PQ et QS: Avant l’alliance

L'heure de la discussion est-elle venue ?

Nous assistons ces jours-ci au sein du mouvement souverainiste à un intéressant retour de balancier. L’année 2011 fut celle de la division. Démissions, récriminations, création de mouvements et de partis dissidents.

Du début de 2012 surgit un tout autre réflexe: rassemblement, coalition, regroupement !

Personnellement, je préfère la nouvelle chanson que l’ancienne. Depuis quelques jours, des députés péquistes, des militants de QS poussent ouvertement leurs directions respectives à envisager des alliances.

Mais au delà des enthousiasmes, les deux partis doivent, il me semble, se poser quelques questions de fond. Et puisque je suis un indépendantiste indépendant (je n’ai de carte d’aucun parti), que je connais les principaux acteurs et que j’ai parfois l’occasion de leur parler, j’ai proposé, en décembre, de rendre un petit service en transmettant, aux uns et aux autres, de l’information sur l’état de ce débat au sein des formations perspectives. Il me semblait essentiel que chacun ait l’heure juste sur ce que pensait l’autre. Chacun des partis a émis ce mercredi un communiqué qui reflète très exactement ma compréhension des choses (QS ici et PQ ici).

J’ai évidemment — on ne peut m’en empêcher — ma propre opinion sur ce sujet, que j’ai partagé avec chacun et que je suis content de partager avec vous. Elle n’engage évidemment que moi.

Québec Solidaire: un choix stratégique majeur

Les militants et les cadres de Québec solidaire doivent prendre une décision de fond. Jusqu’ici, la progression électorale de QS s’est faite en débauchant des voix péquistes et en les additionnant de voix d’électeurs autrement abstentionnistes. Une stratégie Solidaire serait d’espérer le naufrage  du PQ — et d’y contribuer activement — puis d’en récolter plusieurs lambeaux.

L’inconvénient de cette approche (présente dans les rangs Solidaires) est qu’elle assure pour le moyen terme la victoire électorale de la droite: soit de la CAQ, soit du PLQ. Donc la victoire de politiques diamétralement opposées à celles que prône QS.

L’autre approche est de s’inspirer plutôt de l’expérience de la gauche plurielle française. Les Verts français ont connu leur première progression en allant chasser sur les terres socialistes, c’est certain, et en additionnant des voix autrement abstentionnistes.

Forts de ces premiers gains, les écologistes ont ensuite pesé sur les socialistes pour 1) s’assurer que certaines de leurs revendications soient intégrées par le PS ou, lorsqu’elles étaient déjà présentes, deviennent des priorités et 2) que cette entente sur des objectifs précis s’incarne ensuite, sur le terrain, par des ententes électorales dans des circonscriptions ciblées.

Si QS appliquait ce principe, il pourrait aspirer (car rien n’est jamais certain) à un gain programmatique et électoral puis, en cas d’élection du PQ, tirer le crédit de l’adoption de certaines réformes qui lui tiennent à coeur. Il n’aurait pas l’odieux d’avoir pavé la voix à une longue période de domination de la droite.

Au PQ, c’est encore plus compliqué

La question qu’a à résoudre le Parti québécois est plus difficile. Car il doit déterminer si une alliance avec QS l’aide ou lui nuit. Car s’il est vrai qu’une alliance tactique avec QS pourrait, dans plusieurs circonscriptions, faire la différence entre une victoire ou une défaite, il faut savoir que le report des voix n’est pas systématique.

Les sondage Léger de cette semaine indiquait que le PQ était le second choix de 33% des électeurs Solidaires. Puisque l’intention de vote QS est de 9%, cela signifie un report possible de 3 points, inégalement répartis. Cela, avant que les électeurs aient entendu une consigne de vote de leurs chefs. Dans une lutte à trois, ce n’est pas négligeable.

Mais il faut d’autre part calculer aussi combien d’électeurs seraient repoussés par une telle alliance. Une partie du travail du PQ est de retrouver certains de ses électeurs qui sont attirés par François Legault. Un lent dégonflement de Legault (dont les gazettes rapportent qu’il veut recruter d’autres trudeauistes) ferait une partie de ce travail, surtout chez les plus souverainistes d’entre eux.

Et on peut penser que le genre d’électeurs attirés par la figure de Legault sont plutôt réfractaires à la figure d’Amir Khadir. On n’est pas dans le même registre. Ce serait vrai à la case départ d’une alliance et ce serait vrai pendant la campagne.

On voit facilement Jean Charest et François Legault réclamer de Pauline Marois de réagir à chaque déclaration un peu épicée d’Amir, son « allié ». Cela mettra du sable dans l’engrenage de communication péquiste et pourra contribuer à effrayer des électeurs centristes.

Il faut être conscient de ces variables, sans être assommées par elles.

Un effet d’entrainement ?

Le PQ affirme être en train de faire cette analyse. Très bien. Cela lui donnera une idée de la disposition des forces électorales et de leur réaménagement possible.

Mais ce serait une erreur de fonder la décision de contacter, ou non, Québec Solidaire sur cette seule base. Mme Marois et son équipe doivent considérer la dynamique qui pourrait être créée et dont les résultats sont, à proprement parler, incalculables.

1. Transcender le calcul électoral

S’il doit y avoir des discussions avec QS elle ne peuvent pas, à mon avis, se limiter à des calculs électoraux. Elles doivent être fondées sur le désir partagé de faire bouger le Québec dans le bon sens.

Les deux partis devraient s’entendre sur un petit nombre de propositions communes — notamment sur la reprise de contrôle des ressources naturelles — qui ont du mérite, en soi, et qui ont le mérite supplémentaire d’être appuyées par une large portion de la population, y compris dans l’électorat Caquiste. Pas question, évidemment, de fusion ou de vaste programme commun, ce qu’Amir Khadir a très correctement affirmé lundi.

Mais avec une entente très ciblée, sur quatre ou cinq revendications phares, les deux partis pourraient ainsi s’approprier ces revendications et les incarner. Fait intelligemment, cela permettrait d’attirer vers les candidats des deux partis et vers ces revendications consensuelles davantage d’électeurs que le nombre de ceux qui sont, par ailleurs, allergiques à Amir ou à Pauline. C’est le pari. Il n’y a pas de garantie.

C’est sur la base de cette entente pour le bien commun et pour en assurer l’application que les deux partis décident de maximiser le nombre de leurs candidats qui peuvent être élus, donc de faire des alliances dans un certain nombre de circonscriptions. Et comme ils sont souverainistes, un de leurs objectifs est de maximiser le nombre d’élus souverainistes à l’Assemblée nationale. C’est une entente ponctuelle, pour l’élection à venir.

Et parce que l’objectif est le bien commun — pas l’élection — il est plus facile d’expliquer aux membres des partis et aux candidats potentiels qui se voyaient déjà en campagne de mettre leur ambition personnelle en veilleuse au nom d’une alliance de principe. (Il n’est évidemment pas question de demander à des députés élus de céder leur place, d’une part ou d’Amir.)

On fait grand cas de la décision de Françoise David d’avoir tenu son assemblée d’investiture dans Gouin, comté de l’excellent député et assurément futur ministre, si le PQ est élu, Nicolas Girard. Mais que devait-elle faire ? Attendre sagement un appel du PQ qui n’est jamais venu ?

Voyons si des discussions peuvent se tenir et laissons les partis envisager des solutions pour ce cas particulier en bout de piste, plutôt qu’en début. Le pire qui pourrait arriver est qu’il reste, au final, quelques circonscriptions où des candidats des deux partis s’affronteront. On n’en mourra pas.

2. Voir plus large

La simple tenue de discussion avec QS attiserait aussi la volonté de rassemblement ailleurs. On voit mal un Pierre Curzi ou une Louise Beaudoin rester à l’écart, lorsque d’autres souverainistes se rassemblent.

Un climat de convergence serait créé qui permettrait — sous une forme à déterminer — un rassemblement. Ces jours derniers, dans Le Devoir, Louise Beaudoin disait tout le bien qu’elle pensait du statut de « député apparenté » qui existe en France, où on peut être « apparenté socialiste ». Elle envoyait ainsi un excellent signal.

Que ferait Jean-Martin Aussant dans une pareille conjoncture ? Bonne question. Et Gilles Duceppe ? Voudront-ils rester à l’écart, nuire, ou apporter leur pierre à une irruption des bonnes volontés ? La question est ouverte, mais l’important est qu’elle se pose.

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C’est écrit dans le ciel que le PQ et QS feront une alliance.

Les Québécois sont très favorables aux coalitions et verront dans cet exercice une preuve d’intégrité, de volonté et de conviction de la part de ces députés près à laisser leurs intérêts propre de côté au nom de leurs convictions.

À côté de cette coalition PQ-QS, la « Coalition » avenir Québec aura l’air encore plus d’un ramassis d’arrivistes et d’opportunistes.

Qui sait, cette coalition pourrait être largement suffisante pour gagner les élections sans que le PQ ait à changer de chef. (Quoiqu’un trio Marois-Duceppe-Khadir serait dévastateur pour le PLQ et la CAQ et tellement bénéfique pour le Québec)

Avant d’envisager une coalition, il faut d’abord que le PQ fasse deux changements essentiels, incontournables:
—un changement de cap sur l’indépendance
—un changement de leadership.

L’étapisme doit être mis au rancart et des gestes bien concrets à poser une fois élus doivent être clairement énoncés.

Le nouveau leader doit être jeune, dynamique.
Ce ne sont ni Mme Marois ni M. Duceppe qui pourront vraiment changer les choses. Ils sont trop habitués au système actuel; ils s’y trouvent bien. Ils peuvent vouloir apporter des changements à la façade mais jamais ils ne voudront modifier les façons de faire en profondeur.

Le mouvement souverainiste compte des jeunes exceptionnels: les Drainville, Cloutier, Hivon, Bergeron, Ouellet, Bérubé,Girard,Marceau, Gaudreault, Aussant, Blanchet et combien d’autres.

Mme Marois, votre entêtement à demeurer à la barre met en péril l’avenir d’hommes et de femmes de très haute qualité que vous avez possiblement vous-même recrutés; votre entêtement met en péril tout le mouvement souverainiste; votre entêtement met en péril la venue prochaine d’un véritable État québécois.

J’étais à une réunion politique non-partisane au début de la semaine. Il ne s’est pas trouvé une personne pour appuyer votre candidature pour gérer notre état. C’est le même rejet dans mon entourage. On vous respecte mais on ne veut pas de vous à la tête de l’état.

« Et parce que l’objectif est le bien commun — pas l’élection — il est plus facile d’expliquer aux membres des partis et aux candidats potentiels qui se voyaient déjà en campagne de mettre leur ambition personnelle en veilleuse au nom d’une alliance de principe. »

La nature humaine étant ce qu’elle est, je doute que cette stratégie fonctionne.

Imaginez un instant que Pauline demande à un de ses députés de sacrifier son emploi à $100K pour laisser la place à un député de QS.

Cela serait un retentissant « no wé yosé »

Si Pauline l’impose, alors, elle vient de créer un candidat pour la CAQ. Ça tombe bien, Legault en cherche justement!

Les autres candidats qui ont raté leur chance aux dernières élections par quelques centaines de voix, et qui voient leur tour venir, auront sans doute la même réaction.

Qu’est-ce qui reste d’intéressant pour QS?

Imaginez que l’on demande à Françoise David de se présenter plutôt dans un autre comté pour laisser la place au député PQ. Cela fait une dizaine d’années qu’elle cultive l’électorat de son comté, et on lui demande de recommencer dans un autre comté, où elle ne réside même pas! Je vous laisse deviner la réponse.

Bien attrayant sur papier, une telle coalition est littéralement impossible. Les intérêts personnels en jeu sont trop importants. Les conflits à l’intérieur du parti seraient tellement importants, qu’il pourrait imploser.

Pour la cause, on peut bien être disposé à sacrifier quelques personnes, mais surtout pas soi-même!

Point de convergence sur 5 propositions phares, bonne idée clé. Car on n’en sort pas, avec 9% de suffrages, QS ferait mieux que son 3.60% de 2008, ferait élire au moins 2 députés quoique comme progression on aura vu mieux. Le PQ connaissant une moyenne de 22% de voix estimées doit travailler de fait à une possible alliance avec QS, le mouvement Option Nationale. Une alliance au nom d’une voie d’avenir pour le Québec et afin que la privatisation des ressources et de la société ne devienne pas expansionniste.

Reste à voir si l’intérêt commun pour le bien commun sera le plus objectif possible entre les deux partis. C’est qu’objectivement l’alliance PQ-QS se détermine comme toute aussi logique qu’autrement la fusion CAQ-ADQ. En remarquant que la dissidence provenant des adéquistes ouverts à un nouveau Parti Conservateurs du Québec mené par la droite libertarienne rappelle qu’aucune alliance ou fusion faite ne suscite d’unanimité.

Si alliance de gauche souverainiste, il y aura des dissidents du côté solidaire assurément tout comme du côté des électeurs péquistes à cheval entre le PQ et la CAQ il y aura un irritant majeur. Autrement dit, l’alliance politique logique n’est pas non plus une solution impeccable. D’autant qu’au Québec, nous ne connaissons pas l’élection à deux tours que connaît la France. Autre point de vexation.

Reste à voir du côté de l’alliance politique, le degré de dissidence chez les adéquistes purs et durs envers la fusion plutôt sauvage et non démocratique il est vrai décidé par la CAQ.

Et surtout, reste à voir comment le PQ peut continuer de fonctionner avec Pauline Marois chef.

Il y a n’en déplaise à J.F.Lisée, une hypothèque Marois et ce n’est pas par méchanceté que c’est dit, cruauté délibérée. Le critère de passé ministériel n’est pas le seul critère pour déterminer la qualité d’autorité d’un chef de parti. Les Khadir, Drainville et Duceppe jamais ministres plus négociateurs ou autoritaires par le style c’est selon sont pourvus de qualités d’autorité qu’une P.Marois ne possède pas à ce niveau dont la capacité essentielle de communiquer avec le PEUPLE.

Qu’on me pardonne ce mot majuscule.

Marois et Duceppe n’ont aucune leçon de souveraineté à donner à QS

Périls en la demeure. Tout comme les caquistes surfant au gré des sondages, quelques péquistes se sentent en fragile débandade actuellement dans l’opinion publique… et dans leurs comtés.

Plusieurs souverainistes en manque d’idées prêtent diverses et fausses informations accusant Amir Khadir co chef avec Françoise David de Québec solidaire de tous les maux. Pourquoi? Pour avoir soi-disant, lors du scrutin fédéral du printemps dernier, invité les Québécois à voter pour le NPD, ce parti fédéraliste centralisateur.

Pourtant, dès le début de cette élection fédérale, le communiqué de presse de Québec solidaire était sans équivoque. QS laissait bien les électeurs responsables de leur libre choix sinon appelait ceux-ci à voter soit pour les candidats du NPD, soit pour ceux du Bloc Québécois. Ultimement, l’invitation était de ne pas voter en faveur des « Conservateurs de Harper ». Ce même discours et cet appel solidaires ont été faits et tenus, en toute constance et en toute cohérence, du début jusqu’à la toute fin de cette campagne comme lorsqu’Amir Khadir est intervenu publiquement devant des étudiants du CEGEP d’Alma au Lac Saint-Jean le 28 avril, trois jours avant ce scrutin du 2 mai ! (1) :

Je crois que Pauline Marois et le prétendant Gilles Duceppe – qui tente actuellement et une fois de plus, en coulisse et par tous les moyens, d’accéder à la chefferie du PQ – n’ont aucune leçon à donner à quiconque encore moins à Québec solidaire, un parti résolument indépendantiste, démocratique et grandissant de 7 500 membres qui souhaitent non pas une « gouvernance souverainiste » ou un projet de pays, mais bien un pays de projets!

Ce Gilles Duceppe, n’avait-il pas initié et appuyé publiquement, en 2008, une coalition entre les libéraux de Stéphane Dion et les néo-démocrates de Jack Layton? En raison de ses accointances de gauche avec le NPD, Gilles Duceppe n’était-il pas prêt à propulser Stéphane Dion, le père de la Loi sur la clarté référendaire, au poste de premier ministre du Canada?

Gérard Briand, arr. Rosemont, Montréal, le 18 janvier 2012

(1) http://www.lelacstjean.com/​Elections/2011-04-28/​article-2462543/​%26laquo-Votez-Bloc-ou-NPD,-mai​s-sortons-les-Conservateurs-%2​6raquo-%26mdash-Amir-Khadir-de​-Quebec-Solidaire/1

Le risque principal: maintenir la division des forces d’opposition !

Monsieur Lisée souligne très justement la complexité d’une alliance des formations politiques qui s’opposent à la fois au PLQ et à la CAQ : le Parti québécois et Québec solidaire. Dans ce processus de convergence, il ne faudrait pas oublier Option nationale, le Parti indépendantiste, les divers élus indépendants souverainistes … et les différentes composantes du mouvement social.

Monsieur Lisée apporte des propositions constructives, et souligne l’effet positif qu’aurait une dynamique unitaire associée à quelques objectifs rassembleurs.

Cependant, je crois qu’il ne faut pas perdre de vue le risque principal de la présente conjoncture politique au Québec, soit celui du maintien de la division des forces d’opposition, avec la perspective d’une victoire trop facile de la droite et d’un chaos social assuré ! À ce sujet, les pseudo-révolutionnaires qui misent sur le chaos social pour la réussite de leurs fantasmagories, méritent plutôt le qualificatif d’“ennemis politiques” de la population. D’autre part, il n’est pas sûr que QS, déjà fortement divisé sur la question nationale et sur la laïcité, survivrait à une autre entreprise de soutien objectif à la droite organisée (cf son rôle de division stratégique du vote d’opposition dans les élections précédentes).

J’ajouterais également le constat suivant : si une bonne partie des militants et cadres de QS sont des poststaliniens sectaires préférant le PLQ au PQ, il reste que les citoyens sympathisants et électeurs potentiels de QS ne sont pas affectés au même degré par cet aveuglement idéologique.

Soulignons enfin le fait qu’une dynamique progressiste-souverainiste unitaire enlèverait aux “Caqueteurs” leur prétendue exclusivité du “changement” !

Yves Claudé – Membre du PQ (Rosemont)

L’idée de « primaires souverainistes » en serait peut-être une intéressante, qui permettrait aux électeurs de voter pour leur candidat souverainiste dans leur circonscription. On éviterait les guerres de souverainistes lors de l’élection générale, mais le débat resterait quant aux orientations politiques de chacun (PQ, ON, QS, etc.).

Qué passa Québec? On est dans le n’importe quoi! Toujours le niveau par le bas! Donnez moi un Pierre-Éliot n’importe quand au lieu d’un Steven. Un René au lieu d’un Jean. On produit les meilleurs artistes-créateurs au monde et les pires politiciens-faiseux au monde… j’exagère à peine. Où sont les braves qui ont cette étincelle pour rallumer le feu, celui qui brûle pour réchauffer…longtemps! Le temps presse!

Personnellement, ce qui m’a retenu jusqu’à aujourd’hui de me tourner vers QS, c’est son accointance avec la gang du NPD.

Désolé mais je ne vais pas appuyer le NPD qui entre autres a appuyé la loi sur la clarté de Fefan Dion, qui récemment est resté silencieux sur la nomination des unilingues dans l’appareil fédéral, et qui globalement demeure un parti centralisateur et outrancièrement fédéraliste.

Bref, un parti qui parle des deux côtés de la bouche en même temps, apparemment souverainistemais qui appuie la gang de fédéralistes. Non merci donc malheureusement pour QS.

Je peux comprendre qu’il y en a probablement parmi eux qui pensent autrement et qui ont des raisons de ne pas appuyer le PQ.

Ça se joue des deux côtés. On est ici entre Québécois et je pense que ceux qui hésitent du côté de QS devraient voir aussi que de donner le pouvoir à Charest ça mène à l’abîme, et que le donner aux opportunistes de Legault, ça mènerait au désastre.

Alors le choix est clair pour moi.

Ma perception: Tant et aussi longtemps que Pauline Marois sera à la tête du PQ, il n’a que peu de chances de gagner une élection, peu importe les alliances. Je ne remets pas du tout en question sa compétence et ses qualifications, mais une fois qu’une opinion publique est fixée, difficile de la déloger…et l’opinion publique dans ce cas est un manque de leadership, une incapacité à maintenir une cohésion de groupe et une perception de »snob » alimentée par nos valeureux médias fédérastes qui choisissent bien l’apparence qu’ils lui donneront en photo et en texte!

Si Pauline demeure en place, point de salut, malheureux pour la dame et son expérience, mais le jeu électoral est parfois cruel injustement, parlez-en à Duceppe!

Si elle demeure en poste, les opportunistes iront à la CAQ, avant ou après une élection désastreuse… et les convaincus fidèles à la cause souverainiste rejoindront Aussant et Option Nationale… dont les grand médias font des miracles pour l’ignorer et censurer….Seul média à en parler occasionnellement et brièvement est LeDevoir. Gesca et Québécor sont vendus à la CAQ et l’enfoncent dans la gorge des québécois depuis des mois en présentant sa tournée de promotion et en présentant le tandem Legault/Sirois comme les sauveurs du Québec moderne…. pour les grandes entreprises bien sûr, mais ça, Gesca et Québécor omettent bien sûr de le dire……

Pour ce qui est de Gilles Ducceppe et de Pauline Marois, je me rappelle de ce que disait Jacques Parizeau dans « Point de rupture ». Qu’il avait du faire le difficile choix de faire passer la souveraineté avant son égo et s’effacer, dans la campagne référendaire, devant Lucien Bouchard. Que ça n’avait pas été facile mais qu’il le fallait bien, pour la cause. Un grand monsieur. Reste à voir si madame Marois sera capable de la même abnégation.

À mon avis, pour le moment, nous devons régler un problème plus urgent.

Avant d’établir des alliances, commençons donc par régler notre problème de « leadership ».

Le « mouvement » indépendantiste-souverainiste a besoin de consolidation, c’est urgent.

Dans tous les jeux d’équipe, il est nécessaire de savoir passer le ballon, la rondelle ou le drapeau, « avant » d’être sorti du jeu.

Si un quart arrière ne peut pas mener son équipe à la victoire, un autre passeur de ballon prendra la relève. Pour qui veut jouer en équipe, cela va de soi.

La politique est un combat au cours duquel il arrive parfois qu’il soit nécessaire de sacrifier la reine, pour sauver le roi.

Nous menons une bataille perdue d’avance, dont nous sortirons vainqueurs!

Vive le Québec libre.

Je serais d’accord avec une alliance tactique : Du genre, je ne présente pas de candidat dans tel comté et toi pas dans tel autre comté. Je vote pour Québec Solidaire et ne voterai plus jamais pour le PQ qui ressemble de plus en plus au parti libéral sauf que le PQ est souverainiste. Si jamais QS et le PQ s’unissent, je ne voterai plus au provincial.

Ici on aime mieux se chicaner sur la questions qui divise malgré qu’il y ait déjà eu des référendum. Alors que notre économie descend au lieu de se concerter sur les vraies priorités on continue les guerres intestines. Pourquoi? La séparation? Puisque la population n’en veut pas, on veut plus d’autonomie pour chaque partenaire de la fédération. Si le débat continu c’est pour le pouvoir politique. On doit définitivement évacuer les parti et leurs intérêts de la scène politique en instituant une politique basée sur la coorpération citoyenne. La démocratie c’est laisser aux citoyens le droit de prendre position sur chaque question et de la faire valoir par son vote. Trop de saboteurs de démocratie qui permettent aux étrangers de profiter des ressources parce que les gens d’ici sont trop préoccuppés a faire de la politicallerie. Si demain matin on évacuait les partis de la chambre et donnnait le mandat de chaque député de faire avancer les projets pour le développement harmonieux du Québec dans un plan d’aménagement intégré. La fameuse question qui divise se retrouverait dans le bas de la liste. Diviser pour r`gner sa profite a quelqu’un et ce quelqu’un n’est pas québécois.

IL faut oublier l’alliance par une fusion car elle est impossible selon les co-chefs de QS et elle serait préjudiciable au PQ … Concernant une alliance électorale , on sait que QS serait intéressé a avoir sur un plateau 4-5 comtés a Montréal que le PQ lui laisserait …. Mais qu’a offrir QS au PQ ? les 3-4% de votes en région et dans quel comté ? Le problème de QS est qu’il n’a de véritables assises sur le plateau et les environs …..Le Pq n’a rien a gagner de ce marché de dupe …….

Si l’alliance des séparatistes tourne en fosse commune on en aura fini j’espère avec cette fameuse question qui divisent les citoyens du Québec. Même si la proportion est faible dans le camps de la souveraineté ils brassent assez pour dilapider toutes formes de coopération sur les enjeux de développement.
S’ils nous ramènent Duceppe ça sera j’espère la leçon ultime pour que ce personnage comprenne qu’iln’a plus de place pour lui sur la scène politique, idem pour les pariseau, Larose et cie. Les payeurs de taxes en ont déjà pleins les bras avec les fameuses pensions qui sont ni plus ni moins qu’une arnaque faites aux générations suivantes. On l’a dit pendant des années (depuis les années70′) que ça ne fonctionnait pas ce régime. On a maintenu des programmes irréalistes et passé la facture uax suivants en venant leur dirent aujourd’hui vous n’avez pas le choix. Je regrette mais non, on a le choix on ne va pas accepter l’héritage. Va falloir gérer le fond avec les argents qui sont dedans comme pour toutes les autres entreprises.

Je suis dans la circonscription de Taschereau. Personnellement, j’ai décidé depuis l’à-plat-ventrisme du PQ devant le maire Néron Labeaume, de reporter mon vote à une prochaine élection sur Québec solidaire. Je ne me retrouve plus dans le PQ et ce au-delà de la question nationale. C’est ce parti qui est opportuniste encore plus que les membres déserteurs.

Seulement 61% du parti souverainiste QS est pour la souveraineté et ceci, probablement conditionnellement à ce que ce soit à gauche.

Au MÉSUM hier, Amir Khadir a fait un “lapsus”, pour se corriger après ma question :
« Si un jour le Québec fait son indépendance » 17 jan 2012, à 21 :55 min

Pour moi, c’est « quand » et non « si » !!!! Réponse de 21 :55 à 42 :30
http://www.tagtele.com/videos/voir/77931/

Dommage que vous ignoriez Option Nationale dans vos calculs, pourtant ce jeune parti compte autant de député que QS à l’assemblée nationale et vient d’atteindre le cap des 1000 membres, pour la plupart des moins de 40 ans…

Voici ma proposition, pas besoin de pacte, juste de s’organiser afin que chacun des trois formations concentre ses ressources et économise ses ressources. Vous en pensez quoi?
http://felixpinel.blogspot.com/2011/11/pour-des-primaires-independantistes.html

Finalement, Amir Khadir s’est entendu avec sa conjointe Françoise David pour donner l’heure juste sur un sujet important ! L’heure juste, s’est de ne pas prendre de position et d’attendre « d’éventuelles propositions de la direction péquiste. Si cela devait se produire, nous allons les présenter à nos membres qui en disposeront ».

ALLIANCES: QUEBEC SOLIDAIRE DONNE L’HEURE JUSTE ?????
Le 18 janvier 2012
http://quebecsolidaire.net/actualite_nationale/alliances_quebec_solidaire_donne_lheure_juste

Le chef du PQ n’est pas populaire

L’option du PQ « la simple souveraineté », synonyme de « séparation » n’est pas populaire.

Le PQ voudrait se rapprocher de Québec solidaire, encore pas mal moins populaire qui héberge le Parti Communiste, pas du tout populaire.

Les séparatistes courent des chances de se faire planter par manque de popularité.

Comme le disait l’auditeur, si tu changeais les paroles et l’air de ta chanson, ça pourrait être bon.

Ouvrez les yeux M. Lisée!
QS est un parti d’extrême gauche qui est associé au Parti communiste et qui a des positions tant extrémistes que farfelus. Voici des extraits de ce qui a été adoptés lors de la Commission politique de Québec Solidaire qui s’est tenue en octobre 2010 : Éliminer les centres commerciaux, interdire la publicité, transformer les entreprises privées en coopératives, viser la socialisation des activités économiques. Aussi, ce qui ressemble à une blague, remplacer l’indice PIB (produit intérieur brut) par l’indice BIB (bonheur intérieur brut), nationaliser les banques, nationaliser les entreprises de télécommunication, interdire tout nouveau développement hydro-électrique. Construire un réseau de transport collectif électrique gratuit, limiter au maximum l’utilisation de la voiture, augmenter la taxe sur l’essence, interdire sur une période de 10 ans l’usage personnel de l’automobile dans le centre-ville. Interdire sur une période de 10 ans le transports de marchandises par camion à moins qu’ils ne soient hybrides, interdire tout développement autoroutier. Finalement, défendre l’intégrité de la Mère Terre, favoriser l’installation de friperies, obliger les entreprises à ouvrir leurs livres de comptes, réduire la semaine de travail à 32 heures sans perte de salaire, éliminer la publicité dans les événements culturels, etc…

C’est certains que quelques points peuvent être partagés par des partisans du PQ, mais dans l’ensemble ce sont deux partis très loin idéologiquement.
Le PQ doit s’éloigner du QS. Sinon, là ce sera vraiment sa fin.
Quant à la souveraineté. Qui croit encore que le QS est fondamentalement un parti souverainiste?
On sait bien que chez QS, la souveraineté est simplement accessoire. C’est une façon d’attirer certains souverainistes gauchistes, mais dans les faits, c’est bien loin dans les priorités QS.
Je n’ai jamais considéré ce parti comme un parti qui veut la souveraineté du Québec. Jamais le QS en parle ou en fait la promotion.
Le PQ en s’approchant des extrêmistes de QS démontre sa faiblesse alors que c’est un parti bien plus fort et bien plus sérieux que le second. Le grand risque du PQ c’est de perdre de la crédibilité en s’associant à un parti d’extrême gauche et aussi, et surtout, de perde beaucoup d’électeurs.
Je serais le premier à quitter ce parti, alors que depuis que j’ai le droit de voter j’ai toujours voté pour le PQ.

Avant toute alliance, comme indépendantiste, je demanderais des excuses formelles à QS pour avoir appuyer le NPD, un parti fédéraliste centralisateur. Cela est inconcevable pour un parti qui se dit indépendantiste. Autre chose, il faudrait peut-être les informer qu’une Constitution de pays ne peut être définie selon une idéologie de gauche, ni de droite, bien entendu. La Constitution est le socle sur lequel s’exprime les valeurs communes et l’exercice démocratique. Québec ne sera pas Cuba.

Analyse intéressante (comme toujours), mais malheureusement teintée de ce que j’appellerais le « préjugé péquiste envers Québec Solidaire » et qui consiste à expliquer les déboires du PQ par la « concurrence » de QS.

Par exemple: « Jusqu’ici, la progression électorale de QS s’est faite en débauchant des voix péquistes et en les additionnant de voix d’électeurs autrement abstentionnistes. »

Pour avoir militer en faveur de QS à la dernière élection, j’ai eu l’occasion de parler, non seulement à des militants, des membres et des sympathisants, mais aussi à des électeurs indécis ou partisans d’un autre parti. Et parmi tous ceux qui exprimaient ou l’intention de voter QS ou simplement un certain intérêt (genre: « Si je vais voter, je voterai peut-être QS »), aucun n’a laissé entendre qu’il « désertait » le PQ. Au contraire, chaque fois, ils exprimaient la volonté de voter QS ou de ne pas voter du tout. J’ai entendu tellement de fois des commentaires du genre: « Le PQ, pu capable »

Si des électeurs solidaires ont déjà voté PQ (ce qui a été mon cas), ils avaient désertés le PQ bien avant l’apparition de Québec Solidaire dans leur écran-radar politique. Comme moi, ils sentaient avoir été abandonnés par le PQ depuis longtemps (depuis le passage de Bouchard en fait). Bref, des orphelins politiques.

Mais, c’est humain, il est plus facile de trouver un bouc émissaire à ses propres déboires que de remettre en question ses manières de faire.
L’existence de QS n’explique pas l’élection de Charest en 2003 (QS n’existait pas encore), le fait que l’ADQ a ramassé une partie importante de ses comtés dans la « talle » des comtés péquistes (en particulier en 2007, alors que le PQ accusait, à tort (comme les données du DGEQ le démontrent) d’avoir « causé la défaite du PQ » et la réélection de Charest) et que le nombre d’abstentions a explosé en 2008.

« Personnellement, ce qui m’a retenu jusqu’à aujourd’hui de me tourner vers QS, c’est son accointance avec la gang du NPD. »

Donc vous n’avez pas voté pour Québec Solidaire dans les élections de 2007, ni dans celle de 2008, parce que Amir Khadir (à titre personnel et non comme porte-parole de QS) s’est prononcé en faveur du NPD…en mai 2011 (pas 2010 bien sûr) ?

J’aimerais avoir votre boule de cristal pour ne pas me faire avoir lors des futures élections.

😉

Je doute beaucoup, surtout depuis l’élection du 2 mai, que QS soit un parti souverainiste. Khadir a suggéré de voter NPD, un vieux parti fédéraliste et, dans Bonaventure, leur candidate était une employée du NPD.

Mme David a répété à plusieurs reprises que la souveraineté est un moyen et non pas un objectif.

Sceptique!

Dans un autre ordre d’idée, si je partage votre analyse sur l’effet d’entraînement, je trouve dommage que ce débat se fasse dans un tel contexte d’opportunisme.

En effet, en décembre dernier, Mme Marois rejetait toute idée de négociation d’aucune sorte avec Québec Solidaire.
Et dans les mois passés, elle et sa garde rapprochée ont fait de nombreuses déclarations du genre: « Guerre à finir avec QS », « Tout faire pour que Françoise David ne soit pas élue dans Gouin », « A la prochaine élection il y aura des combats de rue féroces dans Mercier pour battre Amir Khadir ».
(Ses instincts de « tueuse » mal orientés ?)

Puis, au début de la semaine M. Drainville tire de nouveau la sonnette d’alarme en faisant le constant que nous sommes nombreux à avoir fait depuis des années (avant même que Mme Marois devienne cheffe, ce qui montre que le problème est plus profond que sa simple personne): Le PQ doit changer ses manières de faire et se rapprocher de sa base militante. Entre autres choses, il a mentionné (comme plusieurs avant lui), la possibilité d’un rapprochement entre le PQ et les souverainistes extérieurs au PQ.

Soudainement, Mme Marois fait connaître, par l’intermédiaire d’une source « qualifiée de sûre » qu’elle aurait entamée « depuis des mois » des négociations avec Québec Solidaire.
Comme cette information a été démentie la journée même par les deux porte-paroles (et que j’avais rien n,aurait filtré, ni d’un bord, ni de l’autre, pas même une vague rumeur, au sujet de ces soit-disant négociations), on peut raisonnablement croire qu’elle n’a lancé cette nouvelle que dans l’espoir de calmer la grogne réformatrice qui sévit dans son parti depuis longtemps et de stabiliser sa position.

Autrement dit, il semble qu’on lance, à la direction du PQ, l’idée de négociation avec Québec Solidaire un peu à la va-vite, de manière improvisée (Charest est contagieux?) et principalement dans un but de « politique intérieure ».
C’est très loin d’être les conditions idéales pour lancer un tel projet (qui doit être traité avec soin, comme vous l’avez bien démontré). Et montre un certain manque de sincérité de la part de la direction du PQ (voir les déclarations précédentes que je citais dans un message précédent sur la « guerre à finir avec QS »).

Disons que j’attends de voir comment les choses vous évoluer au PQ avant de prendre au sérieux une telle démarche.

Ce qui est paradoxal dans votre analyse est oblitération volontaire de la course à la chefferie au PQ. Depuis plus de 2 ans qu’une lutte pour la prise du pouvoir au PQ se déroule sous nos yeux. Et là un Gilles Duceppe qui arrive dans le décor !

L’enjeu est-il vraiment le programme politique ou l’ego de plusieurs personnes au PQ ?

Dans tout ce débat autour de la chefferie ; j’ai rarement entendu la remise en question du programme du PQ.

Je ne pense pas que Québec Solidaire a pour mandat de faire la souveraineté ! QS a au moins le mérite d’amener une réflexion sociale sur les rôles de l’état québécois et de la société civile pas seulement une réflexion de manager que le PQ et CAQ proposent.

À la réflexion, une alliance n’est peut-être pas nécessaire.

Si le PQ se débarrasse de son étapisme pour adopter une démarche plus simple et plus directe vers l’indépendance, comme prônée par l’Option Nationale et s’il permet à ses membres, et même à tous les citoyens qui le veulent bien, de se donner un nouveau chef, une alliance ou coalition avec QS devient possiblement inutile et même non souhaitable.

Je partage le constat de Gilles de NDH (12).

En outre, je pense que plus la population comprendra ce que veut dire l’hommage de Rebello à Legault: « Legault, le Romney des Québécois », plus le report des votes de second choix, et de Qs et du PQ, va augmenter de façon significative en faveur de l’un et de l’autre, au détriment et du PLQ et surtout de la CAQ. Allant jusqu’à donner un gouvernement « souverainiste » majoritaire, que la majorité soit le fait du seul PQ ou du seul QS, ou le fait d’un constat en chambre de la somme majoritaire de leurs députés. Le comment le faire appartient à ces deux formations ainsi qu’aux Québécois.

Qui veut s’associer avec Québec Solidaire et pourquoi ? Je vous donne plusieurs raisons de ne pas le faire : 1) QS et le parti communiste ont conclu une entente pour intégrer tous les membres du parti communiste ……2) éliminer tout frais de scolarité dans les CÉGEPS et universités
3) diminuer le réer a $10,000. par année
4)orchestrer un rapprochement politique avec les Hugo Chavez et Fidel Castro ….
Ceux qui doutent que Qs est beaucoup plus a gauche qu’il est souverainiste n’ont qu’a réfléchir sur l’avantage du PQ dans une telle alliance qui ferait le bénéfice de nos adversaires et la risée de la population ….

Grosse réticence à voter pour QS s’il n’y a pas de candidat du PQ dans mon comté. QS, un parti d’idéalistes d’une autre époque, ne correspond pas du tout à ce que j’attends d’un parti politique. Donc advenant un seul candidat de remplacement, je ne voterais pas du tout.

Ce qui m’étonne le plus en ce moment dans la mouvance souvenainiste et leurs divisions, c’est de voir à quel point ces personnes progressistes ratent complètement une occasion historique en or de rassembler les Québecois au moment ou Harper et ses évangélistes sont en train d’inventer un pays qui soit si loin de nos valeurs et de nos préoccupations.
Voilà pourquoi je souhaite que la joute qui a lieu en ce moment aboutisse à une unification des forces vives et des penseurs d’un Québec plus universel, plus branché sur les enjeux de la mondialisation,de la nécessaire réflexion sur les nombreux défis qui nous pendent au bout du nez. Si l’indépendance du Québec a toujours été attrayante pour une bonne partie des femmes et des hommes du Québec, jamais elle n’a été aussi pertinente que maintenant, c’est-à-dire, au moment où, à chaque jour, le gouvernement Harper est en train d’installer de façon permanente une gouvernance dangereuse, rétrograde et populiste.
Réveillez-vous svp, c’est une question de priorité et de survie des valeurs de solidarité et de modernité. Faire un pays sur le contenu, pas sur le contenant. On s’en fout complètement du contetant. Alors, je dis oui à toutes les alliances possibles, en autant que la population puisse, en bout de piste, contribuer concrètement à définir ce que devrait qu’elles seront les bases et les assises du nouvel espace national. À l’évidence,l’espace canadien actuel et futur sera de moins en moins celui des Québecois.
Alors, bougeons efficacement dans nos réflexions. Mais, de grâce, faisons le choix de se rassembler rapidement. Il y a urgence en la demeure.
Ce n’est sûrement pas Legault (le p’tit verra) qui va changer quoi que ce soit maintenant Lui, c’est pour dans dix ans peut-être qu’il nous suggère de réfléchir ensemble sur le Québec moderne.Quand même! C’est la prenmière fois que quelqu’un prend un engagement aussi lointain et, celà, uniquement pour tasser le débat le plus difficile: comment voulons-nous habiter et concevoir le Québec……de 2022! Une vrai fumisterie, une fraude intellectuelle de mon point de vue.

Bonjour M. Lisée,
Je suis généralement d’accord avec vos commentaires mais je suis en désaccord avec l’analyse que vous faites au niveau d’un remplacement éventuel de Pauline Marois par Gilles Duceppe.

Je vous cite : «Je ne suis pas du tout de l’école qui croit que ça va aller bien avec M. Duceppe. Avec Mme Marois, on sait ce qu’on a. Avec M. Duceppe, on ne sait pas ce qu’on aura».

Justement, avec Pauline, on sait à quoi s’attendre,c’est-à-dire une défaite cuisante aux prochaines élections, et assurément plusieurs démissions au sein du PQ.

Avec M. Duceppe, peut-être y aura t-il des départs, mais j’ai l’impression qu’il n’y en aura beaucoup moins qu’avec Pauline Marois (les départ ne sont pas terminés avec Mme Marois comme chef) et même, certains vont sûrement revenir au sein du parti si M.Duceppe devient le chef du PQ.

Bref, je ne comprends pas pourquoi vous privilégiez Pauline Marois comme chef avec tout ce qui arrive et en sachant très bien qu’avec elle comme chef, ça sera non seulement une des pires défaite du PQ, mais peut-être même sa mort.

Qu’on aime ou pas Mme Marois, il faut se rendre à l’évidence, la majorité de la population ne l’aime pas.

Pour le bien du parti et du Québec, elle devrait arrêter de s’acharner et elle devrait elle-même démissionner.

Avec M. Duceppe au moins, tout est permis et ça ne peut pas être pire qu’actuellement.

Une alliance entre les forces souverainistes, ça va de soit alors qu’il y a péril dans la demeure du peuple Québécois.
Grâce à statistique canada, l’auteur Charles Castonguay nous révèle que le Québec Français courre à sa perte…si nous ne nous prenons pas en mains très bientôt.

Toutefois, l’alliance ne sera pas facile. En effet, alors que je participais à une marche pour souligner le cheminement du peuple Québécois vers l’indépendance…certains membres de Québec Suicidaire huaient copieusement madame Marois pendant son discours alors que Gilles Duceppe et Françoise David (Mère Thérèsa), purent faire leur laïus sans dérangement.
La hargne viscérale de trois manifestants en autres à l’égard de madame Marois était vraiment surprenante, lorsque l’on croit à la nécessité de s’unir afin de réaliser le pays…QUÉBEC

À monsieur Simon Dor Numéro 8, bonne idée, Gilles de nhd numéro 12- bonne analyse J’aimerais juste ajouter dans ce débat une chose , Québec Solidaire n’est pas indépendantiste , est-ce qu’il y aura quelqu’un qui va comprendre ça?

belle analyse; bonnes réponses mais…

toutes ces belles stratégies ne peuvent réussir tant et aussi longtemps que le pq est lui-même désuni; parler d’union quand on ne peut même pas faire l’unanimité dans son parti, il n’y a qu’au pq q’on peut voir cela.

et un parti qui a un chef qui ne fait pas l’unanimité ne peut réussir: le parti libéral fédéral jusqu’à tout récemment se maintenait dans les intentions de vote. Certains diront que le scandale des commandites à mener le plq à sa perte; et pourtant le parti libéral québécois se maintient! et pour ce qui de scandales, le scandale des commandites est bien peu de choses quand on regarde la performance du plq! le plq donne la vision d’un parti uni qui peut gouverner comme le plc sous trudeau (un des pires parti anti-québécois de l’histoire moderne, selon moi) qui dominait parce peu importe son coté méprisant, on savait que le parti pouvait gouverner; les québécois ont besoin d’un chef de parti fort, de duplessis à levesque ou parizeau et malheureusement même charest…

voter pour le parti québécois aujourd’hui donne l’impression qu’on voterait pour un parti incapable de gouverner, toujours en train de se chamailler dans la cours de récréation.

le pq doit apprendre à faire comme le plq: se tenir derrière le chef et discuter derrières des portes closes, ce qui à mon avis est peu démocratique mais politiquement rentable.

comme il semble certain que pauline marois ne peut faire l’unanimité, elle doit laisser sa place; dommage, elle aurait pu être un excellent premier ministre même si elle n’est pas une indépendantiste mais personne ne voudrait voter pour elle! (et je ne crois pas que la solution se nomme gilles duceppe). Et le prochain chef devra imposer sa loi, sa personne, son autorité, et les péquistes devront apprendre à approuver le chef de temps à autre. Pour pauline marois, il est malheureusement trop tard.

et si j’étais de qs, j’aurais tendance à dire « non merci » on a assez de problème à régler.

Il est dommage qu’au Québec nous ne connaissions pas l’élection à deux tours que connaît la France.

Un tel système électoral serait éminemment démocratique, contrairement à l’absurde et dépassé système britannique de bi-partisme et de gouvernement-opposition.

Nous aurions alors un gouvernement réellement représentatif de la majorité de la population.

Il faut changer le mode de scrutin au plus sacrant pour ne jamais plus se retrouver avec des John James Charest à la gouverne du Québec, alors 70% de la population est contre ce parti inféodé à la minorité anglophone et fédéraliste.

M.Lisée
Votre billet tenait en partie la route hier le 18 janvier.
Ce matin le 19 , c’est différent.
La vrai nature refait très vite surface.
Duceppe se découvre au jour.Le gout du pouvoir l’enivre. L’hypocrisie à son maximum.
Hier lettre d’amour et de support. Aujoud’hui torpillage par personnes et medias interposés.
Je ne suis pas Brutus. Judas serait plus excacte avec le baiser du traite
Les autres égos aussi se manifestent, tous énervés et animés par la même hormone du pouvoir qui les habitent.
Curzi ne veut pas d’un couronnement. Il prétend être à la hauteur du poste et revendique son droit de pouvoir s’y présenter.
Drainville de même y aspire .
Quel gâchis
Je crains plus que jamais devoir vivre toute ma cinquantaine dans le gris total ou de penser à l’exil.

Malgré tout le respect que j’ai pour Mme David et pour M. Khadir, je suis et demeure souverainiste. Leur flirt avec le NPD m’est resté de travers et je préfère sombrer avec avec une option claire que de vivoter sur une ambiguïté. Le PQ a toujours été une alliance de souverainiste où une Louise Harel devait jouer du coude avec un Joseph Facal, où la droite et la gauche se retrouvaient pour faire avancer la souveraineté. Aussi, ce n’est pas parce que l’option n’est pas au zénith que l’on doive pour autant jeter le parti, bien au contraire. Si le parti veut aller chercher des votes à gauche, qu’il le fasse, mais en tant que parti souverainiste, pas en sous-traitant l’électorat à QS.
Au final, si cela signifie que la CAQ gagne les élection, ce qui reste à voir et que le PQ se retrouve au deuxième ou troisième rang, avec une plus forte représentation de QS on aura ce que M. Parizeau avait prédit il y a une quinzaine d’année, soit des partis québécois qui débattent d’enjeux québécois et on se rapprochera d’une sortie de la fédération canadienne.
Gardons-nous de vendre la survie du parti et de succomber à la panique comme le fait M. Drainville ou comme vous le suggérer.
Pour reprendre vos propos relatés dans La Presse d’aujourd’hui au sujet de Gilles Duceppe, avec le PQ, on sait ce qu’on a. D’une alliance avec QS, on en sait rien. Pour ma part, je pourrais avoir tendance, pour la première fois en 22 ans, à rester chez-moi le jour des élections.

Hum , spécial , ce matin 19 janvier, dans la presse Foglia , l’homme qui nous disait de ne pas aller voter du temps de Parizeau , nous dit qu’il trouve inconciliable une alliance PQ-QS , la même journée que l’imbuvable Gagnon dit la même chose ….. Ordre des grands boss ? Chaque fois qu’il y a eu danger pour les intérets »supérieur » du patron , le gars-qui-demeure -à-la -frontière- et-qui -déteste-toutes-les-régions-du-Québec, nous dicte la position de son boss… lui l’ami de Françoise…

Une telle alliance ne risquerait-elle pas de restreindre le P.Q. au champs gauche ? Si l’agenda de QS prend du poids au sein des décisions du PQ, il finira par s’aliéner une certaine partie de son électorat qui n’est pas nécessairement progressiste-de-gauche-multiculturelle ?

Vous faites un très bon exercice de conciliation. J’ajouterai que malgré les réticences de Mme David, Stéphane Lessard Ex-membre du Comité de coordination national (2006-2010)ouvre la porte aux pactes dans son article « Québec solidaire et les pactes tactiques : un mal nécessaire », publié le 18 janvier.
http://www.pressegauche.org/spip.php?article8906#nh3

Beaucoup de députés souverainistes à L’Assemblée nationale, qu’est-ce que ça change? Bloquer la CAQ et les libéraux? C’est une attitude de perdants. L’objectif pour les indépendantistes c’est de réaliser l’indépendance. Au point oû on en est, un parti ou une coalition souverainiste devrait énoncer clairement qu’un vote en sa faveur est un vote pour l’indépendance.

La principale qualité d’un leader politique n’est pas uniquement l’épaisseur de sa carapace qui le protège des attaques venant de partout.

Mme Marois a certainement la couenne épaisse mais a-t-elle les autres atouts pour bien jouer le rôle d’une chef de parti voire d’une Première ministre?

La réponse à cette question exige la présence de d’autres compétences que celles liées à l’épaisseur de sa peau.

De plus, aux yeux de la population et des membres du PQ, Mme Marois transporte déjà un certain fardeau constitué pour une certaine part des préjugés qu’on dont ses adversaires la gratifient allègrement.

«Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé»
[Albert Einstein]

Monsieur Lisée, pouvez-vous justifier votre affirmation selon laquelle le PQ a plus de chance de prendre le pouvoir avec Madame Marois qu’avec Duceppe, lorsque tous les sondages montrent que le PQ serait totalement décimé avec Marois alors qu’il prendrait le pouvoir avec Duceppe….Sans compter qu’avec Duceppe, c’est le retour des dissidents au PQ, le retour des gauchistes du SPQ-libre, le retour des plus grands militants du PQ (les militants d’option nationale), et de moi-même (j’ai déchiré ma carte du PQ depuis l’arrivé de Marois). Merci de vos explications.

(37% au PQ avec Duceppe) source: http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/national/politiqueprovinciale/archives/2011/10/20111030-040010.html

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201109/20/01-4449313-gilles-duceppe-sauveur-du-pq.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_

Madame Marois ne peut faire alliance avec Québec solidaire un parti politique contre le développement économique c’est tout dire. M.Duceppe qui voudrait prendre la tête du PQ avec ses premiers appuis du côté du SPQ libre, l’état dans l’état bien désolant.
Même si c’est difficile pour Mme Marois je crois que les députés raisonnables vont l’appuyer de même que son congrès à moins que M.Parizeau sorte d’autres marionnettes. La détermination de Mme Marois fait peur à beaucoup de monde je crois

Bonjour,

Ah ben coudon ! C’est ce que disait un vieux péquiste de la première mouture ce matin dans le Mail d’un Centre d’Achat dans la parlotte de la nation des nationalistes québécois dans un Canada plus UNI que jamais.

En effet, si nos amis les nationalistes québécois étaient un tant soit peu politisés. Sacrebleu ! Ça doit aller mal à shoppe ! Bien sûr, ils sont forts là dessus que d’essayer de résoudre la quadrature du cercle en ne s’enfargeant même pas dans les fleurs du tapis.

En outre, l’axe gauche droite n’ayant jamais vu le jour au Québec avant les années 1970 contrairement à tous les endroits dans le monde, endroits politisés il va sans dire. Dans ce temps béni pour le nationalisme québécois, il était plus facile de réunir de nombreux nationalistes québécois car le feu n’avait jamais pogné dans la cabane du nationalisme.

Par ailleurs, si nous remontons à la fin des années 1960, Messieurs Robert Bourassa aidé du flamboyant Pierre Elliot Trudeau imposèrent la très grande majorité des mesures sociales dans ce Québec profondément à droite, pétrifié par son nationalisme et son catholicisme. Les Curés des villes veillaient au grain ainsi que les vieux curés de campagne pour combattre le socialisme de cet Enfer qui était ROUGE.

Cependant, en ces jours d’aujourd’hui, il est totalement navrant de voir de pauvres nationalistes québécois se permettre de rêver autant en couleur. Tout en mettant un diachylon sur UNE VIEILLE JAMBE DE BOIS.

En conclusion, comment battre le froid et le chaud en même temps ? Foutaises ! Nos amis les péquistes ne peuvent même pas s’entendre ensemble. Toujours dans la chicane à se crêper le peu de chignon restant entre péquistes de tout crin et de quelques poils. Faudra t’il un jour se faire épiler au complet pour être un péquiste en offrant moins de pogne à son voisin ? Non Monsieur, une alliance entre les péquistes de droite et Québec Solidaire de gauche relève totalement de l’UTOPIE, nonobstant que beaucoup de nationalistes en sont atteints…… de l’utopie. Au plaisir, John Bull.

La venue de Gilles Duceppe à la tête du PQ chambardera tout de ce qui est entamé de négociations ou pourparlers sur d’éventuels arrangements électoraux entre QS et le PQ; je vois déjà le bois mort et les ronds de cuir opportunistes de la sondocratie péquiste transis de peur de se faire soutirer leur lay-zzzzzz-boy à l’Assemblée nationale.

Impossible cette alliance.Je ne vois pas ce que le P.Q.aurait à gagner avec ce parti de rêveur qui sont dans le champ.Il ne feront jamais plus de 7 où 8% de l’électorat,cette bibite à deux têtes.
Pour ce qui est de Madame Marois,son temps est fait,et qu’elle laisse la place à Duceppe.
Je ne comprend pas votre entêtement à la défendre. En ce qui me concerne,j’attends l’arrivée de Duceppe pour reprendre ma carte du parti.
On fait subir à Madame Marois la même chose qu’elle a fait subir à Bernard Landry,lorsqu’elle voulait son poste. Pour ce qui de sa volonté de faire un pays,je crois que ça se situe bien loin dans son plan de carrière.
Merci

Gilles Duceppe fera-t-il la même chose à Mme Marois qu’il a faite au chef Gauthier du Bloc???

Québec Solidaire a le mérite de poser que POUR UNE MAJORITÉ DE LA POPULATION, la question sociale est prioritaire quand ont parle de se donner un pays, la question de l’identité nationale étant subordonnée à la possibilité pour chacun de vivre dignement. C’est pourquoi leur proposition politique et stratégique est incontournable, nécessaire, essentielle pour tenter de représenter un vrai débat et non plus seulement un illusoire miroir aux alouettes dans le débat démocratique.

Le PQ continue de refléter cette fumisterie que l’identité nationale pourrait proposer une solution aux problèmes économiques qui consistent d’abord en celui d’une plus grande justice sociale, par la redistribution efficace des richesses et une mise au pas du pouvoir exorbitant du secteur financier qui conduit, non seulement le pays, les pays, mais la PLANÈTE aux abords de guerres sans nom et catastrophes inouïes.

Le manque de charisme de Madame Marois, son manque d’humour, son allure de matante riche, son incompétence communicationnelle, tout cela laisse dépasser le jupon finalement corporatiste du fond de la pensée politique du Parti Québécois, parti d’establishment inféodé à la finance. Plus ce parti tardera à évincer le chef actuel, plus il se fera du mal.

L’arrivée de la CAQ, jusqu’ici phénomène virtuel de sondages, amène une nouvelle polarisation du domaine plus ou moins nationaliste. Le PQ se retrouve donc, en tant que coalition diffuse et confuse, déchiré entre les vecteurs de droite et la dynamique de gauche (qui n’est que le trop nécessaire retour du balancier, après des décennies de pouvoir essentiellement capitaliste). Il pourrait disparaître en se déchirant en deux morceaux. Il peut survivre en optant pour la gauche.

CQFD: la question sociale, pour le peuple des indignés, est prioritaire et vitale, elle prime sur la question nationale.

Vous croyez le PQ à gauche, monsieur Lisée?

Cela a déjà été vrai. Plus maintenant.

Vive le Nouveau Colisée PKP-Maltais!

« Les sondage Léger de cette semaine indiquait que le PQ était le second choix de 33% des électeurs Solidaires. Puisque l’intention de vote QS est de 9%, cela signifie un report possible de 3 points, inégalement répartis. Cela, avant que les électeurs aient entendu une consigne de vote de leurs chefs. Dans une lutte à trois, ce n’est pas négligeable. »

Donc, cette improbable alliance QS-PQ pourrait rapporter 3 points au PQ.

Selon les commentaires lus ici,cette association du PQ avec QS lui ferait perdre des points. Combien en restera-t-il au net? Est-ce que le risque en vaut la chandelle?

L’alliance/coalition/fusion avec l’ON n’est pas considéré parce l’ON ne sort pas dans les sondages publiés jusqu’à date. Cela équivaut à regarder dans le miroir pour planifier l’avenir.

Il faudrait peut-être considérer le potentiel futur de l’ON. Présentement, elle est en construction, et fait peu de bruit. Lorsqu’on commencera à la voir régulièrement dans les média (comme en période électorale, par exemple), son potentiel pourrait s’exprimer et en surprendre plusieurs.

Un rapprochement avec QS est risqué, et son retour sur l’investissement est loin d’être assuré.

Un rapprochement avec l’ON serait une assurance de ne pas se faire tirer le tapis de sous les pieds.

Dans la situation actuelle, mon vote irait à l’ON comme premier choix, et QS comme second choix. Je ne re-voterai PQ que le jour où il admettra que son crédo ne fut qu’un mirage. Ce crédo est: « L’indépendance ne peut se réaliser qu’en prenant le pouvoir d’abord ».

Ce qui me flabbergaste, c’est que cela a déjà été démontré, et qu’ils refusent d’en reconnaître l’évidence. La seule raison, c’est qu’ils aiment beaucoup le pouvoir, même si cela ne sert qu’à gérer une province dépendante tenu bien en laisse (avec un choker économique) par sa Majesté la Reine.

A mon avis il faut se mefier da la succursale provincial de NPD (QS), ca prend une alliance des souverainistes avant les prochaines election,mon opinion c est que Gilles Duceppe doit joindre le PQ et l equipe de Mme.Marois pour commence…….

D’accord avec ceux qui reprochent à QS de s’être alliés avec le NPD. On est souverainiste ou on ne l’est pas! Pour que je puisse croire à une alliance PQ-QS, il faudrait que les bonzes de QS reconnaissent leur erreur. On peut rêver…

Ceci dit, la perspective d’une alliance fait peur aux fédéralistes. Il fallait lire dans La Presse l’ineffable Lysiane Gagnon détourner le débat en accusant Drainville de cacher, sous sa volonté de regroupement des forces souverainistes, une tentative de prendre le poste de Marois pour s’en convaincre. Belle tentative de déstabilisation de la part de cette mercenaire sans scrupules. Dire que Chapleau a eu le culot de le comparer à Iznogoud dans une caricature! Quelle désinformation…

J’abonde exactement dans le même sens que Jacques Perreault. Ce qui manque à QS, ce n’est pas une alliance avec un parti Frankenstein qui n’a de point de ralliement que la question du pays, c’est un peu de créativité pour présenter ses idées, faire parler de lui et prendre sa place dans l’imaginaire collectif.

@54 GastonDeGatineau
Dans la situation actuelle, mon vote irait à l’ON comme premier choix, et QS comme second choix.

Voici une contradiction, voter pour On, pas de problème avec cela. Ensuite, votre 2ième choix est QS qui est aussi siuverainiste que Jean Charest.

M. Lisée, l’alliance PQ-QS, c’est n’importe quoi. habituelement, je suis pas mal d’accord avec vous mais là, ouffff. Moi, je vais voter PQ et mon 2ième choix est ON. S’il y une entente que je dois voter QS, j’aime mieux m’abstenir de voter. On a rien à gagner, bien au contraire. Maudit que les souverainistes sont mélangés. Et pour le remplacement de Mme Marois, si elle décide de demeurer, il faut que ce climat malsain arrête car la population l’a très bien dit, une des raisons pour laquelle ils décident de voter autre chose que le PQ, c’est les chicanes.

Plus, j’y pense, une alliance entre PQ et QS, non, non, pas une très bonne idée. Comme vous pouvez le constater, c’est une très mauvaise idée. Si vous voulez rallier des gens, ramener Aussant et ON.

«Au PQ, c’est encore plus compliqué»

Parce que ce parti vous intéresse davantage que l’autre!

«Le sondage Léger de cette semaine indiquait que le PQ était le second choix de 33% des électeurs Solidaires. Puisque l’intention de vote QS est de 9%, cela signifie un report possible de 3 points, inégalement répartis.»

Bonne remarque. Vous devriez ajouter que la CAQ gagnerait 2 points (la CAQ étant le second choix de 21 % des électeurs Solidaires).

En outre, vous semblez n’avoir regardé cette partie du sondage de Léger que de l’oeil d’un péquiste. Un solidaire comme moi a aussi vu que bien plus d’électeurs péquistes ont la CAQ comme deuxième choix (36 %) que QS (23 %)! Où serait donc l’avantage de QS dans ce contexte?

Bien sûr, ce partage entre QS et la CAQ pourrait varier considérablement d’une circonscription à l’autre, il pourrait changer aussi d’ici à une élection avec un fort appui des leaders (ce qui est loin d’être acquis), mais je craindrais avantager la CAQ avec de tels pactes.

J’élabore davantage à :
http://jeanneemard.wordpress.com/2012/01/19/coalitions-alliances-et-pactes-tactiques/

Vous voyez, ça peut aussi être compliqué pour QS!

@ Patrice (# 51):

Selon certaines sources, Duceppe serait très loin d’être le bienvenu au caucus du P. Q… Trop rigide et trop tyrannique.

De plus, vous le croyez capable de rallier les pro-Marois?

Je n’y crois pas du tout d’autant plus que l’on a appris hier, via Jean Lapierre du 98.5 FM, que Monsieur Lisée avait lui aussi des ambitions sur la chefferie du P.Q. via le comté de Rosemont.

Pour que son complot fonctionne, il faut d’abord éliminer toute possibilité de voir Duceppe arriver au Parti québécois d’où le peu d’empressement de Monsieur Lisée de promouvoir la candidature de Duceppe.

http://blogues.cyberpresse.ca/boisvert/2012/01/19/pq-ca-nira-pas-mieux/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_bloguesaccueilcp_BO3_accueil_ECRAN1POS4

« Ensuite, votre 2ième choix est QS qui est aussi siuverainiste que Jean Charest. »

Mensonge éhonté. Voir le site mis en ligne par Québec Solidaire sur le sujet (bien avant la crise au PQ):
http://paysdeprojets.org/

Je peux aussi témoigner qu’à toutes les conférences de Françoise et d’Amir auxquelles j’ai assisté, ils ont bien exprimé la volonté de Québec Solidaire de réaliser un pays. C’est clair et sans ambiguïté (et pas question d’attendre les « conditions gagnantes » ou « l’assurance-morale de gagner » avant de faire quelque chose).

De plus, c’est le sujet sur lequel les membres se sont prononcé en premier lors de la rédaction du programme du parti. Avant tout autre sujet.

On se demande qui a intérêt à répandre des mensonges aussi flagrants sur Québec Solidaire. J’espère que vous l’avez propagé par simple ignorance et que vous ne vous ferez plus complice de la désinformation.
Après toute la désinformation dont le PQ a été victime depuis sa fondation, on aurait pu espérer que les péquistes se montrent plus prudent avant de reprendre des slogans lancés par on ne sait qui.

« La Constitution est le socle sur lequel s’exprime les valeurs communes et l’exercice démocratique. Québec ne sera pas Cuba. »

Québec Solidaire n’a jamais eu l’intention d’imposer une constitution à la population. Pas question qu’un petit groupe rédige une constitution à huis clos pour ensuite essayer de la faire passer par un référendum sans que personne n’aie son mot à dire.

La proposition de Québec Solidaire est, au contraire, qu’une assemblée constituante élue démocratiquement à travers tout le Québec, et représentant justement toutes les couches de la société, soit chargée de rédiger cette constitution. Bien sûr sujette ensuite à un référendum.
Mais contrairement à la stratégie péquiste du « référendum avant de faire autre chose pour la souveraineté » (stratégie suggérée par la taupe Claude Morin et incroyablement encore considérée comme un dogme), si l’assemblée constituante est vraiment représentative, le référendum sera gagnant.

Imaginez la tête du Canada quand les Québécois se seront prononcé sur une multitude de sujets, dont:
– l’abolition de la monarchie
– la protection de la langue française et de la culture québécoise
– les relations avec les Amérindiens
– la définition des « valeurs communes » des Québécois (identité québécoise)
– les relations avec les instances étrangères (gouvernement canadien, OTAN, ALENA, ONU, etc.)
et j’en passe

« Mme David a répété à plusieurs reprises que la souveraineté est un moyen et non pas un objectif. »

Rectification: un moyen ESSENTIEL et non un objectif EN SOI.
Il faut citer correctement.

En effet, qui voudrait d’une souveraineté avec une constitution rédigée par un Bourassa, ou pire, un Charest ? Totalement inféodée à Power Corps et aux milieux financiers, avec abandon définitif de nos ressources, la porte ouverte pour les magouilles et la corruption, le droit au monopole sur l’information (GESCA, Québeécor et frères Rémillard) inscrit dans la constitution, etc.

Et il est plus stimulant de vouloir un pays, quand ce pays s’inscrit dans un projet de société. Comme le PQ le proposait dans les années 1970.

« Qui veut s’associer avec Québec Solidaire et pourquoi ? Je vous donne plusieurs raisons de ne pas le faire : 1) QS et le parti communiste ont conclu une entente pour intégrer tous les membres du parti communiste ……2) éliminer tout frais de scolarité dans les CÉGEPS et universités
3) diminuer le réer a $10,000. par année
4)orchestrer un rapprochement politique avec les Hugo Chavez et Fidel Castro …. »

Bon, une autre victime de la propagande néo-libéral (canal-V, radio-poubelles, Québécor).

1)
a) L’intégration des membres du parti communiste a été faite bien avant la fondation de QS (dans l’Union des Forces Progressistes).
b) Les « communistes » modernes sont tout le contraire des staliniens anciens (même si je ne partage pas leur rêve, ni leur discours, je suis capable de faire ce qui est plus qu’une « nuance »
c) Même si les communistes font partie de QS, ils y sont minoritaires et acceptent de mettre de l’eau (en grande quantité) dans leur vin (en fait, ils sont plus « parlables » et ouverts que les néo-libéraux qui, eux, ont vraiment une attitude stalienne)

2) Éliminer progressivement les frais des scolarité, c’est faisable (les pays scandinaves le font).
Et ce n’est pas un projet en l’air, des chiffres sont avancés:
http://quebecsolidaire.net/actualite_nationale/hausse_des_frais_de_scolarite_qs_s%E2%80%99oppose_a_la_hausse_des_droits_de_scolarite_et_propose_un_financement_coll
(ça peut se discuter sur les détails, mais cela montre que ce n’est pas une utopie inatteignable; c’est une question de choix et de volonté politique)

3) Combien de gens donne plus de 10 000$ à un RÉER à chaque année ? Qui a les moyens d’économiser autant ? Une mince fraction de très riches.
Avec deux effets pervers:
– cela prive l’état de gros revenus (au profit de cette petite minorité de privilégiés)
– cela encourage la spéculation financière en mettant entre les mains des grands financiers des sommes d’argent considérables

quelques alternatives:
cadre financier de 2007 (bien sûr à réviser avec les nouvelles données, mais cela donne une idée de ce qui est possible): http://quebecsolidaire.net/cadre-financier

http://quebecsolidaire.net/projet-de-loi-sur-les-r%C3%A9gimes-de-retraite-lettre-au-ministre-de-lemploi-et-de-la-solidarit%C3%A9-sociale

et sur les échappatoires fiscales accordées à une petite minorité (au détriment de la classe moyenne):
http://quebecsolidaire.net/un_systeme_d%E2%80%99imposition_injuste

4) Il est question d’établir des liens avec les mouvements sociaux à travers le monde. Pourquoi cibler particulièrement Chavez ou Castro ? Il y en a d’autres (Équateur, Brésil, etc.) et surtout des mouvements citoyens (voir printemps arabe)

Finalement, regardez l’ensemble du programme. Entre autres, trouvez-vous trop radical et stalinien la proposition d’une participation majoritaire de l’État dans tous les projets dans le domaine des ressources naturelles (ce qui n’exclut pas des nationalisations sectorielles, si le besoin s’en fait sentir, au cas par cas) ?

Si oui, vous devez être horrifié par ON qui, lui, propose, une nationalisation pure et simple de TOUTES les ressources naturelles.

Sérieusement, il est dommage que les gens soient devenus trop paresseux pour prendre le temps de lire les programmes et qu’ils se contentent de répéter deux ou trois points entendus ailleurs par des détracteurs.

Personnellement, je prends le temps de m’informer des programmes de tous les partis avant de faire mon choix (lequel peut être remis en question à chaque instant). Et avant de rejeter ou d’accepter d’emblée une proposition, je me renseigne et je réfléchis sur sa « faisabilité » et sur les alternatives.
(Vous vous imaginez bien à quel point j’ai pu être malheureux (politiquement et socialement) dans les 30 dernières années où TINA (There is no alternative) régnait sans discussion)).