PQ: pourquoi l’échec n’est pas certain

Voici la seconde partie de ma réponse au militant péquiste François Houle qui, comme des centaines de milliers de souverainistes, se demande s’il y a un avenir pour le Parti Québécois et pour la souveraineté.

Cher François Houle,

Je vous ai promis dans mon billet précédent de vous parler du cas Marois. Rassurez-vous, je tiendrai parole. Mais je veux d’abord vous parler du cas Charest.

Le cas Charest

Tous le croient fané, fini, foutu. Tous, sauf lui. Vrai, les récents sondages, comme celui de jeudi matin dans La Presse, montrent qu’au chapitre de la satisfaction, il est passé du quatrième au troisième sous-sol. Un progrès. Disons qu’il voit la lumière en haut du très long escalier.

Ces derniers temps – donc avant même la crise au PQ et alors même que la menace Legault était palpable – lui et son entourage offrent des présentations aux Libéraux les plus fidèles. Cela s’appelle le « Plan 4 ». Pour « quatrième mandat ». Il s’agit d’une démonstration de la capacité d’un PLQ toujours dirigé par Charest de maintenir suffisamment de circonscriptions, se faufilant entre le PQ et Legault le soir du prochain scrutin, pour garder le pouvoir.

Les initiés qui ont droit à la présentation y entrent généralement pessimistes et en ressortent convaincus. Convaincus aussi par la résilience de Jean Charest et par sa volonté de démontrer à tous qu’il est, encore, de la trempe des vainqueurs.

Dans ces conditions, une prochaine victoire libérale serait en effet un remarquable couronnement de carrière. Et si, comme on le raconte, il est très préoccupé par le niveau de revenu qu’il pourrait obtenir après sa carrière de Premier ministre (revenu amputé depuis cette année des 75 000$/an qu’il percevait du parti), le fait est que sa valeur au marché sera beaucoup plus grande après une quatrième victoire que s’il quittait, triste mine, en cours de mandat.

Voilà ce que je sais. Voici ce que je pense. Charest doit voir en François Legault une menace réelle, c’est l’évidence, mais moins coriace que Lucien Bouchard ou Bernard Landry. Je l’ai écrit ici, la stratégie de François Legault est excellente, mais sa capacité à commettre des bourdes est assez grande.

Charest souhaite lui laisser le temps de s’user, de fauter, de chuter. Il fera tout pour l’entraîner à l’Assemblée nationale assez longtemps pour lui tailler sur mesure une étiquette désobligeante : il avait réussi à faire coller celle « d’immature » à André Boiclair, de « girouette » à Mario Dumont et tente, sans succès pour l’instant, à faire passer Pauline Marois pour une « radicale ». Il en a certainement une ou deux en réserve pour François Legault.

Pourquoi Jean Charest est-il presque coi, ces jours-ci, sur la crise au PQ ? D’abord, certes, parce qu’il ne pourrait rien dire de pire que ce que disent les ex-péquistes eux-mêmes. J’entendais Mario Dumont supputer cette semaine que Charest voulait sans doute « garder » Marois car elle est faible. J’estime plutôt qu’il espère la garder car, sans elle, le PQ serait encore plus faible. L’implosion serait totale.

S’il espère passer entre Legault et le PQ, il faut qu’il y ait un PQ! Plus le PQ implose, plus la tâche est difficile pour Charest.

En quoi, cher François Houle, cela est-il pertinent à l’avenir du Parti Québécois et de la souveraineté ? Songez-y : si le Parti libéral du Québec, cette marque de commerce qui semble irrémédiablement amochée, a une chance crédible de se maintenir au pouvoir, — et il l’a –, le Parti québécois, dans son heure la plus sombre, peut raisonnablement aspirer à former le gouvernement.

Il faudrait pour cela qu’il le veuille au moins autant que le PLQ. Il faudrait qu’il cesse de s’adonner, comme l’écrit ce mercredi le chroniqueur Yves Boisvert, à « un acte d’automutilation politique inédit ».

Le cas Pauline

Pauline Marois a-t-elle mal géré la proposition somme toute assez bénigne avancée par la député Lisette Lapointe, avec l’appui de son auguste mari, sur la préparation à la souveraineté ? Je l’ai pensé pendant la totalité de l’épisode. Pauline Marois aurait-elle du comprendre dans les 24 heures du dépôt du projet de loi Labeaume-Maltais qu’il ne passerait pas comme une lettre à la poste et qu’il fallait, donc, corriger le tir, prendre de la distance, ne pas exiger l’unanimité du caucus ? C’est l’évidence, qu’elle a fini par reconnaître. Pauline Marois devrait-elle apporter des changements à son entourage immédiat, de conseillers et de députés ? C’est indubitable.

Ces trois éléments définissent-ils cette femme politique ? Donnent-ils la mesure de la chef qui a hérité d’un parti exsangue et qui lui a redonné vie, d’un parti endetté et qui l’a renfloué, d’un parti ayant perdu sa boussole identitaire et qui la lui a redonnée, d’un parti muet sur les ressources naturelles et qui l’a fait parler fort, d’un parti timide sur les questions linguistiques et qui l’a rendu ambitieux ? Je vous laisse juge.

Erreurs de parcours pour erreurs de parcours, Pauline Marois se compare favorablement à ses prédécesseurs. J’ai toujours cru qu’on mesurait la force des gens dans leurs moments les plus noirs. La pire chose qui aurait pu se produire après les récentes démissions aurait été que Pauline Marois donne l’image d’une chef blessée, affaiblie, se réfugiant dans le mutisme ou la rancœur.

Vous et moi, François Houle, et le Québec tout entier avons vu l’inverse. Pauline Marois a fait front, s’est présenté à toutes les rencontres (certaines furent même enregistrées et coulées aux médias!) a parlé devant tout les micros. Elle a même tendu la main aux démissionnaires. Impressionnant de calme, de cran.

Puis-je vous confier qu’aucun de ses prédécesseurs n’aurait fait preuve d’autant de flegme? Soit dit en tout respect.

Le plaidoyer anti-Pauline

La fronde anti-Pauline tient en deux volets : la volonté et la capacité de faire la souveraineté.

Pour les uns, elle n’a tout simplement pas l’intention de faire la souveraineté. Elle veut gouverner, c’est tout. Elle n’a pas « dans son for intérieur », ai-je lu de la part d’un chroniqueur qui s’y était sans doute rendu, la conviction de pouvoir la faire.

Je ne puis affirmer avoir fait le voyage « dans son for ». Mais pour avoir plusieurs fois abordé la question de la souveraineté avec elle, dans le principe et dans le détail, en privé et dans un groupe de membres de la société civile qu’elle réunit de temps à autre pour entendre nos avis, j’ai acquis une tranquille certitude : Pauline Marois a la ferme volonté de réaliser la souveraineté – entre mille autres raisons : pour confondre les sceptiques – et elle s’en croit capable.

Elle a elle-même défini le corridor de la « gouvernance souverainiste » de façon à se donner l’agilité tactique nécessaire pour faire du Québec un pays dans le délai le plus court possible et dans le respect de l’évolution de l’opinion. Ce n’est pas de l’esbroufe. Elle y tient.

Il n’y a donc pas de déficit de volonté souverainiste chez cette femme.

Pour les autres, Pauline « ne tire pas assez » pour, une fois au pouvoir, faire la souveraineté, même si elle désirait la faire. C’est une lecture. Savoir qu’en 1993, on entendait exactement la même rengaine au sujet du chef péquiste Jacques Parizeau (victime de grognements constants dans son caucus et de velléités actives de le remplacer par le chef bloquiste de l’époque), qu’à l’été 1976, la même chose était dite au sujet de René Lévesque (y compris dans le caucus), ne rassérène personne.

Rappeler qu’à la veille de son élection en septembre 1994, Jacques Parizeau était moins populaire que son parti et que la souveraineté – qu’il « tirait » donc électoralement le parti vers le bas; dire même qu’il était, dans l’opinion, moins populaire que Robert Bourassa puis que Daniel Johnson, ne semble pas s’appliquer au cas Marois. C’est peut-être que M. Parizeau ne battait pas Johnson dans un combat à deux, alors que Marois a constamment battu Charest (jusqu’à maintenant) dans un combat à quatre.

Le fait que Jacques Parizeau, puis Bernard Landry aient, une fois au pouvoir, grandi dans le rôle, dépassé les attentes, augmenter leur crédit dans l’opinion ne semble pas non plus s’appliquer au cas Marois. C’est un mystère. Certains disent : de la misogynie. Je pense plutôt que c’est de l’amnésie et l’expression d’une insécurité intrinsèque à la faune péquiste. (Je ne vous parle pas des purs et durs qui nous imploraient en privé, au printemps 1995, d’annuler le référendum. Je souris quand j’en entend certains affirmer aujourd’hui en public que Pauline Marois n’est pas assez pressée!)

Le cas Duceppe

Ce n’est que mon opinion. Tous ont le droit d’avoir l’opinion inverse. Mais ceux qui en doutent avaient une fenêtre politique pour l’exprimer : l’année et les mois précédant le vote de confiance du congrès régulier du PQ. C’est une faute politique et un mépris du processus démocratique que d’avoir laissé passer ce moment en silence, puis d’exprimer, a posteriori et avec le plus grand fracas possible, sa dissidence. Cela augure mal pour la nouvelle façon de faire de la politique qu’on nous annonce.

Sur le fond, on rétorquera qu’un acteur majeur, Gilles Duceppe, n’était pas disponible en avril — avant le vote de confiance — et qu’il l’est devenu début mai. À son corps défendant, certes, mais disponible tout de même.

Vous, cher François Houle, et ces jours-ci un rachitique 17% des Québécois, souhaitez que le PQ prenne le pouvoir aux prochaines élections. Puis, souhaitent 38% de nos concitoyens, fasse la souveraineté.

Abordons la chose avec méthode. Le PQ serait-il mieux outillé pour faire l’un et l’autre s’il était dirigé par Gilles Duceppe que par Pauline Marois? Si cela se faisait d’un coup de baguette magique, j’aurais personnellement quelques doutes. Gilles aurait nécessairement une période d’adaptation (comme Charest et Bouchard avant lui). Québec n’est pas Ottawa. La méthode Duceppe est-elle transférable au caucus du PQ, plus rebelle ? Cela se débat.

Un débat théorique, car ça ne se passera pas avec un coup de baguette magique. La réalité politique est que Pauline Marois n’est pas moins têtue que Jean Charest. Elle ne se laissera pas expulser comme une vulgaire « femme de ménage » pour reprendre l’expression de Jonathan Valois.  Comme celle qui a remonté le parti et qui doit maintenant céder sa place à celui qui avait… renoncé à se présenter contre elle avant que le ménage ne soit fait !

Donc, le scénario réaliste des pro-Duceppe serait le suivant : augmenter le niveau de bisbille au sein du Parti Québécois à un niveau tel que Pauline Marois soit désavouée par une majorité de son caucus ou une masse critique de ses présidents de comtés. Bref, une ronde « d’automutilation » encore plus grande que la précédente. C’est à se demander si Gilles Duceppe voudrait, alors, de ce champ de ruines ! D’autant qu’un certain nombre de pro-Pauline prendraient, à leur tour, leur ticket pour le festival des démissions.

Diviser, ou additionner ?

Dans son entrevue à RDI ce mercredi, Gilles Duceppe a télégraphié deux messages : 1) il soutient Pauline Marois; 2) la totalité de son avenir politique n’est pas derrière lui.

Si Jacques Parizeau a eu l’intelligence et la grandeur de vue de faire tandem avec Lucien Bouchard pendant la campagne référendaire, pourquoi Pauline Marois n’aurait-elle pas le réflexe de trouver, avec Gilles Duceppe, la recette d’un tandem pré-électoral ?

Ils démontreraient ainsi qu’une coalition, cela se fait en additionnant, pas en divisant. Le PQ ferait l’économie d’un traumatisme, d’un autre chef jetable, d’une course au leaderhip – une série d’événements certes divertissants, mais qui ne feraient que l’enfoncer dans l’automutilation.

L’annonce, à l’automne ou au début de 2012, d’un tandem Marois/Duceppe pourrait même être l’occasion, non d’un retour au bercail, mais d’une trêve bienveillante de la part de certains démissionnaires.

Est-il trop tard ?

La décision d’un petit nombre de gens de lancer, comme c’est leur droit, leurs torpilles sur le principal véhicule de progrès social et national du Québec ne met pas seulement en cause une idée de la stratégie souverainiste. Elle met en péril, comme je l’ai écrit hier, le lancement de plusieurs chantiers essentiels pour remettre le Québec sur le chemin de la probité, de la sécurité identitaire, du contrôle de ses ressources.

Mais la question est, cher François Houle, est-il trop tard ? Le bateau est-il à ce point troué que rien ne pourra, maintenant, le mener à bon port?

La réponse toute bête est qu’on ne le sait pas encore. Un élément semble désormais assuré : le cran et la résilience de la chef. Un autre s’est montré le bout du nez : la volonté de coopérer de Gilles Duceppe. Pauline Marois doit, on l’a dit et elle l’a annoncé, procéder à un certain nombre de changements dans son entourage et dans sa méthode.

À la faveur des départs, elle doit permettre aux députés de la relève de monter en grade, de monter en volume, de monter en scène pour incarner, à leur façon, le changement.

Un jeu politique mouvant et… ouvert

L’offre politique a changé. Il y a maintenant quatre partis significatifs sur le terrain: le PLQ, Legault/ADQ, Québec solidaire et le PQ.

La bulle dont bénéficie François Legault dans l’opinion est pour l’instant tenace, mais structurellement temporaire. Il est probablement à son plafond. Il va s’user — et on peut compter sur Jean Charest pour l’y aider.

Le PQ est probablement à son plancher. Il ne peut guère descendre plus bas. Il est le seul à offrir des solutions tranchées aux Québécois sur plusieurs sujets essentiels. Il a, en son sein, les visages de son propre renouvellement et, à sa tête, une femme aguerrie par l’épreuve. Il lui reste du temps pour le faire savoir. Pour se distinguer. Pour redevenir compétitif. Puis, pendant la campagne électorale à venir, et au fil d’arrivée, pour étonner.

Est-ce probable ? Je ne le sais pas. Est-ce possible ? J’en ai la conviction. Mais seulement s’il reste des dizaines de milliers de militants comme vous, cher François Houle.

Sinon? Eh bien, sinon, rien ne va plus !

Bien cordialement,

Jean-François Lisée

Lire aussi:

1. Le cri du cœur d’un militant
2. Imaginer le Québec de demain sans le PQ

Les commentaires sont fermés.

M. Lisée, entièrement d’accord avec vous, je suis un militant depuis 1970 du P. Q. et je reste un partisan de Mme. Marois, qui en tant que ( FEMME )
mérite d’ acoucher du Pays !!!

Encore un excellent texte M. Lisée.

Je ne suis pas un pro Marois mais je commence à le devenir devant les tentatives de push des Curzi et compagnie.

Moi aussi, je crois que Legault a atteint le sommet dans les intentions de vote. Et plus Charest va retarder l’élection, plus le PQ a des chances de gagner au fil d’arrivé.

Mais il faut se calmer, respirer. Mais si Marois change sa garde et arrive à attirer des gens comme Duceppe et bien d’autres, les gens vont revenir au bercail mais il faudra travailler fort.

En politique, un mois, c’est très long. Il s’agit de se rappeler il y a un mois quand le PQ avait 31% et le parti de Legault 29% à l’émission « Le verdict ».

Et si Legault descend, il y en a un (Charette) qui risque de trouver le temps bien long…

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/326135/pq-les-demissionnaires-sont-peu-impressionnes-par-le-serment-de-leurs-ex-collegues

Merci, M. Lisée. Merci pour ce texte porteur d’espoirs et empreint d’optimisme.

Je suis un souverainiste, et comme bien des souverainistes ces jours-ci, j’ai le moral dans les talons. Je me suis senti interpellé par les 4 premiers démissionnaires. Cette volonté de faire de la politique autrement, je la crois essentielle.

Et surtout, surtout, malgré mon grand respect pour Mme Marois, ce que j’entends autour de moi depuis 5 ans (famille, amis, collègues), c’est qu’elle ne passe tout simplement pas et qu’elle a tout un travail à faire pour rebâtir sa cote d’amour dans l’opinion publique. J’ai tendance, moi aussi, à croire au sauveur (Duceppe? Curzi?). Le problème, c’est qu’à moins d’un putsh organisé avec l’accord tacite de Mme Marois elle-même, un tel changement de chef ne peut se faire sans davantage de heurts.

L’idée d’un « tandem Marois-Duceppe » est absolument géniale. Il faudra que Duceppe accepte d’être le numéro 2. Il faudra, si possible, amener d’autres joueurs intéressants dans la baraque. Il faudra ramener Curzi et Aussant au PQ avant l’élection, ça me semble essentiel.

Merci, M. Lisée, d’amener un peu d’espoir en ce jour de Fête nationale un peu gris et terne pour les souverainistes que nous sommes.

wow..monsieur Lisée, vous passez sans doute la journée à écrire vos billets..! merci pour cette analyse profonde..

Je dois vous féliciter pour ce texte. Vraiment impressionnant. Vous m’avez fait voire un côté de Mme Marois que je n’avais pas remarqué ; sa résilience.

Je vais vous dire ce qui ma le plus choqué de l’épisode du projet de loi 204. J’ai l’impression que Mme Marois a été « out coaché », pour prendre un terme de hockey, par J Charest.

Le PQ prenait tous les risques, Charest le savait mais Mme Marois est tombé dans le panneau. Comme sa prenait l’unanimité pour l’adoption du projet de loi Mme Marois aurait dû savoir qu’il y avait de grand risque, d’autant plus que tous savaient que c’était un projet hautement controversé.

C’est sans compter la porte de sortie du PLQ avec le « papillon ». Moi je ne connaissais pas ça mais Mme Marois oui.

Donc, J Charest a laissé le PQ prendre tous les risques en sachant que quoi qu’il arrive il aurait une porte de sortie. Mme Marois c’est fait avoir comme une amateure.

La force de Charest, sa seule à mon avis, est d’humilier ces adversaires. Vous en faites mention dans votre texte. D’accord avec vous qu’elle est plus résiliante que Boisclair et Dumont. Mais avec l’expérience qu’elle a et la connaissance du seul talent de Charest, je suis, probablement comme plusieurs autres, amèrement déçu de la facilité avec laquelle Charest c’est moqué de Mme Marois.

Ceci étant dit, je trouve vraiment intéressante votre suggestion que Mme Marois trouve une façon de faire équipe avec Duceppe. Je suis d’accord avec vous que ce serait un très bon coup.

Reste F Legault, il pourrait être la raison d’un quatrième mandat pour Charest, ce qui serait dévastateur pour le Québec.

Sylvain Plourde

La mentalité des séparatistes est étouffante et garde le Québec dans l’immobilisme total depuis 30 ans. On ne parle pas de solution pour notre piètre économie, ou de santé ou d’éducation au Québec, on parle vitam eternam de séparation avec une des dettes les plus sérieuse sur la planète (OCDE). Les élus séparatistes se sont toujours chicanés, critiqués…imaginez comme ce serait beau lorsque ce nouveau pays essayerait de se former. Ce serait du vrai théatre sadique. Quelle perte de temps!

Il y a cependant trop d’hypothèses à votre profession de foi qui est, ma foi, digne de votre compétence. Voici ma lecture de la situation:

1) Vous soutenez que Jean Charest épargnera le PQ en espérant se faufiler pour gagner les élections. C’est mal connaître les choses, à mon avis, puisque sa carrière est virtuellement morte. Il importe pour ses commanditaires qu’il épuise au maximum la verve indépendantiste. Un quatrième mandat serait un joli trophée; mais déjà les ténors du fédéralisme (devrait-on dire du provincialisme?) ont choisi leur cheval: Legault.

2)Vous soutenez que Mme Marois fait mieux dans les circonstances (ou de façon comparable) que les anciens chefs. Je partage cet avis, surtout si on y inclus le malheureux Boisclair. Mais l’épreuve n’a rien à voir avec ce qu’ils ont vécu; il s’agit ici d’une remise en question fondamentale où l’offre souverainiste a deux mirages à combattre: un mirage d’une souveraineté de gauche avec Québec Solidaire et un mirage de droite avec Legault. Ajoutons à cela le mirage que j’appellerais du « R.I.N. », ou la nostalgie de Parizeau quittant le navire pour revenir et parvenir au grand soir (perdant).

3)Vous nous rappelez l’alliance Bouchard-Parizeau, en la comparant avec Duceppe-Marois. Nous ne sommes pas dans cette situation. Parizeau avait de son côté les députés, et Bouchard avait la population. Marois n’a pas ses députés, et Duceppe n’a pas la population (les dernières élections en sont éloquentes). Duceppe pourrait rejoindre les députés, mais il manque encore la population. En fait, ceux qui peuvent avoir un ascendant sur la population sont les démissionnaires; nous parlons quand même de Curzi, Aussant et Beaudoin…

4)Est-ce que, malgré tout, comme vous le soutenez, cela est mieux (mais vraiment mieux) que Charest et les libéraux? Absolument. Mais le problème est que les gens ne votent pas PQ parce que c’est mieux que Charest. Ils votent PQ parce qu’ils croient qu’il est prêt à faire la souveraineté. Si le PQ ne s’entend pas, comment peut-il faire un pays? Et s’il ne promet pas de pays, pourquoi voter pour lui?

5)La gouvernance péquiste. C’est une stratégie qui vise le pouvoir, certes, mais qui ne convainc personne. Le BLOC l’a vécu: en offrant la même chose que les autres, la population teste le terrain avec d’autres formations politiques. L’idée du PQ, selon moi et bien d’autres (et peut-être même M. Houle, le prétexte de ce débat), est d’offrir une carte, un itinéraire, une explication, un état des choses, un argumentaire pour la souveraineté. Quitte à rester dans l’opposition si les gens sont en désaccord. Pour cela, les démissionnaires (absents des sondages de la presse) sont bien plus appréciés. Ils ne font pas de concessions sur ce point.

6)Est-ce à dire que le PQ devrait passer son tour alors que l’accession au pouvoir est à portée de main? Voilà le noeud qui divise les péquistes. Ce n’est pas une recherche de la condition gagnante qui fera changer cela. Il n’y a qu’un seul objectif qui vaille: la souveraineté. En cela, Marois n’a peut-être pas tort, il faut d’abord le pouvoir. Mais le pouvoir pour le pouvoir, aucun parti ne peut l’exprimer dans son programme comme elle le fait.

En Sommes, comme nous avertissent quelques fois certains économistes d’estrade, ça va aller bien, à moins que ça aille mal…

Je reviens aux 10 raisons d’élire le PQ d’hier et avec votre texte d’aujourd’hui, l’élection du PQ semble le vrai choix. Mais Madame Marois a besoin de bons conseillers et elle doit améliorer son style. M. Parizeau doit retenir ses paroles et pratiquer la vertu du silence qui est d’or…
Landry doit en faire autant et travailler avec et non contre…

Comme à l’habitude, l’analyse est impeccable. Avec un plus, on sent-là, plus que jamais, l’expression d’une volonté à peine voilée, de participer de plus près aux décisions, une offre de service actif au sein du cabinet de Mme Marois? Un peu comme le remarquable « Tricheur » avait ouvert les yeux de M. Parizeau sur votre puissance d’analyse de l’Histoire, ce billet devrait émouvoir, inquiéter? la, le, les conseillers proches de Mme Marois. Votre puissance de persuasion sur les gens qui ne demandent qu’à être persuadés, comme M. François Houle, sera-t-elle assez convaincante pour ébranler le besoin de sécurité et de tranquillité de la frange nationaliste vieillissante et qui pour beaucoup se sont gentrifiés. Ces anciens purs et durs de la souveraineté sont peut-être moins enclins à prendre quelques risques avec le confort de leur retraite qu’elles ou ils considèrent bien méritée. Votre atout est dans la nouvelle génération. Sont-ils assez nombreux? assez motivés?

Et le cas des démissionnaires ? De gros canons…Duceppe serait-il le seul à pouvoir arbitrer le différand entre eux et le PQ ? Est-ce une coincidence l’apparition soudaine de Duceppe ? Et si Duceppe réussissait, ne serait-il pas de facto le…chef ?

Vous avez produit une analyse intéressante sur plusieurs facettes de la crise au PQ. Mais vous sous-estimez l’essentiel: le PQ n’a pas glissé sur une simple pelure de banane mais s’est plutôt enfargé royalement dans ses contradictions. Alors que le gouvernement du parti libéral était dans les bas-fonds du discrédit public en particulier à cause de leur refus de mener une enquête publique sur des contrats accordés dans le secteur de la construction et à cause des ressources naturelles qu’ils privatisent à qui mieux mieux pour le bénéfice des entreprises d’exploitation, et alors qu’une crise de confiance sévissait dans le monde municipal envers certains élus pour leur façon d’accorder des contrats, voilà ti-pas que le PQ présente en urgence un projet de loi donnant un passe-droit juridique et un chèque en blanc à un élu municipal pour une entente d’envergure passée sans appel d’offres avec l’empire Péladeau! Même ceux qui sont prêts à donner le bon Dieu sans confession à M. Labeaume devraient remarquer la monstruosité de l’éléphant dans la pièce.

Duceppe est trop associé a un rôle d’opposition-bloq-bloquons-bloquer il n’aurait pas la cote pour être au pouvoir
quand on veut renuveler il est préférable de ne pas donner trop de place aux anciens. Larose a nuit beaucoup plus qu’il aurait pu aider au bloc.
Madame Marois a montré qu’elle peut travailler a construire même dans un rôle d,opposition elle a donc beaucoup plus de chance de faire gagner ce parti que quiquonque.
Il est important pour tout les chefs de prendre une position claire sur la question qui divise, celle de la souveraineté, du renouvellement d’une entente avec la fédération canadienne et sur ce que constitue les valeurs du parti. Mais je croit que ce que les citoyens veulent davantage c,est que leur volonté soit respectée. Alors que Mme Marois dire que son parti est pour la souverainté et qu’il entend travailler à la faire valoir aux citoyens c,est une chose. Mais il devrait dire qu’il entend respecter la volonté des citoyens et se donner un plan sur par exemple 1 an pour la faire valoir et un référendum qui donne l’opportunité aux citoyens de choisir qu’elle option et de travailler a la réalisation du choix exprimé par les citoyens avec une période de transition-essaie de 10ans en prévoyant un autre référendum pour conclure sur la question (avec une possibilité donc de confirmer la décision comme finale après une période d’essai. Le parti qui aura donc le courage de faire avancer le québec sur cette question pour la régler une fois pour toute mais pas en risquant notre sécurité sur un 51%, mais en faisant une période d’essai selon l’option retenu par les citoyens malgré les idéologies de son parti. Selon moi le parti qui osera mettre le réglement de cette question comme une priorité et le respect du choix et la résalisation d’une première étape avant de finaliser définitivement la question en redemandant de se prononcer recevra le vote des électeurs et probablement une douzaine d’années de pouvoir pour réaliser le projet retenu par les électeurs au final.

Chers François et Jean-François,
Évidemment, tous les scénarios, dans le contexte actuel, sont possibles. Celui de M.Lisée ou ceux d’autres analystes.
Mais, comme une majorité de citoyens le pense, l’urgence actuel n’est pas de savoir quand le Québec deviendra un pays indépendant, mais,quel sera le projet social d’un Québec indépendant.Et, pour ma part, tout leader qui prétendra diriger les troupes vers cette possibilité devra trouver réponses à quelques questions fondamentales dont:

1)Comment redonner confiance aux citoyens dans la démocratie. La crise du PQ n’est pas étrangère à ce qui se passe dans beaucoup de pays démocratiques occidentaux. La population ne croit plus aux partis qui se présentent aux élections avec une recette électorale qui, bien souvent, ne fait qu’éffleurer les vrais défis auxquels sont confrontés toutes les sociétés avec la multiplication des crises économiques, culturelles et écologiques. Jamais dans l’histoire de l’humanité notre monde n’aura été si interdépendant. Nous sommes la première génération qui n’a pas le droit de dire à ses enfants « qu’ils pourront avoir un sort meilleur que le nôtre dans l’avenir ». Bref, la mondialisation (bientôt 9 milliard d’humains) oblige à faire face à des nouvelles réalités qui n’étaient pas à l’ordre du jour il y a quelques décennies à peine. Comment un PQ ou tout autre parti abordera-t-il cette nouvelles donne fondamentale qui confronte les pays émergents et les vieux pays démocratiques (et riches)?

2) Tous partis confondus dans la prochaine élection au Québec devra s’engager formellement à établir le vote proportionnel. C’est un incontournable et les citoyens sont maintenant prêts pour cette modernisation minimale de notre très vieux système britannique actuel.
3) Ceux qui prétendrons nous gouverner après les prochaines élections devront nous expliquer où ils prendront l’argent pour maintenir nos programmes sociaux et nos infrastructures collectives, je l’espère, avec des prévisions économiques réalistes. La dette du Québec hypothèque son avenir, alors, il faut espèrer que le prochain gouvernement n’aura pas promis des centaines de milliers de kilomètres de nouvelles routes mais bien d’entretenir celles qui existent.(Et c’est déjà tout un défi). La question de la fiscalité sera donc nécessairement à l’ordre du jour et les citoyens n’accepteront pas qu’on leur parle de grands projets s’ils ne voient pas clairement comment on les finance. Autrement dit, ne prenons plus les électeurs pour des gens ignorants mais comme des adultes responsables.

3)Il faudra aussi que les partis s’engagent non seulement à faire une commision d’enquête sur la construction….(une évidence) mais aussi, et peut-être surtout soumettre à la consultation publique un code d’éthique des élus qui devra être adopté comme un nouveau contrat social avec l’électorat. De toutes façons, la question de la confiance dans une nouvelle gouvernance demmeure un des plus grands défis auxquels sont et seront confronté nos hommes et nos femmes qui l’auront gagnée.
Il s’agit là simplement de faire preuve de maturité et de responsabilité. C’est un rendez-vous obligé dans un renouvellement de la relation déléguation-confiance qui est maintenant devenu un incontournable. Je crois sincèrement que les Québécois n’attendent rien de moins de leur avenir politique et de la gestion du bien commun d’un futur pays.

Par ces quelques suggestions, je souhaite seullemnt que tous les François de ce monde garde espoir dans ce qu’il y a de plus précieux: la démocratie, seul outil connu pour vivre ensemble dans un pays, sur une planète bien plus petite qu’on pensait.
Bonne chance François, et surtout, continue de nous étonner.
Gérald Scullion,
Ex-maire d’Alma

M.Lisée,
J’apprécie beaucoup cette réponse approfondie à M.François Houle. Dans mon entourage nous discutons beaucoup de la possibilité du tandem Marois-Duceppe. Nous sommes convaincus qu’il s’agit là d’une avenue prometteuse pour le mouvement souverainiste. D’ailleurs ce fût une de nos consolations du résultat du 2 mai en se disant que les forces souverainistes se recentreraient au Québec au lieu d’être divisées à deux endroits.Nous n’avions pas encore vu pointer cette lueur d’espoir de la coalition PQ+Bloc. Je suis à souhaiter la fusion PQ+Bloc et le tendem Marois-Duceppe serait un bon début.Souhaitons que les égos des 2 personnalités soient capables de placer la cause souverainiste à l’avant scène. Vu votre influence politico-stratégique je ne peux que vous encourager à développer cette idée de tandem. Merci de partager votre analyse.
Réjean Arsenault
St-Jérôme

Bonjour,
Bien sûr,certains Fédéralistes aimeraient bien que le Parti Québécois devienne un écrapou tout comme le Bloc Québécois ! Mais logiquement, il ne faut surtout pas. Les nationalistes restants devraient à tout le moins essayer de cesser de se chicaner et de garder vaille que vaille le Parti Québécois vivant, et ce même brinquebalant afin de le garder comme soupape. La disparition de ce parti doit se faire en douceur comme l’Union Nationale le fit jadis en étant remplacé par la soupape que le Parti Québécois incarnait. Avec d’autres partis nationalistes naissants, tranquillement et surtout pas vite, les nationalistes québécois sauront bien avec le temps choisir la niche qui leur convient. Cela ne sera pas facile pour la très grande majorité des nationalistes qui pour la plupart semble ignorer ce qu’est la résilience. Mais il faudra bien en arriver là un jour même avec ceux qui ont la foi du charbonnier.
Tant qu’au Parti Libéral, bien sûr que les libéraux au Québec aimeraient bien conserver le Parti Québécois claudiquant mais debout quant même car nos amis les libéraux ont surtout besoin d’un Parti Québécois pas trop amoché afin que celui ci puissent diviser le vote nationaliste afin que Monsieur François Legault et sa Coalition ne rafle pas le magot au complet. Car si nous nous pouvons donner de la véracité au dernier sondage de CROP et de La Presse, avec Monsieur François Legault et sa Coalition, avec 17 % des intentions de vote, le Parti Québécois serait rayé de la carte en prenant l’exemple du Bloc Québécois qui a pu s’écrapoutir avec seulement 4 comptés restants gagnés par la peau des fesses. Le temps presse pour les nationalistes afin qui’ils se serrent les coudes au lieu de chercher la chicane entre eux et ce n’est surtout pas en changeant de chef et en trucidant Madame Pauline Marois que ceux ci vont améliorer leur sort. Au contraire, un changement de la garde sonnerait le glas immédiatement du Parti Québécois qui a une virginité à se refaire sur ce plan…… Bien à vous, John Bull.

Mme Marois les a les conditions gagnantes: 10 ou 15 ans de régime Harper anticipés, garantis par le refus des partis d’opposition au fédéral de forger une fusion ou une alliance électorale. Même les fédéralistes vont voter oui au prochain référendum! Pourquoi, en effet, vouloir demeurer dans un pays rétrograde, d’inspiration évangéliste, créationniste et prosioniste? On était attaché au Canada, non pas à cause des Rocheuses, mais parce qu’on pouvait se reconnaître dans ses valeurs et principes fondamentaux: activisme pour la paix, solidarité avec les peuples opprimés, générosité, audace et avant-gardisme dans les domaines culturels, socio-économiques, écologiques, etc. Un Québec indépendant pourrait remettre ces valeurs à l’avant-plan et se démarquer d’un Canada déclassé dans le concert des nations progressistes.
Un conseil pour Mme Marois: ne vous en faites pas avec tous ces petits egos qui grenouillent autour de vous, ignorez leur crise de tapis, et gardez le cap. La victoire est au plus persistant.

Vous m’avez convaincu.

J’ai renouvelé ma carte de membre pour l’année qui vient.

M Lisée,
Merci de remettre la réalité à sa place. C’est une bouffée d’air pur rafraichissante.
Le choix nous appartient d’écouter les prophètes de malheur qui aiment le bouton panique ou de calmer le jeu et de se retrouver pour se souvenir de notre marche vers notre avenir, non pas celui des »paniqueux ».
La journée de fête d’aujourd’hui n’en sera que plus vraie.

Je vous croyais teindu péquiste. Je me suis trompé. Vous êtes plutôt teindu pro-Marois, même quand celle-ci nuit grandement à son parti. Attention SVP, attention…

Qu’on le veuille ou non, Mme Marois est le chef du PQ. Elle a été choisie et aucun parti ne peut envisager le pouvoir (nécessaire pour faire un référendum) si ses membres passent leur temps à essayer de la torpiller. S’en prendre toujours à elle sous prétexte qu’elle ne colle pas dans la population, par peur de perdre les prochaines élections, c’est se faire harakiri, c’est jouer le rôle des fédéralistes. Ce n’est pas contre elle que l’on doit parler, mais de la nécessité urgente absolue de l’indépendance pour sauver le français comme langue nationale et protéger notre territoire contre les multinationales dans le cadre de la mondialisation.
J’ai remarqué que les campagnes contre les souverainistes partent toujours d’un petit énoncé traîné par tous les journalistes à toutes les entrevues. Par exemple, le Bloc et la souveraineté sont dépassés ? Ça revient constamment , aussi monotone que lorsqu’on disait nos rosaires. Les sondages pour Legault sont du même type que ceux pour Layton. Ils le propulsent sans motifs autres que l’incapacité des autres partis. Combler un vide, une impuissance. Répondre à une colère contre la corruption du système.
On entretient un sentiment d’impuissance à modifier les choses à travers les partis indépendantistes ( trop ou pas assez radicaux), on fait porter la discussion sur ce qui n’a pas d’importance (la date du référendum) et ne trouvant pas de réponse, les gens votent comme des poules à qui ont a coupé la tête. On refuse d’analyser la situation, on la nie, c’est plus facile. On cherche la facilité.
La presse joue un rôle essentiel dans l’orientation des humeurs québécoises en se servant des sondages après après avoir lancé le petit objectif lapidaire ( on tourne en rond disait-on du Bloc –je ne sais pas si ça tourne moins maintenant à Ottawa–. Normal qui possèdent les médias ? Poser la question, c’est y répondre. La seule solution penser à ce que l’on dit aux entrevues et lorsqu’on répond aux sondages.
Prochaine étape, créer une division entre ceux qui appuient Mme Marois et ceux qui croient qu’avec M. Duceppe tout est plus facile pour les prochaines élections.
Dans l’état actuel des choses, il m’apparaît que tout cela pourrait jouer en faveur des indépendantistes,car la collégialité ça existe. Mme Marois pourrait prendre la tête du Parti pour offrir un bon gouvernement et nommer M. Duceppe responsable de la mise en place des instruments nécessaires pour réaliser l’indépendance. L’indépendance ce n’est pas que le PQ. Il faut rallier tous ceux qui y croit en un front commun.
L’indépendance n’appartient pas qu’au PQ, mais elle doit venir du besoin ressenti par la population comme la solution inévitable à une grande partie de nos problèmes actuels.
Il faut si on veut retrouver la fierté nationale que l’on cesse de toujours s’attaquer aux individus et plutôt travailler tous dans le même sens. M. Duceppe a raison l’indépendance se fait dans les toutes prochaines années ou nous disparaissons… Harper s’en occupera bien.

Ce que nous savons, ce que nous pouvons sentir chez nos concitoyens est leur lassitude pour la chose politique et leur besoin lancinant pour un véritable changement.Et ce n’est pas en recyclant Gilles Duceppe comme chef sur la scène québécoise que le PQ pourrait leur donner ce changement désiré.
Nous voulons un pays plus démocratique que la faiblarde démocratie offerte par le parlementarisme à la britannique; nous voulons un pays qui nous assurera de la propriété de nos richesses naturelles; nous voulons un pays dont la langue, et seule langue officielle, sera le français; nous voulons un pays qui aura plein contrôle de sa citoyenneté et de son immigration; nous voulons un pays qui veut combattre la pauvreté plutôt que tous les Talibans de ce monde; nous voulons un pays qui décide à lui seul de ses priorités en éducation et en santé. Devenons libres pour nous donner ce pays que nous voulons.
Durant les semaines et les mois qui viennent, le PQ devrait consulter les experts qui pourront lui dire pourquoi la pâte ne lève pas et quoi faire pour changer la donne.

Mr Lisée, par vos conseils, vous avez mené le P.Q., tant de fois, dans le mur que je me demande pour qui vous travaillez…Non! NON! et NON! Mr Lisée: le peuple a toujours raison!…
Vous voulez que Gilles Duceppe rejoigne le P.Q. alors que les électeurs n’en veulent plus? C’est du sabotage?…
Vous devez vous racheter: ce sera « Sortie de Secours » avec vous, ou on prendra ce qui s’en rapprochera…

Et pourquoi pas la promesse d’un référendum dans le premier mandat d’un gouvernement du PQ?
Et dès maintenant (et jusqu’à l’élection) un tour du Québec pour présenter et discuter d’un projet de ce que serait cette société souveraine francophone d’Amérique? Rencontre des chambres de commerce, des organismes communautaires, des conseils de ville…
On présenterait le projet de constitution de Daniel Turp, un budget de l’an un de Francois Legault ( 😉 ) et quelques autres outils de travail. On discute, on note les commentaires, critiques, suggestions et le jour de l’élection on se retrouve devant un électorat qui s’est mobiliser depuis 1 ou 2 ans pour modeler notre plateforme électorale.
Les souverainistes ne pourraient que se ralier et faire front commun derrière ce projet concret dont l’horizon serait somme toute assez rapproché pour être stimulant. Le ±40% de souverainiste contre les fédéralistes. François Legault qui ne veut pas en parler n’aurait qu’a bien se tenir!

M. Lizée, je ne remets pas en cause la finesse et la justesse de votre longue analyse. Mais je ne suis peu-être pas au bon endroit, au bon blog. Pouvons-nous oeuvrer collectivement à l’avènement d’un monde meilleur (moins pire?) en abordant des thèmes plus larges?

Quelqu’un peut-il m’indiquer un blog (ou forum) où des québécois instruits et sensés (comme ici?) discutent des problématiques de notre monde avec une sensibilité, un parti pris, une conscience sociale-démocrate, sans autant consacrer de tels énergie et temps à la question du canabec? Quelque chose comme la gang de Paul Jorion mais de ce côté-ci de l’Atlantique? Je continuerai à vous lire M. Lizée, mais je le répète: la souveraineté du Québec était un beau et grand projet, pertinent il y a trente ans.

Des suggestions de forums, quelqu’un? (ou fora si vous êtes pointilleux).

Toujours impressionnant et juste les analyses de J-F et cela devrait remettre les militants dans le positivisme et les inciter a se retrousser les manches et travailler a ressourcer le parti au lieu de broyer du noir et envisager les pires scénarios ….. C’est le temps d’analyser avec la partie la plus supérieure de notre corps et d’arrêter de réagir comme des pieds …..

Dans cette crise plus le temps passe et plus j’appuie Pauline Marois pour maintenir le cap sur son plan de match.

Marois peut devenir pm du Québec,elle bénéficie du temps pour réparer les dégâts.

Mais je crois toujours qu’à elle seule, elle ne peut réussir (Comme l’a presque fait Bouchard en 95) la
souveraineté.

L’idée de Duceppe comme »partenaire »est excellente. Le Québec a besoin et ne peut se passer de Duceppe. Il vaut à lui seul par son charisme et son intelligence tout ceux qui ont quitté le navire…Duceppe possède la fierté et le caractère et c’est de ça que l’on a besoin au Québec. Pas faire de la politique autrement!…

On a besoin de se faire »brasser » pour nous réveiller,nous montrer le chemin,oui on a besoin,on ne peut se passer de Gilles Duceppe.

Mr Lisée vous êtes un grand stratège,c’est tellement logique que Charest se doit d’attaquer Legault et c’est à ce moment que Marois et le PQ peuvent passer. C’est simple mais il suffit ,bien sûr,d’y penser…

Merci Mr Lisée la fête nationale s’annonçait pour moi nul à cause des stupides trahisons que l’on a connu.Maintenant elle a meilleur goût!

Bonne fête nationale à tous !

Je me suis levé plus tôt ce matin gris pour lire la suite de votre réponse à M. Houle. Ha mon dieu que cela m’a fait du bien. Merci M. Lisée sur ce baume inespéré dans cette tourmente actuelle. Ce serait sans doute à M. Duceppe de fédérer les brebis nationalistes de toutes tendances dans une espèce de coalition/regroupement ayant accès structurellement au PQ. Comme une « entité » chien de garde du projet de pays. Laissant les coudées franches au parti pour les prochaines élection et la gouvernance que j’espère prochaine. Merci encore M. Lisée d’avoir distillée chez moi un peu d’espoir. J’ai aussi hâte/peur de lire en commentaires les quelques éteignoirs qui se font un devoir « sinon la job » de tout tordre à la limite de l’honnêteté. Qu’on soit d’accord ou non le débat franc est indispensable, pas la hargne et le mépris.
Merci encore.

J’aimerais beaucoup que vous ayez raison, monsieur Lisée. Je crains cependant que l’opinion publique ne soit encore une fois manipulée par les sondages et commentaires négatifs à l’endroit du PQ et de Mme Marois avant et pendant la prochaine campagne.

Comment faire comprendre aux citoyens que le PQ leur offre des solutions emballantes pour l’avenir sans que le message ne soit déformé ou ridiculisé par les adversaires — et même très souvent par les souverainistes eux-mêmes?

Comment leur faire comprendre que le PQ n’est pas un vieux parti comme le PLQ? Que sa cheffe est solide et digne de confiance?

Comment réveiller cette bande d’endormis que nous sommes, n’aspirant qu’à ronfler en paix, quitte à mourir pendant notre sommeil?

Je vous revois, monsieur Lisée, à la télé, le soir de la dernière élection, en train de faire face aux sourires satisfaits des adversaires du Bloc et à tenter d’expliquer l’inexplicable. J’ai bien peur, hélas, que malgré toute la logique de votre argumentation, la même situation se présente aux prochaines élections québécoises.

Vous faites encore une fois une très bonne lecture de la situation politique du Québec.
Il reste deux ans avant la prochaine élection, à moins que la couleuvre qui dirige présentement le Québec au profit de la clique d’affairistes et de « contractors » qui entourent son parti , ne voit une opportunité de nous refaire le coup de décembre 2008.
Il hésitera cependant car il est clair que l’ensemble des Québécois n’a pas atteint le niveau d’inconscience qui lui permettrait d’être réélu.

Si la volonté y est les péquistes ont donc amplement le temps de tourner la page sur un autre épisode douloureux et de refaire l’unité du parti. C’est certain qu’il faudra que certains pilent sur leur orgueil et acceptent de faire des concessions. Cependant s’ils ont vraiment à coeur l’intérêt supérieurs du Québec ils le feront.

Ce ne sera pas facile car leurs ennemis et les deux grands empires médiatiques qui contrôlent l’information ne leur donneront pas la chance de se relever.

Le PQ est le seul parti apte à prendre le pouvoir à ne pas être entièrement sous l’influence de l’oligarchie québécoise.
Ils voient dans cette crise l’occasion de lui porter le coup fatal et on a qu’à lire les billets de leurs mercenaires ces derniers temps pour comprendre que c’est l’heure de la curée.

C’est dommage que ce soit les hommes que le peuple a élu sous l’étiquette du parti Québécois et en qui il a mis sa confiance deviennent ce que l’éditorialiste Michel David du journal Le Devoir appelait hier des « particides ».

M. Lisée,

Quelle réflexion magistrale! Dommage qu’il n’y ait pas plus de journalistes ou blogeurs capables
de telles analyses!

Comme plusieurs, je souhaite que vous obteniez l’emploi de conseiller auprès de Pauline Marois.

Espérons que les militants liront attentivement
les deux parties de votre analyse! C’est un réel encouragement et je vous en remercie.

Quel délice de vous lire M. Lisée! Merci de prendre le temps d’écrire, d’expliquer à vos compatriotes québécois; ils en ont tant besoin…

Comme militant-délégué au dernier congrès national, j’avais cru voir et ressenti un déroulement général un peu trop serré (resserré).

J’ai aussi cru voir un étau encore trop serré lié au projet de loi Labeaume-Maltais.

Vous avez mentionné qu’elle se devait de rafraîchir son entourage. Si c’est ça qui hypertrophie les choses, eh bien oui, elle devra le faire.

Elle peut calmer cette main de fer…un tout petit peu.

Elle pourra même prendre ce « petit peu superflu » et l’amener du côté de la relaxation (réelle) et du charisme.

Enfin une vraie réflexion et non juste une autre opinion.

Je ne suis pas un grand fervent de Pauline Marois.
Mais il faut avouer que si elle passe à travers cette crise (qu’elle a malheureusement provoqué), elle n’en sera que plus forte.
Jean charest est passé à travers de multiples crises (pas dans son parti) depuis des mois, voir des années et il est toujours là. Il a laissé passer le temps, a résisté et maintenant sa cote remonte. Il est pourtant le même Jean Charest d’il y a quelques mois. Il dirige le même parti qui refuse une commission d’enquête et qui, il y a encore quelques mois de cela, voyait certains de ses ministres et députés être soupçonnés de favoritisme ou même de corruption.
Si à l’instar de Jean Charest, Mme Marois résiste et change aussi sa façon de faire avec ses député, en leur laissant une plus grande visibilité et un peu plus de liberté, sans oublier une changement de certaines personnes dans son entourage, alors elle n’en ressortira que plus forte et plus en contrôle de son parti. Inévitablement, son parti remontera dans les sondages.
Mais est-ce que ce sera assez pour contrer la «vague» Legault?
Probablement pas.
Pour cela, il faudra une alliance des forces souverainistes plutôt qu’une division.
M. Duceppe pourrait avoir un grand rôle à jouer.
Si après sa période de réflexion, M. Duceppe décidait d’intégrer les forces péquistes, je pense que ça serait probablement la meilleure décision de sa carrière politique.
Cela rallierait les deux camps (pro-Duceppe et pro-Marois) et donnerait plus de force, d’influence et un plus grand pouvoir d’attraction au PQ.
imaginez le premier ministre Charest se retrouvant devant Duceppe et Marois, il aurait la tâche difficile.
Bien sûr, pour cela M. Duceppe devra accepter de ne pas être chef, mais de plutôt travailler conjointement avec un ou plutôt une chef.
Tout cela est bien possible, mais pour que ça arrive il faudra mettre certains ego de côté et cesser de chercher les points de division pour plutôt travailler ensemble.
Ne pas faire cela s’est ouvrir la porte aux adversaires.

Il est vrai qu’à la veille de son élection, Jacques Parizeau était moins populaire que son parti, mais son parti faisait front derrière lui. Il est vrai aussi que René Levesque avait une certaine contestation dans la députion avant l’élection de 1976, mais le parti était avec lui de tout coeur. Pauline Marois ne fait pas plus l’unanimité dans le parti qu’elle ne le fait dans la députation souverainiste.

Je suis militant de longue date et l’image que j’ai d’elle est passablement la même que celle de Landry : quelqu’un qui veut le pouvoir pour le pouvoir et l’option souverainiste comme plateforme. Après, il lui faudra les « conditions gagnantes », « l’assurance tranquille » et quoi encore pour seulement parler de la simple possibilité d’en appeler aux urnes référendaires.

Même en y mettant la meilleure volonté du monde, je n’arrive pas à voir autre chose. Ce n’est pas à moi, mais bien à elle de nous faire voir et nous faire comprendre qu’elle a la capacité de rassemblement qui nous mènera à la victoire finale.

Il reste du temps. Mais pas trop. Souhaitons que ce soit suffisant…

Cela dit vous êtes convainquant. Votre analyse est plausible et cela fait du bien. Merci, parce que dans l’état actuel des choses la lumière au bout du tunnel n’est pas trop forte.

Monsieur Lisée, Madame Marois, vous ne voyez pas de problème de moralité ou de démocratie dans le geste que le parti québécois voulait et veux toujours appuyé un projet de Loi pour empêcher un citoyen de contester ce que certain diront une « magouille »? Il est seulement là le problème et personne ne voie rien de grave la dedans, malgré la démission de la moitié de la crédibilité du Parti. Quelle leçon d’éthique pourra-t-il donner au Parti Libéral par la suite? Et les jeunes brebis du Parti compte -il changer la manière faire de la politique en suivant à l’unisson la bergère les yeux fermés dans cette erreur?
Il est plus que temps qu’il y ai un véritable Mea Culpa et une rectification  de politique dans ce dossier.

Bravo pour cette excellente analyse.Et Bonne Fête Nationale!Pour ce qui est de M.Legault,cela me fait un peu sourire quand il dit « règlons nos vrais problèmes,santé,éducation,économie et culture,ne parlons plus de souveraineté pour les 10 prochaines années ».C’est pourtant le programme semblable qu’avait M.Charest lors de la campagne électorale de 2003.Il promettait l' »ingénérie » de l’État en même temps de ne plus parler de constitution.M.Charest a donc reçu le mandat de réaliser ses réformes.Les électeurs n’avaient qu’à lire son programme avant de s’égosiller à crier « on n’a pas voté pour ça »!Les électeurs devaient savoir qu’ils n’élisaient pas un gars de la gauche.C’était un Conservateur!Huit ans plus tard,qu’en reste-t-il? La dette du Québec a augmenté grosso modo de 50 milliards(et je suis charitable!!),la santé s’est améliorée mais est encore malade;de gros problèmes persistent en éducation;la collusion,la corruption ont gangrèné certaines de nos institutions et de nos secteurs économiques.Tout cela s’est fait avec la gouvernance d’un parti fédéraliste en ne parlant pas de constitution.Alors quand M.Legault promet de régler les vrais problèmes en taisant l’option souverainiste…j’ai l’impression de revoir un vieux film.

Merci M. Lisée. Encore une fois, vous nous avez donné le goût de continuer à croire.
J’espère que nos élus, ceux d’en haut, seront capables de se comporter en gens responsables, capables de nous motiver plutôt que de nous décourager et nous diviser. J’ai confiance en Mme Marois dans sa capacité à rassembler, et en M. Duceppe pour ne pas accentuer la crise. M. Duceppe fait passer la cause devant ses ambitions personnelles. C’est tout à son honneur. Le Québec a encore besoin de lui. Ces deux là pourraient constituer un tandem redoutable. Si bien-entendu le changement pour le changement ne devient pas l’unique motivation des électeurs. Espérons que ceux-ci se comporteront la prochaine fois de façon plus mature. Comme le disait M. Duceppe, le peuple a tout les droits, mais il n’a pas toujours raison. Le peuple du Québec est à deux cheveux de l’effondrement. Mais on ne pourra pas blâmer les électeurs si ils se détournent d’un parti divisé. Monsieur Curzi et Mme Beaudoin, prenez la mesure du dommage que vous avez fait, et ressaisissez vous.
Alain Frigon

Il ne faut jamais sous-estimer le pire premier ministre de l’histoire du Québec, un dénommé Jean Charest. Mais je crois, que cette fois-ci, ce sera beaucoup plus difficile, Il est vrai que stratégiquement, Jean Charest travaille très fort intérieurement pour que Pauline Marois maintienne le PQ à flot. Et il a sans doute des munitions en réserve pour attaquer François Legault. Mais avec l’ascension populaire de François Legault, tout le monde semble oublier que peut-être l’élément le plus dangereux pour Jean Charest est possiblement celui qui semble dormir actuellement. Qui est-il cet ours qui semble dormir ? Étant donné qu’il n’y a pas d’élections présentement, les sondages peuvent bien dire ce qu’ils veulent mais ça vaut ce que ça vaut. Le vrai sondage, c’est les résultats d’une vraie élection et pour ceux qui ne le croient pas, je les invite à rendre une petite visite à Gilles Duceppe qui leur expliquera la chose avec une vraie expérience. Qui est probablement le plus dangereux pour Jean Charest ? Se pourrait-il que ce soit l’ADQ ! Cela pourrait peut-être en faire rire plusieurs mais détrompez-vous, l’ADQ se réorganise beaucoup mieux que tous ses adversaires peuvent s’imaginer. L’ADQ est plus sérieuse que jamais elle ne l’a été et les nouvelles additions de gens expérimentés et compétents sont en train de faire un travail qui pourrait peut-être en surprendre plusieurs, Même si François Legault est très populaire et que je respecte beaucoup, l’enjeu se produit vraiment pendant une campagne électorale. Regardez ce qui s’est produit au Québec lors de la dernière campagne électorale fédérale. Trois semaines avant l’élection, les québécois n’étaient même oas capables de nommer Jack Layton par son vrai nom. Certains l’appelaient Bill Clinton, d’autres Jack Clayton, d’autres Jack Flinton. Enfin ! vous voyez ce qui s’est produit. Alors, il se pourrait peut-être que la nouvelle ADQ de Gérard Deltell joue un tour au sir Charest et au populaire Legault. Pendant ce temps, Jean Charest continue d’espérer que Pauline Marois sera encore là pour l’aider. Avec toutes les nouvelles données politiques du Québec, ce pourrait peut-être être la fin du PQ.

Je partage une bonne partie de votre analyse et je serais le dernier à enterrer le PQ*. Je nuancerais cependant certains passages.
La « résilience » de Charest est, à mon avis une combinaison d’obstination de sa part et de la faiblesse chronique de ses adversaires (une forte opposition avec une vision claire l’aurait balayé il y a longtemps).

*ce n’est pas la première crise que ce parti vit et même qu’ont vécu tous les partis (l’ADQ a subit une volée en 2008 et perdu ensuite le tiers du reste de sa députation, le PLQ a subit le départ de Lévesque, puis des futur adéquiste, le PLC a connu les guerres internes entre Chrétien et Turner, puis entre Chrétien et Martin, etc.)

« Elle a même tendu la main aux démissionnaires. Impressionnant de calme, de cran. »

Sauf la petite incohérence de tendre la main à Aussant (qui avait exigé sa démission), mais de vouloir obliger Lisette Lapointe (épouse de Parizeau) à passer sous les fourches caudines. Puis d’avoir envoyé 12 députés signer une lettre demandant à Parizeau de « se la fermer », alors justement qu’il n’avait rien dit. Grande maladresse de déclarer la guerre à ce symbole de la volonté de la souveraineté! Et cela en pleine crise.

« Erreurs de parcours pour erreurs de parcours »

Là je suis totalement d’accord: appel à Caire et Picard quand ils ont quitté l’ADQ*, incapacité à définir un projet de société et de se démarquer du désastreux règne de Bouchard, fascination morbide pour les hydrocarbures jusqu’à la révolte populaire contre les gaz de schiste (train que le PQ a pris avec beaucoup de retard), incapacité à rompre avec le passé (faible critique contre H-P Rousseau, à plat-ventrisme devant Bouchard (j’en suis encore estomaqué et dégoûté)), faiblesse face aux minières, etc.

*Appeler publiquementles plus opposés sur le spectre politique à la sociale-démocratie qui caractérisait jadis le PQ et qui touche encore une bonne partie de sa base, pour « faire l’union des souverainistes », alors qu’ils n’étaient clairement pas souverainistes, comme ils l’ont fait clairement comprendre en refusant cette « main tendue »

« Il (le PQ) est le seul à offrir des solutions tranchées aux Québécois sur plusieurs sujets essentiels. »

Là je suis en désaccord. Québec Solidaire a un programme beaucoup plus ferme sur bien des points: participation à au moins 51% dans tous les projets d’exploitation de ressources naturelles (modèle norvégien et brésilien), Pharma-Québec, Éole-Québec, résistance à Bouchard et aux pétrolières/gazières, programme résolument social-démocrate (alors que le PQ oscille continuellement entre un reste de sociale-démocratie défendue par sa base et l’idéologie néo-libérale partagée par sa direction), …
Même du côté de la souveraineté, jusqu’à la crise le PQ n’en parlait pas vraiment. Comparez avec l’action de Québec Solidaire qui l’a intégré dans son programme et dans son projet de société:

http://paysdeprojets.org/

Ce n’est pas pour rien que chaque apparition publique d’Amir Khadir fait mal au PQ.

Cher Jean-François Lisée,

Vous vous êtes surpassé, encore une fois, dans cette brillante analyse de la situation politique québécoise et plus particulièrement de la crise que nous venons de vivre au PQ.

Pendant un certain temps, j’ai aussi pensé, comme bien d’autres membres du PQ, que Pauline Marois n’avait pas ce qu’il fallait pour diriger le Parti Québécois et pour convaincre l’ensemble des Québécois que la seule avenue possible pour assurer la pérennité de la nation québécoise est la souveraineté. Il faut dire que je la considérais responsable de la déconfiture d’André Boisclair, mon député et ami. Je n’ai jamais accepté, non plus, qu’une poignée de députés pousse André Boisclair vers la sortie, alors qu’il venait d’être choisi comme chef par des dizaines de milliers de militants. Mais ça c’est une autre histoire.

Revenons à la crise au PQ. Je pense qu’elle est surtout due au syndrome NPD. Je suis convaincu que beaucoup de députés péquistes et aussi beaucoup de militants ont souffert et souffrent encore de ce syndrome. Il est vrai que nous ne sommes pas à l’abri d’un tel tsunami. Quand ça fait 40 ans que des militants investissent temps et argent pour faire éclore le pays, ils finissent par en avoir marre d’être des témoins impuissants et se disent qu’il est peut-être temps de passer le flambeau aux futures générations. Je pense que ce pourrait être le cas de Mme Beaudoin et de M. Curzi. Mon premier réflexe à l’annonce de leur démission a été de croire qu’ils en avaient tous deux assez de la politique. Ils ont tous les deux atteint un âge ou le passé est beaucoup plus grand que l’avenir et ou on se dit qu’on devrait profiter pleinement de la vie auprès des siens. Je crois encore que la loi 204, en tout cas pour ces deux démissionnaires, n’a été qu’un prétexte. Quoiqu’il en soit, je trouve extrêmement dommage que ces deux députés qui étaient appelés à jouer un rôle fort important dans un prochain gouvernement péquiste, quittent maintenant et de la façon qu’ils l’ont fait. Quant à la troisième démissionnaire de la première vague, Mme La pointe, je ne doute pas un instant que l’entourage de Pauline Marois ait ardemment souhaité son départ et on peut le comprendre. Voilà une députée qui continue de contester ouvertement le bien-fondé de l’article 1 du programme tel qu’il est maintenant rédigé. De surcroit, elle est l’épouse d’un ténor du PQ qui a encore beaucoup d’ascendant sur les supporteurs du PQ. Je ne doute pas un seul instant que si M. Parizeau avait encore la force pour revenir sur la scène politique, une très forte majorité de souverainistes l’appuieraient.

Vers quoi se tourner? Québec Solidaire ne me semble pas correspondre à la façon de faire des Québécois. Oui, nous avons eu notre révolution, mais il ne faut pas oublier que c’était une révolution tranquille. Tant qu’il est le seul représentant de son parti, M. Khadir ne fait pas trop peur. En outre, malheureusement pour QS, on peut constater que les idées de centre-droit de François Legault ratissent beaucoup plus large. Comme une très forte proportion des gens qui soutiennent le PQ sont plutôt de tendance sociale-démocrate, je pense que M. Legault recrutera ses supporteurs surtout chez les autres partis de centre-droit, au PLQ et à l’ADQ. Il suffirait que François Legault recrute plus chez les libéraux que chez les péquistes pour permettre au seul parti qui peut encore faire advenir le pays de se faufiler jusqu’au pouvoir.

Reste à voir si Pauline Marois sera capable de livrer la marchandise non seulement sur le bon gouvernement mais aussi sur la souveraineté. Avec le programme qu’elle vient de présenter, je ne doute pas un seul instant qu’elle nous donnera un des meilleurs gouvernements que nous n’ayons jamais eu. Personne au Québec ne peut douter de l’intégrité de cette femme. Plus personne ne peut douter qu’elle aussi ce qu’il faut pour faire fasse aux pires tempêtes. Sa très large expérience dans les postes les plus importants de la gouvernance politique du Québec a préparé cette femme à devenir la première femme à occuper le poste de première ministre. Qui peut douter de son engagement à travailler à la souveraineté du Québec? Son engagement passé et présent font aussi d’elle une personne digne d’entrer dans l’histoire comme mère de la patrie du Québec. Cela nous changerait de tous les pères de la patrie qui n’en sont pas moins méritoires, même s’ils n’ont pas réussi à réaliser leur rêve de souveraineté.

M. Lisée,

SVP gardez ce billet sur votre blogue pour quelques jours encore, histoire de bien en assimiler toutes les informations et pouvoir y réagir d’une façon un peu plus éclairée.

«Orchestre : image de la société. Chacun fait sa partie et il y a un chef. »
[Gustave Flaubert]

«Les hommes élèvent trop de murs et construisent pas assez de ponts.» [Newton]

D’accord avec vous monsieur Lisée. Je milite
depuis l’Alliance Laurentienne en 1957 et nous
en avons vu d’autres. Nous avons progressé
envers et contre l’incertitude et les menances
qui nous entouraient. Ce progrès est réel et
visible maintenant.

Avec madame Marois, nous avons le chef d’État
qu’il nous faut pour aller jusqu’au bout. Oubliez
ceux et celles qui abandonnent. Il en viendra
d’autres, plus déterminés et plus convaincus.
L’essentiel, c’est tenir.

René Marcel Sauvé, géographe

Bravo pour votre analyse ,j’endosse vos avancés. Mme Marois a fait ses classes: reconstruction des finances, des membres, du programme du parti ,et élection dans l’oposition mais avec 54 députes qui dit mieux. Certe elle avait une gaffe avec la loi 224 ,mais faute avouée ,faute à demi- pardonnée.Pourquoi ne parle t’on pas plutôt du salaire que Tomassi retire depuis 6 mois en demeurant chez lui ,de Charest qui accorde aux sinistrés du Richelieu le droit de reconstruire sur le meme site .Si le gouvernement du Quebec paie pour ses sinistrés ,Charest aurait du établir des normes de construction pour que nous n’ayons pas â payer à nouveaux dans quelques années .Arrêtons ses chicanes stériles et inutiles ,pour avoir notre pays :il nous faut un chef et surtout qu’un parti…..

On devrait partir un nouveau parti!
Le parti expensionniste! Et le slogan?
Québec! d’un océan à l’autre.
Et avec ça, expédier stéphane harpeur dans un village de Quaker avec tous ses illuminés 😉
Nous formerions un nouveau pays appelé le Kébec et la langue officielle serait le français et la langue seconde serait algonkinien (ou vis et versa). Toutes les industries seraient nationalisées, fini le privé à grande échelle. Seulement des micro entreprises privées ou de grosse industrie appartenant à la nation. Il faudra trouver coût que coût l’autonomie dans tout les domaines et augmenter la taxe à l’importation. Abolir les impôts et augmenter la taxe à la consommation. L’éducation devrait être obligatoire et gratuit…

Je voie ça d’ici… c’est beau… c’est beau

Comme c’est stimulant de vous lire en ces temps difficiles!

Bonne Fête nationale et au plaisir!

Richard Leclerc
Président du Parti Québécois de Brome-Missisquoi

Cher Monsieur Lisée,

Je vous remercie pour votre très diplomatique analyse.

Néanmoins, l’hémorragie se poursuit au sein du PQ. Un « des 12 députés du PQ » – qui ont eu le culot de vouloir faire la leçon par écrit à Jacques Parizeau en lui disant de les laisser s’occuper de faire l’indépendance du Québec – a démissionné plus tôt cette semaine en disant qu’il quitte parce que le PQ ne veut pas renoncer à tenir un référendum s’il est élu à la prochaine élection ! Le démissionnaire aurait même pris la peine d’avertir son ami François Legault, avant la chef du PQ ! En termes de cohérence et de conviction on peut difficilement faire pire… Quant on pense que Pauline Marois a approuvé personnellement l’envoi de cette lettre infâme à Jacques Parizeau. Cela en dit long sur ce qu’il lui reste de jugement…

Le PQ saigne et est en train de saigner à mort. Non seulement au niveau de son caucus mais de ses membres, de ses bénévoles et de sa campagne de financement. Il est grand temps que Pauline Marois finisse par le réaliser, à moins bien sûr que son égo ne submerge définitivement les derniers retranchements de son jugement et de sa conscience nationale… Toutefois la cause de la liberté d’un peuple ne saurait être subsidiaire à l’égo de Pauline Marois.

Le PQ perd son sang depuis janvier 1996 car depuis le départ de Jacques Parizeau la priorité politique du PQ est de plus en plus ambiguë et donc, de moins en moins crédible pour tous les Québécois souverainistes qui eux sentent bien au fond de leurs tripes qu’ils veulent avant toutes choses être MAÎTRE CHEZ EUX et LIBRE du joug du « Cadena » anglo-canadien et d’une Constitution qu’ils n’ont jamais approuvée.

Après Jacques Parizeau le PQ a dit vouloir bien gouverner… Et la souveraineté, l’indépendance du Québec et la liberté du peuple québécois ? Seulement si les « conditions gagnantes » sont réunies, que « l’assurance morale de gagner » est bétonnée et que le moment est jugé « approprié ».

ÇA ET LES CALENDES GRECQUES C’EST PAREIL…

Comme le dit si bien Josée Legault : « Depuis 1996, chaque chef péquiste a dit ne rien vouloir enclencher à moins d’une victoire « assurée » d’avance pour le OUI. Dans ce cas, la vérité toute nue est qu’à moins de le tenir dans la cour des miracles, il n’y aura PLUS de référendum. C’est la seule conclusion logique à tirer lorsque le président du PQ, Raymond Archambault, déclare à son tour que son parti n’en déclenchera aucun « s’il n’est pas certain de recueillir l’appui de la majorité des Québécois ». »

Et comme une telle certitude n’est pas de ce monde…

Mais comme le PQ a été conçu comme une large coalition destinée à rassembler TOUS les souverainistes derrière UN objectif fondamental i.e. RÉALISER L’INDÉPENDACE politique du Québec, lorsque les électeurs souverainistes comprennent que le PQ ne veut plus faire l’indépendance du Québec et travailler pour la liberté du Peuple Québécois, mais veut simplement se contenter de jouer au « foreman » de pacotilles du Canada anglais, alors ces électeurs DÉSERTENT. La sanction sera d’autant plus dure que la trahison sera grande…

En clair : Depuis le départ de Jacques Parizeau, travailler à la réalisation de l’indépendance du Québec n’est plus au premier plan de l’agenda du PQ.

Résultat : la large coalition indépendantiste rassemblée derrière le PQ s’est effritée, continue de s’effriter et le PQ est en train de mourir. Si Pauline Marois et sa garde rapprochée s’entêtent, le PQ sera bientôt au bout de son sang.

Maintenant que François Legault a réussi à faire « dévisser » un premier « prospect » du caucus du PQ, il poursuit les appels et se fait encore plus pressant. Dans le style, je me souviendrai de ceux qui se seront rapidement joint à moi quant viendra le temps de constituer mon conseil des ministres… ou de distribuer les nominations clefs… ou même d’offrir une liste de généreux donateurs potentiels et de bénévoles à la veille de la prochaine élection. Pauline en est maintenant réduite à risiblement « proclamer » aux média que « son » caucus est maintenant uni derrière elle… jusqu’à la prochaine démission qui ne saurait tarder bien longtemps…

On constate aujourd’hui l’ampleur de l’échec du leadership de Pauline Marois par le fait que l’électorat souverainiste est maintenant plus que jamais divisé, notamment entre le PQ, Québec Solidaire et le nouveau mouvement de François Legault. Avoir présidé à l’éclatement du caucus du PQ, tant à gauche qu’à droite, tout en réussissant à se mettre à dos le seul chef du PQ qui ait jamais vraiment tenté de réaliser l’indépendance politique du Québec est le fruit de nombreuses erreurs stratégiques majeures de la part de Pauline Marois que l’on ne saurait tenter de masquer par de trop diplomatiques écritures…

Il faut agir vite avant qu’il ne soit trop tard, il faut vider l’abcès. Pauline Marois doit finir par comprendre et accepter qu’elle ne sera jamais premier ministre du Québec…

Afin de contrer un désastre collectif potentiel pour le peuple québécois (le temps passe et la démographie francophone périclite), il est essentiel que Pauline Marois tire rapidement sa révérence – comme Pierre-Marc Johnson le fit en 1987 – et, au nom de la cause primordiale de la LIBERTÉ D’UN PEUPLE, démissionne ou soit démissionnée en faveur d’un chef rassembleur dont tout le Québec ne puisse douter ni qu’il soit indépendantiste, ni de sa volonté de faire tout ce qui est nécessaire pour amener PRIORITAIREMENT le Québec à prendre sa place d’état libre au sein du conseil des nations.

Gilles Duceppe a compris que le Bloc Québécois s’est fait « laver » le 2 mai 2011 parce que les électeurs souverainistes ne croyaient plus à l’utilité d’un parti souverainiste au parlement fédéral alors que le PQ non seulement n’est plus au pouvoir depuis 8 ans mais que sa Chef actuelle et sa garde rapprochée cherchent part tous les moyens à fuir l’objectif de réaliser l’indépendance politique du Québec.

Lors de sa première entrevue depuis le 2 mai, Gilles Duceppe a clairement indiqué qu’il fallait maintenant à tout prix chercher à RASSEMBLER le large spectre de l’électorat souverainiste.
Pour ce faire, il faut un RASSEMBLEUR CRÉDIBLE afin qu’il soit clair dans l’esprit du Peuple Québécois que l’objectif primordial soit de réaliser rapidement l’indépendance du Québec car, comme l’a si éloquemment dit Charles de Gaule durant un bel après-midi de juillet 1967, il s’agit bien ici de donner à tout un peuple SA LIBERTÉ, pas de déterminer comment un « foreman » québécois – fut-il une femme, continuera de faire des courbettes de gestionnaire à la petite semaine face à un Canada anglais qui ne vise qu’à faire disparaitre, « à la Durham », les Québécois tout en pillant leurs ressources…

Le temps n’est plus aux considérations personnelles, ni à celles de partis politiques… Il est maintenant URGENT de penser à l’avenir de tout un peuple. Si Pauline Marois ne veut pas porter l’étiquette historique de fossoyeuse du PQ et peut-être même de la nation québécoise, il ne lui reste plus qu’une chose à faire : tirer sa rapidement sa révérence comme chef du PQ et, avec beaucoup d’élégance, faciliter la venue d’un remplaçant qui soit crédible et rassembleur.

Car il est maintenant urgent pour le Peuple Québécois de se RASSEMBLER et tracer ensemble un plan d’action politique réaliste AVANT les prochaines élections au Québec. On ne peut tout simplement pas permettre l’éparpillement en verbiage inutile et en petite politique partisane, ni laisser les égos de certains faire obstacle aux intérêts fondamentaux de la nation.

Au moment où le « foreman » John James Charest s’apprête, notamment par son Plan Nord et ses concessions de gaz de schiste, à laisser piller les ressources stratégiques du Québec par un capitalisme que l’on ne peut qualifier que de « sauvage », au moment où il laisse bafouer la Charte le la Langue Française par un régime d’écoles passerelles dans lesquelles on achète littéralement le droit de se faire instruire en anglais au frais des francophones du Québec tout en contribuant à terme à les marginaliser sur leur propre sol, il en va de rien que moins que de la survivance et de l’avenir du Peuple Québécois.

Gilles Duceppe a indiqué avec justesse que le temps des francophones du Québec est maintenant compté.

C’est maintenant ou jamais qu’il faut se remettre en marche afin de devenir LIBRE et MAÎTRE CHEZ SOI.

Rien ne saurait être plus important !

Je perçois tout de même un certain pessimisme dans votre analyse M. Lisée…Tout se jouera donc à la capacité des souverainistes de se regrouper momentanément, le temps d’un référendum ou d’une élection référendaire. La montagne est haute!
Plusieurs fédéralistes et quelques souverainistes m’ont commenté les querelles au PQ par un « qu’est ce que ce sera dans un Québec souverain? Comment arriveront-ils à bâtir un pays? Assisterons-nous à la création d’une république de bananes? »
Voilà pour l’effet des mésententes sur les perceptions du peuple.

Le cas François Legault

Actuellement François Legault ne prétend que vouloir influencer les partis politiques existant avec sa « Coalition ».

Or, les kingmakers du PLQ (genre Desmarais) n’ont à proprement parlé pas de successeurs populaires sous la main pour remplacer Jean Charest.

Seraient-ils assez machiavéliques pour avoir imaginé s’en fabriquer un? Deux avenues pourraient leur permettre d’arriver à cette fin de conserver l’assiette au beure.

La première consiste à se donner une seconde formation politique en harmonie avec leurs vues, bref de laisser la coalition de FL (elle coalise qui au fait à part son financeur, Claude Sirois?) se muter en partie politique et prendre le pouvoir le temps que le PLQ se refasse une virginité dans l’opposition. Ayant deux partis interchangeables sous la main et rendu le PQ aussi anémique que son petit frère l’est devenu à Ottawa, l’affaire serait ketchup!

Le deuxième scénario est encore plus tordu. François Legault dit désirer pour l’instant vouloir contaminer les formations. politiques existantes avec ses idées, alors si le PLQ accueillait celles-ci favorablement à son congrès prévu pour fin-octobre. Si le PLQ lui déroulait par la suite le tapis rouge dans une mise en scène bien fignolée, l’intronisant finalement comme nouveau chef. Avec les millions $ dans le coffre-fort du PLQ, avec la clientèle non-francophone captive du PLQ lui assurant au point de départ une trentaine de députés, avec les transferts de vote de l’ADQ et même d’une fraction du PQ, vous ne pensez pas qu’il y aurait là comme une combinaison gagnante pour les tireurs de ficelles. Il ne faut pas sous-estimer la capacité de ce parti de phagociter ce qui peut le renforcer même s’ils proviennent de milieux hostiles. Vous en voulez une preuve: pensez donc au cas Bachand.

Le PLQ n’est pas un parti d’idées, mais d’intérêts. En attendant comme c’est l’annivesaire de Jean Charest peut-être que les ploutocrates qui entendent nous dominer sont en train de lui préparer un joli gâteau d’anniversaire et de lui promettre un beau cadeau s’il devait céder sa place, comme une vice-présidence de Power Corp ou de l’une de ses filiales en Europe, certains que cela ferait plaisir à John James, mais aussi à Michou…

Bien d’accord pour additionner au lieu de diviser. Mais il faudrait que Madame Pauline Marois, ait enfin le courage de voir la réalité en face! Comme Claude Ryan l’a fait après l’échec électoral de 1981 en redevenant deuxième derrière Robert Bourassa. Il est désolant de devoir lui rappeler que la population n’a pas voulu et ne voudra pas d’elle pour diriger le Québec avec ou sans la souveraineté au menu. Comme M. Ryan (et M.Ignatieff plus récemment), elle ne passe pas la rampe comme chef de parti. L’électorat est impitoyable dans ces circonstances. Déjà à l’élection de décembre 2008, elle aurait dû faire un constat réaliste sur sa performance. La campagne électorale précédente avait été une catastrophe pour le parti québécois, ce qui a provoqué son couronnement à la tête du parti peu de temps après l’élection. La campagne électorale de 2008 a pourtant été la répétition du même désastre. C’est notre système électoral tordu qui a camouflé ce désastre en victoire morale. Derrière le triomphaliste de façade, elle aurait dû capter le message et, à ce moment, céder sa place à Gilles Duceppe. Il n’en fût rien. En 2008, le parti québécois a réussi à convaincre 1,14 millions d’électeurs sur 5,74 millions d’inscrits, soit 19,9 %. Son prédécesseur, André Boisclair avait fait un peu mieux avec 1,13 millions sur 5,63 millions d’inscrits, soit 20 %. Pourtant en 2008, elle avait comme adversaire un gouvernement impopulaire qui demandait la confiance des électeurs pour un troisième mandat, un exploit rarement accompli dans l’histoire récente du Québec. Les indépendantistes, dont je suis, et beaucoup d’autres de mon entourage, sont fatigués d’aller voter en se bouchant le nez afin de maintenir en vie la flamme souverainiste. Pauline Marois doit avoir le courage placé au bon endroit et faire le choix, certes déchirant, de quitter la direction du parti pour le bien du Québec et du parti. Elle ne peut plus, sans courir à la catastrophe, demander plus longtemps à ses compagnes et compagnons de route le sacrifice inhumain de lui garder leur confiance et leur fidélité.

Maurice Bois
Québec

Je suis plutôt d’accord avec votre analyse très articulée. Pour ma part, je suis un péquiste de la première heure, depuis la fin des années 1960, alors que je paradais avec ma vespa dans des défilés partisans aux côtés d’un Claude Charron alors débordant de dynamisme et d’optimisme (peut-être tout le contraire de ce qu’il est devenu au fil des ans…). Mais j’avoue que j’ai décroché moi aussi au fil des ans, et surtout depuis l’épisode honteux de l’affaire Yves Michaud, alors que le PQ s’est laissé mener en bateau par les libéraux et le lobby de B’Nai Brith, alors que Lucien Bouchard montrait déjà ses vraies couleurs… Premier épisode d’une fichue tendance maniaque à l’autoflagellation systématique chez les Québécois, et qui semble culminer avec les événements de ces derniers jours. Et puis aussi, j’ai décroché face au discours de droite qui a teinté de plus en plus le PQ et son slogan vide et inquiétant «Créer la richesse», qui est tout sauf sociodémocrate. Je suis parfaitement d’accord avec le principe d’addition plutôt que de division, et à ce chapitre, le PQ aurait avantage, selon moi, à devenir un véhicule de rassemblement des forces de gauche, plutôt que d’essayer encore de se positionner plus à droite dans l’espoir vain d’aller rogner l’électorat des libéraux fédéralistes. J’ai une grande tentation de passer du côté de Québec solidaire, car j’ai beaucoup d’admiration par le courage et la droiture d’Amir Khadir. À la lumière de la récente vague orange qui a déferlé sur le Québec à l’élection fédérale, imaginez ce que serait une élection provinciale qui opposerait une coalition regroupant Marois-Duceppe-Khadir contre un bloc de droite regroupant Charest-Legault-ADQ; franchement, je crois que les choix seraient alors très clairs (il faut bien rêver en attendant un vrai système électoral proportionnel)…

M. Lisée, selon vous, y a-t-il une chance que les 4 démissionnaires – j’exclue ici Charette, un fédéraliste qui s’est trompé de parti en 2008 – reviennent au P. Q. d’ici la prochaine élection ? Mme Marois ne devrait-elle pas engager des négos en ce sens, pour le bien de la Cause. RSVP

M. Lisée il faut reconnaître votre art de vouloir construire plutôt que celui de vouloir détruire sans parler de certains qui nous veulent toujours plus soumis et rapetissés à leur image.

Néanmoins, ai-je confiance à l’équipe actuelle du PQ de pouvoir mener à bien son programme, cette opération d’édification de l’État du Québec à la québécoise, une constitution et citoyenneté québécoise, sans risque de nous voir tomber dans le piège de négociations constitutionnelles de la nature de celles du « beau risque lévesquiste » nous menant à la signature de la constitution de 1982, au maintien du statut colonial de la Province of Quebec et notre sujétion politique au Rocanada ? Ma réponse est non depuis 1996.

Pour réussir ce renforcement de notre rapport de force nous devons compter sur une équipe d’indépendantistes déterminés à n’engager de négociations que sur une base bipartite, de nation à nation, Québec / Rocanada, afin de briser irrémédiablement ce lien politique impérialiste, colonisateur, du Rocanada avec sa Province of Kwibek.

Bonjour!
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt vos deux volets de réponse à M.Houde.Je les trouve très bien articulés et plutôt rassurants… Dêpuis quelques semaines, je réfléchissais fortement à écrire au PQ pour faire part de ma réflexion sur les avenues de solution à la crise actuelle… Sans prétention, je souhaitais comme membre actif du PQ dans le comté de Prévost, apporter mon petit grain de raisonnement sur la situation. Je vous rejoins grandement dans l’interprétation des parcours des « grands chefs » du PQ. Mme Marois, à mon avis, fait preuve de force, de résilience et d’entêtement oui, mais d’une volonté ferme de mener à la souveraineté et de continuer à renforcer le PQ, même dans la tempête qui fait la manchette depuis des semaines.
Pour moi, l’avenir de la souveraineté et du PQ sera dans la force qu’auront Gilles Duceppe et Pauline Marois d’unir leurs forces pour la souveraineté. J’espère qu’ils en auront la sagesse, unissant les forces de l’un pour compenser les points faibles de l’autre, sans se désavouer, sans « s’égratigner » mutuellement. M.Duceppe a le discour, le charisme, la persuasion articulée pour faire avancer la cause. Mme Marois a la force de la gouvernance, l’expérience de la politique québécoise et le leadership nécessaire à mener une équipe. Ensemble ils pourront continuer d’avancer dans la cause souverainiste.
Il est certain que les prochains mois seront décisionnels, je pense. Comme militants de la cause souverainiste, il ne faut surtout pas lâcher actuellement parce qu’il y a de la turbulence. Nous croyons à la souveraineté pour ce qu’elle est, ce qu’elle vaut, ce qu’elle représente! Et toute cause a besoin d’un véhicule pour la faire avancer, pour la réaliser même si ce véhicule n’est pas parfait… Qui l’est de toute façon!!!

Diane Laporte-Arsenault
Comté de Prévost

Vous faites une analyse bien judicieuse, M. Lisée, main bien inutile aussi. Mon père me disait: tu peux amener un cheval à l’abreuvoir mais tu ne peux le forcer à boire.

Il y a une dizaine d’année, alors que je travaillais à ramasser des fonds en vue d’une élection prochaine, une dame désespérée se confia à moi. Elle me disait qu’elle faisait des efforts émormes pour convaincre sa jeune fille de son appartenance politique, mais en vain, la jeune fille n’avait que des arguments destructeurs. C’était sa vision à elle qui était la bonne.

Je l’ai d’abord rassurée. Je lui ai rappelé que le propre des jeunes, c’est de toujours vouloir réinventer le monde. Je lui ai dit de tout simplement la laisser se défouler et de ne pas alimenter son besoin de bousculer sa mère juste pour lui dire qu’elle existe.

J’ai rajouté que lorsque la soif viendra vraiment, elle trouvera bien l’abreuvoir.

Les libéraux, c’est le pouvoir économique. Il ont appris à se taire et à agir, bien ou mal. Le PQ, c’est les porteurs d’eau. Ils ont appris à se plaindre de leur tâche ingrate, mais sont encore peu nombreux à connaître ce qu’est le pouvoir.

Je rajoute que j’avais prévu assez justement les problèmes d’André Boisclair et de Pauline Marois. Ces problèmes viennent de la même source et ça n’a rien à voir avec les prétentions de la plupart de ceux qui cherchent à justifier leur comportement.

Salutations cordiales

Très bonne et très juste analyse, à mon point de vue, et excellente proposition de sortie de crise et de remise du PQ sur les rails, et possiblement, et même probablement, pour longtemps cette fois.

Ouf….content de voir qu’il y a des gens comme vous pour voler au dessus de la mêlée!
Rafraichissant et différent!

Suite à mon commentaire précédent,

Un tandem Marois/Duceppe serait un tandem fort probablement gagnant et rendrait tout possible.

Il assurerait au moins la survie du PQ.

Si Pauline Marois décidait, dans un geste d’excellente stratégie et de grande magnanimité, d’offrir, un peu comme l’a offert Poutine à Medvedev dans un autre contexte politique, le poste de chef du PQ à Gilles Duceppe et qu’elle lui offrait son appui pré et post prochaine élection,

et si Gilles Duceppe acceptait son offre et lui demandait de se représenter elle aussi et de devenir sa vice premier ministre,

le PQ en sortirait peut-être assez fort pour être élu majoritaire à la prochaine élection et pourrait ainsi doter le Québec de son excellent programme et passer à la préparation du prochain référendum enclanché seulement cependant lorsqu’il deviendra évident que la population lui réservera un bon accueil.

Beau texte,tres beau texte, que retenir?? Ah oui, ceci, un si beau playdoyé en faveur de Marois, celle qui ne leve toujours pas apres une année d’enfer de Charest!!!!!Que de beau conseils envers elle, notamment celui de changer sa garde rapprochée de conseillers, pour un ancien conseiller politique sa sent « je veut la job »êtes tanné d’écrire vos carnets sur ce blog??????

J.ai renouvellé ma carte de menbre cette semaine pour duex ans et votre bloque dit exactement ce je pense. Ce qui me fatigue c’est le cas des demissionaires,qui pendant les 2 années avant le prochain scrutin vont continier a dire des inepties. Et tant qu’a Legault il continuera a recruter des candidats oportuniste comme B.Bigras du Bloc . qui a peine quelques mois dechitait sa chemise pour la souverainté

Merci

Renee Houde :
juin 24, 2011 à 2:23

On ne parle pas de solution pour notre piètre économie, ou de santé ou d’éducation au Québec, on parle vitam eternam de séparation avec une des dettes les plus sérieuse sur la planète (OCDE).
– – – – – – – – – – – – – – –

Et tout ce malheur, chère madame, dans votre supposé efficace système fédéraliste !

Vous aviez remarqué cet échec lamentable ?

« Merci M. Lisée. Encore une fois, vous nous avez donné le goût de continuer à croire. » (Alain Frigon, #40).

C’était la nième confirmation de la transformation du PQ en religion, avec l’indépendance pour Messie (qui n’arrivera, ou ne reviendra, on s’en doute, jamais) et la partition comme tabou malgré la réalisme bien concret de ce concept.

Puisse cette nouvelle religion faire comme les autres et se faire digne en gardant sa ferveur en chapelle (et blogue) ardent et sans nous casser les c… par un lassant excès de prosélytisme ou de lyrisme irrationnel qui ne peut satisfaire que des intelligences préalablement dissolues par un vécu donnant trop de place aux mythes non vérifiés ou vérifiables.

Bonjour,
N’étant pas un nationaliste québécois, en n’étant surtout pas dans le Secret des Dieux comme ceux ci qui espèrent que Monsieur Gilles Duceppe, essayons de regarder le tout par une autre fenêtre, mais de l’extérieur de la chapelle nationaliste. Monsieur Gilles Duceppe vient de se faire foutre dehors le 2 de Mai 2011 dans un balayage symbolique tout en ne conservant que le noyau dur de 23 % des suffrages exprimés et ce sera un boulet énorme pour Madame Pauline Marois infiniment plus qu’un must. Les nationalistes québécois oublient facilement avec leur mémoire sélective. La cinglante déroute du Bloc Québécois repose sur les épaules de ce Sauveur Suprême pour les nationalistes car celui ci s’est comporté comme un petit général et la déroute du nationalisme actuellement est due en grande partie à son acharnement pour démoniser tout autour de lui comme si tous les votes au Québec se devaient d’aller au Bloc. Beaucoup de québécois ont finalement compris le 2 de Mai qu’ils étaient captifs de leur allégeance au Bloc car Monsieur Gilles Duceppe roula dans la boue pendant une quinzaine d’années soit les Libéraux, soit les Conservateurs. Sitôt qu’une alternative s’est offerte avec le NPD, le Québec s’est engouffré dans cette opportunité même en votant pour des inconnus qui n’avaient jamais mis les pieds dans la circonscription, sans locaux électoraux, sans affiches et sans le sou. Fallait drôlement que la populace en ait ras le bol !
Finalement, afin de rafraîchir la mémoire défaillante de certains nationalistes, n’oubliez surtout pas que Monsieur Gilles Duceppe a toujours été la voix de son maître soit Monsieur Lucien Bouchard et son bras droit, non son bras gauche. Monsieur Lucien Bouchard en avait fait son dauphin et l’avait choisi comme chou-chou. En terminant, personne ne doutera que Monsieur Lucien Bouchard, cet homme de droite qui est assez intelligent pour ne pas choisir un homme de gauche comme dauphin. Anguille sous roche, peut-être mais une comédie a été jouée quelque part….. Bien à vous, John Bull.

Le cas Gilles Duceppe

Je veux pas lancer des rumeurs, mais est-ce-que selon vous Gilles Duceppe est intéressé à la mairie de Montréal?

@Renée Houle

Comme si le statu quo constitutionnel canadien qui perdure depuis plus de 70 ans n’était pas de l’immobilisme et que la dette canadienne n’était pas aussi « hénaurme » que celle du Québec sur la planète.

Je ne suis pas séparatiste, mais je dois respecter les démocrates Madame Marois et Jean François Lisée, ou ceux qui sont en charge de leur blogue, car je ne suis jamais suprimée, jamais, même si mes commentaires sont anti-séparatistes… contraire aux blogues de Beaudoin, Curzi, Drainville, Aussant et Mario Beaulieu, SJB. Du moment que je suis apparue sur chacun de leur blogue ils m’ont « Hide all Posts » Très démocratique ceux là. Peût être que ce sont eux qui faisaient du trouble dans le parti PQ….too man y bosses? Ce qui est plus dérangeant, c’est que je validais tout mes commentaires avec des liens solides….c’est alors évident qu’ils ne veulent pas que les séparatistes sachent les deux côtés de la médaille et aimeraient mieux évidemment qu’ils n’aient pas toutes les donnés pour pouvoir les berner davantage ces pauvres séparatistes. Que les séparatistes soient éduqués sur la piètre situation du Québec est très très important car il ne se revolteront pas après une séparation, car ils étaitent bien informés. Nous ne pouvons pas nous fier sur les journalistes pour donner l’heure juste.

@ J.C Virgil

J’ai personnellement vu Michel David ( le journaliste) traiter Pierre Curzi de » chicken » lors du congrès national. La cause? Curzi venait d’aider Pauline Marois à retourner la résolution délicate d’un retour à une loi 101 d’origine.

Il m’a semblé de très mauvais goût de sa part, deux mois plus tard, d’inscrire le titre » Particide » à un article traitant du comportement de Pierre Curzi ( entre autres biensur).

@Renée Houde: Je vous ferais remarquer, madame, que notre actuel gouvernement, inconditionnellement fédéraliste, est au pouvoir pour un troisième mandat d’affilée et, dites-moi en quoi le Québec s’est démarqué positivement grâce à lui (éducation, santé, économie, environnement)? Il était pourtant si prêt!

Cher monsieur Claude Pelletier, au # 60.
Vous écrivez : « […] dans un geste d’excellente stratégie et de grande magnanimité, d’offrir, un peu comme l’a offert Poutine à Medvedev… »

Vous m’avez offert le plus grand sourire de ma journée, un peu terne et grise.

Parce que vous croyez vraiment que Monsieur Poutine a « offert son poste dans un geste de grande magnanimité… » à celui qui est devenu Président de la Russie ? Je vous le dis sans malice, vous êtes drôlement naïf… je trouve cela fort amusant !

Il ne pouvait tout simplement plus briguer le poste de monsieur premier après les mandats qu’il avait fait et comme il voulait demeurer l’homme fort et le seul maître de la Russie, il a tout simplement placé « son pion » afin de poursuivre sa job en tant que Premier Ministre et de pouvoir se représenter plus tard une autre fois encore au poste qu’il a déjà occupé.

Vous n’avez jamais remarqué à quel point ce supposé Président Medvedev ressemble à une marionnette dont les cordes sont tirées en douce par son ami 🙁 le grand Poutine qui passe son temps d’ailleurs à faire la démonstration de sa testostérone, de sa grande virilité, de son style macho, et j’en passe ?

Mais l’idée que Madame Marois propose à Monsieur Duceppe de se joindre à elle pour la seconder pourrait être une bonne idée. Mais je n’en suis pas convaincue. Après avoir été si longtemps Chef, saurait-il seulement seconder ? Et comme le dit si bien M. Lisée, le Provincial n’est pas le Fédéral, voudrait-il et saurait-il s’adapter à cette différence ?

Et je n’aime pas parler de mon Pays le Québec en le nommant Province, puisque ce mot vient du latin : « pays vaincus ».

Le Parti Québécois aurait besoin d’un Aréopage de gens compétents, sans ambition politique personnelle, et choisis pour leur sagesse, pour être la conscience morale du parti. Un comité d’aviseurs …

Suite à mon commentaire # 60 (si la numérotation ne change pas),

SI Pauline Marois fait ce qui lui est implicitement suggéré dans le texte de ce billet par Jean François Lisée, soit ce qui lui est proposé dans mon commentaire précédent (# 60),

elle se montrera à elle-même et montrera à tous qu’elle a plus de coeur que d’égo.

Je me demande pourquoi la proposition suivante si sensée n’a pas été acceptée par le PQ. La proposition Crémazie était simplement :

1.2) Préparer la souveraineté du Québec

Dès l’adoption de la Proposition Principale par le Congrès, le Parti Québécois établit une Commission de préparation à la réalisation de la souveraineté, de façon à ce qu’au moment où se tiendra le référendum, les Québécoises et les Québécois sachent ce qu’implique la souveraineté.

La commission, dont les membres seront nommés, pour la moitié, parmi les membres de l’aile parlementaire, et, pour l’autre moitié, par les membres du Conseil National, fera périodiquement rapport de ses travaux aux instances du parti, notamment à chaque réunion régulière du Conseil national et de la Conférence nationale des présidentes et présidents (CNPP). La Commission pourra s’adjoindre les experts qui lui paraissent utiles pour réaliser son mandat.

En arrivant au pouvoir, le gouvernement du Parti Québécois prendra les moyens techniques et juridiques nécessaires pour parachever les études, préciser les projets et en assurer la diffusion dans le public.

Le rejet de cette proposition me semble être la raison majeure des quatre démissions du caucus péquiste.

« Parachever les études, préciser les projets et en assurer la diffusion dans le public » : le Regroupement Bloc-PQ devrait s’atteler DÈS MAINTENANT à cette tâche de préparer la réalisation de la souveraineté, de façon à ce qu’au moment où se tiendra le référendum, les Québécoises et les Québécois sachent ce qu’implique la souveraineté.

J’aime beaucoup votre commentaire, M. Sylvain Beauséjour (no 38).

Je vous propose cette réflexion de M. Michel David (Le Devoir) : » Malgré les appels à la solidarité, ceux qui n’ont pas été choqués par l’élasticité des principes de Pauline Marois dans l’affaire de l’amphithéâtre pourraient bien l’être au cours des prochains mois par la perspective d’une défaite brutale et sans appel. »

Par leur aveuglement, nos péquistes auront alors bien mérité leur échec.

Vous, vous apercevez comme moi, qu’ils n’entendent pas, et qu’ils ne font que s’écouter parler.

Qui se souvient encore du seul quotidien indépendantiste de l’Histoire du Québec, «Le Jour»? Lorsque les conflits internes avaient conduit à son sabordage, je m’étais fait cette réflexion désabusée : «Les «Québécois ont le don de détruire les instruments de leur libération». Avec une infinie tristesse, je constate que c’est plus vrai que jamais.

Votre analyse a cette indispensable vertu d’élever le débat et de le sortir du champ de bataille des ego.

Je me permettrais d’ajouter que l’urgence des urgences réside dans le nettoyage des écuries d’Augias. Et seul le P.Q., si blessé soit-il, est capable de cette tâche herculéenne.

M. Lucien Bouchard, M. Jacques Parizeau, M. Amir khadir, M. François Legault, M. Aussant, M. Curzi, Mme Beaudouin, Mme Lisette Lapointe me semblent être des gens biens qui font de leur mieux pour défendre le Québec et ses citoyens. Je leurs garde mon admiration.

Malheureusement, le problème c’est que l’on s’aperçoit de plus en plus que le PQ n’est pas à la hauteur, et face à cela, on ne peut rien y faire.

Le PQ est bon à rien, et se traîne les pieds. C’est tout juste s’il entend le citoyen se plaindre. Les péquistes préfèrent se parler entre eux, et s’écouter parler. Ils vivent dans leur petite bulle, et ne semblent pas s’apercevoir que le monde change.

Comme un grand fédéraliste, M. Jack Layton a été capable d’apprivoiser les Québécois. Je n’attend pas de lui une attitude de souverainiste, mais celui d’un fédéraliste honnête, intelligent et intègre. Je crois qu’il fera de son mieux.

La hargne face à ces gens me semble être l’expression d’une sorte de frustration irréfléchie.

On ne fait pas l’unité d’un parti ou d’un pays avec de la hargne. Ici, l’attitude d’un chef pour rassembler me semble être déficiente.

Je crois que le chef sera celui qui saura se mettre à l’écoute des Québécois, et de tous les Québécois.

Soyons clair, nous ne voulons pas d’un Stephen Harper, d’un semeur de zizanie entre les citoyens, mais d’un rassembleur.

Le problème avec le Parti québécois, c’est qu’il est porteur d’une idéologie dépassée dont presque plus personne ne veut au Québec mis à part une poignée de fanatiques.

Bonjour,
Beaucoup de nos amis parmi les nationalistes québécois auraient pu s’éviter ces problèmes si nos amis les péquistes avaient pris acte et assumé la défaite référendaire de 1995. Mais bien sûr que non, nos amis les péquistes ont préféré fuir dans le déni en s’échafaudant pour quelques uns une victoire morale, d’autres ont préféré fuir encore une fois en avant avec la fumeuse théorie du référendum volé ! Qu’à cela ne tienne, les constats de leur débine se devaient d’arriver tôt ou bien dans leurs cas, le plus tard possible afin de continuer à se leurrer et de rêvasser. Et pourtant, dans un congrès de péquistes il y a 7 ou 8 ans, l’éminent spécialiste en sciences politiques, soit Monsieur Jean Herman Guay alors invité comme sommité par les ténors du Parti Québécois leur avait dit en pleine face ce qui suit : Emballez vos rêves car le tout ne fut qu’un rêve ! Et les militants furieux de se faire dire une telle vérité l’ont carrément foutu à la porte en affirmant que plus jamais un spécialiste ne viendra perturber le cours tranquille des rêvasseries nationalistes……. en attendant de frapper le mur implacable et froid de la réalité qui rattrape toujours son homme un par un quant un groupe dans le déni s’y refuse.
En conclusion, tout un plat est fait avec la démission des cinq ingrats à la Cause, mais qu’en était il des démissions feutrées de Monsieur François Legault et de Monsieur Joseph Facal qui ont pris la clef des champs en sortant en sourdine sur la pointe des pieds ? Bien à vous, John Bull.

Ça veut dire quoi pour vous être maitre chez-nous? Des organisation comme hydro-Québec, la caisse de dépôt, les caisses syndicales, la bourse investissent et sont sous le contrôle d’actionnaire et d’administrateurs d’ailleurs. On doit faire en sorte que nos lois oblige une participation de l’état, des travailleurs(idéalement coop car on ne peut les vendre a des étrangers et que les entreprises privées qui les exploitent elles soient a contrat… sans droits seulement des privilèges’. Comme on s’apprête a construire l’amphithéatre propriété publique avec des redevances mais les employés devraient être parti prenante aux décisions et aux bénifices (sans syndicat…coop) et PKP aurait un contrat d’exploitation (en réservant un certain nombre de jours calendrier pour d’autres activités par la ville ou a contrat par d’autres). Idem pour le club de hockey. Il pourrait être la propriété en parti de la ville, des travailleurs(coop) et PKP aurait un contrat d’exploitation. Donc pas question de vendre ou déménager le club. Les travailleurs (joueurs etc sont triubtaires de leurs performances et oui sous cette forme plus de ville au Canada pourraient avoir les moyens de s’offrir une équipe. Masculine et féminine. Non seulement ça rendrait le sport plus intéressant d,avoir aussi des équipes féminine mais ça finirait par avoir un impact sur les règlements et aussi ça utiliserait d’avantage les installations. Les 2 calendriers doivent se coordonnés mais pas nécessairement faire parti de la même ligue. Ça pourrait être la ligue canadienne de hockey féminin professionnel. Pour devenir propriétaire et en contrôle de nos ressources on doit adopter des règles qui nous donne le contrôle mais auss nous permet de les exploiter de manière efficace. On doit dans le même ligne de pensé faire en sorte que les contrat et dépenses de l’état soient soumis a l’obligation de contracter avec des entreprises d’ici. Bien sur elles peuvent ces entreprises avoir des sous-contractant travailleurs et consultants externes mais on devrait prévoir une limite en nombre d’individus. Donner des contrats comme on le fait en se moment a des firmes étrangères exportent les profits et les salaires. Si nos entreprises n’ont pas toutes les compétences qu,elles engagent des sous-contractants et fasse plus de formation. CHUM, éoliennes, gaz etc c,est pas comme ça qu’on est maitre chez-nous.

Pourquoi tant rêver à la souveraineté ou à la séparation du Québec ? Malgré tout le respect que j’ai pour la thèse de la souveraineté ou de la séparation, il faut réaliser que ce ne sera pas possible dans les prochaines années. Chers québécois et québécoises qui rêvez à cela, vous perdez votre temps et vous faites perdre le temps à tout le Québec. Soyez réalistes ! Deux référendums perdus, pas de vrais leaders présentement, de vieux premiers ministres qui vivent dans le passé et dans leurs rêves, voyons donc, les temps ont changé et présentement, ce qui intéresse la population, c’est le quotidien et non des rêves. Arrêtons de perdre notre temps au Québec à se perdre dans des rêves qui ne se réaliseront pas avant cent ans. Passons à l’action et cela veut dire: occupons-nous de nos affaires, soient la santé, l’éducation et l’économie. À date, seule l’Action Démocratique du Québec en parle.

Les gens n’ont pas voté NPD pour son côté fédéraliste et centralisateur ( qui n’a pas du tout été mis en évidence lors de la campagne électorale), mais pour être plus sûrs de chasser Harper du pouvoir. Mais ça n’a pas marché …

@ Nicolas T. # 71,

Si vous n’avez pas compris l’astuce, enlevez l’exemple non nécessaire ayant trait à Poutine et Medvedev, gardez tout le reste de mon commentaire et relisez-le.

Mon commentaire n’avait pas trait à Poutine et Medvedev, sur lequel vous vous étendez inutilement et de façon inappropriée, mais à Pauline Marois, à Gilles Duceppe, au PQ et à l’avenir du Québec.

Bon lendemain de St-Jean ou de fête nationale selon votre préférence.

M. Lysée ferait un bon candidat pour le NPD, et même, un bon conseiller pour M. Layton. Il a d’une certaine manière inventé « la gauche efficace », et allez savoir, c’est peut-être l’avenir du NPD. De son côté, Mme Marois a conçu « la souveraineté inefficace », et ça fonctionne, tout le monde s’en est aperçu, c’est vraiment inefficace.

Ainsi, d’un côté, on a « la gauche efficace », et de l’autre, « la souveraineté inefficace ». Il nous faut donc choisir entre les deux, et je sais que c’est très difficile pour un péquiste.

Le Petit Robert définit ainsi « l’efficacité » : » Capacité de produire le maximum de résultats avec le minimum d’effort, de dépense. » Cela ne décrit-il pas la dernière campagne électorale du NPD ? Certain ont été même jusqu’à prendre des vacances à Las Vegas durant la campagne, et d’autres n’ont même pas visité leur circonscription. On ne peut pas faire plus comme « minimum d’effort », et ils ont obtenu le maximum de résultats. En tout cas, on pourrait dire aussi qu’une autre définition de l’efficacité, est d’arriver au résultat par le plus court chemin.

D’autre part, le dictionnaire définit le terme « inefficace », ainsi : » Qui n’est pas efficace, qui ne produit pas l’effet souhaité. » Mme Marois nous en donne un bon exemple avec son appui au projet de loi pour l’amphithéâtre de Québec. Elle voulait plaire aux électeurs. Ça fonctionne, c’est vraiment inefficace, et on a un maximum d’effort pour un minimum de résultats. Ainsi, les joies de l’inefficacité, s’exprimerait dans l’art d’obtenir le minimum de résultats en parcourant le plus long chemin. Voilà le plan Marois.

Certains pourraient poser la question : N’aurait-il pas été plus pertinent d’inventer une souveraineté efficace ? Serait-ce qu’en soi l’option souverainiste serait une option inefficace ? Il faudrait trop d’effort pour un minimum de résultats.

À mon avis, vous, vous illusionnez en ce qui concerne le tandem « Duceppe-Marois ». Même si ça fait plus « sexy », on ne juxtapose pas deux boulets ensemble, ça risque de retomber lourdement comme tout le reste, et être inefficace.

Vive la gauche efficace !

L’objectif de Mme Marois de mieux protéger le français au Québec avec une loi 101 améliorée, principalement pour le français, langue de travail, ne nous rapprochera pas de la souveraineté mais ça donnerait un signal plus fort aux anglophones que le Québec est un endroit francophone où ils ne pourront pas facilement vivre confortables, sans parler français.

Certains choisiraient de se franciser et d’autres de lever les feutres pour l’Ontario ou une autre province canadienne, plus anglophone, même sans avoir la souveraineté du Québec, en vue.

Bonjour M. lisée,

Vous avez fait une excellente analyse de la stratégie « Marois ». J’aimerais bien maintenant vous lire à propos de la stratégie « Aussant », soit de procéder par élection référendaire.

Comme M. Duceppe l’a précisé, la fenêtre d’opportunité pour réaliser la souveraineté se ferme rapidement.

La stratégie « Aussant » revient à jouer « quitte ou double ». Plutôt que d’attendre que les québécois soient prêt, on va les obliger à faire un choix quasi définitif.

Que pensez-vous de cette stratégie? Est-ce suicidaire? Quelles seraient les conditions pour que cette stratégie ait une chance de réussir? Dans combien d’élections: 1, 2, 3, etc…?

Merci.

@François 1

Le problème avec les libertariens de droite comme vous, c’est que vous êtes porteur d’une idéologie rétrograde et arriéré dont presque ppersonne ne veut au Québec depuis la fin duplessisme, mis à part une poignée de fanatiques dans votre genre.

Pourtant vous continuez d’en faire ouvertement la promotion sous prétexte de liberté de parole, alors ayez le même respect pour les nationalistes et les souverainistes qui ont également ce droit au lieu de les mépriser.

Bonjour M. Lisée,

Enfin quelqu’un qui voit les côtés positifs des éléments importants qui se passent en ce moment dans le récit de l’histoire du Québec. Félicitations!!!

Présentement les médias diffusent bien ce qu’ils veulent en formant ou déformant leurs propres opinions. Je crois en Pauline, elle est forte et JUSTE, elle fait face à des adversaires parfois sans scrupules. Mais elle est aussi capable de rester calme, prendre du recul, se relever et de continuer à avancer et à bâtir. Il est peut-être vrai que Mme Marois a fait certaines erreurs par le passé afin d’obtenir ce qu’elle veut, MAIS ne dit-on pas que nous apprenons de nos erreurs, ce qu’on appel de l’expérience… De plus, qui n’a pas un jour commis ce type d’erreur? C’est toujours plus facile de parler en mal d’une personne, de parler de nos mécontentements, mais essayons donc de voir les choses avec une approche positive…

Soyons fière de Pauline, donnons lui l’appui dont elle a besoin en tant que concitoyen, croyons à ces capacités de leadership.

Maintenant pour ceux qui ont lu le bloque et qui apportent des commentaires peu convenables afin de rabaisser les gens, et bien relisez le donc avec un regard POSITIF, vous verrez alors un message différent! (à moins que vous ayez des préjugés plus fort que votre compétence de lecture intellectuelle…)

Un message d’espoir! … tout est possible et ce n’est surtout pas terminé!!!

Je ne suis pas un grand fan de Pauline Marois, mais ce n’est pas important. On vote pour un parti et ses idées, pas pour le chef ou la chef.

L’idéal serait que Duceppe se joigne à Marois. Duceppe est aimé par la population du Québec et il a beaucoup de charisme. Marois est une femme forte qui n’a pas peur de prendre des décisions difficiles.

Au même moment que Duceppe se joint à Marois, le PQ devrait annoncer qui s’engage à faire un référendum dans son premier mandat. Le PQ aurait jusqu’à son prochain mandat pour faire mousser la souveraineté. 43% de la population voterait OUI s’il y avait un référendum demain. C’est un 43% que le PQ peut aller chercher pour prendre le pouvoir.

Si les 4 députés démissionnaires pouvaient se rallier immédiatement au PQ après la promesse d’un référendum, il y aurait un gros boom. Le débat lèverait immédiatement. Si QS se lançait dans l’aventure, ce pourrait faire une énorme vague.

Ah j’oubliais. Si seulement M. Lisée redevenait conseiller politique pour le PQ, on serait en business. On adore vous lire, mais vos réflexions serviraient tellement mieux en tant que conseiller au PQ. Vous êtes un puzzle important à l’avènement de la souveraineté du Québec M. Lisée.

À Claude Pelletier, # 84
Dommage que l’on ne soit plus jamais capable d’insérer un peu d’humour à l’intérieur d’une opinion !!! Cette partie de votre commentaire m’avait seulement mis en joie au travers cette grisaille de notre fête nationale, et j’ai malheureusement pensé, à tort à ce qu’il semble, que je pouvais le souligner d’une façon légère et nullement agressive.

Cette partie sur Medvedev versus Poutine a été certes, inutilement un peu trop longue de ma part, je vous l’accorde, mais si on l’abrège, l’idée de base n’est nullement inappropriée selon moi. C’est selon ! Si je vous ai vexé, mes excuses.

Et j’ai relu votre commentaire # 61 comme vous me le conseillez. Je l’avais déjà très bien compris et y avais répondu brièvement, et je continue à penser la même chose. Rien de plus, sauf que tout comme vous, j’espère que tous ensemble nous trouverons les meilleures solutions pour que le train de l’indépendance – en ce moment véhiculé par le P.Q. –, ne déraille pas et reprenne lentement… mais pas trop lentement… de la vitesse ! Et je respecte vos idées et suggestions, mais je ne suis toujours pas convaincu que Mme Marois doive céder sa place pour la donner à M. Duceppe tout en restant pour le seconder.

Pourquoi qu’à chaque fois que nous mettons quelqu’un à la tête de ce Parti, nous voulons immédiatement après le remplacer par quelqu’un d’autre qui « serait sûrement bien mieux que celui-là » ? C’est une vraie maladie que nous avons ; collectivement, nous sommes de vrais enfants qui voulons toujours du changement… qu’importe le genre de changement, du changement pour du changement. Avec ça on n’ira pas bien loin me semble. Mais ce n’est que mon opinion…

Et quand j’entends tout le monde dire, ou que je lis partout que Madame Marois n’a aucun charisme et qu’elle ne passera jamais, je me demande bien ce que les Québécois trouvent à François Legault lui qui est l’antithèse du charisme et qui de plus n’a aucun programme, aucun Parti, aucun candidat, aucun membre, et pourtant il pète des « scores » dans le public qui voterait pour lui les yeux fermés. J’en perds mon latin…

Le problème ce n’est pas Mme Marois, c’est plutôt ceux et celles qui n’acceptent pas l’idée d’avoir qu’un seul chef dans ce parti. Tout le monde veut faire passer leurs idées en se croyants meilleur que l’autre, en plus d’avoir les beaux-pères sur le dos. Après tant d’années ils n’ont pas encore compris que ce sont eux le problème et non le parti.

Mme Marois doit rester à la tête du parti et remplacer les démissionnaires par des plus jeunes et voir à ce qu’il y ait égalité homme femme dans ce parti.

@ Raymond Saint-Arnaud, État du Québec (# 83):

Erreur!!!

Ne serait-ce pas plutôt pour chasser le Bloc?

Même Duceppe s’est fait laver dans son Plateau…c’est dire!!!

Quand nous aurons vu le résultat de l’élection du NPD, nous comprendons que le Québec se doit de devnir indépendant. Layton ne peut défendre le Québec et le reste du Canada. C’est à nous de gérer notre pays en fonction de notre personnalité. Madame Marois n’est pas la seule à réaliser notre souveraineté mais à chacun de nous de travailler en ce sens.

Franchement, je ne sais pas… Pauline Marois et les députés péquistes (du moins en public) n’ont pas réussi à s’ajuster à deux choses pourtant claires: 1) les Québécois étaient contre le projet de loi 204 et 2) les Québécois ont sympathisé avec les démissionnaires (du moins les 4 premiers). Or, ils ont persistés… ce qui peut être bien… mais pas quand on est si clairement dans l’erreur.

Monsieur Thomas Desmeules affirme mais ne démontre rien…

Aux badauds qui se gaussent de l’accessoire, comme le fait monsieur desmeules, je préfère les gens qu ont des idées claires et les affirment.

Comme monsieur Duceppe par exemple, qui demeure l’un des politiciens les plus respectés au Québec, comme il l’était au Parlement fédéral.

Peut-être qu’on arrive à l’étape de ça va faire, dire n’importe quoi!

Quand même !

Monsieur Lisée, vous nous suggérez un tandem Marois/Duceppe.

Croyez-vous que dans cet ordre, la cohabitation soit possible.

Il y a bien eu la cohabitation Bush/Cheney, mais tous savaient que le second était le plus puissant des deux.

Il y a aussi le tandem Medvenev/Poutine, mais encore là, Medvenev est là par la volonté de Poutine.

Je trouve étrange que vous souleviez de façon ostentatoire le vote de confiance de 93% obtenu par Pauline Marois au congrès de son parti.

Comme le disent les anglophones, « she ran unopposed » ou en français, « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

Rappelons-nous son ralliement à André Boisclair suivie de sa démission…

Elle n’a de leçon à donner à personne.

Pauline Marois doit comprendre et vite que les chaussures d’un chef souverainiste sont trop grandes pour elle.

Elle serait mieux de poser le geste gracieux de décider de se retirer plutôt que d’être retirée sans l’avoir décidé.

Si Gilles Duceppe vient au PQ, ce ne sera pas comme deuxième violon, mais comme chef d’orchestre.

Ce que je trouve fatiguant chez Jean-François Lizée, c’est ca faculté à abaisser l’autre pour ce remonter. La m…. est partout chez les séparatistes et on trouve le moyen de dire regarde c’est bien pire chez les libéraux. Petit peuple.

M. Gaston De Gatineau voudrait une élection référendaire. Si le PQ gagne le pouvoir avec 38 % des votes, est-ce qu’il aurait le droit de déclarer la souveraineté du Québec ? NON.

Une minorité ne peut pas imposer une telle décision contre une majorité qui aurait voté fédéraliste. Normal.

@ GastonDeGatineau # 87,

Oui ce serait suicidaire, et ça mettrait définitivement fin, je le crois, au rêve de l’indépendance du Québec.

Monsieur Aussant, tout économiste bardé de diplômes soit-il, démontre à l’évidence, tout comme monsieur Parizeau qu’il manque énormément de jugement et de flair politique.

En complément à mon commentaire précédent,

Et ce, même si monsieur Parizeau a été un grand serviteur de l’État et que monsieur Aussant semble rempli de potentiel pouvant l’amener à rendre de grands services à son tour,

Mais définitivement pas comme stratège parce ni lui ni monsieur Parizeau ne sont à l’évidence de bons stratèges, sans oublier que ni l’un ni l’autre nont un minimum de sens du timing.

Chacun son métier n’est-ce pas ?

Un duo Marois-Duceppe, il y a bien eu un duo Parizeau-Landry et Parizeau-Bouchard là entre Québec et Ottawa. C’est une piste…

@GastonDeGatineau,

Pour ce qui est de la stratégie de M. Aussant, je me pose une question, la reconnaissance internationale….Est-ce que ça autant de valeur qu’un référendum?

Il existe également la stratégie du Parti Indépendentiste qui est selon moi ne serait pas reconnu par les autres pays, c’est-à-dire de gagner l’élection et de déclarer l’indépendance. Mais ça finirait par un vote référendaire….

Bonjour,
A tous ceux qui par les diatribes des curés avaient pour mantra que le Ciel est Bleu et que l’Enfer est Rouge, il faut maintenant tourner la page.
Tout comme voir un verre à moitié vide plutôt que de le voir à moitié plein, qu’est ce qu’il y a de plus grandiose qu’un beau lever de soleil ainsi qu’un coucher de cet astre sublime qui fait flamboyer le Ciel de ses couleurs rouges et orangées ? Et pourquoi ne pas si faire quant le vent a tourné et souffle maintenant de l’Ouest ? Bien à vous, John Bull.

Vous n’écoutez pas la population.

Bon à rien, un tandem Marois-Duceppe ! Deux faits : 1. Duceppe vient de se faire « aplatir », et cela, même dans sa circonscription. 2. Marois ne « pogne pas ».

C’est loin de se comparer au tandem Parizeau-Bouchard. Bouchard avait un énorme charisme, et Parizeau des convictions d’une grande clarté, qui plaisaient aux purs et durs de la souveraineté. Ils pouvaient rallier ainsi tout le monde.

Vous ne rassemblez plus, les péquistes, vous divisez.

Ajoutons enfin que 93% d’appui et le PQ éclate. Il aurait été peut-être préférable d’avoir moins d’appui.

C’est un peu « arrogant » aussi envers les péquistes que d’utiliser ce 93% comme une massue.

M. Lysée essaie seulement de vous consoler.

« Certains choisiraient de se franciser et d’autres de lever les feutres pour l’Ontario ou une autre province canadienne… »

Et vous pouvez compter sur plusieurs pour ne pas les retenir, quitte à leur payer une partie du taxi.

Bonjour!Bloquistes:y a un sacré bon temps que je n’avais pas vu Madame Marois et Monsieur Claude, son époux. Le hasard a voulu que je sois à la parade des Géants. Rues Fullum et Sherbrooke à Montréal: tout le monde semblait de bonne humeur et de toutes les générations, bien représentées. Et dire que – 30 minutes avant – je
tentais d’entrer via le métro Berri-Uqam à la BAnQ. J’étais précédé déjà par une personne qui tentais la chose: entrer à la BAnQ : un étudiant
étranger d’un pays émergeant, la Chine. Qui
fréquente depuis peu l’Uqam. Je réalise que la Fête nationale ou la Saint-Jean c’est un jour férié et même un long congé (pas un long week-end dixit la Radio et la Télévision d’État. Je m’empresse de lui expliquer pourquoi la Bibliothèque et les Archives nationales du Québec/ BAnQ a pris – pour une fois congé. Étonné mais calme, souriant, grand et curieux; je me permets de lui donner une référence de lecture pour en savoir plus sur le Québec d’hier, d’aujourd’hui et de demain: « Le Québec un pays une culture » de Françoise Tétu de Labsade; éd. Boréal 1990 Montréal avec la Préface de Fernand-Dumont, feu notre plus grand sociologue contemporain de l’Université Laval. Avant de le quitter et devant toujours sa curiosité; je lui rappelle que la Nouvelle-France était ici 230 ans avant le Royaume-Uni et que Inuîts et Amérindiens vivaient libres et non dans des Réserves.

J’avais eu la chance de recevoir le Vice-président
et Ministre de l’Éucation de la Chine,au Ministère
à Québec,il était à la tête d’une large délégation, venue étudié le système collégial, le
Cégep (collège d’enseignement général et
professionnel): trop d’étudiants et nous pas assez dans une géographie opposée, eux trop petit et nous trop grand afin de desservir;nous une population éclatée et eux trop concentrée. Nous étions en 1984 et l’économie éducative – fort chère – devait, comme donnée, être à la portée de tous. C’est encore le cas: Monsieur Li et moi avons pris congé et laissé nos coordonnées
pour se rejoindre, s’il y a lieu.

Heureux d’avoir « un pouce » d’un ami pour me rendre rapidement à Fullum, un peu au nord de la rue Ontario. Deux « chars » de police de la ville bloquent la circulation en direction de la rue Sherbrooke: j’ose – j’ai toujours osé dans ma vie-
m’adresser à une policière : « la rue Fullun est-elle à droite ou à la gauche sur Sherbrooke » ? Surpris, elle me dit monté on s’en va là: j’ai bien réalisé que j’étais déjà au 2e jeune âge. Dans cette foule, je me dirige vers les Groupes du
Mouvement Québec Français (Mtl, Basses-Laurentides, Montérégie, etc…). Je tombe sur la Cheffe Pauline Marois, acccompagné de Claude Blanchet qui bavardent de long en large : ces nouvelles troupes inattendues de tous les coins du Québec qui doivent défendre leur langue officielle. « Faut le faire », au XXIe siècle; nous qui étions là en 1534 à Gaspé. En se voyant l’un et l’autre, Madame Marois a un éclair dans l’oeil
et m’embrasse avec émotion et force. Je serre la main de Monsieur Blanchet. Puis, je dis : » Madame Marois ! nous avons du travail à faire et arrêter de vous faire piller sur les pieds; foncez comme d’habitude, allez jusqu’au bout de vos rêves et faites surprises – erreurs ou pas-
faites nous des surprises sur les fronts chauds ».

J’ai compris que la bataille,dans et hors du
parti, s’est déjà du passé et que l’été,qui nait,après un difficile printemps,s’ouvre. Arrêtons de se regarder le nombril et cessons d’avoir peur avec nos analyses – tous azimuts – en n’en plus finir et passons tout simplement à l’action;chacun à notre niveau de proximité avec le nôtres et allons vers les autres comme d’habitude: nous avons la tradition de vivre avec le danger ambiant: pays culture voilà le Québec.
Salutation aux battants et à la prochaine.