PQ: le chemin de croix des chefs

Mon collègue blogueur, ex-ministre péquiste, Jacques Brassard, a écrit hier sur son blogue:

Un de ces jours, un historien écrira sans doute le Livre Noir du PQ. Il n’y aura pas, bien sûr, des monceaux de cadavres comme dans le Livre Noir du Communisme. Mais il y aura sûrement la relation détaillée des règlements de compte suicidaires, la description édifiante des coups de poignard dans le dos, le récit douloureux des trahisons crève-cœur, la radiographie des chausse-trapes et des pièges que l’on place sur le parcours du chef (surtout quand le parti est dans l’opposition), l’analyse fine des emmerderies des coupeurs de cheveux en quatre.

Il a raison. Mais n’est-il pas paradoxal que, malgré ces déboires à répétition: 1) il y ait toujours des candidats pour être chef du PQ et 2) des chefs réussissent à devenir premier ministre et à offrir au Québec certains des gouvernements les plus productifs de leur histoire ?

Y aurait-il un lien entre le chemin de croix que doit subir chaque chef péquiste avant d’accéder au pouvoir et leur capacité, ensuite, à faire avancer le Québec ? Le turbulent PQ serait, dans cette hypothèse, un camp d’entrainement où on apprend à la dure la difficulté et l’adversité.

Tiens, pour vous punir de trouver trop divertissantes les querelles péquistes, je vous oblige à lire (ou pour certains à relire) ce billet publié en novembre dernier et que j’ai la faiblesse de penser toujours actuel:

La triple malédiction péquiste

Le chef péquiste est mal aimé, c’est entendu. Il semble d’une autre époque. On le voit depuis trop longtemps. Il était déjà là du temps de René Lévesque, c’est dire… Et puis, il ne représente pas le changement.

Tellement que, parmi ses députés, il y en a qui appellent dans le (613), au Parlement fédéral, où logent les députés du Bloc québécois et leur chef. Un chef populaire, celui-là, qui saurait galvaniser les troupes. Les sondages le prouvent.

Préparez-vous, lui disent-ils, le fruit est presque mûr. D’autant que le chef péquiste, malgré la piètre performance du Parti libéral au pouvoir, est moins populaire que le premier ministre. Il tire le parti vers le bas. Tout le monde le critique. Sa façon d’être, de se coiffer, de s’habiller même, parfois.

Son nom ? Jacques Parizeau. Depuis le début de 1991 jusqu’en 1993, lorsque son parti et l’option souverainiste avaient la cote, ce chef péquiste n’a jamais été plus populaire que Robert Bourassa — ce qui est une chose. D’octobre 1993 à son élection au pouvoir, en septembre 1994, il ne fut jamais plus populaire que Daniel Johnson — dont un ministre disait qu’il était « aussi chaleureux qu’une pierre tombale » —, ce qui est bien pire.

On dit que la fonction de premier ministre du Québec est la plus exigeante au Canada. Vrai, mais celle de chef de l’opposition est la plus éprouvante. Qui se souvient qu’un jour où il avait convoqué la presse, M. Parizeau se retrouva devant une salle déserte. « Mais j’existe ! » se lamenta-t-il. Quelques années plus tard, il arriva à un cheveu de faire exister un pays.

La première malédiction: la popularité

Mais cela n’a rien à voir avec la situation actuelle de Pauline Marois, qui, elle, est plus populaire que le premier ministre libéral. Alors je reprends.

Le chef péquiste est mal aimé, c’est entendu. Certes, le PQ est en avance sur le PLQ dans les intentions de vote. Certes, le chef est plus populaire que le premier ministre libéral, empêtré dans des scandales dont il ne sait comment se défaire. Mais dans les sondages, le chef péquiste ne le dépasse que de neuf points de pourcentage comme «meilleur premier ministre». Cela devrait être bien plus élevé. Comment expliquer l’absence d’enthousiasme à son égard ? C’est peut-être qu’il semble d’une autre époque.

En fait, il est dans le décor depuis près de 20 ans. Les jeunes ne se reconnaissent plus en lui. Un de ses députés s’en est même ouvert aux journalistes : « Le vieux doit partir. » Le « vieux » ? Qui parle ? Claude Charron, en 1976. De qui parle-t-il ? De René Lévesque, qui allait gagner, quelques mois plus tard, des élections historiques et gouverner le Québec pendant huit ans.

La popularité de Lévesque n'écrasait pas celle d'un Bourassa pourtant affaibli...
La popularité de Lévesque n'écrasait pas celle d'un Bourassa pourtant affaibli...

Il est étrange de constater, rétrospectivement, que le René Lévesque des années 1970 n’écrasait pas Robert Bourassa de son aura. Ou que Daniel Johnson faisait de l’ombre à Jacques Parizeau.

Se souvient-on aussi que, sous Jean Charest premier, la majorité des Québécois souhaitaient le départ de Bernard Landry de son siège de chef du PQ ? Même s’ils étaient majoritairement satisfaits du bilan de son gouvernement.

C’est ce que je baptise ici: la loi politique de l’impopularité relative des chefs péquistes dans l’opposition.

Les chefs du PQ doivent en effet passer, au strict chapitre de la popularité, un double test : Pourront-ils faire élire leur parti aux élections ? Et si oui, pourront-ils conduire le Québec à la souveraineté ? Militants et analystes étaient nombreux à croire que ni René Lévesque ni Jacques Parizeau ne feraient le poids. Les péquistes, comme chacun le sait, sont durs avec leurs chefs. L’opinion publique l’est aussi.

La seconde malédiction: la troisième voie

Si le chef péquiste survit aux avanies de la première malédiction, il doit se mesurer à la seconde: la loi politique de l’émergence possible d’une troisième voie.

Pour René Lévesque, cette « troisième voie » qui devait venir lui ravir des votes francophones a pris plusieurs formes. D’abord l’ex-libéral Yvon Dupuis tenta à compter de 1973 de remettre du gaz dans la machine du Parti créditiste, fort dans les régions.On se posa des questions sur le caractère téléguidé de l’opération lorsque Dupuis lança lors d’un discours: « nous les Libéraux ».

Ce fut ensuite la résurgence de l’Union nationale qui devait donner du fil à retordre à Lévesque, mais la position du nouveau chef de l’UN Rodrigue Biron en faveur du libre choix scolaire a nui aux… Libéraux, et permis l’élection péquiste. Biron deviendra plus tard ministre péquiste — un représentant de la droite dans la coalition de Lévesque, comme il y en a toujours eu (mais c’est pour un autre billet).

Lévesque joua lui-même avec l’idée de susciter la création d’une troisième voie. Ce blogueur a entendu le récit d’une rencontre au Reine Élizabeth entre Lévesque et le maire Jean Drapeau au début des années 1980. Lévesque voulait que Drapeau crée un Parti conservateur québécois, pour soutirer des voix aux Libéraux de Bourassa à l’élection suivante. Drapeau n’embarqua pas.

Le fantôme de la troisième voie vint aussi hanter Jacques Parizeau. Après l’échec de Meech, en 1990, la tentation fut forte autour de Lucien Bouchard de créer au Québec une formation souverainiste modérée, mais de centre-centre droit. Il en fut beaucoup question en coulisses, y compris avec Claude Béland et plusieurs proches de l’ex-chef péquiste Pierre-Marc Johnson. (Il fut écrit un jour que Bouchard aurait offert à Béland la direction de ce parti. Foutaises ! Il n’y aurait eu de chef que Bouchard, évidemment.)

Allié de la veille, Mario enlève en 1998 à Bouchard sa majorité électorale
Allié de la veille, Mario enlève en 1998 à Bouchard sa majorité électorale

Devenu premier ministre péquiste, Bouchard affronta lui-même une « troisième voie », non fantomatique cette fois, dirigée par son ex-allié référendaire Mario Dumont. L’impact fut réel.

La remontée de l’ADQ en fin de campagne de 1998 ravit à Bouchard son objectif le plus cher: obtenir un mandat clair de l’électorat québécois. Sa peine était palpable, le soir du vote, lorsqu’il comprit que le nouveau chef de l’opposition, Jean Charest, avait obtenu davantage de votes (27 618 pour être exact) que lui. C’était la faute à Mario.

Je note au passage que Mario Dumont avait proposé, en 1996, un moratoire de 10 ans sur la question nationale, pour qu’on s’occupe des « vraies affaires ». (Le moratoire prit théoriquement fin en 2006, mais Mario ne se sentit point tenu d’en célébrer, voire simplement d’en souligner, le terme.)

Depuis 2010, il est question de François Legault. La malédiction se poursuit. L’histoire bégaie.

La troisième malédiction: la mise en cause de la stratégie

Puis il y a la troisième malédiction, la troisième loi, peut-être la plus importante: la loi de la remise en cause de la stratégie du chef souverainiste. Cette loi est inscrite dans l’ADN du mouvement souverainiste et, je voudrais être clair: il n’y a pas de remède !

Parizeau: "Vous voulez mon avis sur l'Union Confédérale?" Landry: "Non, merci." (Dialogue fictif.)
Parizeau: "Vous voulez mon avis sur l'Union Confédérale?" Landry: "Non, merci." (Dialogue fictif, mais à peine!)

Lorsque René Lévesque a fait voter en 1973 le principe que la souveraineté ne serait pas déclarée au lendemain d’une élection, mais après un référendum, la tradition des cartes de membres déchirées s’est établie.

Lorsqu’il proposa le « beau risque », ce fut pire. Ensuite, l’affirmationisme de Pierre-Marc Johnson — pourtant très populaire dans l’opinion — n’a pas résisté aux salves critiques de Gérald Godin et autres, salves soutenues par Parizeau.

Jacques Parizeau a dû, au pouvoir, subir les foudres de Lucien Bouchard lors du fameux « virage ». Puis, Lucien Bouchard au pouvoir a subi les critiques de… Jacques Parizeau, lui reprochant de ne pas mettre suffisamment la souveraineté en vitrine.

Bernard Landry, un temps adepte de « l’union confédérale » dut l’oublier à la demande générale, puis sa démarche à-la-Bouchard dut se transformer, sous la pression de l’aile pressée encouragée par M. Parizeau, en engagement de tenir un référendum automatiquement, pendant le mandat suivant.

Seul André Boisclair fut « sauvé » de ce calvaire — il n’est pas resté assez longtemps pour le subir.

Les malheurs de Pauline Marois n’ont donc rien d’inédit. Il s’agit des épreuves du feu imposées par le PQ et la société québécoise à tous les futurs premiers ministres souverainistes. La septième personne à diriger le PQ est placée, ni plus ni moins, dans la situation périlleuse connue par ses mâles prédécesseurs.

Puisqu’il faut voir les choses du bon côté, je soumets que ce triple test offre à Mme Marois l’opportunité de briller (parmi les meilleurs). Ce n’est que dans la difficulté qu’on prouve sa valeur.

Puisque les Québécois ne sont pas massivement convaincus de ses talents de leaders (comme ils ne l’étaient ni de ceux de Parizeau, ni de ceux de Lévesque), la façon dont elle va se comporter dans l’obligatoire tourmente qui mène à son vote de confiance au congrès péquiste d’avril aura un impact majeur sur l’opinion.

Les vertus de la détermination

Si elle devait céder sur l’essentiel, accepter d’inscrire au programme du PQ une obligation de tenue de référendum dans le mandat, c’en serait fini, à mon avis, de sa crédibilité. De même, si elle se montrait intransigeante sur les détails, la méthode, la tonalité, elle ne pourrait continuer, comme avant, à s’afficher comme la compétente rassembleuse qu’elle a su être dans tant de dossiers.

Les rapports Parizeau/Marois vus par Garnotte
Les rapports Parizeau/Marois vus par Garnotte, du Devoir.

Son défi est donc de braver la tempête levée par ceux qui voudraient la mettre au pas, en montrant que c’est elle qui donne le pas.

Son défi est aussi de montrer qu’une fois qu’elle a déterminé la direction, elle est à l’écoute pour ce qui est des aménagements. C’est d’ailleurs une des vertus du Plan Marois (transparence totale: j’en ai pris connaissance comme tout le monde, le jour de sa publication) d’être souple, évolutif, collé au réel d’aujourd’hui et de demain.

Raison de plus pour que la chef accueille — non, invite — toutes les contributions comme des propositions d’additions plausibles à sa stratégie, donc tout ce qui lui donne du coffre et de la fluidité, en rejetant tout ce qui l’engoncerait au contraire dans un moule qui lui enlèverait toute agilité tactique.

J’ai pu m’entretenir quelques minutes avec Mme Marois la semaine dernière [en novembre 2010]. Mon sentiment: j’ai rencontré une femme plus déterminée que jamais. Sur son leadership. Sur la souveraineté. Sur la stratégie qu’elle a choisie. Sur son refus de se laisser bousculer. […]

L’essentiel est la démonstration qui sera faite par Mme Marois pendant et en fin de parcours. La façon dont elle réussira, si elle y arrive, à sortir de cette épreuve rituelle par le haut, en femme qui a émergé du parcours initiatique, de la triple malédiction péquiste, plus forte et plus affirmée, déterminera mieux que toute autre chose le niveau d’estime que les Québécois auront d’elle.

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Vous avez raison monsieur Lisée : madame Marois démontre une force exceptionnelle en réagissant aussi sagement à cette épreuve que vous appelez un rituel obligé. J’ai écouté votre commentaire à ce propos aux nouvelles de 22 heures à Radio-Canada ; je dois dire qu’il m’a redonné de l’espoir parce que je croyais cette épreuve une invitation à quitter. Je suis contente de savoir qu’il n’en est rien.

En plus de ce rituel , le fait d’être une femme augmente considérablement le défi. Cependant, à la voir aller ces derniers 48 heures, je pense qu’elle a la fibre de premier ministre.

Finalement, le départ des quatre députés donnera peut-être un nouvel élan au parti.

Faudrait pas comparez Parizeau ou Lévesque même Bouchard à Marois. Je trouve cette caricature de Parizeau et Landry avec la mention Dialogue fictif, mais à peine!)
pure manipulation pour discrédité Parizeau et Lapointe comme la chef hier à la télé. Je peux en montrer sur Madame Marois encore bien pire mais laissons cette forme de langue sale aux autres.

Bon billet M. Lisée…Vous espérez encore! Quelle tenacité!….

C’est bizarre… mais il n’y a jamais eu un seul journaliste au Québec qui a posé les questions suivantes aux leaders péquistes…jamais! Voiçi ces plus qu’importantes questions:

1)Comment allez vous faire pour payer votre énorme dette de $235 Milliards, le Québec étant une province pauvre et listé par l’OCDE… comme la 5ieme région la plus endêtée sur la planète?

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201002/26/01-4255828-dette-le-quebec-au-5e-rang-dans-le-monde-industrialise.php

2) Comment allez vous payez pour tout les services dû au public québecois sans les généreux $8.6 Milliards (cadeau de BS) du Canada?

Parizeau avait la réponse à la 2ieme question, il allait s’accaparer de nos économies pour nos vieux jours…(nos pensions) de la Caisse de Dépôt pour ne pas que nous tombions à plat à la Bourse re: obligations du Québec.

Je crois que la journée ou tout les séparatistes seront éduqués sur notre situation économique, il n’y aura plus un seul québecois qui voudra le beau rêve de l’indépendance. Espérons qu’ils seront informés avant et non après, car si après, la révolution sera catastrophique, et totalement désastreuse.

Très intéressant ce rapprochement que fait Jacques Brassard entre le Communisme et le Souverainisme. Il n’y a pas ici de cadavres réels, mais il y en a plusieurs de virtuels.

Tout le problème est là. Si vous êtes Chef d’une idéologie, en somme d’une chapelle ou d’une église, vous ne devez pas laisser de place au doute. Il y a un fondateur, une idéologie, une rêve, un évangile. Il y aura toujours de nombreux orthodoxes et quelques modernes. Ces derniers représentant toujours les grincheux, les peureux, les supposés réalistes, entretenant la querelle des modernes et des anciens.

Or dans ce genre de parti, les modernes, les réalistes, à la recherche du pouvoir politique plutôt qu’au maintien de l’orthodoxie, arrivent quelque fois à en prendre la direction. Pauline Marois en est un exemple.

Le chef doit alors réaliser la quadrature du cercle. Marier la réalité politique et le rêve des orthodoxes. L’obstacle est bien évédemment la démocratie. Dans nos contrées, il faut prendre le pouvoir démocratiquement. Tenter de se faire élire par des citoyens qui souvent ne partagent pas votre rêve ou tout au moins se méfient des orthodoxes.

Mais votre parti, ne peut pas se priver de ses orthodoxes, dont quelques uns ne sont pas à l’intérieur du caucus. Mais les orthodoxes ne sont pas des suiveux. Ils ne se plieront pas à une ligne de parti qui ne fera pas au moins une référence à l’orthodoxie. Mais les citoyens qui voudraient bien changer de temps en temps de gouvernement n’en ont que faire de l’orthodoxie de votre parti.

Vous faites quoi? Laisser partir les orthodoxes. Votre leasership est alors contesté. Vous devenez un parti comme les autres. Le rêve trouvera son nid ailleurs.

C’est le dilemme et le calvaire de ceux et celles qui tentent et qui tenteront de réaliser la quadrature du cercle. C’est ce qu’il y a de plus difficile en démocratie.

Merci pour cette excellente analyse! Elle nous fait revivre de manière pointue les cycles historiques autour du leadership péquiste. Je suis néanmoins en désaccord avec l’opinion qui voudrait que Pauline Marois surmonte les difficlés présentes.

M. L’idée,

Vous êtes un indécrottable optimiste. Et je crois que c’est ce qui me plaît tant chez vous.

Brillante analyse qui nous rafaîchit la mémoire et nous aide à voir plus clair dans les événements de la dernière semaine. Grand merci. À la lumière de cette lecture, j’éprouve encore plus de confiance envers Mme Marois : en transcendant les mesquineries et en poursuivant avec lucidité et courage la progression qu’elle a insufflée au Parti, elle démontre, encore une fois, qu’elle a véritablement l’étoffe d’un chef, voire d’un chef d’État.

Convaincu qu’elle a possiblement la bonne stratégie ,une fois élue,pour faire la souveraineté du Québec.

Son principal écueil est que certains sont trop pressés.Sauf que ceux là semblent ne pas vouloir comprendre que c’est le peuple qui va décider.

Votre analyse est magistrale mr.Lisée et donne encore espoir…Ce serait tellement dommage car le PQ a de jeunes et et brillants jeunes députés(e)

Ce qui est frustrant est de voir la relève inexistante et à la limite de cancres politique des fédéralistes qui sont au pouvoir, et risque de le demeurer à cause des chicanes du PQ.C’est désespérant…

De plus en plus convaincu que celui qui est le plus pressé est celui qui perturbe le plus le chemin vers l’indépendance et c’est Jacques Parizeau. Dommage mais il devrait arrêter car présentement il risque de faire réélire les libéraux ou le parti à Legault.

Vous vous demandez pourquoi il y a toujours des gens qui aspirent à devenir chef du Parti québécois alors que tous les chefs de ce parti ne connaissent que des déboires à répétition.

Pour moi la réponse c’est d’abord et avant tout l’aspiration à la liberté.

Quand on se retrouve prisonnier, on cherche à en sortir et c’est vital.

C’est ce dont , malheureusement, trop de Québécois et de Québécoises n’ont pas encore pris conscience.

Et si cette prise de conscience tarde tellement à venir chez tant de gens c’est très possiblement parce que, en tant que peuple, nous n’avons jamais connu la liberté.

De colonie française nous sommes passés à colonie anglaise et enfin à colonie du Canada.

Il faut beaucoup réfléchir sur la nature humaine pour en arriver à une telle conclusion.

D’où l’importance de l’étude de la philosophie dans la vie.

Les souverainistes ne feront jamais l’indépendance car ils ont toujours tendance à crtitiquer leur chef. Ils ne sont jamais content. C’est désolant. Jacques Parizeau a toujours été un homme que j’admirais beaucoup. Mais il faut arrêter de critiquer et d’apporter des solutions et convaincre les gens indécis et surtout en parler .Si on se serre pas les coudes, on ne prendra pas le pouvoir et on ne fera pas de référendum. Qui sait? Si pendant le mandat de Marois, il ne va pas avoir une crise qui va déclencher un mouvement vers la souveraineté. Et si c’est le cas et que c’est Charest ou Legault qui est au pouvoir, on va dire, on aurait donc dû….Commençons à élire le PQ et ensuite, même si Mme Marois n’a pas autant de charsime pour emmener tous les Québécois vers le pays tant souhaité, on pourra changer de chef(et ça va nous laisser le temps d’en trouver un) car elle a présentement 62 ans et à cause de son âge, elle ne va pas solliciter un 2ième mandat. En plus le PQ propose de renforcer les lois pour protéger notre langue.

Et pourquoi pas avoir une aptitude positive pour une fois de la part des souverainistes et créer les conditions gagnantes. Prenons le scénario suivant, le PQ recrute des jeunes, des femmes et des gros noms(Duceppe, etc) décident de se présenter pour l’équipe Marois. À la surprise générale, le PQ réussit à coiffer les Libéraux et le parti de Legault en obtenant 35-%36% des voix.

Dans les premiers mois, cette équipe est entrain de faire revivre les années de 1976(j’étais trop jeune pour avoir connaissance de ces belles années du PQ mais j’en ai entendu beaucoup parler) en allant des projets de lois pour protéger notre langue et plein d’autres projets inovateurs. Les choses bougent, les fédéralistes et souverainistes mous ne parlent pas de référendum mais avec la bonne gestion du PQ, l’idée de la souveraineté gagne des appuis. Et comme la vague orange, l’indépendance est rendu à plus de 45% car les gens se laissent séduire. Il n’y pas de corruption et les gens commencent à rêver et ils sont positifs car pour une rare fois, il voit le lumière au bout du tunnel.

Peut-être que je suis trop rêveur mais c’est à nous d’arrêter d’être négatif envers le PQ et la souveraineté. C’est à nous d’y croire, de prendre nos responsabilités, d’en parler à nos amis, de convaincre les indécis et de simpliquer de façon positive. Et si on aide les fédéralistes(radicaux) à frapper sur notre parti et la souveraineté, on se tire dans le pied pas à peu près.

P.S. Le choix de QS n’a pas été considéré car ce parti est trop à gauche et il ne faut pas oublier que les souverainistes sont de gauche, droite et du centre.

Soyons patients!

Petit exercice: IMAGINEZ une seconde si ces bouffons impulsifs et instables au possible dirigaient un pays…

On serait pas très loin de la république de bananes non?

« L’essentiel est la démonstration qui sera faite par Mme Marois pendant et en fin de parcours. La façon dont elle réussira, si elle y arrive, à sortir de cette épreuve rituelle par le haut, en femme qui a émergé du parcours initiatique, de la triple malédiction péquiste, plus forte et plus affirmée, déterminera mieux que toute autre chose le niveau d’estime que les Québécois auront d’elle. »

Le problème c’est qu’elle aura fait tout ça pour appliquer ce que Claude Morin a proposé à l’époque, « l’étapisme » rebaptisé « gouvernance souverainiste ».

Et on s’pprête à « fêter » la nation comme le Bloc a « fêté » ses 20 ans, juste avant le 2 mai. On va « fêter » quoi au juste ? Notre lente extinction ? (Je publierai un texte sur le sujet bientôt.)

Bonjour,
Virtuellement, le Parti Québécois est déjà implosé de l’intérieur et n’a plus aucune crédibilité ni à droite ni à gauche. Ce parti depuis 1995 s’en va au vau l’eau ! Actuellement, les plus grands amis du Parti Québécois sont le Parti Libéral et Monsieur Jean Charest qui sont probablement au strict plan politique les seuls amis qui veulent du bien aux péquistes en voulant les conserver tout d’un bloc jusqu’au prochaines élections provinciales à venir.
Finalement, en faisant le judicieux choix de reporter cette loufoque saga à l’automne, le Parti Libéral a voulu protéger les péquistes contre eux mêmes en évitant le triste spectacle d’une véritable implosion de ce parti sous l’oeil des caméras et dans l’Agora. En bons stratèges, les libéraux ont compris qu’ils ont surtout besoin d’un Parti Québécois avec tous ses morceaux afin que ceux ci puissent chiper, glaner et essayer de ravir quelques votes nationalistes à la Coalition de Monsieur François Legault qui risque de rafler tout le magot du vote nationaliste. En attentant la prochaine consultation, les libéraux doivent protéger le Parti Québécois contre lui même afin de reprendre le pouvoir comme il se doit. Présentement pour le Parti Libéral, les péquistes sont mieux vivants que morts car ils se doivent de diviser le vote des nationalistes québécois…. Bien à vous, John Bull.

Assez bonne analyse. Mais une phrase m’a fait tiqué:

« 2) des chefs réussissent à devenir premier ministre et à offrir au Québec certains des gouvernements les plus productifs de leur histoire ? »

Le seul bon gouvernement du PQ a été le premier mandat de Lévesque (1976-1981). C’est vrai que c’est probablement le meilleur gouvernement que le Québec ait connu de son histoire, ce qui rachète beaucoup de choses.
Mais quel est le bilan des autres gouvernements PQ ?
2e mandat de Lévesque: l’époque du « beau risque » et du virage néo-libéral du gouvernement du Québec (bon, c’est vrai que c’était, et c’est encore, mondial, mais le fait reste là). Le début des déboires de l’État et de la société au Québec.

Parizeau: Prometteur, mais malheureusement, il n’est resté qu’un an. Trop peu pour prendre la mesure de ce qui semblait pouvoir être un « grand » gouvernement. Pas de note négative, parce qu’on ne peut pas vraiment donner de note (dommage parce qu’elle aurait pu être positive).

Bouchard: Est-il vraiment besoin d’en faire le bilan ? Le gouvernement « déficit zéro » selon la recette imposée par les financiers de Wall Street. Un désastre.
Landry: Dans le lignée de Bouchard, bien qu’un peu moins pire. Il s’est rattrapé sur quelques points. Mais pas sur tous.

Bref, à part le court passage de Parizeau et l’excellent premier gouvernement, le bilan n’est guère flatteur.
Bon, c’est vrai que quand on compare avec les deux derniers mandats de Bourassa et, surtout, avec l’effroyable gouvernement Charest (pire à mon avis que Duplessis, probablement du calibre de Tascherau), on pire dire que les gouvernements péquistes sont moins pires.
Mais sérieusement, on n’attend pas d’un gouvernement qu’il soit moins calamiteux que celui de ses adversaires, mais bien qu’il soit bon. Pas juste « moins calamiteux ».

Vous oubliez de mentionner une autre difficulté que Pauline Marois doit affronter, celle d’être une femme. Le Québec est bien classé pour ce qui est de l’égalité entre hommes et femmes, mais plusieurs on encore de la difficulté avec les femmes au pouvoir!

Le PQ est passé du principe de l’élection référendaire (qui ne lui aurait probablement jamais permis d’accéder au pouvoir), au référendum sur la souveraineté-association, en passant par l’«étapisme», au référendum sur la souveraineté (perdu par peu il faut le dire) et voici la dernière astuce, oups! s’cusez le, la nouvelle stratégie de la «gouvernance souverainiste».

Bien que cette nouvelle création du PQ ait été adoptée par les instances du parti, il est certain que ça fait pas l’affaire des «purs et dures» ou de ceux pour qui le pays du Québec n’arrivera jamais assez rapidement.

Mme Lapointe (que je sens quelque peu téléguidée par son époux) incarne cette frange de radicaux de «la cause» au sein du caucus. Et c’est probablement la raison de cette exigence de profession de foi envers la tactique de «gouvernance souverainiste» requise par Mme Marois pour la réintégration de Mme Lapointe, et ce, dans le but non avoué de tuer dans l’oeuf cet embryon de contestation.

Vos analyses sont toujours teintées de ce recul nécessaire pour garder votre crédibilité. J’aimerai vous souligner qu’il serait opportun de prendre encore plus de recul pour ajouter à cette crédibilité chèrement acquise. Pourriez-vous analyser les problématiques avec un regard neuf sur la «vieille» démocratie. Des indices sortent de toutes parts sur la problématique structurelle auquel fait face notre système parlementaire? Les citoyens sont les lucides, ils voient bien qu’un député accroché à la ligne de parti n’est plus que l’ombre d’une marionnette qui le dévalorise ainsi que la démocratie. Vous devriez…si vous ne voulez pas finir avec une ligne de parti. Je m’attendrais à ce que vous dépassiez ce stade de l’immobilisme intellectuel qui nous menace tous.

La question pour moi n`est pas de savoir si Mme Marois a les qualites requisent pour faire la job,c`est de savoir si elle va se degager l`espace necessaire pour mettre son experience a l`oeuvre.Quand je vois des femmes de valeur comme mesdames Marois et Maltes se faire embarque dans une niaiserie semblable,ca confirme que plutot que d`utilise l`enorme bassin de competances que representent les membres et sympatisants du parti ou de la cause,on se laisse isole,manipule.
Deja,de se limite au caucus des elus restrains la capacite d`esquiver les trappes.Ne meme pas consulte le caucus fait la demonstration qu`il y ait un ajustement majeur a faire.
Au PQ on ne peut mettre le couvert sur la marmite.Sans travaller activement sur le dossier de la souverainete,on ne peut pas securise les positions de Mme Marois.Vouloir faire taire Lisette(si vous permettez madame)est une action suicidaire.
Plus la machine a prendre des decisons est volumineuse et complexe,plus elle sera dificile a influencer de l`exterieur.Nous voulons nous donner un pays ici.Ca ne se fera pas si on laisse notre direction etre transforme en club de matantes bourree de prejuges et de peurs.
Je pousse peut-etre un peut fort,mais de l`exterieur ca ressemble un peut a cela.
Andre de Calgary

Cher Monsieur Lisée,

Nous avons tous pu admirer hier soir à Radio-Canada votre brillante interview.

D’abord un petit coup de louanges pour Pauline Marois suivi évidemment du légendaire « coup de fanal » en annonçant un discours important de Jacques Parizeau au colloque de l’IPSO qui se déroulera à la Chapelle du Bon Pasteur samedi…

On note au programme qu’AUCUN député du PQ ne sera présent comme panéliste. Jean-Martin Aussant, le seul démissionnaire ayant demandé publiquement la tête de Pauline Marois, sera toutefois conférencier…

Inutile de dire que le discours de Monsieur Parizeau donnera le ton pour la suite des choses. Son contenue se répandra comme un feu de poudre à travers la communauté de tous les souverainistes du Québec. Le PQ ne peut tout simplement pas survivre sans leur active contribution…

On peu parier que Madame Lapointe sera présente de même que Pierre Curzi et Louise Beaudouin.

Avec respect, vous vous trompez : les militants du Parti québécois ne sont pas durs avec leurs chefs. C’est un mythe et une légende urbaine.

J’ai fait, pour la revue l’Action Nationale une longue analyse des divers programmes du Parti québécois sur l’accession à l’indépendance depuis sa fondation et j’ai constaté que tous les chefs, ou à peu près, n’ont pas respecté ni le programme voté en congrès par les militants de la base ni les statuts, en usurpant, entre autres, les pouvoirs des congrès, l’instance décisionnelle suprême du Parti Québécois.

Mme Marois est celle qui est allée le plus loin dans ce sens, en jetant aux poubelles illégalement et illégitimement, le « projet de pays » voté par le XVe Congrès (2005)en modifiant l’article 1 (réaliser la souveraineté du Québec) et en envoyant le référendum dans les limbes.

Les faits sont là, têtus et inéluctables et on ne peut pas les effacer.

Il était inévitable qu’un jour ou l’autre elle était pour en payer le prix et c’est ce qui arrive.

Pierre Cloutier ll.m
avocat à la retraite
ex-militant du PQ

Bonjour,
Avec lucidité, ayant suivi tous les chemins tortueux empruntés par les nationalistes québécois depuis le début des années 1960, nous pouvons avancer sans nous tromper d’un seul iota que l’Histoire retiendra que le Parti Québécois ne fut l’histoire que d’un seul homme, soit Monsieur René Lévesque. Tous les autres chefs qui suivirent l’ont fait en surfant grossièrement sur la mémoire du fondateur. Le Parti Québécois avec son option est un cheval mort cliniquement depuis 1995 et survit grâce à un respirateur artificiel fourni gracieusement par la naïveté des nationalistes restants. Peu importe le chef, le vendeur sera toujours contesté et congédié car par aveuglement national, certains nationalistes se refusent de voir la réalité qui est implacable. Cabochons peut être sont ils mais le nationalisme est une émotion aveugle. Que l’on se le dise enfin ! Le référendum de 1995 aurait exactement eu le même score que 1980 n’eut été de l’EFFET BOUCHARD ! Tout le verbiage depuis 1995 n’est que charabia dans des circonvolutions des plus simplettes, soit de la roupie pour sansonnets et rien de plus. Les leaders nationalistes, contrairement à bien d’autres endroits sur la planète ont été fort chanceux que les nationalistes québécois sont tout simplement des québécois qui se promènent avec une belle poignée chromée dans le dos….. Ainsi soit elle ! Bien à vous, John Bull.

Vrai pour l’essentiel…
Les derniers sondages déprécient Mme Marois et redonnent gagnant M. Charest. Cela vous aura échappé.

@ Renée Houde #3

«Comment allez vous payez pour tout les services dû au public québecois sans les généreux $8.6 Milliards (cadeau de BS) du Canada?»

Très chère Mme Houde,

Vous en êtes à 100M$ de plus que la dernière fois.

Je vous mets au défi de me prouver, noir sur blanc, avec des références précises et crédibles (pas des sites Internet propagandistes, mais par des chercheurs reconnus et ayant fait leurs preuves, par des références bibliothécaires, par des éminents économistes ou de savants professeurs d’université) cette affirmation.

Moi aussi je pourrais parler au travers mon chapeau et affirmer toutes sortes de facéties.

J’attends vos sources, vos références et vos tableaux.

Je suis d’accord avec ton analyse à l’exception du passage sur M.Boisclair. Même lui n’a pas échappé aux foudres des belles-mamans:

Extrait d’une nouvelle de radio-canada au 31 janvier 2001

Landry consterné

Les résultats des sondages ont fait réagir l’ancien chef péquiste Bernard Landry. Sur les ondes du Réseau de l’information, l’ancien premier ministre s’est dit « triste et consterné » par les données présentées dans ces enquêtes d’opinion, surtout que « nous avons le gouvernement le plus inefficace de l’histoire contemporaine du Québec ».

Bernard Landry

Selon M. Landry, il s’agit d’un signal clair que le parti souverainiste doit faire un examen de conscience et rétablir ses priorités. « Le Parti québécois est un parti progressiste qui a profondément modifié le cours de l’histoire moderne du Québec et il doit prouver qu’il peut encore changer les choses. »

Pour en arriver là, M. Landry dit que le parti devra se réajuster et faire des gestes plus convaincants que ceux des derniers mois, notamment en réactivant le discours sur la souveraineté. Il note d’ailleurs à cet effet que, selon le sondage de La Presse, 45 % des répondants sont toujours favorables à l’indépendance du Québec.

L’ancien chef péquiste a refusé d’imputer la chute du Parti québécois dans les sondages à la seule performance d’André Boisclair. M. Landry reconnaît toutefois que M. Boisclair a commis plusieurs erreurs dernièrement, entre autres en ne s’impliquant pas à fond dans le débat sur l’accommodement raisonnable. Il estime que le chef du PQ devra à l’avenir montrer plus de sincérité, d’engagement et de dévouement.

Bernard Landry a par ailleurs répété, plutôt deux fois qu’une, qu’il n’a pas l’intention de revenir à la tête du parti, et a refusé de dire s’il changerait d’avis advenant qu’un mouvement en faveur de son retour voie le jour au sein du mouvement souverainiste.

Le militant souverainiste de longue date Yves Michaud n’a pour sa part pas hésité à réclamer la tête du chef du Parti québécois. Selon l’ancien député et ami de René Lévesque, les militants du PQ devraient changer de chef dès maintenant, malgré l’imminence du déclenchement d’une campagne électorale.

« Il n’est jamais trop tard pour bien faire dans l’intérêt du parti et du peuple québécois », a tranché M. Michaud lors d’un point de presse, en marge d’une commission parlementaire à laquelle il assistait. Il a d’ailleurs ajouté que si jamais M. Landry montrait de l’intérêt pour un retour en politique, il disposerait de son appui.

D’accord avec vous Jean-François Lisée, les chefs du PQ ont une croix à porter, et pour ce faire, encore faut-il avoir les qualités requises.

Le PQ est un club d’enfants rebelles, à juste titre, car son credo est de se tenir debout devant Ottawa. Il est donc normal que ses militants, partisans et membres aient du caractère et de l’endurance, bref, qu’ils ne soient pas des enfants de cœur. Les péquistes, et plus encore les souverainistes sont fonceurs et revendicateurs, ce qui est normal pour des guerriers à la conquête d’un pays. Les véritables souverainistes sont, dans leur essence même, des insoumis; donc, tout le contraire des suiveux et des marionnettes.

Le chef qui ouvrira la porte à la souveraineté est celui qui saura gérer efficacement les tempéraments les plus ardents et les divergences d’opinions acrimonieuses. Les différences constituent la clé de voûte pour «les gouvernements les plus productifs de l’histoire» du Québec (termes de Jean-François Lisée). Le choc des opinions enrichit la réflexion en permettant l’avancement des idées, et ainsi trouver des solutions novatrices. À l’inverse, la conformité restreint les options, et l’uniformité sclérose le système: c’est l’enlisement.

Le chef ou la cheffe qui mènera le Québec à la souveraineté n’adopte pas une attitude infantilisante à l’égard de ses membres, car ce chef ou cette cheffe voit en chacun(e)- quel qu’il ou qu’elle soit – un pilier du grand projet souverainiste, et n’impose surtout pas une façon préconçue d’être, de faire et de penser en toute docilité. Il s’agit là de la marque de commerce du PLQ.

Je suis entièrement d’accord avec Jean-Martin Aussant à l’effet que Pauline Marois n’est pas la personne qui mènera le Québec vers la souveraineté. Son style de chefferie ressemble à celui de Jean-Charest qui dirige un troupeau de moutons.

Je vais mettre de côté un instant la psychanalyse des partis politiques pour lancer une idée en l’air. Pourquoi ne pas créer un Bloc Québécois pour l’Assemblée nationale ? Il y aurait ainsi un Bloc à Ottawa (fédéral) et un autre à Québec (provincial). Je verrais bien un Daniel Paillé ou un Pierre Paquette comme fondateurs de ce parti. Avec l’élection du 2 mai, il y aurait sûrement une soixantaine de candidats prêts pour une élection provinciale.

Reste à savoir maintenant qui pourrait porter cette croix et devenir chef d’un groupe de «personnes dynamiques» en prévision du Jour J du Québec. Mais existe-t-il une personnalité capable de canaliser les énergies débordantes d’un tel groupe ?

@Renée Houde

C’est peut-être vous qui manquez d’éducation.

«Comment allez vous faire pour payer votre énorme dette de $235 Milliards, le Québec étant une province pauvre et listé par l’OCDE… comme la 5ieme région la plus endêtée sur la planète?»

Vous avez réellement cru ce mensonge inventé de toutes pièces par le Parti libéral lors de son dernier budget afin de nous faire avaler leurs couleuvres.

Premièrement, le Québec ne fait pas parti de l’OCDE, n’étant pas un pays.

Deuxièmement, on ne peut faire un classement des pays endetté en prenant la dette totale. Dans les pays de l’OCDE, on trouve des pays ayant une population 42 fois plus élevé qu’ici, comme les États-Unis et d’autres ayant une population de 311 000 habitants comme l’Islande. Il est donc plus juste de faire un classement en divisant par le nombre d’habitant. Mais encore! l’OCDE calcule les dettes des différents pays selon le pourcentage du PIB. C’est donc un mensonge de dire que le Québec aurait la 5e plus grosse dette de l’OCDE.

http://stats.oecd.org/Index.aspx?QueryId=29868&Lang=fr

Troisièmement, 235 milliards constituent la dette brute, mais il serait beaucoup plus juste de prendre la dette claire. Il faut enlever les actifs. Est-ce que vous calculez votre hypothèque dans le total de vos dettes? Non, c’est la même chose pour le Québec. La dette clair du Québec avoisine les 120 milliard. Beaucoup moins alarmant, surtout que notre PIB augmente.

«Comment allez vous payez pour tout les services dû au public québecois sans les généreux $8.6 Milliards (cadeau de BS) du Canada?»

Premièrement, appelez-ça un cadeau est démagogique. Cette soit-disant argent n’est pas remis par générosité, mais par obligation selon un calcul long comme le bras. De plus, vous gonflez le chiffre, car la péréquation est environs de 7 milliards.

De toutes façons, la péréquation ne veut plus rien dire puisqu’elle se trouve noyer dans le total des transferts. Selon Statistique Canada, en 2007, le Québec envoyait au fédéral 45,725 milliard de dollar. Le fédéral nous renvoyé 50, 541 milliard. C’est donc 4,816 milliards de plus pour le Québec. C’est loin de votre 8,6 milliard, n’est-ce pas?

Mais encore! Selon la Commission Bélanger-Campeau, en 1991, le Québec perdait 3 milliards dans les doublons. Bref, le Québec gagnerait un petit 1,8 milliard de dollar à vivre au sein du Canada. Par contre, le 1,8 milliard est déjà dépensé. On a aucun contrôle dessus. Cette somme est d’ailleurs relativement facile à comblé. Le processus décisionnel serait accélérer, car on aurait plus à quémander à Ottawa, ce qui augmente l’efficacité et les coûts. On pourrait développer les industries importantes pour nous. Présentement, notre industrie forestière se meurt sans aucune aide parce que l’argent a été envoyé à l’industrie automobile de l’Ontario et à l’armée. On a donc plus de chômeur, qui ne paie pas d’impôts et qui consomme moins. (Donc, moins de taxes)

Et voilà Mme Renée Houde. Vous avez votre réponse.

Je crois que la journée ou tout les fédéralistes seront éduqués sur notre situation économique, il n’y aura plus un seul québecois qui voudra s’enfermer dans le Canada. Espérons qu’ils seront informés le plus rapidement possible, car le statut quo sera catastrophique, et totalement désastreux.

@ Renee Houde :

Vous semblez oubliez que le Québec à près de 4 milliards en actifs par l’entremise de la société hydro québec.

Donc, si j’achète une maison et que je m’endette de 200 000 $ pour l’acheter; suis-je réellement endetté ? Bien sur que oui je suis endetté, mais seulement jusqu’au moment ou je décide de vendre (Habituellement à profit.)

Là je récupèrerai mon capital de départ et même un probable surplus.

Vous êtes presque aussi mauvais joueur que le RoC sur celle ci monsieur Houde…

Je ne compte pas vendre hydro quebec, mais nos ACTIFS doivent rentré dans la colonne des MOINS sur notre dette sinon le calcul est biaisé ainsi que ceux qui s’en servent comme argument.

@John Bull

« Cabochons peut être sont ils mais le nationalisme est une émotion aveugle. Que l’on se le dise enfin ! »

Alors, si je comprends bien, ce que vous dites pour défendre votre statu quo canadien adoré, ne compte pas pour les trudeauistes, chrétiennistes et autres politiciens canadiens qui ont dépensés des fortunes pour nous marteler le message du nationalisme canadien à outrance?

Et tous les pays souverains ou devenus souverains sont remplis d’émotifs aveugles?

« car par aveuglement national, certains nationalistes se refusent de voir la réalité qui est implacable. »

Ce qui dont vous accusez encore les nationalistes québécois est donc tout aussi valables pour les fédéralistes canadiens, tout aussi aveugles.

À force de généraliser vos arguments, vous vous enfoncez davantage dans les sables mouvants de la connerie.

Et tant qu’à y être, si on vous prend au mot: tous les enfants qui ont un jour grandis et décidés de quitter leur maison parentale pour mener leur vie en adultes indépendants ont tous eux torts par « naïveté » et par aveuglement émotif?

Je pense que finalement, c’est vous qui avez la plus belle poignée chromée dans le dos par à-plat-ventrisme, votre mépris simpliste dénué de nuances et de réflexions profondes. Vouloir être autonomes, souverains ou indépendants ne relève pas de l’émotion aveugle. Assumez-le au lieu d’écrire de sornettes fables dont même un cheval de bois vous flanquerait une belle ruade après vous avoir lu.

Et ne me parlez pas de la logique pour vous sortir du pétrin. Voici ce que l’écrivain Ambrose Bierce avait à dire à propos de la logique:

« Logique: n. et adj. Art de penser et de raisonner en strict accord avec les limitations et les incapacités de l’humaine incompréhension. Toute la logique est basée sur le syllogisme qui présente une proposition majeure, une mineure et une conclusion. Par exemple:

Prop. Maj.: 60 hommes peuvent faire un travail en 60 fois moins de temps qu’un homme.

Prop. Min.: 1 homme peut creuser un trou pour un poteau en 60 secondes.

Conclusion: 60 hommes peuvent creuser un trou pour un poteau en 1 seconde.

Ce syllogisme arithmétique dans lequel, en combinant la logique et la mathématique, permet que nous jouissions d’une double certitude et soyons deux fois plus comblés de bonheur. »

Bref, votre logique a réponse à tout, mais ne mène à… pas grand-chose d’édifiant.

Honte à vous. Mathieu Lemée

Renee Houde :
juin 9, 2011 à 1:50

Je crois que la journée ou tout les séparatistes seront éduqués sur notre situation économique, il n’y aura plus un seul québecois qui voudra le beau rêve de l’indépendance.
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C’est sûr que la dépendance vous rassure.

Même si vous êtes toujours aussi endettée…

21 John Bull :
juin 9, 2011 à 12:06
Bonjour,
Avec lucidité, ayant suivi tous les chemins tortueux empruntés par les nationalistes québécois depuis le début des années 1960, nous pouvons avancer sans nous tromper d’un seul iota que l’Histoire retiendra que le Parti Québécois ne fut l’histoire que d’un seul homme, soit Monsieur René Lévesque.
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Vous appliquez erronément au PQ ce qui est le triste destin moribond du Parti libéral fédéral…

@ François 1

Poussez un peu plus loin votre exercice: IMAGINEZ que, comme dans n’importe quel autre pays, après l’accession à la souveraineté, le PQ déclenche des élections et qu’un tout autre parti (où les bouffons impulsifs comme vous dites seraient exclus) soit élu. Quel élan ce parti pourrait donner à ce nouveau pays.

Allez, un petit peu d’imagination,j’suis certain que vous êtes capable de comprendre que faire du Québec un pays ne fera pas de ce pays une dictature. Même souverain vous aurez toute la chance de voter pour un parti où les bouffons impulsifs ne sont pas admis.

@ Mme Houde # 3

En claironnant que le Québec est une province pauvre, vous démontrez clairement que le Canada a failli à sa tâche. Si je me souviens bien de mes cours d’histoire, le Bas-Canada (le Québec de l’époque) a utilisé ses surplus pour éponger la dette du Haut-Canada (l’Ontario de l’époque) lors de l’union des deux canadas. Quelle horreur pour les ‘’dépendantistes’’, le Québec était autrefois à l’aise alors qu’il s’appauvrit à l’intérieur du Canada.

La souveraineté du Québec, c’est arrêter cette dépendance maladive envers un autre peuple. Peut-être n’avez-vous pas assez confiance en votre nation. Peut-être croyez-vous que notre nation devrait rester sur le BS du Canada comme vous dites. Moi pas. J’ai confiance en mon peuple. J’ai confiance que souverain, il pourra faire ce que tout les autres pays font. Ils se crachent dans les mains et se retroussent les manches.

«Quelques années plus tard, il (Jacques Parizeau) arriva à un cheveu de faire exister un pays.» Faux! Tout le monde sait que c’est Lucien Bouchard qui conduisit le Québec à 54, 288 voix près de la souveraineté. Peu de temps avant la campagne référendaire de 1995, ne voulant pas «subir le sort de la Brigade légère qui avait été écrasée durant la guerre de Crimée», Monsieur fut mis sur la touche et remplacé par Lucien Bouchard.

@ Marc Champagne (# 31):

Nul besoin d’imagination pour comprendre votre amertume.

Après tout, l’un de vos deux partis favoris vient tout juste de subir une raclée historique et de disparaître virtuellement de l’échiquier politique fédéral et l’autre est en train d’imploser sous les coups de butoir de la logique et du bon sens après avoir voulu museler tout le peup^le du Québec.

Allez…reposez-vous et revenez-vous plus…détendu.

@François 1

Quand on tient des propos méprisants alors que votre logique a été maintes fois démontés et taxidermisé, ce serait plutôt à vous de suivre vos propres conseils.

Les conservateurs ont encore eu moins de % de vote que le Bloc le 2 mai dernier, mais notre bon système médiocrate leur donne à peine 1 député de plus. Et vous auscultez la déconfiture du parti Libéral.

Allez-vous reposer à votre tour, revenez-nous sans vous bouchons à l’émeri dans vos esgourdes de dretteux sans souplesses, et avec des arguments moins crétinoïdes et plus nuancés la prochaine fois. Votre mépris agressif vous peint dans le coin des durs de la détente et de la feuille. En clair, allez prendre des vacances et revenez plus détendu également en prêchant par l’exemple.

@ François 1

Eh bien non, aucune amertume. Je suis de nature assez patiente. En 1993 les conservateurs n’avaient que 2 députés, aujourd’hui, ils gouvernent le pays. En 1987, 7 ministres du gouvernement du parti Québécois démissionnaient et quittaient le parti. 8 ans plus tard, ce même parti était à un cheveu de faire naître un nouveau pays. Il y a toujours eu des indépendantistes québécois et il y en aura toujours. Vous devrez vous y faire, cette race est tenace.
Pour ce qui de vouloir museler le peuple, vous vous trompez de parti. Faut voir ce qui se passe dans les conseils nationaux du parti Liberal pour comprendre ce qu’est de museler les gens.

@ Red Bull

Vous dites : »le nationalisme est une émotion aveugle », en parlant des souverainistes.

Est-ce que ça veut dire que les canayens anglos ont un nationalisme qui n’est pas aveugle!

Est-ce que les canayens qui sont venus nous dire on vous aime ne souffre d’aucun nationalisme aveugle!

Je me souviens de novembre 1976 comme si c’était hier. J’étais là, à titre de journalisme au Montréal-Matin, après une fulgurante campagne menée de mains de maître par « LE CHEF » René Lévesque. Le Québec avait voté pour un bon gouvernement. C’était ça le slogan. Le référendum, viendrait et on l’aurait notre souveraineté clamait les péquistes. Il y a eu un premier référendum que Lévesque a perdu. Ce serait pour la prochaine fois, a-t-dit. Le Chef vénéré a par le suite été tassé parce qu’il a voulu donner une dernière chance au fédéralisme. C’était la beau risque proposé par Brian Mulroney et le retour du Québec dans la Confédération dans l’honneur et l’enthousiasme. L’homme derrière cette tentative: Lucien Bouchard, le conservateur fédéraliste. En 1995, ce même grand penseur et fondateur du Bloc s’est allié à Jacques Parizeau pour amener les Québécois à quelques milliers de voix d’un pays. Ces deux-là ont, chacun leur tour quitté le PQ. La base militante ne suivait plus. Bernard Landry, lui aussi n’a pas survécu, il voulait trop gouverner. Ce parti qui ne cesse de reporter à plus tard le vrai débat est condamné à mort s’il ne reviens pas à sa seule raison d’exister. Mme Marois affirme haut et fort qu’il lui faut le pouvoir à tout prix avant de reprendre le débat sur la souveraineté. Elle tient donc le même discours qu’un opportuniste et ex-péquiste nommé Legault. Il ne faudra pas se surprendre que les électeurs choisissent ce même François Legault lors du prochain scrutin. Tant qu’à faire, au diable la souveraineté, le pays et tout le reste.