Quand une école religieuse n’en est pas une

Il n’est pas du tout évident qu’on puisse cesser de financer les écoles privées religieuses tout en continuant à soutenir les écoles privées séculières.

Photo: Compassionate Eye Foundation/Robert Daly/OJO Images
Photo : Compassionate Eye Foundation/Robert Daly/OJO Images

PolitiqueMon collègue Brian Myles a soutenu dernièrement que si le gouvernement était sérieux dans sa lutte contre l’intégrisme et dans son appui à la laïcité, il devrait impérativement mettre un terme au financement public des écoles privées religieuses. Comme les autres écoles privées, 60% du financement des écoles confessionnelles subventionnées est public. Paul Journet et Rima Elkouri appellent aussi à une plus grande vigilance et détermination de la part du gouvernement.

Il y a plusieurs bonnes raisons de s’opposer au financement public des écoles religieuses. Dans les sociétés profondément travaillées par la diversité des cultures, des religions et des visions du monde, l’école peut être l’un des lieux permettant de forger une citoyenneté commune et des liens de solidarité entre les citoyens de demain. Il faut voir la diversité de la société québécoise comme une richesse, mais nous devons aussi soutenir les institutions qui favorisent les rapprochements, la coopération, la mise en commun.

Cela dit, il n’est pas du tout évident qu’on puisse cesser de financer les écoles privées religieuses tout en continuant à soutenir les écoles privées séculières. Cibler exclusivement les écoles privées confessionnelles présuppose-t-il qu’on entretient une vision négative de la religion ? En effet, pourquoi financer des écoles privées dont le projet pédagogique est centré par exemple sur le sport, les arts, les langues ou l’internationalisme tout en refusant de le faire pour les écoles à vocation religieuse ?

On sait que la laïcité de l’État implique une position de neutralité par rapport à la religion et aux autres conceptions de ce qu’est une vie bonne. L’État laïque doit être agnostique en la matière ; une laïcité qui se veut une morale antireligieuse traite les citoyens qui ont la foi comme des citoyens de deuxième classe.

L’argument le plus convaincant en faveur d’un traitement particulier pour les écoles à vocation religieuse est peut-être que la religion contient généralement une vision du monde et une morale particulières, ce qui n’est pas le cas des projets pédagogiques des écoles privées séculières.

Comme le philosophe François Boucher le rappelle dans un texte éclairant publié dans l’ouvrage Penser la laïcité québécoise, on peut penser que c’est à la famille et non à l’école de transmettre des croyances sur la place de l’individu dans le monde, sur ce qu’est une vie réussie, etc. L’école doit plutôt favoriser le développement de l’autonomie de l’enfant et faire en sorte qu’il ait un avenir ouvert, en plus de pouvoir choisir par lui-même son plan de vie.

Qui plus est, les écoles confessionnelles sont nécessairement plus homogènes, du moins sur le plan des visions du monde. Or, l’école doit aussi former de futurs citoyens qui évolueront dans une société plurielle et qui devront apprendre à interagir avec des concitoyens aux origines et convictions diverses. Mais n’est-il pas possible pour l’école, comme le demande Boucher, d’accompagner les jeunes dans leur cheminement spirituel tout en visant le développement de leur autonomie, en plus de les sensibiliser à la diversité ?

Dans tous les cas, la réflexion sur le financement des écoles confessionnelles doit s’appuyer sur une compréhension plus fine de la réalité. En 2012, le Comité sur les affaires religieuses a réussi à établir qu’il y a 138 établissements privés religieux au Québec. Les écoles confessionnelles constituent seulement 9 % des écoles québécoises. Parmi elles, on trouve trois types d’écoles religieuses :

– celles qui s’identifient nominalement à une tradition religieuse sans ce que cette appartenance n’influe véritablement sur l’enseignement et le projet pédagogique (23 écoles) ;

– celles qui offrent des activités pastorales extrascolaires ou des cours de religion optionnels (34) ;

– celles qui offrent un «projet structuré d’éducation à la foi», la plupart du temps obligatoire (81).

Eu égard au développement de l’autonomie critique des élèves et à l’apprentissage du vivre-ensemble, c’est principalement le troisième type qui peut poser problème. On voit mal ce qui pourrait justifier la fin du financement public des écoles des deux premiers types, du moins si les écoles privées séculières continuent d’être financées.

Quant aux 81 écoles dans lesquelles la religion a un effet structurant sur l’enseignement et la vie scolaire, un certain nombre d’entre elles ne sont pas subventionnées par l’État, et certaines ont du mal à respecter ou cherchent activement à contourner les exigences minimales du ministère de l’Éducation. La fin du financement public des écoles confessionnelles ne règlerait donc pas le problème.

(Rappelons — panique morale par rapport à l’islam oblige — que 3 % des enfants en âge scolaire de familles musulmanes fréquentent une école privée musulmane.)

Bref, un dialogue social sérieux sur les écoles religieuses exige que les différents types d’écoles soient distingués. Un collège jésuite ou une école apostolique arménienne bien établis peuvent difficilement être mis dans la même catégorie qu’une école juive non subventionnée qui ne respecte pas les exigences du ministère.

Ensuite, le cas des écoles privées confessionnelles ne peut pas être pensé en vase clos. Il est tout à fait possible de défendre la fin du financement public des écoles religieuses sur la base d’arguments sérieux, mais je ne crois pas qu’on puisse le faire sans rouvrir le dossier épineux du financement de toutes les écoles privées.

Or, comme je l’ai déjà avancé, la fin du financement public des écoles privées semble favoriser l’équité et l’égalité des chances, mais elle soulève aussi des problèmes, comme celui de la création d’un petit réseau d’écoles privées non subventionnées fréquentées exclusivement par les très bien nantis.

Il semble bien que rien ne soit simple lorsqu’il est question du financement des écoles.

* * *

À propos de Jocelyn Maclure

Jocelyn Maclure est professeur à la Faculté de philosophie de l’Université Laval. Il a publié, avec Charles Taylor, Laïcité et liberté de conscience (Boréal), qui a été traduit en plusieurs langues.

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29 commentaires
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(1)

« Dans les sociétés profondément travaillées par la diversité des cultures, des religions et des visions du monde, l’école peut être l’un des lieux permettant de forger une citoyenneté commune et des liens de solidarité entre les citoyens de demain »

Je suis peut etre pas philosophe, mais un philosophe qui parle meme pas de la mission de transmission de la connaissance c’est quand meme weirdo …. et de l’ordre de la twilight zone. Vous ne revenez meme pas une fois sur la mission de transmission de connaissance … meme pas une ….

—-

(2)

« Cibler exclusivement les écoles privées confessionnelles présuppose-t-il qu’on entretient une vision négative de la religion ? En effet, pourquoi financer des écoles privées dont le projet pédagogique est centré par exemple sur le sport, les arts, les langues ou l’internationalisme tout en refusant de le faire pour les écoles à vocation religieuse ? »

L’opinion negative est de l’ordre du non dit …. du convenu … de l’evident …. et je donne un indice c’est relie justement a cette mission de transmission e la connaissance qu’on evoque pas dans le texte ….

L’opinion negative se traduit dans la maniere dont le programme de nos ecoles publiques sont construits … il y a une opinion … dans ce que l’on met ou pas …

Le reel l’etat, le ministere, ses enseignants, professeurs d’universite ont une opinion collectivement et un parti pris pour la raison, la connaissance, et la science et sur ce qui devrait constituer une education.

et je pense que ca devrait animer nos philosophes dans leur ensemble ….

—-

(3)

Plus bizarement …

« Eu égard au développement de l’autonomie critique des élèves et à l’apprentissage du vivre-ensemble, c’est principalement le troisième type qui peut poser problème. »

On en vient dans le texte a en faire une critique de ces soi disante ecoles sous l’angle du vivre ensemble plutot que
l’enseignement debilitant qui y sevit souvent …. et de l’ordre de provoquer des carence profonde et durable ….

Comme si la mission d’enseignement etait de 2e ordre …

(4)

« – celles qui offrent un «projet structuré d’éducation à la foi», la plupart du temps obligatoire (81). »

bel euphemisme pour endoctrinement religieux debilitant …

(a)

Je pense que ceux qui evoquent le financement du type 3 font fausse route. Ces ecoles subventionnees ou pas devraient se transformer ou fermer, elles sont inacceptables dans tous les cas de figures quitte a utiliser la clause derogatoire. J’imagine bien sur nos philosophes et juristes anti lumiere s’egosiller a evoquer le droit des parents d’endoctriner leur enfants …

(b)

Je propose que l’etat devrait donc aller jusqu’au bout de son opinion sur l’education et la mission d’une ecole et donc sur ces ecoles et meme sur les ecoles non subventionnees et aussi l’enseignement a domicile et meme les garderies ( et subventionnees ou pas ) . Ca peut aller en precisant dans la charte des droits quebecoises un reel droit a l’education, a la connaissance et au savoir et une veritable liberte de conscience des enfants. Ca veut dire clairement baliser ce que ca devrait comporter et ne pas comporter. Aussi ca devrait s’accompagner de mesure sur la DPJ.

(5)

» mais elle soulève aussi des problèmes, comme celui de la création d’un petit réseau d’écoles privées non subventionnées fréquentées exclusivement par les très bien nantis. »

(a)

Tout d’abord payer 3000$ par annee pour 1,2 ou meme 3 enfants, c’est evident que c’est frequente par des bien nantis … c’est juste que du monde se servent d’exemple reel de chauffeur de taxi x,y ou z pour mettre de cote que l’essentiel c’est des mieux nantis. C’est comme certains programme d’epargne, de reer ou fiscaux qu’on evoque parfois et qu’on se rend compte que la majorite de ceux qui l’utilisent et contribuent et qui en profitent sont ceux d’une certaines classe sociale. Le reel le reseau prive est en forte majorite l’affaire de mieux nantis.

(b)

Ensuite ces ecoles dontt vous nous prevenez l’apparition existent deja … vous nous dites si vous faites ca des ecoles exclusive vont se constituer. Mais il existe des ecoles primaires, secondaire qui demande des frais bien au dela de ces montants … avec des frais de 7000, 12000 , etc ….

Juste pour rire dites donc combien ca coute le pensionnat ?

(c)

Et puis on l’evoque pas mais dans la vraie vie … beaucoup de tres bien nantis au lieu d’ecole tres tres cher au Quebec … font aussi le choix de d’ecole tres tres cher ici ou la … tient pourquoi pas l’europe …. pourquoi pas une ecole anglaise , americaine …. anyway quand t’es mieux nantis souvent t’as du monde qui vivent ici ou la … tu visites deja mononcle chose en france … pis tes flots ont deja passé l’ete ici ou la …

(d)

Et puis pour ceux qui s’inquiete de l’apparition d’ecole d’elite …la vraie affaire c’est de payer l’universite ici ou la. C’est la que notre elite va mettre son argent … l’ecole prive c’est de la tite monnaie et une donnee mineure dans un cv ( sauf pour le reseau ) quand tu peux te payer un baccalaureat a x ou y endroit dans le monde sans etre boursier ou en etant a moitie boursier ….

(e)

Alors evoquer que si on arête de subventionner, des ecoles frequente par les tres bien nantis vont se creer … bull shit ca existe deja ….

Le reel par contre c’est qu’une parti de la classe nantis … et qui veut pas payer plus de sa poche … va devoir payer plus …. mais c’est son probleme … qu’elle coupe dans les voyage dans le sud , chalet, moto, bateau , le bon vin pis toute va ben aller …

Si une école offre des cours d’une religion spécifiques obligatoires je ne veux pas que mes impôts servent à la subventionner.

L’école devrait être un creuset d’intégration. Le modèle où l’établissement au complet a un projet ou une mission est incompatible avec la mixité.

Je pense que les écoles privées , religieuses ou laïcs , ont été créées pour répondre a un besoin particulier de ceux qui en ont eu l’idée:

-Donner une éducation particulière aux enfants de ces écoles: religieuse ou simplement obtenir un plus dans l’apport des connaissances académiques et un plus grand encadrement des enfants .
-Gagner de l’argent , il nous faut admettre ce fait et sortir notre tête du sable .

Je suis entièrement d’accord avec ceux qui disent que c’est parfaitement le droit de ces personnes de créer ces écoles mais je refuse de payer pour pour que ceux qui ont bâtit ces » affaires » s’enrichissent avec l’argent de mes impôts.
-Très bien, ils les ont créées , qu’ils les gèrent, et si ca leur permet d’atteindre leurs objectifs,qu »ils soient éducatif ,pécunier ou autre, je leur souhaite bonne chance.

L’idée que la création d’un petit réseau d’écoles privées non subventionnées fréquentées exclusivement par les très bien nantis existe déjà partout au monde , et il est inutile de nous mettre des oeillères .
Ceux qui en ont les moyens enverront toujours leurs rejetons dans des écoles privées même si les dit-rejetons sont de parfaits crétins .

Si nous regardons un peu l’histoires de l’humanité , nous constaterons que la plupart des grands hommes dans tous les domaines ( finance , science,création, affaires etc etc etc ) sont pour la plupart sortis de l’école publique ou n’ont pas fini leurs études ou même ont été des autodidactes.

Donc arrêtons de nous culpabiliser chaque fois que nous pensons a ces » pauvres hommes d’affaire » qui créent des écoles privées en vue de se faire un peu d’argent pour finir leur fin de mois difficiles.

Je veux bien que l’argent de mes impôts serve pour réparer les routes, pour m’apporter de meilleurs soins médicaux , finance l’éducation publique de mes enfants et petits-enfants etc etc..mais je refuse de payer pour des écoles privées .

Ce serait comme si un homme qui a les moyens de se payer la dernière Rolls Royce vient prélever dans mes économies pour en payer une autre pour sa femme.

Et avec quel argent a-t-il payé sa Rolls Royce?
Avec son argent me direz-vous?
Et d’où viens donc son argent?
De ses poches!
Mais avant?
Des poches d’un très grand nombre d’individus!

Avez-vous vu des écoles publiques religieuses?
Par contre vous savez il y a des écoles publiques qui sont axées sur le sport, les arts, etc.
Voulez-vous revenir à l’enseignement religieux dans les écoles publiques? J’espère que vous oserez dire non et que les raisons qui ont amenées ces changements vous forcent à réfléchir.

Imposer la religion des parents à des jeunes âmes n’est assurément pas le meilleur chemin vers l’autonomie ni luii permettre de choisir par lui-même son plan de vie.
L’imposer dans le cadre d’une formation académique ressemble plus à de l’endoctrinement.

Vous dites: » une laïcité qui se veut une morale antireligieuse traite les citoyens qui ont la foi comme des citoyens de deuxième classe » ben coudonc!
Regardez autour de vous et vous observerez que c’est l’inverse. Chaque mouvement religieux considère que les gens qui ne partagent pas leur foi sont des gens de seconde classe. Et ce, peut importe la religion dans la vôtre comme dans la mienne!

Il me semble difficile de conserver l’image « rapprochement,coopération et la mise en commun » » lorsqu’on ouvre un tant soit peu les yeux!

» la religion contient une vision du monde et une morales particulières » et c’est là le problème lorsque la morale devient immorale et que l’on justifie des règles de conduite qui valorisent l’inégalité entre homme et femme( entre autres) et les préjugés.

Il est grand temps de cesser le financement des écoles religieuses!

J’ai été dans une école secondaire privé Catholique …je crois que moins de la moitié des élèves était catholique pratiquant! Il y avait plusieurs élèves qui n’était même pas Chrétiens. Pas toutes les écoles dits religieuses sont faites égale.

Religieuses ou pas, nos écoles, je conclus de ces lettres qu’on n’y enseigne pas le français.

La solution est tellement simple: on ne finance aucune école privée, mais le gouvernement offre des bourses a un certain nombre de bons éleves moins bien nantis pour qu’ils puissent étudier dans des école privées laïques, désormais devenues trop chères pour eux.

Félicitations, c’est rare que je lis sur l’Actualité des articles qui vont un peu plus dans le fond des choses lorsqu’il s’agit de religion ou intégrisme, la plupart se contentent d’une lecture simpliste ou de sensationnalisme.

J’aimerai attiré l’attention des lecteurs sur le fait que beaucoup de ces écoles obtiennent du financement à partir des donations de personnes sympathisants à la cause, des parents ou de sources douteuses outremer.

Couper le financement publique à ces écoles donnerait un argument de plus pour leur administrateurs d’aller chercher encore plus d’argent ailleurs, et croyez moi -J’en sais quelque chose-, on ne manque pas de dollars en Arabie Saoudite par exemple. Mais le plus dangereux surtout c’est que sans subvention, on vient d’affaiblir le droit de regard du gouvernement face aux programmes de ces écoles et leur fonctionnement.

Donc contrairement à ce qu’on pense, couper le financement publique renforcera ces écoles au lieu de leur faire mal, aussi il ne va surtout pas contrer l' »Intégrisme ». au contraire, le gouvernement abandonnera de la sorte le sort des enfants envoyés dans ces écoles.

Moi je dis que pour bien luter contre l’intégrisme, pour apprendre le vivre ensemble à ces enfants, il faut continuer à subventionner ces école, garder et renforcer un droit de regard sur les programmes enseignés, et comme pour les partis politiques, exercer plus de contrôle sur le financement privé et les donations.

Dans le passé, les collèges et séminaires privés catholiques ont formé des médecins, ingénieurs, architectes, avocats, journalistes, professeurs, etc. On appelait ça le cours classique. Les religieuses, frères ou prêtres nous enseignaient, outre la foi chrétienne, des valeurs comme le dépassement, la réussite, l’entraide, etc. On parlait alors d’une âme saine dans un corps sain. On jouait même au hockey à -25C. Ce qui me dérange dans la polémique actuelle, c’est qu’on est en train d’oublier ce qui nous a permis de devenir le peuple extraordinaire que nous sommes.

Voilà une belle facette positive de nos écoles catholiques.
Il y a aussi eu et a dans toutes les écoles inspirées d’un Dieu quelconque aussi beaucoup de facettes négatives allant dans tout les sens et pouvant mener aussi au pire.
On pourrait aussi souligner ce que votre peuple aussi extraordinaire soi-il n’est pas devenu à cause des écoles confessionnelles catholiques. Ce serait très long, je passerai donc.
Cependant, une chose est certaine les écoles laïques peuvent aussi bien former toutes les professions que vous avez nommées et bien d’autres aussi que les écoles sous influences religieuses. Ce n’est pas une nécessité pour garantir quoi que ce soit!
Mais il est certain que quiconque peut bien réussir toutes les facettes de sa vie sans et bonifier sa vie de toutes les croyances qu’il désire ailleurs qu’à l’école.

Le gouvernement ne lutte nullement contre l’intégrisme, et c’est tant mieux. Sinon il faudrait avoir la France pour ennemis, car elle est dirigée par des intégristes de la laïcité. Le gouvernement lutte contre les dérives pernicieuses de certains intégrismes, nommément celles de l’islamisme. Trop de gens diabolisent le terme « intégrisme », comme d’autres diabolisent le mot « Israel ». Ni l’intégrisme ni Israel ne sont les démons que certains imaginent.

Les écoles privées en général permettent l’éclosion et le maintien de ghettos éducatifs. Elles privent les écoles publiques d’une masse d’élèves sérieux et bien outillés, surtout au secondaire à Montréal, et rendent presque insurmontables les défis auxquels les écoles publiques sont confrontées. Quand elles sont confessionnelles en plus, elles permettent l’éclosion et le maintien de ghettos religieux. Mettre fin au financement public des écoles privées, de toutes les écoles privées, ne réglera pas tous les problèmes mais ce serait l’un des moyens les plus puissants pour sortir graduellement le Québec du marasme intellectuel et des divisions dans lesquels il s’enlise.

On oublie une petite facette du financement des écoles privées non religieuses par rapport à celles qui le sont en ce sens que les écoles privées religieuses accueillent majoritairement en leur sein les enfants de groupes religieux alors qu’au privé (disons conventionnel), il n’y a aucune limitation dû à la religion, croyance, race ou autre. Ex: il ne faut pas confondre une école privée subventionnée juive qui n’accueille que des juifs, à une école privée d’un quelconque quartier qui accueille tout le monde qui désire un meilleur suivi éducatif pour les enfants .

Ce que vous écrivez n’est pas tout à fait vrai. Les écoles privées n’accueille pas tous les jeunes sans discrimination. Elle accueille ceux dont les parents ont les moyens de payer. Il y a donc une discrimination en fonction du revenu des parents.

J’ai eu 4 enfants dont mon plus vieux qui a fréquenté une école privée car il avait un plus grand besoin de suivi; les trois autres sont allés à l’école publique jusqu’à la fin du secondaire. Et je vous avoue que je n’avais pas les moyens de payer l’école privée, ça a demandé des efforts et sacrifices, i.e. pas de voyages dans le sud, pas de VTT, skidoo, grand écran ou autres gadget de ce genre. C’est un choix, et il faut assumer.

Monsieur Maclure merci.
Après avoir lu votre billet, je me sens tellement plus confiant.
C’est que baigne dans le bain de mes projets, l’idée d’ouvrir une école privée basée sur des croyances concernant les extra-terrestres qui sont d’une façon ou d’une autre non seulement nos ancêtres mais aussi nos créateurs qui ont été envoyé sur notre planète bien avant Abraham par le plus grand des êtres suprêmes, le premier de tout les extra-terrestres.
J’avais des inquiétudes sur l’obtention des subventions aux écoles privées dites confessionnelles et donc qui professent par dessus tout toutes sortes de croyances, qui pourraient disparaître à court ou à moyen terme.
Votre exposé sera certainement une bonification positive pour leurs maintiens.
Je chercherai donc votre appui plus spécifique en temps opportun en cas de difficultés…

Évidemment que tous et toutes, ou presque, auront compris que c’était (ma réplique) une blague ou une moquerie.
C’est ce que toute cette question m’inspire.
Chacun est libre de croire et de financer toutes ses croyances !
Ce n’est pas à tous les individus à le faire.
L’instruction de base et aussi de connaître l’existence des religions, comme d’apprendre des bases musicales, historiques et quoi d’autres doit-être celle de tous et obligatoire au travers un réseau d’enseignement public unique, y compris qu’il y a peut-être et même probablement des extra-terrestres.
Un enseignement plus élaboré et/ou spécialisé pourrait-être offert par le billet de cours appropriés offert en dehors des heures régulières moyennant des déboursés appropriés et variables selon plusieurs critères. Le privé pourrait alors être autorisé.
Souhaiter être le plus grand violoniste au monde demande un talent et une volonté hors du commun qui n’est pas partagé par un grand nombre d’individus, qui demande aussi un enseignement de très haut niveau et les directives de maîtres qui ne se trouvent pas au coin des rues. Mais contrairement aux religions, ça demande beaucoup plus que des croyances!

Vous avez raison, d’ailleurs le camp laïc français, modèle de nos intégristes laïcs québécois, a perdu sa principale bataille dès 1984 à ce sujet. Dès mai 1981, François Mitterrand élu président, promettait la constitution d’un service public unifié et laïque de l’éducation nationale. Finies les écoles confessionnelles et privées! Ce type de monopole d’État était pourtant redouté par le radical Clemenceau et ses héritiers politiques dès 1905, pourtant laïcs eux-mêmes, mais nos laïcs d’ici et d’ailleurs ne font pas dans la nuance. L’esprit religieux existe bien en dehors de la religion… Pour dorer la pilule, eût le malheur d’ajouter au grand dam des laïcs à tout prix, qu’il s’agissait de convaincre et non de contraindre. Ce gouvernement de gauche pourtant laïc décida donc de légiférer, en soumettant que sur la base d’une civilisation morale commune que constitue la laïcité, il était nécessaire «d’accueillir les diversités culturelles dont la collectivité nationale se nourrit jour après jour». Le gouvernement socialiste, et républicain (!), voulait donc intégrer la diversité plutôt que proposer l’uniformité citoyenne chère à nos champions de la laïcité mur-à-mur. Conformément à la Déclaration universelle des droits de 1948, le projet éducatif de certains établissements pouvait même désormais enseigner des langues régionales, privilégier l’expérimentation pédagogique, avoir une dimension internationale ou faire référence à des valeurs religieuses! Un cours d’Éthique et de religion! Pourquoi pas? Mais ce fut trop pour les laïcs, et pas assez pour les catholiques. Ainsi, le gouvernement devait en même temps faire face à la peur des uns que le pluralisme soit un leurre (la droite) et à la frustration des autres (la gauche), privés de leur revanche puisque la fin du dualisme scolaire par la création d’un système unifié mais pluraliste supposait de renoncer au modèle de la nationalisation (laïque) de l’enseignement (Histoire de la laïcité, Jean Baubérot). Le gros fond catholique identitaire français (comme au Québec), se mit aussi de la partie, puisque un million de personnes descendirent dans la rue en juin 1984 et forcèrent le président à retirer le projet. Jean Baubérot conclut que le prix payé fut lourd: la morale laïque disparut, les tentatives de renouveau n’eurent pas de suite, la possibilité de débats fut étouffée. C’est ainsi que la France n’a jamais pu conclure, et que l’idée d’une laïcité républicaine équilibrée et fraternelle à la française est un leurre.

Pourquoi ne pas tout simplement, comme dans certains pays Scandinaves, instituer un COURS DE CITOYENNETÉ faisant parti du programme obligatoire du Ministère de l’Education. Cela aurait l’avantage:

1- De devoir DÉFINIR les droits et les responsabilités de TOUS le citoyens… dans tous les écoles publiques, privées et confessionnelles….

2- De produire des citoyens beaucoup plus en mesure de comprendre et d’accepter avec une meilleure confiance, les excellentes mesures et lois de nos ÉLUS !!!

Je suis certain qu’il y aurait plusieurs autres avantages…. A Nous d’en discuter…

les écoles privés religieuses ou laïques qui donnent un bon programme de formation souvent supérieur au public est une aubaine pour le gouvernement parce que ça ne lui coûte que 60% du coût réel, une économie de 40%..

Ne suffirait-il pas de couper les subventions aux écoles privées confessionnelles qui ne respectent pas les programmes du Ministère de l’Éducation, par exemple celles qui n’enseignent que la religion toute la journée et à peu près rien sur les maths, les sciences, la société, etc.?
D’un autre côté, ces écoles voudront continuer à exister, alors il y a alors bien des chances qu’elles aillent se chercher du financement auprès de sources comme des organisations terroristes ou fondamentalistes.
Difficile dilemme!

«Dans les sociétés profondément travaillées par la diversité des cultures, des religions et des visions du monde, l’école peut être l’un des lieux permettant de forger une citoyenneté commune…»

La citoyenneté est un fait politique, administratif et juridique. Alors que l’identité ou nationalité (fait culturel, spirituel et historique) connaît toutes sortes de variations d’un individu à l’autre, ce qui est bien normal puisqu’elle tient du devenir de chacun et non de la naissance (exemple : être juif), la citoyenneté, elle, est comme un timbre-poste: carrée et précise (exemple: être israélien). Il ne s’agit pas de quelque chose qui se « forge à l’école », ou au gré des diverses modes ou lubies lologues. Tous les enfants qui sont dans la classe – sauf si les parents sont des réfugiés en attente de statut, ou ont le statut de résidents permanents mais pas encore la citoyenneté canadienne – tous les enfants dans la classe, dis-je, sont DÉJÀ des citoyens. L’école peut et doit certes dispenser des cours d’éducation civique, mais en prenant bien soin de préciser aux jeunes auditeurs – tous sages et attentifs il va de soi – qu’ils sont DÉJÀ des citoyens et que ce n’est pas à l’enseignant de les définir. Même si on peut aussi décrire les enfants comme de « futurs citoyens » : mais alors, pas du tout dans le sens de l’immigration, ou de s’être fait inculquer par ses parents tel ou tel culte : les enfants sont de « futurs » citoyens parce que, en tant que mineurs, ils n’ont pas encore tous les droits et devoirs des adultes (comme voter, payer des impôts ou se saouler la gueule dans un bar pour essayer d’oublier les étranges propos de Jocelyn Maclure).

La mission de l’école est d’inculquer les savoirs, pas de fabriquer l’Homme Nouveau.

La citoyenneté nous permet de nous garantir mutuellement des droits égaux PARCE QUE elle n’est pas identitaire. Poser le principe fondateur de l’égalité de tous les citoyens est une nécessité PARCE QUE il existe entre les individus des différences sans nombre : de culture, de milieu social, de religion, de culture politique (exemple des Québécois Italiens dont les grand-pères respectifs étaient DC et PCI…), des différences de personnalité et de tempérament, même.

Marc, un cours de CITOYENNETÉ n’est pas un cours sur l’ABANDON d’une identité !!!!!

Tout au contraire, ce serait un cours sur le rôle du citoyen dans sa communauté. Un cours sur ses responsabilités, en tant que personne, sur le BON fonctionnement de sa société. Un cours sur les valeurs d’une démocratie réelle. Ce cours augmenteraient la propre capacité de l’étudiant à CONJUGUER les valeurs religieuses, les valeurs culturelles et les différentes visions du monde AVEC les AVANTAGES du Bien Vivre Ensemble…

Développer un esprit critique personnel est essentiel au rôle que doit jouer un futur citoyen dans la compréhension des règles, des lois et des idéologies politiques et économiques que les élus proposent.

La Démocratie, ce n’est pas uniquement le fait de voter; C’est le fait d’avoir toutes les informations avant de voter. Lorsque l’on a acquis les outils pour comprendre les valeurs d’une société et son évolution, il est beaucoup plus façile de faire confiance à ceux que nous allons élire….

Vous dites; » La mission de l’école est d’inculquer les savoirs, pas de fabriquer l’Homme Nouveau. »

SAVOIRS…. Pour devenir un citoyen responsable et intéressé par la vie communautaire, l’école est le lieu idéal pour l’acquisition de ces connaissances. Il ne s’agit pas, ici, d’acquérir une citoyenneté !!!!! Mais bien, de devenir un citoyen AVERTI et une personne POSSÉDANT un maximum de connaissance afin de vivre une vie heureuse et valorisante…

Tel ne devrait-il pas être le rôle primordiale de l’école?

Je n’ai jamais pris le cours d’éducation civique pour un cours d’abandon de l’identité culturelle, voyons. Je dis simplement – je dis au contraire, même – que citoyenneté et identité culturelle sont deux choses, et que les « identitaires » – nationalistes québécois et canadiens, multiculturalistes, interculturalistes, angéliques promoteurs de la « gestion de la diversité » et autres MinCulPop – en voulant perpétuellement fusionner citoyenneté et identité en une seule monade, menacent à la fois les deux. Schématiquement, l’identité c’est le monde des différences – qui se déploient dans la vaste sphère de la vie sociale, « là où tout est désordre et vie », comme dit le comte Sforza – tandis que la citoyenneté est au contraire la commune mesure, celle qui est de mise dans la sphère politique. Mais évidemment, cette distinction fondamentale entre sphère de la vie sociale et sphère politique – ou encore, entre la société et l’État – est effacée par la notion « espace public. Et cette notion défectueuse d' »espace public » qui gomme, qui efface, qui détruit la distinction entre la vie sociale et la vie politique, a pour corollaire la confusion entre la citoyenneté (qui prend sa source dans la vie politique) et l’identité (qui prend sa source dans la vie sociale). D’où, par exemple, la double absurdité du crucifix catholique au Salon Bleu comme « marqueur identitaire », donc soi-disant inamovible, et des signes religieux « minoritaires » portés par les parlementaires au Salon Bleu comme « marqueurs identitaires », donc soi-disant inamovibles, alors que si la citoyenneté nous permet de nous garantir mutuellement des droits égaux, c’est justement parce qu’elle est distincte de l’identité – parce qu’elle n’est pas identitaire.

C’est le souvenir le plus vif que je conserve de mon adversaire séparatiste, le premier ministre René Lévesque. C’est un souvenir de Téléjournal, mais ineffaçable. Peu de temps après son élection, à un journaliste anglophone qui lui demandait avec insistance: «Qui est Québécois?» (répondant sans doute à l’assignment traditionnel de trouver prétexte à des accusations de racisme), Lévesque répondit tout simplement :

«Celui qui vote au Québec et paie ses taxes au Québec.»

Je ne dis pas qu’il pensait ainsi tous les jours – car il était ambigu sur ce point comme nous le sommes tous. Mais ce jour-là du moins, Lévesque définissait « Québécois » comme une citoyenneté et non comme une identité. Et c’est là que, tel un vendeur d’encyclopédies ou d’aspirateurs, je mets mon pied dans la porte ouverte par Lévesque pour ploguer mon maître à penser le comte Sforza, fameux antifasciste libéral de la preimère heure:

«Le nationalisme n’est pas seulement la contrefaçon et la caricature du patriotisme, mais à proprement parler son antithèse même.»

En lisant et relisant les livres du comte Sforza (afin de devenir un vrâ antifasciss), je me rends compte que pour lui, le mot « Italien » a deux sens distincts: Italien au sens de «citoyen de l’Italie» et Italien au sens d’être imprégné de culture italienne, d’être typiquement napolitain en particulier et typiquement italien en général.. Pour plus de clarté, j’appelle ça « Italien au sens d’Israélien » et « Italien au sens de Juif ». C’est la différence fondamentale entre citoyenneté et nationalité ; et bien entendu, vous aurez compris que je fais correspondre ça à la différence entre patriotisme et nationalisme. Vous aurez compris aussi que j’ai besoin de deux termes, « Québécois » (au sens d’Israélien) et « Canadien-français » (au sens de Juif). Il en va de même pour « Canadien », et j’ai abouti récemment, en suivant ce fil rouge, à grimper dans les rideaux à chaque fois que j’entends les expressions « identité québécoise » et « identité canadienne », car pour moi le fait d’être québécois en particulier comme canadien en général n’est pas une affaire d’identité mais de citoyenneté. C’est ce qui me permet de répliquer à un certain type de séparatiste qui me déclare « Je ne me sens pas canadien » tout comme à un certain type de fédéraliste qui me déclare « Je ne me sens pas québécois » que ce n’est pas une affaire de se sentir.

Tandis que la nationalité, fait culturel, spirituel et historique qui prend sa source dans la vie sociale, connaît des variations fantastiques d’un individu à l’autre – car comme dit si bien Hannah Arendt « il y a autant de façons d’être juif qu’il y a de Juifs » – en revanche la citoyenneté ne fluctue pas le moins du monde, elle ne bouge pas. Elle est la même pour tous. Même cet olibrius de William Johson – fédéraliste maniaque, faux antiraciste spécialisé dans les accusations de haine collective – n’est pas moins québécois que l’olibriusse Josée Legault, égérie de la séparation à tout crin. Et vice-versa: même cette énergumène de Josée Legault n’est pas moins canadienne que cet énergumène de William Johnson. Car la citoyenneté est la même pour tous.

Quand à être parti dans une longue tartine, je vais vous citer aussi Antoine de St-Exupéry:

«La démagogie s’introduit quand, faute de commune mesure, le principe d’égalité s’abâtardit en principe d’identité.»

Notre commune mesure, c’est la citoyenneté. C’est le principe fondateur de l’égalité de tous les citoyens qui nous permet de nous garantir mutuellement des droits égaux.

Et enfin nous arrivons à l’école ! Il était temps, vu que c’était censé être le sujet de ma réponse.

Même si le temps scolaire doit être selon moi consacré d’abord à l’instruction et non à résoudre des problèmes sociaux qui trouvent leur source à l’extérieur de l’école, je suis tout à fait favorable, parmi les cours de français, de mathématiques, d’histoire, de sciences naturelles, de géographie et d’éducation physique, à un bon cours d’éducation civique bien calibré. Mais ce cours doit être très basique, très middle-of-the-road et reposer sur des évidences un peu stéréotypées, conventionnelles, genre main chaleureuse des deux premiers ministres si nous sommes en monarchie constitutionnelle ou main chaleureuse de la présidente si nous sommes en République. Une semaine tu reçois un flic, la semaine suivante un pompier, le sympathique Denis Dion (porte-parole du DGE), etc. Basique, quoi. Idéalement un bon cours d’éducation civique doit reposer sur le principe immortel du grand Giuseppe Mazzini, « L’équilibre des droits et des devoirs », même si pour des enfants, plusieurs de ces droits et devoirs doivent être conjugués au futur. On instruit les citoyens de leurs droits et devoirs – notamment le devoir d’être informé – mais il est hors de question de former des militants. On n’est pas en ECR, ici.

Mais surtout, d’abord et avant tout, comme je le disais dans mon premier message, tous les élèves, dans ce cours d’éducation civique, doivent savoir le plus simplement et le plus naturellement du monde qu’ils sont déjà – sauf exception administrative, tel qu’indiqué plus haut – des citoyens du Québec, c’est-à-dire des Québécois, plus largement aussi des citoyens du Canada c’est-à-dire des Canadiens, et que c’est cette commune mesure – commune citoyenneté, commune patrie – qui permet par ailleurs à toutes les différences qu’on voudra de se déployer dans une relative concorde et en toute liberté au sein de la vaste sphère de la vie sociale, sans avoir besoin le moins du monde d’être « gérée » (sic) par d’angéliques lologues – car qui veut faire l’ange fait la bête. L’obsession de la différence fait perdre de vue la commune humanité.

Pour apprendre à être ce que vous décrivez, il manque plusieurs choses pour devenir des adultes et des citoyens responsables, dont des notions de diverses matières comme la psychologie et de droit.
«…ils n’ont pas encore tous les droits et devoirs des adultes (comme voter, payer des impôts ou se saouler la gueule dans un bar pour essayer d’oublier les étranges propos de Jocelyn Maclure).»
Moi, j’aurais des tentations à part à ce que tout le monde paie des impôts équitablement, ce qui n’est pas le cas, on a qu’à penser à l’évasion fiscale, à toutes les déductions possibles pour les plus riches et proportionnellement manquantes à mesure que les revenus baisses alors que je m’attendrais au contraire, à enlever le droit de vote pour tous sans conditions, comme à ceux qui se souleraient la gueule dans un bar pour essayer d’oublier les propos étranges de Jocelyn Maclure. Pas que je partage ses opinions exposées ici. Mais ce ne sont certainement pas alors des individus, des adultes, des citoyens suffisamment éduqués en tant que tel et matures pour comprendre et décider avec d’autres la composition de notre gouvernement. Se souler ou se geler pour oublier ou même pour s’amuser, pour quoi ce soit à la place d’affronter ou de confronter démontre un grand manque de maturité, beaucoup de faiblesse, peut-être même un signe de maladie de l’esprit.
Les citoyens qui se pensent responsables et qui occupent des postes importants dans nos sociétés, hauts dirigeants d’entreprises, politiciens, juges et avocats, hauts fonctionnaires, médecins pour ne nommer que ceux là qui font usage d’aides de substances illicites comme de la drogue, de l’alcool et de médicaments pour les aider à supporter leur vie, leurs tâches et leurs difficultés ou encore pour se donner pensent-ils un surplus de courage et d’énergie sont encore très nombreux, trop nombreux.
Votre propos qui se voulait une blague j’imagine ne sont pas à prendre à la légère et même à la blague lorsque l’on parle de «tous les droits et devoirs» citoyens, d’adultes en devenir surtout.