Printemps 2015 : plaidoyer pour une grève utile

À prendre connaissance du programme des grèves printanières, on peut penser que les étudiants, ou leurs associations, ont été endoctrinés par les syndicats de fonctionnaires, d’enseignants ou d’employés de la santé.

PolitiqueCe n’est pas une bête idée de faire grève au printemps. On garde l’été pour les vacances, et à l’automne on ne sait jamais quand l’hiver va vous tomber dessus. Mieux vaut donc une manifestation étudiante à l’arrivée des azalées.

On évoque cette année les «carrés rouges», dont le souvenir est encore vivace, pour annoncer que les affrontements seront sévères et longs, mais il ne faut pas oublier que Gabriel Nadeau-Dubois dirigeait à l’époque des troupes pour lesquelles les enjeux étaient personnels et cruciaux, les hausses de scolarité touchaient de près chacun des manifestants.

Cette fois-ci, le programme est plus abstrait : «l’austérité et les hydrocarbures.» On dira que l’austérité est une idéologie, mais la dette publique est une réalité et la frugalité n’a jamais tué personne. De plus, lutter contre l’austérité c’est accroître l’endettement, et donc faire le jeu des banques. Dénoncer les hydrocarbures ? C’est pratiquer le déni de notre civilisation industrielle : tous nos systèmes de transport (sur terre, mer et dans les airs) dépendent totalement de l’énergie fossile, sans compter que la majorité des Québécois rêvent de rouler en VUS qu’ils achètent nombreux. Don Quichotte n’est pas loin.

Faire grève est pourtant une initiative démocratique qu’on ne peut qu’applaudir, mais, quand on est étudiant, on ne fait pas grève par principe, on manifeste pour changer le monde. C’est ce qui agite les étudiants des États-Unis en ce moment, qui se rassemblent contre le racisme meurtrier.

Il me semble, à première vue, que la jeunesse du Québec ne manque pas de causes qui justifieraient de réclamer de profonds changements de la part des gouvernants. Des étudiants généreux pourraient voir dans le traitement des Amérindiens une situation inacceptable. Le sort inhumain que l’on réserve aux descendants des Premières nations, aux enfants et aux femmes autochtones particulièrement, doit être dénoncé. Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’en Syrie ou en Irak comme humanitaires pour tenter de pallier les souffrances, la pauvreté, l’analphabétisme et le mépris des femmes. Cela se passe tout près de nous, sur notre territoire, dans notre pays.

Autre suggestion : les étudiants ne sont-ils pas à la recherche de la vérité ? La majorité d’entre eux, que je sache, ne fréquente pas des écoles coraniques, hassidiques ou de la droite chrétienne — ils favorisent une philosophie de la raison, de la science et des humanités ! Or, le gouvernement du Canada, qui compte en son sein des créationnistes, a entrepris depuis plusieurs années de museler les scientifiques, de cacher des études et de restreindre la recherche environnementale, de détruire les outils statistiques du pays en édulcorant le questionnaire du recensement. Manifester contre le biais rétrograde du gouvernement Harper et affirmer la primauté de la science, ce serait aussi faire acte utile.

À prendre connaissance du programme des grèves printanières, on peut penser que les étudiants, ou leurs associations, ont été endoctrinés par les syndicats de fonctionnaires, d’enseignants ou d’employés de la santé, mais parler d’instrumentalisation serait céder à la théorie du complot. En fait, les thèmes de la grève de 2015 paraissent inspirés par les discours médiatiques. Les étudiants ne devraient-ils pas voir au-delà des manchettes ?

J’ai lu, ces jours-ci, comme plusieurs citoyens, les déclarations des leaders étudiants, et j’ai vu, au journal télé, une cohorte de garçons et filles qui avaient belle allure. Quelqu’un pourrait-il leur souffler à l’oreille que l’énergie qu’ils s’apprêtent à dépenser dans les rues serait mieux utilisée si, plutôt que de répéter les slogans gauchistes que l’on connaît par cœur, et qui ne changeront rien au bilan économique, ils se déclaraient par exemple opposés à la loi C-51 contre le terrorisme qui nous mène sur le chemin d’une dictature soft ou excédés par un Cabinet fédéral qui décidera du sort des condamnés comme le faisaient hier les empereurs ?

La grève annoncée pour ce printemps a le défaut d’être une vision provinciale, les étudiants ou leurs associations s’imaginent à tort que leur ennemi politique est à Québec. L’austérité est un mauvais moment à passer, Messieurs Parizeau et Bouchard nous ont imposé des coupes budgétaires bien avant Philippe Couillard. Et de leur côté, les hydrocarbures font partie du discours quotidien des écologistes, ils ne justifient pas une grève.

Par contre, le sort des Premières nations, la liberté de penser et de s’exprimer des Canadiens (que nous sommes toujours), devraient pouvoir alimenter les manifestations étudiantes qui seraient alors plus qu’une période de relâche à la fin d’un long hiver.

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51 commentaires
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la lutte contre l’austérité et la grève, d’autres points à aborder. Un autre points de vue sur les différents combats sociaux des québécois en matière de droits humains (les autochtones par exemple) ou bien les lois sur le terrorisme ou le bâillonnement et la suppression tranquille du corps scientifique canadien par le gouvernement Harper. Ces enjeux sont en effets considérables en ce concerne la protection du patrimoine scientifique et de la recherche, sur les droits humains non-respectés cher les premières nations ou bien l’intrusion de notre vie privée et la violation de nos droits civiques. Il demeure important de dire que la présente lutte sociale au Québec ne soit pas qu’étudiantes, bien heureusement. mais englobe plusieurs sphères de la société ,du peuple. Elle démontre une action complètement démocratique étant un peuple faisant entendre son message à «sa classe dirigeante» sont désaccord ainsi qu’une réforme politique et économique! Tous sont importants et doivent êtres portés à l’intérêts de chacun et qu’ensemble nous prenions la pleine conscience de nos besoins en tant que frères et soeurs. Rien ne sert de diminuer une cause et de dire que ceux-ci servent des objectifs trop provinciaux et pas assez globaux (fédéraux?). N’empêche que cette lutte aux hydrocarbures est principalement alimentées par les projets de pipelines veant de TRANSCANADA et EMBRIDGE faisant couler du PÉTROLE BRUT DES SABLES BITUMINEUX sur le territoire Canadien et finalement Québécois. Un projet de terminal pétrolier fût notamment suspendu grâce à la mobilisation de garderies de bélugas (si eux peuvent le faire, nous aussi) et de mobilisation citoyenne. Cela peu au moins raviver l’attention sur ces problèmes de sociétés qui ont tous un grand besoins d’être traités au plus vite. Lavons notre linge en famille et après on se fera des corvées entre voisins.

Grève…déjà là, en partant, ça a l’air d’une imposture.

Ce n’est pas une « grève » mais plutôt un BOYCOTT de cours dirigé par une poignée d’étudiants en sciences molles pas de maths principalement de l’UQUÀM qui ressemble de plus en lus au Secrétariat de Parti Communiste du Québec.

Dis moi pas que tu reviens à la vieille ancienne peur des COMMUNISTES, bouuuu à ce quej`ai peur.

Si vous consultez tous les dictionnaires, dans le as qui nous occupe le mot « grève » est inapproprié. L’étudiant n’est pas un employé rémunéré, n’est pas un employé de l’état, ne reçoit pas de salaire. « école buissonnière » ou « boycotte » seraient appropriés. Respectons notre langue qui nous est si chère… Merci

Vous avez consultés «tous» les dictionnaires? Vraiment? Si vous n’y avez pas trouvé de référence aux grèves étudiantes, vous avez peut-être un petit problème de lecture… Deux exemples, tirés des deux publications les plus courantes.

Extrait du Petit Robert 2013, p. 1187

2.Arrêt volontaire et collectif d’une activité, par revendication ou protestation. [italique] Grève des étudiants. Détenus qui se mettent en grève dans les prisons. [fin italique]

Larousse n’est pas en reste, sous la rubrique « Quelques grèves particulièrement marquantes »: http://goo.gl/H6YBMQ

« 1968 : dans la dynamique de l’agitation étudiante, à partir du 13 mai 1968, un mouvement sans précédent de grèves avec occupation se déclenche indépendamment des syndicats. En quelques jours, presque dix millions de grévistes paralysent complètement le pays. Une intense activité d’agitation, de discussion et d’organisation est partout à l’œuvre. Une négociation tripartite sur le modèle de celle de 1936 est mise en place par le gouvernement et aboutit aux accords de Grenelle. »

Oui, respectons notre langue. Et pour cela ne la triturons pas pour lui faire dire ce qu’on voudrait lui faire dire. Ne la transformons pas en novlangue.

C’est vrai qu’aucun étudiant ou élève du Québec n’a fait de grève par le passé. Le monsieur a raison. Les jeunes ne sont pas des employés de quiconque et ne peuvent donc pas faire la grève. Quelle ignorance !

C’est bien beau de respecter notre langue, mais il faudrait aussi se tirer du discours de langue de bois qui empêche justement cette magnifique langue d’évoluer. Après tout, ce sont nous et l’Histoire que nous créons qui affecte l’évolution du vocabulaire (sinon il n’y aurait jamais d’ajouts, de changements à la langue française et aux termes reconnus « officiellement », comme vous le prônez).

Ainsi, lorsqu’on parle de la grève étudiante, il ne s’agit pas de grève au sens traditionnel ni au sens juridique du terme puisqu’étudier n’est pas une activité salariée ni productrice. Cependant, on peut très bien considérer les étudiants comme des travailleurs en formation, donc leur grève serait un moyen de pression sur leurs futurs employeurs ainsi que sur l’État.

Derien.

C’ est pas mal tordu votre explication! Donc futur travailleur=syndiqué! Qui vous dit qu’ ils vont être syndiqué ou travailleur autonomeou entrepreneur ou travailleur non-syndiqué! C’ est vrai que les tordus qui ne veulent pas étudier et qui veulent absolument faire la MÉDIOCRATIE vont sans doute être syndiqué!

Vous devriez publier la liste des grèves étudiantes prévues ce printemps. Ça donne des bijoux du genre : manifestation féministe contre la brutalité policière…

Une grève contre l’austérité du Gouvernement Québeccois n’est pas bien pensée; nous oublione nos frères et soeurs des premières nations qui vivent dans une pauvreté honteuse. Nos syndicats sont devenus des mauvais conseillers pour les travailleurs de même que plusieurs groupes hauts placés de notre société. Le Gouvernement Fédéral est est la pire espèce jamais vu pour notre Canada.

Comment pouvez-vous prétendre avoir de la crédibilité quand vous commencez votre article par des grossièretés épouvantables comme « la frugalité n’a jamais tué persone »? La pauvreté TUE des milliers de personne chaque année, et non, je ne parle même pas des famines à l’autre bout du monde, on n’a pas besoin de sortir du Québec pour les trouver. Il y a plus de 10 ans d’espérance de vie de différence entre les quartiers les plus riches et ceux les plus pauvres seulement à Montréal! Dans la même ville! Les coûts sociaux économiques de la pauvreté sont faramineux, mais ce sont les programmes qui s’adressent justement aux plus pauvres qui sont coupés les premiers dans un contexte d’austérité.
La « frugalité », quand on a un bon emploi, ça veut dire qu’on ira probablement pas en vacances dans le sud cette année et qu’on cotisera pas au maximum à son REER. Mais cette même frugalité, quand on a rien, ça veut dire qu’on doit déménager avec nos trois enfants de notre petit 4½ miteux aux murs moisis vers un appartement plus petit parce qu’on peut plus le payer, ça veut dire que les enfants mangent des sandwich au beurre de pinottes pour dîner à l’école et que nous on mange rien du tout, ça veut dire qu’on doit appeler au Tim Horton pour dire qu’on se présentera pas à notre entrevue parce qu’on a pas le $&/?(% de 3,25$ pour prendre l’autobus.
Vos solutions économiques en sont qui exigent le sacrifice de tous ceux qui n’ont pas les deux pieds dans la « richesse collective » parce que vous n’êtes pas foutu de vous sortir le nez de vos propres privilèges pour constater leur réalité. Du monde qui travaille 2 jobs à temps plein plus une à temps partiel à torcher des toilettes et à tourner des boulettes pour, à la fin du mois, sauter quelques repas parce que sinon, ils ne pourront pas payer leur loyer le 1er, oui, ça fini par les TUER. Y’a aucune métaphore là dedans.

La « pauvreté » au canada et plus particulièrement au Québec est une industrie et florissante à part ça.

Depuis le temps que l’on englouti des sommes importantes pour l’enrayer et on ne l’a toujours pas paralysée ni même modérée. Rappelez-vous, on a même passé une loi contre la pauvreté… Ce

Je continue…: Ce qui est comme passer une loi contre la mauvaise température.

Tout développement économique au Québec est scruté par les terroristes Verts qui les refusent tous systématiquement ce qui, au final, ne fait qu’accroître l’indice du chômage et donc de la pauvreté. En écoutant les enverdeurs, nous choisissons d’être pauvres!

L’industrie de la pauvreté – car c’est une industrie – survit en faisant pleurer les gens ordinaires en leur exposant des chiffres effarants sur la « pauvreté des enfants ». Sauf qu’on oublie souvent que les parents de ces enfants pauvres n’ont pas toujours le sens du devoir et la nourriture passe souvent bien après les cigarettes et la loterie. C’est pratique, les organismes comme « les petits déjeuners »… on déresponsabilise les parents vis-à-vis leur rôle primaire de parents: nourrir, loger et vêtir convenablement leur progéniture. Ça fait bien de parler de pauvreté enfantine… les Québécois aiment pleurer et se « gratter le bobo »… on leur donne donc une bonne occasion d’avoir bonne conscience sans trop se faire achaler en faisant un petit don à la grosse machine Centraide, Vision Mondiale et autres (93 entrées dans les pages jaunes de l’annuaire).

Vous êtes-vous déjà fait approcher par un squeegee d’origine vietnamienne? Moi, pas. Pourquoi? Parce que les Vietnamiens, en grande majorité, tiennent l’éducation et l’éthique du travail en haute estime. Voilà pourquoi des Vietnamiens, souvent fils et filles de boat people ne se ramassent pas sur le BS alors que plein de Québécois en sont depuis des lustres.

“…les hausses de scolarité touchaient de près chacun des manifestants…” vous ne pouvez être plus au côté de la réalité. J’ai fais plusieurs visites lors des manifestations, j’ai 63 ans et suis psychologue industriel. Ce qui m’a amené à y faire des apparitions était justement pour savoir s’il s’agissait seulement de la question des “frais scolaires” puisque dans la foule démontrée aux médias il n’y avait pas que des “petits jeunots gâtés” mais beaucoup d’autres et certes la majorité d’assisté sociaux qui voulaient avoir plus d’argent, d’autres criaient plein poumon que les impôts étaient trop élevés, d’autres se plaignaient de leur pensions, d’autres du prix de l’essence, d’autres du manque de place à la garderie ainsi que l’annonce d’une période d’austérité etc etc etc

Cet amalgame de non satisfait pris de l’ampleur au fur et à mesure que le temps passait mais s’est estompé les policiers ont agis en véritables sauvages, mécréant, malfrats et truands contre les manifestants puisque les autres étaient toujours en queue de ligne pour quitter avant que le grabuge des petits “namis et suiveux (sic)” de Dubois commencent à faire de la casse.

“ils favorisent une philosophie de la raison, de la science et des humanités” oh please ! Give me a break here ! Il n’y avait rien de raisonnable si ce n’est que résonnable (sic). Dubois qui a déclaré en public et diffusé sur Radio-Canada disait que cassé des vitres au centre-ville ce n’est pas grave car les compagnies ont de l’argent… rien de moins. Raisonnable vous dites ? pour le “leader” des troupes.

Ça va être beau, ils se croient tous comme des Rambo de la construction ou la mentalité “touttt din bras, rien dans tête” règne. Rambo a mis les travailleurs de la Côte Nord à dos de toutes les entreprises qui feront tout pour ne pas les avoir sur les chantiers et ce pour un bon moment car les chantiers d’Hydro-Québec contrairement au discours de Rambo, est financé par l’ensemble des québécois et non par les gens de la construction de la Côte Nord dont la preuve évidente des abus tout azimut avait préséance sur le raisonnement.

En ce qui a trait à l’endoctrinement des étudiants pas les syndicats est manifeste, n’est pas notre zéro national et ancien président de la FTQ que l’on a vu à plusieurs reprises autour des Dubois et compagnies et voulaient même faire partie de la table ronde avec le gouvernement. N’ont ils pas repécher Dubois pour faire une recherche bidon sur l’historique des syndicats au Québec, une étude dont nous n’avons jamais vu la couleur d’ailleurs. Dans le monde du syndicalisme nous retrouvons surtout des personnes qui s’abreuvent de pouvoir par la force et sont d’un caractère narcissique peu enviable de petits anarchistes aux logements à 840$ par mois qu’ils ne payent pas, bien entendu et deviendront de petits barons locaux du futur.

@Jacques Godbout, d’ abord ce que les étudiants s’ apprêtent a faire n’ est pas une grève mais plutôt une MANIFESTATION! Une manifestation non pas contre l’ austérité mais contre la diminution des dépenses de l’ état pour en arriver a un déficit ZÉRO! Une manifestation contre les hydrocarbures!!! Mais de kessé ils parlent! Ce que nos étudiants en science molle en très grande majorité s’ apprêtent a faire, c’ est semer la zizanie dans nos institutions pendant 2 semaines sans avoir LA MAJORITÉ de leurs groupe puisqu’ ils sont TRÈS minoritaires dans leur association bidon qui ne respecte aucune règles de démocratie!!

Vous dites M. Godbout qu’ ils devraient s’ occupé plutôt des nations autocthones et ( sans rire ) de la liberté de penser et de s’ exprimer des Canadiens! Vous en avez fumé du très bon M.Godbout! Moi je vais vous le dire moi de quoi ils devraient s’ occuper nos chers étudiants qui veulent un petit congé ce printemps , ils devraient s’ occuper d’ étudier nos étudiants !!!! Quand on ne sait plus pourquoi on devrait manifester ; on fait ce pourquoi on veut devenir; c’ est a dire un citoyen a part entière prêt a travailler et a payer des impôts comme tous les contribuables avant eux!! Ça fera le niaisage on passe a un autre appel , les CONTRIBUABLES y en marre de ces enfantillages!!

Oh que vous me décevez Monsieur Godbout. Quelles que soient les étiquettes utilisées, les étudiants s’insurgent contre des gouvernements fédéral et provincial qui se sont donné pour mission de tuer la beauté du monde au nom d’une machine faite pour broyer ce qui nous reste d’humanité, y compris dans les dossiers que vous mentionnez. Je les admire et je marcherai avec eux. (Au cas où vous penseriez que je suis une pauvre petite étudiante instrumentalisée, je précise que j’ai 63 ans, que je n’ai jamais appartenu à un syndicat de ma vie et que j’ai fait carrière dans le secteur privé, y compris comme cadre supérieure dans le domaine des services financiers.)

Être de gauche à 20 ans, ça prouve que t’as du cœur. L’être encore passé 40 ans, ça prouve que t’as pas de tête.

– Clémenceau

@ François 1 : Commencez donc à donner votre vrai nom plutôt que vous cacher derrière un pseudonyme, ça ferait moins lâche.

Je pourrais le faire mais j’ai très…très peur de l’extrême violence dont je sais la gauche capable d’où mon instinct de survie (voir les manifs du printemps minable de 2012)!

»Gabriel Nadeau-Dubois dirigeait à l’époque des troupes pour lesquelles les enjeux étaient personnels et cruciaux »

On ne comprend toujours pas que la CLASSE n’avait pas de leader! Les journalistes ne sont vraiment pas habitués à des formes de démocratie autres que celle mené par un leader, ses moutons, et un papier de vote à chaque 4 ans.

Il y a tant à apprendre du modèle de démocratie qu’a mis de l’avant la CLASSE!

Ouais, mais un modèle nouveau de démocratie avec un leader insignifiant et son groupuscule de moutons et un quorum obtenu en catimini qui représente a peine 1% des membres touchés et qui en plus ordonne a ses moutons de défier des injonctions du tribunal! Ça les journalistes et pas seulement eux mais la population en général ne sont pas habitué a cela!!

J`ai savouré la lecture de votre blogue politique, les cotés positifs des manifestations étudiantes du fameux printemps passé, c`est que ça procuré beaucoup de travail à temps double aux policiers payé avec nos taxes, et créé 3 emploies pour les trois têtes dirigeantes de ces manifestations. A mon avis dans les urgences de faire des manifestations ce serait, premièrement combattre le gouvernement Harper qui est présentement à faire de Canada un copier coller des États-Unis, et ainsi nous mettre dans la mire des fabricants de zizanie, danger danger, sa dernière trouvaille, permettre aux citoyens de porter une arme pour se défendre contre les gros méchants qui peuvent nous attaquer, ça nous permettrait de tirer sur tout ce qui bougent et d`ancrer dans notre cerveau la paranoïa américaine. Nous sommes en 2015, et les moyens de communications nous permettent d`un click de rejoindre tous les habitants de la planète, mon rêve serait que une fois par année tous les humains de la planète à la même heure, à la même date, pourraient envoyer des messages et faire des manifestations devant chaque industries qui fabriquent des armements, pour dénoncer les fabricants d`armes, dénoncer les pays dit civilisés qui fournissent des armes afin de semer la division et permettre à des humains de s`entretuer, enfin, dénoncer les fabricants de guerres qui sont les pire ennemis de l`être humain sur terre.

A mon avis , vous n’ avez vraiment pas écouter la déclaration du premier ministre Harper! Je vous invite a l’ écouter et l’ écouter s’ il le faut plusieurs fois pour vous appercevoir que toute votre fabulation n’ a rien avoir avec ce que notre premier ministre a dit!!

Vous êtes dure à suivre M. Godbout. Vous dites que les étudiants devraient se mêler de leurs affaires. Que le pétrole ça ne les regarde pas, que les écologistes s’ent occupe. Les étudiants sont des citoyens M.Godbout. Les écologistes aussi. Je comprend que ça vous prend un »angle » d’attaque pour tenter de faire durer la compartimentalisation stricte des différents groupes qui forment la société. C’est comme ça qu’on pourra maintenir la structure de prise de décisions, aussi dysfonctionnelle sois-elle, qui pourra maintenir à la hausse la valeur de vos actions. Les citoyens informés et responsables sont ailleurs M.Godbout. Il y a une prise de conscience qui se généralise par rapport à la souffrance et la destruction qu’engendre ce système. L’èquité, le bien commun, l’ environnement, tout est interrelié. C’est la raison des alliances qui vous font si peur mais qui sont la clé des changements essentiels à notre épanouissement collectif. Robert Beaulieu

Bien qu’une hirondelle ne fasse pas le printemps tout comme une association étudiante ne représente pas tous les étudiants, il faut cependant noter que l’association étudiante du Vieux-Montréal parmi ses nombreuses considérations fait une « grève utile » notamment :

Considérations :

► Considérant que les projets de transport et d’extraction de pétrole passent sur des territoires non-cédés en les détruisant et menaçant directement les modes de vie traditionnels des communautés autochtones en continuant le processus colonial enclenché il y a plus de 500 ans ;

► Considérant le projet de loi fédéral C-51 qui s’attaque directement à nos libertés fondamentales telles que les libertés d’association et d’expression et que celui-ci cible directement les luttes sociales et écologiques ;

Propositions adoptées :

• Que l’AGECVM maintienne cette lutte dans une optique de solidarité avec les communautés
autochtones et des régions, principalement touchées par les projets d’extractivisme (sic) ;

• L’abandon du projet de loi fédéral C-51

(procès-verbal de l’assemblée générale du 5 mars 2015)

Aux nombres de fois que vous intervenez dans mes commentaires, quel est alors, votre compréhension de mon incompréhensibilité ?

J’essaie simplement de vous enseigner l’art de la logique, de la clarté et de la cohésion par mon lumineux exemple mais…bon…c’est pas donné à tout le monde de décoder même les choses les plus simples et les plus élémentaires…

J’attends de lire des pancartes portées par nos étudiants, disant: « Mort au pétrole: une hausse de la taxe sur l’essence de 40 cents le litre, maintenant! » mais je ne retiens pas mon souffle.
Ils écriront plutôt ce que leur dictent les militants syndicaux, enseignants par surcroît. Des indignés obéissants, c’est assez singulier.

Grève étudiante ??? Une vraie farce – et on parle de démocratie étudiante !! Si lors d’une élection on consultait seulement ceux qui sont favorables à un parti – comment appellerait-on ce sondage bidon – Et pour les associations étudiantes qui tiennent un vote de grève en finassant pour décourager ceux qui n’ont pas de temps à perdre à les entendre pérorer en sachant d’avance que la seule chose qu’ils veulent c’est de garder un petit noyau de traîne savattes qui sont toujours prêts à voter pour n’importe quoi !!!!

Donc, si je comprend bien, selon votre opinion, il y a des causes qui se valent plus que d’autres et que les étudiants et syndicalistes québécois devraient accepter sans broncher des mesures qu’ils trouvent injustifiées pour cause de « il y a pire que ça »? Si je suis votre logique impénétrable, il n’y aurait qu’une seule cause noble et ultime pour laquelle la population devrait se mobiliser, toutes les autres étant « moins pires »? Éclairez-nous, alors! Quelle est cette cause si noble que nous devrions tous défendre, selon votre humble avis?

Mon seul commentaire envers cet article est que la démagogie et les sophismes y sont les arguments principaux. Mais, à bien y penser, je vous suis très reconnaissante, à vous et votre dictature d’idées, car vous vous décrédibilisez vous-mêmes au regard de ceux qui réfléchissent réellement à ces enjeux et qui ont une position un peu plus nuancée.

Bonne journée et au plaisir de vous croiser dans une des nombreuses manifestations du printemps.

La CAUSE est simple ! Cessez de dépenser l’ argent qu’ on a pas ! Responsabiliser les citoyens pour les convaincre de s’ attaquer a la dette! De mettre en évidence les demandes exagérées de nos syndicats corporatistes capitalistes! De faire comprendre a nos environnementaleux leur manque de vision et qu’ ils se tirent dans le pieds en voulant protéger l’ environnement a OUTRANCE et par le fait même mettre un frein MAJEUR au développement de nos ressources!! Ça cÈ est une bonne cause!

L’ avenir des générations futures sans déficits par-dessus déficits! Ça cÈ est une CAUSE!

Tiens…les syndicaleux commencent déjà à « chooker »:

http://www.lapresse.ca/actualites/education/201503/17/01-4853151-les-syndicats-excluent-la-greve-illegale.php

Peut-être que le fait que la vaste majorité des Québécois en ont plein le « casse » des manifs de ces enfants gâtés de l’UQUÀM et du CEGEP du Vieux qui manifestent pour que l’on continue à les servir inconditionnellement mais qui n’ont JAMAIS PAYÉ pour ces services que nous n’avons plus les moyens de nous procurer y est pour quelque chose?

LONGUE VIE AU 1625 et à tous les carrés VERTS:

http://www.fondation1625.com/

Et vlan! Pour les markistes lénilistes de l’ UQAM, l’ ASSE et tous les 1% de petits baveux qui veulent foutre le bordel au Québec!

Évidemment, dans vos commentaires vous ne bavez pas, vous ne faites que des éloges … à l’austérité.

Ne vous attendez pas à une grande explication de ce Monsieur.

Tout au plus aurez-vous droit à une autre incohérence embarrassante.

Avant de considérer que personne ne se préoccupe du sort des autochtones, j’aimerais partager avec vous un extrait des revendications de mon association facultaire au sujet de cette grève : CONSIDÉRANT que la majorité du Québec est un territoire non-cédé, entendu un territoire volé aux peuples autochtones ;

«QUE l’AFÉA appelle à la convergence et à la solidarité avec les luttes autochtones ;
QUE l’AFÉA demande au gouvernement de revoir son mode de concertation avec les communautés autochtones concernant les projets de développement économique et industriel sur leurs territoires ;
QUE l’AFÉA dénonce le néocolonialisme du gouvernement.»

De plus, la lutte au hydrocarbure est maintenant un enjeu de l’avenir que nous, étudiants, désirons pour le Québec. Nous ne voulons pas justement de ce monde VUS polluant, mais espérons plutôt que les avancées technologiques fassent leur travail et nous proposent des véhicules écologiques (des vrais cette fois) et fiables. La technologie en est rendue là, à nous maintenant de voir ce que nous réserve ce futur qu’on peut encourager à arriver plus rapidement en bloquant ces projets qui seront désuets très prochainement et hautement nocifs pour notre environnement.

La lutte contre l’austérité, d’accord je vous l’accorde ça peut être qu’un mauvais moment à passer. Par contre, ce que nous revendiquons est davantage de répartit de la part de nos gouvernements. Une répartit qui au lieu de faire vivre des prisonniers à 100 000$ par année la tête (ce qui est beaucoup plus que plusieurs personnes qui n’ont jamais fait rien de mal) ferait réduire ce montant afin de redonner dans la société, dans les écoles, etc. C’est également une lutte pour faire comprendre (encore une fois, puisqu’il n’ont rien comprit encore) à notre cher gouvernement que le peuple ne se laissera pas berner comme cela. La petite poignée qu’il tente d’installer dans notre dos et qui semble avoir réussi avec certain, nous on en veut pas. On veut d’un gouvernement à l’écoute de la population et axé vers un futur plus vert, plus novateur et surtout, un gouvernement qui travail pour l’avenir du Québec en prenant en considération les désirs de ceux qui vont hériter de la province.

Allez dire ça sans rire dans une réunion a l’ hôtel de ville ou en commission parlementaire devant les citoyens payeurs de taxes qu’ ils ne sont pas chez eux et que leurs territoires qu’ ils possèdent en toute légalité, a été volé ( ou non cédé) par le gouvernement aux autocthones!
D’ abord faudrait faire la déffinition d’ un autocthone,; est-ce un métis ou un pure race! Et combien sont-ils? Pensez-vous sincèrement que la population du Québec va se promener dans la rue pour ça? Voyons donc! Je vous le dit plus un état ou une province est riche , plus elle peut donner des services a la population ; mais le contraire n’ est a mon humble avis impensable!!

Une partie n’a pas été retenue dans votre article : le déséquilibre fiscal et la perte de capitaux pour que tous fassent leur juste part. Depuis les années ’80, j’ai remarqué qu’on commençait à entretenir la dette monumentale et coïncidence, c’est depuis le libre-échange. Que pensez-vous des fermetures des petits commerces, victimes de la concurrence féroce que leur a livré les multinationales ? Ces petits commercants, comme la librairie au coin de la rue, paient leur juste part d’impôt. Qu’en est-il des grosses multinationales qui cachent leur gain dans des pays où ils ne paient pas d’impôts. Nous les encourageons en allant dans leurs commerces, mais eux, ne participent pas du tout à l’effort collectifs de acquis sociaux, comme la santé et l’éducation. Nous nous dirigeons tout droit vers l’époque des rois où les sujets peinaient à vivre pendant que les souverains vivaient dans l’opulence. Il ne sert à rien de dénigrer les fonctionnaires qui ont des fonds de pension. Il ne faut pas oublier qu’ils le remettent en dépensant et en payant des taxes et des impôts. La désinformation est une information incomplète. Regardons comment nous pouvons améliorer notre société sans tomber dans le gaspillage comme par le passé.

Les étudiants au Québec, enfin un certain nombre sont les seul a avoir une colonne vertébrale pour oser défie un gouvernement qui croit qu’il peu gouverner en despote.
Je dis bravo aux étudiants comparativement au peuple Québécois qui a voter pour un parti, engraisser par les petits amis qui veulent en fait, réduire le niveau de vie de la classe moyenne. Le seul groupe qui s’occupe présentement de revendiquer pour le peuple en générale se sont les étudiants, les autres ne pensent qu’a leur fond de pension et une majorité de Québécois ont peueueuere, Celui qui a écrit la chanson » ma gang de malade » aurait du écrire »ma gang de peureux ».

Est-ce que quelqu’un peut nous expliquer à quelles conditions les étudiants mettraient fin à leur soi-disant grève ? Nous savons qu’ils sont contre ce qu’ils appellent l’austérité et contre les hydrocarbures. Mais que veulent-ils exactement ? Que le gouvernement renonce à équilibrer son budget, que le Québec bloque tout transport d’hydrocarbures sur son territoire ? Normalement les travailleurs qui font une grève ont des demandes mesurables, ex. une augmentation de salaire de x % , mais c’est vraiment pas clair ce que les étudiants veulent.

Votre commentaire sur la grève utile est très interessant. Mais je trouve vos suggestions de causes de grève ne sont pas très inspirees.

Est-ce vraiment une grève pertinente que celle que nous vivons à l’instant ? Je me le demande.
Certains élèves diront que oui tandis que d’autres diront qu’ils aimeraient bien finir leur session. Les causes présentées par la grève existent depuis bien longtemps alors pourquoi faire la grève maintenant et ne pas manifester cet été ?
Il est primordial de se positionner devant l’utilisation des hydrocarbures mais contre l’austérité? Nous aimons bien nous indigner, nous les Québécois, mais il faut bien prendre l’argent quelque part. De meilleurs services demandent plus d’argent, il ne faut pas attendre que l’argent tombe des arbres!
Finalement, ne serait-il pas plus pertinent de manifester contre les cadres de l’université Laval qui se permettent des primes alors que le gouvernement impose des coupures drastiques en éducation?

C’est la grève, l’ébullition, la révolution sociale du printemps 2015. Ce moment de l’année est toujours un avènement de nouveauté, de changement. Cependant, je pense aussi que trop de causes sont mises en jeu, au grand risque de s’y perdre et de ne plus savoir pourquoi on milite, pourquoi on se rend dans les rues afin de crier notre désarroi. En passant par l’austérité jusqu’aux hydrocarbures, un vaste champ de problématiques tente d’être couvert, ce qui rend la résolution quasi impossible. Ainsi, cette révolution risque effectivement de « tourner en rond » puisque ce soulèvement veut résoudre trop de choses à la fois.
Sinon, à la limite, c’est devenu « tendance » de publier sur les réseaux sociaux des photos ou des vidéos des manifestations auxquelles on participe. Cela démontre qu’on a choisi le « bon côté » de l’opinion public en livrant une lutte contre l’enfer de l’inégalité dans laquelle notre société est plongée. Toutefois, plusieurs d’entre nous ne savent pas pourquoi ils manifestent, se contentant de saisir l’occasion de combler leur désir de se révolter contre le cadre imposé par notre société. Cela revient donc à un simple jeu d’exposition sur la toile, en publiant ces « selfies » dans les manifestations, à suivre un mouvement qui devient de plus en plus courant auprès des jeunes.

Je suis d’avis que la grève menée par un nombre important d’étudiants semble banale dans les circonstances. En effet, leurs revendications sont basées sur des sujets vagues concernant l’austérité et les hydrocarbures. Ce sont des sujets qui touchent en effet tout le monde puisqu’ils représentent le future économique et écologique de notre société. Les hydrocarbures constituent une ressource énergétique, mais c’est aussi un gaz à effet de serre, qui pourrait avoir des répercussions négatives sur notre planète. Par contre, est-ce qu’une manifestation étudiante est une bonne façon de se sortir de ce cercle vicieux ? Je ne crois pas, les étudiants se sentent concernés par un sujet qui ne les touche pas encore. Ces étudiants représentent seulement une toute petite partie de la population touchée par l’austérité. Le poids de leurs revendications n’est pas assez gros pour changer les habitudes écologiques du monde entier. De plus, l’impact qu’ils ont sur le gouvernement est minime et n’apportera pas de changements significatifs, comme le prouvent les évènements du printemps étudiant de 2012. On y remarque plutôt une envie de se chamailler et se bagarrer sur le dos de l’austérité. Il n’y a pas eu d’approches pour essayer de changer les choses de manière diplomatique. Les étudiants sont tout de suite passés par la manifestation et la grève dans les cégeps. Ces « carrés rouges » sont en minorité comme le démontre les résultats des votes dans les cégeps pour une grève générale, les établissements à Québec ont tous votés « non » à une grève générale. Ils veulent changer un monde qu’ils ne comprennent pas encore. Ce n’est pas une faiblesse au niveau du jugement ou un manque de culture, mais la cause est un manque d’expérience. Aussi, il y a un manque de respect envers l’autorité dans la manière donc les étudiants décident de faire passer leurs idées. Je comprends qu’il peut y avoir de la colère et une volonté immense de vouloir changer les choses, mais la violence n’est jamais la solution. En espérant, que le message de la majorité va leur faire comprendre que manifester n’est peut-être pas la meilleure solution dans ce cas-ci. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de changements à apporter dans notre société québécoise. On doit toutefois se rappeler que la dette est réelle et que l’austérité semble la solution la plus logique pour notre société.