Quand les sirènes d’alerte se multiplient

Mme Marois avec le président de la France. Tout juste après la prise du pouvoir, en des moments plus prometteurs pour le nouveau gouvernement. Photo: site de la Présidence de la République

Les sondages n’ont beau être que des instantanés d’une opinion publique changeante, il leur arrive aussi parfois de laisser soupçonner l’existence d’un problème de fond nettement plus large que les simples résultats d’un simple sondage…

Prenons le sondage Léger Marketing fait pour le compte de l’Agence QMI et publié ce 13 mars dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec.

Pour le gouvernement Marois, il allume un voyant jaune foncé. Mais comme on le verra plus loin dans ce billet, en fait, pour le Parti québécois lui-même, il s’inscrit dans une longue lignée de signaux d’alerte.

Avec un taux d’insatisfaction frôlant les 70% et ce, six mois à peine après l’élection, les troupes de Pauline Marois ont de quoi à s’inquiéter. Le taux de satisfaction, comme le disait Robert Bourassa, est souvent un indicateur plus solide de ce qui grouille sous la surface de l’actualité immédiate que les intentions de vote souvent fluctuantes entre les élections.

Pour ce qui est de ces intentions de vote, le PQ est à 31% pour l’ensemble de la population; le PLQ, à 30%; la CAQ, à 20%; Québec solidaire (QS), à 9%; le Parti vert, à 5% et Option nationale (ON) de Jean-Martin Aussant, à 4%.

Chez les francophones, les chiffres sont: PQ (37%), PLQ (21%), CAQ (22%) QS (9%) Option nationale (5%).

Depuis l’élection du 4 septembre, le PQ a donc perdu deux points. Et ce, malgré qu’il soit au pouvoir; que les libéraux n’avaient qu’un chef intérimaire; que la course à la chefferie au Parti libéral ait terriblement manqué de tonus et de contenu. Et même, malgré que son possible futur chef, Philippe Couillard, traîne maladroitement à son pied le boulet de son amitié passée et encore récente avec l’ex-patron déchu du CUSM, Arthur Porter.

Le PLQ, quant à lui, même sans chef, perd à peine un peu plus d’un point depuis l’élection. La CAQ, de son côté, n’a toujours pas pu récupérer ses 27% d’appuis du soir de l’élection. Les députés caquistes font pourtant souvent un bon travail d’opposition en chambre et s’y imposent parfois même plus que l’opposition officielle… Disons aussi que le CROP-La Presse du 21 février plaçait quant à lui la CAQ à 27% alors qu’un Léger Marketing-Le Devoir du 9 février plaçait déjà la CAQ à 20%.

Dans cet «instantané», les deux gagnants, si l’on peut dire, sont Québec solidaire et Option nationale. Jean-Martin Aussant voit ainsi son jeune parti doubler amplement ses appuis en passant de 1,89% des voix à l’élection à 4% pour l’ensemble du Québec et à 5% chez les francophones.

Comme quoi, pour le gouvernement Marois, son étonnnante navigation à vue dans plusieurs dossiers couplée à l’abandon ou la dilution de plusieurs promesses électorales de même que son déplacement vers le centre droit depuis le budget Marceau marqué du sceau du déficit-zéro et des compressions qui s’en suivent, ne semble pas venir sans prix.

Dans ce déplacement idéologique d’un gouvernement minoritaire visant en partie à tenter de séduire une partie de l’électorat caquiste, les compressions à l’aide sociale annoncées en catimini et rapportées par Le Devoir le 2 mars dernier, auront peut-être été l’élément qui aura le plus marqué l’imaginaire collectif.

Voilà que le PQ, après avoir fait campagne au centre et centre-gauche pour tenter, alors, de ravir des électeurs à Québec solidaire, proposait discrètement dans la Gazette officielle de couper chez les plus vulnérables parmi les déjà vulnérables que sont les personnes assistées sociales. Incluant chez les toximanes et les plus de 55 ans.  J’en faisais d’ailleurs l’analyse dans mon billet «La souricière».

Pis encore, depuis le 2 mars, la ministre responsable, Agnès Maltais, ne cesse de s’enliser dans des explications vaseuses et des «opinions» contradictoires de plus en plus difficiles à suivre.

Pas étonnant que cette semaine, des attachés politiques de l’opposition libérale en aient profiter pour faire circuler deux vidéos datant de 2004 et montrant Mme Maltais alors dans l’opposition, dénonçant justement le passage du gouvernement précédent par la Gazette officielle pour annoncer des changements à l’aide sociale… Ou encore, reconnaissant que les plus de 55 ans ont des difficultés parfois insurmontables à retourner sur le marché du travail… Pour les visionner, c’est ici et ici.

Pas surprenant non plus qu’une pétition citoyenne demandant l’abandon des coupes à l’aide sociale se retrouve également sur le site de l’Assemblée nationale. Ou encore, que des manifestations aient lieu pour dénoncer le tout.

Alors que la ministre Maltais jure qu’elle ne «reculera pas», mais pourrait faire des «ajustements» à la suite de ses rencontres avec divers groupes sociaux, l’impression qui s’installe est celle d’un gouvernement reculant lorsqu’il ne le devrait pas et refusant de le faire lorsqu’il devrait reculer.

Pour le bien des personnes possiblement visées par les compressions à l’aide sociale proposées par le gouvernement, il est à espérer que cette histoire gênante finira en exception en cette règle.

On voit d’ailleurs qu’après un des épisodes les moins édifiants de ce jeune gouvernement, la ministre Maltais est dorénavant obligée de se placer en mode accéléré de contrôle du dommage qu’elle et son équipe ont créé elles-mêmes…

Le problème, par contre, est que ce dommage, il est déjà amplement fait.

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Alors que de bonifier le trop rarissime logement social offrirait pourtant la possibilité aux moins nantis d’entre nous de se permettre une qualité de vie tout au moins minimalement décente, notons aussi que dans sa quête entêtée d’un déficit-zéro rapide, ce même gouvernement coupe également dans l’aide pourtant insuffisante au logement social.

Même le budget d’aide à l’action communautaire est coupé pendant que l’on prive le transport adapté – pourtant vital pour de nombreuses personnes âgées, handicapées intellectuelles et/ou physiques – de 14% de son budget.

Rien de cela n’a fait la «une» des journaux. Et rien de cela ne fait particulièrement social-démocrate…

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Jusqu’à maintenant, le gouvernement s’est avéré changeant et ambigu sur plusieurs dossiers. Pas tous, bien sûr, mais plusieurs.

Et lorsqu’il navigue à vue, il tend de plus en plus à le faire à la droite du centre dans l’espoir d’y cueillir en passant quelques poignées de votes caquistes.

Le résultat étant que les convictions et les principes s’en trouvent de plus en plus souvent subordonnés aux calculs électoralistes du jour. Aussi erronés, semble-t-il, qu’ils puissent être parfois…

Décevant

Reste à voir si au gouvernement, on saura ou non, bien voir le voyant jaune qui s’allume. Et surtout, si on en fera une analyse sans complaisance.

Quant à Option nationale, les prochains sondages montreront si cette montée est un signe de ce qui serait à venir ou si elle est essentiellement le produit temporaire de la visibilité médiatique importante qu’elle obtenait pour son premier congrès des 2 et 3 mars.

Or, comme je l’expliquais ici après ce même congrès, le risque pour le PQ de perdre des appuis au profit d’ON est réel.

Il est réel parce qu’au-delà des sondages, le Parti québécois tend à se détacher de plus en plus de ses principales racines: la souveraineté et la social-démocratie. Ce qu’il fait, pour tout dire, lentement mais sûrement, depuis le dernier référendum.

Maintenant qu’il existe des alternatives politiques organisées sur ces deux terrains, pour le PQ, cet éloignement de ses racines pourrait avoir à terme des conséquences encore plus marquées.

En fait, c’est dès l’élection de 1998 que les premières conséquences de la mise en veilleuse de la souveraineté et de l’«obsession» du déficit-zéro sous Lucien Bouchard se sont fait sentir dans l’isoloir.

Alors qu’à l’élection de 1994 menée par un Jacques Parizeau engagé très publiquement à tenir un référendum rapidement, le PQ obtenait 44,75% des voix, en 1998, sous M. Bouchard, il remportait certes 42,87% des votes, mais le PLQ obtenait la pluralité des voix.

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Plusieurs sirènes d’alerte…

Que les libéraux aient obtenu en 1998 cette pluralité des voix malgré la quasi victoire référendaire du PQ et le fameux «charisme» de M. Bouchard aurait pourtant dû faire sonner une première alerte au PQ. Or, rares sont ceux à l’avoir même entendue. Après tout, le Parti québécois restait au pouvoir et conservait sa majorité. Alors, pourquoi se poser trop de questions?…

La deuxième alerte se ferait entendre à l’élection d’avril 2003. Sous Bernard Landry, le PQ chutait à 33% alors que le PLQ, malgré la division du vote par l’ADQ, récoltait 46% des voix.

En 2007, l’électorat sonna la troisième alerte. Sous André Boisclair, le résultat fut catastrophique. Le PQ devant se contenter de 27% des voix – soit 3 points de moins qu’en 1973! -, un des pires scores de son histoire. Comme pénitence: il s’en trouva relégué à la deuxième opposition.

En 2008, sous Pauline Marois, il remontait du précipice pour terminer à 35%. Se croyant enfin sauvé des eaux pour de bon, le PQ, croyait-il, n’aurait plus qu’à attendre l’inexorable déclin du régime Charest pour qu’une victoire majoritaire lui tombe dessus comme par magie.

En mai 2011, la quatrième alerte se fit pourtant entendre – et fortement -, lorsque le Bloc québécois, au fédéral, passait à un poil d’être complètement balayé de la carte par le NPD.

En juin 2011, ce fut la cinquième alerte avec la démission fracassante de plusieurs députés. Et non les moindres. Parmi ceux-ci, on trouvait Jean-Martin Aussant, lequel fonderait ensuite Option nationale, de même que Lisette Lapointe, députée et épouse de Jacques Parizeau.

La présence et le discours courus de ce dernier au premier congrès d’Option nationale en mars 2013 attesterait du profond fossé qui, depuis 2011, ne cesse de se creuser entre la direction péquiste actuelle et l’ex-premier ministre et ex-chef du Parti québécois.

Puis, en 2012, vint la sixième alerte.

Nonobstant un gouvernement Charest usé par neuf ans et trois mandats au pouvoir – finissant de surcroît son tour de piste avec l’étiquette «corrompu» collé au front -, le PQ a néanmoins vu ses talles grugées par QS, la CAQ et ON.

Mme Marois a donc dû se contenter d’une fragile minorité de sièges et de moins de 32% des voix. Quant aux votes en chiffres absolus, par rapport à 1994, le PQ obtenait près de 400 000 votes en moins.

Déjà qu’il saignait à sa gauche depuis la création de Québec solidaire et encore plus à sa droite, depuis celle de la CAQ par l’ex-ministre péquiste François Legault et l’ex-recruteur libéral Charles Sirois, voilà que face au discours renouvelé d’Option nationale et à son membership qui ne cesse de croître, le PQ se retrouve maintenant miné par un concurrent potentiellement sérieux sur le terrain même de la souveraineté.

Que dans les derniers sept ans, trois partis aussi distincts les uns des autres que QS, la CAQ et ON, soient sortis, à divers degrés, en totalité ou en partie, des entrailles du PQ – nommons ce phénomène inédit la septième alerte -, aurait pourtant dû pousser bien avant les troupes de Mme Marois à une véritable réflexion sur les causes profondes d’un enfantement politique aussi prolifique qu’inquiètant pour elles.

Or, on ne semble toujours pas y voir une motivation suffisamment urgente à le faire. Pour vrai.

Plusieurs facteurs entrent bien évidemment en compte dans cet état des lieux pour le PQ – la politique étant un jeu complexe -, mais rien ne l’aura autant affaibli que l’effet délétère qu’aura eu sur lui son propre détachement depuis presque vingt ans de ses propres racines.

Le PQ réservant depuis 1996 la promotion de la souveraineté à ses propres militants – bref, il parle aux convaincus plutôt qu’à ceux qu’il doit tenter de convaincre -, et refusant même de recourir à l’appareil de l’État pour le faire activement lorsqu’il est au pouvoir, il n’y a pas à se surprendre de voir cette option vivoter autant dans les sondages.

Combien de jeunes souverainistes finiront par conclure que cette partie des racines péquistes est en voie d’être replantée dans les terres d’Option nationale?

D’autant qu’ils risquent aussi d’être peu impressionnés par la «gouvernance souverainiste» du gouvernement, dont la «stratégie» aurait été adoptée ce mercredi par le conseil des ministres.

Ou, tout au moins, pour ce qu’on en connaît jusqu’à maintenant. Les grandes lignes de cette «gouvernance souverainiste» composant en bonne partie une feuille de route de revendications plutôt nationalistes, voire autonomistes, avancées au sein même de la fédération canadienne.

Pendant ce temps, la promotion de la souveraineté, même aussi discrète soit-elle, demeure la responsabilité du PQ et non de l’action d’un gouvernement qui refuse encore d’y engager des fonds publics. À moins, bien sûr, que le gouvernement ne revienne d’ici peu sur ses positions.

Cette semaine, en entrevue à La Tribune, Jean-Martin Aussant résumait le tout en ces mots :

C’est triste. Très décevant. Je ne reconnais plus ce parti dans lequel j’ai milité. C’est vrai que je l’ai quitté… Mais au plan de la gestion des affaires publiques, c’est un gouvernement qui fait l’inverse de tout ce qu’il a dit en campagne électorale… Que ce soit en matière de ressources naturelles, des frais de scolarité, bref c’est un gouvernement qui ne respecte aucun de ses engagements. Et ce qui est triste, c’est que ça n’aide pas à donner confiance à la population. C’est cette façon de faire du PQ qui développe le cynisme de la population.

En présentant un budget «déficit-zéro» servi avec son inévitable coulis de compressions, pas étonnant non plus de constater la déception qui monte dans la population ou de voir Québec solidaire s’en retrouver un brin renforcé.

Bref, jusqu’à maintenant et hormis le projet de loi 14 visant à renforcer minimalement une Loi 101 affaiblie par trente ans de jugements et d’amendements, de même que des projets de loi nécessaires pour rétablir une certaine intégrité dans la gestion des deniers publics, sur son option et les conséquences néfastes d’un déficit-zéro trop rapide, le gouvernement fait de plus en plus penser à une combinaison des époques de Pierre-Marc Johnson et de Lucien Bouchard.

Le fond des choses

Et c’est précisément là, comme je l’écrivais en juin 2011, que l’on arrive et revient inévitablement au fond des choses :

À quoi doit servir le pouvoir? Le PQ veut-il le pouvoir pour le pouvoir? Ou le veut-il comme outil premier de promotion et de réalisation de son option? (…)

C’est que depuis le référendum de 1995, les Québécois ont pris l’habitude d’entendre les chefs péquistes parler du « pays » tout en refusant de lever le petit doigt pour le préparer concrètement.

À l’instar de l' »affirmation nationale » de Pierre Marc Johnson, les « conditions gagnantes » de Lucien Bouchard, l' »assurance morale de gagner » de Bernard Landry et la « gouvernance souverainiste » sont toutes des formules servant à reporter à plus tard la promotion active de l’option souverainiste. (…)

De fait, le vrai problème réside dans la profonde contradiction dans laquelle le PQ et ses chefs s’enferment de plus en plus en jurant dur comme fer que pour réaliser l’indépendance, il faut commencer par prendre le pouvoir…

Or, depuis 1996, les chefs ont nettement préféré « être au pouvoir ». Point.

Résultat: de moins en moins de Québécois, même parmi les 40% qui en souhaitent l’avènement, pensent que l’indépendance se fera un jour.

Mais rien n’y fait. Mme Marois martèle ce même mantra du « il faut prendre le pouvoir pour faire la souveraineté ». De toute évidence, elle ne voit pas le scepticisme que cela soulève dans la population et ses propres rangs. (…)

Du moment où le PQ, dès qu’il hume le parfum du pouvoir, se met lui-même à traiter son option comme un « boulet », comment peut-il blâmer les autres de le penser aussi?

N’est-ce pas là, en fait, ce que les démissionnaires sont venus dire dans l’espoir que leur démission servira de thérapie de choc à leur parti?

Or, pour que la thérapie fonctionne, il faudrait que le patient commence par reconnaître qu’il a un problème. Ce qui semble loin d’être fait.

À preuve, ces mots de Mme Marois tirés de son autobiographie: « chaque fois que nous demandons au peuple québécois de faire le dernier pas pour que nous soyons enfin responsables de tout, il prend peur et recule ».

Et si ce n’était pas le « peuple » qui prend peur, mais plutôt ceux qui ne veulent plus vraiment se préparer à lui poser la question?

***

La huitième sirène d’alerte

De toute évidence, quoi qu’il arrive au cours des prochains mois et quoi qu’en diront les sondages du jour, le gouvernement minoritaire de Pauline Marois compte beaucoup, beaucoup, sur le rapport final de la commission Charbonneau pour amocher irrémédiablement l’image du Parti libéral.

Or, s’il accorde à la juge Charbonneau sa demande toute récente d’extension – et il n’aura pas vraiment le choix de le faire -, son rapport ne serait déposé qu’au printemps 2015.

Soit fort possiblement après la prochaine élection…

Pour le Parti québécois, ce report, s’il l’accorde, devrait constituer pour lui la huitième alerte.

Ce qui, force est de constater, commence à en faire un sérieux collier depuis 1998.

Mais les écoutera-t-il seulement, ces sirènes d’alerte?

Et plus important encore, les écoutera-t-il indépendamment des hauts et des bas passagers des sondages?

Ça, c’est une autre histoire…

 

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Votre billet est tout à fait intéressant. J’ai toujours pensé qu’une souveraineté dans un programme de politique n’était pas un but, mais un moyen de réaliser quelque chose. Ce quelque chose n’est pas là. Ce quelque chose est en fait une vision, des objectifs pour une communauté, un pays. Sous crises climatique, écologique, et de gouvernance politique et financière, marquant un monde en transition, les vieilles recettes sont moches et sans effets. Le libéralisme tel que pratiqué aujourd’hui est agonisant. Les gens le sentent bien, mais ils attendent toujours le groupe de leaders qui expliqueront et mettront en place de nouveaux outils. Tout est là! Mais personne n’a le courage et le goût de réformer l’État, non personne. Il y a tant à perdre, que nous avons déjà perdu.

Avec les coupures dans l’aide sociale, dans le transport aux handicapés, dans l’éducation, la promesse rompue de la taxe santé, la hausse de taxe sur le tabac, la biêre et sur le vin, la hausse de tarifs commandée par le PQ à Hydro-Québec, les coupures dans les commissions scolaires qui se traduiront en hausse de taxe scolaire. La liste est tellememt de coupures et de taxes depuis 6 mois que j’en oublie …

Le PQ qui se dit transparent a commencé son règne de transprence avec l’impot rétroactif puis il y a eu la double nomination d’André Boisclair fait en catimini, puis on tient la commission sur le BAPE dans une salle ou les caméras ne peuvent rentrer, puis les coupures de l’aide sociale encore la faites sournoisement … La gouvernance du PQ est tellement médiocre, elle se fait à tâton et surtout en mode reculon, je n’ai jamais vu rien d’aussi amateur en politique provinciale. Je ne commenterai pas le sommet de l’éducation supérieure car selon moi le tout sera à recommencer par un gouvernement ultérieur.

Le PQ est un gouvernement électoraliste sans vision et sans envergure avec des idéaux vieillots et dépassés. Il s’obstine avec la souveraineté pendant que le monde est rendu à des années lumiêres de cette option désuète. D’après moi les résultats du sondage indique três bien ce que pense les québécois du gouvernement péquiste, je suis même très surpris du 31% d’intentions de votes qu’il récolte, quelle est la marge d’erreur du sondage ?

Dans les faits, Pauline Marois est une Harper ratée. Comme ce dernier, elle fait des tonnes de calculs politiques en vue de sa réélection, mais dans son cas, c’est un total désastre. En fait, je crois que la principale raison de cet échec tient au fait que sa démarche est contraire à celle de Harper. Le premier ministre canadien consolide sa base, tandis que Pauline essaie d’aller chercher des électeurs dans chaque camps. Avec le bilan épouvantable que Charest à laissé, il me semble évident que la très grande majorité des électeurs libéraux de la dernière élection sont des fédéralistes qui ne voteront jamais pour le PQ(la majorité est anglophone). Les 7% de caquistes qui ont déserté depuis la dernière élections, si je suis pas pire en maths, semblent n’être allés ni au PQ, ni chez les libéraux. Donc, ils ne peuvent qu’avoir louché du côté des petits partis plus progressistés et/ou souverainistes. La majeure partie des caquistes restants sont donc probablement des fédéralistes francophones pour la plupart qui ne pouvaient pas voter pour Charest après ses multiples mandats de cul. Ces derniers pourraient cependant être reconquis par le candidat libéral qui sera prochainement élu à la chefferie du parti, malgré la drabitude interchangeable des profils et idées de ceux-ci(remarquez que sur ce dernier point, j’ai d’énormes réserves, pour ne pas dire des semi-certitudes comme de quoi ça pourrait frôler le désastre. Deux des candidats étaient ministres sous le gouvernement à scandales durant les sus-mentionnés scandales, et le troisième à un ami plus ou moins proche, on ne le sait pas trop, qui lui Porter(Arthur, de son petit nom)ombrage). Le point le plus ironique de mon texte est ceci: Pauline semble vouloir conquérir des électeurs qui ne voteront jamais pour elle car son parti est souverainiste, et en même temps, son parti est déserté par des électeurs qui semblent croire qu’elle ne l’est plus. Soyons francs: elle gouverne carrément à droite. J’oserais même dire qu’il y avait peut-être une certaine sincérité de la part des libéraux quand ils ont contesté les coupures de Mme Maltais dans l’assurance emploi. La gauche, elle l’a plutôt courtisée durant les élections. Mais si elle retente le coup, qui la croira?

Le Parti québécois n’a plus aucune crédibilité auprès du peuple québécois. AUCUNE!!!

Mais il y a pire: quels résidus leur restera-t-il lorsqu’un Phiplippe Couillard sera à la tête du Parti Libéral du Québec? Hein?

Vous imaginez d’ici un débat Marois/Couillard?

Une bouchée que je vous dit: UNE et ce sera fi-ni!

Pauline Marois et son équipe au pouvoir est ce qui pouvait arriver de mieux aux fédéralistes.

Imaginez s’ils avaient été majoritaires ou pire, s’ils avaient dirigé un « pays »…

Brrr…Ça donne froid dans le dos non?

Bonjour,

De toute évidence, nos amis les nationalistes québécois devraient à tout le moins se rendre compte de la déconfiture flagrante de la Cause Nationale qui perdit le peu de chien qu’elle avait dans le corps depuis des lustres. Et malgré les nombreuses sirènes d’alerte qui se multiplient, la grande majorité de nos nationalistes québécois sont depuis presque 30 longues années sur le « cruise control ou pilote automatique ».

Et comme d’habitude, nos amis les péquistes congédiaient le vendeur en ne s’interrogeant même pas si c’était la Cause, ce produit passé date qui n’est pas « VENDEUR ». Encore bien pire de vendre cette pauvre Cause Nationale pour Madame Pauline Marois que de « vendre un frigidaire à des Esquimaux » qui n’en ont surtout pas besoin. Tout comme la très grande majorité des québécois qui n’en veulent même pas excepté un petit 15 % de fanatiques ultra nationalistes qui n’en démordent pas en ne « voulant pas sawouère mais craire ». Et bien crayez ben fort avec votre vieux fond catholique qui fait de vous autres des croyants avec la FOI et l’Espérance tout en oubliant la Charité qui vient d’Ottawa.

Finalement, nos amis du Parti Libéral et la CAQ doivent absolument laisser le Parti Québécois gouverner encore « une coupelle d’années » comme me disait un vieux péquiste défroqué tout à l’heure au café. En ayant passé à l’Option Nationale qui regroupe les Vrais Indépendantistes du 1 % de vrai. Afin de séparer le bon grain de l’ivraie soit le Vrai du Faux comme nos péquistes. En conclusion, le Canada n’a jamais été dans d’aussi bonnes mains que celle de Notre Dame de Béton qui passa au gros batte de bois franc toute la gan g des Caribous du Premier Lit, soit celui de Ti Poil. Laissons le temps faire son temps afin que nos péquistes cessent de rêver en couleurs et retournent au pragmatisme dans le Noir et Blanc. Au plaisir, John Bull.

@Bull

Un vieil adage dit: « il faut se méfier de l’eau qui dort »

Vous devriez être un peu plus prudent dans votre enthousiasme, les velléités d’indépendance des québécois est plus que centenaire. D’ailleurs il fort à parier que si l’adhésion au canada en 1867 avait été soumis à un référendum (comme c’était supposé être le cas) le Québec n’aurait pas joint l’union.

Votre analyse est juste et il faut prévoir des désertions massives dans l’appui au P.Q car ce qui nait de la nécessité ne peut pas se transformer en liberté et personne ne veut se transformer en nécessiteux.

Madame Marois a trouvé nécessaire d’appuyer la cause des carrés rouges pour se faire élire. Elle a trouvé nécessaire de ne pas le faire en demi-teinte se faisant filmer en train de taper avec un chaudron parmi les carrés rouges dont certains étaient des anarchistes, des casseurs.

Elle aurait peut-être gagné l’élection sans cela mais, selon elle, c’était nécessaire. Tout ce qu’elle a fait une fois élue, y compris récemment de couper dans l’aide social découle de cette première « nécessité ».

Il se trouve que les gens ordinaires ont d’autres priorités dans la vie que le parti au pouvoir s’appelle parti Québécois plutôt que parti Libéral, comme celle de manger et d’habiter quelque part par exemple. Madame Marois après toutes ces années de politiqe partisane a perdu le sens des priorités contrairement au peuple.

Elle a peut-être réussi à être la première femme première ministre mais si c’était pour que l’histoire retienne son nom comme une femme riche et insensible au sort des pauvres ou la femme qui a fait disparaitre le parti Québécois, il n’y pas un si grand gain en fin de compte.

Denis Mercier

On commence à comprendre pourquoi plusieurs péquistes voulaient se débarrasser de Pauline Marois il y a peu de temps…

Thoreau, mon maître à penser à une certaine époque, écrivait: « Méfiez vous de ceux qui ont de beaux habits. » Il faut toujours regarder ceux qui n’en ont que pour la vie de château, avec circonspection.

Depuis un bon moment, je commençais à me faire une certaine idée de Mme Marois. Et je constate que mes soupçons se sont avérés: le Grand Projet de Mme Marois? C’est elle-même! Tout ce que ce personnage désirait, c’était devenir la première femme Premier Ministre du Québec. C’est mission accomplie.

Maintenant qu’elle a confondu souveraineté avec Souveraine, quel est son plan de match? Demeurer sur le trône encore un moment. Quitte à mentir à la population. Quitte à danser le catimini. Quitte à ce que le PQ double à droite les Libéraux conservateurs de l’ère Charest. Force est de constater que la souveraineté et le bien-être des Québécois occupent dans son agenda un espace bien secondaire. Charest nous mentait en pleine face. Marois le fait aussi avec brio, mais la manière dont elle s’y prend est plus insidieuse.

À l’instar de la Commission Gomery, la Commission Charbonneau s’avère un pétard mouillé: on fera porter l’odieux du système de corruption et de collusion à quelque sous-fifre en évitant soigneusement la sphère politique provinciale. Charest peut dormir tranquille. Il n’aura même pas besoin d’aller faire un show avec des balles de golf! Si la juge Charbonneau n’embraie pas en grande vitesse et ne nous présente pas de témoignages plus croustillants, il est vain de poursuivre. Le festival du « je-ne-m’en-souviens-plus », n’est que pur gaspillage de deniers publics.

Si vous permettez, j’ajouterais une neuvième alerte à votre liste, au demeurant déjà fort bien ficelée, fidèle que vous êtes à vos habitudes: j’ai nommé le pote d’Arthur Porter, Philippe Couillard, le nouveau John James Charest « new and improved ».

L’effet de nouveauté donne des ailes à un politicien. Prenez pour exemple François Legault, à quel point il a été populaire,juste avant l’avènement de la CAQ…et à quel point son ballon s’est dégonflé depuis. On pourrait supposer que le momentum dont bénéficiera le PLQ, avec l’arrivée de leur nouveau pape sera suffisant pour combler le déficit de trois-quatre points de sondage requis pour reprendre la tête de peloton. Surtout si le PQ continue de voguer allègrement de bourde en frasque.

Les Libéraux pourraient être tentés de faire sauter le gouvernement dès cet automne et le déclenchement d’élections pour octobre demeure un scénario plausible. Or, le seul joker dans la manche du PQ, c’est la CAQ, qui, dans sa position d’éternel bon troisième, ne voudra pas nécessairement s’embarquer si tôt dans une autre élection.

Pour reprendre votre analogie, de mon côté, comme plusieurs Québécois, j’ai rempoté tranquillement mes vieilles racines péquistes dans un vase, disons, plus … social-démocrate, et ce, depuis les dernières élections. Étant avant tout un gars de principes, à défaut d’opter pour une option gagnante, je suis au moins en phase avec mes convictions profondes dans ce terreau plus fertile.

Si le gouvernement Charest fut le pire gouvernement que le Québec ait jamais connu, le gouvernement Marois remporte certainement la palme du plus maladroit.

@ Francois 1 (#4)

SVP ralentissez vos ardeur.

P.S.: Vous devriez songer à reconsidérer votre sobriquet car l’on risque de vous confondre avec un autre être infaillible…

@ Votre Sainteté François 1er
Je crois que, depuis votre élection, vos prières et pensées doivent dorénavant s’adresser à Pauline, François et Philippe, sans oublier Jean-Martin et Françoise.
Vos devez être inclusif et protéger toutes vos brebis, quelque soit leur allégeance politique.
Moi qui avais perdu la foi, à vous de nous montrer la voie!

Sans une présence forte des grands médias (exception faîtes lors du Congrès des 2 et 3 mars dernier), sans représentant au gouvernement, sans grands moyens financiers, Option nationale est déjà rendu à 4% des intentions de vote de l’ensemble des Québécois et à 5% chez les francophones.

Plusieurs éléments expliquent la montée de ce parti: des positions claires sur les sujets fondamentaux de notre société (la langue, l’éducation, les richesses naturelles, l’accession à l’indépendance), un chef jeune, dynamique et très articulé, un recrutement fort dans la nouvelle génération et chez ceux qui considèrent l’indépendance du Québec comme étant la priorité pour faire épanouir et avancer cette société.

Cet appui va augmenter encore plus rapidement le jour où il y aura d’autres membres influents du Parti Québécois que messieurs Parizeau et Curzi et Mme Lapointe pour appuyer ce parti et le jour où ce parti trouvera les moyens de mieux se faire connaître de la population.

Ce jour est sans doute pas très loin, compte tenu que la raison d’être du Parti Québécois est l’indépendance du Québec et que des
membres de ce parti voudront sans doute prochainement des positions et des actions concrètes et fortes confirmant que le gouvernement actuel s’engage réellement à faire du Québec un pays francophone maître de son destin et de ses richesses ( par exemples l’élaboration d’une constitution, un calendrier référendaire, une véritable refonte de la loi 101, une politique forte et claire sur l’exploitation de nos richesses naturelles). On ne peut tenir indéfiniment un discours indépendantiste et n’avoir aucune action forte pour y arriver sans mécontenter ceux qui y croient vraiment.

Vous qui savez tout du PQ pourriez-vous expliquer pourquoi ni Madame, ni ses ministes, ne parlent jamais jamais jamais de souveraineté?

Pourtant, des sujets il en pleut. Le pétrole d’Alberta étant le dernier sur la liste. A ajouter au F35. A ajouter à la carte électorale. A ajouter à Kyoto. A ajouter au GG. A ajouter à Harper. A ajouter à l’image dégradande du Canada actuel dans le monde. A ajouter au multiculturalisme. A ajouter à la Cour Suprême

Est-ce qu’ils pensent qu’en n’en parlant pas pendant que les souverainistes désersent pour l’ON et la gauche pour QS, le PQ va être élu majoritaire?

Ca prend 35% pour être majoritaire. Sans les souverainistes, c’est impossible.

Ce que je retiens surtout de tous ces sondages, c’est quon est en fait au même point que lors de la dernière élection, ce qui n’est pas surprenant. Le PQ ne lève pas, mais tous les autres partis font également du surplace : mis à part la CAQ qui se dégonfle. Les « hausses » d’appuis pour QS et ON sont en fait essentiellement dans la marge d’erreur et l’histoire nous enseigne que les petits partis ont toujours plus d’appuis dans les sondages que lors des élections. Conclusion : le gouvernement minoritaire actuel risque d’être en place encore longtemps. Pour être renversé, les deux principaux partis d’opposition (PLQ et CAQ) devront être sur le même longueur d’onde. Or, les avancées de l’un se fait souvent au détriement de l’autre. À moins d’une déconfiture du PQ au profit de la CAQ, je ne vois pas comment CAQ et PLQ se retrouveront tous les deux dans une position qui leur dicterait de déclencher des élections.

Votre analyse est intéressante, mais je ne partage pas vos conclusions en ce qui touche la social-démocratie. C’est plutôt dans sa capacité à concilier tant les tenants de la gauche que ceux de la droite, aux antipodes sur l’échiquier idéologique mais unis par le même objectif de réaliser la souveraineté du Québec, que le PQ a jadis tiré sa force.

Rappelons que le PQ à l’origine est le fruit d’une fusion entre divers éléments du MSA, du RIN et du RN. Or, sitôt évaporée cette capacité conciliatrice du PQ, il n’est pas étonnant que d’autres partis (QS, CAQ, ON) aient pu naître à partir de celui-ci.

Votre analyse est un peu particulière. Vous dites que le PQ paye pour l’abandon de ses racines. D’abord, un simple regard sur les chiffres nous montre que le PQ n’a rien perdu par rapport à l’élection en se déplaçant vers le centre. Ça veut dire que pour chaque électeur à gauche qui quitte, il y a un électeur au centre ou à droite qui s’ajoute, ce qui est loin d’être une mauvaise chose. Car contrairement à ce que vous semblez croire, l’indépendance ne se fera pas seulement avec les électeurs de gauche. Elle devra rassembler les gens à gauche, ceux à droite ainsi que tous les nationalistes québécois (souverainistes mous).

Enfin, je crois que vous faites une erreur en comparant les résultats récents à ceux de 1994. À ce moment, il y avait 2 partis (l’ADQ étant encore à ses premier balbutiements). Aujourd’hui, il y en a 5, dont 4 qui se partagent des électeurs souverainistes-nationalistes selon différentes proportions. Il est bien évidemment qu’il sera quasiment impossible d’être élu avec 45-50% des votes dans un tel contexte.

Quelles sont les chances qu’un chef du PQ a pour gagner les elections s’il annonce au Quebecois qu’il va utiliser le fond public pour faire la promotion de la souverainete ?

Avec l`état des finances publiques actuel, causé par 50 ans de social-médiocratie, aucun parti ne sera jamais bien bien populaire. Le temps des cadeaux à la population pour acheter des votes, c`est fini. La population doit se rendre compte de ça, la social-médiocratie est un échec. Seul un retour aux responsabilités individuels est envisageable.

Il y autant de satisfaits du PQ qu’il y a eu de votes pour ce parti, à la dernière élection générale…plus ou moins.

Faut considérer, au dernier sondage que les électeurs qui se disent souverainistes sont 36 %, ce qui laisse 64 % de fédéralistes avec les intentions de votes suivantes :

31 % au PQ
9 % à Québec solidaire
4 % à l’ON
44 % Total des votes souverainistes/séparatistes

C’est 8 % de plus qui votent pour ces partis, qui se disent souverainistes, parce qu’il y a plein d’électeurs de Québec solidaire qui sont des fédéralistes de gauche.

Tout balance donc au poil ici.

Votre blogue était très riches en rapprochements avec des événements passés où le PQ s’accrochait à garder le pouvoir en s’écartant de ce que je croyais moi aussi des bases plus socio-démocrates. Avoir su ce qu’on constate j’aurais peut-être dû voter Québec Solidaire et être moins sentimentale avec l’héritage que je croyais qui avait germé dans le parti de René-Lévesque. Tout n’est jamais blanc ou noir. Quelques bonnes intentions politiques demeurent (on verra pour le partage des redevances minière)! Mais la dernière gaffe de Mme Maltais dans le dossier de l’aide sociale est la paille qui casse le dos du chameau. Pourquoi donc bordel cet entêtement maladif pour le déficit 0? Est-ce une loi qui est de nouveau en vigueur après un moratoire? Avant un gouvernement indépendantiste, je préfère de loin un gouvernement qui protège les moins chanceux de notre société. Les stratèges du PQ devraient se réveiller aprés trop de « snoozes » pour éteindre les alarmes du cadran: ils risquent de perdre des appuis de leur gauche en penchant trop à droite vers la CAQ ou le PLQ. J’espère que vous pourrez nous expliquer la lubie du déficit $0.

Comment nier que deux partis nouveaux sont sortis à 50% pour QS et à 90% O.N du PQ.

Le PQ depuis 1974 avec le référendum a voulu rassurer le peuple tout en gardant son âme de souveraineté économique et social démocrate jusqu’à légiférer cette la loi 101 pour le français et faire l’erreur bien intentionnée de nationaliser l’industrie de l’amiante.

Aujourd’hui le quart des mesures législatives ou décisions du gouvernement Marois dont une loi d’enquête civile sur la brutalité policière, un jet de politique linguistique, le sommet de l’éducation et la lutte contre la corruption peuvent bien figurer. Pour le reste c’est un gouvernement qui tente de survivre en prenant 5% ou 6% de l’électorat de la CAQ.

C’est un gouvernement qui semble trembler devant les agences de notation à un point d’en être lamentable. Et cette demande d’augmentation de 3% des tarifs d’Hydro Québec ça ne ressemble qu’aux libéraux. Beaucoup d’électeurs péquistes ont tolérés la période Lucien maintenant c’est fini d’autant que les jeunes qui s’intéresseront à un pays du Québec deviennent majoritairement incapables d’appuyer le PQ.

Si ce gouvernement ne connaît pas l’illumination et n’écoute pas J.Parizeau, le PQ sera propulsé à la prochaine élection en troisième place et qui sait avec l’émergence d’O.N à la quatrième place.

Gouvernement d’autant désolant que son caractère va contribuer à faire disparaître le Bloc à Ottawa en 2015 parce que le NPD au Québec dans l’opposition est toujours vierge du pouvoir et les Québécois aiment ça un parti qui ne s’est pas sali les mains et puis qui sait si J.Trudeau ne réussit pas à faire des gains au Québec pour le PLC.

C’est un gouvernement qui prépare la mise à mort du navire amiral péquiste et l’acte de décès du parti frère bloquiste.

Pourquoi,lorsque l’on lit vos exposés, peut-on les déchiffrer et les lire à vue?

Bonjour,

Certes, il semble bien évident que Notre Dame de Béton se fout royalement des sondages car cette vieille routière du Parti Québécois sait bien depuis le référendum perdu de 1995 que son parti est sous le respirateur artificiel et que sont de grands crédules et naïfs nationalistes qui le tiennent à bout de bras. Lorsque nos amis de la gang de péquistes en 2007 supplièrent Madame Pauline Marois presque à genoux si ce n’est qu’à quatre pattes de revenir pour les sauver de la déchéance, Notre Dame de Béton posa ses exigences fermes et pas un tête de péquiste « n’osa se lever et artrousser du lot » disait tout à l’heure un vrai gauchiste de Québec Solidaire. Dans des suppliques de péquistes qui lui tiraient les larmes du corps, Madame Pauline Marois accepta de venir les sauver de la dèche, de la déchéance qui frappait le PQ de « plein fouette » comme disent les nationalistes des régions profondes.

En effet, Notre Dame de Béton est de cette race de femmes fortes, de ces bâtisseuses pragmatiques qui comprennent vite le sens du politique. Et Madame Pauline Marois savait bien en acceptant « son bouquet de la mariée en 2007 », le pot viendrait comme un boomerang frapper violemment derrière les cocos de nos nationalistes Purs et surtout les Durs afin de les sortir du décor. Et ce fut fait en deux temps et trois mouvements tellement que cette gang de Purs et de Durs, tous ces Caribous de la première mouture toute la gang ensemble ont plié comme des fétus de paille. Car ceux que les journalistes avaient identifiés comme intraitables ont plié les genoux « drette là » comme de vraies femmelettes, de vrais gringalets et feluettes de tous les genres devant la pogne de fer de Madame Pauline Marois. Et comme me disait le vrai gauchiste de Québec Solidaire, c’est pas demain la veille qu’un péquiste va « oser s’artrousser du lot » car il va se faire rabattre le caquet BEN VITE.

En outre, tranquillement et surtout pas vite, Notre Dame de Béton amène le Parti Québécois à voir la réalité en pleine face tout en passant à l’autonomie nationale, la meilleure recette comme l’Union Nationale afin de protéger « la chèvre et ses choux », quoique chouchous ne serait pas si mal avec la députation péquiste actuelle qui marche au pas et en rangs serrés. Car tous les mufles de ce parti sont devenus muets comme des taupes.

Par ailleurs, Madame Pauline Marois est une femme qui aime « ronner » comme disent les péquistes en régions, ce qui veut dire en français : diriger. Notre Dame de Béton possède toute une pogne et il n’y a même pas un péquiste masculin qui ose l’affronter. Celle ci est consciente de son ascendant sur eux autres ainsi que de son torque. « Maman Fonfon » n’a même pas à élever la voix que tous les péquistes s’écrasent motus et bouche cousue. Voilà de quoi rendre jaloux « toutes les belles mamans péquistes, ces grandes mémères devant l’Éternel.

Finalement, pourquoi s’en faire avec les sondages. Madame Pauline Marois passa quelques années à Toronto sur Bay Street avec son époux en travaillant pour le richissime Robert Campeau, ce multimilliardaire issu du Nord de l’Ontario. Lors des réunions du Conseil de la Fédération Canadienne, nous vîmes la Dame de Béton sembler tellement heureuse avec ses collègues des autres provinces plein d’autres femmes comme elle qui ont réalisé leur rêve depuis longtemps dans le Canada. En foulant le sol de Londres, une image valait des dizaines de milles mots. Madame Pauline Marois paraissait tellement « conquise » en arpentant les rues de Londres qu’il était évident pour cette dame de n’avoir jamais été « conquise de force ». Sa démarche altière valait des milliers de mots et nul doute qu’avec la perspicacité du Parti Libéral et de la CAQ, sondages négatifs ou pas, Notre Dame de Béton à nous tous Canadiens et québécois est là pour un bon bout encore, espérons le vivement car la mentalité des péquistes se devait de changer et d’évoluer pour leur plus grand bien. Car pour certains d’entre eux, ceux ci ne peuvent plus passer le reste de leur vie enragé de « même », ils doivent lâcher prise et avoir l’intelligence requise par la résilience…… Avec plaisir, John Bull.

De la première à la dernière ligne de votre article » Quand les sirènes d’alerte se multiplient« sur votre blogue, on ne peut y lire le seul mot qui explique en grande partie les hésitations d’un gouvernement minoritaire qui a reçu comme héritage une machine ajuster avec le temps pour tartiner les ti’zamis du pouvoir.

Plus que moi, vous savez très bien qu’il faudra un minimum de trois (3) ans pour que le ménage paraisse.

Quel programme le PQ devrait-il présenter pour obtenir l’appui de la 1ère ou de la 2e opposition ? Voilà une question sans réponse. Faire à nouveau appel à l’électorat ! Un peu de sérieux …

Maintenant, je suis profondément déçu de votre analyse qui ignore le plus important aspect d’une gouvernance, i.e. la légitimité. Avec votre expérience dans la politique d’ici, il me semble qu’il y aurait eu place pour expliquer à l’électorat la résultante de la division du dernier vote. D’autres l’on fait et la division du vote nationaliste est la seule raison qui a freiné l’élection d’une gouvernance majoritaire.

Votre article n’apporte aucun éclairage à l’électorat en ce moment, mais au contraire celui-ci s’enfonce dans un nuage médiatique que l’analyste en politique pourrait certainement dissiper.

D’ailleurs, je me demande si vous n’avez pas marqué dans votre but ? Capiche !

A Forgues, Lévis

@ SensCommunRugueux (# 10):
@ Lange (# 11):

Bon point les boys!

Je luis ai fort probablement servi d’inspitation…

Bonjour,

Tout en lisant le titre du billet qui de façon tonitruante invite à la réflexion nos amis les péquistes, cette gang de nationalistes sont tout à fait devenus sourds aux sirènes d’alerte car ce bruit gronde de manière continue entre leurs deux oreilles depuis une maudite mèche. Tout en ne voulant pas le savoir, ni l’entendre et ni voir la situation dramatique de la pauvre Cause qui ne fortille même plus avec les péquistes.

En effet, Notre Dame de Béton possède tout un flair et ne « zigonne pas avec la puck » comme les anciens chefs du Parti Québécois. Maman Fonfon ainsi surnommé de ce sobriquet par bien des militants péquistes connait bien cette bande de nationalistes tout comme « les idées tricotées sur mesure » rien que pour eux Autres. Car ceux ci n’ont pas à penser ni réfléchir car la réflexion devient le début de la fin pour un péquiste avant sa « sortie sur le boutte des pieds » afin que les autres ne puissent lui garrocher des roches ou bien lui lancer cet anathème de traître « à la Cause ».

En outre, le plus grand cadeau que Notre Dame de Béton s’est offert il y a environ deux ans fut un solide examen de la vue par un ophtalmologiste qualifié, le plus grand spécialiste de la vision. Cela s’imposait car Notre Dame de Béton avec sa superbe prestance ne pouvait pas « toutte avoir » en étant myope comme deux taupes. Voilà ce qui permit au spécialiste de la vue de lui prescrire plusieurs paires de « barniques » de différentes couleurs selon la clientèle rencontrée.

Finalement, quel cadeau que de retrouver la vue pour la Dame de Béton avec ces nouvelles montures pour cette grande Dame qui n’avait « jamais vu une gang de péquistes de proche ». Le choc se devait d’être évident car plus jamais des péquistes vicieux l’ont attaquée aux flancs comme des traîtres ou bien en la frappant sournoisement dans le dos. Avec de nouvelles montures, les angles morts sont bien couverts ainsi que la vision périphérique afin que plus jamais un « gorlot » arrive de nulle part en étant belliqueux. Voilà pourquoi Madame Pauline Marois se fout carrément des sondages car son sommet à elle, son « peak » est atteint. Dans de telles conditions en étant minoritaires, nos péquistes ne représentent plus du tout un « danger pour l’Unité Canadienne et laissons les gouverner en respectant comme jamais nos autres compatriotes du Canada. Et merci à Madame Pauline Marois pour ce qu’elle incarne avec sa solide paire d’avant bras ainsi que cette paire de mains qui n’a jamais reculé « devant la grosse ouvrage en étant faite » pour, comme y disent dans le Québec des régions. Au plaisir, John Bull.

…en voilà une autre:

http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201303/16/01-4631624-quebec-retranche-56-millions-au-budget-des-garderies.php

EXTRAIT:

« L’Association québécoise des CPE (AQCPE) se dit «trahie» par la mère des CPE, Pauline Marois. «C’est la pire attaque de l’histoire des CPE, et elle est faite par celle qui a lancé ce réseau il y a plus de 10 ans», a tonné son directeur général, Louis Senécal.

Il promet que «le réseau des CPE va se mobiliser comme jamais un réseau ne s’est mobilisé». «Le printemps érable de Mme Marois commence!», a-t-il lancé. »

Le printemps érable de Pauline Marois commence… J’aime ça.

Pas vous?

@Francois 1

« Le printemps érable de Pauline Marois commence… J’aime ça.

Pas vous? »

Très drôle : j’ai même rit en lisant votre commentaires. Certains parlent d’un retour du printemps érable depuis l’automne dernier. Depuis, plus rien : les étudiants sont sur les bancs d’école. Je comprends votre désarroi : vous auriez bien aimé que ça brasse, question de montrer que l’ancien gouvernement n’avait pas si mal géré la crise. Mais ce n’est pas ce qui arrive, et on se rend facilement compte que le gouvernement libéral est le grand responsable, de par sa très mauvais gestion de la crise, de ce qui s’est passé le printemps dernier.

Meilleure chance la prochaine fois!

@ Guy Masson (# 29):

Désarroi???

La seule façon qu’a trouvé votre Parti québécois de « régler » la crise étudiante a été de TOUT leur donner ce qu’ils voulaient et même PLUS! Et vous avez le culot de nous annoncer que Pauline Marois a « bien géré » la crise???

N’importe quel bouffon aurait « réglé » la crise de cette manière.

Pour faire VRAIMENT face à la crise (artificielle selon 75% des Québécois!!!) des étudiants et ds universités, il fallait du courage et de la vision, choses qui sont clairement absents des péquistes.

En « réglant » la crise, votre Pauline a détroussé Pierre pour habiller Paul, à tel point que maintenant, elle doit couper sauvagement dans l’aide aux plus nécessiteux du Québec, couper dans le financement des CPE et tutti quanti.

BRAVO champion!

Le gouvernement beep…beep…beep…péquiste est le PIRE gouvernement, et de loin, qu’a eu à sublr le pauvre Québec depuis qu’il existe.

Jamais on n’a vu autant d’amateurisme, de manque de planification, de vision et de professionnalisme que sous vos péquistes actuels et nous remercions Dieu à tous les jours que ces incompétents soient minoritaires ou pire, qu’ils dirigent un « pays »…

Le Canada peut toujours servir de garde-fou à ces incapables.

Ils nous font HONTE!!!

Votre article est beaucoup trop long et rendu à la moitiée, on arrête. Votre critique sur le PQ manque de rigueur et je vous verrais mal dirigé un parti gouvernemental. Madame Marois fait un très bon travail avec ses ministres et les sondages ne veulent rien dire. Critiquer un gouvernement à parti des sondages est pauvre comme analyse. Parler des idées serait plus utile car le contenu est plus intéressant.

Pour qu’une société »souveraine » soit saine (et que persiste une certaine paix sociale…), tant au niveau de la gestion des affaires de la société que de la représentativité de sa population, elle devrait répondre aux aspirations (et besoins…?) de l’ensemble de la population, i.e. comporter des tenants tant de gauche, du centre que de la droite. Le choc des idées permet à une société d’avancer, d’évoluer.

En fait, peut-être que le déplacement vers le centre du PQ démontre-t-il une meilleure compréhension que prévu de notre société pleines de contradictions (mais n’est-ce pas le propre de l’homme que de réagir en absolu alors que la réflexion le pondère, sachant que tout est relatif…) et qu’on a compris que ce n’est que par l’inclusion des autres visions que l’on réussira à tirer notre épingle du jeu (l’échiquer est mondial, ne l’oubliez pas).

L’exclusion unilatérale des autres par les radicaux ne paie pas, elle en fait des opposants.
Mais l’exclusion de l’idéologie radicale d’un parti à le potentiel d’être davantage rassembleuse… et le jour du vote pour la souveraineté, ils seront tous là. Ne serait-ce pas là la stratégie du PQ?

C’est un très bon résumé de mes pensées…

J’ai toute même l’impression qu’il y a des députés du PQ qui sont très critique envers l’évolution du parti pour des raisons politique et non carriériste.
Même si le parti continu à ressembler de plus en plus au PLQ, je doute fort que c’est un choix souhaité et que cela se passe pas sans questionnement au sein du parti… Le changement est simplement trop radical… Si cette question là n’a pas encore été posée à haute voix, je soupçonnerai que cela leur est bénéfique d’une façon ou une autre… J’irai jusqu’à penser qu’il y a une grosse malhonnetté

Par contre, je suis aussi convaincu que les souverainistes s’autocritique et tellement plus qu’un fédéraliste.
Les souverainistes sont divisé mais les fédéralistes son majoritairement indifférent au Canada.

Je dirai même beaucoup trop car cela mène à la paralysie… Un commentaire que je vois/entends régulièrement c’est que les gens choissisent des priorités; la souveraineté, l’écologie, l’économie, bien être social… etc..
À moins d’avoir un système éléctorale proportionelle, on risque de jamais se rassembler pour l’indépendance.
On a beau a créer des réseaux, groupes, mouvements, cellules, coalitions, rassemblements et toutes autres synomymes… mais c’est pas comme ça que cela va se faire… Je crois même que c’est un gaspillage de fonds pour la cause. Je vois plutôt de bonne oeil de massivement faire pression sur le gouvernement via nos députés pour des réformes éléctorales… Cela est un choix gagnant pour toutes individu qui souhaite une meilleure représentation.
Le PQ s’autodétruit et se paralyse justement à cause de son statut rassembleur, personne s’y retrouve à la fin…
Combien d’avancement et de reculement doit un politicien supporter avant de venir à la conclusion qu’il n’ira nulle part…

Pour conclure en bref, j’espère que l’ON va continuer à faire pression en accroissant ses votes.
Merci J-L pour cet analyse!