Parti québécois : note aux belles-mères

Aux cours des derniers jours, les trois anciens premiers ministres que vous êtes avez cru bon intervenir dans le débat politique pour critiquer la personne qui vous a succédé à la direction du Parti québécois.

Tir groupé des ex
Tir groupé des ex

Loin de moi l’idée de disputer à des personnes qui, comme vous, ont donné le meilleur d’elles-mêmes à la vie publique le droit de vous prononcer sur les affaires courantes, y compris sur la stratégie du Parti dont vous étiez chef, avant de démissionner tour à tour de cette fonction.

Cependant, lorsque vous le faites, vous vous exposez à la critique, comme celle-ci. Vous savez que le respect et l’affection que j’ai pour vous (transparence totale : je fus conseiller de MM Parizeau et Bouchard) ont toujours été accompagnées par la franchise et par des propos parfois un peu caustiques.

M. Parizeau, vous avez ouvert la marche. Vous avez choisi un grand quotidien torontois pour affirmer que « si vous souhaitez que les gens suivent un idéal, certains diraient un rêve, il vous faut définir un objectif et les façons d’y parvenir ». Est-ce que cela laisse entendre que le Plan Marois pour le Québec, soumis par l’actuelle chef du PQ, ne répond pas à ce critère ? Il faut le croire car vous avez ajouté : « En ce moment, je suppose que bien des choses doivent être clarifiées. »

Ainsi couvert par M. Parizeau, vous, M. Landry, avez emboîté le pas en déclarant :« il faut y aller [vers un référendum] le plus tôt possible, le plus carrément et démocratiquement possible. Moi, je suis membre du Parti québécois et je vais essayer de faire valoir cette idée d’ici le prochain congrès ».

Finalement, M. Bouchard, vous avez déclaré à TVA (dans une entrevue par ailleurs extrêmement souverainiste qui vaut la peine d’être vue en entier) que « quand le chef souverainiste ne s’engage pas à faire de référendum, ça veut dire que la souveraineté n’est pas en train d’avancer ».

Par où commencer ?

Mme Marois propose la tenue d’un référendum « au moment jugé opportun », dans un programme très offensif de « gouvernance souverainiste ». Sa stratégie est peut-être bonne. Elle est peut-être mauvaise. On ne le saura qu’à l’usage.

Cependant, messieurs les ex, il y a une chose que vous savez, que nous savons avec certitude. Les stratégies souverainistes que vous avez avancées lorsque vous étiez au pouvoir (dans deux cas avec ma participation) n’ont pas conduit à la souveraineté. Ayant échoué chacun votre tour (le premier de peu, mais échoué quand même), êtes-vous vraiment les mieux placés pour donner aujourd’hui de telles leçons de stratégie ?

Vous connaissant tous les trois, je puis révéler que celui d’entre vous qui a le plus grand sens de l’humour est Lucien Bouchard. On le savait en privé. On le découvre maintenant en public.

M. Bouchard, vous qui reprochez aujourd’hui à Pauline Marois de ne pas s’engager à tenir de référendum, aviez fait exactement la même chose lors de votre propre campagne électorale de 1998. Vous aviez même fait modifier le programme du PQ pour y retirer toute clause vous obligeant à tenir cette consultation dans un délai précis.

L’humour est également au rendez-vous lorsqu’on compare votre dernière déclaration avec l’avant-dernière. En effet, ce printemps, à Québec, vous avez affirmé qu’il ne fallait pas s’occuper de souveraineté, qu’il y avait d’autres dossiers plus importants. L’avez-vous oublié? J’ai pris des notes :

« Dans l’immédiat, au Québec, on a autre chose à faire que d’attendre quelque chose qui ne vient pas vite. On a des problèmes très graves, des problèmes économiques, des problèmes d’éducation, des problèmes de santé, de finances publiques, il faut qu’on se mette à la tâche. »

Vous en tiriez d’ailleurs la conclusion que Mme Marois avait bien raison dans sa prudence :

« Pauline Marois ne veut pas faire de référendum. Elle sait que ce n’est pas le temps. Le monde n’en veut pas à court terme ; ça veut dire plusieurs années ».

Une inexactitude, ici : Mme Marois ne dit pas qu’elle n’en veut pas, au contraire. Elle ne veut pas s’attacher à un calendrier, ce que vous applaudissiez, donc, il y a peu.

Bon, je ne veux pas trop vous taquiner, M. Bouchard. Je vous préfère souverainiste impatient que lucide éteignoir, résigné au statu quo. Un peu de cohérence serait cependant bienvenue. Faites-nous plaisir, tenez-vous en au souverainiste impatient pour un bout de temps…

L’homme qu’on écoute

Au sein du mouvement souverainiste c’est vous, M. Parizeau, qui êtes le plus écouté. Votre capacité de nuire à Mme Marois est donc beaucoup plus grande que celles de vos successeurs. Vous avez peut-être remarqué que lorsque Mme Marois a d’abord présenté son plan, au printemps 2009, il fut très bien reçu, unanimement en fait, par les militants réunis.

Maintenant qu’elle veut l’insérer dans le programme du parti, vous pouvez lui rendre la vie difficile et susciter une opposition telle que le vote de confiance qui doit accompagner ce débat lors de son congrès de l’an prochain pourrait l’affaiblir considérablement.

Cela au moment où les sondages donnent le PQ gagnant, avec une quasi majorité chez les francophones. Est-ce votre objectif, M. Parizeau ? Et si oui, dans quel but ?

Sur le fond, la position avancée par Mme Marois est proche de celle que vous aviez fait voter par le PQ lors de votre campagne de 1989. Alors, vous proposiez la tenue de négociations avec Ottawa puis de référendums sectoriels qui devraient mener, de façon franchement pas très claire, à la souveraineté. Mme Marois, elle, affirme qu’elle utilisera tous les moyens à sa disposition, y compris des référendums sectoriels au besoin, pour gouverner en souverainiste. On ne saisit pas très bien en quoi elle est moins claire que vous ne l’étiez à l’époque.

Vous étiez, en 1989, en période de conjoncture basse sur la souveraineté (Lucien Bouchard dirait « molle »). Lorsque la conjoncture a changé, devenant historiquement porteuse, en 1991, vous avez été beaucoup plus précis, fixant une échéance. Aujourd’hui, vous ne donnez pas à votre successeur le  bénéfice du doute, ou la marge de manoeuvre, dont vous avez bénéficié à l’époque. En êtes-vous conscient ?

L’homme des 1000 jours

J’ai une question précise pour vous, Monsieur Landry. Vous nous dites que vous interviendrez dans le débat d’ici le congrès péquiste pour que le référendum soit prévu plus tôt. C’est évidemment votre droit.

En ce moment, je l’ai dit, la proposition Marois propose un référendum « au moment jugé opportun ». Si vous souhaitez modifier cette phrase par « le plus tôt possible », je crois que vous défoncerez une porte ouverte. Peut-être préféreriez vous la formule qui vous était chère lorsque vous étiez premier ministre, promettant de tenir le référendum lorsque vous auriez « l’assurance morale » que vous pouviez le gagner. C’est la ligne que vous teniez lors de votre campagne électorale de 2003. Cette formulation pourrait sans doute être insérée sans provoquer de déchirement conceptuel.

Cependant, je me souviens que, chef du PQ revenu dans l’opposition, vous aviez cédé en 2004 aux pressions de l’aile impatiente du parti — soutenue alors par Jacques Parizeau à votre plus grand déplaisir — et aviez accepté d’insérer dans le programme du PQ de 2005 l’engagement de tenir le référendum « le plus tôt possible à l’intérieur du prochain mandat ».

Puisque vous m’aviez invité à donner mon avis lors du Conseil national de 2004 où vous aviez annoncé votre décision, vous m’avez entendu déclarer à l’assistance que l’insertion, dans le programme, de cet automatisme (élection du PQ = référendum certain quoi qu’il arrive) était, permettez-moi de me citer : « un passeport pour un second mandat Charest ».

Vous n’avez pas conduit les troupes péquistes à leur défaite historique de 2007, mais on se souvient tous que Jean Charest a fait grand cas de cet aspect du programme, s’en servant comme d’un repoussoir dans l’opinion.

Il devait savoir, comme on le sait tous, qu’il y a dans l’électorat davantage de personnes refusant le référendum qu’il y en a qui refusent la souveraineté. Il est donc plus facile et plus payant pour lui de faire campagne contre le référendum que contre la souveraineté. M. Charest est donc le militant le plus enthousiaste en faveur de l’insertion dans le programme du PQ de cet automatisme. Il vous accompagnera et vous encouragera certainement, d’ici le congrès, dans votre combat.

Astérix et Obélix

Un jour de 1990, vers la fin de la négociation menant au rapport Bélanger-Campeau sur l’avenir du Québec, quelqu’un vous proposa, M. Parizeau, d’assortir votre signature d’un astérisque renvoyant à un addendum au rapport qui préciserait votre pensée.

« Astérisque ? Avez-vous répondu. Je ne suis pas Obélix, quand même! »

Obélix, non. Mais Astérix, oui. Le mouvement souverainiste québécois est, dans le Canada, dans un rapport du faible au fort. Son principal avantage est celui de l’agilité, de la rapidité, de la flexibilité. Mme Marois, et je la suis sur ce point, a décidé de se garder toute sa marge de manoeuvre, dans une stratégie par ailleurs très offensive.

M. Charest, avec semble-t-il votre aide messieurs, souhaiterait lui enlever cette agilité et l’engoncer dans une stratégie pré-établie, donc prévisible, donc plus facile à faire échouer.

Alors, permettez-moi l’outrecuidance de conclure comme suit.

* Soit vous pensez que Mme Marois n’est pas souverainiste, qu’elle ne souhaite pas la souveraineté, et alors réclamez son départ et proposez un successeur (ou votre retour) ;

*Soit vous pensez qu’elle est souverainiste et alors, avec l’humilité que devrait vous inspirer vos échecs passés, laissez-la travailler en paix.

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Je ne sais pas si c’est l’âge, mais on les sens pressé par le temps.
Paradoxalement, le plus jeune des belles-mères semble le plus touché par l’âge, oubliant des grands bouts….

Pourtant, les reste du Canada fait le gros de la jobs pour vous. Attendez le moment propice!!!

Encore une fois , les commentaires et les positions de Monsieur Lisée sont comme la Cour Supreme du Canada et la Tour de Pise .

Monsieur Lisée penche toujours du coté du chef du Parti Québécois .Ceux qui l on vu en action sous les ordres de Messieurs Parizeau et Bouchard ont pu constater la tres grande fidélité du conseiller tant qu il était en poste.

Fidèle a lui meme , il se range encore un fois du coté du chef du Pati Québécois soit actuellement Madame Marois , en critiquant très gratuitement les efforts des chefs passés qui donnèrent le meilleur d eux meme dans un exercice plus que difficile soit d éveiller un nation a sa renaissance.

Du pur coté de la gestion stratégique , les chefs qui ont vécu l expérience ont raison , il faut relancer les discussions , parler de comment serait ce pays que l on veut se donner donc toute la promotion du projet.
Du coté de Madame Marois , tout a fait raison aussi cessons de donner aux adversaires de notre options toutes les informations nécessaires date , stratégie et détails sur la tenue d une référendum pour qu ils puissent encore planifier leurs actions pour faire peur aux Québécois ou organiser un grand rassemblement de Canadiens a Montréal venant nous dire tout l amour qu ils ont pour nous .

L important comme disait Monsieur Lévèsque , c est de comprendre que l orsqu elle s inscrit chez un peuple cette notion de s appartenir , si elle ne réussit pas a la première fois , elle peut évoluer comme la marée.L idée montera et baissera mais elle sera toujours en mouvement jusqu au jour ou les Québécois se feront confiance tous unis .

Monsieur Lisée , au lieu de chercher qui a raison travaillons a créer des ponts .

Ces histoires de critiquer les ex-chefs du PQ ne mènent pas à grand’chose. Bien sûr que Mme Marois a raison de vouloir se garder toute la marge de manoeuvre, à propos d’un éventuel référendum. Ce qui importe et importera est que cet éventuel référendum soit gagné par les Québécois majoritairement devenus désireux d’un pays à eux. Cela implique qu’une majorité suffisante, la plus large possible, de Québecois soient inspirés par le chef du clan du Oui. Mais voilà le hic : Pauline Marois a un sérieux problème de charisme, et à ce titre son manque de confiance flagrant – qui ne pourra insuffler la confiance nécessaire à tous ces Québecois hésitants – réside dans ce fait qu’elle s’exprime en Anglais à peu près comme quelqu’un qui n’aurait pas réussi ses études secondaires. Et je crois que au fond c’est sur ce point que les belles-mères – et beaucoup d’autres Québecois comme moi – se sentent mal à l’aise, au point d’être souvent incapables d’en parler. Comme nous sommes «pris» avec Pauline Marois comme chef, il s’ensuit que le plus urgent défi pour le Québec est que Mme Marois, d’ici 6 mois, parle aussi bien l’anglais que Harper a appris à s’exprimer en français, et que espérons-le, son charisme et sa confiance personnelle en soient décuplés. Si vous-même croyez que cela est impossible, alors employez tous vos moyens politiques pour que Mme Marois démissionne. Car soyons sérieux, monsieur Lisée, nous sommes ici en Amérique du nord: croyez-vous un seul instant que l’on pourra faire du Québec un pays, avec comme leader de ce jeune État émergent une personne incapable de s’exprimer convenablement en anglais ?

Bravo !

Malgré toutes l’admiration que je peux avoir pour messieurs Parizeau, Bouchard et Landry, je suis entièrement avec vous M. Lisée.

Monsieur Lisée, merci d’écrire ce que je pense. J’aurais pu écrire chaque mot de votre chronique…

Belle histoire de famille. Une grande famille. Un peuple entier.

Nous sommes maintenant à la merci de nos représentants. Nous voulons un règlement. Votez non aux referendums ne semble rien régler. Parce que, peut-être, nous sommes écrasés.

Je suis avec Lucien Bouchard. Essayons toutes les avenues. Mais nous n’en avons plus. La souveraineté a été refusée deux fois, tout comme la réintégration du Québec dans le Canada l’a été. Que nous reste-t-il? Que pouvons-nous faire?

Nous sommes devenus apolitisés, écoeurés, cyniques. Nous voulons une paix impossible. Nous voulons «la dignité et l’enthousiasme» qui nous a été promis. Nous voulons nous affirmer collectivement. Mais que nous reste-t-il? Qu’avons-nous fait pour aboutir dans cette impasse?

Pourquoi le Canada est-il si muet concernant ce que nous sommes? Pourquoi ne pouvons-nous pas s’affirmer pleinement et entièrement, tels que nous sommes? Que ce soit dans le Canada ou ailleurs, indépendants ou conciliants, pourquoi n’avons-nous plus d’avenue?

Je suis émotif ce soir. Et bien que fédéraliste, je suis touché par les premiers ministres que nous avons eu. Je comprends leurs inquiétudes, leur hâte, leur partis-pris. Sauf celui que nous avons en ce moment, bien évidemment.

Je suis Québécois. Le Québec est le seul endroit où je puisse être pleinement moi-même. Bientôt, le Canada ne sera plus qu’un mauvais rêve. J’ai rêvé d’un Canada qui était le mien. Maintenant, je suis désabusé. Le Canada ne veut de nous que des sujets. J’en ai assez. J’ai trop rêvé.

Voyons ce que Marois fera.

Merci infiniment Monsieur Lisée de clarifier cet aspect de l’information que nous recevons. Cela m’aide à mieux comprendre.

Par contre, j’en ai tellement marre de l’étapisme. J’ai toujours pensé que le référendum nous fait perdre du temps.

De l’extérieur, je me demande aussi si le PQ n,est pas plus qu’un parti ordinaire ayant remplacé l’Union nationale et n,ayant pas du tout comme but la souveraineté du Québec, mais son petit intérêt politique.

J’adhère encore au PQ mais Dieu que je suis déçue et que j,ai de la difficulté à croire sans faille et ce depuis, Claude Morin, le si grand stratégiste.

Je rêve d’un pays avant de mourir. Dépêchons-nous, il me reste 30 ou 40 ans si je suis chanceuse!

Oh que je suis d’accord avec vous Mr Lisée.En plein dans le mille.Il était temps que quelqu’un le leurs disent.Bravo.

Passionnant à lire.

Vos propos ne contredisent pas, au contraire, ce que je fais dire à Paul Desmarais dans une lettre fictive à son ami Lucien Bouchard sur Vigile.net.

J’aime bien votre expression: stratégie offensive. Elle est très juste. Préparer une constitution, une citoyenneté, une loi 101 renforcée, une charte de la laïcité; réclamer un seul rapport d’impôt. Soutenir que le statut de nation implique plus de pouvoirs quant à la langue, la culture, l’immigration, les communications, c’est passer à l’offensive.

Les sparages des trois belles-mères dont vous avez la malice de rappeler qu’ils ont une chose en commun: ils ont démissionné, ont quand même poussé Mme Marois à ajouter: un référendum « au moment opportun ». Depuis Claude Morin, impossible de parler de souveraineté sans parler de référendum. J’appelle ça une maladie: la référendite. Il y a un lien direct entre la stratégie dite offensive et l’accession à l’indépendance. Si le travail est bien fait avec une équipe équilibrée faite de jeunes et de moins jeunes, il ne s’agira que d’entériner une constitution québécoise déjà formulée par référendum. Le référendum, ce sera la cerise sur le sundae et non pas, comme sous l’étapisme, la condition sine qua non de toute action souverainiste.

Je crois que vous projetez votre sens de l’humour sur Lucien Bouchard. Quand il dit que c’est « mou » du point de vue souverainiste, il fait inconsciemment une métaphore sexiste comme Alain Dubuc quand il accuse l’opposition péquiste d’être hystérique sur la Commission Bastarache.

Puisque vous parlez de ne pas faire le jeu de Jean Charest, il aime parler de référendum comme épouvantail à moineaux pour ne pas qu’on lui rappelle que lors d’un voyage en France il a dit qu’économiquement et politiquement, le Québec avait tout ce qu’il fallait pour réaliser son indépendance.

Depuis Claude Morin, le référendum a toujours été la diversion qui fait dévier le débat vers la démarche au détriment de la question de fond: pourquoi la souveraineté est-elle nécessaire pour qu’un peuple français en Amérique devienne de plus en plus français.

Avec un inconvénient majeur: le militant de l’indépendance se trouve paralysé parce qu’au lieu de pouvoir parler d’indépendance, il est obligé d’embarquer sur le terrain de la stratégie comme vous venez de le faire. Mais aviez-vous le choix?

J’ai bien aimé votre article sur la langue et le nouveau programme du PQ.

Avec mon admiration pour l’auteur du Tricheur et du Naufrageur, livres que j’ai lus, l’été, les jours de pluie dans ma roulotte Trillium au camping de Beaumont. Deux thrillers où on suit è la trace les louvoiements de Robert Bourassa, le roseau qui plie mais ne rompt pas.

Salutations.

Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil,23 juin

p.s Que pensez-vous de l’Appel citoyen du 20 mai publié sur jesignequébec.com et sur Vigile? Dégagé de ses oripeaux référendistes, et malgré un style boursoufflé, c’est un appel è l’union des forces indépendantistes pour que ne se reproduise pas ce qui est arrivé dans Sherbrooke: Jean Charest a été élu à cause de la division des votes de l’opposition.

Bravo Monsieur Lisée,

Il fallait que quelqu’un le leur dise et vous êtes certainement le mieux placé pour le faire.

Plus ça va, plus je m’ennuie de Pierre Bourgault : « Nous ne voulons pas une province pas-comme-les-autres, nous voulons un pays comme-les-autres ! »

Le RIN, mouvement citoyen, revient en septembre prochain.

Voici un très bel exemple que les gérants d’estrade sont toujours meilleurs dans ce rôle que dans celui des grands décideurs car les trois ex ont échoué dans leurs tentatives de faire la souveraineté …. Bernard Landry est celui qui a fait le plus d’erreurs en s’enfargeant dans le débat avec Jean Charest et démissionnant après un score de 78% au congrès du PQ ce qui devrait l’inciter a la prudence dans ses conseils ! Tant qu’a Lucien Bouchard il change d’idée et de version selon l’ère du temps au gré de son humeur et de la saveur du jour ! Difficille a suivre Lucien et ne parlons pas de son frère qui semble encore plus mêlé …….

Ce ne sont pas les belles-mères qui feront la différence au prochain référendum, si d’aventure…

C’est l’évolution de la société québécoise qui permettra à une femme de devenir Première Ministre et capitaine d’un référendum gagnant. Mais vu d’ici, il y a loin de la croupe au lièvre !

Et c’est Monsieur qui en aura résumé le pourquoi.

merci de l’avoir dit, c’est clair et courageux
c’est souvent comme ça quand c’est franc

mais vous demandez beaucoup d’humilité aux belles-mères
si je me fie à la mienne… va falloir ramer fort!

j’ai cependant encore quelques questions sur le RÉRÉFENDUM AU MOMENT JUGÉ OPPORTUN:

quand la fille dit: on le fera au moment jugé opportun
c’est frustrant
quand tu vas mourir, le moment jugé opportun
ça peut être mieux qu’une date précise

mais, la vraie question c’est: le moment jugé opportun PAR QUI?
la fille, le docteur, le gars d’en-haut, moi-même ou un comité?

si c’est un comité, est-ce que je va y parciciper?
est-ce que le comité va remettre son rapport
au moment jugé opportun?

pour la mort, je peux attendre
mais, pour la fille, j’aimerais qu’y fasse ça vite

au rythme des comités,
j’ai peur que ce soit pu une décision mais un événement
* pour la fille, je serai heureux pour elle
* pour la mort, je serai parti trop vite

en bref, je suis d’accord avec vous, avec un bémol sur l’humilité des belles-mères

Vous écrivez: »* Ou bien vous pensez qu’elle est souverainiste et, avec l’humilité que devrait vous conseiller vos échecs stratégiques et tactiques passés, vous la laissez travailler en paix. ».

Comment ne pas être en très grand accord avec vous!

M.Parizeau surtout, malgré tout le respect qu’il mérite, a le don de mettre les chefs du PQ dans le trouble.Qu’on se souvienne de sa présence à une rencontre à Shawinigan avant le dernier débat télévisé Landry-Charest!!!

Et nous, les souverainistes, avons le don de nous diviser en « purs et durs!, « en Québec Solidaire » et toutes les sauces possibles. De nous enfarger entre nous!

Bonjour

C’est un peu chiant de te voir jouer fessier!
Bon ton égo veut l’entendre «bin oui té brillant!»
Mais, ce serait honnête et plus utile pour le peuple québécois si tu te mettais en route avec une équipe pour ramener le Québec à l’honnêteté, pour gouverner dans l’intérêt du peuple, il y aura toujours des malheureux et des insatisfaits mais plus encore que tu acceptes à l’évidence ton destin: «Devenir le meilleur Premier Ministre du Québec et faire la souveraineté». Je sais bien que tu peux le faire – toi aussi tu le sais – bon moi, je suis un excellent stratège, en marge du parti mais j’accepterais de servir si tu y vas et travailler à cet objectif avec toi. Salutations.
Serge Depatie MBA, Ph.D.
P.S.: arrête de jouer à l’intellectuel brillant, c’est un acquis, met ton cerveau et tes habiletés au service du peuple et du pays – si tu le fais pas saches que moi je sais que ce n’est pas bien.

Je suis d’accord avec vous lorsque vous «chicanez» les 3 ex. au sujet de leurs interventions (critiques) publiques, non pas pour leur nier le droit de parler (et de penser), non pas parce qu’ils n’ont pas (un peu) raison, mais parce que ça donne l’impression qu’ils prennent leurs distances par rapport on ne sait plus quoi:l’objectif ou la cause, la stratégie,la chef..? Pourquoi, au Québec en général et au PQ en particulier, lors de débats de fonds, sinon lors des luttes électorales, les «gens d’expérience» ne participent-ils pas aux réunions importantes et publiques? Un peu comme dans d’autres pays tels la France où, avec tous les inconvénients que cela représente, mais avec la vigueur que cela procure aux échanges aussi, tous les bonzes se mouillent. De cette façon,les ex.pourraient influencer les discussions tout en manifestant de la solidarité (et de la responsabilité) envers les décisions prises démocratiquement. Alors que maintenant, leur adhésion semble parfois «conditionnelle».
Au risque d’être long, j’ajouterais qu’en retour Mme Marois n’est pas toujours facile à suivre…et qu’elle devrait être moins tacticienne et répétitive à l’Assemblée nationale et plus stratège-agressive sur la place publique sur des grands thèmes préparateurs à la souveraineté comme la langue, l’intégration des nouveaux venus (vs le multiculturalisme), la perte de poids politique du Québec au Canada, la distanciation du Québec vs le ROC au plan des valeurs, etc.
Bref, elle devrait (re)lire les premiers chapitres du dernier Facal.

Je suis devenu membre du Parti Québécois en novembre 1968…
Ce que j’aime du Parti Québécois, en plus de sa quête de souveraineté bien sûr, c’est sa structure même qui me permet de faire valoir mes opinions dans toutes les instances de ce parti.Nous avons une très grande liberté d’expression et de nombreuses tribunes où exposer nos idées. Et c’est vrai pour tous les membres de ce parti: des anciens chefs et leurs conseillers jusqu’au nouvel adhérent. Et il faut continuer dans cette veine qui respecte au plus haut niveau les exigences de la démocratie.
Une fois la discussion terminée et la décision arrêtée, je me rallie au souhait de la majorité. Il serait souhaitable que tous les membres réagissent de cette façon.

Bien envoyé !
Charest doit bien rigoler.
Quels cons nous sommes pafois. Trop souvent !

Félicitations monsieur Lisée.
Superbe!! J’espère que les belles-mères vont aller se défouler de leurs propres déconfitures ailleurs que sur le dos de madame Marois. Ces ex à la peau et l’égo sensibles semblent se dire que si la souveraineté ne s’est pas faite avec eux, mieux vaut qu’elle ne soit jamais faite.

On s’est toujours battu pour la date du référendum au PQ, donnant ainsi la chance aux médias de nous ridiculiser. Le référendum , on le tiendra, j’espère, quand on sera certains de le gagner. En attendant, il faut préparer tout ce qu’une province n’a pas à s’occuper si elle était un pays. Quand le PQ sera au pouvoir, il faudra se tenir debout et poser les gestes d’un pays. Pendant qu’on parle de date, on perd notre temps et nos énergies à s’entredéchirer. Du sérieux un peu, l’indépendance, ce n’est pas qu’une carrière sur le dos d’un idéal.

J’aime bien votre finale.
Soit que les souverainistes se prennent les pieds dans des promesses de référendums, c’est-à-dire qu’ils sont encore touchés de référendite, soit que les souverainistes laissent Mme Marois aller et la laisse mettre en place son plan, lorsqu’elle sera élue.
Les stratégies des anciens chefs du PQ a échoué, peut-être que Marois a le bon plan?
Prendre le pouvoir et évincer Charest, gérer au mieux le Québec, reprendre en main le pouvoir dans nos juridictions et si Otawa met des bâtons dans les roues et ne veut céder aucun pouvoir à Québec, si on sent comme à l’époque Meech un sentiment anti-Québec, une fermeture aux demandes de bases du Québec, alors là ça sera le temps de parler d’un référendum, pas avant.

C’est un de vos textes les plus forts. J’ignore pourquoi on les appelle les ex belle-mères, parce que ce terme, comme justement une fédéraliste convaincue me l’a fait remarqué, c’est péjoratif.
J’ai vu l’entrevue d’une demie-heure que Monsieur Bouchard a accordé à Jean Lapierre et Paul Larocque.
On sentait tout le respect que Jean Lapierre portait encore à Monsieur Bouchard. Je sens encore Monsieur Bouchard inspiré par la cause souverainiste, même s’il doute que la souveraineté se fasse de son vivant. Même si je ne suis pas toujours d’accord avec certains de ses propos, Monsieur Bouchard a créé un électrochoc en fondant le Bloc Québécois en compagnie de centaines de gens croyant à l’utilité de cet outil politique à Ottawa. Ceux qui dénigrent la présence du Bloc Québécois à Ottawa doivent, vingt ans après Meech doivent être déçus de la présence encore très solide du Bloc. Et cela sera l’héritage politique très direct que Monsieur Bouchard aura laissé aux Québécois.
Je ne crois pas que Mme Marois se sentira déstabilisée par les propos tenus de Messieurs Parizeau et Landry.
Que Monsieur Parizeau ait choisi le Globe and Mail pour analyser la démarche de Mme Marois; je n’ai rien contre. On verra que le PQ est un parti d’idées et que c’est à travers ces discussions que celui-ci se renouvelle. On a la passionaria de la discussion au PQ. Je crois deviner que Mme Marois est une personne suffisamment solide pour ne pas être ébranlée par les propos de Monsieur Parizeau. Au contraire, elle aura appris de cette espace de rigidité structurale qu’il faut un minimum de mouvance pour rebondir constamment sur les pieds et arrimer la souveraineté, à l’air du temps.
Quant à Monsieur Landry, je trouve un peu drôle qu’il ose s’en prendre à la stratégie de Mme Marois. Lorsqu’on décide de quitter sur un coup de tête, il me semble qu’on devrait avoir le devoir de se garde une petite gêne. Il y a un 25% de militants qui reprochaient à Monsieur Landry, exactement ce qu’il reproche à Mme Marois. Ces propos sont ceux qui m’inquiètent le moins, si j’avais à les prioriser en un, deux, trois.
Désolée pour ce long texte. Monsieur Lisée, vous m’avez inspirée.
À vous tous, bonne fête nationale et bon congé pour les autres.

Cher Jean-François vous êtes sans aucun doute le mieux placé pour commenter ces interventions. Merci de l’avoir fait avec dignité et considération pour ceux qui ont tant donné à notre peuple. Je me consacre depuis peu à la cause souverainiste et je constate que nos compatriotes ont besoin de retrouver cette fierté indispensable à la réussite de notre entreprise. Et comment retrouver cette fierté nationale sans passer par un retour de la confiance dans nos institutions? Il y a justement dans la proposition principale déposée en fin de semaine dernière ce qu’il faut pour redonner aux québécois cette confiance en eux-mêmes. À mon humble avis c’est cela bâtir un pays. Il faut éviter à tout prix qu’un éventuel référendum soit notre premier échec du siècle. C’est pour cela que j’ai donné mon appui à Pauline Marois.

Félicitations M. Lisée,

Vous soulignez avec pertinence qu’il importe que les membres du PQ doivent toujours se souvenir qu’ils sont dans la même équipe en ce qui concerne la part la plus importante de leur action politique. Cela concerne également les membres les plus éminents.

Ceci dit, j’espère que M. Landry tiendra parole et amènera sa vision des choses sur le parquet du Congrès du Parti, car les débats sont vitaux pour la survie et la bonne santé du Parti Québécois.

je vous applaudis M. Lisée. Nous n’avons nullement besoin de ces trois défaitistes au quotidien, et , je me pose la question à savoir si ce n’est pas la jalousie qui les fait agir ainsi……

Le moment opportun pour tenir un référendum gagnant sera toujours tout de suite après des élections gagnantes et avec promesse de démissionner en Bloc si la nation Québecoise ne donne pas ce mandant de réaliser l’indépendance de notre pays le Québec. Refuser de gérer une province coloniale doit être le mot d’ordre car le manque de pouvoir discrédite et détruit le Parti et le Québec

Très bon texte, monsieur Lisée. Les ex-chefs du P.Q. me donnent l’impression désagréable qu’ils sont incapables de mettre la cause de l’indépendance au-dessus de leur personne. Frustrés de ne plus être le commandant en chef.

Bravo M. Lisée.

Je souscrit entièrement ( un fois de plus )
à votre analyse.

Toutefois, je suis aussi 200 % d’accord avec l’intervention No.3 de M. Pierre R. Lapointe
et je cite :

Car soyons sérieux, monsieur Lisée, nous sommes ici en Amérique du nord: croyez-vous un seul instant que l’on pourra faire du Québec un pays, avec comme leader de ce jeune État émergent une personne incapable de s’exprimer convenablement en anglais ?

Fin de la citation.

Mme Marois est évidemment ultra compétente, ayant couvert tous les ministères d’importance pendant sa carrière politique, mais son absence totale de maitrise de l’anglais la disqualifie au départ.

Dommage !
Extrêmement Dommage.

Bravo monsieur Lisée! Votre texte exprime exactement ma pensée! Ça va faire les belles-mères du P.Q. Pauline Marois fait son boulot et les » ex » du P.Q devraient la soutenir plutôt que d’essayer de lui ravir ce qu’elle pourrait peut-être obtenir dans un avenir rapproché: l’indépendance du Québec.

Remarquable texte. Il est crucial d’avoir des gens comme vous capables de replacer les choses en perspectives.

Je suis né indépendantiste avec Marcel Chaput. Le fédéral nous a donné plein de bonne choses pour me calmé. À 75 ans, je suis encore nerveux.
Je ne suis ni politicien ni très informé sur la bonne stratégie à adopter.
Par contre votre intervention concernant nos ex ne peut que ranimer ma flamme pour cette divine cause
J’ai hâte d’entendre leurs répliques. De bons débats ne peuvent que nous éclairer d’avantage.
Merci M. Lisée
Yvon Sanche

Vous en oubliez des petits bouts, M. Lisée. Vous avez oublié de lire le programme du XVè Congrès voté en juin 2005, qui comportait 2 phases :
1-présentation d’un projet de pays, concret et emballant, avec un budget et en faire le thème de l’élection.
2 – consultation populaire rapide dès que possible dans le premier mandat.

CETTE VOLONTÉ DU CONGRÈS N’A JAMAIS ÉTÉ RESPECTÉE NI PAR LE PQ BOISCLAIR NI PAR LE PQMAROIS!

On a eu droit à 2 élections provinciales avec des thèmes provinciaux et on les a perdu toutes les 2, car le pays n’était pas sur la table.

Quant on compare la proposition du PQMarois au programme d’affirmation nationale du PQJohnson, on voit que c’est la même mouture : faire progresser le Québec provincial en attendant l’accession à l’indépendance. Quand? Nul ne le sait. C’est une vieille soupe à l’ancienne servie à la moderne.

On a vu ce qui est arrivé à P-M. Johnson. Mme Marois va-t-elle subir le même sort? En tout cas, y a rien d’emballant là-dedans et on baîlle d’ennui.

Il est complètement malhonnête et illusoire de dire à la population que l’on va gouverner la province comme si c’était un pays. C’est de la fraude intellectuelle.

Pour ce qui est des « belles-mères », c’est tout à fait insultant. Parizeau, Bouchard et Landry ont tout à fait le droit comme citoyen d’exprimer leur point de vue.

Quand on veut un pays, M. Lisée, on le met sur la table. On en fait l’illustration et on le défend.
Ce n’est pas une connerie comme réclamer un rapport d’impôt unique qui va nous donner un pays!
En plus, c’est ambigu et prêtant à confusion. On paie des impôts à un seul gouvernement (ça c’est la souveraineté) ou on collecte les impôts pour le fédéral (comme la proposition Marois) Et cela c’est complètement ridicule.

Le plan Marois, c’est de la m…. On revient en 1987. C’est plate et ça sent le renfermé.

Bonjour monsieur Lisée, De tout temps, le Parti Québécois a été très dur envers ses propres chefs, quitte à les saboter de l’intérieur tout simplement. Je ne pourrai jamais oublier le Congrès extraordinaire de 1985 où les orthodoxes de la ligne dure (Jacques Parizeau, Camille Laurin, Denis Lazure, Louise Harel, et bien-sûr Pauline Marois) ont saboté les caribous (René Lévesque, Pierre-Marc Johnson etc.): l’enjeu à ce moment-là était, comme cette fois-ci, s’il fallait oui ou non maintenir la souveraineté au programme du parti. D’après mes souvenirs, Bernard Landry est resté fidèle à Lévesque. N’étant pas moi-même péquiste, j’ai observé le traitement de Lévesque – par son propre parti – avec stupéfaction. Cet homme qui avait incarné les idéaux de plusieurs générations de Québécois méritaient mieux que ça!
Depuis ce temps-là, je constate que le discours souverainiste porte plus sur le dosage que sur la thérapie. Certaines fois, à force d’écouter mes amis souverainistes évoquer des hypothèses toujours plus emberlificotées, j’ai l’impression que ça relève de la pure métaphysique. By the way, je n’ai pas été en faveur des amendements constitutionnels de 1982. La formule d’amendement est bel et bien un piège d’ours, dans lequel on est tombé. Au sujet de votre récente chronique sur Pierre Trudeau, n’oubliez pas que c’est lui qui voulait mettre Dieu dans la Charte des droits et libertés: ça correspondait à un voeu de longue date, sortant tout droit de la penseé catholique et personnaliste de Jacques Maritain… Bien à vous, George Tombs

Impitoyable comme d »habitude, M. Lisée, quelle mémoire!. La position des trois « belle-mères » me rappelle une histoire de guerre de tranchée. Un soldat est arrivé dans la tranchée de l’ennemi. Il hurle: vers la tranchée de ses compagnons d’arme. « J’ai des dix prisonniers- Très bien, ramène-les- Oui, mais i’ veulent pas »

Il était temps, monsieur Lizée, que quelqu’un se charge de les remettre à l’ordre, malgré tout le respect que le Québec leur porte. Et, ma foi, vous le faites très bien. Merci.

Monsieur Jean-François Lisée à raison et Rainer Maria Rilke aussi : «Toute une constellation d’événements est nécessaire pour une réussite.»

Est-ce que tous nos grands du pays du québec se rencontrent de temps à autre pour socialiser et voir si ils peuvent travailler ensemble ?

Lorsque l’on veut unir le peuple sur une réalisation de pays, ne faut-il pas pouvoir travailler ensemble ?

Se rencontrer pour socialiser pour mieux travailler ensemble.

Il y a des spécialistes qui réunissent des travailleurs du gouvernement. Pourquoi ces spécialistes ne proposent-ils pas à nos grands du pays du québec des rencontres de socialisation ?

Une chose que l’on peut dire avec certitude : si vous ne réussissez pas à travailler ensemble pour le bien du pays du québec, pourquoi le peuple voudrait-il croire en votre réussite de travailler ensemble après ?

Il est impérieux de vous entendre entre vous.

L’image que vous offrez ne vient que confirmer qu’on ne doit pas aller vers le pays avec des personnes qui tirent chacune de leur côté.

Réveillez-vous et travaillez ensemble dans la même directio

Excellent débat de belles-mères de tout acabit et de gérants d’estrade. Le rappel au passé nous fait comprendre qu’il faut tous ramer dans le même sens vers un but commun, soit la souveraineté. Les bâtons dans les roues, il y en a assez de la part des autres partis!! Pour atteindre notre rêve, il faut y croire, peu importe le quand…

Bien dit. Votre logique est implacable. Avec finesse vous appelez un chat un chat.

Mais je me demande tout de même ce qui pousse ces trois ex à prendre le crachoir et foutre des jambettes comme ils le font allègrement sans même sourciller.

Une chose est certaine, ce n’est qu’au pouvoir que le PQ peut déclencher un référendum. Alors selon la logique des ex, si le PQ ne croit qu’un référendum gagnant puisse être tenu lors d’un prochain mandat, il ne devrait pas briguer les suffrages, faire élire des députés et risquer de prendre le pouvoir.

La proposition de «MichelG» au # 29 revient à saborder le navire si le courant l’éloigne du but. C’est un peu trop suicidaire à mon goût.

Vaut mieux un soldat vivant qu’un héros mort.

Quant à «Serge Depatie MBA, Ph.D» # 18 votre signature ronflante indique également votre grosse tête d’intello qui s’appuie sur ses diplômes pour impressionner. Ce n’est ni votre Ph.D ni votre MBA qui feront de vos opinions des opinions intéressantes. Celles que vous émettez ne m’impressionnent guère.

M. Lisée, Bravo, bravo, bravo !

@Pierre Cloutier :# 35

Votre façon de penser recueille-t-elle une adhésion majoritaire au Québec ? J’ai toujours pensé que je n’était ni plus intelligent ni plus sot que l’ensemble des Québécois. J’aime croire que je me situe dans la moyenne de la population. Or votre discours je n’y adhère pas. Pourtant je me considère souverainiste et je voterai pour le PQ. Et vous pour qui voterez-vous ? Je ne me sentirai pas fraudé intellectuellement quand je déposerai mon bulletin dans l’urne. Et quand les ex émettent publiquement leur opinion il est normal que des réactions et des commentaires se fassent. Il n’y a aucune insulte là.

M. Lisée, vous avez entièrement raison. Comme vous le dites si bien, l’agilité et la flexibilité est notre principal atout. Il ne faut pas dévoiler à l’avance à l’adversaire toute notre stratégie et laisser à Mme Marois la marge de manoeuvre dont elle a besoin. Le projet de programme du PQ est très offensif et tranche avec l’immobilisme éhonté de J. Charest.

Bravo Monsieur Lisée, il était grand temps que quelqu’un réplique à ces trois anciens PM.
Ils sont toujours là avec leurs commentaires négatifs pour mettre les batons dans les roues de leurs successeurs, surtout Monsieur Parizeau et Landry. Il est grand temps qu’ils prennent leurs retraite et gardent leurs opinions pour eux-mêmes.

Excellent papier, je suis d’accord avec la totalité de vos écrits et très curieux de lire les réponses des 3 personnes concernés.

Le passage sur leurs échecs successifs fait réfléchir. Qui sont t’ils donc pour juger que la stratégie de Mme Marois est mauvaise, la leur était-elle à ce point meilleure? L’histoire nous à prouvé que non!

Qu’ils la laisse donc travailler, Mme Marois à gagner le droit d’essayer à son tour, à sa manière de faire du Québec un pays. Est-ce que la crainte qu’elle réussisse, elle, les effraient au point ou ils n’auront de cesse de lui mettre des bâtons dans les roues?

M. Lisée, que dire de plus. Je pense qu’il est temps de laisser Mme Marois décider du moment opportun d’un futur référendum et de dire aux autres le la, i.e. les ex belles mère de l’aider dans la démarches au lieu de la lui mettre des battons dans les roues. Vous avez, par votre article bien ciblé un des problèmes que causes des ennuient au PQ. Je tiens à vous remercier de nous inspirer à être tous ensemble vers un même but…

Merci M. Lisée de raviver le débat souverainiste. Ce que j’admire de Mme Marois est sa capacité de continuer à tenir le phare sur le discours souverainiste même avec aussi peu d’appui de la population québécoise. L’échec du lac Meech n’a pas réussi à réveiller la population, je me demande bien ce que ça prend!!! Comme Vigneault le dit souvent, la peur gèle et ronge toujours en majorité l’esprit des québécois. Pas facile de se libérer et d’enfin vivre dans la dignité!
Bonne journée!!!

Cher Jean-François, dans le passé vous m’avez fait rager et j’aurais voulu vous « remettre à votre place » plus d’une fois. Mais voilà enfin pour la première fois depuis 1998 , je me permet d’écrire et de commenter la politique et l’actualité et je vous dis BRAVO! Enfin un ex-conseiller qui est capable de dire à ces belles-mères de se remettre au travail positivement ou de se taire. Merci encore, votre texte me donne espoir. Je suis moi-même un « ex » et j’appui à 100% la démarche de la chef actuelle. Les commentaires de nos anciens chefs démontrent une frustration d’hommes de pouvoir qui n’en n’ont plus et qui vivent difficilement le fait de ne plus être sous les projecteurs. C’est humain, mais ça démontre à quel point ces hommes sont incapables de laisser d’autres générations poursuivre le combat pour le pays. Qu’ils assument leur démission!

Sylvain Lépine
ex-président PQ Crémazie 1989 à 1994
ex-président PQ Montréal Ville-Marie 1994-1996
ex-président Commission juridique Bloc Québécois 1996 à 1998.

J’ai 33 ans, mes personnages politique préférés sont ces 3 types; Landry, Bouchard & Parizeau. Mais je suis absolument d’accord avec vous Monsieur Lisée . Ils ont échoué avec leur référendum perdus. Et cela à fait vraiment mal. A part les indépendandistes convaincus, que je suis, personne n’a envie de faire un référendum sur la souverainté. Et personnellement, l’idée d’en perdre un autre me répugne au plus au point. . . Donc pas de panique là. Je trouve que le plan Marois est plutôt lucide et concret malgré le fait qu’il n’y a pas de referendum au calendrier. Les gens ont été tellement désabusés par les années Charest que d’avoir un bon gouvernement qui travaille pour la Nation va certainement donner une bouffé d’air frais à l’idée d’indépendance pour la population en général. De plus, sortir du statu quo avec Ottawa va mettre au grand jour des différences fondamentale avec le ROC qui ne font que s’accentuer. D’abord et avant tout on a besoin du PQ au pouvoir pour rénover notre cabane. MM Landry, Parizeau et Bouchard devrait se ranger derrière notre chef souverainiste et continuer de promouvoir l’idée de l’indépendance et non à l’idée d’un référendum au plus vite.

Avis aux ex-conseillers, hautes instances du parti et ex-chefs.

Cessons de tergiverser sur le moyen d’y arriver et faisons plutôt la promotion et la démonstration hors de tout doute des pourquoi.
La cause ne pourra qu’avancer à vitesse grand V. et de mettre Charest et ses sbires sur la défensive et non l’inverse.

Pas besoin d’être un grand stratège pour comprendre ça.

Bonjour à vous,

Je crois bien que vous avez raison et que les péquistes se retrouvent maintenant, quoique pas pour la première fois, devant cette situation des deux choix.

Madame Marois est devenue le leader péquiste parce qu’elle représentait la solution la moins dispendieuse, n’oublions pas qu’elle fut rejetée à deux reprises auparavent et qu’elle est devenue Chef sans course à la cheferie.

Aussi le parti québecois est un parti idéologique, une coalition réunie pour un seul but, alors donc chaque fois que ce but semble mis en péril, on met en doute sa raison d’être.

Alors on revient à vos deux choix Monsieur Lisée, ou que le PQ se transforme en parti se concentrant sur la prise du pouvoir, donc vive Madame Marois, ou le PQ se recentre sur l’indépendance, alors exit Madame Marois.

Enfin, je me plais souvent à rêver d’une coalition politique regroupant des noms tels Lisée, Facal, Legault, Garon, Caillé, Khadir, Mulcair … une sorte de regroupement d’intellectuels intéressés aux intérêts du Québec avant tout, un peu comme le premier cabinet ministériel péquiste de 1976 … le rêve non …

Bien à vous,

Stéphane Bélanger

Bravo M. Lisée,
Vous avez dit tout haut ce que beaucoup pensent. Vous êtes le seul à être capable de le dire et de vous faire écouter sérieusement.

Mme Marois est aux prises avec deux phénomènes : la prudence maladive des Québécois en général et l’indifférence de la jeune génération pour la question de la souveraineté. Je fréquente ces derniers tous les jours à l’université et je peux dire que cette question les ennuie profondément. En fait, ils ne semblent même pas comprendre les enjeux. À mon avis, il s’agit d’une exacerbation de la mentalité individualiste dans laquelle ils ont été élevés. Tout semble se ramener à leur petite personne. Croyez-moi, les années 70 sont révolues. Parler des questions sociales et identitaires ne les intéresse tout simplement plus (pour la majorité en tout cas).

Wow! Tout est dit! Enfin, quelqu’un ose dire clairement aux anciens chefs de laisser leurs successeurs travailler sans avoir à surveiller leurs arrières en permanence! Venant de quelqu’un qui les a côtoyés et conseillés en plus, c’est magistral. Bravo M. Lisée!

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une fascination pour les chefs souverainistes, je me rappellerai à jamais des fameux discours des trois au châlet du Mont-Royal durant la campagne du Oui. Ben disons plutôt des deux, non, des trois chefs souverainistes… Oui à cette époque Super Mario ne travaillait pas encore à un poste de télé dans lequel les gens rebondissent sur des boules géantes et se roulent dans la bouette. Jacquot était grandiloquent et Lulu, orateur magique, était ovationné à tout rompre. Je me rappellerai longtemps de la place que chacun voulait prendre. Pourtant, l’apparence d’harmonie était réussie à merveille! J’avais 15 ans, j’en ai aujourd’hui 30. Euh… où est rendue l’apparence d’harmonie?

Les chefs du P.Q. se font limoger par quelques militants imbus de l’importance des comités qu’ils dirigent, ensuite, à la minute où ils sont dehors, ils reviennent pour hanter le nouveau chef; et là, à cet instant précis, les mêmes barbus qui ont sacré le chef précédent à la porte, se regardent et se disent : ‘Ouain, c’est plus comme avant, on s’ennuie de Bernard, de Lucien, de Tartampion…’ Beau travail, gang d’agrais !

À bas les trois belles-mères, que M. Lisée, vous avez solidement remis à leur place, et à bas surtout les beaux-frères militants pour qui le PQ est mal dirigé quand ça fait deux ans que le chef est en poste et qu’on est ‘pas encore souverain’. Oui-oui, on va l’avoir notre pays, mais est-ce qu’on pourrait juste laisser une chance à Mme Marois? Si René Lévesque et Lucien Bouchard n’ont pas réussi, ça se peut que ça prenne un peu de temps, le réalisez-vous?

Avec le travail brillant qu’elle a effectué en chambre durant les derniers mois, tâche qu’elle continuera à l’automne, le gouvernement Charest n’en a pas pour longtemps. Et ça, c’est un pas dans la bonne direction!

On a échangé Halak, on n’est peut-être pas obligé de faire la même chose avec une femme qui n’en laisse pas passer une…

Mr Lisée,

Vous avez écrit un excellent texte dans tous les sens.

Les trois belles-mères font preuve d’un égoïsme. Les seuls ex-chefs du PQ qui ont la dignité de se taire et de laisser la chef actuelle travailler, Pierre-Marc Johnson et André Boisclair, sont les plus jeunes. Souvent, les ainés sont plus matures que les jeunes, mais, au PQ, c’est souvent l’inverse.

De tous les premiers ministres et candidates que le Québec a eus, que ce soit les péquistes, les libéraux ou les autres, je n’ai jamais vu un ou une candidate plus expérimentée que Pauline Marois. Elle a été ministère des Finances, de l’Éducation et de la Santé, parmi d’autres : soit les dossiers les plus importants pour faire la politique . Si le PQ avec Mme Marois en tête est au pouvoir, le Québec pourrait avoir le plaisir de se recevoir la plus grande gouvernance depuis le PQ de 1976-1980. Peut-être, les Québécois, après avoir constaté comment le PQ a bien géré le Québec comme tel, seraient plus inclinés à suivre le PQ dans la voie de la souveraineté. Il sera de la bêtise si le PQ perd cet atout formidable qui est Mme Marois.

Si Mme Marois, avec son remarquable parti de talents, prend le pouvoir dans trois ou quatre ans, je la donne douze ans pour réaliser la souveraineté ou pour être en train de la réaliser. Si elle échoue, on la remplace par un ou une autre chef. Avant cela, comme le disait Mr Lisée, laissez-la travailler en paix. Bon?

Et vlan dans les dents…enfin, quelqu’un qui dit ce que je pense…Merci Monsieur Lisée.

Nos belles-mères ont droit à leur opinion…mais ils devraient plustôt s’acharner sur les politiques du « Capitaine Canada » et de son aplaventrisme face à Ottawa.

Il y aurait pourtant long à dire sur le tricheur qui se cache derière l’inneffable Bastarache.

M. Lisée. Je partage entièrement votre analyse. Je ne suis pas un inconditionnel de Mme Marois mais je lui reconnais une grande adresse et une excellente maîtrise de ses dossiers. Si le passé est garant de l’avenir, elle pourrait réussir là où d’autres ont dû s’incliner. En dépit de difficultés à s’imposer auprès de l’électorat, j’estime qu’elle mérite amplement que nous lui accordions la marge de manoeuvre nécessaire.

Monsieur Lisée,
Bravo pour ce texte fort courageux. J’ai beaucoup de respect pour les Parizeau, Landry et Bouchard mais leurs commentaires en tant qu’ex ne sont pas appropriés. J’approuve la démarche de madame Marois et accompagnons-la dans son travail de façon positive si nous voulons réellement un pays.

Non, Monsieur Lisée. Vous conviendrez que Monsieur Parizeau est immédiatement après notre cher disparu, René Levesque, rien de moins que MONSIEUR Québec. MONSIEUR indépendance du Québec. MONSIEUR fièreté d’être québécois. MONSIEUR indépendance du Québec avant, pendant et après. Vous ne pouvez pas demander à MONSIEUR Jacques Parizeau de se taire. Je préfère entendre un Parizeau souffrant d’Alzheimer et à demi cénile que d’entendre la pluspart des autres québécois …

À un niveau un peu moindre, c’est la même chose pour notre très cher Bernard Landry, et notre grognon de Lucien Bouchard. Vous ne pouvez pas demander à ces MESSIEURS de se taire.

De toute façon, avec la non popularité du sujet de l’indépendance du Québec, on a besoin de toute la publicité que l’on peux avoir en ce moment. Comme à Hollywood. Parlez de moi en bien, parlez de moi en mal, mais merde, parlez de moi …

On a déjà Louise Beaudoin qui a été mis en canne. MADAME Québec. Louise Beaudoin, leadership, intelligence, flair, connue et aimée par toute la francophonie, pariculièrement en France. Ambassadrice hors pair du Québec, de la souveraineté du Québec. Belle en plus. Député à l’assemblée nationale en plus. Réduite à une huitre.

Tout le monde sait qu’un clin d’oeil de Louise Beaudoin et Pauline éclipse instannément. Alors, il y a entente. Et le Québec se prive d’un immense talent de promotion de la cause québécoise.

Je ne suis pas d’accord avec ça. Pas du tout d’accord …

JL

@47 Marcel Piché

C’est plutôt l’idée fédérale qui est dépassé.

Le pays est ingouvernable et paralyser puisque personne ne s’entend autour d’une proposition. Le Canda comme la Belgique va imploser. Le fruit a pourri et les terres ne seront JAMAIS fertile à corriger et refaire ce pays. Le Canada esgt une cause perdu.

Comme seul parti (grand manitou) entouré au mieux du Bloc que le PQ dans ses conditions puisse arriver à faire la préparation d’un nouveau référendum classique dans des conditions plus proches de 1980 que 1995 et de prendre le risque de faire subir au Québec un troisième référendum négatif est un penser y bien. En 1995, le référendum sur la souveraineté a été certes préparé avec beaucoup plus d’audace et de fermeté. La stratégie d’alliance de plus d’un PQ lié à un Bloc comprenant des fédéralistes déçus et avec le nouveau parti autonomiste adéquiste a presque donné la victoire à l’intérieur d’une stratégie et d’une conjoncture après Meech gagnante. Il faut aussi de préférence une CONJONCTURE.

Dans le contexte actuel, comment susciter une conjoncture plus dynamique en faveur de la souveraineté en misant d’abord sur la prédominance d’un sentiment naturel québécois chez les jeunes et maintenant les plus vieux qui ne sont plus ceux de 1980 qui se définissaient essentiellement comme Canadiens français.? J.F.Lisée a défendu dernièrement cette idée maintenant presque établie que le sentiment d’appartenance au Québec et non au Canada procure la première condition pour que le Québec devienne un pays, un jour. À ce titre, le plus grand danger du programme gouvernemental péquiste ne serait pas ne pas tenir un troisième référendum du 50+1 mais de ne pas préparer de plan pour expliquer aux jeunes sensibles à la base à une identification québécoise précisément les avantages de la souveraineté sur tous les plans

Il est clair plus largement que la stratégie référendaire à la Claude Morin tel que connu en 1980 et 1995 et difficilement variable est essentiellement caduc. Des débats dans le site web souverainiste Vigile en ont souvent témoignés. La voie des référendums sectoriels pour récupérer les domaines de la culture et des communications par exemple est susceptible d’être gagnante dans les 60% de suffrages et plus. Le suffrage populaire dans ces domaines à l’intérieur d’un résultat positif ne peut qu’atteindre la cour suprême dans sa volonté dogmatique de respecter la constitution de 1982 et infléchir également le pouvoir fédéral. Si dans les provinces anglophones, des référendums se tiennent, organisés par ces gouvernements provinciaux pour s’opposer aux référendums sectoriels québécois. Nous avons là au pire ou plutôt au mieux à défaut d’une modification de la constitution, le scénario d’une crise canadienne sur le dos du Québec capable d’alimenter une conjoncture explosive favorable à la souveraineté du Québec.

L’accession à l’indépendance en conclusion ne peut plus passer de plus que par le seul concours du PQ, il faut des mouvements divers, la participation de QS, que des organisations sociales et écologistes puissent apporter leurs contributions voire celle encore d’un parti autonomiste de droite comme l’ADQ en 1995. Sinon ce sera l’échec.

Il faut établir un équilibre entre le projet de pays et l’obligation de parfaire le sentiment national québécois, le programme d’urgence provincial pour protéger le français en Outaouais et à Montréal. Dans ce genre de perspective, la souveraineté n’est pas garantie tout comme à l’époque des négociations de Meech mais voilà la COMPLEXITÉ ne permet pas de trouver la SOLUTION magique permettant de faire du Québec assurément un pays. Élection référendaire, référendums sectoriels luttant contre le statut quo tout au moins ce n’est pas magique ces pistes là non plus. À quoi néanmoins peut nous servir encore les référendums du 50+1 à la Claude Morin?

Excellent texte. Belles-mères, j’espère que vous le méditerez.

Sylvain Sauvé
ex-président de Vaudreuil-Soulanges
ex-membre du comité national sur l’environnement
toujours militant dans Jean-Talon

D’accord M r Lapointe
J’aime bien Mme Marois ,mais j’ai toujours cette idée a L’effet qu’il lui manque quelques chose pour parvenir a rassembler une majorité.
L’anglais est un problème, mais son score le temps qu’elle fût ministre est minable et les gens s’en souviennent.
Je suis un vieux souverainiste et J’aurais une certaine rétiscence a m,embarquer.
M Lisée vous oublié que Lucien Bouchard aurait gagner le référendum si on ne s’était pas fait volé. rendons lui justice .
nell halle

Nous vivons dans une démocratie et tout le monde a le droit d’émettre son opinion. Il est peut-être normal que des ex premiers ministres y aillent de commentaires sur les stratégies adoptées par leur parti, malgré que ce ne soit rien de très souhaitable. Ça divise et c’est ce que recherche le camp adverse. Quoiqu’il en soit, la manière dont on arrivera à l’indépendance se fera lorsque la majorité en aura soupé de vivre dans un pays imaginaire et voudra se bâtir un vrai pays, le Québec. Avec un éveil insoupçonné de la foi indépendantiste, ça pourrait venir plus vite qu’on le croit, quoiqu’en disent les Bonhommes sept heures fédéralistes. Parce que le prochain rendez-vous devra être le bon. Pour gagner, l’option doit être appuyée par un nombre significatif. Le gouvernement souverainiste devra être à l’écoute de la population qui lui manifestera le moment où elle est fin prête à devenir des grands garçons et des grandes filles. Après deux échecs avec sensiblement la même stratégie, il est illusoire de croire qu’en empruntant la même méthode, les résultats seraient assurément positifs. La cause survivrait difficilement à un troisième échec. En rapatriant les pouvoirs méthodiquement, les gens prendront conscience de quoi ils ont été privés. Ils comprendront peut-être l’inutilité du pouvoir central, de son ingérence dans nos affaires, et pourquoi tout coûte cher. Privation, inutilité, ingérence et coûts prohibitifs. Des mots qui font mal. Alors, vaut mieux être patients, stratégiques, disciplinés, déterminés et surtout sentir le moment propice pour que la victoire soit incontestable par qui que ce soit, par quelque loi que ce soit, ni par quelque pays que ce soit. Au lieu d’un complet mutisme, messieurs Parizeau, Bouchard et Landry auraient au contraire tout intérêt à serrer les rangs et à promouvoir, comme ils savent si bien le faire, l’idée du pays auprès de ceux qui doutent encore que l’indépendance demeure la solution pour sortir de l’impasse canadienne et de cette vision tronquée d’un pays chimérique. Tout ceux qui croient au Québec doivent travailler à redonner le goût du pays à ceux qui ont perdu espoir, et, aux éternels sceptiques, le goût de faire le pays afin de nous propulser, tous et toutes, vers notre liberté. Je dis présent. Avec ou sans leader polyglotte.

M. Lisée…Wow! You have real guts!

Que vous critiquiez ces ex qui sont toujours prêts à critiquer les chefs qui les succèdent m’a poussé a lire votre texte du commencement à la fin. Je suis totalement d’accord avec vous car ces déclarations sont vraiment déplacées.

Ce sont, pour nous tous, séparatistes ou fédéralistes, des moments vraiment embarassants que d’écouter ces ex se mêler de ce qui n’est plus en leur pouvoir de changer. Charest est en place pour le PLQ, entendons nous Daniel Johnson le critiquer sur les ondes?

A cause de ces comportements ignobles et d’après moi très immatures, je suis convaincue que si le Québec était souverain, il y aurait toujours des chicanes interminables ce qui créeraient des chaos insurmontables entre tout ceux qui étaient déjà chef ou ex députés, tous, l’un et l’autre se pensant toujours plus fins que celui ou celle qui gouverne.

Ce manque de respect et ces interjections négatives contribuent à rendre les séparatistes confus, anxieux et insécures.

Hey que j’aimerais donc être petit oiseau quand Lisée va rencontrer mononque Lulu et mononque Jacob la première fois après la publication de ce brûlot. Quant. à matante Pauline, elle en est à sa 3e boite de Kleenex 🙂

Je trouve assez intéressants les commentaires et suis en accord avec plusieurs, mais d’autres me font réfléchir. Comme celui de monsieur Lafond, qui parle de notre bien-aimé René Lévesque.

Qui fera la souveraineté, les baby-boomers à leur retraite, qui ont voté oui aux référendums, ou les jeunes, qui n’ont qu’entendu parler de René Lévesque et qui n’étaient pas en âge de voter lors des référendums? À qui servira un Québec souverain, qui y vivra?

Oui, sans doute les plus vieux veulent-ils des meilleures conditions de vie pour leurs enfants, mais ce sont les enfants qui décident de leur propre vie. Il me semble évident qu’un projet de souveraineté ou d’indépendance du Québec doit d’abord et avant tout séduire les jeunes, ceux qui devront vivre leur vie active dans cette nouvelle société. Et c’est là un sérieux défit! Car ils n’ont pas, à la différence des babyboomers, l’assurance d’un emploi à vie et une bonne retraite leur permettant de finir leurs jours dans le confort. On parle des problèmes de santé, mais les babyboomers seront tout de même bien soignés jusqu’à leur dernier souffle. Mais pour un jeune d’aujourd’hui, le projet de société n’a rien d’encourageant : vous n’aurez sans doute pas de retraite que celle que vous aurez réussi à accumuler par vous-mêmes, vous devrez payez le gros prix pour vos soins de santé, l’électricité coûtera plus cher que celle vendue à l’étranger et aux compagnies, l’essence montera à 3 $ le litre et plus, et vos enfants devront être bilingues – sinon juste anglophones – pour survivre dans le monde actuel, etc. etc. etc. Les perspectives pour un jeune d’aujourd’hui ne sont guère encourageantes; elles se résument à ceci : tu dois te débrouiller par toi-même parce que l’État (et en particulier l’État actuel de M. Charest) ne fera rien pour t’aider, sinon que de manière complètement capitaliste et mercantile : donne-moi des sous et je te vendrai les meilleures services dont tu as besoin, mais si tu n’as pas de sous, tant pis, parce que l’état providence, c’était le rêve dont tes parents ont bénéficié mais qu’ils n’ont pas su perpétuer. Et au plus fort la poche!

La souveraineté est un projet d’avenir. Je le redis, ce sont les jeunes qu’il faut courtiser. Ceux à qui il faut présenter des projets concrets. Pas de belles histoires : au point où on en est, plus personne n’y croit. Ne me dites pas que tout va bien aller, je n’y crois plus. Dites-moi comment on peut travailler pour que les choses recommencent à bien aller, comment l’espoir peut renaître.

Je pense, comme M. Lisée, que le temps n’est plus aux belle-mères qui n’ont pas su réaliser la souveraineté. Mme Marois fait une nouvelle tentative. Bonne? Mauvaise? On le saura dans la suite des choses. Mais si elle sait s’y prendre, elle a une chance. Et ce ne sont certainement pas les belles-mères – dont le temps est passé – qui sauront convaincre les jeunes du bien-fondé de la souveraineté. Peut-être faut-il apprendre un jour à laisser sa place?

J’ai l’impression qu’un des traits de personnalité du québécois est la nostalgie. La souveraineté de René Lévesque. Le bon vieux temps de la révolution tranquille. Les Respectables belle-mères. Oui, une culture se fonde sur son passé, mais c’est au présent qu’elle se perpétue. Le projet du pays québécois doit redonner l’espoir aux jeunes, et leur faire croire qu’ils vivront – peut-être pas au lendemain d’un référendum, mais éventuellement – dans le « plus meilleur » pays du monde. Et ce n’est certes pas cette vision que promeuvent les belles-mères (et au fait, c’est quoi leur vision pour le Québec actuel?)

Entièrement d’accord avec vous ,qu’on la laisse travailler en paix.Car je crois qu’elle sait exactement où elle s’en va en vu des prochaines élections. La carte maîtresse du PQ est celle de l’identitée et surtout le renforcement de la loi 101. N’oublions pas si on exclu les trois »belles mères », elle a réussi le tour de force d’avoir le plein contrôle sur ce parti.

Moi ce qui m’encourage est de savoir que 41% des Québecois appuient le PQ et 8% appuient Québec Solidaire.Ces deux partis étant souverainistes cela veut dire que 49% des Québécois croient en la souveraineté…Bonne fête national!

Félicitations M. Lisée pour cette juste intervention qui devrait modérer légèrement les belles-mères du PQ, un p’tit peu grincheuses.

Une pensée particulière à Mme Marois et au PQ, attaqués par les fédéralistes, par les souverainistes purs et pressés et par les 3 belles-mères qui, ensemble, devraient donner un coup de main au parti à la place de les critiquer jusque dans les journaux de Toronto et sur la place publique quand ils pourraient le faire en privé ou à l’intérieur du parti, pour mieux faire passer leurs idées qui n’ont pas toujours été infaillibles.

une belle-mêre, c’est déjà beaucoup!
trois autres, c’est trop pour mon petit coeur
mon cardiologue me dit d’éviter le stress

Monsieur Lisé
Votre texte est assez juste,quoi que je serais un peu plus nuancé,particulièrement en ce qui concerne monsieur Pariseau.
Je crois qu’il est de bon temps que Monsieur reste le protecteur de l’idéologie souverainiste,parce que nous avons au P.Q.( malheureusement)des politiciens de carrière qui ont adopté la théorie des petits pas.
Il est bien que ce grand monsieur brasse la cage aux endormis,Madame Marois en tête.
Les gens,qui comme moi avancent en âge,ne veulent plus d’un gouvernement du P.Q.qui passent leur mandat au pouvoir à réparer les torts que les libéraux font au Québec.
Je souscris à l’idée de Louis Bernard qui disait qu’on devait faire l’élection en disant aux gens ceci.SI VOUS VOTEZ POUR NOUS,NOUS ALLONS COMMENCER TOUT DE SUITE À METTRE LE PROCESSUS EN MARCHE POUR FAIRE LE PAYS.
Des belles mêre comme Monsieur Pariseau vont toujours être utiles pour se donner un pays.
Bonne fête des Québécois.
Jacques Cayouette
St-Pascal

Cher Monsieur Lisée,
Ça fait longtemps que je voulais vous écrire. J’ai justement entendu votre entrevue du 23 juin avec Dutrisac. Merci de tenir vivante et bien présente la seule option viable pour le Québec. Vous êtes un des leaders de réflexion et de prise de position en ce moment. Vous savez que nous avons besoin de gens comme vous, des gens d’expérience, qui ont vécu les grandes batailles comme octobre 95. Pour vous avoir entendu souvent en entrevue, je sais que les animateurs ne manquent jamais de vous demander si vous voulez reprendre du service. Moi, je vous le demande une fois de plus. Continuez vos brillantes analyses, mais surtout, reprenez le flambeau, il faut le faire pour nos enfants. Vous êtes un leader naturel qui pourrait faire la différence.
Espérant pouvoir en discuter plus longuement avec vous un jour.
Merci de votre grande implication.
ASimard.

LE TEMPS DU DÉMÉNAGEMENT !

je suis déménagé de demain à aujourd’hui
je veux pas retourner à hier avec mon Alhzeimer
avoir peur qu’il neige demain
et trembler de tout mon Parkinson

c’est pour ça que j’habite aujourd’hui
coincé entre mes rêves et mes souvenirs
je veux vivre demain, pas mourir hier
avec les belles-mères
même si je les aime beaucoup

bonne St-Jean!

On s’inquiète pour Pauline Marois mais quand est-ce qu’on recommencera à s’inquiéter pour l’État Québécois et ses Assises. Le peuple a le droit ultime d’entendre la vérité.

Jacques Parizeau est le haut-fonctionnaire derrière l’Hydro-Québec et derrière La Caisse de Dépôt et il semblerait être le seul à s’en être inquiété les dernières années. Voilà un homme qui a le souci du Québec et de son indépendance réelle avant tout.

En 95 Jacques Parizeau avait le devoir de nous informer sur ce qui s’était passé au référendum. Si ceux de son entourage l’avaient appuyé en élaborant ses affirmations (les milliers d’immigrants reçus au dernier moment)au lieu de déchirer leurs chemises, c’est DEUX MILLIONS de personnes qui seraient restés debout. Ce sont ces tacticiens à courte vue qui se sont littéralement excusés d’avoir appuyé un référendum qui ont fait reculer la destinée du Québec et dispersé ses forces vives. Plusieurs d’entre eux gravitent encore malheureusement dans le giron des décideurs. Voilà pour la solidarité!

Ce ne sont pas ceux qui veulent continuer à se battre pour protéger ce que les Québécois ont construit qui trahissent le peuple le Québec.

Il ne faut pas mêler stratégies d’État et tactiques électorales.

Où sont ceux qui disent vouloir nous représenter quand le reste de la bourse de Montréal passe sous contrôle de Bay street. Quand les hopitaux francophones passent sous le giron de McGill. Quand ‘Nous’ les francophones allons construire un centre de recherche hospitalier anglophone alors que nous sommes moins pourvus qu’eux et q’ils disposent de moulte institutions anglophones et universités anglophones dans un rayon de 1600 km.

Qui nous défendra si on fait taire Jacques Parizeau?

Selon moi, ce sont les émules quasi-sectaires et l’armée de solliciteurs référendaires de Parizeau et cie qui ont fait perdre le référendum de 1995 et qui feront perdre toute consultation populaire à court terme sur la souveraineté.

Pensez-y bien, les sectaires, n’étant pas ouverts aux autres par nature, repoussent naturellement ceux qui ne font pas partie de leur secte, de leur club, de leur parti OU DE LEUR NATION.

Les québécois de souche et les jeunes qui pensent par eux-mêmes, et qui ne sont conséquemment pas embrigadables dans l’un ou l’autre parti politique, ne permettront pas à quiconque de tenter de rendre le Québec souverain pour la seule satisfaction d’intérêts politiques quels qu’ils soient.

Bonjour M.Lisée,vous avez visé juste sur les trois mentons, une droite bien placée, disons plutôt un crochet de gauche…

Je suis d’accord avec ce que propose Mme Marois. Le gouvernement fédéral ne s’est jamais gêné pour jouer dans les juridictions provinciales que ce soit en matière de santé, d’éducation et en d’autres dont le cadre de l’époque ne pouvait aucunement prévoir le développement, comme c’est le cas dans les communications, la gestion des eaux, etc.

Proposer aux Québécois, à la pièce, le gain qui serait fait en s’appropriant une totale juridiction en ces matières litigieuses, essentielles à notre épanouissement. Négocier à deux comme le proposait M. Bourassa. Si cela aboutit à un cul de sac, allons en référendum, comme cela se fait en
Suisse.

À la longue on aura à tout le moins amenuisé la peur que suscite ce mot chez les Québécois et lors du Référendum avec un grand R, les Charest de ce monde ne feront peur qu’au corneilles en invoquant faussement les divisions que cela causerait.

« De toute façon, avec la non popularité du sujet de l’indépendance du Québec,… » (Jacques Lafond)

Cette non popularité, est, parce que simplement on ne l’a pas faite.

le meilleur vendeur de la souveraineté, c’est Jean Charest
y a tellement l’habitude de l’obscurité
que quand j’allume ma pipe, y met ses verres fumés

Merci, Monsieur Lisée.

Malgré l’immense respect envers tous nos anciens premiers ministres souverainistes, j’apprécie le ton et la grande pertinence de vos commentaires.

Votre analyse stratégique de la situation rejoint celle que je pressentais, et elle me confirme que Madame Marois veut réellement faire du Québec un futur pays très prochainement, si le moment est jugé opportun…

Bien dit!

Laissons la chance au coureur.
Mme Marois doit avoir la marge de manoeuvre nécessaire. C`est la condition qu`elle a posé AVANT de devenir chef du Parti Québécois.

Il serait absurde de vouloir la lui retirer maintenant, surtout avec la conjoncture qui est maintenant favorable…

Jean Charest signe maintenant JC
qu’a-t’il encore à cacher?
je me méfie désormais de tout ce qu’il dit et écrit

Monsieur Lisée,
Vos commentaires méritent d’être soulignés.Enfin un ex conseiller au ton libre pour montrer son désaccord avec ses ex patrons. En tout cas l’analyse de la situation du Québec dans le giron Canadien est on ne peut plus claire pour un observateur novice du fait politique québécois.
J’ai personnellement apprécié le caractère scientifique de votre analyse sur fond d’humour avec beaucoup de substances, mais non sans subtilité. Bravo et au plaisir de vous lire même si la thèse souverainiste dont vous êtes chantre est loin de faire l’unanimité.

@ Ernest Samson, votre commentaire # 80.

Excellent commentaire monsieur Samson, agréable à lire.

Cependant, il faut, aussi, bien se demander et se préparer à toute éventualité, pour être prêt à accepter et à vivre dans le contexte habituellement non prévisible qui se présentera alors (comme ça se passe généralement sinon presque tout le temps dans la vraie vie):

1) dans quelles conditions politiques et économiques se ferait une éventuelle séparation du Québec du reste du Canada, avec lequel il faudrait, de toute nécesité, continuer de coopérer et de commercer, est-ce que ce serait: presqu’immédiatement ou même aussi rapidement qu’à moyen ou plus long terme, »Business as usual » avec les autres provinces, les USA, l’Amérique du Sud, l’Europe et tous les autres comme l’a souvent prétendu Parizeau (pas sûr ?, tous savent qu’il y a des rancunes qui ont la »couenne » pas mal dure et qui peuvent durer de 25 à 50 ans et souvent plus),

2) à quel prix : quel serait le prix à payer, serait-il important, faudrait-il le payer durant une longue période de temps ? faudrait-il sacrifier des pans entiers de services ? au désavantage de qui ?

3) dans approximativement combien d’années ou de décennies la population d’un Québec indépendant pourrait-elle profiter des avantages de l’indépendance du Québec ?

4) à qui en particulier profiterait surtout une éventuelle indépendance du Québec ? : à tout le monde en général et à chacun en particulier ?, à certaines classes sociales plus qu’à d’autres ?, à certains intérêts politiques et financiers ? ou vice versa,

M. Robert Myre se demande pourquoi Jean Charest signe maintenant JC

Pourquoi nommer John-James, Jean ? Est-ce que M. John Turner se fait appeler Jean en français ? NON.

Il a été baptisé le 3 juillet 1958 sous le nom John-James Charest à Sherbrooke, église St-Patrick. Parrain: Gilles Triganne, Marraine: Loretta Leonard-Triganne (oncle et tante

Si M. Charest veut franciser son prénom, pour des raisons électorales, faudrait qu’il en fasse la demande.

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/tetes/charest/deux.html

Qui va avoir l’album de famille, qui aura la bague, qui aura le set de diner … Au fait, grand-maman avait-elle fait son testament …

Bof…!

J’ai peine pour monsieur Parizeau que j’admire, mais votre analyse est pertinente. Quant aux 2 autres…

Merci Monsieur Lisée. Et que la souveraineté s’affiche pour qu’un jour elle se fasse.

M. Lisée veut que les anciens premiers ministres arrêtent de s’exprimer.

Que diraqit-il si les libéraux agissaient ainsi? Ce serait certainement du népotisme, de l’embrigadement, etc…

Disons les choses comme elles doivent être dites. Mme Marois veut la séparation du Québec. Dans un premier temps elle veut réaliser des négociations sectorielles avec Ottawa tout en ne voulant pas que les négociations aboutissent. Alors elle va quémander et quémander jusqu’à ce que l’autre partie (Ottawa) dise « non » et alors elle dira que si le Québec était indépendant, il pourrait faire ceci et celà.

N’oublions pas que le système de la péréquation du fédéral a remis au Québec plus de 8 milliards $ en 2009. Les pays de l’Europe se sont unis ? Et nous que voulons-nous faire ? Nous séparer !

Ceux qui n’ont pas la même opinion que Mme Marois peuvent-ils s’exprimer au Québec ou est-ce le début de…

Votre analyse est fraîchement réaliste.Ces messieurs à cravate la liront-ils? On sait que depuis longtemps, que ces messieurs dignes dans leur vertu n’accepteront pas de soutenir avec énergie positive ce que pense le Parti avec comme chef une femme!!! …Le machisme intellectuel, ça existe.
Chers ex-premiers ministres que j’ai aimés, délaissez le goût de vous faire remarquer en nuisant à notre future femme première ministre.Entrez dans la parade humblement!!!!
Merci

M. Lisée

attention de ne pas devenir la belle-mère des belles-mères
ça donnerait un coup de vieux!

Cemessage est courageux de la part d’un proche. Il indique aussi une belle loyauté à l’égard de Madame Marois. N’est-ce pas un parti pris de défendre son chef? Je veux dire ici que ce cher Lisée se place encore une fois à l’intérieur d’une coneption comptable de l’action des partis. Je veux dire par là qu’un parti n’est pas seulement une machine à obtenir des votes. C’est aussi un leader d’opinion, un grand maître à penser, un interlocuteur qui devrait faire réfléchir sur de nombreux sujets. Un parti ou un chef politique n’est pas seulement un outil pour accumuler plus de votes. Cette conception qu’on appelle utilitariste et clientéliste de la représentation politique est nécessaire mais incomplète. Le désintérêt massif des citoyens à l’égard des partis montre assez clairement qu’il manque quelque chose à cette conception. J’aimerais que quelqu’un d’influence comme Jean-François Lisée mette ses compétences à inciter le Parti québécois à devenir un parti qui sorte des marges du quantitatif et se mette plus souvent au-dessus du trivial, des obsessions de stratégie, héritées de Claude Morin et qui donnent à ce parti une culture de petits calculs étapistes. La souveraineté d’un peuple est un enjeu trop grand pour rester collé à d’étroits objectifs quantitatifs. En sortant de cette logique crispée, sans le dire et même sans y penser, le Parti québécois ira reprendre tous les votes sympathiques qu’il a perdus pour être devenu un parti instrumentalisé par une conception dépassée de la représentation politique.

Quel texte intéressant et quelle justesse. Je salue votre franchise. Il y tellement d’années que je dis que les souvrainistes n’ont pas besoin de personne pour se tirer dans le pied, ils le font très bien entre eux.