Primaires USA: Dans la tête de la droite folle

À droite, le débat est clos: Obama est un socialiste.

Tenez-vous le pour dit, le candidat Mitt Romney, prétendant principal à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012 et vainqueur de la primaire du New Hampshire ce mardi, est unanimement considéré comme le plus modéré des candidats de son parti.

Voici ce qu’il répète à satiété:  “Le président Obama croit que le gouvernement doit garantir aux citoyens l’égalité de revenus. Dans une société des droits acquis, chacun reçoit des gains égaux ou similaires, sans égard à l’éducation, à l’effort ou à la décision de prendre des risques. »

Bref, Obama est un socialiste. Romney n’est pas le seul candidat à travestir ainsi grossièrement la réalité. Mais puisqu’il est le plus modéré, il est intéressant de noter qu’il ne se prive pas de mentir au sujet de son adversaire.

Si vous commencez ces jours-ci à vous intéresser à la campagne présidentielle américaine, que vous écoutez les discours, les débats, les publicités des uns et des autres dans le camp républicain, vous entrerez dans un univers bizarre, parallèle, avec ses propres faits et ses propres règles. Ce n’a pas toujours été le cas.

Pour comprendre comment le Parti Républicain est entré dans cet univers, je ne puis vous recommander mieux que de lire l’article d’un républicain frustré, David Frum, publié fin-novembre dans le magazine New York sous le titre When did the GOP Lose Touch With Reality ? Canadien d’origine, Frum est un chroniqueur de droite et il fut scribe de discours pour George W. Bush. Il fut viré d’un think-thank conservateur le lendemain du jour où il a écrit que les Républicains auraient du tenter de trouver un compromis avec Obama sur l’assurance maladie. Voici quelques extraits choisis:

Sur le fait que la croyance en un Obama socialiste est fort répandue à droite:

Some of the smartest and most sophisticated people I know—canny investors, erudite authors—sincerely and passionately believe that President Barack Obama has gone far beyond conventional American liberalism and is willfully and relentlessly driving the United States down the road to socialism. No counterevidence will dissuade them from this belief: not record-high corporate profits, not almost 500,000 job losses in the public sector, not the lowest tax rates since the Truman administration.

Sur le fait que la base républicaine a suivi dans la détestation d’Obama:

Imagine yourself a rank-and-file Republican in 2009: If you have not lost your job or your home, your savings have been sliced and your children cannot find work. Your retirement prospects have dimmed. Most of all, your neighbors blame you for all that has gone wrong in the country. There’s one thing you know for sure: None of this is your fault!

And when the new president fails to deliver rapid recovery, he can be designated the target for everyone’s accumulated disappointment and rage. In the midst of economic wreckage, what relief to thrust all blame upon Barack Obama as the wrecker-in-chief. The Bush years cannot be repudiated, but the memory of them can be discarded to make way for a new and more radical ideology, assembled from bits of the old GOP platform that were once sublimated by the party elites but now roam the land freely: ultralibertarianism, crank monetary theories, populist fury, and paranoid visions of a Democratic Party controlled by ACORN and the New Black Panthers.

Sur la création d’un univers parallèle où les faits conservateurs ne sont pas ceux du reste du pays:

Backed by their own wing of the book-publishing industry and supported by think tanks that increasingly function as public-relations agencies, conservatives have built a whole alternative knowledge system, with its own facts, its own history, its own laws of economics.

Outside this alternative reality, the United States is a country dominated by a strong Christian religiosity. Within it, Christians are a persecuted minority.
Outside the system, President Obama—whatever his policy ­errors—is a figure of imposing intellect and dignity. Within the system, he’s a pitiful nothing, unable to speak without a teleprompter, an affirmative-action ­phony doomed to inevitable defeat.
Outside the system, social scientists worry that the U.S. is hardening into one of the most rigid class societies in the Western world, in which the children of the poor have less chance of escape than in France, Germany, or even England. Inside the system, the U.S. remains (to borrow the words of Senator Marco Rubio) “the only place in the world where it doesn’t matter who your parents were or where you came from.”

We used to say “You’re entitled to your own opinion, but not to your own facts.” Now we are all entitled to our own facts, and conservative media use this right to immerse their audience in a total environment of pseudo-facts and pretend information.

Sur les politiques économiques promues par tous les candidats républicains à l’investiture:

It’s the job of conservatives in this crisis to show a better way. But it’s one thing to point out (accurately) that President Obama’s stimulus plan was mostly a compilation of antique Democratic wish lists, and quite another to argue that the correct response to the worst collapse since the thirties is to wait for the economy to get better on its own.

It’s one thing to worry (wisely) about the long-term trend in government spending, and another to demand big, immediate cuts when 25 million are out of full-time work and the government can borrow for ten years at 2 percent.

It’s a duty to scrutinize the actions and decisions of the incumbent administration, but an abuse to use the filibuster as a routine tool of legislation or to prevent dozens of presidential appointments from even coming to a vote.

It’s fine to be unconcerned that the rich are getting richer, but blind to deny that ­middle-class wages have stagnated or worse over the past dozen years. In the aftershock of 2008, large numbers of Americans feel exploited and abused.

Rather than workable solutions, my party is offering low taxes for the currently rich and high spending for the currently old, to be followed by who-knows-what and who-the-hell-cares. This isn’t conservatism; it’s a going-out-of-business sale for the baby-boom generation.

Sur l’avenir du conservatisme:

There are good reasons to fear that the ebbing of Republican radicalism remains far off, even if Romney (or Huntsman) does capture the White House next year.

Triste, mais vrai.

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« Romney n’est pas le seul candidat à travestir ainsi grossièrement la réalité. »

Donc, vouloir surtaxer les riches (le 1% le plus riche pait déjà 36% de l’impôt) est du libre-marché?

de toute façon, venant de sa bouche, c,est risible. Il a créé une assurance santé étatique, qui fonctionne exactement comme Obamacare

« sincerely and passionately believe that President Barack Obama has gone far beyond conventional American liberalism and is willfully and relentlessly driving the United States down the road to socialism. »

pire: du totalitarisme. Un Américain soupçonéé de terrorisme peut maintenant être détenu indéfiniment. OU sont les scandalisés qui seraient ecnore aux barricades si c’eût été Bush?

» ultralibertarianism »

heu, c’est quoi ça? ça n’existe pas dans notre monde réel

bref, encore du same old, same old.

C’est drôle de voir des socialistes qui considère que c’est une insulte de se faire traiter de socialiste.

Moi quand on me traite de capitaliste ou de néo-libéraux je dois oui et que j’en suis fier.

Aussi drôle de voir des gens qui disent que Frum est de droite. Frum est un PROGRESSISTE: la racaille qui pense que l’individu doit être sacrifier sur l’hôtel du bien commun. Frum, tout comme Bush, tout comme Obama (et Romney ou Gingrich ou Santorum) pense que l’on doit avoir un gouvernement puissant qui dit aux gens comment vivre.

Pour paraphraser Benjamin Franklin:

« un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté (économique) pour un peu de sécurité (financière) ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »

J’ai bien aimé celle-là: « If we took away the minimum wage—if conceivably it was gone—we could potentially virtually wipe out unemployment completely. »

J’avais bien une vague perception de cette réalité, mais je me refusais à y croire. Je pensais que j’avais une fausse perception de la réalité parce que je la regardais de l’extérieur, hors contexte.

Mais ce M. Frum, lui, il est tombé dans cette potion quand il était petit…

On observe le même genre de délire ici, quand des intervenants de droite vont écrire sans sourciller que tous les premiers-ministres du Québec depuis 50 ans sont socialistes, ou qu’on a le même modèle économique que la Corée du Nord ou Cuba. Ils vont dire aussi que la Suède est plus à droite que le Québec et si on visite leurs sites, on voit plein de références américaines qui n’ont aucun rapport avec la réalité Québécoise comme des bannières « support our troops », « screw the UN » et autres « enjoy capitalism ».
Ça me semble beaucoup trop organisé pour être seulement le résultat d’une couple de timbrés de la caboche. Je serais curieux qu’un journaliste se penche sur le mouvement libertarien et ses ramifications. Évidemment, le livre qui en résulterait ne serait pas publié chez Archambault…

Mon anglais n’est pas assez «fluent» pour bien comprendre toutes les expressions. Une traduction serait très appréciée.

Mais de ce que je comprends de ce texte c’est que la société républicaine américaine ne vit pas dans le même monde que nous.

On trouve généralement que les islamistes radicaux sont déconnectés. Les républicains ne semblent guère mieux.

Et dire que ces Américains contrôle un arsenal nucléaire capable de détruire la planète plusieurs fois.

Ça donne froid dans le dos et de bonnes raisons de faire des cauchemards.

c’est drole mais ça rappele vaguement la position des bérrets blancs ou encore celle des congrégations des soeurs de jésus-marie au detour des années 50 ,le macartisme et la sacro-sainte peur du gros méchant socialiste,mais j’ai du en manquer un bout parce que ceux qui se graissent généreusement depuis ce temps sont certainement tous de dangereux communistes comme golman sacks ,les banques etc…bref un bel exemple de castration idéologique ,que peut-on leurs suggéré comme lecture ;le discours de la servitude volontaire de étienne de la boétie ,je ne sais pas s’il existe en version anglaise.lol.ben bon

« (le 1% le plus riche pait déjà 36% de l’impôt) »

Pour combien de revenus ? (incluant SVP les avantages qu’ils se votent via les CA qu’ils président: repas « d’affaires », voitures avec chauffeurs, primes de « rendement », primes de départ, pensions croustillantes (à même les fonds de pension de leurs employés), congrès à Las Vegas « tous frais payés » et j’en passe).

Et le fardeau fiscal ne se limite pas à l’impôt: il y a les taxes (régressives et touchant moins les très riches qui consomment beaucoup à l’étranger) et les taxes déguisées (frais de toutes sortes pour les services publics…surtout ceux peu utilisés par les très riches).

Bon commentaire monsieur Trottier!,

Cela me ramène au livre intitulé : » Le libéralisme de Hayek » par Gilles Dostaler, éditions La Découverte, 2001. Dans celui-ci, à la page 108, après entrevue avec Hayek lui-même, on peux y lire ceci:

» En ce qui concerne les libertariens, dont plusieurs se réclament de lui, Hayek a pris clairement ses distances. Il n’aime pas la connotation anarchiste de leurs positions.

L’anarchisme est pour lui une variante du totalitarisme.Et, contrairement aux libertariens, Hayek donne une place importante à l’État dans son système. »

Dans la dernière partie de son cours sur la pensée économique au XXième siècle, Dostaler se demandait si l’explication de l’ultra-libéralisme à la David Friedman (fils de Milton) ne pourrait pas plutôt se trouver dans la psychanalyse: des hypothèses économiques dites « rationnelles » mais qui masqueraient en fait un désir trop grand d’émancipation face au père ( face aux pairs)…

C’est pourquoi la fin de votre commentaire m’a rejoint monsieur Trottier!

J’apprécie beaucoup que Jean-François Lisé nous transmette ces extraits en anglais pour deux raisons.

-Premièrement c’est pour la qualité de l’information. Les délais de traduction aurait surement alourdi et allongé le processus. C’est mieux de l’avoir en anglais que de pas en avoir. Ça augmente la compréhension du texte et sont authenticité. Ça permet une circulation plus fluide de l’information entre les deux mondes.

-Deuxièmement, ça démontre que M. Lisé est un intellectuel et qu’il préfère un débat d’idée à un débat dogmatique sur la défense du français. C’est très rassurant et tout à son honneur.
C’est faire confiance à un lectorat mature et bilingue qui s’intéresse aux questions internationales.

Je doit dire que j’apprécie beaucoup ce texte, car c’est vrai qu’aux états-unis la droite est folle en maudit. Ce n’est vraiment pas un exemple à suivre au québec.
Ce que j’apprécie d’un état fort qui pousse la qualité de l’éducation vers le haut (pas comme au québec) c’est de nous débarrasser de ces perroquets à niaiseries religieuses. Ces esprits bornés et dogmatiques qui refusent la science et qui se bouche les oreilles en chantant leur propre chansons.
Ils sont prêt à mettre un détonateur nucléaire entre les mains d’une idiote tel que Sarah Palin.
Cette avancé du crétinisme me fait penser au film idiocracy. Le mandat de ce film est de rendre l’idiotie insupportable même au plus idiot…

Même si Obama est à gauche du centre américain, je l’apprécie car il est tout de même à droite de ce qui se fait au Québec! On l’oublie trop souvent. Trop de gens ont tendance à tomber dans les extrêmes.

Pour parler de monde parallèle, faudrait être capable de nommer le vrai monde, ses contours, ses limites ? L’épreuve des faits versus sa construction verbale d’un candidat au primaire qui s’adresse à un auditoire précis ne sera jamais validée. Manque de temps des journalistes peu d’intérêt par les grands réseaux médiatiques. C’est une course folle à la rhétorique visuelle et verbale pour gagner la primaire suivante. Est-ce que sur le fond le discours républicain sur l’économie, le mariage homosexuel, l’avortement, la santé, la couverture sociale, l’environnement auront changé après les primaires?

Le discours va être plus modéré quand le candidat républicain va être choisi puisqu’il va s’adressé à l’ensemble des américains sauf si il est perdant dans les sondages mais il va avoir des pud virulente pour une clientèle précise.

La machine républicaine ou démocrate est devenue avec le temps une machine à candidat. Elle filtre tellement bien les demandes de la société civile que cette dernière s’intéresse plus à la politique et vote de moins en moins.

Le même phénomène de folie parallèle à gauche quand Québec solidaire a proposé un revenu garantie pour toute le monde. A droite c’était du pur délire. Une certaine gauche était perplexe.

L’époque pas si lointaine la demande populaire pour le suffrage universel, le vote des femmes, le 40 heures de travail, des vacances dans un premier temps tous les partisans de l’ordre vous diront que vous voulez la ruine du pays, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier.

Si pour certains le Québec est du même acabit, voire pire, que Cuba ou la Corée du nord et que Bush et Gingrich sont des racailles progressistes, je me demande bien quelle allure aurait le monde qui leur conviendrait. Pas pour y vivre bien sûr, je ne suis pas fou. Mais je serais bien curieux d’observer comment et combien de temps, eux, ils y survivraient.

P.S. Quelqu’un connaît-il les coordonnées de l’hôtel du bien commun (sic)? 😉

« vont écrire sans sourciller que tous les premiers-ministres du Québec depuis 50 ans sont socialiste »

un keynésien est un socialiste qui s’habille en capitaliste

Dans les pays en voie de sous-développement, l’autisme avait fini par se répandre; puis peu après, la classe politique de ces pays ont fini par ressembler à de vastes hôpitaux psychiatriques…
Apocalypse selon Saint Moi. chap: 9; Versez Moi ce que vous pouvez… 🙂

Il n’est plus surprenant de voir ce type de discours.

Les médias sont désormais des activistes politiques, avec une idéologie à revendre.

La gauche américaine, qui est omniprésente au sein des médias de masse, traite tous les républicains (ou conservateurs) de mongoles. C’est le narratif – vous ne pouvez pas être en désaccord. Les pseudo-analystes, comme Frum, soutiennent que tous ceux qui supportent les républicains (ou les conservateurs) se sont fait laver le cerveau. Pour ces activistes des médias de masse, c’est la seule raison qui puisse expliquer que ces « gens-là » ne soint pas en faveur d’une hausse de taxe, pour l’accroissement des dépenses de l’État fédérale ou d’une loi fédérale sur l’assurance santé obligatoire, prenant la forme de 1000 pages de nouvelles règlementations (qui pourrait bien être contre ça!).

Le fond du problème est le suivant:

Lorsque cette attitude est acceptée à priori par le lecteur, il devient désormais illogique de tenir compte des idées et des propos en provenance de cette « droite » horribilis (ou tous ce qui est ensuite placardé comme étant en provanance de la droite).

Heureusement, ces pseudo-analystes vont se charger de vous informer. Vous êtes chanceux! Quelle chance, en effet! Voici votre opinion, délivré pour vous en KIT prémaché… Amen.

Lorsqu’on s’informe sur ce qui se passe au Québec ou au Canada, est-ce que l’on consulte seulement les sites des partis politiques? J’imagine que non. On sait tous fort bien que les partis politiques diffusent des informations plus ou moins manipulées pour usage politique.

Alors pourquoi fait-on confiance à ces médias et ces pseudo-analystes, désormais activistes, pour nous informer sur une position qui s’avère être, à prime abord, contraire à leurs propres préférences idéologiques? C’est à ce moment précis qu’un sujet à traiter se transforme en adversaire à abattre pour la cause. La fin justifie les moyens.

À défaut d’aller aux sources (discours, multiples débats des candidats – très intéressant, en passant), j’aimerais bien suggérer à tous et chacun de faire l’expérimentation de 2 semaines du National Review Online, afin de relativiser ces autres médias – dont l’Actualité.

http://www.nationalreview.com/

Sobieski

Comme le magazine semble le mentionner en passant, je crois que Huntsman est généralement plus modéré que Romney. Évidemment, comme il n’a aucune chance de remporter la nomination (probablement en grande partie justement parce qu’il est trop modéré) on en parle moins, mais je pense que la précision est quand même importante.

En réponse à un commentaire, je propose humblement ma propre traduction ci-après, pas bloc de texte. C’est un travail fait un peu en vitesse, veuillez excuser d’éventuelles maladresses ou fautes d’inattention.

« Certaines des personnes plus intelligentes et les plus savantes que je connais – des investisseurs habiles, des auteurs érudits – croient sincèrement et passionnément que le Président Barack Obama va beaucoup plus loin que le libéralisme américain conventionnel et qu’il mène sciemment et résolument les États-Unis sur la voie du socialisme. Aucun fait ne peut leur faire douter de cette conviction : ni les profits record des entreprises, ni les presque 500 000 emplois éliminés dans le secteur public, ni les taux d’imposition les plus bas depuis le gouvernement Truman. »

Suite de ma traduction :

« Imaginez que vous êtes un militant de la base républicaine en 2009 : supposez que vous avez perdu votre emploi et votre maison, que vos économies ont été amputées et que vos enfants ne peuvent pas trouver de travail. Vos perspectives de retraite se sont assombries. Plus que tout, vos voisins vous blâment pour tout ce qui a mal tourné au pays. Il n’y a qu’une seule chose dont vous êtes certain : rien de tout ça n’est votre faute!

Alors quand le nouveau président échoue à livrer une reprise rapide, il peut être désigné comme cible de la déception et de la rage accumulées de tous. En plein naufrage économique, quel soulagement de placer toute la faute sur Barack Obama en tant que naufrageur en chef. Les années Bush ne peuvent être reniées, mais on peut en effacer le souvenir pour laisser la placer à une nouvelle idéologie radicalisée, assemblée à partir de morceaux de l’ancien programme républicain autrefois écartés par les élites du parti, mais qui circulent maintenant librement : l’ultralibértarianisme, les théories monétaires loufoques, la furie populiste et la conception paranoïaque d’un parti démocrate contrôlé par ACORN et les nouvelles Black Panthers. »

Suite de la traduction:
Soutenus par leur propre aile de l’industrie de l’édition et par des groupes de réflexion qui fonctionnent de plus en plus comme des agences de relations publiques, les conservateurs ont mis sur pied tout un système parallèle de connaissances, avec ses propres faits, sa propre histoire, ses propres lois économiques.

En dehors de cette réalité parallèle, les États-Unis sont un pays dominé par un fort courant religieux chrétien. À l’intérieur, les chrétiens sont une minorité persécutée. En dehors de ce système, le président Obama (nonobstant ses fautes politiques) est un personnage d’une intelligence et d’une dignité imposantes. À l’intérieur du système, il est un moins que rien; incapable de prendre la parole sans un télésouffleur; un faux jeton partisan de l’action positive promis à une défaite inévitable.
À l’extérieur du système, les spécialistes des sciences sociales s’inquiètent de ce que les États-Unis sont en train de devenir l’une des sociétés au système de classes le plus rigide en occident, où les enfants nés dans la pauvreté ont moins de chance d’en sortir qu’en France, en Allemagne ou même en Angleterre. À l’intérieur du système, les États-Unis restent (pour emprunter les mots du sénateur Marco Rubio) « le seul endroit dans le monde où l’identité de vos parents ou vos origines n’ont pas d’importance ».

On disait autrefois « Vous avez le droit à votre propre opinion, mais pas à vos propres faits ». Aujourd’hui, nous avons tous droit à nos propres faits, et les médias conservateurs se servent de ce droit pour baigner leur public dans un environnement absolu de pseudofaits et d’information inventée.

@David, je doit vous corriger dans votre utilisation incompétente de la citation de Franklin.
Cette citation a eu lieu dans un débat entre le gouverneur de la Pennsylvanie et Franklin au sujet de la taxation des propriétaires (riches) en vue de la défense de la colonie contre la menace française et amérindienne.

« L’assemblé demanda prestement que l’on débloque cinquante mille livres pour la défense, en insistant encore pour la levée d’une taxe sur toutes les terres, . Le gouverneur Morris utilisa son veto et demanda que l’on remplace les mots par .
Franklin enragea. Jetant au rebut ses habits de médiateur. Il y dit du gouverneur qu’il est […] […]
-« Et la fameuse citation suivi destiné à l’assemblé pressé par le gouverneur sous la menace » : »

Tiré de la biographie de Benjamin Franklin par Walter Isaacson, une vie américaine, p.189-190

C’est tout le contraire de ce que le parti républicain d’aujourd’hui propose.
C’est à faire réfléchir dans le cadre des réduction d’impôts accordé aux plus riches par Bush. Ces riches qui ont des exemptions d’impôt sur leur gains en dividendes. Dividendes, il faut bien le dire qui ne sont pas réinvesti par l’entreprise pour créer des emplois!!

D’ailleurs Benjamin Franklin est probablement le premier « self made man » qui a le plus façonné l’esprit américain. C’est celui qui a signé les trois documents fondateurs américains. Déclaration d’indépendance, traité de paix et constitution.
Contrairement à l’aversion scientifique des républicains d’aujourd’hui, Franklin a – aussi été un scientifique accompli en inventant le paratonnerre.
Contrairement aux républicains d’aujourd’hui Franklin a – lutté toute sa vie contre les excès de la religion, certains l’on décrit agnostique, d’autres libertaire, lui même parle de tempérance.
Contrairement aux républicains d’aujourd’hui Franklin a – milité pour un état fédéral plus fort en unissant les colonies américaines pour lutter contre des ennemis communs.
Contrairement aux républicains d’aujourd’hui il a – excellé dans les relations et les langues étrangères en étant diplomate américain à Londres puis à Paris.
Contrairement aux républicains d’aujourd’hui il a – travaillé à un système d’éducation fort en fondant l’université de Pennsylvanie, en fondant le premier réseau de bibliothèques américaines et en fondant un système de prêts et bourses pour les étudiants pauvres.

Il a participé à fonder le mythe américain en europe. La reine de France a dit de lui d’un ton méprisant qu’il était impensable qu’un homme de sa naissance puisse atteindre de si hautes fonction en France. Il répondit d’un ton fier: « très exactement ».

Aujourd’hui, la mobilité sociale se fige au états-unis et le rêve américain a plus de chance de se réaliser à l’étranger.

Franklin n’était pourtant pas de la gauche dans l’âme, selon lui les pauvres ne devraient pas s’attendre à recevoir d’aide et seule la morale devrait inciter les riches à donner un excédent aux pauvres. La mobilité sociale passait pour lui par l’éducation et l’égalité des droits. D’ailleurs nombre de riches américains on suivit son exemple et légué leur fortunes aux institutions éducatives.

Reste que la comparaison du parti républicain d’aujourd’hui avec les pères fondateurs américains est un échec cuisant.

Un journaliste à Franklin: De quelle sorte est notre nouveau gouvernement, démocratique ou aristocratique: -C’est une démocratie si vous arrivez à la garder.

Traduction, suite:
« Dans la crise actuelle, c’est la tâche des conservateurs de proposer une meilleure voie. Mais c’est une chose d’affirmer (avec raison) que le plan de relance du président Obama était surtout une compilation de vieux souhaits de démocrates, et c’en est une autre de prétendre que la réaction appropriée à la pire récession depuis les années 30 est d’attendre que l’économie se rétablisse d’elle-même.

C’est une chose de s’inquiéter (à juste titre) de la tendance à long terme de dépenses gouvernementales, mais c’en est une autre d’exiger des coupures importantes et immédiates alors que 25 millions de personnes n’ont pas d’emploi à temps plein et que le gouvernement peut emprunter sur dix ans à 2 % d’intérêt.

Le fait de scruter les actions et les décisions du gouvernement en place est une responsabilité. Mais le fait d’utiliser le filibuster comme outil législatif routinier pour empêcher des douzaines de nominations présidentielles d’être ne serait-ce que mises au vote est un abus.

Il n’y a pas de problème à ne pas s’inquiéter du fait que les riches deviennent plus riches, mais c’est de l’aveuglement de nier que les salaires de la classe moyenne ont stagné ou diminué au cours des dernières décennies. Dans la vague de la récession de 2008, de nombreux Américains ont l’impression d’être exploités.

Plutôt que d’offrir des solutions pratiques, mon parti propose de réduire les taxes de ceux qui sont déjà riches et d’augmenter les dépenses destinées aux personnes âgées, et pour la suite, qui sait? et advienne que pourra! Ce n’est pas du conservatisme, c’est une vente de liquidation en faveur des baby-boomers. «

Fin de la traduction:
« Il y a de bonnes raisons de craindre que le recul du radicalisme républicain n’est pas près de survenir, même si Romney (ou Huntsman) se retrouve à la Maison-Blanche l’an prochain. »

@lemoutongris

Bon, après relecture, je me rends compte que « de l’impôt » et « d’impôt », c’est pas la même chose. Aussi, selon factcheck.com, il semble que le 1% paient en effet près de 36% de l’impôt aux USA.

Puisque la proportion des revenues allant dans les poches des 1% a augmentée substantiellement depuis les 20 dernières années, c’est sans doute normales mais c’est quand même un point plus complexe à démontrer que de seulement vous accuser de mentir.

Je vous prie donc d’accepter mes excuses.

Dans une campagne électorale où le personnel des communications cherche essemtiellement à dénigrer le camp adverse, on utilise à tort et à outrance des symboles lourds de sens, comme en témoigne l’illustration du présent billet. Il est tout aussi ridicule de présenter Barack Obama avec le drapeau de l’Union soviétique à l’arrière-plan que de montrer George W. Bush (comme certains le faisaient il y a quelques années) avec une croix gammée. De telles pratiques ont pour effet de banaliser ces symboles et de discréditer la politique dans son ensemble.

M Lisée, c’est quoi ce raffut?

Romney est un modéré, vous devriez être content!

Honnêtement entre lui et Obama pas beaucoup de différence, ça viendra plutôt du congrès car aux USA contrairement au Canada (et Québec) le chef a peu de pouvoir.

Dieu, merci que j’étais né a la frontiere de la plus amusant cirque au monde, les États-Unis contemporaines!

@David, désolé, j’ai fait une utilisation incompétente des quotes (plus grand plus petit) qui on finalement coupé les texte de citation.

Cette citation a eu lieu dans un débat entre le gouverneur de la Pennsylvanie et Franklin au sujet de la taxation des propriétaires (riches) en vue de la défense de la colonie contre la menace française et amérindienne.

“L’assemblé demanda prestement que l’on débloque cinquante mille livres pour la défense, en insistant encore pour la levée d’une taxe sur toutes les terres, « celles des Propriétaires non exemptes ». Le gouverneur Morris utilisa son veto et demanda que l’on remplace les mots « non exemptes » par « seules exemptes ».
Franklin enragea. Jetant au rebut ses habits de médiateur. Il y dit du gouverneur qu’il est « un instrument haineux servant à réduire le peuple libre à l’état de vassalité » […] « Notre seigneur voudrait que nous défendions son domaine à nos propres frais! »[…]
-[Et la fameuse citation suivi destiné à l’assemblé pressé par le gouverneur sous la menace] : ”Ceux qui sont prêts à abandonner leur liberté pour une sécurité passagère et dérisoire ne méritent ni liberté ni sécurité ».

Tiré de la biographie de Benjamin Franklin par Walter Isaacson, une vie américaine, p.189-190

Cette citation a servie dans un contexte contraire à ce que le parti républicain d’aujourd’hui propose.
C’est à faire réfléchir dans le cadre des réduction d’impôts accordé aux plus riches par Bush. Ces riches qui ont des exemptions d’impôt sur leur gains en dividendes. Dividendes, il faut bien le dire qui ne sont pas réinvesti par l’entreprise pour créer des emplois!!

« uisque la proportion des revenues allant dans les poches des 1% a augmentée substantiellement depuis les 20 dernières années, c’est sans doute normales »

il est donc normal que le gouvernement vole à la pointe d’un fusil l’argent des créateurs d’emploi et de richesse?

« De telles pratiques ont pour effet de banaliser ces symboles et de discréditer la politique dans son ensemble. »

pourtant, en regardant le fond, ces symboles ont qqch en commun : l’omnipotence de l’État. Et à moins que Ron Paul prenne le pouvoir, on doit s’attendre à ce que la dette continue d’augmenter (elle a dépassé le PIB récemment)

Une petite plogue qui devrait intéresser les journalistes d’ici.

Suite à la saga opposant Warren Buffet et le parti républicain quant aux déclaration de Buffet qui ne paie pas assez d’impôt. Il en paie moins que sa secrétaire.
Le sénateur Mitch McConnell avait lancé à Buffet que s’il trouvait qu’il ne payait pas assez d’impôt qu’il pouvait très bien en donner plus au gouvernement.
Les républicains ont même fait voter une loi pour faciliter le don privé à la dette américaine.

Buffet de répondre qu’une idée aussi naïve de penser que les dons personnels peuvent venir à bout de la dette américaine ne peut venir que d’un républicain.

Eh bien on peut dire que buffet a des couilles puisqu’il a répondu en annonçant qu’il donnerait l’équivalent de toute contribution républicaine à la dette et même le triple que ce que Mitch McConnell pourrait contribuer personnellement.

http://swampland.time.com/2012/01/11/warren-buffett-to-mitch-mcconnell-put-up-or-shut-up/

En voilà un qui a des principes et qui agi! Seriez-vous prêt à dilapider vos épargnes pour sauver votre pays?

@Procrastigator & M. Pierre Tremblay

Merci pour la votre traduction. Quant à l’opinion de Pierre Tremblay je trouve qu’elle sent le snobisme hautain. Mais n,oubliez pas M. Tremblay que l’électorat qui n’est aussi bilingue que vous pouvez l’être vote lui aussi et ce serait une pas pire idée qu’il soit bien informé.

En terminant M. Tremblay, je ne crois que M. Lisée fasse parti des intellectuels que vous avez en tête car, comme le disait Pierre PERRET :

«Un intellectuel est un type qui est rassuré quand il n’est pas compris.»

@lemoutongris

Pouvez-vous me dire à quoi correspondent les revenus des 1% les plus riches par rapport au reste de la population.

De plus je vous fait remarquer que le 99% qui reste paient tout de même 64% des impôts.

«C’est une belle chose d’être honnête, mais il est également important d’avoir raison.» [Winston Churchill]

Romney essaie de prendre le vote plus à droite. Son discours ne s’adresse qu’à la frange républicaine de la population. S’il remporte l’investiture républicaine, son discours sera beaucoup plus modéré.

Ce qui est troublant dans toutes cette histoire, c’est qu’il y a réellement des gens assez idiots pour croire qu’Obama est un socialiste…et pas seulement aux États-Unis. On en a déjà deux sur ce blogue.

Il me semble,

comme de plus en plus d’observateurs le pensent,

qu’une puissante machine républicaine-libertarienne-teapartyiste, richement financée et très bien organisée, envahit de plus en plus, depuis 2 ans surtout, l’espace médiatique des États-Unis pour influencer l’électorat du pays et garder le contrôle le plus absolu sur l’appareil gouvernemental américain.

Le même phénomène est de plus observable au Canada depuis la prise de contrôle du parti conservateur canadien par l’ex Reform Party ultra-conservateur de Stephen Harper.

@ Jean-François Trottier

En Suède, on a libéralisé l’équivalent d’Hydro-Québec et les transports en commun de même les postes ont été confiés au privé. De plus, les gens ont désormais la possibilité de se retirer du système de pension ou d’assurance-chômage pour aller vers le privé.

Les réformes néo-libérales ont aussi permis l’introduction de bons en éducation (voucher) et le privé a une place de choix dans le système de santé. Du côté de la fonction publique, la rémunération les employés de l’État s’effectue selon la performance et non plus uniquement selon le principe d’ancienneté.

Et que fait le gouvernement suédois en ce moment pour contrer les effets de la récession ? Il diminue le fardeau fiscal de la population ! Notez aussi que la Suède a refusé de sauver le constructeur automobile SAAB de la faillite.

Pour terminer…

Aux USA, la première décile paye 45.1% des impôts&taxes perçu par le gouvernement. En Suède c’est… 26,7% !!

@ Raphaël Erkoréka

Les libertariens ne sont pas des anarchiste. Les anarchistes ce sont ceux qui occupaient Wall Street.

Bref, ta critique des libertariens n’a servi qu’a montrer que tu ignores ce que sont les libertariens.

P.S. Si les libertariens masqueraient en fait un désir trop grand d’émancipation face au père alors on peut dire que la gauche ont été incapable de s’affranchir de leur mère et qu’ils souffrent d’une insécurité chronique et d’un manque de confiance en soi. D’où leur adoration d’un gouver-manman.

Facile de faire de la psycho à 5¢.

Mais pendant ce temps, Ron Paul et la philosophie libertarienne a le vent dans les voiles, surtout chez les jeunes et… les modérés électeur!

Très amusant les réactions de la droite folle québécoise. Ils finiront bien par rattraper la réalité un de ces jours comme l’ont fait les trotskystes des années 70 (dont certains sont maintenant agent d’immeuble ou éditorialiste chez Gesca.) Eux finiront probablement président de la Chambre de commerce de Rigaud ou de la Conception (à moins bien évidemment qu’ils le soient déjà).

@lemoutongris

« un keynésien est un socialiste qui s’habille en capitaliste »

Et les libertariens sont des anarchistes qui maquillent la liberté sous le couvert du capitalisme justement. Le capitalisme n’offrant pas plus de libertés que le communisme n’en a offert. Il ne fait qu’en donner l’illusoire impression.

Le capitalisme nous impose la consommation. Celui qui ne veut pas vivre dans une société de consommation n’est pas libre. Mais on lui a fait croire qu’il l’est. Mais en en faisant un dogme, vous lui ôtez les éléments de liberté qu’elle permet encore. La liberté totale individuelle n’existe pas car on n’est jamais libre de tout nos choix. Le bonheur ne se trouvera jamais dans des lubies dont les propos absolutistes sonnent idéales sur le plan axiomatique, mais intenables dans la complexité humaine de la vie à force de dénaturer des faits ayant plus de poids que le présupposé « ordre naturel des marchés », affirmation déjà antinomique par rapport au vrai sens du mot liberté.

Ce qui fait que le terme libertarianisme, que vous défendez, est un oxymore pur et simple, vous qui aimez abusez du sens de ce mot.

Le mouton gris n’a jamais été gris dans votre cas. Il est tout noir ou tout blanc. À force de voir des socialistes partout, vous allez vous rendre malade dans votre paranoïa.

@Jean-Francois Trottier

Suite à votre commentaire, il ne faut rien espérer de nuancé ou d’intelligent avec ces commentateurs libertariens. Ce sont pour la plupart des astro-turfeurs payés par le Réseau Liberté Québec et l’Institut Économique de Montréal pour promouvoir leur idéologie. À chaque commentaire, ils doivent être payé au caractère où à la pièce. Un documentaire parle bien de cette stratégie sur ce site: http://astroturfwars.com/ et il y a plein d’autres sources que l’ont peut consulter à partir de là.

Comment peut-on faire confiance à des gens qui manipulent les faits? Pas besoin d’être socialiste pour poser cette question.

Je recommanderais un article semblable: Réflexions d’un organisateur du GOP défroqué http://www.truth-out.org/goodbye-all-reflections-gop-operative-who-left-cult/1314907779

« Il aurait dû être évident à tout observateur lucide que le parti républicain ressemble de moins en moins à un parti politique traditionnel dans une démocratie représentative, mais plutôt un genre de culte apocalyptique, ou l’un des partis politiques autoritaires intensément idéologiques de l’Europe du XXème siècle. »

etc

« Les libertariens ne sont pas des anarchiste. »

En effet: le rêve anarchiste est une société sans hiérarchie*. Alors que les libertariens souhaitent une société sans gouvernement.

*ce qui avait été tenté, avec un assez bon succès, en Catalogne pendant la guerre civile espagnole; le « gouvernement » anarchiste a été le dernier bastion anti-franquiste à tomber…malgré qu’il se faisait tirer dans le dos par les staliniens en même temps).

Malgré des ressemblances superficielles (le mouvement libertarien, beaucoup plus récent que le mouvement anarchiste, s’est inspiré vaguement du discours de ce dernier pour le retourner dans l’autre sens).

Ainsi, les théoriciens anarchistes ne prônent pas l’abolition des gouvernements, mais celle de la hiérarchie et de la contrainte (dans la mesure du possible); il prône un gouvernement participatif. (Bien sûr, comme dans tous mouvements, il existe plusieurs écoles de pensée et des nuances selon les époques, les pays, etc.)
alors que les libertariens prônent l’abolition des gouvernements, mais pas des hiérarchies. ainsi les employés doivent rester soumis à leurs patrons (le seul pouvoir qui leur est reconnu est de démissionner s’ils ne sont pas contents), etc. C’est aussi l’abolition des impôts et des lois, mais pas des « lois » privées.

Il faut faire attention quand on utilise le terme « revenus ». Le revenu annuel des plus riches aux U.S. ne va pas nécessairement en augmentant plus que celui de ceux étant moins riches. En tout cas c’est ce que les statistiques démontrent.

Par contre le contrôle ou la possessions des biens est de plus en plus entre les mains des plus riches. Il n’y a rien de mieux pour leur image qu’un marché à la baisse car leurs revenus sont directement liés au rendement des actions. Alors ils peuvent déclarer que leurs revenus n’augmentent pas alors que leur richesse, elle, augmente sans cesse.

Pour pouvoir investir, ça prend du revenu disponible. Compte tenu que les dépenses des ménages doivent toujours augmenter pour soutenir la croissance, il y a de moins en moins de gens qui ont de revenus disponibles pour investir. En conséquence ce sont ceux qui sont déjà riches qui s’enrichissent le plus. Les moins bien nantis dépensent de plus en plus sans s’enrichir, les mieux nantis s’enrichissent de plus en plus sans dépenser.

@David:

Taux d’imposition maximal en Suède: 57,50%.
Taux d’imposition maximal aux USA: 35%

Si tu es très riche, tu vas aux USA, pas en Suède.

@Eric
» La preuve qu’Obama est socialiste? Lisée l’aime. Pas besoin de chercher de midi à 14 heures! »

« … No counterevidence will dissuade them from this belief: not record-high corporate profits, not almost 500,000 job losses in the public sector, not the lowest tax rates since the Truman administration. » D. Frum

Donc si le gouvernement de B. Obama qui a mis en place « the lowest tax rates since the Truman administration » est socialiste, on doit nécessairement conclure que le gouvernement de R. Reagan était à gauche du socialisme, non ? Marxiste-léniniste peut-être ?

Après tout, si notre ami David affirme que le gouvernement de G. W. Bush était plus à gauche que celui de B. Clinton parce qu’il a augmenté les dépenses sociales d’une fraction de point en % du PIB, on doit donc suivre sa logique jusqu’au bout, non ? Tu en penses quoi toi, Eric ?

@ Jean-François Trottier

Tu fais une erreur classique des gens qui sont peu expérimenter avec ces chiffres.

En effet tu ne regarde que le taux d’imposition supérieur du palier sans tenir compte des taxes. Aux USA par exemple il faut ajouter le social security, le medicare, la taxe sur le capital, ect…

Au final, selon les calculs de l’OCDE, les 10% des plus riches contribue pour 45.1% revenu du gouvernement aux USA et En Suède c’est… 26,7% !

Une des raisons du succès de la Suède c’est que tout le monde paye, qu’ils soient riches ou pauvres. Donc on n’encourage pas la création de « freeloader » i.e. des gens qui profitent des autres en ne payant rien pour avoir des services. Tout le monde doit contribuer.

http://www.oecd-ilibrary.org/social-issues-migration-health/growing-unequal_9789264044197-en

David,

Je sais que « la Suède est le modèle du capitalisme pur » est une marotte chez toi mais… il t’est déjà venu à l’esprit que la raison pour laquelle le décile le plus riche en Suède paie une fraction moindre qu’ailleurs des revenus gouvernementaux, c’est une conséquence inévitable de la moindre dispersion des revenus? Indice: regarde la source même que tu cites et cherche où se situe la Suède dans les inégalités de revenu…

Pour caricaturer, en Suède tout le monde a le même revenu donc tout le monde paie autant d’impôts.

@David:

Tu fais l’argumentation classique de gens qui veulent faire mentir les chiffres.

Juste pour le fun, regarde ce graphique sur le top 1% Américain comparé à d’autres pays, DONT la Suède…

http://www.economicsinpictures.com/2011/10/top-1-income-shares-for-us-sweden.html

Quel est LE pays qui dépasse les autres DE LOIN en pourcentage du revenu total détenu par le top 1%? Pas la Suède.

Les chiffres de L’OCDE disent quoi au fait? Qu’au TOTAL, les riches Américains fournissent plus d’argent en taxes que les autres. Donc, pour qu’ils arrivent à ça en étant taxés moins individuellement, ça veut donc dire qu’ils sont ENCORE PLUS riches. Ce que démontre le graphique.

» … c’est une conséquence inévitable de la moindre dispersion des revenus? … Pour caricaturer, en Suède tout le monde a le même revenu donc tout le monde paie autant d’impôts. »

Tout le monde a le même revenu… mais c’est des communiches ça ! (avec l’accent de Camil)… Comme Ronald Reagan.

Je me demande si David fait semblant ou si c’est un manque de vitamine D ?

@ Léon Blanc-Sec

Je n’ai jamais dit que le Suède était un modèle de capitalisme pur. Ce mensonge que tu raconte a mon égard ne fait que montrer la faiblesse de tes argument.

J’ai dit que la Suède était plus à droite que le Québec.

Ce n’est pas la même chose.

En passant si tu as lu la source d’info que j’ai donné tu a sans doute remarqué que ton argument est abordé dans le document. Pour l’étudier l’OCDE du rapport à calculer le ratio de la part des revenu du gouvernement vs la part des revenu totaux.

Et devine quoi ?

La Suède a un ration de 1.00 contre 1.35 pour les USA.

Donc ton point est réfuté par cet étude.

@ Jean-François Trottier

Je te fait la même réponse qu’a Léon Blanc-Sec. L’étude de l’OCDE a aussi calculé le ratio qui tient compte de la répartition du revenu dans la première décile et encore là, et de loin, les USA ont une fiscalité plus progressive que la Suède.

C’est d’ailleurs la conclusion de ce rapport:

« Taxation is most progressively distributed in the United States, probably reflecting the greater role played there by refundable tax credits, such as the Earned Income Tax Credit and the Child Tax Credit. […] After the United States, the distribution of taxation tends to be most progressive in the English-speaking countries – Ireland, Australia, the United Kingdom, New Zealand and Canada – together with Italy, followed by the Netherlands, the Czech Republic and Germany. Taxes tend to be least progressive in the Nordic countries, France and Switzerland.

Based on the concentration coefficient of household taxes, the United States has the most progressive tax system and collects the largest share of taxes from the richest 10% of the population. »

Meilleure chance la prochaine fois 😉

« J’ai dit que la Suède était plus à droite que le Québec. » David

J’aimerais dire à David que sur la carte c’est vrai mais que ça dépend d’où on parle. Ça doit être ça la relativité. Il s’agit maintenant de savoir si ton univers est ouvert, fermé ou en selle de cheval.

@ koldo

En Suède, on a libéralisé l’équivalent d’Hydro-Québec et les transports en commun de même les postes ont été confiés au privé. De plus, les gens ont désormais la possibilité de se retirer du système de pension ou d’assurance-chômage pour aller vers le privé.

Les réformes néo-libérales ont aussi permis l’introduction de bons en éducation (voucher) et le privé a une place de choix dans le système de santé. Du côté de la fonction publique, la rémunération les employés de l’État s’effectue selon la performance et non plus uniquement selon le principe d’ancienneté.

Et que fait le gouvernement suédois en ce moment pour contrer les effets de la récession ? Il diminue le fardeau fiscal de la population ! Notez aussi que la Suède a refusé de sauver le constructeur automobile SAAB de la faillite.

Cher David,

« Contrairement à la tendance internationale, le secteur privé demeure limité en Suède (18 % des dépenses en santé) puisque la productivité du secteur public fut grandement améliorée. »

18% de privé, bien moins qu’au Québec David. C’est au Québec que le privé à une place de choix et une grosse.

La médecine c’est privé au Québec David.

Vous parlez de voucher: En Suède c’est le gouvernement qui paye de a à z pour la scolarisation et les écoles privées (9% seulement) ou pas doivent se conformer à l’agrément du gouvernement.

La Suède ressemble bien plus au Québec qu’aux libertariens.

Mon cher David,
Je constate que tu tiens absolument à être parmi les cancres. C’est ton droit le plus strict. Mais c’est aussi le notre de dire que tu dis une chose et son contraire ( c’est à dire n’importe quoi).

Voici ce que tu écrivais le 21 mars 2010 à 20h37

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@ koldo
Les gens de gauche augmentent les dépenses sociales et les gens de droite les diminues.
Selon les chiffres de l’OCDE:
Bill Clinton a réduit les dépenses sociales du gouvernement américain de 15,1% à 14,6% du PIB.
George Bush a augmenté les dépenses sociales du gouvernement américain de 14,6% à 16,2% du PIB.
Il te faut un dessin pour comprendre ?
http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2010/03/21/le-waterloo-des-republicains/
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Maintenant l’OCDE estime que pour 2010, 2011 et 2012 les dépenses publiques sociales de la Suède seront équivalents à respectivement 28,2%, 27,2% et 26,5% du PIB alors que les dépenses sociales aux USA (sous le très socialiste gvt. Obama) seront respectivement de 20,4%, 20,3% et 19,5% du PIB et que ceux du Canada ( sous le gvt. du « closet socialist » harper) seront stables à 19,3%

Vraiment David, tu dérailles complètement et tes propos sont ridicules

http://www.oecd-ilibrary.org/docserver/download/fulltext/5kg2d2d4pbf0.pdf?expires=1326766296&id=id&accname=guest&checksum=D880383F0E240C4C19B47AA82997F589

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