Quand les brutes parlent de dette, c’est pas net !

L’économiste Mathieu Laberge écrit régulièrement des études pour le très conservateur Institut économique de Montréal.  Je vais d’abord citer ce qu’il disait dans une récente entrevue :

« Si vous voulez faire peur à vos enfants, prenez la dette brute par habitant, elle ne tient pas compte de la capacité de payer, ni des actifs du gouvernement. »

Faire peur aux enfants... que nous sommes ?
Faire peur aux enfants... que nous sommes ?

Or voilà précisément ce que vient de faire, dans un document honteux, le ministère québécois des Finances. Utilisant des chiffres de l’OCDE sur la dette brute des pays, et comparant ce chiffre bonhomme-sept-heures à la richesse globale de chaque pays (le PIB), le document offre cette conclusion :

« Avec un ratio de 94,0 %, le Québec se classe au 5e rang par rapport aux pays de l’OCDE, après le Japon, l’Italie, la Grèce et l’Islande. La dette du Québec est plus élevée que celle du Canada, des États-Unis et de la moyenne des pays de l’OCDE (78,4 %). »

Voilà la seule comparaison internationale utilisée dans le document. La dette brute. Elle permet de dire que le Québec est un cancre, une des nations les plus endettées au monde. Dans le même groupe que la Grèce, dont l’endettement risque de plonger l’Europe tout entière dans la crise. Quand on nous dit qu’on est nul, on n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Mais pourquoi ce chiffre, de la dette brute, est-il si trompeur ? Stéphane Gobeil qui, comme ex-conseiller de Gilles Duceppe, a suivi ce dossier pendant dix ans, répond à la question dans un texte légitimement furieux, publié sur Cyberpresse :

« Indiquer la dette brute d’un pays sans offrir le portrait global, ça n’a aucun sens. La Norvège, par exemple, avait une dette brute à 56 % de son PIB en 2008. Mais elle avait aussi accumulé une cagnotte de plusieurs centaines de milliards, ce qui fait qu’en réalité, la dette nette de la Norvège est à moins 125 % de son PIB.

Pour prendre un autre exemple, imaginons que Jean a contracté une dette de 50 000 $ et qu’il en gagne autant par année. On dira qu’il a une dette brute à 100 % de son revenu, ce qui semble inquiétant. Sauf que dans son compte en banque, Jean a 40 000 $. Sa dette nette, de 10 000 $, est donc à 20 % de son revenu.

Pourquoi le ministère des Finances agit ainsi ? C’est bien simple, en prenant en compte la dette nette, impossible de faire peur au monde, car le portrait change complètement. En 2008, la dette nette était, selon mes calculs, à 43 % du PIB, le Québec se situant alors au 11e rang, tout juste au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. »

Dette: Le Québec proche de la moyenne des pays industrialisés ! Cela fait effectivement moins peur que la manchette obtenue plus tôt cette semaine par le ministère des Finances. L’OCDE, qui n’a pas pour mandat d’effrayer le public, publie de toute évidence les deux tableaux :  ce que les pays doivent (la dette brute) et ce que les pays devraient s’ils vendaient leurs actifs (la dette nette). Ce blogue ayant un objectif de service public, je me fais un plaisir d’offrir aux statisticiens des Finances le lien internet qui mène aux deux tableaux (32 et 33).

Je les renverrai aussi à un document pas si vieux, de 2005, du groupe d’économiste  du CIRANO. On y lisait :

« La dette de l’ensemble des gouvernements au Québec est comparable aux données publiées par l’OCDE, le Québec se situe près de la moyenne de l’OCDE et au sein d’un groupe de pays incluant l’Espagne, la France, les Pays-Bas, les États-Unis, l’Autriche et l’Allemagne. […] La bonne position relative du Canada (et du Québec) dans ce classement international est en fort contraste avec la situation qui prévalait au début des années 1990. »

Un des auteurs du document est Claude Montmarquette, soit un des quatre économistes conseils du ministre des Finances. Il aurait pu, lui, expliquer aux auteurs du document ce qu’est la dette nette, puisque c’est celle qu’il a utilisée pour comparer le Québec aux pays de l’OCDE. On pourrait dire que ces chiffres de 2005 ne reflètent pas la situation de 2010. En effet, l’endettement des autres pays de l’OCDE, et de nos voisins ontarien et américain, est beaucoup plus forte que la nôtre en 2009 et 2010. Permettez -moi de citer encore Stéphane Gobeil :

« Selon l’OCDE, en 2010, l’endettement net des États-Unis atteindra 65 % de son PIB, une augmentation de 38 %. Au Royaume-Uni, la dette nette aura augmenté de 79 % en deux ans et en Irlande de 90 % ! […] Dernière remarque à propos des comparaisons Québec – Ontario. Au cours des 5 prochaines années, il est prévu que l’Ontario cumule les déficits à hauteur de 100 milliards de dollars, dont 25 milliards pour la seule année  2009-2010. La dette ontarienne atteindrait alors 277 milliards.»

J’ajoute une dernière remarque sur ce point. Si, comme je le propose depuis quelques années, on permettait à notre principal actif, Hydro-Québec, d’augmenter ses tarifs au niveau de ceux de l’Ontario (tout en redonnant ces revenus supplémentaires aux citoyens sous forme de baisses d’impôts et d’augmentations de prestations), cela augmenterait la valeur d’Hydro-Québec de façon telle que la dette nette du Québec serait de… zéro dollar !

Pour effrayer le contribuable: affaiblir la position historique du Québec

Ce n’est pas tout. Pour comparer la dette du Québec à celle de pays souverains membres de l’OCDE, on doit évidemment estimer quelle serait la part de la dette canadienne que le Québec devrait assumer. Même principe : on ne peut dissocier la dette des actifs. Bref, si le Québec doit assumer sa part de la dette canadienne, il doit aussi obtenir une part équivalente de tout ce que possède l’État canadien.

En 1990, la commission Bélanger-Campeau avait établi à 18,5 % la part des actifs canadiens présents sur le territoire canadien. Donc, la part équivalente de la dette qui revient au Québec devrait être le même. Cette proportion a été réitérée en 1992 par de nouvelles études sous le gouvernement Bourassa, puis en 1995 par d’autres sous le gouvernement Parizeau.

Or voici que, dans sa campagne de peur, le ministère des Finances modifie dans un document officiel cette proportion et applique la part québécoise de la population canadienne, soit 23,3 %.   De combien ce changement de calcul (4,8 points de pourcentage de plus) augmente-t-il la dette du Québec ? De 25,3 milliards de dollars !

(Ajout:) D’autres économistes ont, au cours des années, du faire ces calculs. Voici ce qu’en dit un document conjoint Desjardins/Cirano de 2006:

La dette du Québec est calculée à partir de la dette du gouvernement du Québec à laquelle on ajoute la part du Québec de la dette du gouvernement fédéral. La quote-part du Québec de la dette fédérale est estimée entre 16 % et 24 % avec une cible à 20 %.

Bref, le document des Finances a délibérément utilisé le haut de la fourchette pour noircir le portrait. (Fin de l’Ajout)

Il ne fait aucun doute que si on devait un jour négocier la dette d’un Québec souverain, les négociateurs canadiens utiliseraient le document des Finances comme preuve que le chiffre de 18,5% est trop bas, donc pour affaiblir la position québécoise. J’aimerais voir les auteurs du document répliquer alors qu’ils réclament en échange 4,8 % des actifs canadiens qui ne sont pas sur le territoire québécois. Une partie des Rocheuses ? Les ambassades canadiennes en Europe ? Les sous-marins ?  (Surtout pas !)

D’autres entourloupes

Vous le savez déjà, il y a la «bonne dette» — l’hypothèque sur votre maison, si votre revenu est suffisant pour en faire les paiements. Puis il y a la «mauvaise dette» — ce que vous avez accumulé sur votre carte de crédit en dépenses courantes ou frivoles.

Pour l’État, la bonne dette a servi à construire des routes, écoles et hôpitaux. La mauvaise est le cumul des déficits des dépenses courantes. Dans ses documents précédents, le ministère a indiqué que les deux tiers de notre dette est mauvaise, et seulement un tiers est bonne. C’est bien la preuve que nous avons extrêmement mal géré nos affaires pendant des décennies. Que nous sommes, donc, nuls !

Dans un récent texte publié dans Le Devoir, l’économiste de l’UQAM Louis Gill note que la réforme comptable de 1997 a fait passer, comme par magie, une grande partie de ce qui était auparavant une bonne dette en dorénavant mauvaise dette. Sans que vous et moi ne profitions d’une seule gabegie supplémentaire! Pour Gill, lorsqu’on retire cette fiction, la réelle proportion aujourd’hui est de 60 % de bonne dette contre 40 % de mauvaise. Soit l’inverse de ce qu’on nous dit, pour nous culpabiliser.

Ajout: Je découvre que Louis Gill a lui aussi réagi au document des Finances. Il réitère ses objections, note plusieurs lacunes (le ministère compare l’endettement des autres pays de 2008 à celui du Québec de 2009) et refait le calcul international comme suit :

« Sur le plan de l’endettement net, dont le ministère ne parle pas, le Québec se situe au 11e rang, derrière l’Italie, le Japon, la Belgique, la Grèce, les États-Unis, la Hongrie, le Portugal, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. »

Autrement dit, en termes d’endettement net, le Québec fait mieux que 6 des pays du G7. Cela ferait un bon titre, non ? (Et Gill calcule pour le Québec 20 % de la part de la dette fédérale !) Fin de l’ajout.

La dette: un sujet important

Qu’on me comprenne bien. L’endettement du Québec est un sujet important. Le principe de précaution exige que nous prenions les moyens raisonnables nécessaires pour la faire reculer. Quels que soient les débats sur la dette brute ou la dette nette, il nous faut assumer, chaque année, le service de la dette, c’est-à-dire en payer les intérêts et le renouvellement. Lorsque les taux d’intérêts vont augmenter, ce qui est inéluctable, l’augmentation du service de la dette va exercer une pression néfaste sur notre capacité de financer les vrais services de l’État.

Pourquoi notre propre gouvernement ne peut-il pas nous expliquer ces choses posément, sans insulter notre intelligence et miner sa propre crédibilité ?

Même le CIRANO et Desjardins ne suivent pas les Finances, ici en 2006
Même le CIRANO et Desjardins ne suivent pas les Finances, ici en 2006
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Merci M. Lisée
« LA VÉRITÉ NOUS REND LIBRES… des MENSONGES dont nous sommes malicieusement entourés »
Le joyeux retraité de MZT

Encore une fois, nous voyons bien à quel point notre politique est noyautée par le paradoxe souverainiste. L’idée ici est de rabaisser un hypothétique État québécois au rang de dernier de classe – afin de bien mettre en garde les partisans d’une émancipation collective d’un danger sans précédent.

Pourtant les chiffres parlent d’eux-mêmes: le Québec ne fait ni mieux ni pire que les autres.

La paresse transpire de partout: comme aucun fédéraliste ne veut attaquer le problème de front (le mouvement sécessionniste québécois) on s’acharne à créer un État-fantôme (où l’État se désengage le plus possible). l’objectif est double: d’une part la responsabilité politique diminue, entraînant avec elle le pouvoir des habitants de la province, et d’autre part on noie le poisson en tentant de soumettre la population québécoise aux aléas du marché.

Non pas que des réformes soient nécessaires; simplement, le niveau de vie et la force des québécois tient essentiellement aux leviers financiers et sociaux keynésiens pensés durant la révolution tranquille. Sans eux, nous sommes véritablement des «cancres» financiers.

quant à la part de la dette et des actifs québécois dans le Canada, l’argument fédéraliste serait de dire que le développement des industries québécoises dépendent du gouvernement central. Ce qui serait une erreur monumentale, vu le sacrifice du bas-Canada envers le haut-Canada. Mais la négociation s’annonce déjà corsée, où chaque gain pour une partie est aussi une perte nette pour elle-même.

Il faudrait calculer la richesse en qualité de vie, et non en chiffres insidieux comme les fédéralistes rampants et couards essaient de nous faire avaler.

On peut constater la même méthode du A SOIR ON FAIT PEUR AU MONDE de la part des chroniqueux économiques de Gesca qui font systématiquement du Québec bashing et de TVA dans sa campagne entreprise depuis quelque mois intitulée LE QUÉBEC DANS LE ROUGE menée par son chef d’antenne principal Pierre Bruneau.On agit comme l’ADQ le fait quand il est question de dettes publiques en ne faisant pas la part des choses comme votre article et celui des autres intervenants intelligents le font. Cette façon d’agir vise de la part de tous ces supporteurs du pouvoir des riches et puissants, de faire payer à la classe moyenne les déboires,les incuries pour ne pas dire l’incompétence crasse et le laisser aller du gouvernement Charest qui nous cache la vérité sur la collusion et la tricherie organisée dans le monde de la construction et ses corollaires qui se soldent sans aucuns doutes par des milliards de dollars payée en trop aux amis du régime et à ses défenseurs.Dans ce contexte, il faut saluer les bulles ou vignettes de la Fédération des médecins spécialistes du Qc sur les télévisions nationales fortement inspirées, il me semble par les idées de Québec solidaire.Enfin,eux ne cherchent pas à noyer le poisson et à nous prendre pour des dindes faciles à bourrer!

PARADIS FISCAUX; voila un autre secteur ou les banques (les nôtre comme toutes les autres) et autres vénérables institutions s’en donnent à coeur joie.Au fait, pourquoi le comité-conseil des économistes de Charest est-il si peu intéressé par cette grande tricherie internationale, jusqu’a l’ignorer complètement dans sa profonde réflexion?
Pourtant des milliards de revenus non perçus sont en jeu…mystère!

http://www.stopparadisfiscaux.fr/sites/default/files/Lettre_banquier_0.pdf

La malhonnêteté intellectuelle de ce gouvernement et de ses mercenaires à la Lucide Bouchard et autres économistes rémunérés avec notre argent est effectivement sidérante.
La campagne médiatique en cours avec TVA nouvelles comme chef de file qui se fait le relai de l’Institut économique de Montréal présidée par Mme Desmarais.
Ne parlons même pas des journeaux comme La Presse et le Journal de Montréal propriété des oligarques Péladeau et Desmarais.

L’attaque est frontale et vise un affaiblissement total des syndicats et un appauvrissement des travailleurs en général au bénéfice d’une privatisation des services publics qui servira les amis du régime.

On a qu’à regarder ce qui a été fait à Montréal avec la diabolisation et l’affaiblissement du syndicat des Cols bleus (qui ont facilité la chose par leurs excès).
Cela a entrainé la privatisation de services qu’ils assumaient jadis et un contrat de 360 millions $$$$ pour la pose de quelques compteurs d’eau fort lucratif pour les firmes privées impliquées mais déraisonnable pour les citoyens payeurs de taxe.

Les démocraties évoluent souvent vers la ploutocratie où une oligarchie toute puissante controle les gouvernements ouvrant la porte au favoritisme et à la corruption.
L’attaque est frontale et il faudra s’unir pour y faire face,sans quoi le Québec sera effectivement transformé en un état semblable à la Grèce, où la corruption endémique a entrainée les problèmes vécus aujourd’hui.

Une question: combien de temps encore, les manipulateurs, et tous ces contrôleurs de l’humanité par le sentiment de la peur vont-ils survivre à la vengeance de l’homme?
Réponse: lorsque l’homme sera délivré de la peur.
L’homme alors sera véritablement libre.

Une autre manière de voir la situation économique que vous ne lirez pas dans La Presse:

(…)

«L’évaluation globale de la situation, a ajouté Robert Laplante, ne souffre pas seulement des débats de méthodes de calcul et des guerres de chiffres. La situation des dépenses ne peut s’évaluer correctement si l’on ne peut en situer la pertinence par rapport à celles du gouvernement fédéral où sont dirigés plus de la moitié de nos impôts. Les dépenses de santé et d’éducation sont-elles plus importantes que les dépenses pour la guerre? Est-il raisonnable de songer à comprimer là d’abord?»

http://www.irec.net/upload/File/rapport_il-faut-voir-les-choses-autrement_irec_mars2010.pdf

Malgré tout la rigueur dont il est capable, tu dois certainement savoir que le ministère des Finances peut changer ses chiffres cinq fois dans la même journée, selon les besoins de la cause.

Vous monter comme on dit sur vos grands chevaux monsieur Lisée avec cette publication sur la dette brute. Sur les grands chevaux du syndicalisme pour être plus précis. Syndicalisme qui veut bien que tout le monde inspire profondément une bonne dose de chloroforme quand il est temps de parler de dette publique puisque l’essentiel des argents de ces dettes leur sont dédié.

Bien sur on peut faire peur au monde avec des gros chiffres de dette brute, mais on bien plus de chance d’être trompeur quand on divise la bonne de la mauvaise. C’est bien au moment de cette division du bien et du mal qu’on a bien de chance de perdre la compréhension du publique avec plein d’entourloupettes. Juste la comparaison avec la dette de la Norvège a déjà sa bonne dose de malhonnêteté intellectuelle quand on n’explique pas que les argents cumulés par la Norvège viennent de leur exploitation de puits de pétrole. Exploitation très lucrative mais de très courte durée. Par respect pour les générations futures la Norvège, plutôt que se payer le grand luxe le temps de l’extraction, cumule les revenus qu’elle investie systématiquement a l’extérieur du pays. Une situation tout à fait exceptionnelle dans le monde, ce qui n’en fait sûrement pas une référence comparative pour la bonne compréhension des dettes publique.

Comme à chaque fois où vous vous aventurez en économie, Monsieur Lisée, vous vous trouvez sur une pente savonneuse surtout qu’il est plutôt cocasse qu’un indépendantiste veuille se jeter avec encore plus d’élan dans les bras de ses créditeurs.

La première chose qui m’est venue à l’esprit lorsque j’ai lu cette chronique c’est que vous tentez malhabilement de noyer le poisson. Une dette est une dette Monsieur Lisée et elle force l’emprunteur à payer des intérêts et augmente ainsi le coût d’acquisition d’un bien, or, quel est le troisième poste de dépenses en importance de notre gouvernement provincial après l’Éducation et la Santé? Les intérêts!!! Ils nous coûtent $7 Milliards par année. Imaginez que qu’on pourrait en faire…

De plus, lorsque vous donnez la parole à Stéphane Gobeil, connu probblement de sa famille proche, on se demande pourquoi diable le Jean en question de son exemple n’a-t-il pas payé son bien à même ses fonds propres de $40,000.00 qu’il a en banque et qui ne lui rapportent aucun intérêt plutôt que de contracter un prêt qui l’obligera à payer un surplus d’intérêt? Pas fort votre Stéphane!

Le Québec est endetté (per capita, ou dette brute, ou dette nette, etc.) jusqu’au cou et la pression démographique, que vous avez éludé complètement de votre intervention empirera la situation.

Pour finir, je vous invite à lire cet article d’une économiste (une vraie, elle!) dont voici un extrait:

« Or, que l’on jouisse de l’indépendance politique ou non, on ne peut être libre quand on croule sous les dettes. La Grèce, un pays souverain, est liée par de nombreuses obligations qui limitent considérablement son autonomie. En raison de son endettement, elle est contrainte de se soumettre rapidement aux exigences de l’Union européenne en matière de réduction du déficit et de rendre des comptes sur les manipulations financières qui lui ont permis de cacher l’ampleur de son déficit depuis une décennie. La Grèce est la preuve concrète que l’endettement est une forme d’oppression, et que nous sommes toujours sous le diktat de ceux qui nous financent.

Les Québécois ont raison de rêver de liberté, mais ils ont tort de penser qu’il suffit de quelques signatures au bas d’un document officiel pour être indépendants. Tant que nous vivrons au-dessus de nos moyens, tant que nous aurons besoin de l’argent des autres (que ce soit par l’entremise de la péréquation ou de l’endettement public), nous vivrons sous la contrainte et nous aurons les mains liées par nos engagements. Tant que le Québec ne sera pas financièrement indépendant, nous ne savourerons jamais la véritable liberté!

Nathalie Elgrably-Lévy est économiste senior à l’Institut économique de Montréal.

* Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec. »

http://www.iedm.org/main/show_editorials_fr.php?editorials_id=814

Bonne lecture Monsieur Lisée…

je lis vos commentaires sur la dette du Québec et j’imagine J.F. Lisée qui se substitue à René Levesque avec son tableau noir et sa craie blanche- à la TV- nous initiant à tous ces conceptes économiques qui sont du chinois pour la majorité des citoyens.
Qui approche JF : RC ou télé-Québec ?

M. Lisée, votre raisonnement est trompeur. Qu’on considère nos actifs ou non, il faut quand même rembourser cette dette. Pensez-vous sérieusement qu’on va vendre l’autoroute 40 ou le Pont Jacques-Cartier au privé pour rembourser la dette? Vendre nos écoles? Vous savez très bien que jamais nous ne pourrons échanger nos actifs pour payer la dette (même vendre une partie d’Hydro-Québec est impossible!) Conclusion: il faudra payer la dette, et les intérêts qui viennent avec. Si, par exemple, j’ai une hypothèque de 200 000$, je dois la payer. Même si je jouis de ma maison. Ce qui veut dire que je dois couper ailleurs et réduire mes dépenses. Ce que vous semblez conseiller, c’est de ne pas m’inquiéter de mon hypothèque, et d’aller m’acheter une grosse auto de luxe. Parce qu’au pire, je n’aurai qu’à vendre ma maison si je n’ai plus d’argent. C’est non seulement irresponsable de votre part, mais c’est un raisonnement fallacieux (comme d’habitude).

Voilà pourquoi malgré que politiquement le P.Q n’a pas à prendre position ,je crois qu’il devrait en créant un comité externe indépendant et composé pas seulement d’économistes aller chercher par ce moyen des points de vue différents et surtout participer à l’éducation du public. Ainsi il pourrait alimenter le départ et préparer une autre perception de la dette ,qui sera requise lorsqu’il prendra le pouvoir, sans pour autant avoir à mettre en cause sa position d’opposition officielle

Voilà pourquoi malgré que politiquement le P.Q n’a pas à prendre position ,je crois qu’il devrait en créant un comité externe indépendant et composé pas seulement d’économistes aller chercher par ce moyen des points de vue différents et surtout participer à l’éducation du public. Ainsi il pourrait alimenter le débat et préparer une autre perception de la dette ,qui sera requise lorsqu’il prendra le pouvoir, sans pour autant avoir à mettre en cause sa position d’opposition officielle

Mon beau-frère a une maison évaluée à $500,000. Il a une hypothèque de $400,000. Donc il a un actif de $100,000, d’accord!

Sauf qu’il n’a pas les moyens de se payer une hypothèque à $4000,000. Paper rich, cash poor, comme aurait dit Voltaire.
C’est la dette brute qu’on paye, pas la nette.

Au Québec, c’est encore pire. On est pas en Norvège ou en Alberta. On a mis sur notre dette des dépenses courantes, ce qui fait qu’on est comme un type qui a une hypothèque de $400,000 qu’il n’est pas capable de payer, mais la valeur de sa maison n’est que de $300,000

Excellent monsieur Lisée. Et j’ajouterais que le côté pervers est que nous ne sommes pas consultés au moment d’engager des sommes d’argent, mais que nous n’en sommes pas moins coupables et qu’une facture salée va encore nous être retournée.

Dette et l’Argentine: L’Argentine a suivit les politiques neoliberale que preconise l’IEM et a connu comme c’est generalement le cas il s’en est suivit un desstre economique total et un endettement élevé. Les Terroristes economiques incitait l’Argentine a evicerer ses industrie, ses infrasctructures et sont potentiel economique pour payer le service d’une dette qui syphonait l’Argentine a fonds, mais eventuellement ils ont cesser de suivre les conceils suicidaires et ont declare qu’il ne payerais pas la dette. Est-ce que la situation est devenue pire que le desastre existant? Non, l’economie a au contraire rapidment rebondie.(ils ne sont pas sorti du bois; corruption, etc, mais balancer la dette au poubelle aura ete une bonne decision)

Monnaie Locale: Lors de la grande depression, une region du Tyrol Autrichien, Worgl, a commence a imprime sa propre monaie locale des billets utilisé pour payer des projets d’infrastructures utiles et divers services utile et ces billets pouvait etre utilisé pour payer les taxes locales. C’est billets avait un mechanisme de legere depreciation automatique, et donc on ne l’ammassait pas(pas de stagnation monetaire) pas et la depensait, il s’en suivit un essort economique sans egal et sans inflation. (Ce qui devar arrive arriva, le monopolistes de la banque centrale Autrichienne forcere la region a cesser cet solution et Worgl sombra a nouveau dans la depression et la stagnation comme les autres regions)

En parlant d’Entourloupettes: En passant, ont a entendu parle de Goldman Sachs qui a fait des prets secret a la grece en echange de garanti de revenu tire directement des taxes, mais Goldman Sachs a utilise sa tactique habituelle, car le pret etait sous forme de vente de chnoute sans valeur(produits financiers bidons) dont Goldman s’est debarassé, et en plus comme elle le fait souvent au meme moment sachant qu’elle mettait la victime de son arnaque dans la [email protected](ou du moins que la situation etait pire qu’elle ne le paraissait pour les autres investisseurs) GS misait en paralelle sur l’affaiblissement de sa victime(gage que la situation de son client va s’agraver pour en tirer profit, comme elle a fait a plusieur reprise dont la Californie), donc ont se debarasse de produit poubelle en obtenant trop en echange et on fait du meme coup un fortune en misant/gagant/speculant sur la debandade a venir chez le naif qui s’est fait passer un sapin.

Excellent billet, qui remet les choses en place. Si on suit le raisonnement du document du ministère des Finances, la propriété d’Hydro-Québec serait un boulet pour les Québécois ! Même sans l’augmentation des tarifs que vous proposez (avec laquelle je suis en profond désaccord, mais cela, c’est une autre question), il est clair que la valeur des actifs d’Hydro est nettement plus élevée que la valeur de sa dette.

Comme vous l’écrivez, au lieu de soustraire cette valeur excédentaire au calcul de la dette du Québec, on y additionne la dette d’Hydro et on compare avec la dette de pays qui n’ont pas d’actifs du même type !

L’autre grand écart dans les comparaisons internationales décrit par Louis Gill touche les fonds de pensions, qui sont ici capitalisés et pas en Europe. Ainsi, on additionne à la dette du Québec les déficits actuariels et on compare avec la dette de pays qui n’ont aucune capitalisation !

Il est clair qu’on assiste actuellement à une campagne de désinformation coordonnée pour faire passer les hausses de tarifs préconisées par les supposés lucides.

Qu’un ministère participe à cette propagande est tout simplement renversant et inadmissible.

(desole pour les fautes multiples)
La monnaie locale de Worgl etait essentiellement emise par le gouvernment local pour payer des activites qui seraient associees a une « bonne » dette au lieu d’emprunt, mais la difference c’est que lorsque le gouvernement retirait de la circulation les billets(en guise de payment pour ces investissements), le gouvernment payait en fait le produit d’infrastructure obtenu initiallement mais sans payer d’interet. Hors il est interessant lorsque l’on examine une dette comme celle du Canada ou du Quebec de voir quelle est la proportion de l’ensemble des payments de service de la dette par rapport a ce pourquoi les emprunts furent effectués. Si au bout du compte ont paye plusieurs fois en interet ce qui a ete obtenu initiallement alors l’experience de Worgl peut-etre vu sous une autre lumiere.

Il m’apparaît clair que le Gros Méchant Loup sort du sac du gouvernement, comme par hasard, en pleine négociation des conditions de travail avec les travailleurs et travailleuses du secteur public et para-public. Comment oserait-on augmenter ce déficit «monstrueux» en en donnant plus à ces syndiqués, au détriment de toute la population et, surtout, au détriment des générations futures? La stratégie de nos dirigeants est cousue de fil blanc. Merci, Monsieur Lisée, de leur taper sur les doigts!

Pour un simple citoyen (et j’en suis un), le tableau affiché dans la Presse: Québec 5e état le plus endetté du monde était frappant. À première vue, on ne peut contester ce constat. Les chiffres parlent et le citoyen se tait. Aujourd’hui le simple citoyen peut se rendre compte que c’était de l’information trompeuse, pour faire peur et surtout pour préparer une « révolution culturelle » dans l’économie du Québec. Comme simple citoyen je me sens trompé!

Je crois que c’est Woody Allen qui disait: « L’argent, il faut le prendre où il se trouve: parmi les pauvres! Ils n’en ont pas beaucoup mais ils sont nombreux! »

Jean Binette, Dunham

Nous sommes endettés parce que ça fait des sciècles qu’on se fait voler et ça continue. Ce gouvernement nous méprise, nous trompe et nous ment.

Madame Marois avait raison, quatre ans c’est long!

J’ai une question.
Quand on calcule la dette du Québec, c’est qu’on calcule la dette de la Province et sa part (mettons 20%) de la dette Canadienne.

Mais quand on calcule la dette des autres pays, est-ce qu’on fait pareil?

Genre: la dette d’un Californien, d’un Parisien, d’un Londonien d’un Tokien? Euh, un gars de Tokyo.

En plus il faut considérer si le Québec comme c’est le cas un pays exportateur de matières premières donc de richesses collectives , un des plus riche au monde . Et ce n’est pas le cas de la plupart des pays comparés qui sont pour la plupart des dépendants importateurs
Et au Québec il faut calculer tous nos actifs à Otttawa qui sont autant que nos actifs au Québec .
Valeur d’hydro Québec
Valeur de nos infrastructures Québecoise au Canada
Valeur de la Caisse de dépôts
Valeur de nos actifs Québecois dans la bourse canadian
Valeur de nos pensions au Québec
Valeur de nos pensions au fédéral donc en Ontario
Valeur de nos assurances au Québec
Valeur de nos assurances à Ottawa
Valeur des Caisses Desjardins
Valeur de la part des Québecois dans les banques canadians en Ontario
etc….
Et considérer notre dette au Québec mais en ce qui concerne la dette au fédéral considérer que ce que le Québec à vraiment reçu de cette dette fait en notre nom sans notre réelle approbation et surtout sans représentation .
En plus considérer qui au Québec reçoivent les fonds fédéraux et à quelles fins
Pour ce qui est de la Péréquation c’est du BS pas rentable qui nous prive des investissements rentables dont Ottawa prive le Québec au profit de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie Britanique
Plus une province reçoit de la péréquation plus cela signifie qu’elle est privée par Ottawa et ses ambassades des investissement rentables créateurs d’emplois .
Le jour ou les Québecois apprendront à compter tous les désinformateurs fédéralistes perdront leurs pouvoirs le temps de le dire

Cet article devrait être publié rapidement sous forme de graphiques explicatifs dans le journal de Montréal, Québec, à TVA… Il est grand temps de casser ce mouvement de désinformations venant des conservateurs de droite qui innondent les médias québécois. Après (LES LUCIDES) il faudrait la sortie d’un groupe (LES RÉALISTES) pour répondre au QUÉBEC DANS LE ROUGE de TVA et autres. Félécitations très bon article M. Lisée.

Voyez-vous la contradiction, d’un bord, de parler de dette nette, et de l’autre bord, d’attribuer la dette du Canada sur la base d’actifs? S’il existe une dette nette, n’est-ce pas parce que la valeur de la dette excède la valeur des actifs? Comment une telle chose pourrait-elle se passée? Est-ce peut-être parce que la dette n’a pas été encourue juste pour acheter des actifs?
Les Rocheuses? Vraiment? Quelle partie de la dette a été encourue pour acheter ou construire les Rocheuses? Si on trouvait du pétrole dans le golfe du Saint-Laurent (juridiction fédérale), ça devrait augmenter la part du Québec de la dette fédérale? L’octroi de terres fédérales en Colombie-Britannique aux amérindiens (ce qui augmenterait la part des actifs au Québec), ça devrait augmenter la part du Québec de la dette fédérale?
Pensez aussi à votre proposition d’augmenter les tarifs d’Hydro-Québec afin d’augmenter sa valeur. Peut-être le Canada pourrait laisser la radio de Radio-Canada (français) prendre des annonces, ou imposer le péage sur le ponts Jacques-Cartier et Champlain (actifs fédérales), ce qui augmenterait la valeur de ces actifs et ainsi la part de la dette du Québec. Ridicule? Bien sûr. Mais cela découle logiquement d’une attribution de la dette sur la seule base d’actifs.
La dette a été encourue pour plusieurs raisons, dont l‘achat des actifs n’est qu’une petite partie. On pourrait utiliser le pourcentage des dépenses au cours d’une certaine période, la population, ou bien d’autres mesures. S’il y a un jour négociation, le Québec va choisir (comme l’a fait le PQ, et vous) le mesure le plus petit, et le Canada va choisir celui le plus élevé. Si vous pensez que l’ultime chiffre sera la plus basse, vous ne comprenez sûrement pas les négociations.
En fait, je suis d’accord avec vous que le ministère des Finances utilise les pires mesures afin d’effrayer la population. Mais vous faites souvent exactement la même chose, mais de l’autre bord, en utilisant les chiffres les moins pires, que ce soit ici, avec le pourcentage de la dette fédérale attribuable au Québec, ou avec vos comparaisons du « modèle québécois » qui n’utilisent que le taux de chômage actuel, un des seuls indicateurs économiques où le Québec surpasse l’Ontario et les États-Unis.
Finalement, vous n’avez inclus aucun lien au texte de Stéphane Gobeil (erreur honnête, j’espère). J’aimerais bien voir ses calculs par rapport à la dette nette du Québec.

Il faut aussi jauger l’autre côté de la médaille. Tenir compte des actifs est évidemment important et fait toute la différence entre la dette brute et la dette nette. Cependant, le concept de dette nette présuppose que nous sommes (collectivement) prêts à vendre ses actifs advenant une sérieuse crise de paiements.

Pour faire imagé, je ne suis pas prêt à vendre l’Assemblée nationale pour régler notre problème de finances publiques.

Par ailleurs, il faut aussi considérer qui évalue les actifs « publics » tel que les plaines d’Abraham ou les chutes Montmorency : le gouvernement fédéral. Si on suppose que le cerveau qui coordonne la main gauche (finances) est le même que celui de la main droite (évaluation des actifs), il y a là une manière saugrenue de diminuer la dette nette en augmentant la valeur comptable de certains actifs fédéraux.

Même si la dette brute diminue, les intérêts sur la dette brute peuvent très bien rester constant. Et dans le cas du débat sur l’équilibre budgétaire, c’est l’intérêt sur la dette qui constitue une source de dépenses (éventuellement à réduire).

@Roger Lapointe
Le Québec est dans le rouge, pratique pour justifier les coupures et le lock-out au Journal de Montréal!

Convergence, quand tu nous tient…

Pour la majorité des Québécois, la compréhension du phénomène de la Dette les dépasse complètement. On en profite donc pour leur faire peur, de toutes sortes de façons…
Je détiens une partie de cette dette, sous forme d’obligations du Québec, je ne dois donc pas la somme de XXX$ qu’on brandit à tout bout de champs comme étant MA portion de cette dette.
Qui osera dire toute la vérité dans cette affaire ?

Clarification svp. Parle-ton seulement d’actifs financiers ici? Je l’espère bien.

Car si on utilise la dette brute de départ (qui est seulement financière) mais qu’on en soustrait la valeur des actifs financiers ET non-financiers, on obtient un joli fouillis. La dette nette ne devrait représenter que la position financière du gouvernement.

Ce n’est pas pour rien que la vieille expression (que je traduis ici) « j’ai un pont à vous vendre » a la vie aussi dure: ce n’est pas tous les actifs non-financiers du gouvernement qui pourraient trouver preneur s’ils étaient mis en vente.

[Si ma mémoire est bonne, la commission B-T s’était lancée dans un exercice d’évaluation de la valeur d’actifs fédéraux physiques comme les bases militaires, etc.]

Et en plus, »En 40 ans, les impôts des entreprises ont diminué de plus de 40% alors que leurs bénéfices ont triplé. Pendant la même période, les
contribuables ont vu leurs taxes et impôts augmenter de 45% »… vous êtes las des pseudo-arguments des néolucides qui ne cessent de nous demander de serrer la ceinture au nom de la dette, moi aussi… pourquoi ces données factuelles sont-elles si souvent absentes du débat?

@ RJodoin, commentaire 31,

Merci pour ton judicieux et très approprié commentaire. J’espère grandement que tous vont le lire et lui accorder l’attention qu’il mérite.

La campagne actuelle sur la dette pharaonique du Québec semble faire l’objet d’un tir groupé bien orchestré. Hypothèse : La semaine dernière, M. Picher de la Presse reçoit un coup de téléphone… Il trouve le sujet intéressant mais malheureusement, il n’est pas en mesure de défendre le fait exposé dans cette publication du Ministère des finances dont on vient de lui rapporter la publication puisque la semaine précédente, café fort aidant, il avait estimé la dette du Québec à 110% du PIB. À 94%, l’information est tout juste bonne pour être refilée à un collègue moins en vue.

La nouvelle passe à peu près inaperçue et ce n’est pas une bonne chose : il est très claire que ce document a été poussé d’en haut au Ministère pour être brandit le moment venu comme document officiel. Les chiffres sont faux et cela doit être connu. Mais qui se préoccupe de cela? Mauvaise foi à droite, négligence à gauche, on comprend que le sujet de la dette est si complexe qu’il semble impossible d’en faire un débat public.

Devrait-on lutter à armes égales? Idée : lorsque le prochain Plan budgétaire sera publié, pourquoi ne pas reprendre le concept d’un compteur de dette de l’Institut économique de Montréal (IEDM: http://www.iedm.org/main/content_fr.php?content_id=27 ), mais cette fois-ci le traduire en pourcentage du PIB? De cette façon, nous pourrions démontrer sans rire que la dette (même prise dans toute sa brutalité) diminuera d’année en année. Soyons gentiment démago.

Si on gérait 100% de nos impôts et si nous n’avions qu’à assumer notre part réelle des actifs canadiens sur notre territoire, nous serions pas mal mieux organisés et situés. Mieux encore, nous avons des richesses incroyables au Québec que bien des gens veulent reluquent (i.e. les amis de Lulu et JJC).

En tant que citoyen et pour l’économie ce qui importe c’est la dette publique totale (aux dernières nouvelles on parle de 94% du PIB selon la méthode de OCDE), si je vis au Québec cela inclut la province, ma part du fédéral, les municipalités et tout ce qui appartient au gouvernement. Or quand on fait ce calcul on réalise vite que la dette que doit supporter chaque contribuable Québécois est astronomique, le problème deviendra d’autant plus sérieux que la population active va bientôt diminuer. Ce n’est pas tant la dette qui importe mais le montant nécessaire pour la servir. Or c’est ce montant qui va grossir très rapidement au Québec ces prochaines années, et cela en même temps que nous devrons faire face à un important défi démographique.

La présence d’actifs n’y change pas grand chose sinon pour nous servir de garantie pour nous permettre d’emprunter et de nous endetter davantage… Noter que ces actifs sont généralement très peu liquide, c’est notamment le cas pour HQ dont l’éventuelle privatisation est pratiquement impensable.

Notez aussi que si vous vendez certains actifs comme HQ il faudrait hausser les tarifs (pour en obtenir un prix raisonnable) et vous devriez ensuite vous passer des revenus provenant de la vente d’énergie ce qui viendrait en bonne partie annuler les gains sur le service de la dette.

Puis quand vous parlez de la Norvège vous être réellement en pleine démagogie, ce pays est un exportateur de pétrole qui accumule les redevances dans un énorme fond. Rien à voir avec le Québec

Je crois avoir lu qu ils calculaient comme dette les investissements d Hydro Québec. Si cela est, avec la dette qui proviendra du barrage de La Romaine et l achat des actifs de l électricité Nouveau_Brunswick la! On aura le haut du podium!…
Je crains que les agissements de ce gouvernement dirigé par un des chefs du camp du non (Que je crois toujours actif mais en cachette!…), ne soit dirigé vers l apauvrissement du Québec au point que toute idée d indépendance soit exclus…..Les pertes de la Caisse de dépot en serait-elle une conséquence? C est pour ca que je dis qu il faut une enquete la-dessus…..Rousseau n a pas l air si mal comme administrateur?????Chez Desmarais!…
De plus..A propos de Montmarquette et de son Cyrano….(C est Trudeau qui aimait beaucoup Cyrano de Bergerac?…Sans rapport surement.Juste un idée comme ca…..) Bon. Mme Monique Forget quelques semaine apres avoir quittée le Gouvernement Patapouffien est entrée comme Fellow (Je sais pas ce que ca mange en hiver ca!…)chez, justement Cyrano de Ber..oups! de Montmarquette…..(La nouvelle est sur le site ainsi que sur Cyberpresse)
Ma conclusion: Si ceux sous lesquels ont a été administré et qui nous ont fait perdent de l argent directement ou indirectement reviennent a l administration par la porte d en arriere! Y a de quoi qui cloche!…Tiens t en qu a nagé dans le dégueu: On est chanceux d avoir entendus parlé de Révolution Culturelle (400,000 morts!…) ca aurait pu etre la Solution finale! (Entendez par la le reglement final du probleme indépendantiste…) Mais le gouvernement Patapouffien est plus fort a joué avec les chiffres qu avec l histoire…faut lui pardonner ces écarts…d événements?…Pouah!
Jeune j étais un pur et dur….j ai pas apprécié a l époque l histoire du Beau Risque….C est lorsque j ai visité Terre-Neuve et la Nouvelle-Ecosse (Différend de l Ouest!…)que j ai décidé de donner une chance a ces gens la tellement je ne leur ai pas ressentis ni rascisme ou autre phobie…..Je suis pour la Souveraineté Association…Mais! Si Ottawa entretient des CRAPULES ici! Ben ca vat etre Vive la République!…et sacré moi PATIENCE!….Amen.

J’aimerais bien voir les chiffres de la dérivée de la dette ‘nette’ , c’est à dire son évolution dans le temps, par rapport aux autre pays.

C’est la seule façon de svaoir si on est à la dérive…

Comme Bachand veut faire une révolution culturelle, j’ai hâte de le voir déposer son budget à l’assemblée Nationale, pieds nus…!

Il y a une erreur dans votre calcul, ou sinon dans la manière d’expliquer ceci.

Si le gouvernement fédéral n’a que 18,5% de ses actifs au Québec et que le gouvernement de Jean Charest les estiment à 23,3% l’erreur n’est pas que de simplement 4,8% mais bien de 21% de moins!

Si vous me dites à une personne qu’elle gagne 23,3 dollars de l’heure et que finalement sur sa paie vous le lui versez que 18,5 dollars de l’heure, vous verrez bien si elle se sonsidère lésée de « seulement » 4,8%…

Bonne chance dans votre argumentation avec cette personne!

Le gouvernement canadien n’investit donc, en actifs réels, que 79% de ce qu’il devrait investir au Québec.

En plus de 2 siècles d’appartenance à ce pays nous n’en sommes qu’à 79%… il faut dire, à la défense du Canada, que nous sommes la toute dernière province à avoir été développée. Nous voyons bien que nous en voie de rattraper ce retard. *sic*

Dans notre société ceux qui n’ont aucune dette sont les clochards. Lelièvre chantait: « je fais parti de la classe moyenne, ça veut dire que je suis endetté »

Intéressant papier. Je continue par contre de croire que la dette que l’on lègue aux prochaines générations dans le contexte démographique actuel est problématique.
Mais vous soulignez que le problèeme est aggravé dans le discours public pour nous faire avaler des réformes, pas toutes équitables…

suggestion.

pourquoi le gouvernement ne pourrait pas accorder une réduction d impots pour retirer une partie des reer immediatement

le gouvernement encaisserait immédiatement beaucoup d argent qu il pourrait verser contre la dette.

Je propose d’acheter tous les ponts déboulonnés du Québec et le système de santé de l’Ontario pour 1$.

Qui dit mieux ?

La dette nette n’inclus pas:

-Les dettes des municipalités.
-Les dettes des hôpitaux.
-Les dettes des écoles.

Entre autres.

les faiseurs de peur ont l,habitude quand ils calculent la part québécoise de la dette fédérale
de prendre 24% (rapport population québec//canada)
alors que nous avons seulement 18% des actifs.
Comment vont-ils compenser pour le reste?
nous donner tout l,équipement de l,armée canadienne a la valeur amortie.
Nous céder des territoires(labrador,nord du nouveau )brunswick .
Toutes les ambassades .etc

Si la dette du Québec est si faible parce que le gouvernement a accumulé une cagnotte quelque part, et bien qu’on sorte cet argent pour la payer la foutue dette. Ainsi on va éviter de payer des intérêts.

L’argument de JF Lisée me fait penser à ceux de Fannie Mae avait la crise économique.

Selon eux, les gens pouvaient s’endetter sans limite parce que la valeur de leur maison allait miraculeusement transformer leur affreuse dette brute en agréable dette net.

On a vu le résultat.

Désolé mais s’acheter une maison de 500 000 dollars quand on a un salaire de 20 000$ ce n’est pas une bonne dette.

Si vous devez 5000$ sur votre carte de crédit, il faudra le payer. Impossible de s’en sortir en disant: » c’est pas grave cette dette, parce que j’ai une maison qui vaut 200 000 dollars ».

Ouais!

J’imagine que M. Lisée est un grand spécialiste des finances publiques et que vos études universitaires sont dans ce domaine… j’espère!

Tentez de défendre les vertues de la dette brutes versus de la dette nette,pour nous dire ensuite que le Québec est plus riche que les chiffres nous le laissenet voir, je me demande bien où vous voulez en venir concrètement. [?]

Lorsque la capacité de gagner un revenu est diminuée ou précaire cela est un facteur important à considérer.

Le PIB du Canada est àla baisse pour l’année 2009 …

Il a été de 1,287 G$ en 2009
Il était de 1,319 G$ en 2008

Donc, 32 G$ de différence en une année.

La dette publique canadienne est de 930 G$, ici il ne s’agit pas de la dette fédérale qui est moindre mais de la dette de l’ensemble canadien province incluses.

Et oui 930 G$ beaux dollars canadien.

Lorsque les bailleurs de fonds étrangers regardent l’endettement du Canada ces ce chiffre de la dette publique qu’ils tiennent compte et non de la dette fédérale.

Donc, 25,135 $ de dette par habitant canadien.

Maintenant, le Québec est aussi endetté si non plus que la moyenne canadienne.

La dette publique des Québecois est actuellement de 218 G$. RE: Claude Piché de La Presse Fév 2010)

En ajoutant la portion de la dette publique du canada en proportion de l’importance démographique du Québec vs l’ensemble canadien c’est environ 165 G$ qui vient s’ajouter.

Total de la dette brute du Québec: 383 G$

Le PIB du Québec est d’environ 310 G$.

Donc la dette publique est à 123,5 % du PIB selon la dette brute totale.

Ou si vous préférez la dette publique sans l’ensemble canadien la dette publique du Québec est d’environ 70 % du PIB soit, 218 G$ / 310 G$

Monsieur Lisée, comparez la courbe de croissance de la démographie du Québec avec celle de la dette publique des derniers 15 ans et vous verrez que le nombre de québecois qui devra payer la dette est apeurant.

Lorsque les taux d’intérêts monteront les intérêts iront s’accumuler sur la dette publique et considérant le vieillissement de la population du Québec,il est inconcevable que certains pensent que la dette du Québec soit négligeable et que l’on ne doit pas s’en faire …

Monsieur J-F Lisée soyez réaliste!

Donc, une dette c’est une dette, that’s it!

Franck

Vous avez dit : « En 1990, la commission Bélanger-Campeau avait établi à 18,5 % la part des actifs canadiens présents sur le territoire canadien. »

Si 18,5% des actifs canadiens sont présents sur le teritoire canadien, est-ce que ça veut dire que le Canada est un pays colonial dont 81,5% de ses infrastructures – routes, bases militaires, bâtiments gouvernementaux, etc. – sont outremer ?

Ça ferait mon affaire, ce serait plus facile de démontrer que le Canada est un pays colonialiste !

Wow!! c’est tellement vrai, on a juste à attendre et ceux qui vont venir après nous vont s’occuper de tout.

Dette nette, dette brute … ca a peu d’importance. Le fait est que nous devons payer l’intérêt sur la dette brute, et quand les taux vont monter, les intérêts risques de coûter cher, et toute cette argent n’ira pas en services à la population, mais à des banquiers.

le commentaire 31 est très pertinent. On sait-tu la portion de la dette du québec qui est détenu par les Québécois en obligations? Dire qu’il manque encore des chiffres dans cette diarrhée de calculs……….

On peut bien faire dire ce qu’on veut aux chiffres – ceux qui pensent qu’il paient trop de taxes trouveront que la dette n’est pas élevé et ceux qui ont peur de payer des taxes trouveront qu’elle n’est pas assez élevée.

On parle de dette, mais comment ont coûté les derniers voyages de Jean Charest, avec les attachés politiques, les traducteurs, les hôtels, les déplacements, c’est sans oublier les gardes du corps?

Dans la dette, il ne faut pas oublier, tous les actifs du gouvernement, que valent tous les édifices, les œuvres d’art, les véhicules, lorsqu’on les comparent au passifs? Les services à la population, les services de santé, l’éducation, les garderies? Payons ça au prorata de nos revenus annuels bruts (pour éviter les évasions fiscales).

Cette dette n’est-elle pas justement, causée par les petits voyages des hauts fonctionnaires, qui s’additionne au manque d’étique dans la construction, au favoritisme bien payé à des amis, au travail au noir, etc.

Si moins de personnes arrêtaient de faire de l’évasion fiscale, en ne payant pas les taxes au resto, en fesant faire sa peinture par un voisin, il est fort probable que la dette ne serait pas aussi élevée! Les dettes sont des choix individuels qui se reflètent sur la société.

1. c’est bin beau son concept de dette nette et dette brute, surtout pour un gars avec une maitrise en com.
Le problème est le suivant: il cite un ex-conseiller de Duceppe qui fait une comparaison des actifs du Québec avec des actifs liquides, ce qui est énormément loin de la réalité puisque si on regarde la structure des actifs du Québec on constate justement qu’ils ne le sont pas. À ce chapitre on repassera, bel essai quand même les maoistes.
… Voir la suite
2. comparaison avec la moyenne de l’OCDE.
Cette comparaison est tout à fait légitime. À ce niveau, je suis d’accord. Sauf que citer Montmarquette de la manière qu’il le fait est stupide, lui-même avec ses recommandations va dans le sens que l’on préconise. Et utiliser un expert de l’interne après avoir bafouer un expert à l’interne détruit ton argument 1… mais bon le gars ya du écrire ça vite… (mdr)

3. rapport de l’actif canadien et de la dette canadienne.
Même contradiction argumentative que dans la dernière partie de son point 2, ce qui détruit son argument 1 (encore), et données obsolètes.

4. position par rapport aux pays du G7.
C’est moi ou son raisonnement est inverse aux données qu’il présente? Surtout il exclue le pays avec lequel on devrait davantage se comparer à ce niveau… le Canada, sans oublier qu’on pourrait parler longuement de la structure des dettes des pays du G8… mais ça serait long, jvous laisse le soin d’y penser 2 secondes.
Son raisonnement sur la bonne dette et la mauvaise dette est carrément simpliste et réducteur, il faut plutôt revenir sur son concept d’actif qu’il a lui même proposé (et que j’appuie) plutôt que de dire a ça c’est de la mauvaise dette et ça de la bonne (une dette stune dette) ça dépend de l’actif que tu t’es procuré avec plutôt (ah ça y a pas pensé… ah oui c’est vrai maitrise en com. il est bon sur la forme (non) mais pas sur le fond (crissement))

conclusion: Il a raison. Mais ma conclusion: ne l’écoutez pas plus.

points à retenir: c’est bin beau des actifs, ça dépend ce que tu en fais et de leur rentabilité
je considère (tout comme lui) qu’on a les outils pour s’enrichir, mais qu’on ne fait pas les choix judicieux
qui est à blâmer? nous?… ah non c’est vrai attendez on peut pu etre critique face à nous-mêmes… on peut juste chialer sur les autres (Otawa bashing = oui, Quebec bashing = non)… Bon bin je viens de trouver le bobo: on a arrêter de se remettre en question parce qu’on pense que c’est un signe de faiblesse. La réponse: au contraire c’est une force si c’est constructif.

Quelques commentaires :

Daniel ; Coupures au Journal de Mtl : Tellement pas rapport… c’est quoi le lien entre la dette du Quebec et le lock out d’une compagnie privée ? Tu es un employé en lock-out et tu crois que tout ce qui se passe sur la planête est un complot pour te garder en lock-out ?

Pier-André Bouchard St-Amant : Tu ne veux pas compter Hydro-Quebec parmi les actifs parce que tu ne veux pas vendre la compagnie ??? Et si le Quebec n’avait pas Hydro-Quebec comme actif, te rends-tu compte que nous devrions payer plus d’impot pour avoir le même revenu ? Chez-toi à la maison, tu as un frigo, des meubles, et beaucoup d’autres choses que tu ne vendra surement pas demain matin. Si tu as une dette, elle parrait moins pire parce que tu as toute ces choses… Mais si tu n’avais aucun actif et la même dette, alors tu trouverais que ta dette est non-justifiée.

J. C. St-Hilaire : Bravo pour le commentaire, en voila un qui a compris !

J’ajouterais que le gouvernement a voulu faire peur pour ses négociation de salaire, et que même si je n’approuve pas plusieurs décisions des liberaux, j’approuve quand meme cette décision de faire croire qu’on est pauvre pour negocier. Le syndicat fait croire que ses pauvres employés gagnent moins que le privé, sans parler de la securité d’emploi, les regimes de retraite, et tous les autres extra qu’ils recoivent. C’est aussi de l’information trompeuse. Si j’avais le choix entre le meme travail au public et au privé, je choisirat le public sans hésitation, alors je ne reprocherai pas au gouvernement de faire ce qu’il peut pour négocier une entente qui nous coutera moins cher aux contribuables.

Si vous voulez que le gouvernement paye plus cher ses employés, alors je vous interdit de chialer ou de dire que nous payons trop de taxes.

Nous payons plus d’impôt parce que nous recevons plus de services et que nos employés (du public) sont bien traités.

Pour ceux qui pensent encore que nous sommes les plus corrompu au monde, allez-vois la : http://www.tuxboard.com/classement-des-pays-les-plus-corrompus/