Qu’aurait dit Jean Lesage le Jour de la Terre 2012?

Un discours extraordinairement actuel

Si le Premier ministre Jean Lesage avait répondu à l’invitation de Dominic Champagne et des autres organisateurs de la grande manifestation de dimanche prochain, qu’aurait-il dit ?

Exactement, ou presque exactement, ce qu’il a dit il y a bientôt 50 ans, le 30 septembre 1962, devant les militants libéraux. J’ai pour la première fois lu l’intégral du discours l’an dernier, dans le manuscrit du livre « Les 50 discours qui ont marqué le Québec« , pour lequel on m’a demandé une préface.

Ce discours du Maîtres chez nous marque une rupture avec tous les discours québécois précédents. Il exprime une volonté, non de s’accommoder, de composer ou d’améliorer, mais de trancher dans le vif, de construire du neuf. Lorsque Jean Lesage annonce la tenue d’une élection portant sur la nationalisation de l’électricité, il n’est plus dans la survivance. Il est dans la puissance.

« Comme peuple adulte, nous ne pouvons plus supporter de croupir dans l’immobilisme forcé, immobilisme imposé par une clique politique à qui il plaît que notre province demeure une source de matière première, un réservoir de main-d’œuvre à bon marché ou un pays vieillot que l’on visite en touriste. »

Dans un texte qui dénonce les « lâches » et les « traîtres » qui ont « dénationalisé à leur profit personnel un secteur public – celui du gaz naturel », le Premier ministre de la Révolution Tranquille pose à la population une question crue. Il veut savoir « si elle accepte d’orienter elle-même son propre avenir ».

À partir de ce jour, et parce que la population a répondu oui, l’histoire du Québec s’écrit avec davantage que des paroles. La liberté n’est plus simplement portée par les discours. Elle est assumée dans l’action. Elle est enfin acquise. Il ne s’agit plus que de décider ce que l’on fait avec.

J’ai déjà noté l’actualité de ce discours dans une chronique « Jean Charest et le fantôme de Jean Lesage« . Mais à l’approche de la grande manif du 22 avril, j’ai pensé vous rendre le grand service de relayer, tout simplement, la prose de celui qui a changé le discours québécois. Peut-être ainsi pourrait-il devenir, à nouveau, contagieux !

 

«Maître chez nous»

Pendant les prochaines semaines, mes amis, nous allons au Québec vivre des moments historiques. Je ne parle pas tant de la campagne électorale proprement dite que de l’occasion que cette campagne donnera à tous et à chacun des citoyens de notre province de décider du sort de notre nation.
Nous en sommes rendus à la période du choix. Certains ont dit que ce serait la «minute de vérité». C’est vrai. Le Parti libéral du Québec, conscient des exigences de la démocratie dans laquelle nous vivons, a voulu, une fois sa propre décision prise, demander à la population entière de se prononcer catégoriquement sur la plus importante des questions jamais soumises à son attention. Il veut savoir d’elle si, oui ou non, elle veut enfin poser le geste dont ont rêvé nos ancêtres depuis des générations. Il veut savoir si elle accepte d’orienter elle-même son propre avenir.

Mes chers amis, je vous dirai que j’ai une confiance absolue dans l’issue de cette lutte qui met aux prises les forces les plus vives de notre peuple contre le trust de l’électricité. Je suis persuadé, comme je ne l’ai jamais été dans toute ma vie, que la population ne laissera pas passer l’occasion exceptionnelle qui lui est offerte de mettre un terme à une situation devenue intenable.

Cette situation, vous la connaissez. C’est celle d’une société qui a été privée des moyens qui lui auraient permis de s’épanouir pleinement. C’est celle d’une société
où les clefs d’une économie moderne appartiennent à des intérêts étrangers à nos préoccupations nationales et indifférents à nos aspirations légitimes.
Comme peuple adulte, nous ne pouvons plus supporter de croupir dans l’immobilisme forcé, immobilisme imposé par une clique politique à qui il plaît que notre
province demeure une source de matière première, un réservoir de main-d’oeuvre à bon marché ou un pays vieillot que l’on visite en touriste. L’époque du colonialisme économique sera définitivement morte, oubliée même, le 14 novembre prochain [date de l’élection]. En ce jour qui méritera de devenir une seconde fête nationale, le peuple du Québec aura signifié leur arrêt de mort aux intérêts égoïstes qui s’opposent directement ou hypocritement à la marche en avant d’un peuple jeune à qui, désormais, l’avenir peut et doit appartenir.

Je n’ai pas encore ouvert officiellement la campagne électorale de notre parti, que je m’aperçois déjà – et mes collègues de même – combien la population du Québec a soif d’une puissance qui, normalement, logiquement et moralement même – oui moralement – aurait toujours dû lui appartenir.
Tout le monde chez nous comprend maintenant qu’on ne pourra jamais rien réussir de durable au Québec si, une fois pour toutes, on ne s’attaque à la racine du mal. Et la racine du mal, c’est que notre économie ne nous appartient pas. C’est aussi simple que cela, mais c’est aussi grave que cela.

Je sais qu’il y en a qui diront : «Laissons les étrangers venir ici et investir leur argent et tout ira bien». Maintenant, cela n’est plus suffisant. Les étrangers ne viennent ici que lorsque cela leur rapporte, et je comprends cela. Ils viennent ici lorsqu’ils peuvent exploiter des ressources naturelles qui peuvent leur rapporter un profit. Tel est leur but, et c’en est un parfaitement normal.

Pour nous toutefois – oui pour nous Québécois de toute origine – est-ce que cela est suffisant ? Pouvons-nous nous contenter de ce que cela peut nous rapporter ? Serons-nous toujours victimes de cet état d’esprit qui nous condamne à ne toucher toujours que les miettes qui tombent de la table à laquelle mangent ceux qui viennent d’ailleurs ? Certes ces miettes peuvent en certains moments paraître être très abondantes, mais elles ne seront toujours que des miettes. N’en avons-nous pas assez d’être perçus comme un peuple de quêteux dont les richesses sont exploitées par tous excepté nous-mêmes ? Comme si
cela était le mieux dont on peut d’attendre ?

Mes chers amis, j’ai la conviction profonde que le peuple du Québec a fait son choix. Je suis convaincu qu’il veut devenir le maître de son économie. Ce qui est un désir légitime. Il s’agit d’un objectif nécessaire. Le temps des demi-mesures et révolu. Laissons les politiques du « patchwork » à ceux qui, malheureusement pour eux, sont encore incapables de comprendre les aspirations profondes qui animent notre peuple. Laissons cette politique aux lèches-bottes qui ont déjà commencé à faire le tour de la province dans un effort vain en vue de convaincre notre peuple qu’il est de notre destin de continuer à se prosterner devant le Veau d’Or ! Quant à nous, nous avons compris depuis longtemps qu’il est inutile de rêver à un meilleur avenir si nous ne contrôlons pas notre économie
aujourd’hui.

Croyez-moi, tous nos désirs légitimes risquent de devenir des déceptions inévitables, si nous ne prenons pas des mesures maintenant pour les atteindre.
Chez nous, comme partout ailleurs au monde, le père de famille veut, pour ses enfants, un niveau d’éducation qui leur permette de réussir dans la vie, l’ouvrier
désire un emploi stable, le cultivateur souhaite que les produits de son labeur se vendent, le petit industriel pense à assurer l’avenir de son entreprise, le travailleur, de quelque catégorie qu’il soit, compte sur un revenu suffisant ; en somme, tous les citoyens veulent un niveau de vie acceptable et convenable.
Ce sont là des désirs normaux. Une société moderne doit s’employer à les satisfaire. C’est là son devoir et c’est ce qu’on est en droit d’attendre d’elle.

Mais quand cette société – comme je l’ai dit il y a un instant – n’a pas les moyens de satisfaire à ces désirs, un gouvernement vraiment responsable doit, en conscience, prendre les mesures qui s’imposent pour les lui procurer. Il n’y a pas à en sortir. Rien ne sert de tergiverser, ni de s’illusionner ; quand on n’a pas la clef, on ne peut pas entrer dans la maison!

Or, notre clef, au Québec, c’est l’électricité. Notre province est immensément riche en pouvoir électrique. Nous possédons, comme territoire, une puissance énorme. J’ai dit « comme territoire», parce que, comme peuple, nous sommes bien pauvres. Actuellement, l’électricité, c’est la clef d’une économie moderne. Nous voulons en faire la clef de voûte d’un régime de vie où, enfin, après tant de générations, nous serons MAÎTRES CHEZ NOUS!

La question n’est pas de savoir s’il faut que le peuple du Québec prenne contrôle d’une partie ou de tout l’actif économique impressionnant qu’est l’industrie électrique. La question est de savoir s’il veut entreprendre, avec des moyens efficaces, l’oeuvre de LIBÉRATION ÉCONOMIQUE dont il rêve. Et pour entreprendre cette oeuvre, pour en faire un succès, il lui faut contrôler la production et la distribution hydroélectriques du Québec. Pas les secteurs les moins rentables, non, la production et la distribution globales. C’est là la condition même du succès.

Pendant des mois, le gouvernement libéral a étudié la question. Pendant des semaines, il a soupesé toutes les solutions possibles. À l’aide de données techniques, il a examiné le problème à fond. Et il en est venu à la conclusion que la seule voie possible était celle d’une nationalisation complète. Pas de demi-mesures du genre de celles dont nous avons toujours fait les frais !

En gros, nous avions trois solutions possibles. La première était de ne rien faire, c’est-à-dire de laisser se perpétuer la situation actuelle dans laquelle la clef de notre avenir nous échappe. Alors, notre parti aurait pu continuer à diriger la province, sans rien changer de fondamental, sans rien déranger. Et nous aurions fait comme trop de gouvernements qui nous ont précédés : nous aurions été des « rois nègres» ! Vous savez ce que c’est qu’un « roi nègre » au sens où je l’entends ici ? Dans les peuplades africaines dont le territoire avait été conquis par les blancs, au début de ce siècle, les vainqueurs devaient naturellement diriger des populations qu’ils connaissaient mal et dont les réactions étaient imprévues. Ils ne trouvèrent rien de mieux que de confier à des indigènes le soin de garder les peuplades nouvellement acquises fidèles aux conquérants. En échange de ce service, les conquérants fermaient les yeux sur la façon parfois peu orthodoxe dont les «rois nègres» s’acquittaient de leur tâche.

Pourvu que le pouvoir conquérant restât tranquille, tant pis pour la population indigène ; la démocratie, c’était pour les conquérants, pas pour les peuplades indigènes qui devenaient, à cause des « rois nègres», des serviteurs perpétuels d’intérêts étrangers. Or Dieu sait combien, dans notre province, nous avons eu de « rois nègres» ! Vous en voyez encore qui font le tour du Québec, obéissant à leurs maîtres d’ailleurs.

Il y avait une seconde solution, la plus lâche et la plus pernicieuse de toutes, mais aussi la plus facile. Nationaliser les entreprises les moins rentables et conserver les autres aux intérêts privés. Aucun « roi nègre » n’aurait rien pu inventer de plus malhonnête envers les citoyens du Québec. Ainsi, par cette politique, on leur ferait supporter les coûts additionnels d’entreprises non rentables, sans leur donner les avantages d’une nationalisation ordonnée. D’après nous, c’était là la solution la plus lâche !

Dès son accession au pouvoir en 1960, le gouvernement de Jean Lesage mandate le ministre des Ressources hydrauliques et des Travaux publics, René Lévesque, pour mener des études sur cette question.

Comme citoyen du Québec, j’ai vraiment honte maintenant de vous dire (ce que vous savez déjà) que d’autres nous proposent cette fausse et inefficace solution. De toutes les façons possibles de s’attaquer au problème de l’électricité, c’était là la moins acceptable de toutes. Or, il fallait que quelques valets du trust se chargent de tromper notre peuple et s’emploient à lui faire croire que sa destinée, c’est d’être à jamais soumis aux intérêts privés de groupes qui recherchent le profit pur et simple avant le service à la communauté. Oui vraiment, je n’aurais pas voulu que des Québécois nous arrivent avec cette prétendue solution, véritable «plan de nègre» s’il en fut un.

On peut soutenir que la nationalisation des industries électriques est mauvaise en soi. Ce point de vue ne vaut pas, à mon sens, mais il peut au moins se défendre !
Cependant, promettre de nationaliser deux des compagnies les moins importantes, c’est se moquer de la population. La dernière méthode envisagée par notre parti et rejetée par lui devient la première à laquelle pensent ces faux Québécois qui parcourent la province pour la perte des nôtres ! Si la solution de lâcheté a eu des adeptes, vraiment il devient vrai ce proverbe qui dit «Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es ». Quand on s’acoquine avec un trust pour fouler aux pieds les intérêts primordiaux de notre peuple, on devient traître à la nation!

Il n’est pas surprenant alors que de telles gens – et l’Union nationale, puisqu’il faut bien la nommer – se soient rendus coupables, il y a quelques années à peine d’un crime odieux que notre population ne pourra jamais leur pardonner. En effet, ces gens qui ont dénationalisé à leur profit personnel un secteur public – celui du gaz naturel – voudraient aujourd’hui nous faire croire qu’ils recherchent le bien des Québécois ! Quelle farce !

Oui, quelle farce ! Ou plutôt quel cynisme ! Ce sont ces gens qui, pour obtenir un profit égoïste, n’ont pas hésité à priver notre province d’un bien qui appartenait à toute notre collectivité. Ce sont ces gens qui ont trompé le peuple, qui l’ont volé – oui, volé ! Et aujourd’hui, ces serviteurs des trusts veulent donner un coup de poignard dans le dos de notre peuple en faisant mine de l’aider, alors qu’en réalité ils lui proposent la plus nocive des solutions possibles.
Heureusement, personne ne sera dupe. C’est Abraham Lincoln qui, je crois, disait : «On peut tromper tout le monde quelque temps. On peut tromper quelques-uns tout le temps. Mais on ne peut tromper tout le monde tout le temps ». Or, l’Union nationale, illusion qui lui sera fatale, essaie de tromper tout le monde tout le temps.

Et de cela, notre peuple en a assez ! Des partis comme celui de l’Union nationale, il en a assez ! Des politicailleurs, il en a assez ! Des gens qui se moquent de lui, il en a assez ! Il veut qu’on s’attaque enfin aux véritables problèmes, celui de la LIBÉRATION ÉCONOMIQUE, par exemple. Or c’est cet objectif que le Parti libéral du Québec propose aux nôtres. Pendant des années, on n’a fait que courir au plus pressé dans le Québec, on n’a fait qu’éteindre des feux. Il commence à être temps de voir à ce que ces feux ne s’allument plus !

Mesdames et messieurs, l’enjeu de la lutte actuelle, c’est l’avenir même du Québec. Il n’y a pas à en sortir. Les adversaires en présence dans cette lutte sont : le peuple du Québec contre le trust ! Celui qui est pour le trust est contre le peuple du Québec. Celui qui est pour le peuple est contre le trust ! Là non plus il n’y a pas à en sortir.

Mesdames et messieurs, à la face de la province, j’accuse l’Union nationale :
− d’être LÂCHE en refusant de s’attaquer au fond du problème…
− d’être HYPOCRITE en tentant de faire croire à la population que ce qu’elle appelle son programme est autre chose que du «patinage de fantaisie»…
− d’être RENÉGATE envers les intérêts fondamentaux de notre peuple en refusant, comme par le passé, de collaborer à l’oeuvre capitale de la LIBÉRATION
ÉCONOMIQUE
− d’être TRAÎTRE envers notre nation en prenant la part d’influences occultes qui tiennent à l’asservir…

Mesdames et messieurs, je défie publiquement, ce soir, le chef imposé de l’Union nationale de se prononcer catégoriquement et sans détour sur le fond du problème. Va-t-il dire, une fois pour toutes – lui, l’ancien ministre des Ressources hydrauliques – si, oui ou non, il considère la nationalisation de l’électricité comme l’outil devant permettre au peuple du Québec de devenir enfin MAÎTRE CHEZ LUI ? Va-t-il finalement adopter une position claire – lui, l’ancien ministre des Ressources hydrauliques – le peuple du Québec veut savoir !

Mesdames et messieurs, je défie publiquement le chef imposé de l’Union nationale d’expliquer pourquoi, oui pourquoi ? il a, pour son bénéfice personnel, participé à la destruction d’un patrimoine commun en profitant de la vente à des intérêts privés du réseau de gaz naturel de l’Hydro-Québec ? Cela, le peuple du Québec veut le savoir !

Mesdames et messieurs, je défie publiquement le chef imposé de l’Union nationale de révéler quelle sorte d’avantages, directs ou indirects, son parti reçoit pour faire campagne on faveur des compagnies d’électricité ? Cela aussi le peuple du Québec veut le savoir !

Mes chers amis, la campagne électorale du Parti libéral n’est pas encore officiellement ouverte. Bientôt elle le sera, et alors j’aurai l’occasion de revenir avec plus de détails sur des sujets qui feront regretter à l’Union nationale, sa LÂCHETÉ, son RENIEMENT et sa TRAÎTRISE envers la population de notre province. Pour le moment, oublions ces gens chez qui les historiens de l’avenir sauront déceler les vestiges du colonialisme économique dont notre peuple veut maintenant se défaire à jamais !

Je vous ai dit, il y a quelques minutes, qu’il y avait, en gros, trois solutions au problème de l’électricité. Vous connaissez les deux premières : celle de la facilité et celle de la lâcheté. Il en restait une autre, celle du courage, et nous, du Parti libéral du Québec, nous l’avons choisie. Elle est la seule à fournir au peuple de la province entièrement et définitivement, la clef de toute économie moderne. Elle est la seule à satisfaire aux exigences de la justice et de l’efficacité. C’est pourquoi nous nous y sommes arrêtés, après mûre réflexion, après maintes recherches.

Nous la proposons aujourd’hui à la population du Québec. Pour notre part, notre décision est prise. Nous savons où nous voulons aller, et nous y allons avec détermination et confiance. Il faut nationaliser toutes les compagnies exploitant et distribuant l’électricité dans le Québec. Le geste est sérieux, mais il est aussi indispensable. À l’heure actuelle, la situation financière de la province lui permet d’envisager de grands projets. Il en est de même pour l’Hydro-Québec. L’occasion est donc excellente, et il importe de la saisir. Notre décision arrêtée, nous voulons démocratiquement la soumettre au peuple et obtenir de lui un mandat péremptoire. Il fallait de l’audace et nous en avons eu. Finis les gouvernements de « rois nègres» !

Par la nationalisation de l’électricité, étape indispensable d’une politique vraiment nationale, notre population bénéficiera d’avantages directs et indirects. Tous les citoyens du Québec en profiteront d’une façon ou de l’autre. Je me permets de vous rappeler ces avantages.

− Baisse de taux dans plusieurs régions de la province. Dans les territoires nationalisés, les tarifs domestiques et commerciaux seront rajustés de façon à
supprimer la confusion et les injustices flagrantes qui règnent présentement. Bref, non seulement personne, nulle part, ne paiera plus qu’il ne paie maintenant
– mais un grand nombre d’usagers verront leurs comptes diminuer.
− Aux frais de l’Hydro-Québec, conversion de 25 à 60 périodes (cycles) de l’électricité en Abitibi, et modernisation des structures électriques dans le
Bas-du-Fleuve et en Gaspésie. Du coup, on permet un nouveau départ à des régions trop longtemps négligées.
− Politique dynamique de décentralisation industrielle. Des régions entières seront ouvertes à l’industrie, ce qui contribuera à augmenter le nombre
d’emplois disponibles. Dans son travail de développement et de décentralisation économiques, le gouvernement pourra compter sur une puissante Hydro
– devenue vraiment capable de mener à bien une politique rationnelle et dynamique de tarifs industriels.
− Diminution des coûts de production de l’électricité par suite des économies réalisées. Cela placera le Québec en meilleure position sur les marchés internationaux où s’écoulent certains de nos produits dont la fabrication exige l’utilisation intensive d’énergie électrique.
− La nouvelle Hydro assumera le paiement, sur la base courante, de toutes les taxes municipales et scolaires des entreprises nationalisées. De plus, dans
toutes les municipalités où elle possède actuellement des biens, la nouvelle Hydro paiera à l’avenir les taxes municipales et scolaires, non plus seulement
sur les fonds de terre et les bâtiments, mais aussi sur tous ses immeubles, sauf les centrales et les barrages.
− La nouvelle Hydro deviendra la propriété collective de 5 300 000 actionnaires à part entière, fiers de leur avoir commun et fiers de leur puissance nouvelle.
− Comme acheteurs de nombreux matériaux et services, la nouvelle Hydro favorisera avant tout les gens du Québec.
− La nouvelle Hydro permettra la formation plus poussée et la promotion de nos jeunes techniciens du Québec qui eux pourront, par la suite, participer de façon efficace à la poursuite de notre oeuvre de LIBÉRATION ÉCONOMIQUE.
− Le Québec conservera les quelque 15 000 000 $ d’impôt que chaque année les compagnies privées versaient au gouvernement central. L’Hydro-Québec fera face aux dépenses de la nationalisation grâce à son expansion normale et aux revenus additionnels provenant de ses nouveaux territoires. De plus, pourront servir à cette fin les 15 000 000 $ que les compagnies versent présentement à l’impôt fédéral chaque année.

Il sera également nécessaire d’emprunter des capitaux par le biais d’emprunts à long terme. Ces prêts n’auront pas nécessairement à être obtenus sur le marché canadien. Si les conditions continuent d’être aussi favorables que maintenant, ces prêts pourront aussi être faits sur les marchés américains ou européens, soit en totalité ou en partie. Cela permettrait d’assurer l’entrée au Canada de capitaux étrangers, dont nous avons besoin, mais de telle manière que le contrôle de ces capitaux restera entre nos mains.

Par ailleurs, les capitaux qui ont été investis par de nombreux Québécois dans des compagnies d’électricité qui ont été nationalisées deviendront alors disponibles pour un réinvestissement dans d’autres secteurs de notre économie. Les employés de ces sociétés deviendront des employés d’Hydro-Québec et conserveront leur rang et leurs avantages sociaux.

Les actionnaires de ces entreprises recevront une indemnisation équitable, qui sera fixée en tenant rigoureusement compte des intérêts légitimes de l’action – celles des titulaires et des contribuables. Ces indemnités devront être ratifiées par les tribunaux. Inutile de dire que le gouvernement n’a pas l’intention de se lancer dans une campagne de nationalisation tous azimuts. Notre seul but est de donner à Hydro-Québec une stature qui soit à la hauteur des besoins et des ambitions de notre province.

La nationalisation de l’électricité est clairement la mesure économique la plus vaste et la plus féconde jamais proposée dans notre histoire.
C’est pourquoi, ayant longuement examiné et discuté le problème, le Parti libéral du Québec est convaincu que la nationalisation de l’électricité est une grande et
fructueuse affaire, non seulement pour le bien-être matériel du Québec, mais tout autant pour la santé sociale et l’avenir national du Canada français.

Le Parti libéral du Québec fait confiance au peuple de la province. Il sait que ce peuple ne permettra jamais de laisser passer l’occasion sans précédent qui lui est offerte de choisir, une fois pour toutes, entre la LIBÉRATION ÉCONOMIQUE, gage d’un avenir meilleur, et la sujétion à des intérêts indifférents à nos préoccupations nationales et étrangers à nos aspirations légitimes de peuple adulte.

Le Parti libéral du Québec, sûr que les années qui viennent verront l’émancipation économique du peuple québécois, et convaincu de l’idéal auquel il se consacre, a accepté de mettre son existence en jeu sur cette question vitale dont tous les Québécois comprendront l’importance et l’étendue.
Le Parti libéral du Québec a confiance, comme ont confiance toutes les nations jeunes qui, un jour, ont résolu de s’affirmer…
Pour la première fois dans son histoire, le peuple du Québec peut devenir MAÎTRE CHEZ LUI !
L’époque du colonialisme économique est révolue. Nous marchons vers la libération!
C’est maintenant ou jamais, SOYONS MAÎTRES CHEZ NOUS!

Qui est l’auteur de ce texte ? Pour l’essentiel, un professeur de Laval, conseiller économique de Lesage, le jeune Claude Morin (qui ne deviendra sous-ministre que l’année suivante) Les précisions techniques sur les avantages de la nationalisation de l’électricité lui ont été fournies par le jeune Michel Bélanger, alors sous-ministre adjoint des Richesses naturelles et par André Marier, alors conseiller économique de René Lévesque. Les attaques contre l’Union nationale, ainsi que certaines formules oratoires ou partisanes, ont été insérées par Guy Gagnon, associé à l’époque au journal La réforme, une publication du parti libéral.

Bravo pour cet excellent boulot !

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Et quand l’ensemble de la population en prendra conscience au prix sans doute de quelques sacrifices ???

De parler dans sa langue avec conviction et fierté sans devoir utiliser des lois bien laxistes qui permettent aux individus du Québec de demander aux autres ce qu’ils ne veulent pas assumer eux/elles-mêmes.

Jour de la terre? J’pensais que ça avait été récupéré par le »mouvement étudiant » sous l’égide de quoi déjà? Journée des artistes? Printemps québécois? Manifestation étudiante? Journé de la famille syndiquée? what ever???
N’importe quoi pour vu qu’on puisse récvupérer votre présence pour prétendre que c,est un appuie au parti québécois, la souvenrainté, l’exploitation et la transformation de nos ressources, les changements climatiques, la vente des cadeaux de jean chrétien? N’Importe quoi mais surtout il faut se mobili sososo pour montrer que les quévbévcois ne sortent pas dans la rue pour un oui ou oulblier le reste on veut faire croire au monde entier que les syndicats ils l’ont l,affaire et que même si on frappe le mur, c,Pas grave on a la pÉréquation hahahah!

Addentdum L,environnement voyons dont le jour de la terre c,est pour les droit humain, la démocratie, la protection de l’environnement laissons les phoques manger notre poisson, les glaicers fondrent et les étudiants tout casser c’est légitime ouate de phoque pourvu qu’ils fassent ourner sur leur nez pour faire partiu du cirque du soleil (oubliez ca comme tout le reste on investi collectivement dans le développement de clown qui vont dans lespace et vendent ça a des étrangers pour bixiquer dans notre face en riant de nous autres. Moi quand je me pose la question qu,est-ce qui aurait pu être fait pour que ça tourne différement la répponse est otujours la même les COOP. Au moins chaque membre peut quitter mais la cie reste dans la région.
Avez-vous lu région, régionalisme et déveloippement régional publié aux presse de l’université du québec par il me semble le GRIDEC?
C’est moins vieux que MARX pis ça a plus de bon sens dans le Québec.
http://semaphore.uqar.ca/511/

Plus c’a change… Le parti Libéral de ce temps-là étais sûrement animé de meilleure intentions que celui des 9 dernières années.Il reprend la place de L’UN qu’il dénonçait.Les mêmes méthodes, les même rapaces et le même copinage.J’espère que mon peulple va leur donner ce qu’ils méritent, un coup de pied au C… et dehors.Je voudrais aussi que l’idée d’élection proportionnelles et de 2 mandats maximum devient la norme au Québec.

Des élections, ça presse, pour devenir maîtres chez nous. J’en profite pour joindre une petite lettre ouverte: Qui sont les vandales ?

De qui sont les bras des vandales qui s’attaquent aux bureaux de nos nos députés libéraux ? Il est évident que ces attaques font l’affaire des libéraux qui montent dans les sondages grâce à cette violence soudaine. Mais est-ce que ces attaques sont vraiment l’œuvre d’étudiants en grève ? Est-ce des étudiants contre la grève ? Des bras qui veulent aider Charest ?

En relisant mon livre « Un sourire d’enfer » je note un passage dans lequel je raconte que lors d’une élection provinciale, à Sherbrooke, on avait vandalisé le bureau des libéraux et voler des documents dont une peinture de Réginald Dupuis. Comme par hasdard, parce qu’alors j’étais plus radical qu’aujourd’hui, je fus montré du doigt et accusé de ces méfaits . Or, après les élections, la police a retrouvé la peinture en question dans les locaux du parti libéral.

Est-ce une répétion du passé ? Cela expliquerait l’insistance de M. Charest sur les actes de vandalisme qui lui permettent de remonter dans les sondages.

Jean Simoneau

C’est ce discours socialiste à la limite de la xénophobie qui fait en sorte que le Québec, contrairement à l’Alberta, ne s’enrichira jamais avec ses ressources naturelles.

Le Québec revenait de loin et on oublie facilement aujourd’hui que c’était Monsieur L’Anglais qui contrôlait tout. On peut bien traiter Lesage de xénophobe et de socialiste, c’est ce qu’on appelle « Liberté » j’imagine.

Mais c’est vrai, le Québec ne s’enrichira jamais avec ses ressources naturelles car il y a des gens, qui se disent lucides, qui se disent libertariens qui préfèrent que ces richesses soient données aux Zamis.

À quand le réveil chez les non-lucides?

@David

« Il est généralement admis que le fait pour un pays, une commune ou une organisation, de réserver certains droits ou avantages à ses membres ou à ses adhérents, n’est pas considéré comme de la xénophobie, mais comme une simple conséquence du droit de propriété ou de la compétence territoriale. »

Wikipédia, xénophobie.

Comparer le ‘Maitre chez nous’ avec le ‘Jour de la Terre 2012’ … sérieux????

La manifestation de dimanche sera d’une tritesse inouie. Les gens vont se rassembler pour chialer contre tout ce qu’il y a de projets de développement économique au Québec, tout en réclamant que tout soit désormais gratuit…

@David

La Norvège s’enrichit infiniment plus avec son pétrole que ne le fait l’Alberta, en participant à son exploitation.

« Au dire d’un responsable de Norsk Hydro, société d’État, le gouvernement de la Norvège accapare actuellement 90 % des revenus de son secteur pétrolier (Hoyos 2006). Elle y parvient par diverses mesures : une taxe d’entreprise de 28 %, une taxe spéciale de 50 % sur le secteur pétrolier (après déduction des dépenses) et une participation publique par l’entremise d’une Société de participation financière de l’État qui assure à Oslo de participer dans tout projet pétrolier. Le gouvernement possède 70,9 % de Statoil et la majorité des parts de Norsk Hydro (Ministère du Pétrole et de l’énergie 2006).

En allouant seulement 10 % des revenus aux compagnies privées, y compris Shell, BP, Exxon, Petro-Canada et Talisman, la Norvège ne les a pas empêchées de faire des profits en opérant en partenariat avec des sociétés d’État.

L’approche norvégienne au développement dépasse le simple souci de maximiser les profits. Elle accorde aussi la préférence aux compagnies du pays dans l’allocation des droits d’exploration, et elle réinvestit dans le développement des capacités industrielles et technologiques nationales. La Norvège « exige des compagnies qu’elles utilisent les biens et services de la Norvège et qu’elles réalisent dans le pays [au moins] la moitié de leurs opérations de recherche et développement relatives à la mer du Nord (Crane 1982, 311). »

http://www.kairoscanada.org/…/fe/…/papierAnalyse4_industriePetrole.pdf

Le fonds pétrolier norvégien a été créé en 1991, il gère actuellement plus de 400 G d’Euros et il est récemment devenu le plus important fonds souverain de la planète, devançant celui d’Abou Dhabi.

L’Alberta Heritage Fund date de 1976, voici ce qu’en dit le columnist Mike Robinson :

« In the light of the Norwegian and Alaskan experience, the post-Lougheed-era record of Alberta Heritage Fund investment is pathetic. It has become a political football, much discussed, often raided for cash, and today (as of September 2011) its value stands at $14.7 billion, or slightly less than two years worth of current royalty payments on Alberta’s resource bounty. Premier Alison Redford’s 2012 budget makes no commitments, other than having a “conversation with Albertans,” to changing the status quo. »

http://www.troymedia.com/blog/2012/02/16/albertas-heritage-fund-record-pathetic/

Le parti libéral de Bourassa aurait-il eu comme slogan de campagne «Maître chez nous», on sait quel tricheur il était, mais jamais il n’aurait osé.

Et le parti libéral de Claude Ryan, lui qui ne voulait pas dire oui de crainte qu’il ait à en dire un autre puis un autre… un oui à nous-mêmes? mais non!

Et puis le parti libéral de D. Johnson fils, dont le père a proposé «Égalité ou indépendance», avant de se cacher, aurait-il proposé aussi quelque chose d’analogue?

Et celui de Charest avec ses deux mains sur le volant? son plan nord, ses alliés corrompus?

La vérité est que le PLQ n’est que l’ombre rachitique de celui de Lesage. Un parti rabougri dont le véritable slogan est collé sur celui des recteurs: «On veut l’argent, L’ARGENT, L’ARGENT»!

Et qui s’apprête à faire une élection sur le dos des étudiants, en disant «On ne change pas de capitaine pendant la tempête» qu’il a créée.

«Jusqu’à quand enfin abuseras-tu Catilina» (Cicéron)

Merci à Jean-François Lisée de nous rappeler ce splendide morceau de notre histoire.

Quelle intégrité dans ce beau discours. Hélas Jean Lesage est mort et les beaux jours des années 60 sont passés.

En énumérant tous ses rédacteurs vous laissez sous-entendre qu’il n’a rien pensé de lui même, qu’il fut manipulé par ses sbires. En êtes vous si sûr…

Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l’habitude devient une tyrannie.
Voltaire

J’ai déjà vu un documentaire dans lesquel on expliquait que Lesage était farouchement contre la nationalisation de l’électricité proposée par René Lévesque, mais que Lévesque réussit à convaincre un à un tous les ministres de Lesage, lequel n’avait pu faire autre chose que d’accepter… Est-ce bien vrai…?

Avec la grève des étudiants, le Jour de la Terre 2012, il leur aurait certes dit : assez, c’est assez.. je vous demande de rentrer au bercail, je vous place devant la réalité des québécois, et en-
semble sans se crier de noms, nous allons trouver la meilleure des solutions pour le bien de tous.

en réponse a david

les milliards que hydro québec verse a la province,ce n’est pas de l’enrichissement,et imagine toi si en plus elle était bien géré,si elle n’était pas un refuge pour les petits amis,combien de v.p chez hydro?

On ne mâchait pas les mots à l’époque. On osait appeler un chat, un chat. Essayez de dire ça aujourd’hui : « Quand on s’acoquine avec un trust pour fouler aux pieds les intérêts primordiaux de notre peuple, on devient traître à la nation! ». Le parti libéral était jadis un grand parti avant de se faire « hijacké » par les forces conservatrices: Daniel Johnson (fils) représentant des intérêts du clan Desmarais et Jean Charest, ex-chef du parti conservateur fédéral.

@Jean Simoneau:

Question de dissiper les doutes: les locaux libéraux plein d’ordinateurs et d’objets de valeur ne sont pas protégés par un système d’alarme? Avaient-ils des caméras? Ont-ils filmés les étudiants? Y en a-t-il qui ont été arrêtés?
Sans affirmer hors de tout doute qu’il y a eu « conspiration », on peut, juste au cas, se poser quelques questions….

« La nationalisation de l’électricité est clairement la mesure économique la plus vaste et la plus féconde jamais proposée dans notre histoire.
C’est pourquoi, ayant longuement examiné et discuté le problème, le Parti libéral du Québec est convaincu que la nationalisation de l’électricité est une grande et
fructueuse affaire, non seulement pour le bien-être matériel du Québec, mais tout autant pour la santé sociale et l’avenir national du Canada français. »

Il a eu raison.

Jean Lesage dirait aujourd’hui ceci:

J’ai honte, j’ai tellement honte de nous!

Nous avions souhaité être maître chez-nous, j’ai parlé de courage et d’intégrité mais mes successeurs ont été lâches et corrompus.

Je ne reconnais plus le parti libéral que je dirigeais. Ce parti n’est plus mon parti car il est devenu l’union nationale et comme elle, ce parti doit disparaître dans la honte et le déshonneur!

Comme à mon époque, vous devez redevenir MAÎTRES CHEZ-VOUS, éradiquer la collusion et la corruption en commençant par les partis politiques à tous les niveaux, municipaux, Commissions scolaires, provincial qui ont les mains souillées de l’argent sale et reprendre le contrôle de votre destinée politique, sociale et économique.

Des traitres de notre nation vous ont vendus au plus offrant et aujourd’hui, un premier ministre fédéral nous considère encore comme des lâches, des incapables et un bassin de consommateurs uniquement!

Alors l’heure est venue de redevenir maîtres chez-nous non plus en nationalisation l’électricité mais en nationalisant notre pays, notre vie!

Je vous donne tous les pouvoirs de décider de votre avenir et vous seuls et personne d’autre pourrez en décider démocratiquement!

Si le parti libéral est ma plus grande honte, vous le peuple du Québec, vous êtes ma plus grande fierté!

Jean Lesage 2012

@David,
Le jour où les citoyens Albertains devront payer pour réparer tous les dommages environnementaux que l’industrie pétrolière est entrain de créer dans le nord de la province, car il faudrait être franchement naïf pour croire que l’industrie s’en chargera, alors il sexpourrait

@David

Vous dîtes que le Québec, entre 1960 et 1982 (date du virage néo-libéral occidental) n’était pas productif, que les Québécois vivaient dans la pauvreté et qu’avant (Duplessis, Taschereau, etc.) la grande majorité des gens étaient prospères ?

Comparez la période avant la Révolution Tranquille:
– analphabétisme
– pauvreté
– corruption endémique
– la majorité des gens n’avaient pas accès aux soins médicaux
– ils n’avaient non plus pas de perspectives d’avenir (même les contre-maîtres étaient souvent recrutés en Ontario)
etc.

Ah! Le bon vieux temps.

Je crois que s’il avait grandi dans le parti Libéral toutes ces années, il aurait un tout autre discours car ceux qui écrivent les discours du chef du parti libéral aujourd’hui ont une vision disons moins collective de la collectivité et leurs écrits sont révisés par des propriétaires contemporains de châteaux comme celui dans Charlevoix.

Ce discours n’a pas pris une ride et il a livré la marchandise.

@ David #6

J’ai l’impression que s’il y avait une piastre à faire
Vous pourriez vendre votre mère

Les propos de David démontrent de façon éclatante pourquoi les libertariens ne prendront jamais au Québec. Notre histoire contient beaucoup de déceptions et de défaites (Plaines d’Abraham, conscriptions, perte du Labrador, etc…) mais il y a UN endroit d’exception, un « bright spot » qui a commencé le jour où un homme politique s’est levé et a dit « maître chez nous ». Il était donc logique que nos libertariens décident d’adopter la stratégie de blâmer les baby boomers pour tout et de condamner la révolution tranquille selon des critères appliqués avec ignorance 50 ans plus tard!
Ok. Avec eux, je ne peux empêcher d’utiliser une pointe de sarcasme…
Sérieusement, ils auraient pu proposer des réformes, une avancée vers les idéaux libertariens comme une évolution de la société actuelle, en faisant miroiter les avantages d’un paradis de la libre entreprise… À la place, ils préfèrent nous faire avaler leur réinvention de l’histoire en dénigrant LE moment fondateur du Québec moderne, rien de moins!
Mon hypothèse va vous surprendre: nos libertariens sont des pions. Le Wild Rose en Alberta fait un capital électoral terrible en accusant « nos programmes sociaux payés avec leur argent ». Le conservatisme ne peut qu’être renforcé ailleurs au pays si on peut montrer du doigt ces « francophones différents, séparatistes et socialistes ». Harper a bien utilisé cette stratégie contre « la coalition avec les séparatistes de Stéphane Dion! »
Même si on démonte les arguments des petits pions fanatiques ici, ça ne change rien: ils seront utilisés ailleurs, là où il n’y a PERSONNE pour les contredire.
Je crois donc qu’on est plus utiles pour eux en votant NPD qu’en votant Conservateur. On est rendu l’épouvantail de service. Si on vote NPD, verra-t-on une mainmise du « socialisme Québécois » sur l’état Canadien? Tremblez de terreur, Canadians!
Évidemment, ça pourrait entraîner l’éclatement du pays. Mais n’oubliez pas que ce pays a passé son existence à jongler avec ses deux solitudes montées l’une contre l’autre. Avant, les Libéraux en profitaient, maintenant, ce sont les conservateurs, mais c’est la même dynamique qui continue.
Les seuls perdants là-dedans?
Nous.

@Mme Hart,

Bravo pour la justesse de tous vos commentaires.

@ libertariens et autres honorable et agenteféminine qui sévissent quotidiennement sur ce site,

Vous ne me dérangez plus; je ne vous lis simplement plus. Je ne tiens pas à avoir des ulcères…

C’était un discours classique dans son fond, mais circonstanciel dans son moment : les élections de 1962.
Ce n’était pas un discours approprié au Parti libéral et Jean Lesage l’a compris en cheminant vers 1966 : il avait un peu trahi la vraie nature de ce Parti libéral, assis sur de grands intérêts et de grands cabinets d’avocats. En retrouvant ses vraies racines, il échouera éventuellement au scrutin de 1966.
Jean Charest est finalement beaucoup plus typique du PLQ que ne l’était Jean Lesage, toute conservatrice qu’ait été la trajectoire antérieure du premier.
Réal P.
Réal P.

@ David

« La xénophobie est une hostilité systématique et irrationnelle à l’égard d’une ou plusieurs personnes, essentiellement motivée par leur NATIONALITÉ, CULTURE, genre, religion, idéologie, ou origine géographique2, elle peut aussi être définie comme une « hostilité à ce qui est étranger » (Wiki)

Voilà ce que vous faites M. David. Vous vous en prenez aux gens de NATIONALITÉ québécoise, les Québécois, chaque fois qu’on vous lit.

Vous vous en prenez de façon péjorative à leur culture suposément à gauche qui n’est pas la même que la vôtre ou celle que vous admirez.
C’est ça de la xénophobie.

Le discourt de Jean Lesage n’a rien de xénophobe.

De plus, je répète, l’Alberta ne ramasse que des miettes pour son pétrole exploité par des étrangers.

@ Linda Hart

D’accord, parlons de la Norvège.

En gros, en Norvège le secteur énergétique (pétrole, gaz & hydro-électricité) a été nationalisé à hauteur de 51%. Le reste, 49%, a été laissé au secteur privé. Statoil, la compagnie norvégienne qui est chargée de l’exploitation des ressources énergétiques, est d’ailleurs inscrite à la bourse de New York.

Donc si nos nationalo-socialistes veulent absolument copier le modèle norvégien, je n’ai aucun problème avec ça, du moment qu’on copie intégralement le modèle norvégien et pas seulement les éléments qui plaisent aux nationalo-socialistes. Concrètement, ça signifie une privatisation de 49% des actifs d’Hydro-Québec ! De plus, comme en Norvège, on va vendre le pétrole, le gaz et surtout l’électricité au prix du marché: fini le bloc patrimonial. À titre indicatif, le tarif résidentiel au Québec est de 6,88¢/kWh contre 8,17¢/kWh en Norvège.

Somme toute, nationaliser 51% des gaz de shale pour pouvoir privatiser 49% du Léviathan qu’est devenu Hydro-Québec ferait du Québec une province un peu plus libertarienne.

N’en reste pas moins que le modèle albertain, entièrement privatisé, reste de loin supérieur au modèle norvégien:

PIB/habitant (PPA)
Alberta: 59 069$
Norvège: 57 219$

Revenu disponible/habitant (PPA)
Alberta: 30 296$
Norvège: 25 371$

Dette (% PIB)
Alberta: 4%
Norvège: 56%

« mais il y a UN endroit d’exception, un “bright spot” qui a commencé le jour où un homme politique s’est levé et a dit “maître chez nous”. »

Ouais, le gouvernement est maitre et le peuple, esclave. La Révolution tranquille n’en était pas une; c’était une transition socialiste, ou on est passé du Dieu catholique au Dieu État.

@ Karine Tremblay #13

« J’ai déjà vu un documentaire dans lesquel on expliquait que Lesage était farouchement contre la nationalisation de l’électricité proposée par René Lévesque,… »

Farouchement est je pense un gros mot. De mémoire Lesage trouvait que c’était un gros morceaux la nationalisation et il craignait de perdre ses élections ou de la popularité. Il y a toujours eu un tiraillement entre Lévesque et Lesage, mais cette tension était le plus souvent bénéfique. Mais Lévesque et quelques autres ont un jour claqué la porte à cause de désaccords avec Lesage.

C’est sous toutes réserve que je vous écris cela. À l’époque, je n’était qu’un jeune ado. Je crois que dans la série sur René Lévesque de RC on peut suivre cette tension.

Petite anecdote; Je me souviens d’avoir entendu mon père bougonner après Hydro un ou deux ans après la nationalisation à cause d’une très petite hausse. Évidemment il votait pour Daniel Johnson de l’Union Nationale.

Ce n’était pas tout le monde qui étaient pour les changements révolutionnaires Lesage et Lévesque.

@David

Je m’interrogeais également sur les bienfaits et les richesses que nous apporterait l’exploitation de nos richesses naturelles. Déjà que le ton mielleux du discours de Charest me rendait perplexe. J’ai eu beau chercher quelqu’explication, mais je n’en trouvais point qui me satisfasse. Alors, je suis tombé sur votre intervention. J’ai pas fait le rapport immédiatement entre socialisme, xénophobie et ressources naturelles mais j’ai fini par en déduire que si on donne tout aux capitalistes étrangers, ces derniers nous le rendront comme au centuple ou quelque chose dans le genre ? C’est toujours pas clair. Mais enfin, puisque vous le dites.

« mais j’ai fini par en déduire que si on donne tout aux capitalistes étrangers, ces derniers nous le rendront comme au centuple ou quelque chose dans le genre ? »

C’est le capital étranger qui a permis au Canada de se développer. Sans ça, on serait un pays du tiers-monde

@david

Il n’y a rien qui va te satisfaire du Québec, rien, rien, rien, rien, toujours dans le négatif. Enfoncé dans l’idéologie libertarienne, au point de vanter les années Duplessis. Incapable de dire quelque chose de positif. Tu n’as pas vécu l’ère Duplessis. Je l’ai vécu et tu me diras si c’est de la bonne politique libertarienne de vendre le fer un sou, un prix ridicule, pour ne pas dire donné.

On est en train de monopoliser ce blogue autour d’une seule personne. Ce n’est pas avec tes arguments que tu vas me convaincre, surtout quand on regarde que des données sommaires sur la Norvège et l’Alberta. C’est comme comparé des pommes avec des oranges. Le revenu disponible par habitant ne dit pas tout, et surtout fait abstraction de toutes nuances.

Comme tu disais lors d’une de tes entrevues, ce n’est que le résultat qui t’intéresse! La donnée qui résume tout!

Pour le discours de Jean Lesage, je suis encore capable d’entendre sa voix et la portée de sa voix. Quel discours pour le temps! C’était une LIBÉRATION POUR TOUS LES QUÉBÉCOIS! Enfin quelqu’un qui disait la vérité! Pas comme de nos jours à la saveur harpeurienne!

@lemoutongris

J’imagine que c’est ce qu’on doit se dire quand on dit que nos compagnies Québécoises sont toutes mauvaises parce qu’elles ont déjà reçues des subventions…
Entre le Dieu-État et la secte Libertarienne, je préfère l’athéisme pragmatique.

@David et Linda Hart:

Le 4% du PIB Albertain de David tient-il compte de la part Albertaine de la dette Canadienne? J’en doute beaucoup. La Norvège étant un pays, faut comparer toute la dette.

Aussi, faudrait donner ses sources. Après avoir été pris 2 fois à donner de faux chiffres, c’est un minimum.

« J’imagine que c’est ce qu’on doit se dire quand on dit que nos compagnies Québécoises sont toutes mauvaises parce qu’elles ont déjà reçues des subventions »

Aucun argument = déformation de propos.

Aussi, tu passes complètement à côté de mon point : les capitaux étrangers sont vitaux pour un pays si les capitaux domestiques ne suffisent pas

« Entre le Dieu-État et la secte Libertarienne, je préfère l’athéisme pragmatique. »

Ça n’existe pas. On est pour la liberté ou on l’est pas. On croit au libre-marché ou au socialisme. L’interventionnisme mène 1) À LA FAIllite du système ou au socialisme

@ Youlle

Tu mélanges québécois et gauchistes.

Nul besoin d’être gauchiste pour être Québécois.

Dangereux de voir que des gens ne font pas la différence entre une idéologie et une nationalité.

Très dangereux de vouloir attaché une nationalité a une idéologie… Suffit d’étudier l’histoire…

@ Jean-François Trottier:

Oui on tient compte de la part de la dette canadienne. Autrement l’Alberta a un surplus de prÈs de 20 milliards.

@ deshayes

Mensonge.

Je n’ai rien dit de positif de Duplessis, je n<ai même pas parler de Duplessis.

Par contre je peux te dire que tous les pays scandinave qui avait privatiser leur électricité ont fini par réintroduire le prive dans les années 90.

Pour le reste, je n'ai du mépris que pour Lesage, comme Duplessi, il a contribué à replier le Québec sur lui-même. Il a enfermé le Québec dans les années 60, depuis nous avons cessé d'évoluer.

Ce que Jean Lesage a dit en 1962 n’est que partiellement pertinent. Aujourd’hui, les Zélites québécoises ne sont plus des intellectuel-le-s ou des professionel-le-s sans pouvoir comme au temps de Duplessis mais plutôt, des bourgeois trop bien nantis aux services des capitalistes internationaux, des bourgeois tels que des pharmaciens ou des dentistes (et autres) »aux pieds » des fournisseurs [les Pfizer et GE] de produits issus de la haute technologie dans un contexte de consommation outrancière, des bourgeois tels que des administrateur-trice-s grassement entretenu-e-s, vendu-e-s à des intérêts étrangers, ces Zélites d’ici mais plus des nôtres, niant les aspirations à une Société Juste et harmonieuse, niant les aspirations d’un Peuple à sa propre Liberté.

Nous vivons dans une »démocratHypocrisie » fausse et aveuglante et ainsi, seule une Révolution consistant du changement de régime politique, peut nous permettre, à nous le Peuple du Québec, de prendre nos affaires en main, d’être enfin »Maîtres chez-nous ».

Donc, ce n’est que par la Vraie Démocratie à l’exemple de la Suisse, que nous pourrons nous affranchir.

À la fin de la dictature des millionnaires ! Le Pouvoir au Peuple ! Vive le Québec . . . enfin Libre !!!

@42David,

Une chance que vous ne nous avez pas encore enlevé le droit de rire en lisant votre commentaire !

Halte au fascisme !!

@ David #30

Si tu pense que tu vas nous impressionner avec tes tromperies et tes déformations… Comme un perroquet tu répète toujours les même théories sans en savoir la portée.

Alors David, vu que le privé est bien mieux que l’état, combien de moins du kilowatt les Norvégiens ont-ils payé le lendemain de la privatisation?

« N’en reste pas moins que le modèle albertain, entièrement privatisé, reste de loin supérieur au modèle norvégien: »

À l’exception de l’hydroélectricité tous les exploitations de richesses naturelles du Québec sont entièrement privées. Pourtant sa ne rapporte rien même pas des miettes. Hydro Québec société d’état rapporte des dizaines de fois plus que tout le secteur des richesses naturelles.

En fait tu dis que l’électricité est è $.06,88 au Québec et que tu aimerais payer plus comme $08,17 en Norvège et si c’était possible payer encore plus en privatisant totalement.

De plus je te répète que les Albertains ne ramassent que des miettes de leur pétrole. Ils l’ont donné aux étrangers et les libertariens applaudissent. Ce que les libertariens d’ici veulent est que la population continue à se faire dépouiller de ses biens comme Duplessis l’a fait avec le fer.

La réalité est qu’au Québec les sociétés d’ÉTAT coûte MOINS CHER et que l’entreprise PRIVÉE coûte PLUS CHER.

La santé en est un autre bon exemple.

Lesage avait raison et il faudrait aller plus loin pour ramasser plus d’argent.

« De plus je te répète que les Albertains ne ramassent que des miettes de leur pétrole »

c’Est la province la plus pauvre du canada?

» Ils l’ont donné aux étrangers et les libertariens applaudissent »

donné ou vendu?

« c’Est la province la plus pauvre du canada? »

Le gouvernement Lessage décidé de développer Hydro et tous les profits de l’hydroélectricité depuis ce temps demeurent au Québec. Tous!

Quand une province ramasses dix miettes elle est plus riche que celle qui en ramasse neuf.
+++++

« donné ou vendu? »

Donné!

« Le gouvernement Lessage décidé de développer Hydro et tous les profits de l’hydroélectricité depuis ce temps demeurent au Québec. »

Profits (dividendes) qui ont commencé au moins 20 ans après la nationalisation. pas exactement ce que j,appelle rentable

« “donné ou vendu?”

Donné! »

démontre-le

@ Youlle

Tout est privatiser au Québec ? J’imagine que c’est pour ça qu’il y a un moratoire sur les gaz de schiste…

Et c’est drôle, l’Alberta, avec ce que tu qualifie de miette, nous botte le cul !

@ Trebor

Lesage ne mérite que du mépris et du dégoût et voici pourquoi.

Citation de l’oeuvre culte « De la Démocratie en Amérique » de Tocqueville:

« Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.

Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies : ils sentent le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l’un ni l’autre de ces deux instincts contraires, ils s’efforcent de les satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout-puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souveraineté du peuple. Cela leur donne quelque relâche. Ils se consolent d’être en tutelle en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs.

Démocratie et socialisme n’ont rien en commun sauf un mot, l’égalité. Mais notez la différence : pendant que la démocratie cherche l’égalité dans la liberté, le socialisme cherche l’égalité dans la restriction et la servitude.

Le plus grand soin d’un bon gouvernement devrait être d’habituer peu à peu les peuples à se passer de lui. »

@ David #50

Nous citer Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville penseur et écrivain né en 1805. Quel grand argument pour nous prouver que Jean Lesage ne mérite que du mépris et du dégoût, pour vous bien entendu. Pas pour les autres.

Quand on dit que les libertariens veulent nous faire retourner 100 ans en arrière c’est faux.

C’est deux cent ans en arrière qu’ils veulent nous voir par la main invisible qui fait reculer le temps.

« C’est deux cent ans en arrière qu’ils veulent nous voir par la main invisible qui fait reculer le temps. »

Cette main a très peu d’opportunité d’agir à cause de la main visible du gouverne,ment

@ Youlle

T’as bien trop raison.

Newton a écrit sur la gravité au 17e siècle.

De vielles affaires poussiéreuses. À n’en pas douté, les loi de la gravité de Newton sont assurément fausses parce qu’elles sont vielles. Le monde a changé depuis.

Il faut « être » avant de pouvoir « faire », et avant « d’être grand », il faut d’abord « être petit ».

Ce n’est que lorsque nous en avons assez « d’être petit » que nait le désir « d’être grand »…

C’est de cette façon que chacun de nous a vécu et vit son incarnation: ‘d’abord petit, le désir de devenir grand croit, et la nature suit son cours par la grandeur qui commence à vouloir se manifester de plus en plus.

Et là, nous voulons et pouvons « faire » ! Avant cela, c’est prématuré car nous n’avons pas la vision de ce qu’on veut pas plus que le désir et la foi de ce qu’on peut.

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