Quand les Franco-Ontariens se paient notre tête!

Bon, vous aurez compris, avec les quelques billets et vidéos sur le Franglish, que je suis dans ma semaine de la Francophonie en retard (c’était la semaine dernière). Et puisque je suis en retard, j’en profite pour vous faire part de ce petit bijou, qui date de l’automne 2008, mais que je viens de découvrir.

De qui se moque l'équipe de Volt? De nous! (Bravo)
De qui se moque l'équipe de Volt? De nous! (Bravo)

Automne 2008? C’était la belle époque ! Il y avait une campagne électorale fédérale ! Youppi !

Les conservateurs avaient décidé de couper le budget de promotion de la culture à l’étranger et des artistes québécois avaient produit un petit bijou de videoclip se payant la tête des bureaucrates fédéraux à-la-Harper.

Bon, vous êtes resitués là? Peu après, les artisans de l’émission humoristiques franco-ontarienne Volt, sur TFO, ont produit un pastiche du clip québécois. Le sujet: les bureaucrates québécois à-la-nationaleux qui recoivent une demande de subvention franco-ontarienne.

Si vous souhaitez vous remettre en mémoire le clip québécois, le voici. Sinon, passez directement au pastiche, qui suit:

Le pastiche de Volt:

https://www.youtube.com/watch?v=IhF7o5bVSbM&feature=player_embedded

Trouvé sur le site d’Angélique Soleil Lavoie, dans un intéressant texte intitulé:  La perte de l’identité canadienne-française et le chiac.

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J’aime bien l’ironie de cette vidéo!! Si on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas 5 cents!!

Excellents !
Moi j’ai une proposition à faire au PQ. On (pas dans le sens du tu …) devrait mettre en place un programme visant à accueillir tous les francophones du Canada à émigrer vers le Québec. On pourrait les y inciter en leur offrant des avantages fiscaux particuliers, disons pour deux générations.

Pas bête hein !

«Analyser l’humour c’est comme disséquer une grenouille. Il y en a que ça intéresse et les grenouilles en meurent.»
[Elwyn Brooks White]

J’ai écouté les deux vidéos. Très drôle! L’humour, un très bon moyen de se construire des ponts.

La Minister Madeleine Meilleur des Francophone Affairs en Ontario se contredit!!!

Le Droit

Forum, mardi, 8 janvier 2008, p. 12
À vous la parole

Dans l’Ottawa Citizen du lundi 7 janvier, elle dit :
« Les francophones d’Ontario sont en péril », dit la ministre.

Il y a deux ans, dans l’édition 2005 des Profils statistiques sur les francophones en Ontario, elle conclut : « Soyez assurés, je suis très optimiste. J’ai la ferme conviction, plus que jamais, que l’avenir appartient aux francophones de l’Ontario. »
—————————————

Dans The Ottawa Citizen du Monday, January 07, 2008, elle dit :

« Ontario francophones threatened, Meilleur says »
« Les francophones d’Ontario sont en péril, dit la ministre!!! »

http://www.canada.com/ottawacitizen/news/story.html?id=5f4d16bc-7e0d-4434-8651-9d76e9739969

Dans l’édition 2005 des Profils statistiques sur les francophones en Ontario, du 27 septembre 2005, elle conclut :

« Soyez assurés, je suis très optimiste. J’ai la ferme conviction, plus que jamais, que l’avenir appartient aux francophones de l’Ontario. »

http://www.ofa.gov.on.ca/francais/stats.html

Vous trouverez, ci-dessous une lettre que je lui ai adressée en octobre 2005, où mes questions sont restées sans réponse.

Laurent Desbois

Ex-franco-Ontarien,
fier Québécois depuis trente ans
et canadian… par la force des choses et temporairement …. sur papiers seulement!

L’honorable Madeleine Meilleur
Ministre de la Culture et ministre déléguée aux Affaires francophones

Objet : L’Édition 2005 des Profils statistiques sur les francophones en Ontario du 27 septembre 2005

http://www.ofa.gov.on.ca/francais/stats.html

Les jeunes francophones représentent environ 3,6 % de l’ensemble des jeunes ontariens. Les francophones de 65 ans et plus en Ontario représentent 5,6 % de la population provinciale. Ceci représente une réduction de 36% de la population totale entre ces deux groupes d’âge.

La population francophone de l’Ontario a connu une augmentation de 1,2 % entre 1996 et 2001. Vous commentez : « C’est un pas dans la bonne direction! ». Comment pouvez-vous conclure ainsi, lorsque durant cette même période, la population totale de l’Ontario a augmenté de 6,1%, soit cinq fois plus rapidement?

Le taux de conversation du français à la maison continue de diminuer, soit de 58,7% à 56,5% entre 1996 et 2001. Je vous souligne qu’il était de 61% en 1991.

Madame la ministre, vous concluez votre discours comme suit : « Soyez assurés, je suis très optimiste. J’ai la ferme conviction, plus que jamais, que l’avenir appartient aux francophones de l’Ontario. ».

Pouvez-vous m’indiquer quels résultats dans ce rapport vous portent à conclure ainsi?

Merci de votre attention,

Laurent Desbois
Ex franco-Ontarien
Longueuil (Québec)

1 octobre 2005

Pas vraiment drôle, je parle des textes bien sur, pas du même niveau avec l’original… et au delà de l’humour qu’est-ce que des Ontariens viennent foutre chez nous ? Est-ce que les Wallons viennent nous demander d’investir dans leur culture en parodiant nos parodies ?

Par contre je suis 100% pour la franco-otarie. Qu’ils se tiennent debout ces gens là, ils vivent dans un pays bilingue non ?

Voici la réponse que la ministre Meilleur ne refuse de me donner :
Le Génocide culturel des francophones au Canada
Synthèse du déclin du français au Canada
Le système fédéral canadien est le tombeau du fait français au pays.
Voici le texte intégral (491k – 50 pages) du livre, en format PDF.
http://www.vigile.net/Le-Genocide-culturel-des

C’est documenté depuis longtemps!!! Voir :
« Les héritiers de lord durham » publié par la fédération des francophones hors Québec en avril 1977.
Malheureusement, ce n’est qu’une mise à jour plus déprimante!!!!

Tien, c’est interessant la phrase de la fin. Les franco-ontariens déplorent-ils (bon c’est un gags, mais quand même) le fait que le parlement (via les financements) de Québec soit une sorte de parlement du canada français… comme une certaine conception du rôle du parlement du Québec d’il y a 60-70 ans.

Très bon 😀
C’est assez clair que la pub québécoise s’adressait à un auditoire québécois. C’est intéressant de voir nos idées reçues être retournées contre nous une fois de temps en temps.

Ce qu’on peut retenir de ce pastiche, c’est que si les Franco-Ontariens négligent d’encourager leur culture ou de lutter contre l’assimilation, personne ne le fera à leur place.

Bonjour,
Ce pastiche du québécois nationaliste, nationaleux sur les bords est très représentatif du nationaliste moyen. Ces comédiens n’ont pas voulu en mettre trop de peur de choquer. Mais il est bien évident que ce pastiche frappe là où cela fait mal dans la représentation que se font les autres Canadiens du nationalisme québécois. Surtout le jeune homme barbu et la jeune fille obèse incarnent bien un large spectre des travers de nos nationalistes à nous. A vrai dire, il ne manque que les chemises à carreaux bleu et blanc avec un chandail avec une fleur de Lys avec son Québec je t’aime. En n’oubliant surtout pas la vieille minoune parkée dehors avec la plaque avant portant l’inscription : Le Québec au québécois.
Finalement, cette caricature du nationaliste moyen est très représentative de tous les comportements de nos québécois nationalistes repliés sur eux mêmes et très peu ouvert à ce qui se passe ailleurs, tellement que ceux ci sont exaltés par un nationalisme étroit et rétrograde. Quoi de mieux qu’un regard extérieur sur les obsessions nationales pour comprendre les affres et les misères du nationalisme. Au plaisir, John Bull.

C’est nul et sans intérêt… Le scénario est minable, ça pue la mauvaise foi, la trame de fond n’a aucun rapport avec la réalité (depuis quand le Québec est-il responsable d’accorder des subventions à des organismes ontariens??) et le « jeu » des acteurs est pitoyable. En plus, ils semblent fiers d’employer des anglicismes et trouver ça « drôle » de perdre ce qu’il leur reste de français… Je me souviens que pendant le référendum de 1995, il n’y avait pas pire pourfendeurs de Québécois que ces Ontariens qui semblent incarner la définition d’Elvis Gratton quand il disait » C’est ça, les Canadiens français : des peureux, des jaloux, des mangeux de marde! »

Faudrait qu’un Franco-Ontarien nous explique parce que j’ai compris.

La seule chose qui m’a fait rire c’est la présence de la minorité visible. Ca m’a rappelé comment Réjean Tremblay a dû expliquer à un Roumain de grands pans de la culture québécoise pour avoir une modeste subvention pour faire son film Lance et compte.

Il est évident que d’un côté, le Québec fait un peu comme si ces communautés n’existent pas, mais ce n’est pas comme si celles-ci n’avaient rien fait pour le mériter. J’ai été partout au Canada, spécifiquement pour els rencontrer, les francos hors-Québec, et croyez-moi, la plupart nous snobbent et sont méprisants a notre égard, nous reprochant de »croire détenir le monopole francophone ».
En fait, c’est ce que beaucoup sont devenus, des francophones. Et je trouve ca terrible, de voir son identité atomisé a la simple expression de la couleur de ta langue.

Cette vidéo manque la cible. Les Franco-Ontariens devraient viser les gouvernements dont ils relèvent. En quoi le contribuable québécois devrait-il verser des $ à cette minorité ?

L’idée aurait pu être exploitée intelligemment, mais les minorités francophones du ROC font le jeu des fédéralistes en attaquant le foyer national de la francophonie nord-américaine. Qu’ils se débrouillent seuls comme nous l’avons fait. Le maintien du Québec dans le Canada pour mieux les protéger ? Pas question !

Personnellement, les deux vidéos ne sont pas très drôle. Ce n’est pas mon genre d’humour. En particulier celui des franco-ontariens.

C’est certainement dû au mauvais casting, mais qui peut leur en vouloir. Ils font avec les moyens du bord. Ils reçoivent un financement dérisoire.

Cependant, ils s’attaquent aux mauvaises personnes. Ce n’est pas le Québec qui les finance. C’est l’Ontario et le Canada.

Le premier clip est drôle à mourrir de rire ! Je sais pas pourquoi ça me fait penser à tout le ridicule du policly correct qu’on sous-entend dans les folies malveillantes qui prétende qu’on aurait une dent contre les juifs!

Et le deuxième clip fait pleurer, si c’est à la mode de ridiculiser tous le monde, je plaind ces gens là, ils font pitié comme les ados qui insutent le monde, c’est devenu un sport atroce chez certain.

Il nous faudrait peut-être un minitère pour défendre le Québec et le Québécois qui vit ici depuis un moment et qui ne veut pas aller vivre au moyen orient ou dans les îles mouc mouc.

Si les québécois tenait tant à la préservation du français au canada au lieu de s’isoler ils seraient solidaire des francophones hors québec en faisant plus d’échanges et faisant de la sur la scène québécoise pour la promotion de leurs productions culturelles.
C’est important de réalisé qu’ils écoutent les nouvelles d’ici, consomment de la musique et du film, ça serait juste normal de leur faire un peu plus de place ici. Par exemple star académie, les représenter dans nos ex. téléséries, on parle plus des autres communauté culturelles dans les productions que d’eux. Ils ont beaucoup de mérite de conserver la langue qu’ici ou on est elle est majoritaire et abandonnée par bien des gens par choix.
On a bien plus en commun avec eux qu’avec les fameux cousins de la France. Comme de vrais colonisé il y en a qui trouvent moins prestigieux d,entretenir des liens avec les canadiens qu’avec les français. Pourtant. Malgré qu’ils vivent dans un environnement anglais eux parlent français et non franglais. Bien sur comme partout ailleurs il y a des expressions qui ne sont pas justes. ex. »appratient » c’est pas pire que la clim

C’est amusant. On pourrait aussi prétendre que cela se passait à Montréal dans les années 50.

La Loi 101 a changé les choses, je crois que l’on peut être tous d’accord là-dessus.

En Ontario, il n’y a aucune loi qui permet la croissance de la langue française. C’est la Loi de la majorité qui règne, comme partout ailleurs dans le monde.

Salutations cordiales

Selon un sondage publié par Le Droit en 1998, 70% des Ontariens ignorent l’existence même de l’ACFO(l’équivalent franco-ontarien de Alliance Québec pour les Francos)…..et incroyable:seulement 13.5% des Ontariens sont au courant que les Anglo-Québecois sont gâtés en termes de services par
rapport aux Franco-Ontariens.

D’ailleurs j’ai souvent lu des commentaires de Franco-Ontariens répétant cette fausseté.Re:loi 101.

Allez voir sur le blogue d’Angélique d’où est tiré ce vidéo : il y a également un lien vers un court métrage de Michel Brault : « Éloge du Chiac ».

C’est à voir, absolument!

@ Jacques Faille

« En Ontario, il n’y a aucune loi qui permet la croissance de la langue française. C’est la Loi de la majorité qui règne, comme partout ailleurs dans le monde. »

Faux. L’Ontario a, depuis 1986, une loi sur les services en français qui garantit à la minorité le droit de recevoir des services gouvernementaux dans sa langue. Cette loi n’a évidemment pas la même portée que la loi 101, mais sur le plan politique et juridique, elle représente une avancée importante pour l’avenir du français en Ontario.

Infos:
http://www.ofa.gov.on.ca/fr/loi.html

Merci d’avoir partagé ce vidéo, je l’ai trouvé très drôle et bien pensé à plusieurs niveau. Cela dit, je trouve les commentaires d’autant plus fascinant! Je n’adresserai pas certains de ces commentaires que je trouve franchement ignorants, mais comme franco-manitobain, mon interprétation de ce vidéo n’est pas la même que certain.

On a posé comme question : pourquoi le gouvernement du Québec devrait-il être obligé de subventionner les initiatives culturelles des autres provinces? Je suis convaincu que ce n’est pas du tout le point que ce vidéo essai de faire passer. Mon interprétation du vidéo c’est plutôt que ses auteurs déplorent qu’un bon nombre de programmes fédéraux en matière de culture francophone sont géré par des bureaucrates québécois qui sont, selon eux, déconnecté ou inconscient de la réalité de la francophonie ontarienne (voir francophonie pan-canadienne). Une opinion que plusieurs francophones du Canada partage.

Je comprends que les drapeaux québécois et la photo de René Lévesque en background peuvent porter à confusion mais je crois que l’on fait plutôt allusion au fait que les Québécois aiment beaucoup s’afficher. À l’extérieur du Québec, bon nombre de francophones trouvent que les Québécois s’affiche de façon exagérée.

Bof… J’ai assurément un biais culturel, mais je trouve la pub québécois bien meilleur que le pastiche franco-ontarien.

Ce qui me frappe dans les commentaires c’est l’unanime ignorance des Québécois quant au rôle de leader que le gouvernement du Québec a accepté au sein de la Francophonie Canadienne (2004). On (tu, nous vous) devraist s’informer sur la politique du gouvernement du Québec avant d’étaler son (ta, votre, notre) ignorance au grand public. Les leviers de la politique québécoise sont :

•Les partenariats et le réseautage.

•Le Comité interministériel québécois sur la francophonie canadienne, créé afin de permettre à l’ensemble des ministères et organismes du gouvernement du Québec de contribuer plus concrètement à la promotion et à la mise en œuvre de la nouvelle Politique.

•Les fonctions d’expertise et de conseil des Bureaux du Québec au Canada.

•Les échanges et le transfert d’expertise entre le Québec et les gouvernements des provinces et des territoires, notamment sous l’impulsion de la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne et des accords de coopération.

•La collaboration du Québec avec le gouvernement fédéral à la cause de la francophonie canadienne, dans le respect de leurs compétences respectives.

•LES PROGRAMMES DE SOUTIEN FINANCIER (MES MAJUSCULES)

•La création d’une Journée de la francophonie canadienne au Québec.

•La mise sur pied du Centre de la francophonie dans les Amériques.

http://www.saic.gouv.qc.ca/francophonie_et_cooperation/politique-francophonie/resume.htm

Et oui, cela comprend un rôle financier de soutien aux communautés francophones – de mémoire de fonds, incluant des sommes obtenues du fédéral, octroyés par le Québec suite à une entente conclue entre le Québec et le Canada en novembre 2006, deux jours avant que le parlement canadien reconnaisse que les Québécois forment une nation au sein du Canada.

Nous pourrions vous excuser de ne pas savoir ce qui arrive en Ontario, mais votre ignorance de ce qui se passe au Québec est inexcusable.

@Jaune Boule

Un dévot est celui qui sous un Roi athée serait athée.

De La Bruyère.

Dans les conditions actuelles, avec un gouvernement rétrograde à Ottawa, ceux qui persistent à penser que le mépris vaut mieux que l’ouverture aux différences culturelles font la démonstration contraire à leur discours tordu.

La peur des autres est l’antagonisme de la démarche autonomiste qui cherche à fédérer les insatisfactions.

Attendons voir le résultat des prochaines élections…

La vrai vie des francophones hors-Québec.

Salut Laurent,

J’en ai une autre sacrée de bonne à te raconter.

Ce matin, j’ai conduit mon fils à l’aéroport internationale de Winnipeg pour un voyage en France organisé par son école franco-manitobaine.

On était un groupe d’environ 50 personnes, les enfants et leurs parents. Je connais tous ces gens. Ils sont tous des franco-manitobains de souche. La dame en charge du groupe est une enseignante de l’école. On suivait ses directives qui étaient en français. Elle parlait fort pour se faire entendre. Les employés de l’aéroport devaient sûrement savoir qu’on était un groupe francophone.

L’enseignante nous a dit de faire la file pour l’enregistrement des baggages. On s’est donc dirigé vers le préposé au comptoir d’Air Canada. Moi et mon fils étions environ au milieu de la file. Je pouvais entendre le préposé toujours parler que l’anglais avec tous les passagers et leurs parents. Ça m’a choqué car Air Canada est supposé avoir quelqu’un de bilingue. Quand est venu notre tour, j’ai exigé le service en français.

Le préposé a tout de suite changé vers le français, et tout s’est déroulé en français avec nous. Mais aussi tôt le prochain jeune et ses parents, tous se sont parler en anglais, alors le préposé a parlé en anglais. Et ce fut comme cela pour le reste des passagers et parents.
Pourtant *tous* sont des francophones. Même l’enseignante en charge du groupe francophone s’est adressée en anglais au préposé.

Somme toute, sur les 50 personnes francophones dans la file du comptoir d’Air Canada, j’ai été le *seul* à m’adresser et donc recevoir le service en français!!

Je ne jette pas la faute au préposé de Air Canada. Les francophones se sont adressés en anglais, alors il les a servi en anglais. Non, mais, tabarnac, fait-il être assimilé au boutte pour refuser le service en français? Pourtant ce sont ces même francophones qui ont chialé pendant des années pour avoir leurs propres division scolaire francophone. Ce sont aussi ces mêmes francophones qui maudissent les québécois parce que le Québec est, pour eux, trop français à cause de la Loi 101. Les québécois qui se tiennent debout sont détestés ici.

N’est-ce-pas Emmanuel Kant qui avait dit «Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si on t’écrase avec le pied.»? Laurent, malgré les sentiments anti-français ici, les gouvernements provincial du Manitoba et municipal de Winnipeg ont une politique d’embauche d’emplois francophones. Mais les francophones ne s’adressent pas en français au gouvernements. Même pire, il se parlent souvent en anglais entre eux-même. Avec un tel complexe d’infériorité, les francophones hors-Québec ne méritent pas de survivre.

Pire encore, les francophones ici blâment les séparatistes québécois pour l’assimilation et les manques de services. Ostie de calisse. Qu’on offre une bonne job solide au Québec, et je sacre mon d’icitte. Car je commence en avoir assez…

Jean

P.S. Durant l’heure et demi que j’étais dans l’aéroport, je n’ai jamais entendu un seul annonce de vol en français à l’intercom. C’est anglais seulement. Pourtant c’est un aéroport internationale. Crisse, à l’aéroport de Dorval (maintenant Trudeau), les appels sont bilingues, et même à l’aéroport de la ville de Québec. Non, mais quand est-ce que les québécois vont se réveiller et réaliser que le Québec est leur pays, pas le Canada? Et que le Canada fait tout pour angliciser le Québec?

Les deux vidéos me rendent triste.

Pourrait-on mousser une réunification des francophones du Canada dans leur berceau historique, au Québec ? En effet, le Québec pourrait accueillir en son sein tous les francophones du Canada qui désirent conserver leur langue et leur culture: Acadiens, Franco-Ontariens, Franco-Albertains, etc. Cette diaspora serait des plus bienvenue chez-nous.

Il me semble que cela serait beaucoup plus rentable et porteur d’avenir que d’accepter chaque année 55 000 immigrants de toutes cultures dont la moitié s’intégrent aux anglophones du Québec.

Très drôle, ces deux vidéos. Il faut que les Québécois se rendent compte que de se moquer d’eux quand on est Franco-Ontarien de naissance et fier de l’être, comme moi, c’est une petite gâterie qu’on se paie de temps à autre. Une p’tite joke de «poutine», comme on vous appelle par chez nous, ça fait du bien. Un peu comme les Québécois s’amusent à rire de l’heure de fermeture des bars en Ontario ou de nos vins! C’est de bonne guerre et comme d’autres ont dit, si on en vaut pas une risée…

Plutôt que de brûler des ponts entre les communautés de la francophonie canadienne — bravo à M. Lisée d’en faire la promotion, aussi tardive soit-elle — nous aurions tous avantage à les cultiver. Ça pourrait nous renforcer mutuellement, aussi «indépendants» et forts les francophones du Québec puissent-ils parfois se sentir.

Bonne fin de semaine.

pas mal crampant de voir ces deux extraits vidéos reflétant différente réalité francophone! Nous sommes heureux de voir l’Actualité s’intéresser à la francophonie hors Québec sans toujours reprendre les même reportages sur l’assimilation ou la pénurie de services en français. Bien que ces deux réalités existent, c’est bien de reconnaître les bons coups et les réussites… et TFO figure parmi les réussites et les outils de qualité des Franco-Ontariens.

La rivalité FHQ et Québécois est un sujet que je ne trouve pas drôle du tout. J’ai travaillé sur le même plancher de travail des FHQs et je n’ai pas de leçon à recevoir d’eux.

Les FHQs ont la fâcheuse habitude de manipuler des deux bords (fédéral et le Québec) en tentant de trouver le meilleur « qualité-prix ». Beaucoup des programmes de culture là-bas sont contrôlés par les « boys » (la clique franco) et ils ont besoin d’antagoniser leurs rapports avec le Québec pour se sentir une identité.

J’en aurais long à dire…

ps: la fameuse phrase de René Lévesque (ou était-ce un autre) – lors de sa visite aux Franco-Manitobains au début des annnées ’70, juste après la fondation du PQ – disant que la francophonie hors-Québec était un cadavre encore tout chaud aura fait bcp de chemin parmi l’élite FHQ et elle nous hante encore.

La rivalité FHQ et Québécois est un sujet que je ne trouve pas drôle du tout. J’ai travaillé sur le même plancher de travail des FHQs et je n’ai pas de leçon à recevoir d’eux.

Les FHQs ont la fâcheuse habitude de manipuler des deux bords (fédéral et le Québec) en tentant de trouver le meilleur « qualité-prix ». Beaucoup des programmes de culture là-bas sont contrôlés par les « boys » (la clique franco) et ils ont besoin d’antagoniser leurs rapports avec le Québec pour se sentir une identité.

J’en aurais long à dire…

ps: la fameuse phrase de René Lévesque (ou était-ce un autre) – lors de sa visite aux Franco-Manitobains au début des annnées ’70, juste après la fondation du PQ – disant que la francophonie hors-Québec était un cadavre encore tout chaud aura fait bcp de chemin parmi l’élite FHQ et elle nous hante encore.

Je ne suis pas convaincue que la ‘diaspora’ francophone se sentirait ‘bienvenue’ au Québec. J’ai fait mes études à Sherbrooke et Montréal (je suis Franco-Ontarienne en passant)pendant les années ’90 et je fus surprise du degré de racisme qui existait au Québec. Je suis arrivée à la conclusion que les Québécois ont beaucoup de chemin à faire afin de réellement créer une place pour les ‘autres’ soit les immigrants ou FHQ.

C’est tellement de mauvaise foi! La différence c’est que le Québec, pis les Canadiens-français dans leur ENSEMBLE, ne l’ONT PAS LE POUVOIR! Le point de devoir quémander de l’argent pour notre culture à ceux qui l’ONT, et qui sont étrangers à notre culture!

C’est tellement facile de frapper sur les Québécois! Il semble vraiment que le Québec soit la seule « nation » (et là je ne m’embarque pas dans les débats de définition du terme ô très controversé) sur laquelle on peut frapper sans être ni chauvin, ni raciste, ni xénophobe, ni impérialiste etc etc.

Pauvre québécois canadiens-français… Minorité au Canada quand ça plait aux Anglais, majorité au Québec quand sa leur plait encore… Et on peut aussi compter sur tous les autres groupes nationaux y compris sur nos propores compatriotes ( Québécois francophones, Canadiens-français, Francophones Hors-Québec, alouette, c’est toute la même affaire et ça vient toute de la même place) pour varger sur le peuple québécois qui en passant, est le SEUL à tenter malgré tout de défendre le frait français en Amérique sans verser dans sa folklorisation…

Merde. Et encore merde. Je vis moi même en Ontario et ça me fait mal au coeur de voir la minorité francophone constamment mise à l’écart, minorisée voire même méprisée par les Canadiens-anglais occuper son temps à basher sur le Québec coude-à-coude avec leur propres pourfendeurs.

God Save the Queen: les Anglais ont bien compris ce que diviser pour règner veut dire. Et une large part du peuple Canadien-français est tombée dans le panneau comme un enfant devant un pot de biscuits.

Pathétique.

« Je vis moi même en Ontario et ça me fait mal au coeur de voir la minorité francophone constamment mise à l’écart, minorisée voire même méprisée par les Canadiens-anglais occuper son temps à basher sur le Québec coude-à-coude avec leur propres pourfendeurs. »

Tellement vrai et tellement triste. Sidérant de vérité et profondément bourleversant.

J’ai vu le même phénomène avec les Franco-Manibotains. Même chose. Même comportement incompréhensible. Même auto-destruction visible chez ces groupes minoritaires, et même envie d’en découdre avec les Québécois de passage. Comme s’ils leur en voulaient d’avoir réussi à préserver leur identité et leur langue! Hallucinant.

C’est d’autant plus inquiétant que cette dynamique bizarre est inconnue par les Québécois eux-mêmes.

Que dire de plus…

@Inukshuk : «C’est d’autant plus inquiétant que cette dynamique bizarre est inconnue par les Québécois eux-mêmes.»

C’est triste, mais tu as raison. On pourrait toutefois régler le problème si seulement un Québécois sur 100 savait qu’il existe des communautés de francophones vivantes à l’extérieur de la Nation, et pas que de vulgaires petits clans décrits par toi et d’autres sur un ton condescendant, méprisant et folklorisant. Mais c’est pas demain la veille; on sait bien que ça ne ferait pas le jeu des séparatistes d’admettre qu’on puisse vivre en français en Ontario, comme je le fais depuis ma naissance il y a plus de 40 ans.

Heureusement que tous les Québécois ne partagent pas cette attitude. Vous me faites étrangement penser à cette célèbre réplique : «Y’a pas de place, nulle part, pour les Ovide Plouffe du monde entier!» Pauvre Ovide Plouffe…

On est assez proche de l’Outaouais et d’une certaine capitale nationale!!!!

Lors de ma dernière visite, j’ai pu constater que Vanier était redevenu Eastview!!!!

Vanier est une ancienne ville et communauté urbaine d’Ottawa, située à l’est de la rivière Rideau. Elle portait le nom Eastview jusqu’en 1969. En 2001, Vanier a été intégrée à la nouvelle ville d’Ottawa.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vanier_(Ontario)

La communauté francophone d’Ottawa se cherche une voix

le 28 mars 2011
Philippe Orfali
Le Droit

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/dossiers/dix-ans-de-bilinguisme-a-ottawa/201103/28/01-4383863-la-communaute-francophone-se-cherche-une-voix.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4385273_article_POS5

« Qui parle au nom des citoyens francophones d’Ottawa ? Personne ne le sait. L’ACFO d’Ottawa l’a déjà fait par le passé, mais aujourd’hui, je ne crois pas qu’elle ait la capacité pour le faire »

« L’ACFO joue moins ce rôle de meneur, dit Bertin Beaulieu, le président de l’ACFO. En ce moment, on a tous des idées, mais chacun de notre côté. Les gens ne se parlent pas. Et aujourd’hui plus que jamais, il faut que les groupes et citoyens d’expression française se parlent. »