PQ: De division en division, jusqu’à la victoire finale !

La capacité qu’a le mouvement souverainiste de se diviser et de convaincre l’électorat qu’il n’est pas digne de confiance, réduisant ainsi ses chances de prendre le pouvoir et de réaliser son objectif, est d’une affligeante bêtise.

Puisque je suis toujours en vacances je laisse, pour l’heure, deux autres plumes asséner des évidences: Bernard Descoteaux, du Devoir, et le politologue Pierre Martin.

Descoteaux, dans un texte intitulé « Souveraineté du Québec — La cacophonie s’installe« , rappelait mercredi que les débats, parfois acerbes, sont consubstantiels à l’existence du PQ. Il ajoutait:

Ce qui est nouveau, c’est que cette fois, des militants et députés non seulement partent, mais ils s’organisent et mettent sur pied des structures militantes concurrentes qui auront une tribune à l’Assemblée nationale avec des droits de parole. La cacophonie s’institutionnalise au sein du mouvement souverainiste.

Ainsi, contrairement à Pierre Bourgault qui forçait la porte du PQ — que René Lévesque voulait lui fermer au nez — car il savait que seul un grand parti pouvait réaliser un objectif aussi important, ses héritiers proclamés font le calcul inverse. Descoteaux souligne ce qui est évident: cette cacophonie « sera de plus en plus audible à mesure que cette constellation s’étendra. Chacun ira d’un discours différent, souvent divergent, et de disputes autour du leadership des uns et des autres. »

Cette cacophonie institutionnalisée plombera, autre évidence, les intentions de vote du PQ, car l’électorat n’écoute jamais un parti divisé et que ces divisions assourdissantes empêcheront le PQ de faire passer quelque message que ce soit. De façon à ce que, écrit le directeur du Devoir, « peu à peu s’estompe la perspective d’une victoire électorale. Dès lors, la démobilisation des militants s’accélérerait ». Ce cercle, vicieux pour la souveraineté, sera déclaré vertueux par les fédéralistes incrédules qui auront vu leurs adversaires historiques creuser leur propre tombe.  Descoteaux poursuit:

La démarche de ces dissidents n’est pas sans contradictions. Ce sont eux qui, depuis la défaite référendaire de 1995, s’impatientaient de voir toujours être reporté le prochain rendez-vous. Ils n’en pouvaient plus d’attendre que soient réunies les « conditions gagnantes ». Leur démarche contribuera à repousser encore plus loin la tenue d’un prochain référendum.

Ils peuvent croire le Parti québécois usé, mais ils s’engagent dans un processus laborieux et stérile, à moins que leur véritable objectif soit d’obtenir le départ de Pauline Marois et la reprise en main du parti. Cela, on l’a déjà vu en 1988, alors que Jacques Parizeau attendait dans les coulisses. Cependant, on ne voit pas qui cette fois serait le leader charismatique pouvant prendre la direction de ce parti.

Ce jeudi, dans le Toronto Star, le politologue de l’Université de Montréal Pierre Martin  notait avec justesse que « comme plusieurs autre mouvements politiques idéalistes, le mouvement souverainiste québécois souffre d’une incapacité chronique à trouver le juste équilibre entre idéalisme et réalisme, conviction et pragmatisme, raison et émotion ». Martin avise ses lecteurs torontois de ce que chacun sait — ou devrait savoir — au Québec:

Le PQ a réussi dans le passé quand ses leaders et militants ont reconnu que le Québécois moyen est réceptif mais ambivalent envers l’indépendance. Ils savaient que des stratégies ou tactiques destinées à ne plaire qu’aux partisans les plus loyaux ne permettraient jamais de convaincre les électeurs modérés nécessaires pour obtenir une majorité résistante aux recomptages.

Martin note que les conditions de cette réussite semblent se déliter:

Dans tous les mouvements de masse favorables au changement, les partisans les plus ardents contribuent une énergie vitale, mais ils sont souvent viscéralement incapables de comprendre les hésitations de ceux qu’ils veulent rallier à leur cause. […]

Certains des souverainistes qui ont quitté le PQ ces jours derniers semblent vivre dans un univers parallèle où les mérites de la souveraineté sont si évidents qu’ils ne peuvent concevoir aucune raison pour laquelle un parti politique devrait tenir compte, dans sa stratégie, de l’ambivalence des électeurs modérés — ce que la plupart des partis qui ont la moindre intention de prendre le pouvoir font.

Des évidences, vous dis-je.

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Bien sûr, monsieur Lisée, le parti Québécois, s’il veut reprendre le pouvoir, ne doit pas se diviser.

Mais qu’il reste uni ou se divise en cent vingt-huit groupuscules, il ne fera jamais l’indépendance du Québec. Les chances de réussite étaient minces au vingtième siècle, elles sont inexistantes aujourd’hui.

Le Québec est de plus en plus pauvre et endetté, la population vieillit, la langue française dans le monde entier perd de son influence. Nous avons encore de la chance de pouvoir bénéficier de la péréquation, mais des voix se font entendre au Canada anglais, qui veulent y mettre fin.

J’entends de plus en plus souvent dire que le ROC finira par nous chasser du Canada, et que c’est ainsi que l’indépendance se fera. Mais les Canadiens tiennent à garder l’entièreté du territoire de leur pays, et ils accepteront bien de nous tolérer, d’autant plus que nos cris vont peu à peu se faire plus discrets.

Ce n’est pas parce que cela semble évident que c’est pour autant vrai.

« Le PQ a réussi dans le passé quand ses leaders et militants ont reconnu que le Québécois moyen est réceptif mais ambivalent envers l’indépendance. Ils savaient que des stratégies ou tactiques destinées à ne plaire qu’aux partisans les plus loyaux ne permettrait jamais de convaincre les électeurs modérés nécessaires pour obtenir une majorité résistante aux recomptages.»

Voyez le vous-même le résultats, deux échecs.

Pourquoi? La raison est simple, la dilution du projet pour le rendre acceptable s’accompagne d’un flou artistique et sémantique, lequel flou empêche le militant convaincu de faire un travail efficace dans son entourage, dans la rue, dans ses tribunes.

Privilégier le réalisme à l’élaboration d’une doctrine et d’une pédagogie simple permet de sauter des étapes et d’être populaire, mais comme quelqu’un «qui saute» des apprentissages d’une technique (ici le combat politique) sans maitriser la base en ne comptant que sur son talent finit par atteindre un plateau où il ne peut plus progresser.

Pour la même raison, même si les indépendantistes ne demandaient au PQ que de « tenir le fort » et non de faire l’indépendance, le PQ en serait incapable car encore une fois, le désir de prendre des raccourcis, depuis 1998, sans revenir à la doctrine ou aux raisons d’être a fait en sorte que seuls les éléments technocratiques ont pu survivre aux marasmes que vivait le PQ sans oser faire de remises en questions.

Puisqu’il ne reste que des technocrates dans les dirigeants et des militants travaillant mais qui abandonnent continuellement l’esprit critique, le PQ est maintenant dirigé par des nuls et ses chances de victoire sont trop minces.

Vous avez écrit de meilleures chronique Jean-François Lisée et prendre un très mauvais éditorial et s’en inspirer n’est pas une condition gagnante.

N’oubliez pas que les jeunes indépendantistes n’ont pas voté en 95, il n’ont pas connu la joie de 94 ni de 76. Tout ce que nous avons connu c’est l’obstination de Bouchard et l’attentisme confus de Landry. Le PQ depuis 2006 fait dur et rien n’indique qu’il puisse reprendre l’initiative.

Les défections et « la division » sont donc le symptôme et non la cause de l’impuissance d’un PQ qui n’est plus que l’ombre de lui-même. Ne pensez-vous pas que les caucus devaient être pathétiques pour que 5 indépendantistes (n’oubliez pas Camille Bouchard) claquent la porte?

Le PQ est arrivé en 68, il a pris le pouvoir en 76. En 8 ans, nous pouvons aussi faire de grandes choses, à commencer par réveiller un véritable discours indépendantiste.

Mais nous ne nous imposerons plus de bâillon. Mieux vaut la cacophonie qu’un silence assommant ou pire, un mauvais remake de 95 et 80, car même en étant au pouvoir, une campagne référendaire de 30 jours ne suffit pas pour faire un pays. Il faut un travail constant, patient et c’est ce que nous voulons faire.

Les indépendantistes ont enfin compris que l’indépendance ne s’obtiendra que par un travail titanesque et ils ont décidé de se mettre à l’ouvrage. Si le PQ réagit correctement, il gagnera l’élection, mais s’il continue de dire et de faire n’importe quoi, c’est tant pis.

M. Lisée, votre jupon péquiste dépasse. Le PQ n’est plus indépendantiste et c’est juste sain que les indépendantistes cherchent à s’organiser pour être représentés politiquement.

Voila c est pourtant bien simple ,peut etre meme trop pour certain,SOLIDARITE c est ensemble et avec le pouvoir que nous allons faire le pays,en attendant soyez patient et solidaire bon dieu ,merci Mme Marois pour votre patience tenez bon ,merci M.Lisee pour ce texte

Oui a la promotion de la souveraineté mais le risque de confusion entre les pressés et les réalistes finira par nuire mais NON a toute fragmentation et division du vote souverainiste …
Tous doivent comprendre qu’une coalition de gauche et de droite est nécessaire au PQ pour prendre le pouvoir et qu’une plus grande coalition de tous les souverainistes sera nécessaire au gouvernement du PQ pour gagner le futur référendum et se donner un pays …. Lorsque nous aurons ce pays , il sera toujours temps de faconner ce pays comme la majorité le désirera …..

Bonjour,
Encore une fois, une autre tranche de vie de nos amis les nationalistes québécois est en train de d’écrire. En levant un pan entier de l’Histoire du Québec depuis la Confédération, nous devons nous rendre à l’évidence que nos amis les nationalistes aiment bien la mouise dans laquelle ceux ci végètent en se cannibalisant entre eux.
Et pourtant, dans une dizaine d’années ou bien dans vingt ans, le restant de nationaliste se raconteront entre eux que ce fut la faute des anglais et des ethnies que les québécois sont divisés. Bien sûr, il est bien évident que nos amis les péquistes en ajoutent une couche. L’évidence affirme de façon péremptoire que les nationalistes québécois n’ont jamais pu s’entendre avec nos amis anglophones et même souvent avec les ethnies diverses car ceux ci ne peuvent même pas s’entendre entre eux.
Chicane sur le pourquoi et le comment quand ce n’est pas sur un trait d’union, les péquistes de tout crin et de quelques poils se crêpent le chignon depuis des lustres, aimant bien les mistoufles dans lesquels ils se complaisent si ce n’est pas la panade en se roulant eux mêmes dans la farine….. Une vraie bande de mufles entre eux autres ! Pas étonnant que pour ceux qui ont quelque jarnigoine dans le ciboulot, le Parti Québécois et ses sbires sont en train de faire maison nette en se trucidant dans l’Agora comme des gamins qui ne savent même pas ce que c’est l’écoute. Personne ne ressemble plus à un péquiste qu’un autre péquiste et ce, tant pis pour eux ayant choisi la débine comme destin. Bien à vous, John Bull.

J’aimerais bien laisser passer le train et me dire, le PQ revir encore et toujours sa crise d’adolescence attardé. C’est business as usual. Mais je ne peux pas. Qu’importe les idéaux de chacun, il y a aussi la réalité du vrai monde qui subit les politiques ineptes du gouvernement actuel. Pour certains, c’est même plus que subir, c’est souffrir. Et ce n’est pas Legault qui sera la solution.
Que des politiciens aient des idéaux, tant mieux, ce n’est pas si fréquent. Que ces idéeaux se cristallisent dans un projet de pays, encore mieux, j’en suis. Mais les politiciens ont aussi – et surtout – une responsabilité envers le « vrai monde » et je ne peux pas penser autrement que ceux qu’on qualifie des dissidents au PQ ont abandonné cette responsabilité, ont abandonné le vrai monde en créant les conditions les plus favorables pour l’élection d’un nouveau gouvernement libéral, voire d’une version encore plus néolibérale de ce gouvernement.
Le gouvernement n’a même pas besoin de diviser pour régner, les dissidents ont fait la job à sa place. Honte à eux. Et s’ils croient qu’ils servent leur cause en pratiquant cette politique du pire, ils risquent d’avoir des lendemains biens amers.

À Jean François Lisée.

Un grand merci pour ce billet réaliste.

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Aux indépendantistes purs et durs :

Agir comme vous le faite et comme vous vous proposez de continuer de le faire, c’est-à-dire, comme des Témoins de Jehova, comme des intégristes à tous crins ou comme des fous de l’indépendance, n’aidera jamais la cause de l’indépendance, bien au contraire.

Si vous continuez d’agir ainsi, bientôt plus personne ne vous écoutera.

Bienheureux les purs, car le royaume du Québec est à eux? Vrai? Faux! Vous qui êtes plus jeunes et indépendantistes, vous croyez que vous saurez convaincre un électorat mou qui parfois lève le nez sur le PQ à voter « oui » à un référendum ad hoc sur l’indépendance? Vous avez tout faux. Si les indépendantistes ne sont pas solidaires, ils seront solitaires. Exit l’indépendance du Québec. Exit le français en Amérique du Nord. Exit le Québec. Et on pourra enfin dire : « RIP ». Une indépendantiste toujours membre du PQ et qui en a ras-le-bol des sorties et autres claquages de portes des égos du Parti.

Personnellement je souhaite que des états généraux de l’indépendance se tiennent impliquant tous les acteurs oeuvrant à la réalisation de l’indépendance du Québec. Que ces états généraux fassent le constat que ce projet appartient au peuple tout entier.

Que tous les souverainistes/indépendantistes puissent réaliser que, désormais, seule une constituante, dont les membres seraient élus au suffrage universel et dont le mandat serait de rédiger la constitution d’un Québec indépendant, peut nous amener à bon port.

À mon humble avis, une nouvelle unité des forces souverainistes n’est possible que dans cette voie, la constituante.

@Charles Gill

Un parti qui, comme projette M. Aussant, veut déclarer l’indépendance tout de suite après une élection, sans majorité, c’est le début d’un travail de longue haleine? C’est un mouvement d’impatience dans sa forme la plus puérile, avec chaque nouvel « impatient » qui veut « toutte, toussuitte » comme chef!
Vous savez que l’idée d’indépendance ne recueillait que 6% au début des années soixante? Je le précise parce que vous parlez de ces indépendantistes à l’ouvrage comme s’ils venaient d’inventer l’option souverainiste. Comment a-t-elle montée alors? Par magie? Juste par le charisme de quelques messies? Ce n’est pourtant pas Lucien Bouchard qui a accouché de Meetch mais Meetch qui a accouché de Lucien Bouchard. Avant, personne ne le connaissait.
Si l’option atteint un plateau, c’est qu’aucun mouvement indépendantiste n’a progressé sans élément déclencheur. Regardez les indépendances réussies. Le tea party? Né d’une crise. La chute de l’URSS? Née d’une crise. Le printemps arabe? Né d’une crise. Même quand un mouvement est mûr, ça lui prend un élément déclencheur. Autre évidence que Monsieur Lisée aurait pu mentionner: On ne fait pas de référendum sans casus belli.
Maintenant, rappelez-vous Meetch. C’était le « Casus Belli » parfait. Qui était au pouvoir? Robert Bourassa. Qu’a-t-il fait au plus fort de la crise quand l’appui à la souveraineté dépassait les 60%? Il a manœuvré. Il a pondu des commissions. Il a pondu des rapports. Bref, il a avancé et reculé en même temps, et ,selon son expression favorite, « laissé le temps au temps ». Avec comme résultat que la ferveur a juste assez baissée pour que le référendum, tenu beaucoup plus tard, échoue de justesse.
Regardez le scandale des commandites. L’appui a dépassé brièvement les 50%. Pourtant, quand on regarde ce scandale, on parle d’un problème administratif. Un détournement de subvention, ça excite la nation à se point-là? Un outrage, oui, mais un désir de sécession? Seulement si le désir d’indépendance est déjà là, ce qui en fait un premier réflexe de refuge quand on veut que les choses s’améliore. Mon point? La prochaine crise est plus proche qu’on pense. Autre évidence.
Lors du prochain élément déclencheur, vous serez où? Au pouvoir ou avec les 6-8-10 petits partis qui seront pris à enseigner dans l’opposition LEUR petite approche du mouvement souverainiste pendant que le premier ministre Libéral bombera le torse en parlant de valeuuuurs sooolidaires québécoiiiises jusqu’à ce que tout le monde se calme? Serez-vous là à se déchirer avec les autres sous-groupes de la même idée sans se rendre compte que vous manquez le bateau?
Autre évidence: si on est pas au pouvoir, on peut être pur tant qu’on veut.
Vous parlez d’apprentissage politique. Je peux vous citer des chapitres complets de Machiavel. Lisez-le quand il parle des difficultés de réformer une constitution et des tactiques que peuvent adopter ceux au pouvoir tenir une réforme en échec. Un indice: faire passer un compromis acceptable au plus grand nombre pour quelque chose de « flou », insister sur les « incertitudes »… Multiplier les partis, c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire.
Vous voulez que nos souverainistes purs et parfaits commencent, 40 ans après tout le monde, leur « apprentissage politique »? Qu’ils se renseignent sur leur propre histoire. Sur le début du 20e siècle. Sur le parti Libéral corrompu qui s’est maintenu 30 ans au pouvoir en comptant sur la division de son opposition. Trouvez le leadership péquiste technocrate tant que vous voulez, Taschereau était pire. Jean Charest est pire.
Vous et moi, on n’a pas envie que le Québec se tape 30 ans de plans Nord mal foutus, de faux bombages de torse devant Ottawa (qui finissent toujours, curieusement, par des échecs), de patronage et de déchiquetage de nos lois linguistiques parce que certains pensent qu’ils seront rassembleurs des Québécois sans se préoccuper du plus grand nombre.
Évidence: pour « rassembler », faut atteindre le « plus grand nombre ».
Si nos indépendantistes nouveau-genre réagissent correctement, ils trouveront une façon de faire les compromis nécessaires pour atteindre leurs buts. Sinon, on se demandera encore dans 30 ans pourquoi on a un déficit et une dette énorme pendant que nos fédéralistes nous demanderont de leur dire merci pour la péréquation qu’on recevra ENCORE alors que ce sont eux qui nous auront mal administré.
Pour s’expliquer, ils feront comme maintenant: dire que nous sommes moins bons parce que nous sommes Québécois. Et les gens les croiront. Comme maintenant. ÇA, ça dilue l’option souverainiste.
le PQ au pouvoir, au moins, croit plus en son peuple que ceux qui nous dirigent actuellement.
Dernière évidence.

J’abonde dans le sens de Préfontaine et Gill. Il serait grand temps qu’on se gouverne en tant que pays pour reprendre tous nos leviers en main avant qu’il ne soit trop tard…

La gouvernance à la sauce PQ actuelle n’ira pas très loin. Il s’agirait seulement que Harper fasse un pas dans la direction du Québec pour prendre le PQ au piège comme le BQ l’a été lorsque Harper y est allé d’une coquille vide sur la reconnaissance de la nation québécoise. Voyez où on en est avec ça… Le ROC a pris ça comme une concession majeure à notre égard et se demande bien maintenant de quoi on se plaint. Alleluia!!!

En administration comme en toute chose, un principe de base est qu’il est plus facile de gérer la croissance que la décroissance.

Certains ont vite oublié 2007 et le recul du PQ au statut de troisième parti (que seule Pauline Marois s’est montrée intéressée à relever, faut-il le rappeler). N’eut été de l’incompétence de Dumont et de son «équipe» ainsi que de l’élection précipitée en 2008, il n’est pas certain que le PQ fût revenu aussi fort, les tiers partis ayant tendance à disparaître dans notre système uninominal à un tour. Décroissance, donc.

Décroissance aussi que cet appui massif et soudain au NPD fédéral.

Un principe de base en psychologie comme en toute chose veut qu’on recherche la reconnaissance de la valeur qu’on estime avoir. Dans l’opposition et en période de décroissance, beaucoup s’estiment… sous-estimés, c’est humain.

Ceux qui veulent la souveraineté devraient vouloir avant tout la croissance des appuis envers cette option, pas la décroissance. Deux souverainistes ne devrait pas devenir des adversaires, ça génère de la décroissance et personne n’y gagne… Personne? Ah! J’oubliais, oui, il y a bien un ou deux gagnants, mais pas souverainistes pour deux sous, ceux-là!

La défaite est orpheline, dit-on… La décroissance aussi! Ceux qui pointent un (ou une) coupable devraient retourner l’index en leur propre direction. Donner l’exemple du ralliement demande beaucoup d’abnégation et n’est manifestement pas à la portée de tous. Certains n’acceptent pas le verdict militant majoritaire quant au programme; que feront-ils devant la dissidence au sein de leur futur parti, opteront-ils pour des excommunications ou des schismes ? Un tour on gagne, un tour on perd, c’est ça la démocratie et on respecte autant la défaite que la victoire.

Plongé dans le continent de la consommation de masse. Dans une civilisation de la pensée de plus en plus superficielle qui parfois pense profondément sur le net. Des souverainistes convaincus proposent la révolution indépendantiste aux Québécois après 15 ans d’absence de pédagogie de l’indépendance, 8 ans de gouvernement libéral de régression sous-duplessiste. J.J.Charest se révélant le premier ministre du Québec le plus canadien que le Québec ait connu depuis Duplessis!

La gouvernance souverainiste avec ou sans Pauline Marois n’est jamais qu’une manière de reprendre le terrain de l’identité québécoise sans recommencer à zéro comme à l’époque du RIN. Certains toutefois convaincus de posséder la vérité révélée sont prêts au retour à l’alternance entre deux partis fédéralistes à Québec pratiquant le déni de la condition québécoise. Exemple maintenant! Manchette et article de la Presse canadienne à 21 heures le 20 août sur le site du Devoir, les échanges entre F.Legault et le PLQ commencent comme si le PQ était déjà enterré.

Nous verrons peut être en mai 2012, deux partis, le PLQ et la CAQ accaparer 120 des 130 nouveaux sièges de l’Assemblée nationale. 2012 qui aurait donc un goût de 1968: Legault jouant le rôle de J.J.Bertrand, Charest celui de J.Lesage. Le retour aux bleus conservateurs et aux rouges libéraux.

Le Québec connaît une situation nationale comme en Catalogne en Espagne, comme moindrement la Flandre en Belgique. Le Québec n’est pas l’Algérie française, autrement sans changement de vision toutes ces chapelles ne feront que sombrer oui dans le fondamentalisme politique forcément stérile.

@ Jean-François Trottier

Vous créez vos propres contre-arguments : les nations annexés par l’ex-URSS avaient déjà conscience d’être oppressées et étaient déjà éprises de libertés (la libération collective étant également garante de la liberté individuelle), à près de 100%, ce qui explique la relative facilité avec lesquelles elles ont déclaré l’indépendance.

Est-ce en Ukraine qu’une énorme chaine humaine a traversé le pays, le symbole me semble assez fort…

Vous prétendez que ce sont les événements qui provoquent les appuis et non l’inverse, alors il suffira au Canada de ne pas trop nous oppresser. Après Meech, vous dites que l’appui à l’indépendance est monté à 60% ou 70%, mais est-ce qu’une décision s’en venait? Les gens pouvaient bien parler dans le vide et une large proportion de fédéralistes dopait justement le nombre pour «mettre le couteau sur la gorge» du Canada. N’était-ce pas une stratégie? Quand la chose est devenue effective, les acteurs libéraux se sont refroidis.

Dans le contexte, comment des «OUI» mous pourraient-ils demeurer ferme dans la tourmente? Vous ouvrez alors la porte à des idées de réforme et non à l’indépendance.

Toutefois, le contexte de Meech a permis de former des indépendantistes parce que la question était sur toutes les lèvres. D’où cette croissance potentielle, d’autant plus que les programmes d’histoire au secondaire intégraient enfin une partie des éléments théoriques de l’École de Montréal.

Donc pour en revenir à notre propos, vous dites que l’on a pas trente ans pour agir? Je vous dis que l’on a pas le temps de PERDRE DU TEMPS à ne pas faire les choses comme il faut.

Et faire les choses comme il faut, c’est avoir d’abord une pensée ou une doctrine indépendantiste CLAIRE. Le temps perdu à avoir entretenu une lubie de souverainisme-association-partenariat-confédération est ridicule, mais en plus, cela a privé les militants d’un discours clair qui pouvait permettre de convaincre leurs proches en expliquant rationnellement les mérites de l’indépendance en elle-même.

Vous avez lu Machiavel? La belle affaire, alors vous savez mieux que moi pourquoi le PQ est incapable de faire l’indépendance. Un parti politique ne peut que veiller à être le meilleur pour amasser de l’argent et gagner une élection en 30 jours. C’est son unique but et on ne peut le conjuguer à l’objectif pour le moins révolutionnaire de changer radicalement la structure politique qui est garante de son maintien et encore moins de travailler sur le long terme.

Par contre un parti politique peut «récolter » l’indépendance s’il y est forcé, à condition que la semence ait été faite auparavant. Et parlant de semence, vous qui semblez tant vous y connaitre en politique, vous vous enfermez dans ce que Séguin appelle le deuxième niveau de lutte et votre exemple final est un exemple de ce qu’il appelle une « oppression accidentelle », il faut que la population apprenne à voir l’oppression essentielle, pas juste les chicanes fiscales et la péréquation.

Si vous ne connaissez pas ces concepts, vous pouvez les découvrir ici : http://www.vigile.net/Coeur-de-la-pensee-independantiste et ici http://www.vigile.net/Les-trois-niveaux-de-lutte-de

Et qui vous dit que je suis partisan d’une démarche rapide? Je suis le partisan d’une longue pédagogie et je suis conscient que c’est un travail titanesque. Mais si vous ne commencez pas par accroitre le nombre de leaders d’opinion, vous ne pourrez monter d’organisations viables et pour les raisons que j’ai données, le PQ ne peut être l’architecte de l’indépendance.

Je vous réponds d’une manière décousue et vous mériteriez une réponse beaucoup plus élaborée. J’estime simplement qu’on doit pouvoir travailler à l’extérieur du PQ sans que ce dernier ne crie à la trahison. Quant à l’incapacité du PQ de gagner l’élection, s’il étant moins technocratique, il pourrait se servir de son programme pour être un artisan de la lutte contre Charest et se battre avec vigueur. Toutefois les problèmes «épistémologiques» du PQ (que vous comprendrez si vous lisez le 1er texte) sont justement les responsables de l’institutionnalisation du parti et de son vieillissement.

Contrairement à un parti politique normal, il est possible que le PQ ait été très usé par toutes ses luttes tragiques, si vous remplaciez tous les membres influents du PQ par des jeunes, vous auriez une autre dynamique, mais il faut accepter que cette organisation soit telle qu’elle est, plus inspirante du tout.

Bonjour,
Afin de cesser d’être une risée à l’échelle planétaire, nos amis les nationalistes québécois se devraient de prendre acte. Les québécois ne veulent absolument pas de l’indépendance du Québec et ce, en très forte majorité. Fonder un nouveau pays est un acte sacré qui doit se faire dans la transparence absolue et dans la clarté afin que personne ne rechigne le lendemain.
Et pourtant ! Monsieur Jean Herman Guay avait bien dit aux péquistes dans un congrès houleux il y a de cela quelques années : Emballez vos rêves car le tout ne restera QU’UN RÊVE ! Et les militants furieux ont foutu ce spécialiste en science politique à la porte manu militari en hurlant la broue dans le toupette, joual du pays oblige, que plus jamais une sommité ne viendra perturber leurs ronrons.
En conclusion, partout sur la Planète, le nationalisme est porté par des mercenaires de droite et d’extrême droite. Dans le milieu des années 1960 ou le Québec était si peu politisé, il fut plutôt facile pour Monsieur René Lévesque avec son concept vaseline de la souveraineté-association de rallier et de ratisser à gauche et à droite car le Québec n’avait jamais connu la gauche, n’ayant absolument pas de mesures sociales comparativement au reste du Canada. Dans les années 2000, il est carrément impossible d’unir la gauche et la droite sous un même projet, car le fossé entre les deux visions est diamétralement opposé. Tout comme Monsieur François Mitterand au début des années 1980 semonça fermement Madame Louise Beaudoin qui en resta bouche bée : Madame Beaudoin, le nationalisme et le socialisme sont AUX DEUX ANTIPODES SUR L’ÉCHIQUIER POLITIQUE ! La réalité est crue, elle est là dans cette phrase lapidaire….. Bien à vous, John Bull.

Pour moi c’est le « branding » souverainiste du PQ qui est en question. C’est préoccupant. Le PQ, en ce moment, est trop proche de la CAQ, il y a trop de confusion dans les genre et on ne s’y retrouve plus quand c’est le temps d’expliquer et de convaincre. Et sans expliquer et convaincre nos concitoyens de l’intérêt de la souveraineté, il y a une certaine arrogance à penser que les gens vont voter PQ seulement par nécessité d’alternance… la souveraineté ne nous tomberas pas dessus par hasard.

Je suis parfaitement de votre avis Jean-François, tous cela relève de la bêtise la plus affligeante.

Le comble du ridicule est sur le point d’être franchi par une espèce de mentalité de Cégep des années soixante dix alors que tout devait être contesté tout le temps à tout prix et par n’importe quel moyen.

Ce qui me porte à penser que certains sont restés «gelés» au stade de l’adolescence attardée.

Et pour ne rien vous cacher permettez-moi de dire que ça me met en «tabarnac…» de voir ces imbéciles s’imaginer qu’ils vont pouvoir rallier la majorité de la population en se tirant les uns sur les autres à coup de bazooka médiatique.

Faut vraiment être déconnecté pour ne pas être capable de comprendre que ce qui se passe présentement est complètement insensé et c’est aussi vrai pour Aussant que pour monsieur Curzi.

Ils sont partis pourquoi au juste ? Pour faire de la politique autrement ? À mon avis leur politique c’est une politique Kamikaze. On se garroche en bande, on fait sauter l’autobus, et donc on se crisse de ce qui arrivera.

Et ce qui arrivera, c’est que soit Charest même honni, soit Legault qui rêve en couleur, nous affligeront pour un autre cycle d’impuissance et de recul national.

Voilà ce que préparent les manoeuvres absurdes des nôtres qui font tout ce qu’il faut, sans rien oublier pour couler navire de la souveraineté, au gand plaisir de nos adversaires.

Mais ce n’est pas vraiment nouveau, comme l’expliquait Michel Brunet dans le texte ci-joint : http://www.erudit.org/revue/haf/1958/v12/n2/301901ar.pdf

Depuis l’arrivée de Pauline Marois comme chef du PQ, ce parti n’est plus l’otage de chapelles gogauche, et ceux-ci n’ont plus la capacité d’imposer aux nombreux militants qui oeuvrent sur le terrain des vaches leur conception fumeuse du comment on atteint notre objectif.

Et certains égos surdimensionnés en ont profité pour claquer la porte, leur égo ne souffrant plus du manque de vedettariat dont ils avaient l’habitude de se nourrir.

Et tant pis, si J. Charest afflige le Québec d’un autre mandat destructeur. Après moi le déluge semble être la finalité de ces démissionnaires.

La résilience de Mme Marois est remarquable. Elle a l’étoffe pour devenir un chef d’état solide.

En soi les divers mouvements indépendantistes qui se forment pourraient être d’une grande utilité à la promotion et à la pédagogie de l’indépendance s’ils n’avaient pas dirigé principalement leur action à démolir le PQ et son chef.

Auront-ils la sagesse et l’humilité de reconnaître leur erreur avant qu’il ne soit trop tard?

The empirical will-the actual relationship between mindmand action-is a central topic of scientific psychology.In psychology,clear indications of the emperical will can be found whenever causal relationships are observed between people’s thoughts,beliefs,intentions,plans,or other concious psychological states and their subsequent actions.The feeling of consciously willing our actions,in contrast,is not a direct readout of such scientifically verifiable will power.Rather,it is the result of a mental system whereby each of us « estimates »moment to moment the role that our minds plays in our actions.
Excusez-moi j`aurais bien tente une traduction mais je ne rendrais de service a personne.
A oui,c`est de Daniel M.Wegner.The Illusion of Conscious Will.p.15
Ce n`est ni pour ni contre qui que ce soit,c`est juste un des outlils qui est utilise par nos adversaire.
Il ne devrait rien y avoir d`humiliant a s`ajuste aux nouvelles realitees de notre epoque.
Sous une coalition il demeure possible que Madame Marrois prenne le povoir aux prochaines elections sous condition qu`elle retrouve la travailleuse sociale unificatrice sans pretentions qui semble actuellement enfouie sous des pensees,croyances,intentions,plans ou autres etats psychologique conscients dont elle a tout interet a definir la provenance.
C`est ca la solidarite!Ne me demandez pas de la flatter dans le sens du poil,j`ai trop de respect pour elle.
Travail titanesque c`est bien dit.Cessez donc de nous accuse de tous les peches du monde s.v.p.
Andre de Calgary

Sans nécessairement abandonner la « gouvernance souverainiste », le PQ devrait appliquer une stratégie ouverte axée sur l’indépendance : expliquer sans relâche le pourquoi et le comment de la souveraineté. Les peureux verraient leurs craintes analysées et calmées, les opinions adverses seraient analysées et critiquées, et ainsi l’idée de souveraineté en sortirait grandie.

L’ensemble des nationalistes québécois devraient être invités à des États généraux de la nation québécoise.

C’est quand la dernière fois, M. Lisée, que vous vous êtes assis devant votre télé et qu’on vous a parlé de souveraineté? Moi ca fait 16 ans.

Ca fait 16 que et le PQ et le Bloc refusent de parler de souveraineté. Sont bloqués!

Comme le % de souverainistes ne baisse pas, c’est dire à quel point l’idée est bien ancrée et ne demande que les politiciens en reparlent. Mais Pauline refuse d’en parler. Je ne comprends pas.

@ Gilles NDH

Vous y allez de remarques lapidaires, mais qu’elle est l’armature de votre pensée? Vous trouvez les nouveaux mouvements suicidaires, mais que leur opposez-vous?

D’une manière simple, depuis 1974, le PQ a cherché la voie rapide en ralliant le plus grand nombre avec la dilution de l’idée de l’indépendance. Et ce n’est pas un cri de «pur et dur» que vous entendez que le commentaire de quelqu’un de lucide.

Une grande quantité de Québécois ne comprend rien à l’idée d’indépendance, alors tout ce qui dilue la puissance argumentaire brute de la nécessité d’agir par soi-même, sans être remplacé par un tiers, crée de la confusion et arme politiquement les adversaires fédéralistes qui peuvent facilement profiter de la faiblesse de la pensée, de la doctrine.

La faiblesse de la doctrine et sa faible pénétration dans la société rendent impossible l’indépendance. Nous aurions dû voir cela en 80 ou en 95. Incapable d’une réelle remise en question, le mouvement souverainiste s’enfonce dans les mêmes stratégies perdantes, il est donc illusoire de penser qu’avec un moins bon contexte, de moins bons chefs et une population moins intéressée au débat politique, que nous arrivions à un meilleur résultat.

Il faut trouver une manière de redémarrer le militantisme et malheureusement, les partis politiques ont quelque chose d’institutionnalisé, de ringard et surtout de très rigide, ce qui compromet l’action.

La plupart des gens qui se présentent au NMQ ont essayé de faire changé les choses de l’intérieur et de pousser l’indépendance comme ils le pouvaient au PQ, mais ils se sont frappés à la culture politique du parti qui les intime finalement à ne pas faire trop de bruit, de peur que la peur « d’un référendum » ne fasse perde l’élection. Or c’est donc que cette peur est le véritable moteur du PQ et non l’action, cette peur est enracinée.

Par ailleurs, malgré ses qualités, le PQ est responsable des deux défaites qui ont fait très mal aux Québécois. On ne part pas en guerre si l’on a pas des chances de vaincre. Cela semble une pensée cosmétique, mais le fait que le véhicule ait à trainer un inconscient collectif de cette défaite marque les esprits, crée un fatigue et le PQ traine péniblement ce boulet, lequel a son effet dans la composition de son organisation politique. Les individus capables de supporter le boulet semblent insensible à son poids, mais cette insensibilité se répercute aussi dans les communications avec la population, lesquelles sont froides et vides. Les êtres émotifs capables de soulever l’enthousiasme ne peuvent supporter le PQ et ce n’est pas à cause des militants, mais à cause de l’histoire. Le PQ est donc dans des «double bind».

Les jeunes, qui n’ont pourtant pas participé aux combats de 95 et d’avant doivent assimiler cette psyché du PQ et travailler avec une population qui nourrit déjà des attentes. C’est vraiment irritant pour eux.

Il leur serait plus facile de travailler dans un nouveau parti ou un nouveau mouvement, lequel n’aurait pas ce fardeau historique,
Vous me direz que c’est ésotérique, mais je ne vois pas comment la composante psychologique des humains épargnerait les groupes et les partis.

En passant d’un chef à l’autre, le PQ change de masque, mais il ne guérit pas sa névrose. Les mouvements actuels l’obligent à se regarder dans le miroir et il n’aime pas ce qu’il voit.

Pour l’instant, la réaction du PQ est de rejeter sur les autres le blâme, c’est une réaction de déni normal. S’il accepte enfin qu’il est la propre cause de la situation, il pourra se guérir et se transformer. Mais c’est difficile de guérir un individu, imaginez un groupe…

À voir agir les adeptes du NMQ, ils semblent faire confiance au mouvement-parti Legault pour gouverner le Québec plus tard pendant qu’à 5% de suffrages, le nouveau parti souverainiste envisagé Option Québec pourra discourir sur l’indépendance jour et nuit en attendant de s’organiser sérieusement électoralement?

Beau programme élaboré sur les ruines d’un PQ qui n’a pas été le parti gouvernemental le plus nul pour le Québec depuis 35 ans.

La politique québécoise n’est plus qu’un match de lutte ridicule. Tout cela risque d’encourager une dépolitisation plus grande encore dans la population.

Moi, ça me fait rire, la baisse du pourçentage d’appui du PQ depuis des années.

C’est facile à comprendre, QS et l’ADQ n’existait pas ainsi que le PV. Et si vous ajouter 4-5 autres partis avec des idées différentes, c’est sûr que le pourcentage va encore baisser. Il me semble que ce n’est pas sorcier. Le PQ perd 7 à 10% d’appui au profit de QS, 2% au PV, peut-être un 4-5% d’appui à l’ADQ.

Faites vos calculs, ça s’approche du 40%.

Jean-François

C’est la première fois que je t’écris et je suis présentement en Provence donc en vacances comme toi.
À mon avis, et je le répète souvent à un ami depuis quelques années, il n’y a qu’un homme qui, présentement, aurait les possibilités intellectuelles, la vision élargie sur le monde et, surtout, le charisme nécessaire pour prendre la direction du mouvement indépendentiste et le mener à bon port.

C’est toi.

J’en suis profondément convaincu.

Jacques Harvey,

Québec.

@ Alain Carré (# 27):

Le problème avec votre théorie, c’est que c’est…Legault (un partisan du statu quo!) qui en profite, pas les autres partis séparatistes…

C’est en effet déplorable quand on est aux portes du pouvoir de laisser la partie aussi facile à ses ennemis politiques.

La tactique est simple pour eux et Harper a gagné toutes ses élections fédérale en l’appliquant.
Décapiter l’adversaire en attaquant la personne et la crédibilité de son chef sur chaque tribune, de façon à semer le doute dans la population et la division dans le parti.

Le PQ s’est fait prendre à ce jeu à maintes reprises espérant toujours avoir comme chef un messie au charisme de René Lévesque qui serait aimé par la grande majorité de la population.
Des hommes ou des femmes politiques de cette envergure c’est exceptionnel. Tant mieux si on a la chance d’en avoir un ou une à la tête de son parti , mais en général il faut donner le temps et la latitude à celui ou celle qu’on a choisi de déployer ses talents et son leadership et ne pas lui scier les jambes à la première occasion.

On espère toujours qu’ils comprendront que la stabilité à la chefferie est primordiale, mais non on remet ça à chaque occasion.

C’est difficile d’atteindre le port quand on change de capitaine au moindre vent contraire.
La logique c’est de prendre le pouvoir et de profiter de la force du gouvernement pour faire avancer ses projets et ses idées.
On a qu’à regarder aller Harper pour comprendre comment ça fonctionne!

@ monsieur Gill qui au ocmmentaire 24 me demande des précisions sur l’armature de ma pensée…

L’armature de ma pensée monsieur Gill est très simple : quand je me trouve devant un crocodile, je m’arrange pour ne pas glisser entre les deux moitiées de sa machoire.

Et quand je rencontre un maringouin, je ne me demande pas s’il est vraiment nécessaire de connaître avec précision le poids de ses pattes…

Et en cette matière, je pense que les gens que vous soutenez ont précisément ce genre d’armature réflexive.

C’est-à-dire que selon ce que j’observe, ils vivent dans un monde virtuel ou la pensée magique prédomine.

C’est bien dommage monsieur Gill, mais moi je vis sur la planète terre. Et j’en ai ras le pompon des admirateurs de la charge de la brigade légère.

Le suicide politique monsieur Gill, ça ne m’intéresse pas.

Le PQ demande la solidarité, sauf qu’il n’est même pas solidaire avec les citoyens.

Il ne défend qu’une petite élite.

@Charles Gill

(J’avais un message beaucoup plus long mais, bon… je vais essayer de condenser un peu.)
Vous semblez regarder les réformes avec un certain mépris. Pourtant, nos fédéralistes ont déjà dû admettre à reculons ce qu’ils refusaient dans Meetch (la société distincte). Est-ce que l’appui à la souveraineté a baissé? Sporadiquement, sans plus. Plus on pousse dans la direction de l’indépendance, plus ils lâchent du lest. Vous ne trouvez pas que ça nous rapproche du but? Arrêter de mettre la pression parce qu’on a une carpette comme premier-ministre, ça, ce n’est pas « comme il faut ». Prenez la loi 101. Personne ne voudra travailler ici en français, qu’ils disaient. Ça n’a pas été le cas. Chaque « réforme » enlève un obstacle à la souveraineté. Vous savez pourquoi Pierre Trudeau et Jean Chrétien étaient contre la société distincte? Parce qu’ils savent que chaque centimètre donné est un centimètre perdu pour eux. Mon « contre-exemple » Soviétique en est la preuve : lors du putsch raté, la vieille garde a tenté de revenir en arrière et ils ont tout perdu.
C’est vrai que les jeunes qui n’ont pas connu les effervescences de Meetch ne trouveront pas Pauline Marois très attrayante. Mais le leader du PQ en 1995 était Jacques Parizeau et je peux vous certifier qu’on ne le trouvait pas très attrayant non plus. Maintenant pour la démographie : oui, ça prend des jeunes. Mais pas juste ça. Une bande de jeunes dans les années soixante, en plein baby boom avec la vie devant eux, ça peut faire une révolution parce qu’ils ont le nombre. Mais avec une population vieillissante qui n’a pas envie de se taper quelque incertitude que ce soit , faut une démarche qui sera plus progressive sinon elle ne suivra pas. C’est elle qui a maintenant le pouvoir du vote.
« c’est avoir d’abord une pensée ou une doctrine indépendantiste CLAIRE ». Oubliez ça, ça ne le sera jamais. Comptez sur les fédéralistes pour trouver la très grave source d’incertitude qui fera en sorte que les gens hésitent. La souveraineté-association n’était pas que confusion: c’était une grande tente sous laquelle on pouvait mettre le « à définir plus tard ». Pourquoi les fédéralistes veulent-ils autant qu’on l’enlève, vous pensez? Parce qu’autrement, vous ne définirez jamais un projet assez clairement pour qu’ils ne puissent pas le démolir.
« Expliquer », c’est aussi croire que l’autre côté sera honnête. Combien de mythes vont-ils pondre, vous pensez? On doit déjà expliquer que la péréquation est une arnaque, que les chiffons rouges, c’est une niaiserie, que les Yvettes, c’était une déformation de propos, que la cage à Homard, ce n’est pas un plan pour un camp de concentration, que Yves Michaud n’a pas dit ce qu’on lui reproche, que Lucien Bouchard n’est pas un fou dangereux( contrairement à ce qu’a affirmé un psychologue sans entrevue avec le principal intéressé!)…. Une démarche d’éducation, c’est comme un débat avec un troll de blogue :l’autre trouvera toujours quelque chose à répliquer. Et tant pis si on prouve que tel ou tel point est malhonnête, il en pondra d’autres.
C’est pour ça que ça prend une crise. Pour faire une vague irrésistible où la population décide « c’est LÀ qu’on le fait ». Ça prend un parti en position d’en profiter : au pouvoir. En attendant, on peut y aller avec les « réformes » puisque ça aussi, ça va dans la bonne direction. La seule chose qui ne marche pas, c’est la fragmentation et l’ opposition.
« Il faut que la population apprenne à voir l’oppression essentielle, pas juste les chicanes fiscales et la péréquation. »
Éduquer pourquoi? On voit tous QUI accumule les scandales de corruption. Je vais vous en apprendre une bonne : au fond d’eux-mêmes, les Québécois veulent être indépendant. Même les leaders du NON en laissent échapper de belles. Des exemples? Jean Chrétien : « J’Aurais bien aimé qu’on gagne la bataille des plaines d’Abraham, mais on l’a perdue! » Et ma préférée de Daniel Johnson, proférée à l’émission Maisonneuve à l’écoute: « Moi aussi je voudrais un Québec indépendant mais on n’est pas capable! » Si!si! Le leader du camp du NON qui va dire qu’il souhaiterait un Québec indépendant! Et pourquoi nos fédéralistes parlent-ils de fédéralisme asymétrique, de nation, d’autonomie culturelle? Parce que ce sont des palliatifs à notre besoin réel. Ça marche un temps mais, comme tout palliatif, ce n’est jamais suffisant.
Ça prend l’étincelle. Oubliez cette idée que le peuple a besoin d’être éduqué pour s’en rendre compte. L’infantilisation des québécois, je laisse ça aux fédéralistes.
Bon, je m’emporte un peu… Je veux bien admettre que le PQ avec Landry me désespérait. Son truc à l’Européenne, il pensait que c’était une idée nouvelle alors que c’était une souveraineté association avec des synonymes. Et il y a des jours ou je me pogne la tête à deux mains avec le PQ de Pauline Marois, surtout pendant l’histoire du stade. Mais je pense que, dans les circonstances, son plan est le seul qui peut nous rapprocher de la souveraineté.

P.Marois doit quitter ne vous en déplaise J.F.Lisée, les médias l’accablent et plus personne ne l’écoute, ses maladresses lui ont rentré dans la peau. M.J.F.Lisée vous pourriez avec quelques ex bloquistes rejoindre G.Duceppe pour relancer le PQ. C’est minuit moins deux, Jean François Lisée!

La chute politique au Québec

Ingrédients pour la noirceur québécoise durable.

Un chef Marois sans attrait incapable de communiquer ses idées et d’éviter les maladresses.

Une dose de sexisme populaire depuis le début de la chefferie Marois en juillet 2007 envers en général les politiciennes et cheffes.

La domination des radios privées de Québec mais aussi secondairement de Montréal qui réduisent les problèmes politiques à la congestion des routes et qui engagent d’ex politiciens pour le statu quo. Le travail de Radio Canada pour le même statu quo.

Le vieillissement de la population qui transforme les citoyens en conservateurs libéraux ou libéraux conservateurs. Ce qui est la recette Charest-Legault.
La valse immobile d’une nation gelée.

L’échec des deux référendums et l’attentisme du PQ qui l’a gelé comme parti, PQ Marois qui a contribué à faire mal indirectement au Bloc.

La rage de vaincre de J.J.Charest qui a le dessus sur P.Marois qui profite de celle ci pour se maintenir comme PM et chef de son propre parti.

Les dissidents péquistes eux font le jeu de Charest et de Legault en s’en prenant non à P.Marois mais essentiellement au PQ lui même et à sa culture en oubliant qu’en tant qu’ex péquistes, ils sont solidaires des échecs du PQ comme de ses réussites.

Le NMQ ne peut réussir qu’une chose positive si plausible, faire démissionner Pauline Marois qui surestime ses capacités et qui doit quitter son poste. Gilles Duceppe ou Bernard Drainville peuvent seuls replonger le PQ dans une lutte à trois PLQ-PQ- Coalition Legault.

Penser autrement c’est être à Disneyland!

Sondage.

http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/national/politiqueprovinciale/archives/2011/08/20110822-040539.html

@ Gilles de NDH

Ce qui est curieux, puisque vous y allez d’images animalières, c’est que vous nous reprochez (à moi et ceux que je soutiens), de nous mettre entre les mâchoires du crocodile alors que notre sortie (enfin la sortie) vise à sortir l’indépendance de cet interstice entre l’écorce et l’arbre où elle est coincée ou si vous préférez, de l’ôter de l’espace entre le marteau et l’enclume ou elle risque d’être écrasée.

Puisque l’indépendance est une idée complexe, voire inquiétante, ce n’est qu’avec une pédagogie rigoureuse et constante qu’il est possible de la rendre populaire. Autrement ceux qui s’y associent risquent de passer pour des perdants.

Le PQ est visiblement très mal à l’aise et sa posture au jour le jour montre qu’il est idéologiquement paralysé. Cela a des conséquences, il a l’air empoté et il cherche alors des solutions où il ne faut pas. Comme la saga de l’amphithéâtre.

Que doivent faire ceux qui au PQ ou dans les mouvements indépendantistes sont très mal à l’aise avec la performance et la confusion du parti?

Vous insinuez qu’ils devraient se ranger et fermer leur gueule? Et si le parti était vraiment mûr pour une remise en question, devrait-on vraiment se l’épargner? Il n’y a pas trente-six façon de retrouver de la vigueur ou du dynamisme, il faut se transformer.

Le PQ s’est complètement complu dans l’attente en croyant que l’alternance jouerait pour lui, or la politique a horreur du vide et son incapacité à agir politiquement d’une manière vivante est le symptôme des problèmes dont je vous ai parlé.

Le suicide collectif, c’est le déni Pas ceux qui expliquent et montrent ce déni. Il n’est pas trop tard, mais on ne pourra rien faire si le PQ refuse obstinément de changer et de s’ouvrir.

D’ailleurs, je suis un être rationnel, si vous êtes si convaincu, pourquoi ne m’exposez vous pas mes torts et ne corrigez-vous pas mes raisonnements au lieu de tisser de belles images?

Le malaise au PQ est tel, que les gens rationnels mais sensibles peinent à y travailler (Camil Bouchard, ça vous dit quelque chose?), ceux qui restent sont capables de supporter le climat, mais cette capacité est justement un trait qui les empêche d’être de bons communicateurs, vibrants, émotifs, contagieux.

Ce problème humain est lié à un problème idéologique ou de pensée politique. Le PQ a besoin d’une «perestroïka» et d’un climat de «glasnost» (excusez l’emprunt), pas d’une chape de plomb.

Pourquoi ceux qui le pensent seraient-ils suicidaires?
Quand ça va mal, «jouer à l’autruche», est-ce vraiment plus sain?

Bonsoir,
Bien sûr, certains vieux péquistes de la vieille garde osent espérer une perestroïka de leur cheval mort de parti. Le Parti Québécois s’est fondé sur des prémisses fausses en voulant damer le pion au RIN. La sagesse requise serait de le liquider, de le mettre tout simplement en faillite car, pour tous ceux qui sont hors de la chapelle nationaliste, ce parti n’a plus aucune crédibilité en ayant utilisé tant de stratagèmes. Il n’y a point d’aggiornamento possible quand la crédibilité n’y est plus…… Bien à vous, John Bull.

@ J-F TRottier,

Votre réponse est très cohérence et très articulée, mais encore une fois, vous me montrez que vous ne connaissez pas la pensée politique de Maurice Séguin et que vous n’avez pas lu le texte «Coeur de la pensée indépendantiste » ( http://www.vigile.net/Coeur-de-la-pensee-independantiste ) que je vous ai suggéré.

Vous auriez une autre idée de «l’éducation populaire» ou du moins des arguments à y opposer. Comment pensez-vous que l’indépendance a fait son chemin, avant 68, de manière à créer des mouvement puissants si ce n’est à travers la transmission d’une doctrine?

Vous restez au niveau de la mauvaise administration, de l’incompétence et de la l’incompréhension, vous prétendez que la population voit «tout», mais non, la population ne saisit même pas que nous envoyons 75 députés pendant que le ROC en envoie 233, la population a intériorisé la logique provinciale, même des députés souverainistes le fond.

Je vous assure qu’il existe un argumentaire péremptoire pour l’indépendance à condition que la personne qui le communique ait une vision nette de l’histoire et qu’elle sache départager les «deux Canada». De nombreux Québécois ont encore le sentiment d’être dans le Canada de Radisson et de La Vérendrye , ils ne voient pas que ce Canada français a cessé d’exister après 1760 et le fait que les «CanadiAns aient le même nom que «nous» (notre ancien non très enraciné de «Canadiens» ou Canadiens-français) joue pour beaucoup.

Saviez-vous que les Canuks, se sont les Québécois? Pourtant dans le ROC on pense qu’il s’agit des CanadiAns, au point qu’une majorité de Québécois ignore cette appellation historique.

Rendre clair les distinctions nationales et expliquer une ce qu’est l’idée d’indépendance est un prérequis; avez-vous déjà vu des document de 73 du PQ? Un grand cahier qui explique concrètement le b.a.b.a. n’est-ce pas ça qui a rendu lu projet limpide et populaire?

Je m’explique mal que ce qui a été populaire dans le passé ne le soit plus, comme si l’humain avait changé, ce qui a changé, en 74, (peut-être avez-vous lu «Le Devoir» aujourd’hui, c’est la stratégie, laquelle a enterré cette «pédagogie» que vous qualifiez d’inefficace.

Pour finir, je vous remercie pour cet échange, j’espère sincèrement que vous lirez le texte que je vous ai indiqué

Quant aux réformes, elles sont pour moi à combattre. La mesure radicale la plus effrayante pour Lévesque a été la loi 101 et c’était presque qu’un loi nationale. La réforme demeure une forme de subordination et on va nous faire des offres incroyables si un jour la popularité de l’indépendance est sérieuse, il faudra les refuse. Agir par soi-même a une valeur en soi que la subordination n’égalera jamais.

Oui, oui bloguistes de JFL; je suis de retour. Malgré mon retard pour la rentrée traditionnelle. Qui suit le long congé de la Fête des Travailleurs
du premier lundi de septembre.

Et très heureux que JFL ait repris le collier pour oser de nous amener dans des nouvelles avenues politiques: les 04 partis et les indépendants au sein de l’Assemblée nationale du Québec.
Et ceux et celles qui gardent de l’extérieur le N/S et l’O/E de l’Opposition officielle du PQ. Par divers NMQ, CPQ et leurs factions,et suite à la haute tenue de leur Dernier et Tardif Congrès national d’avril 2011. Au cours duquel la Direction du PQ, sous la Cheffe Pauline Marois, a obtenu la plus haute note de quelque 94% de satisfaction. Du jamais vu. Pourtant, déjà élue Cheffe du PQ au suffrage de tous ses membres; elle aura pu se contenter de 50% et une voix comme
pour l’élection générale de l’Indépendance du Québec à venir: 50% plus une voix est la norme internationale aussi. Évidemment, plus ce pourcentage du 50 plus une voix sera reconforté avec un 51 ou 52 ou 53% mieux la géopolitique jouera son rôle. J’aurai l’occasion, d’élaborer les raisons ordinaires de dire les choses simples mais vraies. Entre le pas de course des uns et la marche forcée des autres se trouvent sûrement le consensus pour s’assurer que la majorité des électeurs du Québec soient bien au rendez-vous de demain. À la prochaine.