pour donner un sens à notre existence ? Ou dit autrement, pouvons-nous reconnaître que nous sommes les seuls maîtres de notre destinée ?

«Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l’appelle un papillon.»
[Richard Bach]

« Pourquoi s’intéresse-t-on tant aux anges et aux démons »

Le blanc et le noir, le positif et le négatif, le bien et le mal, tout cela fut en sorte programmé dans nos cerveaux.

Et en plus plusieurs d’entre nous ont subi, provoqué, appelé à diverses manifestations qui du senti ou du ressenti ont eu des effets sur des croyances.

Mais l’homme croit ce qu’on lui raconte. Il n’y a pas de place pour le scepticisme car cela est interprêté comme ce qui est d’irrationnel et même allant jusqu’à la théorie du complot.

Alors chacun son dieu, chacun allant sa religion « ma religion est meilleure que la tienne » comme « mon père est plus fort que le tien »

Tiens par exemple il y a de nouvelles découvertes, il y a ce que l’on appelle évolution.

Alors Balducci un collet romain après des recherches scientifiques en est venu à la conclusion que « nos frères extraterrestres » sont les bienvenus et sont tous sous l’autorité de dieu.

Il y a aussi la réincarnation. On dit qu’à un certain concile au troisième siècle on a troqué la réincarnation pour la vie éternelle…. »pas bo ça »….parce que ça n’avait pas d’importance de tuer parce que l’on revenait.

L’être humain est avant tout un animal qui répond à des instincts et ces instincts doivent être contrôlés.

Depuis les découvertes et les cachoteries qui nous parviennent des agences concernant le cosmos et les planètes en général, j’ai plein de question concernant l’univers. Je ne me fie pas aux scientifiques car je les considère comme étroit d’esprit et en pratique la science est aussi une religion.

Donc nous sommes pris entre la vraie connaissance, et la vérité…la vraie vérité et dans ce cas je voue de l’importance aux chercheurs indépendants mais je ne les crois pas nécessairement.

Les religions c’est aussi des sectes mais celle qui prétend que la terre leur appartient au Moyen-Orient et qui écrase un peuple entier pour étendre sa domination destructrice, je dirais que c’est une religion du mal rapport au bien.

Tout ce qui est caché sera révélé. Et dans ce cas si c’est vrai on aura vécu dans la foutaise pendant des siècles.

Et celui qui retrouve 50 vierges après avoir donné sa vie pour sa religion….hey bin ça doit-être tentant pour un jeune « shahid ».

Tout cela est bien mystérieux comme ange et démon.

Vous réagissez, honorable(no 10), comme si tout s’arrêtait au judaïsme.

La religion de la majorité des Canadiens et des Québécois n’est pas le judaïsme, mais le christianisme. Les chrétiens ne sont pas une minorité. Le christianisme a transformé le monde.

Il faut considérer qu’à cette époque, le monde était très différent du nôtre. Ce monde était surtout « guerrier ».

On peut bien parler « d’inspiration divine », je ne crois pas que Samson récitait des poèmes à ses ennemis. C’est plus « terre-à-terre » que ça.

Il y eut une évolution parce que les gens changeaient. Les premiers peuples étaient plus primitifs, et usaient donc un peu plus de la force. Aussi, et c’est pourquoi, un long processus d’apprentissage s’est déroulé. La conception et la perception du monde et de Dieu s’est transformé petit à petit.

Concrètement, on peut bien dire qu’une ruse ou un coup de pied au postérieur est « d’inspiration divine », ça ne fait peut-être pas une grande différence pour le simple mortel qui le reçoit, ou qui en subit les effets.

Tout ça n’a jamais été figé. Il y eut aussi l’influence d’autres peuples, notamment celle des Grecs avec la « sagesse ». La conception de la « sagesse » chez les Grecs n’est pas la nôtre, elle est aussi plus guerrière, plus près de ce que l’on nomme « la ruse ». Que l’on se souvienne de la déesse grecque Athéna, déesse de la sagesse, mais aussi de la guerre.

Toutefois, la véritable réponse pour un chrétien, l’aboutissement, sera toujours l’esprit du Christ.
Cela amènera une nouvelle façon de considérer la mort, et finira par produire le monde que l’on connaît aujourd’hui.

Les faits parlent d’eux-mêmes, Denis Drouin(no 11). Les gens se créent des religions, et se content des « histoires fantastiques ».

La science(préhistoire, histoire, archéologie, ethnologie, etc.) nous révèle que les religions sont nées du culte des morts. D’abord, on vénérait les défunts, leurs rendait hommage, puis avec le temps, avec l’oubli, ces défunts sont devenus des dieux que l’on a commencé à adorer.

À cette époque lointaine, comme on croyait que nos défunts se réincarnaient dans des animaux, ils sont vite devenus des représentations des dieux. Les dieux vont être représentés par toutes sortes d’animaux : Ours, tortue, serpent, taureau, etc.

Ce qui est intéressant dans l’évolution de notre perception de la mort, c’est le visage de plus en plus humain que prendront progressivement nos dieux avec le temps. Alors que persiste des représentations d’animaux en Crête(le minotaure à tête de taureau) et en Égypte(dieux à tête d’oiseau ou de chacal), les dieux grecs prennent véritablement l’apparence humaine, et en ont même les défauts.

Plus tard, avec le Christ, Dieu se fera « homme », à son image et à sa ressemblance. C’est peut-être révélateur d’une énorme révolution dans notre relation avec la mort. Nous ouvrons les yeux vers notre humanité.

Vous posez des questions, M. Drouin, et vous semblez demeurer au niveau de la philosophie. L’univers ne fait pas de philosophie, il se contente d’être. L’univers ne peut donc qu’être « relation » ou « religion ».

Il ne s’agit pas d’avoir une religion au sens de secte, communauté, etc, mais d’avoir une « relation ». Quel est notre « relation » avec la vie, la mort, les autres, le monde, tout ce qui nous entoure ? Voilà la bonne question.

Il ne s’agit pas d’un savoir, mais d’une « co-naissance » qui nous fait entrer en relation avec ce qui nous entoure.

Un jour, en apercevant une fille belle et « sexy », j’ai eu une « illumination », j’ai compris que Siddhartha Gautama ou Bouddha se trompait. Le désir est l’une des plus belles expressions de la vie.

La « philosophie », ce n’est pas suffisant.

« Vous réagissez, honorable(no 10), comme si tout s’arrêtait au judaïsme. » (Desmeules)

Absolument pas: je réagis, sainement, comme si le monde, et l’esprit-saint, ne se limitaient pas au christianisme. C’est vous, au contraire, qui aviez écrit comme si tout s’arrêtait au christianisme. Relisez-vous!

Le christianisme a, bien sûr, transformé le monde, tout comme le judaisme.

Ce blogue n’est pas une église: on doit y tenir un langage plus inclusif. Un exemple. Si quelqu’un dit « Mahomet le prophète » dans une assemblée de musulmans, ou dans une mosquée. Il n’y a rien à redire. Mais que quelqu’un dise « Mahomet le prophète » ici, dans Le Devoir ou La Presse (une erreur malheureusement courante): ça ne va plus, car on s’adresse à un lectorat qui n’est pas que musulman. Que le lectorat soit majoritairement musulman n’y changerait rien, en passant! « Mahomet le prophète », c’est pour la mosquée et les assemblées 100 % musulmanes. Tout comme « Jésus-Christ », c’est pour l’église et les assemblées 100 % chrétiennes. Ailleurs, c’est « Mahomet » et « Jésus » (Mahomet n’est prophète que pour les musulmans; Jésus n’est Christ que pour les chrétiens.)

Vous saisissez?

@Thomas B. – Demeules

C’est évident que lorsque nous nous exprimons, c’est l’homme, l’individu qui s’exprime. Ce n’est pas l’Univers. Affirmer que l’Univers de fait pas de philosophie est truisme.

J’estime que l’homme a imaginé l’idée de Dieu simplement pour pouvoir être capable de vivre dans un environnement qu’il lui était impossible de comprendre. Toutes les religions sont nées de cette prise de ce phénomène. Même le bouddhisme où n’existe aucune divinité, qui remet donc à l’homme toutes les responsabilités que les autres religions octroient à un Dieu, a créé une métaphysique propre à répondre, à terme à la quête de connaissance de l’homme.

Mais la science arrivera-t-elle, à force de trouver des explications, à force de repousser les frontières de l’ignorance, à rendre obsolète et l’idée-même de Dieu et de son corollaire, les religions. Quelques fois je me laisse à penser que oui …

«J’aurai toujours les yeux plein d’eau mais je les aurai toujours ouverts.»
[Paul Piché]

@esmeules les québécois le christianisme en théorie et pour ne pas être obliger de se positionner la pluspart vous répondrons non-pratiquant. les églises sont vides se transforment en salles de spectacles, auberges, bed and brakefeast, résidences et gardeires. Pourquoi car les québécois sont libertains. Il y a font appels pour les sacrements naissances, mariages et enterrements(de moins en moins, de la la popularité des crématorium). Ils n’aiment pas les obligations mais surtout ils n’ont pas confiance aux religieux. trop de scandales, trop d’histoires au Québec.
Mais comme ils ont besoin de croire en quelque chose de plus grands particulièrement quand ils sont confrontés à la naissance et la mort, ils veulent bien choisir cette religion pour ceux qui l’ont reçu à l’école. Pour les jeunes c’est différent, ils ont le choix et ils sont nombreux malgré que leurs parents soient non pratiquants à choisir d’être confirmé (quand les parents leur en donne la possibilité bien sur). Probablement parce que leurs grands parents semblent plus sereins quand aux questions existenciels. Ils trouvent peu de réponses auprès de leur parents qui se sentent peut-être coupable de n’avoir que peut de sens dans leur vie méli-mélo aux grés de leurs émotions. Quand ça fait leur affaire ils croient en quelque chose et l’applique, aussitôt que leur coeur chavire, qu’arrive une insertitude, une insatisfaction une peine tout ça prend le bord pour trouver une autre bouée de sauvetage.

Je ne partage pas votre point de vue, honorable(no 15).

Si un musulman me parlait de « Mohammad, le prophète », je ne crois pas que je serais scandalisé.

Cela éveillerait surtout ma curiosité, et peut-être même que je le trouverais magnifique dans ce qu’il est.

C’est la particularité des croyants d’être des croyants. Nier cela, c’est nier une partie de leur réalité. Même un athée peut comprendre cela.

Quelque part, je n’ai pas à censurer ma foi ou celle des autres.

Tant que ce n’est pas de l’extrémisme, je garderai toujours un faible pour les hommes et les femmes de convictions.

Quand la compassion ou l’humanité y est bien présente, je ne peux qu’être admiratif.

Il est normal qu’un musulman considère Mohammad comme le prophète, qu’un chrétien croit avant tout en l’esprit du Christ ou qu’un athée ne croit pas en Dieu.

C’est le fruit de la tolérance qui nous permet de l’accepter.

@M. DEmeules: soit, mais alors il vous faudra réagir avec sérénité et la même curiosité quand un athée vous parlera de “Jésus le bâtard” (Marie n’était pas mariée) ou de “Mahomet le pédophile” (regardez l’âge d’une certaine épouse avec qui il avait des relations sexuelles).

Je préfère, personnellement, que l’athée réserve ces qualificatifs (tout aussi, sinon plus, plausibles que les qualificatifs “Christ” et “prophète”) pour les groupes ne comportant ni chrétiens ni musulmans. Mais je suis logique: je demande le même respect de la part des chrétiens et des musulmans qui s’adressent à des groupes hétérogènes.

Ah…! Mais que dire de la rencontre d’un doute qui plane et d’un ange qui passe,comme le disait si bien Raymond Devos.

L’homme est fait de terre et de questions. Ce qui gouverne le monde ou l’univers, n’est pas nécessairement rationnel, M. Drouin(no 16).

Est-ce que vous ne surestimez pas la raison ? Mort et vie ne raisonnent pas, mais s’expriment. La réponse ne serait-elle pas plutôt au niveau des arts, de la musique, la peinture, la poésie, etc ?

Le problème, c’est que la science répond surtout à la question du « comment ». Lorsqu’il s’agit du « pourquoi », elle est la plupart du temps « désarmée ».

Ne perdons pas de vue la question de M. Lisée. Pendant des siècles, on a craint les crocs, les canines des animaux sauvages, comment n’en viendraient-ils pas à signifier la mort pour nous ? Durant la nuit, au coin du feu, on entendait parfois la voix du loup, et c’est pourquoi, avec le temps, comment ne pas finir par être habité par un loup, un « loup-garou » ?

Au Moyen Âge, à la différence d’aujourd’hui, les cimetières étaient au centre de la communauté, et on voyait surtout en eux des parcs où l’on pouvait aller « pique-niquer » avec ses enfants, le dimanche. À l’époque, on n’avait pas beaucoup de moyens mécaniques, et c’est pourquoi, on enterrait les défunts pas très profondément. À cause des bêtes sauvages, les os remontaient souvent à la surface. Un enfant se retrouvait parfois à jouer avec un os ou deux de son grand-père ou de son oncle décédé.

On n’avait pas encore découvert les nécessités de l’hygiène. Il y avait quelque chose de « familial » autour de la mort. La mort était proche, et cela permettait peut-être de mieux l’intégrer.

Aujourd’hui, nos jeunes doivent se contenter de « Buffy » et ses vampires, « Angel », « Surnaturel », etc, à la télévision, et la mort est devenu aseptisée. La mort est même plus tabou que le sexe.

Remarquons aussi que nos sorcières, nos démons, nos loup-garous, nos vampires, etc, sont de plus en plus des gens biens, comme si on essayait d’apprivoiser nos peurs.

Voilà, à mon avis, la raison pour laquelle on s’intéresse tellement aux anges et aux démons !

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