Prix du groupe le plus prometteur: les jeunes députés péquistes

On commence à peine à s’en rendre compte. Et il a fallu que l’aîné, fort du recul de l’âge, en fasse la remarque, pour que l’évidence devienne visible.

PQ: une deuxième jeunesse? (Photo: Archives PQ)
PQ: une deuxième jeunesse? (Photo: Archives PQ)

Des les premières pages de son livre Pour un Québec souverain, Jacques Parizeau écrit:

Quant à l’idée que l’indépendance du Québec est celle d’une génération et qu’elle disparaîtra avec elle, notons que des 51 députés actuels du Parti québécois, 34, donc les deux tiers, ont été élus pour la première fois soit en 2007, soit en 2008.

(Transparence totale: à l’internaute égaré sur cette page, je dois rappeler que, bien qu’indépendantiste indépendant, j’ai conseillé deux PM péquistes et suis proche de cette famille politique, avec laquelle je me chicane amicalement assez souvent, mais qu’il m’arrive de conseiller.)

Parmi les nouvelles recrues, il y en a des moins jeunes, évidemment, comme Pierre Curzi, le député le plus populaire au Québec. Mais on assiste au Parti québécois à une véritable marée montante. Et il faut distinguer en leur sein ceux qui ont déjà de la bouteille et ceux qui se font encore les dents. Parmi les premiers, le leader parlementaire, Stéphane Bédard (41 ans), élu depuis 11 ans, encensé cette semaine par l’analyste du Soleil, Gilbert Lavoie.  Bédard suit les traces de son père, Marc-André, l’ex-ministre de la justice de René Lévesque. Vient ensuite l’ex-journaliste Bernard Drainville (46 ans), aux accents populo-pédagogue. Studieux et intense, il y a chez lui de la graine de chef (et il le sait). J’ajoute dans cette catégorie des « jeunes aguerris » Nicolas Girard (36 ans), à qui le chroniqueur Michel David donne un A pour sa performance dans l’affaire des places de garderies liées à des donateurs libéraux (mais qui est talonné par Françoise David dans sa circonscription de Gouin). Ceux-là sont déjà audibles, sur la place publique.

Puis il y a le second banc de jeunes prometteurs. Dans la blogosphère souverainiste (beaucoup plus active que la fédéraliste, mais ces derniers doivent être sur les sites boursiers) circule depuis quelques mois l’ABCD de la souveraineté, des vidéos où les jeunes indépendantistes défendent, à leur façon, leur option.

Le A est pour Jean-Martin Aussant, économiste qui fut VP de Morgan Stanley Capital à Londres pendant deux ans (prenez note de la filière britannique dans cette génération d’indépendantistes, comme chez Parizeau). On a remarqué Aussant à cause de son échange de propos inopportuns avec Nathalie Normandeau cette dernière session. Mais il a une façon de réinterpréter les raisons économiques de la souveraineté, loin des questions de gains ou de pertes à-la-Legault, mais plutôt en termes de choix de politique économique. Voir notamment ce récent texte. Le C est pour Alexandre Cloutier (32 ans). Il a fait sa maîtrise en droit international public à Cambridge et est de tous les débats internes qui concernent la stratégie constitutionnelle.

Parmi cette troupe de jeunes brillants, on compte Véronique Hivon, 39 ans, juriste,  formée en planification de politiques sociales à la London School of Economics (qu’est-ce que je vous disais, sur la filière britannique). Pascal Bérubé (34 ans), un idéateur-né. Le baraqué et combatif Stéphane Bergeron (44 ans), qui a fait ses classes au Bloc, l’économiste brillant mais encore politiquement vert  Nicolas Marceau (45 ans) et le pas toujours sous contrôle mais toujours énergique François Rebello (39 ans). Je ne les nomme pas tous (Martin Lemay, 45 ans, etc) mais je dois ajouter le brillant Bertrand Saint-Arnaud, ex-gagnant de Tous pour un (mais il est quinquagénaire: 51 ans).

Il y en a même qui ont 25 et 26 ans (et les paraissent): les députés de Masson, de Terrebonne et de Saint-Jean. Globalement, le fait qu’il reste trois ans au mandat Charest est une bénédiction pour plusieurs des précités. Ils doivent creuser leurs dossiers, polir leur approche, gérer leurs égos et étendre leurs réseaux. Mieux vaut les voir trébucher maintenant, alors qu’ils sont ministres fantômes. Cela fait moins mal.

Mais ce réservoir de talent est considérable. C’est le futur gouvernement du Québec qui se fait sous nos yeux. Une Pauline Marois au pouvoir pourra mêler plusieurs de ces forces montantes aux valeurs sûres que sont entre autres Louise Beaudoin ou Agnès Maltais et les compétences qui n’attendent qu’un ministère pour se déployer comme celles de l’expert en questions sociales et d’enfance Camil Bouchard et de Lisette Lapointe, maintenant sortie de l’ombre géante de son mari.

On voit, on entend pousser la vraie seconde génération de souverainistes. A quoi les reconnaît-on ? Je trace la ligne ici: il s’agit de ceux qui n’avaient pas droit de vote au référendum de 1980. C’est le groupe politique québécois le plus prometteur.

C’est la semaine des prix du Blogue.
Mardi:  Recrue de l’année: Amir Khadir
Mercredi: Pompière de l’année: Nathalie Normandeau
Jeudi: Prix du groupe le plus prometteur: les députés péquistes
Vendredi: Jean Charest, Prix du parlementaire s’étant le plus illustré hors-Québec
Lundi:  Pauline Marois: Prix de la Wonder Woman translucide

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De plus en plus, on a l’impression d’un gouvernement en attente. Le premier gouvernement Charest aurait aussi pu donner cette impression-là. Qu’on les aime ou pas, les Couillard, Séguin, Jérôme-Forget, Bellemarre semblaient vouloir « refaire » le Québec.
C’est probablement ce que je reproche le plus au PLQ de Jean Charest. Il a fait partir rapidement les plus idéalistes (Bellemarre, Séguin), bloqué le plus ambitieux (Couillard) et considérablement adouci la plus performante (Jérôme-Forget). Avec comme résultat qu’il n’a à peu près rien accompli de ses engagements.
Si ma mémoire est bonne, Duplessis avait fait exactement la même chose: s’allier à des idéalistes pour concevoir un programme qui attire les votes, puis les flusher après la première élection. Le PQ peut en rebuter plusieurs mais il n’agit pas comme ça.
Il est temps d’un peu de courage politique.

Dans la première version de ce billet, je notais que Jean-Martin Aussant avait été « un peu gauche dans son évocation de la québécitude de Michael Sabia ». Il m’a fait parvenir le verbatim de l’échange incriminé. Vous comprendrez pourquoi j’ai retiré la mention, mais il vaut la peine d’en discuter:

M. Aussant: Oui. Bien, disons que quelqu’un qui tente de vendre un fleuron montréalais à Toronto, ce n’est peut-être pas l’interprétation de tout le monde des intérêts du Québec. Moi, j’ai terminé. Je vais laisser la parole à mon collègue de La Prairie, si la commission…
M. Bachand (Outremont): M. le Président…
Le Président (M. Paquet): M. le ministre des Finances.
M. Bachand (Outremont): …si vous permettez, puisqu’il a peut-être terminé, mais au fond il a comme posé une question, moi, je pense, en tout respect pour… Je vois le président de la Caisse de dépôt réagir; je lui donnerais une minute pour réagir à ce caractère qu’il vient de… le député de Nicolet-Yamaska a tenté de faire.
Le Président (M. Paquet): M. Sabia.
M. Sabia (Michael): Oui. Je trouve ce caractère… Je trouve cette position un peu difficile d’accepter. Peut-être ce n’est pas bien connu, mais, il y a presque 100 ans, mon grand-père est arrivé ici, à Montréal, d’Italie avec rien, rien dans les mains, rien. Il a établi, il a demeuré ici, il a travaillé. Et il a demeuré pourquoi? Parce qu’il était convaincu que le Québec est une société ouverte. Et mon grand-père et ma mère avaient exactement la même perception, et j’ai grandi avec ces idées, j’ai grandi avec une compréhension de l’importance, par exemple, de tous les changements implantés par M. Lesage, parce que c’était quelque chose d’énormément important dans ma famille, mon grand-père, ma mère, d’autres.
Donc, je ne vais pas accepter, je ne vais pas accepter votre position, parce que j’ai une compréhension du Québec, j’ai choisi le Québec, j’ai décidé de travailler ici avec beaucoup d’autres opportunités en Europe, aux États-Unis, en Asie, mais j’ai décidé de demeurer ici pour essayer de rendre service à une institution qui est importante.

M. Aussant ajoute ce commentaire de mise en contexte:
Suite à mon commentaire somme toute bénin, le ministre des finances a donné un léger coup de coude à Michael Sabia pour qu’il réagisse. Il s’est alors mis à discourir sur son grand-père. Ils venaient de trouver la brèche qu’ils cherchaient…

Cela ressemble un peu à la réplique de Christine Saint-Pierre à la question anodine de Pierre Curzi sur la ministre Weill. Il semble y avoir une stratégie de communication libérale pour piéger les députés péquistes et tenter de les dépeindre comme intolérants.

Cette nomenclature des jeunes députés péquistes avec un potentiel prometteur est très intéressante et ce qui est impressionnant est cette force méconnue de l’équipe économique avec les Aussant , Marceau , Rébello , Cloutier et autres qui sauront redonner beaucoup de poids dans une future équipe au pouvoir ! Vous auriez pu en donner d’autres tels Sylvain Gaudreau , Monique Richard et Marie Malavoy qui ajoute une expérience intéressante .
Si durant la première année du gouvernement Charest qui fut si misérable , imaginons ce que la vie de ce gouvernement deviendra au fil du temps alors que ces jeunes loups accumulent une expérience parlementaire et politique et durant lequel Jean Charest se noit dans les scandales et dans le refus d’une enquête publique et qu’il aura le culot de venir piger dans nos poches avec des augmentations de taxes et tarifications de toutes sortes alors que les travaux d’infrastructures sont surfacturés a plus de 30% ! Le purgatoire risque de s’accenuer pour Jean Charest….

» Je trace la ligne ici: il s’agit de ceux qui n’avaient pas droit de vote au référendum de 1980. »

Certains n’étaient pas né!!!!

” Je trace la ligne ici: il s’agit de ceux qui n’avaient pas droit de vote au référendum de 1980.”

Certains n’étaient pas nés!!!!

Les informations présentées ici par M. Lisée sont certes justes en elles-même, mais eles constituent néanmoins un sophisme bien présenté (nous connaissons tous ses talents de « spin doctor »)! Prétendre que le projet politique de réaliser la souveraineté du Québec se porte bien dans l’opinion publique parce que le PQ a fait élire une forte proportion de nouveaux députés ou parce qu’il compte de nombreux jeunes talentueux est à la limite du jovialisme. Tant mieux pour cette formation politique si elle sait dénicher plusieurs jeunes loups talentueux. Mais ce qui compte vraiment c’est de savoir s’ils sont représentatifs de la mouvance populaire. Le véritable test n’est donc pas celui de gagner une élection uninominale à un tour, mais plutôt celui de susciter un appui non seulement soutenu et durable, mais surtout en croissance à la souveraineté. Or, celui-ci n’a guère dépassé les 40-quelques % depuis longtemps… lorsqu’il n’est pas dans les 30-quelques %. Voilà le véritable indicateur qui déterminera si le projet souverainiste sera celui d’une seule génération ou s’il sera durable.

D’après vous, lequel serait le dauphin naturel?
J’en vois deux drôlement intéressés: Drainville et Rebello.
J’aimerais voir Rebello en concurrence avec un autre que Drainville- comme le jeune Cloutier du Saguenay…ou- pourquoi pas- un de mes petits fils !!!,,,un jour

1. Pauline Marois n’a pas ce qu’il faut pour être première ministre. Il lui manque cette émotion qui doit transcender dans les discours pour faire vibrer les québécois. Elle a de plus un passé pas toujours golrieux, notamment quand elle a été ministre des finances (son ministère a relancé Vincent Lacroix par une subvention de 1 million de dollars) et ministre de l’éducation (elle a créé la réforme et elle ne veut pas la jeter à la poubelle comme l’a fait la Suisse; elle est responsable du nivelage par le bas en éducation. Le gouvernement péquiste dont elle faisait partie a aboli les cours d’histoire). De plus. elle était d’accord avec sa grande amie Louise Harel (qui n’est certes pas la mienne) pour les fusions forcées, dossier qui m’a fait abandonner le PQ qui a alors trahi ma confiance. Elle garde une allégeance trop à gauche (elle est pour une fonction publique forte et nombreuse et elle garde le SPQ libre (de style communiste). Je ne crois pas en elle et je ne l’appuierai pas.

Les jeunes vont-ils changer quelque chose à ce discours? Permettez-moi d’en douter puisque Nicolas Marceau s’est empressé, après son élection, de jurer sa foi en une fonction publique nombreuse. Que fera le PQ avec le déficit, le 43% de gens qui ne payent pas d’impôt, les impôts trop élevés pour la classe moyenne, les BS aptes à travailler? Quels projets ont-ils pour un Québec indépendant (je ne veux pas de demande d’acte de foi. Les fusions forcées ont refroidi mon ardeur.)? Quel sera le rôle de l’état dans un gouvernement péquiste? Gouvernemaman ou liberté de choix pour les citoyens? Le contrôle gouvernemental ou la liberté de décision? Quel sera le rôle du gouvernement dans un pays indépendant? Je ne veux pas d’un pays qui gère ma vie au quart de tour et ne me laisse aucune latitude.

De ces réponses dépendra notre choix vis-à-vis le pays. Je ne me laisserai plus emplir par des paroles vides. Il faut des engagements écrits que ne pourront pas défaire les membres du PQ qui font partie de la gaugoche du parti.

Et je répète que Pauline Marois n’allume pas les passions, tout comme Duceppe d’ailleurs qui se présente comme le défenseur des valeurs québécoises, rôle qu’il se donne et que je ne lui reconnait pas.

Par effet de repoussoir, Charest et son équipe font dans la catégorie de petits gérants d’estrade.

Une grosse cuvée: une douzaine de jeunes et brillants députés, dont un de 51 ans, sont sur la liste . Pas facile de distinguer les jeunes des plus âgés: la ligne de partage semble être 40 ans. Martin Lemay (45 ans) en fait partie sans qu’on ne sache pourquoi. Avec des salutions aux « valeurs sûres »:les Curzi, Drainville (un futur chef) Maltais, Baudouin, Bouchard et Lapointe.Une façon pour LIsée qui se présente comme proche du PQ de conserver ou de se faire des amis.

Je veux bien qu’on évalue le travail de nos députés en leur accordant des notes.

Encore faudrait-il que les évaluateurs nous disent ce que sont leurs critères s’ils veulent qu’on les prenne au sérieux.

Il serait aussi bon que les députés eux-mêmes en soient informés pour qu’ils puissent savoir sur quoi ils seront évalués.

C’est fondamental. Alors les évaluateurs ne le font-ils pas ?

«Pauline Marois n’a pas ce qu’il faut pour être première ministre. Il lui manque cette émotion qui doit transcender dans les discours pour faire vibrer les québécois.» >> Remidan
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C’est vrai que comparé à madame Marois, Charest est un « passionario » qui soulève la ferveur des foules et l’entraîne aveuglément avec lui.

Personne ne sait où, mais qu’importe : il a du feu dans son âme « québécoise » et il crée la vérité selon ses besoins !

quand un croyant cesse de croire à cause d’une erreur de parcours- comme les fusions- sa foi n’était pas profonde.

Intéressant billet, autant pour ce et ceux qu’il nomme que pour ce et ceux qu’il ne nomme pas 😉
Quoi qu’il en soit, sur le fond je suis du même avis. Il y a une relève importante qui se prépare au PQ et c’est important de le souligner.
Un petit coup d’oeil en arrière et on réfléchit aux raisons de l’échec d’André Boisclair qui devait, théoriquement, représenter exactement cela: la relève. Je me pose bien des questions sur les raisons de cet échec. Sans avoir toutes les réponses…
Un coup d’oeil vers l’avenir et je vois le prochain Congrès du PQ (en 2011) comme ce qui devrait être, finalement, le moment fort d’un changement de garde au sein du PQ. Un autre signe qui ne trompe pas: dans ma région (Montréal) la très grande majorité des présidents de circonscription ont moins de 40 ans.

Certainement une très belle relève souverainiste.Est.ce qu’un grand chef peut éclore de cette relève?Car il me semble que le Québec serait dû pour un grand discours,celui que l’on n’oublie pas ,qui nous secourait collectivement et ferait peur aux fédéralistes et du coup ferait trembler les Canadians!

Ce gouvernement en devenir me fait de plus en plus penser au super gouvernement de René Lévesque en 76. Ça promet, c’est plein d’espoir et, enfin, on pourra dire que le Québec se remet en marche. Vivement la prochaine élection.

Un beau mélange d’expérience, de jeunesse, de formation, de calme et d’enthousiasme au PQ sous une direction éclairée.

Champion pour gagner la prochaine élection !

Et combien de vos Jeunes Turcs ont parlé de souveraineté? Y’a 101 députés souverainistes au Québec sur 200 (ben oui, on a la majorité!). C’est qui le dernier qui a fait un discours sur la souveraineté? Un discours qui a marqué. Qui a fait la manchette.
La dernière fois que j’ai entendu parler souveraineté c’est à TLMP il y a deux ans. Facal,
qui n’est plus député évidemment, avait planté Micheal Fortier. Depuis, pu un mot sur la game. Au PQ et au Bloc, la souveraineté c’est un mot défendu.

Ils seront au pouvoir juste à temps pour participer aux cérémonies d’ouverture du MUHC de Montreal et recueillir les « bloody well done » pour le « good work » de leurs aînés.

Monsieur Lisée,

J’aime beaucoup la facon dont monsieur Aussant développe son argumentaire.

Ces arguments non-linguistiques et non-ethniques on plus de chance de rejoindre toute la population du Québec.

Il y a clairement un fracture idéologique au Canada présentement, je ne sais pas si elle se situe vraiment à la frontière Quebec-Ontatrio mais le fait est que les priorité serait différentes si l’alignement politique ne serait pas celui qui persiste présentement.

On a connu les conditions gagnantes de Bouchard, ensuite le 1000 jours avant la souveraineté de Landry, suivi du coffre à outils de Boisclair, suivi de la conversation nationale de Marois.

M. Lisée n’est certainement pas étranger à ces beaux slogans, maintenant il nous sort le »groupe le plus prometteur de jeunes députés ».

Impressionnant n’est-ce pas ? On a tout inventé au Québec: de capitale nationale en passant par Assemblée nationale, minorité nationale, parcs nationaux, etc etc tous inventés par le PQ assoiffé d’un »vrai pays » et comme ils sont incapables de le réaliser, ils s’inventent des beaux slogans pour nous faire croire que le Grand Soir est proche.

@ Raymond Campagna : Je ne suis pas pour Charest que je considère comme un bluffeur ey comme quelqu’un qui a trompé les gens avec ses défusions ratées. Il a exigé le vote de 60% des gens inscrits sur la liste référendaire pour que le vote sur la défusion compte. Si on exigeait le même pourcentage au provincial, le gouvernement de Charest serait illégal.Je ne voterai pas pour la Pauline. J’aurais peur d’un autre coup de force comme en 2000 ou d’une autre réforme scolaire qui conduit nos enfants à la faillite scolaire. Je vais continuer à voter pour l’ADQ, n’en vous déplaise.

@ Yves Graton : Qui êtes-vous pour juger de ma foi souverainiste? Il y a une distinction à faire entre la ferveur indépendantiste et la soumission à un parti politique qui a peut-être fait une erreur de parcours mais qui n’a pas daigné s’excuser auprès des citoyens lésés par les fusions forcées. Je crois toujours à l’indépendance, mais je ne crois plus au porteur du ballon. Je garde ma liberté d’expression et de décision et je ne suivrai plus un parti politique comme un petit chien dont on veut le vote pour prendre le pouvoir et augmenter sa gloriole et qu’on rejette quand on a le pouvoir entre les mains.

Si le PQ avait réellement respecté les québécois, il aurait demandé aux citoyens de décider par référendum le type de ville qu’ils voulaient et non pas l’imposer par la force. Si on dit que l’on respecte le citoyen, il faut que les gestes que l’on pose soient dans ce sens.

Je crois que tous ces jeunes députés péquistes- très talentueux- sont à la recherche d’un leader:
ils en ont perdu un lors du départ de François Legault.

Quand un francais ecrit le mot ‘prometteur’, il est, d’apres ce que je connais des francais, tout a fait sarcastique, sans le savoir, n’est-ce pas ?

Qu’on me donne un gouvernement responsable qui est capable de diminuer la dette en ne comptant pas sur la péréquation, qu’on me sorte la Marois de la chefferie et qu’on me ramène Facal, et je voterai certainement pour le PQ!

Remarquez: je n’ai d’allégeance prédéfinie pour aucun parti. Et la mièvrerie complaisante mollassone libérale à la Charest me déplait fabuleusement. Sans compter ses candidats vedettes tous muselés ou castrés, et l’imbuvable réforme routière castrante de la ministre Boulet.

Mais j’ai encore sérieusement de travers les fameux «incitatifs à la réussite» de la Marois à la fin des années 90 et qui auront servi de derniers clous au cercueil de mes études déjà sérieusement compromises par ma situation financière de l’époque. Je visais astronome.
J’ai aujourd’hui 34 ans, et dégouté de mes divers boulots abrutisssants de «shop» je tente un retour aux études, même si ma situation financière est aussi boiteuse qu’à l’époque… C’est vous dire comme je la déteste!

De plus, je n’ai pas encaissé le tollé opportuniste encourant la reconstitution de la bataille des plaines, les menaces d’émeutes de Falardeau, et les hurlements de bonheur à la lecture du manifeste terroriste du FLQ cet été à Québec. Tout ça puait le fanatisme.

Dites-vous que j’ai voté OUI en 95…

Effectivement il y a une belle relève au PQ. J’ai assisté à une soirée avec le groupe ABCD (Aussant,Bergeron,Cloutier,Draiville). Beaucoup de potentiel. Je ne suis pas cependant très enthousiasmé par le leadership du parti.

Ça fait 45 ans qu’il y a des « jeunes députés prometteurs » au Parti québécois (comme dans tous les partis d’ailleurs…) et regardez où ças les a menés: nulle part! C’est une toune redondante.

Certains nouveaux arrivent et d’autres s’en vont. C’est la vie et tous les fumeux artifices que tente de développer Monsieur Lisée pour donner un semblant d’ardeur au mouvement séparatiste québécois tombent totalement à plat. L’Option végète à 35%-40% et est même en nette régression car un vote pour le P.Q. ne veut plus dire un vote pour la séparation, surtout depuis que ce parti a vilement trahi l’idéal de René Lévesque.

«(…)un vote pour le P.Q. ne veut plus dire un vote pour la séparation, surtout depuis que ce parti a vilement trahi l’idéal de René Lévesque.» >>françois1

L’idéal de René Lévesque, c’était la souveraineté-association qu’il a proposé de négocier au référendum de 1980.

Où est donc la « vile trahison » ?

Il faut voir la démarche des Québécois comme une progression… (1980 oui 40%) (1995 oui 49,4%) Un peuple est l’ensemble de ses individus et comparable à chacun. Comme un enfant il mature avant de devenir autonome et être responsable de lui-même. Le peuple Québécois est maintenant adulte, instuit, capable de s’auto déterminer. La souveraineté est l’aboutissement, bien normale, d’un long processus et c’est notre jeunesse qui accomplira le départ, non pas un divorce mais une prise en charge bien mérité. Lorsque nous quittons la maison, nous restons en bon terme avec nos parents et assumons nos choix! Il ne reste qu’à entrainer avec nous les nouveaux arrivants, dans une culture commune, à s’enrichir avec l’interculturalisme, non le multiculturalisme…

Un peu tard… Le temps de visionner calmement cet important début…

1.- Il n’ont pu trouver une Dame dont le nom débutait par E ABCD-E Dommage!

Mais qu’il est bon de réentendre de la passion inhérente à tout projet.

2.- A quelques moments Alexandre Cloutier affichait la même gestuelle que René Levesque, je fût très surprise. Cet homme est un bon communicateur, d’une belle simplicité.

Je me rends au second orateur. J’aime la fraicheur de la jeunesse. Je souhaites que ce sera moins un message anti-fédéral mais pro-provincial qu’on entendera de leurs bouche! Sans trop profiter des manoeuvres des publicitaires pour influencer, ni tenter de convaincre en martellant d’arguments, y aura t’il le bon sens de la reconnaissance de notre distinguée distinction qui touchera l’émotion et la raison?

3.- Monsieur Aussant, il est vrai qu’il porte un dossier important… Abattre les arguements de terreurs fédéralistes et, bonne observation, que de nature économiques. C’est bon de savoir que le pays du Québec se classe dans les 10 premiers… On confirmera avec nos grands économistes de La Presse et du Journal et on les fera débattre jusqu’à vérité. Car ces derniers aiment avancer leurs chiffres mais peu les débattres, les comparer honnêtement…
2 Arguments me viennent en tête et jamais j’entendais de réponses claires pour eux: Nos fonctionnaires Fédéraux, ils feront quoi? Les pensions fédérales de vieilles, que de vieillard ont été effrayés avec trop peu d’assurance…
Malheureusement, M. Aussant, je ne peux le regarder avec grand plaisir. La mode de ce genre de lunettes n’est pas pour moi comme interlo, essayez d’y voir quelque chose, quelque chose d’aussi beau que l’expression visuelle!!!

L’enlignement des points présentés était intéressant.

5.- Yves-François Blanchet, tel qu’il l’a dit, je crois que malheureusement ses sujets et son texte lui ont étés désignés… Il sent beaucoup le monde des affaires, cocktail, table de décision et beau discours… On verra le temps, ou il se situera dans la politique! Il semble quand même avoir de l’histoire dans le parti, jusqu’aux Bordels avec l’Orateur..mmm.

6.- Enfin, je n’avais jamais eût la chance d’entendre M. Drainville. Un plaisir! Dans les premiers contacts, mon copain du midi à M. Proulx, l’avait violemment gifflé sans que j’en comprenne le sens. (Peut-être règlement de compte du monde des médias?) Bref, j’ai pris ma radio et je l’avais lancé dans propre escaliers….

Il a parlé d’histoire en l’insérant avec la géographie et l’actuelle de façon très élégante. Fils d’agriculteur.. parlez-nous de nos racines! Souvent il nous amène à se propulser dans une vision d’avenir. Imaginez, imaginez .. nous invite-t’il! Très convaincant dans son partage de passion. Bravo. Qu’il prenne soin de santé, il semble pédaler trop vite ou.. mal!

Donc, je suis super contente d’avoir entendu ces jeunes que je ne connaissais peu ou pas et de revoir le discours souverainiste prendre pieds.
Mais le féminin m’a manqué… M. Curzi, Mme Beaudoin pourquoi ne pas faire temporairement un parti avec une tête bi-céphale. S’il n’y pas de Gouverne, je trouves ça sympa et ça peut rallier solidement 2x plus de membres haha!!!

Si j’ai bien trier mon courrier, je ne me souviens pas que le PQ m’aille expédier ces gentilles conférences!

M. Lisé, si on écrit sur votre blogue, c’est que l’homme nous intéresse. Alors, j’avoue, depuis plusieurs années, je vous voie chef du PQ le temps de mener la Souveraineté. Par contre, je n’ai jamais vu vos qualités d’orateur devant un auditoire souverainiste. Trop rationel?? Langue trop pointue???? Charisme?? Avec la qualité de vos idées, pensées, analyses vous auriez mon vote et j’en trouverais bien un autre!

Bon Matin!

@ Raymond Campagna:

« Où est donc la “vile trahison” ? »

L’article premier, Raymond.

L’ARTICLE PREMIER bordel!

Et personne du camp séparatiste n’a réagi.

PERSONNE!

Faut le faire…

Reviendront au moment opportun Facal, Legault, et
Legendre. Ces derniers sont essentiels, à mon avis, pour stimuler l’une des branches faible dans la prise de décision l’électorat: le monde des affaires. Quand la force de ce moteur prendra la bonne direction, l’apect frileux des peurs économiques y prendrait une belle source de confiance!

Les 2 parties du cerveau rationel et émotif se doivent d’être imbriqués parfaitement? La ferveur est une chose, la bonne planification en est une autre…

Pardonnez mes fautes d’orthographes svp, je voudrais pas qu’elles empêchent mon expression.