PQ: De la difficulté à tuer le père

Freud n’en démordait pas. Pour devenir adulte, l’adolescent doit nécessairement éliminer le père. Pas de panique, il ne s’agit pas de faire gicler le sang. Au contraire, le parricide, et l’inceste, sont tabous. Mais il doit y avoir un moment où, symboliquement, l’ado (ou le jeune adulte si ce n’est déjà fait) élimine le père, prend sa place et devient adulte (et père) à son tour. Vous aurez compris qu’on parle des jeunes péquistes et de Jacques Parizeau.

La crise au PQ, version Freud !

C’est classique, le jeune adulte se révolte contre le caractère autoritaire du père. Dans ce rôle, l’ex-président de l’aile jeunesse sous Parizeau, Nicolas Girard, entonne parfaitement ses répliques. Il a dit ce mardi:

«À l’époque où M. Parizeau était chef [de 1988 jusqu’après le référendum de 1995], il n’y avait qu’une seule direction, droit devant, et les gens avaient intérêt à suivre cette direction, puisqu’il n’y avait pas de place pour la confrontation ou pour contredire les orientations du chef.»

On se souvient que le jeune André Boisclair avait d’ailleurs été mis en pénitence pour avoir publiquement contredit le chef.

Jacques Parizeau joue aussi la partition très efficacement. Le père, autoritaire, doit résister à la prise de contrôle du fils. Sinon, la victoire du fils n’a pas de valeur. Ainsi, ce mardi matin, dans sa lettre aux jeunes révoltés-très-très-polis, papa péquiste les mouche en leur disant qu’à leur âge, René Lévesque avait déjà nationalisé l’électricité (sous entendu, avec l’aide du conseiller Parizeau, qui s’y connaissait en emprunts internationaux).

Les jeunes montent le ton. La partie n’est pas terminée.

Mais, au PQ, rien n’est jamais simple.

Normalement, le fils veut rivaliser avec le père pour tirer vers lui l’amour de la mère (Pauline). Mais M Parizeau déjoue ce schéma car… il n’a pas l’air d’aimer la mère ! Il lui préfère une Dame Lapointe. Nous voilà donc dans un cas de figure non-freudien ou le jeune adulte en veut au père de…  ne pas aimer la mère.

En plus, le père accuse à son tour la mère d’être trop autoritaire et de l’avoir empêché, lui et Dame Lapointe, de faire valoir leurs points de vue. On a donc l’impression que Parizeau veut « tuer la mère ». Ce n’est pas dans la pièce ! Soit-dit entre nous, Freud en ferait lui-même une névrose.

Droit de parole, devoir de réserve

Rétrospectivement, on doit admettre que Jacques Parizeau fut chanceux. Lorsqu’il prend le contrôle du parti, en 1988, le père-fondateur, René Lévesque, a déjà rejoint le paradis des souverainistes et son successeur, Pierre-Marc Johnson, quitte la vie politique.

Donc, de 1988 à 1994, pendant toutes ses années d’opposition, le chef Parizeau n’a pas à subir les humeurs des « ex ». Personne pour critiquer la nature extrêmement vague de la plateforme souverainiste de 1989, ni pour souligner que la souveraineté n’est pas au coeur de la campagne électorale de 1994, dont le slogan n’est pas « on veut un pays » mais « gouverner autrement« .

J’en fus le témoin, d’abord incrédule: une fois devenu premier ministre, M. Parizeau a eu à subir les humeurs des « futurs » — notamment de Lucien Bouchard qui, d’Ottawa, donnait privément et publiquement ses avis sur la stratégie.

Disons que mon premier ministre de patron ne prenait pas toujours ces sorties avec une grande sérénité. Ses conseillers non plus. Bernard Landry, alors vice-premier ministre, y est lui aussi allé d’une ou deux ogives aussi imprévues que mal accueillies.

Beaucoup de monde sur la glace...

Je crois que c’est à ce moment, dans la remise en cause en direct et en public de la stratégie souverainiste de Jacques Parizeau par deux autres figures souverainistes que le concept de devoir de réserve a été mis en terre.

On parle beaucoup, ces jours-ci, du « droit de parole » du citoyen Parizeau. Avec raison. Mais personne ne parle plus du « devoir de réserve ». Il a disparu. Il semble d’une autre époque.

En tout cas, il est d’une autre école. On n’a pas entendu Trudeau critiquer publiquement Chrétien. Ni Chrétien critiquer Martin pendant qu’il était chef (ensuite, oui). Ni Chrétien ou Martin critiquer Dion. La matière ne manquait pourtant pas. Ni Chrétien, Martin ou Dion critiquer Ignatieff. Il semble y avoir une tendance, là. Une conviction que le devoir de réserve sert le parti (même lorsqu’il va de défaite en défaite, c’est dire !).

Dans la famille souverainiste, cependant, il a disparu. On a compris que, après sa démission, M. Parizeau rende à l’alors premier ministre Bouchard la monnaie de sa pièce et, de jugé, se pose en juge. On a compris aussi qu’il renvoie l’ascenseur à Bernard Landry, un temps grand défenseur du concept « d’Union confédérale ».

Ces précédents étant établis, le fait que Bernard Landry, lui aussi démissionnaire, commente les stratégies de ses successeurs, a semblé aller de soi. Lucien Bouchard, qui avait, le plus, gardé sa réserve, s’y laissa aller lui aussi à quelques reprises. Tout le monde le fait…

Les progrès de l’alimentation et de la médecine étant ce qu’ils sont, nous nous retrouvons désormais avec des « ex » de plus en plus nombreux, toujours en forme, toujours combatifs. Un énorme avantage pour les souverainistes si tous tiraient… dans la même direction. Mais, pour rendre la chose divertissante, ils sont rarement d’accord avec le chef en fonction — et encore plus rarement d’accord entre eux.

Pauline Marois hérite de tout cet équipage. Elle doit gérer le caucus, ce qui n’est jamais simple, et les ex, ce qui l’est moins encore. Et quatre députés, dont un jeune (et cinq si on compte Camil Bouchard) quittent le navire car ils ne veulent plus jouer à la politique telle qu’on la pratique depuis Churchill. (Autre problème que Parizeau n’avait pas.)

Je ne dis pas qu’ils ont tort. Mais je constate que, pour ceux qui restent, cela fait un peu, beaucoup.

Le bouillant François Rebello, un des signataires de la lettre des 12 (répliquant qu’à 40 ans, Jacques Parizeau n’était pas député!), a résumé le fond de l’affaire en ces termes:

« On voulait lui dire [à M. Parizeau] de faire attention à ce qu’il allait dire.
Parce que nous, on continue le combat, il ne faut pas qu’il coule le bateau. »

Bref, les jeunes péquistes ne tueront pas le père, c’est entendu. En plus, leur bateau prend l’eau. Ils ne demandent pas au père de bouées de sauvetage. Seulement d’y aller mollo, sur les torpilles…

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Croyez-vous vraiment que cette jeune garde que je désigne sous le vocable « la bande des douze » est inspirante pour la majorité des citoyens? En ce qui me concerne, la réponse est NON et les stratégies pour sauver la face des derniers mois d’incohérence du PQ est d’une grande tristesse.
Il ne manque que l’intervention de Gérald Larose pour faire tourner la sauce en bouillie…

La stratégie « Marois » pour les prochaines élections est de proposer aux québécois un « bon Gouvernement ».

J-M. Aussant a débarqué parce qu’il ne crois pas en cette stratégie. Pour lui, la prochaine élection, et toutes celles qui suivront, devraient être référendaires. C’est le tout, ou rien.

Comment M. Parizeau voit la prochaine élection? Est-ce qu’il prône également une élection référendaire? Quelqu’un peut m’éclairer là-dessus?

Merci.

Disons qu’il est temps de mettre les livres de Freud de coté et trouver une psychologie plus fonctionnelle, du genre la P.N.L. pour commencer?

Les Psys vous diront que c’est de la psychologie populaire? C’est surtout parce qu’elle sait justement se passer d’eux avec un peu d’effort sur soi, à mon avis.

La vie de Milton Erickson, Phoenix est mon livre préféré, si vous voulez retourner aux sources et éliminer les auteurs moins talentueux… ou Bandler et Grinder les pères fondateurs de la discipline…

La vision lourde de Freud crée des étiquettes indélébiles, démotivante voir même « stigmatisante » sur les gens. il utilisait mal le langage… Il y a même des opinions plus cinglantes à son égard le décrivant comme un total charlatan ayant inventé des maladies… D’ailleurs, les mots de votre article accrochent tellement les émotions qu’on se plaint à en lire le raisonnement… mais je ne vous apprends rien.

Moi j’ignore volontairement cette vision arriérée et incompatible avec la réalité de la rémission ou une meilleure sensibilité de l’autre… incidemment se connaitre mieux soi-même.

J’imagine qu’elle l’aurait bien soigné ce Freud, la P.N.L… 😉

Pour M. Parizeau, il est à la retraite et libre. Il faut être assez fort et prêt pour prendre la critique et je suis convaincu que si on lui demandait, il serait encore honoré qu’on le consulte plus de temps à autre, face aux défis. Il demeure une véritable encyclopédie vivante, et sa sagesse apparaitrait moins surprenante?

M. Lisée, le bateau n’est plus souverainiste il est autonomiste, beau dommage qu’il coule, la proue a été torpillée par les membres de l’équipage au dernier congrès national.

Une option aussi viscérale produira ces interventions de type belle-mère, non ? Les autres partis, quant à eux, n’ont en jeu « que » le pouvoir. Il serait instructif de savoir si dans d’autres luttes d’indépendance nationale le parti porteur de l’option vit ce phénomène de bellemèrisation qui frappe de PQ.

Mettre en cause la chefferie de P.Marois serait mauvaise sur le plan de la stabilité politique d’un parti. L’ensemble des textes de M.Lisée sur les partis souverainistes depuis le 2 mai vont dans ce sens.

Lorsque le bateau coule, la question se pose encore?
La stabilité de G.Duceppe au BQ a donné 23% de suffrages. Pas de recette miracle.

Il est vrai que le camp Parizeau est prêt à faire couler le PQ s’il le faut par un désir de pédagogie souverainiste pourtant compatible avec une gouvernance souverainiste.

Quelques heures après le 2ième referendum de 1995, Pierre Trudeau déclara de manière intempestive que Jean Chrétien et les leaders du camp du » Non » avaient menés le Canada au bord du gouffre, ceux-ci ayant manqué de « stratégie » ( ce qui était faux).

Une claque au visage de Jean Chrétien, son fidèle serviteur…

Allez!, Allez! Monsieur Lisée!, avouez-le qu’elle était quelque peu malhabile cette lettre des « jeunes » péquistes.

Excellent diagnostic M. Lisée.

Les guerres intestines au PQ se déroulent comme dans une tragédie grecque. Du bon Sophocle!

Fin des années 1980’s, Michel Vastel dans le livre qu’il avait écrit sur l’identité québécoise de Pierre Trudeau ( « Trudeau le québécois », 1989, Éditions de l’Homme), avait aussi utilisé la scène freudienne comme référence pour expliquer le trudeauisme face au nationalisme québécois….

» Tel un père qui provoque son fils jusqu’à voir les larmes couler sur ses joues… » ( p. 316).

Juin 2011; Jacques Parizeau aux « jeunes péquistes »: » à 40 ans, Lévesque avait déjà nationalisé l’électricité…. ».

Ah… les pères…

Je crois que le PQ restera pour un certain temps, un sujet d’intérêt historique, mais qu’il ne fera pas l’histoire, à moins qu’il se renouvelle entièrement. Mais ceci ne paraît pas possible vu la forte adversité interne et externe que connaît toujours ce parti.

J’espère cependant qu’un futur parti, la CAQ ou un nouveau parti éventuellement créé par certaines des forces vives de l’actuel PQ, prendra le relais du PQ actuel et fera adopter, telles quelles ou améliorées, les »…règles nouvelles, sur la langue, la laïcité et la citoyenneté… » que le PQ actuel a développé et mis en forme.

Je rêve du jour où le Québec aura sa constitution et ses règles de citoyenneté tout en faisant toujours parti intégrante du Canada. Rien ne l’empêche de le faire.

Le Canada n’empêchera jamais le Québec de s’affirmer à l’intérieur du cadre canadien si le Québec veut vraiment le faire; il n’a qu’à avoir la volonté politique de le faire, c’est tout.

Vu que c’est principalement ce qui le distingue des États-Unis, le Canada a même tout intérêt à ce que le Québec s’affirme comme une société canadienne vraiment distincte.

Le Québec n’a pas à le demander au reste du Canada, il n’a qu’à le faire, et le Canada ne demandera pas mieux que de confirmer le statut distinct que le Québec se sera donné.

Ce n’est pas le Canada qui peut régler notre problème, c’est NOUS, l’entière population du Québec, qui pouvons seuls le faire.

Monsieur a torpillé le bateau de M. Lévesque et il tente de torpiller celui de Mme Marois., 35 ans plus tard. Chassez le naturel du mutin…

René Lévesque 1922-1987

Nationalisation de l’électricité: 1963.

…à 40 ans, il n’avait pas nationalisé l’électricité…..

Merci. Thank you.

Je ne souhaite qu’une chose, que les « jeunes » péquistes se taisent et qu’ils arrêtent de laver leur linge sale en public.

M. Lisée,

J’aime votre façon de présenter les choses. Votre humour me permet de digérer le gros morceau qui ne passait pas depuis quelques temps. De plus, il y a une logique implacable dans votre raisonnement. J’espère que tout le monde de la « famille » vous lira, pour mieux comprendre les drames qui font les délices de tous les adversaires. Dieu sait qu’ils sont nombreux. Que c’est facile d’être nos adversaires!

Un gros ego ce monsieur Parizeau…

Quelqu’un disait que l’amour-propre est tout… sauf propre!

On dit souvent qu’avec la vieillesse vient la sagesse. Je trouve que le père Parizeau dépasse les bornes.

Avec la mondialisation, avec le recul de l’influence du Québec dans le Canada et avec le recul du français, c’est clair que c’est urgent de faire un pays mais pas au prix d’écraser les autres, c’est-à-dire tous celles et ceux qui travaillent pour faire un pays.

Je crois que les électeurs du PQ dont je fais partie sont très sévère. On oublie trop souvent que ce parti n’est pas parfait. En fait, aucun parti n’est parfait et on a la gachette assez facile quand notre parti prend une décision qui nous plaît pas. Quand ce sont les Libéraux ou l’ADQ, on de dit, c’est normal qu’ils prennent une mauvaise décision, ils sont de droite ou c’est Desmarais qui est en arrière de cela.

Avez-vous remarqué que le Parti Québécois n’a jamais eu de gros scandales. J’étais à peine au monde quand Bourassa était en plein scandale en 1973. Ça ressemble beaucoup au gouvernement de Charest.

Les députés du PQ ne vont pas pour faire de l’argent comme la plupart des autres députés des autres partis. Ils se présentent pour la cause qu’il endosse soit la souveraineté.

Profitons des vacances estivales pour se regarder dans le miroir et arrêtons les chicanes internes.

Et pourquoi pas réunir Mme Marois, M. Parizeau, M. Aussant et 3-4 jeunes députés(Véronique Hivon, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet et Nicolas Girard) à huit clos vers la fin de l’été. Une fin de semaine à passer ensemble pour arriver à un consensus car il s’git seulement qu’on mettre de l’eau dans notre vin de chaque côté car la cause est plus importante que ces éternelles chicanes.

Ensuite, une bonne campagne(publicité dans les radios et télévision) pour faire connaître notre programme et surtout passer un message positif et non négatif comme présentement. Finalement, présenter l’équipe du PQ et démontrer qu’on vote pour est une équipe et non seulement une personne.

Une simple petite remarque … la différence entre le parti libéral du Canada et le Perti Québécois… lepremier ne cherche que le pouvoir… il ne faut pas nuire au successeur…
pour le Parti Québécois, il y a un enjeu politique important. L’indépendance ou disparaitre en tant que société.

toute une différence dans l’enjeu !

Hum, deux choses.. a) pour M Parizeau, ‘tasses toi mon oncle’. Incroyable que je puisse un jour dire cela, qu’il parle, mais je souhaite qu’il accepte que d’autres façons, et non seulement la ‘seule’ sienne, existent.
b) avez vous écouté le téléjournal de RC ce soir.., la grosse nouvelle, qui a durée 10 minutes. hé bien c’était » le bateau coule au PQ » Cette nouvelle si fraîche qu’elle fasse quasiment tout le téléjournal.. on reconnaît radio CANADA… toujours aussi juste et professionnel. Vive l’image qui détruit le Québec. C’est à croire que le secteur de l’info de ce radio diffuseur, riche de nos sous, n’est rien d’autre qu’une 5ième colonne…

C’est difficile pour les hommes comme pour les femmes de vieillir. Un jour il faut bien accepter de laisser la place aux plus jeunes et comprendre qu’on est passé date. L’expérience des anciens qui regardent le passé ne peut pas vraiment servir aux jeunes qui regardent vers l’avenir et ont leur propres rêves à bâtir.
M. Parizeau devrait être un homme sage à son âge. Il a fait son temps il doit être assez humble pour laisser avancer la souveraineté avec l’équipe en place. Ce n’est pas avec ses sorties assassines qu’il aide l’avancement vers la souveraineté.
Il existe des services professionnels pour aider à lâcher prise.

Ce que Pauline Marois et sa garde rapprochée n’ont pas compris, mais que Jacques Parizeau a lui compris, c’est que le PQ a été conçu comme une large coalition destinée à rassembler TOUS les souverainistes derrière UN SEUL objectif véritable i.e. RÉALISER LA SOUVERAINETÉ.

Dès que la direction du PQ a tenté de reporter la réalisation de la souveraineté aux calendres grecques, la coalition souverainiste rassemblée derrière le PQ s’est effritée.

Souvenons-nous de la désintégration de l’aile parlementaire en 1984 lors de la crise du “beau risque” sous René Lévesque et la désintégration du membership sous le règne de “l’affirmation nationale” de Pierre-Marc Johnson qui se termina en 1987 par un putsch du caucus des députés qui ouvrit la voie à Jacques Parizeau. Pierre Marc eut le sens de l’histoire de démissionner et il faut lui rendre hommages à cet égard.

Sous le leadership de Jacques Parizeau, le PQ ratissa large au sein de la mouvance souverainiste parce que TOUS étaient convaincus que Jacques Parizeau à la tête du PQ voulait réaliser la souveraineté du Québec. Celui-ci réalisa même le tour de force de faire entrer l’ADQ dans une coalition en faveur du OUI lors du référendum de 1995.

Pour Jacques Parizeau, il était clair qu’une fois le référendum gagné les électeurs souverainistes se répartiraient, pour la suite de l’histoire d’un Québec souverain, entre un large spectre de tendances allant de la gauche à la droite en passant par l’extrême centre… L’IMPORTANT était de pouvoir réunir TOUS ceux qui voulaient un pays derrière un parti, le PQ, ayant les moyens politiques de donner au peuple québécois sa liberté.

On constate l’échec du leadership de Pauline Marois par le fait que l’électorat souverainiste est maintenant divisé entre le PQ, Québec Solidaire et le nouveau mouvement de François Legault.

Pourquoi? Simplement parce que les souverainistes égarés chez QS et chez François Legault savent très bien que sous Pauline Marois le PQ n’a aucune véritable intention de réaliser la souveraineté du Québec mais veut tout simplement gouverner un Québec assujetti au minable statut de province enchaînée au sein du Cadena (comme le disait si bien Pierre Falardeau)!

Car si le PQ était sérieux, il aurait entrepris la mise à jour des études de 1995 nécessaires à toute véritable tentative de réaliser la souveraineté. De plus, on assisterait à une offensive forte et discrète sur la scène internationale pour préparer les alliances nécessaires à la reconnaissance d’un Québec souverain une fois une déclaration d’indépendance proclamée.

En plus le PQ serait en train de revoir toutes les options disponibles pour accéder à la souveraineté, en particulier depuis le jugement de la Cour internationale de justice de juillet 2010 dans l’affaire de la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo… À cet égard Jacques Parizeau a rappelé dans son discours samedi dernier que le programme du PQ de 1970 et de 1973 incluait l’accession à l’indépendance par élection référendaire (possible en cas de soutien par une large coalition des électeurs souverainistes face à un Parti libéral complètement discrédité par une gestion pourrie aux antipodes de l’intérêt collectif des québécois).

Enfin, si le PQ était vraiment sérieux dans son objectif de faire la souveraineté, il aurait lancé des états généraux de la souveraineté destinés à rallier tous les souverainistes derrière un plan d’action collectif.

Au lieu de cela, on a assisté à un noyautage en règle du processus de sélection des délégués au dernier Congrès du PQ par Pauline Marois et sa garde rapprochée afin de lui donner à tout prix son 93%… qui ne veut malheureusement pas dire grand chose en terme d’appui provenant du large spectre de l’électorat favorable à la souveraineté du Québec…

On a ainsi enfermé Pauline dans l’illusion qu’elle contrôlait la situation et pouvait présenter ses dictats au caucus et aux membres pour ce qui a trait au programme du PQ et à ses initiatives parlementaires.

Pauline commence à comprendre qu’elle ne contrôle en réalité pas grand chose… et certainement pas l’essentiel i.e. un agenda sérieux qui mènera le Québec à la souveraineté.

Le PQ est en train de se désintégrer, d’abord au niveau de l’aile parlementaire. Le membership et les bénévoles souverainistes suivront et le financement périclitera. Enfin le PQ chutera irrémédiablement dans les sondages et il deviendra clair, quant les chances de reprendre le pouvoir s’éclipseront, que le PQ ne sera plus viable comme formation politique… François Legault fait déjà des appels à des membres du caucus du PQ en leur disant qu’ils sont mieux de joindre son équipe avant qu’il ne soit trop tard pour leurs chances de réélection… Pauline, si elle ne réagit pas vite, vivra un véritable calvaire.

Afin d’éviter que la cause de la souveraineté du peuple québécois ne meure (le temps passe et la démographie francophone périclite), il est essentiel que Pauline tire rapidement les conclusions qui s’imposent et, au nom de cette cause primordiale, tire sa révérence comme chef du PQ afin de céder la place à un véritable chef rassembleur non seulement au sein du PQ mais de l’ensemble de la mouvance souverainiste.

Il en va de l’avenir et de la liberté de tout un peuple! Rien ne saurait être plus important.

ce qui est difficile a comprendre, c’est que malgré que son épouse ait quitté le parti lui semble continuer de s’y accrocher.
Preuve que cette mise en scène est orchestrée pour obliger Madame marois a quitter. preuve qu’il veut encore tout contrôler ce qui se passe à l’intérieur de ce parti.
S’il avait réussi ça aurait prouvé que le vrai pouvoir n’est pas détenu par les élus et ceux qui sont en poste a 93% pour le diriger.
Main invisible sort de là, la transparence est devenu une exigence des électeurs. Ils ne veulent plus se sentir floués victime des jeu de corridor. Ils veulent que les engagements pris par ceux qui sont censer les représenter soient respectés soit par ceux qu’ils mettent au pouvoir et que ça soit eux qui dirigent. Quand ils mettent leur confiance en des jeunes pour amener du changement, ça n,est certainement pas pour permettre à des anciens en coulisses de continuer a gérer avec des anciens principes contraires a ceux annoncés par ceux qu’ils ont portés au pouvoir.
Comment ça se fait qu’avec tout le chicage de guenille qu’on fait Pariseau, son épouse, et les autres démissionnaires ils continuent d’essayer de contrôle ce parti? Ça cré de la méfiance vis à vis le parti. Ça donne l’impression qu’à l’approche des élections ils se rageront dans les parti qui a le plus de chance d’être élu entre PQ, QS et le nouveau parti de Legault pour diriger et remettre la souveraineté sur le tapis, du parti élu.
Legault joue la même chanson que le PQ a joué longtemps en refusant de prendre position entre séparation et fédéralisme renouvelé… pas de principes… des votes… du pouvoir. On a l’impression qu’on veut flouer les électeurs pour leur en passer une petite vite après a 51%.
Moi je ne donnerai pas mon vote à un parti qui ne prend pas position claire sur ses intentions et sa vision sur une questions aussi fondamentales au Québec. La vague orange a démontré la volonté de vider cette question et ceux qui refusent de montrer clairement leur couleurs contribuent à diminuer le nombre d’électeurs aux prochaines élections. séparation, fédéralisme renouvellé ou statu quo voilà les 3 options. M. Parizeau semble tenir encore très fort a devenir le président d’un état souverain et semble continuer d’utiliser toutes ses relations pour y parvenir. Quand le pouvoir omnubile, l’égo grossit, les mots sont inutile on voit clair et le problème pour lui c,est d’admettre que même si ça se faisit il n’a pas assez appui chez les électeurs pour être au poste des commandes. Il sait que s’il met sa nomination avant les élections, il aura le même sort qu’Iggy, alors il préfère les coulisse et essayer de se faire nommer après, lui ou ses pions, c’est pareil, on en veut pas. Pas d’intérêt pour les omnubilés du pouvoir qui jouent a essayer de faire tomber ceux qui sont élus par la population. L’homme qui a démissionné en qui madame Marois faisait confiance, il n’a plus aucune crédibilité dans l’électorat(pour le peu qu’il avait, le bec en cult de poule, les postions hautains, et le discours théatral, pas populaire au Québec ça).

Aujourd’hui même je voterais oui à un référendum sur la souveraineté du Québec.Que le Québec devienne un pays est un de mes rêves et je veux absolument qu’un jour il se réalise.Cela doit être notre destin, sinon ce sera terminé de la nation franco Québécoise en Amérique.

Jacques Parizeau aussi et bien d’autres voteraient immédiatement oui à un référendum. Sauf que l’écueil principal est le peuple Quécécois qui n’est pas prêt ou pas pressé d’un autre débat sur la souveraineté. C’est ce que Parizeau et d’autres semblent s’entêter à ne pas vouloir comprendre…

C’est pour cette raison que la démarche de Marois sur la »gouvernance souverainiste » me semble logique,même si ça prend du temps…

Les boeufs sont lents mais la terre est patiente (Félix)

On peut bien faire un conseil de famille mais l’important est de sauver l’équipage ! L’habit , le bateau, on peut en construire un autre…

Il faudrait essayer de voir aussi ce que représente l’indépendance du Québec pour chacun d’eux et pour chacun de nous.

Moi, pour le moment, je vois trois catégories de souverainistes:

1- Il y a ceux pour qui c’est un rêve, un peu comme le rêve de posséder une maison pour être vraiment chez soi. Mais ils ne sont pas prêts ceux-là à faire quoi que ce soit pour convaincre leurs compatriote de partager leur rêve et de tenter de le réaliser. Dans le fond ils n’y croient pas trop parce qu’ils sont portés à penser qu’il est irréalisable à moins d’un évèment imprévu et imprévisible.

2- Il y a ceux pour qui c’est un projet, non seulement souhaitable mais nécessaire pour que la langue française et la culture québécoise puissent non seulement survivre mais s’épanouir pleinement. Pour eux et pour elles les peuples doivent eux-mêmes décider ce qu’ils veulent faire de leur pays.

3- Il y enfin ceux pour qui la souveraineté du Québec, ou plutôt dans leur cas, l’indépendance du Québec, c’est absolument nécessaire parce qu’il est insupportable et humiliant que d’être tenu en laisse ou en tutelle ou sous la domination d’une autre nation. Ce sont des fous de l’indépendance comme il y a des fous de Dieu.Ces gens-là la veulent à tout prix même si la population ne suit pas. C’est en quelque sorte une question de principe. Ils sont en guerre avec leurs adversaires et même avec ceux qu’ils trouvent trop mous, trop tièdes, trop peu pressés, trop démocrates.

C’est à chacun de nous de se demander dans quelle catégorie il se trouve et s’il a l’intention d’y rester ou de changer de catégorie.

Moi je me situe dans la deuxième et j’ai l’intention d’y rester.

Moi ce qui me taponne,c`est d`entendre dire qu`il faut convaincre la population.C`est qui ca la population?Serait-ce le quarante pour cent de citoyens qui attendent un projet rassembleur dans lequel nous pourrions nous reinvestire.

Nous pseudo jeunes ne sont pas les uniques responsables de leur inertie.C`est vrai que dans notre temps on devenait ou pretendait devenir adulte a 21 ans.Mais notre incapacite a transmettre la flame de la revolution tranquille tient au fait qu`on l`a laisser s`eteindre.
On a cree l`espece « souverainiste professionel » et cette nouvelle espece tend a se reproduire.
Il ne s`agit pas ici de reprocher a l`espece d`exister,c`est une creation collective,mais il faut reagir.L`inertie implique un investissement d`energie pour creer le mouvement.Il faut se ralumer la flame.
Alors convaicre la population ou ramener les etudes me semble plutot endorment.
Pourquoi on s`interesserait pas au contenu du futur centre de production culturelle de notre capitale nationale meme si c`est pas suppose etre de nos affaires.Ca reallumerait plus que de faire la chasse au grand pere.Il faut lui accorde son ouverture d`esprit qui ne nous a jamais fait defaut.Tenez vous debout et vous aurrai son appuis…Je le sais par experience!Faite avancer le Quebec et vous aurrez son appuis,ca je le sais!

Mononcle Andre de Calgary

Il faut y aller mollo M.Lisée avec les références à Freud, surtout depuis que le philosophe français Michel Onfray a déboulonné le père de la psychanalyse avec son percutant essai « Le crépuscule d’une idole ».

Il y explique finalement que dans un but éminemment lucratif et sans aucune rigueur scientifique, Freud a étendu ce qui n’était finalement que ses fantasmes et ses déviations personnelles à toute l’humanité en inventant la thérapie du divan.

Les jeunes péquistes n’ont pas besoin de tuer le père Parizeau. Ils doivent trouver des moyens de toucher la population par des propositions et un discours qui la séduit.

C’est vrai cependant que les journalistes en mission commandée des empires médiatiques de Gesca et Quebecor aiment bien attiser les braises de la dissension qui couvent toujours dans l’univers péquiste.

À cet effet, les sorties de Jacques Parizeau sont évidemment surveillées et amplifiées par le tambour médiatique lorsqu’elles se produisent.

Cette chicane interne est évidemment complètement contre productive alors que le parti voyait la probabilité de prendre le pouvoir.
C’est le faux frère Legault qui est mort de rire présentement.

Le problème avec la «famille» du PQ, c’est que les pulsions s’expriment ouvertement et de façon anarchique. Alors que le modèle freudien est plus discret, plus subtil, peut-être, me direz-vous, plus hypocrite, mais au moins la famille, en général, continue de fonctionner…Et le conflit père-fils s’estompe avec la maturité, actuellement très absente au PQ, chez tous les membres de la famille, incluant chez la mère qui, ne l’oublions pas, a elle aussi été contestée …par 2 filles aînées!
Le résultat: il y a de plus en plus d’amis qui hésitent à maintenir les relations.

@Raphaël Erkoréka

René Lévesque est né en août 1922 (wikipédia)

La nationalisation d’Hydro-Québec a eu lieu en mai 1963 (wikipédia)

René Lévesque avait alors techniquement 40 ans lorsque l’électricité fut nationalisée….

Mr Parizeau me déçoit tellement,on avait de chances pour la prochaine élection,maitenant je ne sais plus.

C’est plutôt un nouvel épisode des Frères ennemis. Le PQ n’est pas un parti, mais une coalition hétéroclite. Rien à voir avec les questions de générations ou d’âge. Ce sont toutes les versions de la question nationale qui se trouvent à déchirer ainsi le PQ. Sans compter le clivage habituel entre conservateurs et progressistes. Décidément , nous assistons -participons ?-à une recomposition de notre paysage politique. Il était temps !

Il est évident que la saison des égos dans le parti Québécois est revenue.
Quel gâchis!
Depuis que le mouvement indépendantiste existe au Québec, il peut être constaté que malheureusement ses dirigeants n’auront pas appris que l’humilité et la solidarité envers le peuple québécois sont les qualités nécessaires pour réussir sa libération.
Bien sûr, certains parmi eux ont acquis une certaine notoriété mais le sentiment immense et profond qu’ils étaient porteurs d’une Grande Cause, à un moment donné, leur à fait défaut.
La libération de la Pologne et la Tchécoslovaquie par des hommes exceptionnels, et d’une grande humilité, sont des exemples frappants de ce que j’avance.
Il y a aussi le fait que la majorité de la population se voit suffisamment bien « entretenue » qu’elle ne voit aucune urgence à changer quoi que ce soit ou à dénicher son libérateur ou libératrice.

Ce « flou » artistique durera jusqu’à nous ayons faim.
Beaucoup de peuples à travers les âges se sont battus pour avoir leurs pays.
Nous avons un pays qui se cherche un peuple.

Pour poursuivre votre analogie, le Québec qui aurait commencé son adolescence dans les années 1960, poursuit la quête de son autonomie avec les fluctuations d’humeur de l’adolescence et la construction de sa personnalité qui lui permettra de quitter la maison canadienne pour construire la sienne, ainsi va la vie. Si la période d’adolescence est souvent troubles, rébellions et découvertes, n’est-elle pas un processus vital de maturation et d’ouverture au monde? Toutes les forces vives devraient pouvoir exprimer leur vision et assumer le compromis qui permet la vie en société. L’intergénérationnel d’aujourd’hui est à la mesure du niveau de maturité des québécois et québécoises de 2011. Cette cohabitation des générations est en développement aussi. Il fait partie du processus de maturation du peuple québécois.

La dynamique interne du PQ telle que je la comprends (et ce n’est absolument pas freudien): Les « pressés » sont sans compromis mais ne pourront jamais réaliser leur objectif puisqu’ils ne prendront pas le pouvoir. Les moins pressés vont tenir à prendre le pouvoir, mais vont faire tous les compromis possibles sur l’option. Ça prend absolument les 2e à la tête, sinon le pouvoir ne se prendra jamais, mais ça prend les 1ers pour leur rappeler le but de leur parti.
Alors oui, le PQ est un parti de chicanes internes mais il ne peut pas en être autrement. C’est par la tension entre les deux factions que leur option a une chance de se réaliser. Le triomphe de l’un ou l’autre serait probablement néfaste au but ultime à atteindre.

Le rpoblème est que le direction du PQ semble vouloir se torpiller elle-même. Après le désastre du projet de loi 204, Mme Marois a essayé de « limiter » les dégâts en invitant les démissionnaires à revenir, à condition de se soumettre (alors qu’il était évident qu’ils refuseraient ces conditions)…en excluant Lisette Lapointe, alors qu’elle acceptait Aussant qui, lui, avait réclamé sa démission (alors que Mme Lapointe n’était pas allé aussi loin). Bref, une déclaration de rupture très claire face à M. Parizeau.
Il aurait été plus intelligent de limiter les dégâts en prenant acte de l’inconfort des quatre démisionnaires avec la « stratégie » de l’actuelle direction du PQ. Bref, adoucir les angles au lieu de dramatiser encore plus la situation.

Pour empirer les choses, ne voilà-t-il pas qu’on envoie au casse-pipe, 12 « jeunes » députés demander à M. Parizeau de se taire. En essayant de faire du conflit une « crise de génération »*. Craignait-on qu’aux IPSO Parizeau allait en remettre ? Si cela était, c’était mal le connaître (allez écouter son discours, rien contre l’actuelle direction du PQ). Et terriblement dangereux. On vient de relancer le conflit sur la place publique, alors que la sagesse aurait conseillé d’entendre de voir ce que M. Parizeau allait dire (ou ne pas dire) pour lancer la lettre si nécessaire. Comme M. Parizeau sembalit aux IPSO limiter lui-même ses interventions sur le sujet, cette lettre était doit, non seulement inutile, mais mal avisée (euphémisme).
Au lieu que le débat s’éteigne de lui-même, on vient de le relancer. Et on ajoute de l’huile sur le feu. NOus assistons maintenant à des ripostes à la réponse de Paruizeau, des contre-attaques de ceux qui défendent sa façon de voir, des contre-contre-attaques des 12, …
Je n’appelle plus cela se tirer dans le pied, mais se tirer dans le pied au bazooka. Qu’est-ce qui justifie une telle maladresse ? La panique ? Une volonté « d’épurer » le parti du courant non-étapiste (comme P-M Johnson l’avait fait jadis) ?
Toujours est-il que cette lettre était la pire décision à prendre.

*complètement idiot, soit-dit en passant quand un veut défendre la cheffe Pauline Marois, pas vraiment une « jeune » en politique (députée depuis 1981) et que l’un des démissionnaires était Aussant (Curzi est un « vieux », mais un « jeune » en politique))

L’aller à vau-l’eau de Parizeau, les petits pas de Mme Marois

LA solution, simple séparation ?

Nous pouvons constater facilement, sur la place publique, qu’il y a encore 2 tendances au PQ pour arriver au même but, mais pas à la même vitesse, à la simple sortie du Canada du Québec, la séparation : « depuis que l’association et le partenariat ne sont plus mentionnés pour accompagner la souveraineté, dans le programme du PQ et que personne n’en parle depuis plusieurs années ».

Les fonceurs pressés centrés sur la souveraineté: Messieurs Parizeau, Landry, Curzy et compagnie qui suggèrent de préparer le pays à naître, en parler fort et souvent pour convaincre les fédéralistes, gagner une élection, présenter un beau projet de pays, gagner le référendum et déclarer le Québec souverain. Simple et rapide. Pas de tataouinage mais un danger plus grand de demeurer dans l’opposition avec seulement 25 % de solides séparatistes, ceux qui ont voté pour le Bloc le 2 mai dernier. La crainte peut envoyer les souverainistes mous à la CAQ de Legault-Sirois.

Les tacticiens pas trop pressés de la souveraineté : Mesdames Marois et Léger, Messieurs Drainville, les 12 « jeunes » qui ont fait adopter une politique de gouvernance souverainiste de province, en attendant des temps plus favorables à la souveraineté du Québec. Le pouvoir provincial pour renforcer la loi 101 afin de mieux protéger le français, adopter une constitution québécoise et rapatrier des pouvoirs d’Ottawa etc. Un peu de tataouinage à faire avancer le Québec mais plus de chances de prendre le pouvoir à la place de risquer de la laisser au PLQ ou à la CAQ.

Qui a raison qui a tort ? Les 2 camps qui se font du tort. Faut tenir compte que chaque chose qui augmente le confort des Québécois dans le Canada, il y en a moins qui désirent en sortir complètement…normal. D’autres solutions constitutionnelles plus rassembleuses devraient être envisagées par les 2 camps séparatistes ennemis, avant de s’auto détruire trop.

Ça risque de chauffer au PQ cet été.

En passant, il y a de la graine de chef en M. Aussant, pas mal plus que dans M. Curzi qui fait dans le mou même si, du camp des durs, il fait partie.

C’est au dernier conseil national que l’on a adopté le programme du parti incluant la gouvernance souverainiste …… Mais il semble que les perdants qui étaient minoritaires se servent de la première erreur de la cheffe pour la matraquer ce qui fait un peu beaucoup mauvais perdant ….. Il faudra bien un jour que le père meure ………

J’ai toujours admiré la classe de Parizeau; maintenant je commence à déplorer son manque de classe…

Je viens de lire la réaction de Bernard Landry ( http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201106/14/01-4409242-marois-doit-reflechir-dit-landry.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS2 )

Sur un point il rejoint ma conclusion: « Les jeunes députés péquistes n’auraient jamais dû écrire cette mise en garde à Jacques Parizeau ».

Je réitère: à mon avis, la bonne « stratégie » aurait été de laisser le débat s’éteindre de lui-même au lieu d’engager les hostilités avec Jacques Parizeau. Lequel avait d’ailleurs, jusqu’à ce moment, respecté le devoir de réserve. Il s’est simplement contenté d’être présent à la conférence de presse où sa femme a annoncé sa décision. Présence symbolique s’est-il contenté de dire aux journalistes qui le pressaient de questions.
Présence symbolique, oui, mais si la direction du PQ s’était arrêté là, elle serait sorti de la sphère médiatique. Cette lettre n’a fait que déclencher un nouveau débat douloureux et public. Cafouillage sur cafouillage.

M.Pariseau a démissionné le lendemain du référendum soit le 31 octobre 1995 ainsi il abondonnait le bateau et laissait tomber les Québeçois allons pas dire qu’ il a donné une grosse léçon de courage aux jeunes!

Enfin un peu de raison dans toutes ces histoires.
Comme vous le montrez bien « le devoir de réserve sert le parti ». Je ne connais pas vraiment Jacques Parizeau parceque j’ai immigré au Québec il y a 11 ans. Je ne comprends pas ses envolées… Au PQ, il y a une organisation, il y a même eu un caucus, non? L’approche de ce parti ne semble pas très démocratique… Même si l’idée me plaisait, quand je vois la manière de se comporter du parti québecois, je perds confiance dans sa capacité à gouverner un pays. C’est tout.

@claude pelletier

Je trouve que vous avez une mémoire sélective ou pas de mémoire du tout.

Que faites des décisions de la Cour suprême du Canada qui à répétition ont charcuté la loi 101 ?

Que faites-vous de la loi sur la clarté de Dion ?

Que faites-vous des décisions de verser des sommes massives d’argent à l’industrie de l’automobile et des miettes à celle de la forêt ?

Avez-vous oubliez la ridicule construction de l’aéroport de Mirabel ?

Mettez-vous volontairement de coté les cadeaux faits aux exploiteurs des sables bitumineux sachant très bien qu’on plombe ainsi la croissance économique d’autres provinces dont le Québec ?

Mes questions n’ont rien à voir avec le PQ évidemment. Mais elles concernent l’ensemble de la société québécoise. Alors quand vous écrivez :

****«Le Canada n’empêchera jamais le Québec de s’affirmer à l’intérieur du cadre canadien si le Québec veut vraiment le faire; il n’a qu’à avoir la volonté politique de le faire, c’est tout.»****

vous démontrez soit votre méconnaissance de l’histoire récente du Québec, soit d’une mauvaise foi servile pour faire valoir votre choix fédéraliste.

Vous terminez votre commentaire en écrivant :

«Ce n’est pas le Canada qui peut régler notre problème, c’est NOUS, l’entière population du Québec, qui pouvons seuls le faire.»

Je vous concède qu’effectivement le Québec peut régler certains de ses problèmes à la stricte condition de ne pas empiéter dans le champ des compétences fédérales où le Québec n’a aucun pouvoir sauf celui de quémander et de crier dans le désert.

«Ce qu’exige tôt ou tard le plus fort, ce n’est pas qu’on soit à ses côtés mais dessous.»
[Georges Bernanos]

Bien essayé Monsieur Lisée 🙂 Mais je ne crois pas que Freud en aurait fait une névrose.
Lorsque vous écrivez :
«Nous voilà donc dans un cas de figure non-freudien ou le jeune adulte en veut au père de… ne pas aimer la mère.
En plus, le père accuse à son tour la mère d’être trop autoritaire et de l’avoir empêché, lui et Dame Lapointe, de faire valoir leurs points de vue. On a donc l’impression que Parizeau veut “tuer la mère”.»

…il faut savoir que la «véritable» mère est Lisette Lapointe, car c’est elle qui assurait l’unité et la cohésion dans le clan péquiste. Ainsi, c’est la crise au moment où elle retourne vers le «chef» (celui qui est fantasmé inconsciemment par les fils, le «chef idéal» c.-à-d. celui qui est devenu Premier Ministre, qui a réalisé un référendum et qui l’a presque gagné). Tant que «les fils» avaient la mère – la femme du «chef idéal» pour eux, la paix était dans les rangs.

Aujourd’hui, les fils se rebellent, non pas par jalousie pour avoir la mère, mais bien par envie pour devenir le père. Il s’agit d’un processus inconscient d’identification à celui qui symbolise le «chef idéal» au PQ.

Après le mouvement des Lucides au Québec, on dirait que c’est maintenant au tour des «Candides» de s’exprimer… Mais il s’agit là d’une formation réactionnelle (le sentiment contraire au Moi qui s’exprime dans la réalité). En somme, d’une manière ou d’une autre, Pauline Marois est en mauvaise posture avec une douzaine de «fils illégitimes» qui rêvent d’être un «Jacques Parizeau», mais avec un peu plus de mordant 😉

Je crois que le navrant spectacle que nous inflige le PQ a des origines beaucoup moins subtiles que des pulsions inconscientes freudiennes.

Le PQ a toujours été essentiellement constitué de clans fort différents dont les membres de chaque clans espèrent être en position de force quand le PQ reprendra le pouvoir et par extension quand il proposera un modèle de pays.

Le seul ciment qui les maintient ensemble, en surface, c’est la souveraineté. Mais quand les plaques tectoniques sous-jacentes s’activent trop, le ciment ne peut que s’effriter.

C’est ce à quoi nous assistons, essentiellement une lutte de pouvoir fratricide et destructrice.

«Si haut qu’on monte, on finit toujours par des cendres.» [Henri Rochefort]

Une élection référendaire devrait forcément rassembler les souverainistes…Si on perd on pourra se reprendre…Le but c’est l’indépendance; pas de former un bon gouvernement en constant conflit avec Ottawa. Je me suis intéressé à la question nationale à 15 ans. J’en ai 60. La patience a des limites. Mettons fin aux détours et aux tergiversations. Allons droit au but!

l’autorité de Pauline Marois (sans parler de Freud)

A propos de « l’autorité » de Pauline Marois, il faut se rappeler que Lisette Lapointe a dénoncé « l’autoritarisme outrancier » de la chef.

Jacques Parizeau dans sa réplique aux « jeunes » députés publiée dans Le Devoir du 14 juin 2011 traite du sujet de la démocratie et du droit de parole et de discuter au Parti québécois… sous « l’autorité » de Pauline Marois.

Parlant d’autorité, on peut l’acquérir par son envergure intellectuelle et sa personnalité ou en imposant des contraintes (la ligne de parti) et en manoeuvrant, ce qui aboutit à un « gâchis », un « gâchis » qu’on étire en publiant une lettre de la relève pour faire diversion. Une autre erreur des pseudo-stratèges qui entourent Pauline Marois.

robert barberis-gervais, 15 juin 2011

À Z # 23,

Même si je suis fédéraliste, j’aime bien votre analyse, que je trouve juste, et vos suggestions, que je trouve fort appropriées pour ce qui est du sauvetage, de la revitalisation et du renforcement à court terme du PQ.

Cependant, même si ce n’est pas mon combat, je ne vois pas de candidat rassembleur et suffisamment entraînant à l’horizon, pour relancer le PQ et faire profiter le Québec de la grande richesse de ses travaux.

J’aurais beaucoup aimé que le Québec se donne une CONSTITUTION DIGNE DE LUI, fasse adopter sa charte de la citoyenneté, sa charte de la langue française, ses règles d’accueil des immigrants, etc.

Mais je ne vois malheureusement pas comment ça pourra se faire à court ou moyen terme;

À MOINS QUE François Legault n’accepte de récupérer et d’INCLURE, tel que je le souhaite fortement, CES NÉCESSAIRES MESURES DANS SON PROGRAMME.

À Jean Lapointe # 28,

J’aime vos catégories, je les trouve très représentatives.

Je déteste l’attitude des embrigadés de la 3ième.

Ils empoisonnent l’atmosphère partout où ils sont et partout où ils s’expriment. Je leur souhaine sincèrement de cesser de s’auto-empoisonner eux-mêmes, parce qu’ils traînent leur malheur où qu’ils aillent et rendent malheureux tous ceux qu’ils tentent maladivement d’empoisonner.

À Denis Drouin # 48,

J’aime votre analyse. Vous visez juste, une image qui vaut mille mots.

»… Une lutte de pouvoir… », pourquoi dans le fond ?, juste pour tenter de se faire valoir. C’est triste, j’en conviens, mais nous sommes en vie, pourquoi ne pas apprécier chaque jour cet immense cadeau.

À l’instar des produits de consommation, les partis politiques ont une date péremption et une durée de vie. Le PQ comme le Bloc et le PLC a atteint cette date de péremption. En instinct de survie, on fait appel au marketing du changement pour soit renouveler le produit ou en créer un nouveau pour remplacer celui qui n’est plus l’arôme du jour.
En politique, la résitance au changement est une entrave directe au renouveau, c’est ce qui se produit présentement au PQ. De plus, comme un produit de consommation, il y a des marchés cibles: le client interne et le client externe (dans ce cas-ci,les membres du PQ et la poulation du Québec).
Présentement, la clientèle interne du PQ vit une crise existentielle sur le comment de réaliser la souverainneté du Québec. l’article 1 en est la principale cause. Pour sa part, la clientèle externe du PQ, la population québécoise s’éloigne de plus en plus du projet de pays du PQ et imagine encore moins Madame Marois à la tête de son gouvernement. Nous voilà donc avec un Parti Québec qui se dchire de l’interne et de l’autre côté, l’électorat québécois est en quête d’une nouvelle saveur du jour: François Legault. Ce qui est triste, le PLQ qui rehaussait son produit avec son plan Nord risque d,être réélu. .

La résitance au changement fait place à la stagnation, c’est qui se passe au PQ et freud n’y peut rien!

Bonjour Parizeau, Landry et dans une moindre mesure tous les autres membres de ce parti qui interviennent à tout bout de champ dans les médias coulent le bateau de la souveraineté en se montrant incapable de respecter l’instance politique qui est la leur.
Il y a pour les ex chefs du PQ un devoir de réserve OUBLIÉ ET AUSSI UN MANQUE d’éthique. Je crois que de telles attitudes font craindre à beaucoup de Québécois un référendum gagnant par ce parti mais surtout des suites. Il est plus que temps que ces personnes s’interrogent sur leurs valeurs démocratiques.

Une tempête dans un verre d’eau. Voilà ce qui se passe au PQ. Ce sont les quelques maladresses de Mme Marois dans la gestion du dossier de la loi 204, loi visant à régulariser l’entente Labeaume/PKP, qui ont déclenché cette tempête.

Il faut bien avouer la sortie des trois premiers démissionnaires a bel et bien été ratée. Même Mme Lapointe qu’on a du pousser un peu vers la sortie ne semblait pas en vouloir à Mme Marois, mais à son entourage. Quand à ses 2 collègues, j’essaie encore de comprendre leur motivation. C’est bizarre que Mme Beaudoin qui se targue de vouloir faire de la politique autrement n’a pas vraiment réussi à nous expliquer comment elle entend s’y prendre.

Le seul démissionnaire qui a été clair, c’est M. Aussant. Il a même demandé la démission de Mme Marois.

Une tempête dans un verre d’eau parce quand on lit l’article 1 du programme adopté lors du congrès d’avril dernier, on comprend qu’il n’y a vraiment aucune raison de douter du désir du PQ de travailler à faire du Québec un pays indépendant. Si un gouvernement Marois oubliait d’expliquer au Québécois pourquoi il faut faire du Québec un pays indépendant, je suis sûr que, comme moi, des milliers de membres lui rappelleraient ce pour quoi il existe.

En attendant, il faut faire confiance à Mme Marois et, pourquoi pas à ses jeunes et moins jeunes députés. Par son engagement, Mme Marois a mérité sa chance de devenir la mère de la Patrie. Ça nous changerait des nombreux pères de la Patrie.

Emilien Larivière

Parizeau a simplement tenu sa promesse de démissionner si le référendum était perdu. Il a tenu parole et vous lui reprochez?

Wilfrid Laurier aurait déjà dit: les Québécois n’ont pas d’opinions, ils n’ont que des sentiments. Serait-ce encore vrai? J’en ai bien peur.

Chose certaine, la victoire de Jack Layton sur Gilles Duceppe pourrait en être la confirmation.

Autre preuve: cette difficulté qu’ont les Québécois à comprendre que le Parti québécois est le seul parti vraiment démocratique. Or,l’habitude de vouloir faire consensus sur des opinions différentes, est souvent perçue comme des batailles inutiles.

Que Jean Charest, député conservateur au fédéral, soit parachuté par un quelconque pouvoir invisible, à la tête du Parti libéral provincial, sans que les militants aient un mot à dire, est tout à fait conforme avec leur définition de la démocratie.

J’ai déjà dit que le plus gros problème du Parti québécois était l’intégrité que lui avait imposée René Lévesque. Je rajouterais maintenant que la Révolution tranquille leur a fait croire en une maturité qui n’est pas encore à notre portée.

Salutations cordiales

@ Peddler:

Un bon point pour toi, Peddler!

Si un jour je te rencontre, je te paye la bière.

Le toast sera dédié à la précision.

Groupe rassembleur PQ

Pourquoi pas un quatuor autour du PQ.

Pierre Curzi entre Parizeau et Marois.

Gilles Duceppe du Bloc, un sage et politicien expérimenté ayant connu la victoire, la défaite.

J.M.Aussant: le jeune souverainiste du groupe Parizeau.

B.Drainville, figure dominante du PQ sous Marois et espoir.

L’un de ces 4 pourrait remplacer P.Marois après sa démission et un chef intérimaire.

Sinon c’est la fin dans la zizanie.

P.Marois est associée à 30 ans de vie politique et à un contexte politique insurrectionnel contre les politiciens.

Mme Marois doit partir.

M. j. parizeau…il n a plus le pouvoir ou les pouvoirs qu il avait…c est certain…il a de l expérience du passé…le droit comme tous et toutes de s exprimer…et les conseils qu il peut s il le veut bien, partager si on lui demande…!!! L important pour le pq c est que l unité demeure ou plutôt s installe mieux que jamais…mais pas pour règner mais pour servir le plus grand bien de tous et toutes…je dis bien: « bien » dans la paix, la justice…et tout ce qui est (au moins) bien tout en allant ou visant la perfection nationale!!!!!!!!!!!!!!(merci)l amour aux actes!!!! qu en pensez-vous???

Pépère ou Ti-cul

Nous les citoyens, qui allons un jour voter oui ou non au référendum, si jamais on se rend là, invitons les souverainistes à cesser leurs interminables embrouilles.

Nous les invitons aussi à nous fournir une réponse claire, simple et facile à comprendre aux deux questions suivantes.

1. Quelle est l’identité des québécois qui veulent un pays ? Autrement dit qui ça «nous autres» et qui sont ceux qui sont «pas nous autres».

2. Qu’est-ce qui ira vraiment mieux le lendemain de la souveraineté ? À part un drapeau, un siège à l’ONU ou l’hymne à Raoul, … quelle sera la valeur ajoutée de ce geste…

Que ces réponses viennent de pépère ou de ti-cul, peu importe… quand elles seront satisfaisantes le vote tombera en place… tout naturellement.

L’effondrement du Bloc est peut-être un signal que ces réponses n’existent pas et qu’il faut abandonner cette option … pour passer à autre chose…

À Denis Drouin et aux indépendantistes à tout prix,

Si le Québec veut participer au premier chef à la bonne gestion et au bon développement du Canada, il faudrait que ses citoyens commencent à penser à élire un parti fédéraliste qui a de bonnes chances de gouverner le pays à court ou moyen terme, ne pensez-vous pas ?

@claude pelletier # 62

Où allez-vous chercher que c’est Parizeau qui a torpiller Meech ?

Je comprend votre jouissance fédérastre mais là vous beurrez pas mal épais.

Est-ce que Messieurs et Mesdames les démissionaires ainsi que les marionetistes en coulisses peuvent nous expliquer en quoi la merveilleuse suite d’événement sert la cause qui leur est cher?

En quoi est-ce que cette grande séance généralisée de stratégite aigue aide la cause primaire qui les motivent?

Peuvent-ils expliquer clairement comment leurs actions des derniers jours rapprochent le Québec d’un raliement autour de l’idée de souveraineté?

Et SVP, pas de théorie déconnectée SVP, que du concret.

Dans le fond peut-être que le grand élan de sagesse était dans le fait de se donner soi-même son 4%?

Bien sur que Frank McKenna, du Nouveau-Brunswick, Gary Filmon, du Manitoba, et Clyde Wells, de Terre-Neuve, se sont mis à genoux devant Parizeau, et Trudeau qui méprisait Meech et Mulroney c’est certainement agenouillé aussi?

Voyez-vous Messieurs, Robert Bourassa du Québec, Frank McKenna, du Nouveau-Brunswick, Gary Filmon, du Manitoba, et Clyde Wells, de Terre-Neuve, ça Messieur, sa fait déjà quatre provinces en désaccord.

La preuve du bon fonctionnement du Canada.

Un lac Meech sans fond.

À Robert S. # 63

Un maudit bon commentaire qui mérite des réponses claires et directes, c’est-à-dire qui ne tournent pas autour du pot.

Quand je dis dans mon commentaire # 51 à Z:

»J’aurais beaucoup aimé que le Québec se donne UNE CONSTITUTION DIGNE DE LUI, fasse adopter sa charte de la citoyenneté, sa charte de la langue française, ses règles d’accueil des immigrants, etc. »,

je parle, bien entendu, des documents faits à ce jour par le PQ.

À Denis Drouin, votre commentaire # 46 :

Pour répondre à la citation empruntée à Bernanos, à la fin de votre commentaire :

«Ce qu’exige tôt ou tard le plus fort, ce n’est pas qu’on soit à ses côtés mais dessous.»
[Georges Bernanos]

Je vous dis, comme François Legault, que le Québec se mette d’abord en position de force économique s’il veut avoir une véritable chance d’obtenir satisfaction à ses demandes, mieux à ses propositions et,

s’il n’obtient pas alors de réponses satisfaisantes du fédéral et des autres provinces à ses demandes et propositions, et si sa population le désire majoritairement, à au moins 50% + 1 des votes exprimés par au moins 75% de la population avec droit de vote, le Québec pourra alors, vu sa position de force économique, déclarer unilatéralement son indépendance suite à une élection référendaire remportée à 50% + 1 des votes exprimés par au moins 75% de la population avec droit de vote.

Le Parti québécois est en fin de vie et sa date de préremption approche.

Je crois personnellement qu’il subira le même sort que les bloquistes aux dernières élections fédérales: une mémorable RACLÉE!!!

Je voudrais ajouter ma voix à ce meurtre du père en qualifiant la démarche souverainiste de Parizeau d’échec. Il semble toutefois que le 49% et des poussières de Parizeau ne soit pas perçue comme un échec par une bonne partie des péquistes. On peut parler d’erreur stratégiques graves de Parizeau, qui ont mené à cet échec :
-Ne pas parler de souverainneté pendant la compagne de 1994
-Se donner seulement un an pour préparer la souveraineté.
-Faire intervenir trop tard Lucien Bouchard dans la campagne : on se souviendra qu’elle ne levait pas avant l’arrivée de Bouchard, et que c’est lui et non Parizeau qui a fait monté le score.
-Sous-estimer les moyens des adversaires et les moyens même illégaux qu’ils utiliseraient pour arriver à leurs fins.
Ces tares stratégiques ont mené à l’échec de Parizeau et sa déclaration du soir du référendum a confirmé l’échec du PQ. Monsieur est donc très mal venu de parler de stratégie à Madame Marois. Il n’a pas compris que l’ennemi principal de la souveraineté est Legault et non Marois. Il n’a pas compris que Marois a le devoir de gagner ce référendum et qu’elle ne peut pas, contrairement à Monsieur, se permettre de le perdre. Ce qui implique une stratégie complètement différente. Je crois qu’il est temps que Monsieur se retire. Il a contribué au débat, il aurait du s’en tenir à son livre. Et non, pas plus que Landry, il ne verra l’indépendance de son pays de son vivant, qu’il s’en fasse une raison. Ce sera une bonne leçon à donner aux générations suivantes, affirmer cela : l’indépendance n’est pas le travail d’une seule génération.

…sans parler de la difficulté pour le père d’assister à la mort de son enfant.

Lorsque je lis des commentaires à l’effet que Monsieur Parizeau devrait se taire, il y a lieu de se mettre à sa place en ayant été parmi les premiers bâtisseurs du PQ.

Pauline Marois revient inlassablement sur son 93,08% d’appui de ses délégués. Or, deux semaines plus tard, l’électorat sortait le Bloc Québécois de la Chambre des communes à Ottawa. Pour les «vieux de la vieille» (par opposition aux «jeunes péquistes» candides), ce résultat d’élection a dû soulever une importante inquiétude à l’effet qu’il n’y a rien d’immuable. À plus forte raison, l’arène politique devrait compter un joueur de plus avec François Legault. De quoi soulever beaucoup d’angoisse…

La question qui tue: où sont donc les cerbères du Parti Québécois ? Que font-ils depuis la débâcle du BQ ? Présentement, on a l’impression que Jacques Parizeau et Bernard Landry sont les gardiens du Parti.

À voir cela, Winnicott nous parlerait davantage du Good Enough Father que de la Good Enough Mother.

@Robert S & Claude Pelletier

Et si je vous posais la question inverse, à savoir, en quoi les restrictions qu’impose la constitution canadienne au Québec, peuvent-elles aider la société québécoise à s’épanouir dans tous les domaines de sa vie ?

M. Pelletier j’attends toujours votre réponse à la question que je vous demandais hier après votre affirmation que Parizeau avait torpillé Meech.

«On paie mal un maître en ne restant toujours que l’élève.»
[Nietzsche]

À Denis Drouin # 65,

1) Pour vous répondre sur le rôle, stratégiquement nuisible, joué par monsieur Parizeau dans le torpillage de l’Accord du Lac Meech, j’emprunte la dernière partie de l’avant dernier paragraphe du texte très bien documenté du 29 septembre 2008 d’Éric Bédard, historien et professeur à la TÉLUQ, paru dans l’excellente et crédible revue L’ACTION NATIONALE (au coeur des débats nationaux du Québec depuis près d’un siècle) :

»La politique du pire, ce fut de combattre l’Accord du Lac Meech, sous prétexte que les cinq conditions contenues dans l’entente étaient bien en deçà des revendications traditionnelles du Québec. Au lieu de soutenir le gouvernement national des Québécois, dûment élu par la population, de faire ainsi front commun, d’obtenir quelques gains, minces mais significatifs, le Parti québécois a préféré agir de manière partisane. Lorsqu’il est devenu clair que l’accord était rejeté par le Canada anglais le soir du 23 juin 1990, la main tendue par Jacques Parizeau à « son » premier ministre allait avoir moins de valeur que s’il l’avait loyalement soutenu durant les années précédentes. »

De 1987 à la mort de l’Accord fin juin 1990, Jacques Parizeau s’est exprimé sur plusieurs tribunes, sans parler de ses possibles interventions en catimini, je l’en crois bien capable, pour combattre l’Accord du Lac Meech, et il a finalement réussi à le tuer avec la collaboration d’occasion de quelques ennemis politiques influents.

L’on peut dire sans se tromper que ce sont les efforts combinés de Jacques Parizeau et, fort opportunément, les interventions conjuguées de Pierre-Elliot Trudeau, Jean Chrétien, Frank McKenna, Gary Filmon, Clyde Wells et finalement Elijah Harper qui ont soulevé une partie de la population canadienne, par leurs interventions intéressées, et ainsi réussis à tuer l’Accord du Lac Meech.

C’est dire que des ennemis politiques n’hésitent presque jamais à se servir à leurs fins de la cause de leurs ennemis LORSQU’ILS PENSENT QUE ÇA PEUT LEUR PROFITER.

C’est ce qu’ont fait les quelques opposants initiaux à Meech dont Jacques Parizeau et SON PQ au tout premier plan.

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2) Je profite de l’occasion pour vous inviter à lire au complet cet important, très intéressant et fort instructif article (vous y apprendrez beaucoup de choses si vous consentez à le lire) d’Éric Bédard, historien et professeur à la TÉLUQ, paru le 29 septembre 2008 (et toujours actuel) dans L’ACTION NATIONALE (au coeur des débats nationaux du Québec depuis près d’un siècle) :
http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=721&Itemid=99999999

À Denis Drouin et à tous les souverainistes/indépendantistes du Québec :

Je vous invite tous à lire attentivement le précieux article de l’historien et professeur à la TÉLUQ Éric Bédard, paru le 29 septembre 2008 et toujours d’une grande actualité, dans L’ACTION NATIONALE (au coeur des débats nationaux du Québec depuis près d’un siècle) dont voici un extrait :

»Dans un premier temps, il faut se demander si la cause souverainiste/indépendantiste doit être celle d’un parti politique ou d’un mouvement social. Tout comme les souverainistes, les écologistes sont confrontés à un dilemme similaire. Entre un parti vert qui doit développer une plate-forme électorale sur d’autres questions que celle de l’environnement, avaler des couleuvres en faisant des alliances avec des partis plus importants qui déçoivent les militants les plus aguerris, ou des groupes de pression comme Green Peace ou Équiterre qui attirent constamment l’attention de l’opinion publique, bien des militants environnementalistes hésitent. Pour les souverainistes, la réponse ne va pas de soi non plus. Lorsqu’on mesure cependant les conséquences des deux échecs référendaires, on comprend les réticences de celles et de ceux qui souhaitent à tout prix éviter que l’on se lance, sans trop réfléchir, dans une troisième aventure référendaire. Une façon d’éviter un troisième psychodrame serait que le Parti québécois se saborde et que la cause souverainiste/indépendantiste redevienne celle d’un grand mouvement social qui œuvrerait en dehors de la dynamique partisane, un peu comme ce qu’avaient envisagé les premiers indépendantistes qui militèrent au sein de l’Alliance laurentienne ou du Regroupement pour l’indépendance nationale au tournant des années 1960. Ce grand mouvement social réunirait des militants résolus de l’indépendance qui tenteraient de faire pression sur tous les partis politiques, plutôt que de miser sur un seul. Lorsqu’un contexte historique serait favorable à la tenue d’un référendum, ces militants, munis d’une loi sur les référendums d’initiative populaire qu’un prochain gouvernement pourrait faire adopter, se mobiliseraient pour forcer une décision. Un tel mouvement social mobiliserait les vrais militants de la souveraineté, c’est-à-dire celles et ceux qui considèrent que cet enjeu est le plus important de tous, que les questions liées au système de santé, à l’éducation, à la gestion de la dette publique, au vieillissement de la population, au développement économique relèvent de la « gouverne » provinciale, qu’elles sont par conséquent secondaires. Au lieu d’attendre qu’un chef leur présente une stratégie gagnante, d’être constamment déçus par un Parti et des élus qui, une fois portés au pouvoir, doivent bien voir aux affaires courantes du Québec/province, prennent des décisions qui souvent divisent les troupes, ces indépendantistes auraient les coudées franches et pourraient redevenir, avec le concours de la population, responsables du programme politique. Une telle perspective pourrait même redynamiser la cause. Celle-ci ne serait plus seulement l’affaire d’un appareil partisan, mais de ses militants les plus dévoués. Dans un contexte où les prérogatives de l’Assemblée nationale sont battues en brèche, où la capacité du gouvernement du Québec à défendre notre être collectif est diminuée, il faut envisager toutes les options qui restent, y compris celle du retour au mouvement social.

Il est cependant fort à parier qu’une telle option sera rejetée par les souverainistes, que ceux-ci continueront de penser qu’un parti politique est essentiel à la cause. Si tel était le cas, alors un certain nombre de leçons devraient être tirées du passé… »

Pour l’article au complet que vous ne devriez pas, mais vraiment pas, vous passer de lire, voir :

http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=721&Itemid=99999999

@ Charlie Angel (# 74):

« Pauline Marois revient inlassablement sur son 93,08% d’appui de ses délégués. » (sic)

Si mes ouvenirs sonnt exacts, la salle tait « paquetée » et pas un seul dissident n’a été admis…

À Denis Drouin # 65,

J’ai répondu de façon détaillée à votre question, avec, à l’appui, un passage, qui s’y applique, de l’avant-dernier paragraphe d’un article d’Éric Bédard, historien et professeur à la TÉLUQ, , paru le 29 septembre 2008 dans la revue L’ACTION MATIONALE, article toujours de grande actualité qui mérite d’être lu en entier par tous les souverainistes/indépendantistes du Québec :
http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=721&Itemid=99999999

Mais je crains un peu d’être censuré, c’est-à-dire qu’il ne soit pas publié, parce que j’ai peut-être un peu trop cerné et souligné, en tentant de vous répondre au mieux, le rôle qu’a joué notre ex-premier ministre Jacques Parizeau dans le torpillage de l’Accord du Lac Meech.

Je dis cela parce que mon commentaire, ainsi qu’un autre qui le suit, tardent à être publiés.

Enfin l’on verra bien.

Lorsque je regarde les cotes boursières, je ne désire qu’une chose, m’investir dans le coin de terre où j’ai semé mes graines.

Les autres devraient songer à faire de même.

Small is …