Que conserver du conservatisme ?

Dégénérations: un besoin de racines ?

La chose mérite d’être rappelée : les radios avaient d’abord refusé de programmer la chanson de Mes Aïeux, Dégénérations, lors de sa sortie en août 2004. C’est le public qui l’a imposé et en a fait, deux ans plus tard, le champion des palmarès.

L’historien Éric Bédard ouvre son excellent recueil Recours aux sources avec un essai sur Dégénérations : sa genèse, sa place dans la culture musicale, son message, les explications données par ses auteurs, son originalité dans le reste de la production de Mes Aïeux. Un travail de mise en contexte riche et signifiant. De la belle ouvrage.

Bédard s’en sert comme d’une pièce à conviction majeure dans son plaidoyer pour sortir la politique québécoise de son obsession pour l’avenir ou pour le présent et mieux l’enraciner dans une continuité historique où « l’avant » a encore un sens. Il écrit:

« Le succès du groupe répond moins à une nostalgie du bon vieux temps qu’à un désir de filiation qui prend forme dans un contexte où les Québécois francophones souhaitent renouer avec leur être identitaire. »

Pour Bédard, et on ne le lui conteste pas, Dégénérations fut la façon qu’ont eu ses auteurs et ses auditeurs d’affirmer, contre le vœu des radios cherchant à tout prix la nouveauté et en plein débat sur les accommodements raisonnables, que notre existence s’inscrit dans une durée, que nous sommes les héritiers (ou les fossoyeurs) de quelque chose, que nous ne sommes pas que des atomes dans un monde déstructuré.

C’était notre façon de nous dire, en un sens, conservateurs :

« Si l’on interprète le terme conservateur comme désignant un sain scepticisme par rapport à tout de qui est présenté comme un progrès irréversible – le marché autorégulé, la mondialisation, la fusion des cultures, la perfectibilité infinie de l’homme grâce à une rééducation planifiée – on pourrait peut-être qualifier Mes Aïeux de groupe conservateur. »

Regards sur la présence du passé, et sur son avenir.

Éric Bédard, comme Mathieu Bock-Côté dans Fin de cycle dont j’ai parlé ici, sont des conservateurs, avec un « C » minuscule. (Ce qui ne les empêche pas d’avoir un préjugé favorable à ce que veulent, disent ou font les Conservateurs à majuscule, sauf sur la question nationale). Mais ils ont ceci de particulier qu’ils sont à la recherche d’une définition de leur conservatisme.

Ils sont conscients du degré de difficulté. Éric écrit : « En tentant de mieux comprendre le conservatisme, l’historien ne se comporte-t-il pas comme un ‘antiquaire’, attaché à des vieilleries inutiles, à une pensée passéiste? »

Tout dépend de la définition qu’on en donne, évidemment. Bédard et Bock-Côté sont très montés contre le récit dominant qui fait de la Révolution tranquille une rupture, plutôt qu’un tournant, de l’histoire québécoise. On les sent rageurs contre ce qu’ils appellent à répétition la « vulgate de la Grande noirceur », terme impropre, à leurs yeux, pour décrire un Québec  cléricalo-duplessiste, certes, mais qu’ils voient plutôt gris pâle que noir foncé.

Je ne me permettrai pas d’entrer dans ce débat. Je noterai simplement qu’en 2012, le citoyen québécois qui était adulte du temps de Duplessis est maintenant âgé de plus de 70 ans, et que la question du conservatisme ne se joue plus sur le respect ou l’irrespect porté au Cheuf.

Mes amis Éric et Mathieu le savent, et tentent de donner des définitions plus actuelles d’une posture, pour ne pas parler de programme, conservateur qui serait plus à même de rassembler sous la tente souverainiste une partie de l’électorat qui s’y sent exclu par une élite péquisto-technocratique.

Au-delà des combats spécifiques évoqués dans le billet précédent (opposition au multiculturalisme, au cours Éthique et culture religieuse, à l’aseptisation des cours d’histoire, à la réforme pédagogique qui préfère le contenant au contenu), quelle définition donner à ce conservatisme québécois du XXIe siècle ?

Mathieu offre celle-ci :

« une disposition fondamentale défavorable à l’utopisme et à sa conséquence inévitable, la technocratisation de la société. Au conservateur, le mythe de l’homme nouveau fait peur, il l’inquiète ».

Et encore :

« La tradition, qui n’est pas qu’un bric-à-brac de coutumes plus ou moins désuètes, est le premier des contre-pouvoirs : elle limite la prétention démiurgique du pouvoir à refondre la société comme si elle lui appartenait, comme si la société appartenait à l’État. Elle rappelle que la société dispose de bien des savoirs accumulés par son expérience historique […] »

Éric ancre sa propre définition dans le principe même du combat souverainiste, en opposition à sa dérive multiculturaliste et chartiste. Il faut, écrit-il, comprendre :

« le conservatisme comme un respect du donné, comme un sain scepticisme face à toutes les vulgates progressistes. Si nous refusons, comme souverainistes, de nous poser en héritiers d’une histoire, nous risquons de dépouiller ce projet de l’un de ses principaux fondements. Ce qui donne vraiment sens à l’indépendance, cela reste le désir de reconnaissance d’une communauté historique, d’une culture précaire mais bien vivante. »

Souveraineté, conservatisme et « Projet de société »

Mes lecteurs me savent plutôt portés vers la gauche. J’ai même écrit un long essai sur les voies de sortie du capitalisme. Mais je suis très attentif aux écrits des Bock-Côté, Bédard, Joseph Facal et autres, qui habitent sur un autre versant du mouvement souverainiste.

Il arrive qu’ils me fassent sourire. Quand Mathieu écrit, par exemple, que le conservatisme représente peut-être « le seul avenir de l’idée d’indépendance », je crois entendre Amir Khadir tenter de me convaincre que seul un authentique projet de société de gauche peut mener à la souveraineté  — et que le PQ est trop centriste pour y parvenir.

Ces questions sont importantes car elles posent la question de la coalition souverainiste à venir. Et, en-deçà, du positionnement politique d’un futur gouvernement péquiste.

Éric et Mathieu savent que je suis avec eux lorsqu’il est question de réintroduire le combat souverainiste dans une continuité historique, et identitaire, qui lui donne sa réalité, son épaisseur, sa logique, sa raison d’être.

La souveraineté ne pose qu’une question : la capacité pour une communauté historique d’acquérir la liberté de définir elle-même son avenir. Cette capacité n’est ni de gauche, ni de droite.  Elle se vaut en elle-même.

Toute volonté de trop définir quel « projet de société » porterait un Québec souverain, toute volonté de figer même, comme le veut Québec solidaire, dans une constitution pré-référendaire les principes de gouvernement (écologiste, féministe, égalitariste, tout ce que j’applaudirais par ailleurs) constitue un déni de l’objectif même de la souveraineté : l’acquisition de la liberté. En lestant le projet du programme des uns et des autres – et nécessairement des uns à l’exclusion des autres – on confisque à l’avance la liberté qu’on prétend vouloir obtenir. Et en restreignant la coalition aux seuls citoyens qui partagent ces choix de société, on soustrait plutôt qu’additionner, on rend une victoire du Oui plus difficile encore.

Ce qui ne signifie pas que chaque composante du mouvement souverainiste ne puisse espérer voir ses thèses triompher dans le Québec indépendant de demain, et mobiliser leurs troupes et leurs électorats en fonction de ces espoirs. Plus il y aura de « projets » souverainistes, de droite comme de gauche, plus le rassemblement sera possible au point de passage commun: l’acquisition de la liberté politique. L’essentiel est de ne pas figer un projet comme le seul, à l’exclusion des autres.

Par ailleurs je retournerais contre ses auteurs le principe qui leur est cher du respect pour le « déjà là » — par opposition à toutes les innovations que les sociaux-démocrates tentent d’introduire.  Cinquante ans de Révolution tranquille, cela fait beaucoup de déjà là, qui n’y était pas avant. De « maintenant là ». Et on ne peut, au nom de l’existence d’un électorat conservateur québécois qui ne s’est pas encore fixé, prétendre que le Québec n’a pas de centre de gravité politique, qu’on appelle rapidement des « valeurs québécoises », et qui sont très souvent en opposition avec les Conservateurs (avec la majuscule) qui sont au pouvoir à Ottawa.

Le sain scepticisme face au changement, c’est aussi le sain scepticisme face à la révolution conservatrice qu’on tente de nous imposer. Pour prendre un mauvais exemple, ce n’est pas parce que la reine est déjà là qu’on va applaudir son grand retour. D’autant que notre opposition à la monarchie était, elle aussi, déjà là.

Comme je l’écris dans La droite K.-O., j’estime que le Parti québécois, dont le centre de gravité est au centre-gauche, doit trouver le moyen de tendre la main aux électeurs conservateurs sans se renier et sans transiger avec ses objectifs de justice sociale. Une façon de le faire est de mettre en avant des thèmes qu’imposent l’actualité et qui transcendent les familles idéologiques : l’intégrité, le nationalisme économique, l’affirmation identitaire et la souveraineté.

Dans ce contexte, le mot « conservatisme » ne me semble pas d’une grande utilité. Stephen Harper lui fait beaucoup de tort. Gaullisme serait préférable, mais cela ne fait pas très québécois.

Éric Bédard, dans un de ses essais, donne la combinaison qui permet de réconcilier le projet indépendantiste avec les sources historiques de la nation. Il l’a trouvé chez René Lévesque :

« Héritier plus impatient qu’ingrat, Lévesque reprochait surtout aux élites d’autrefois d’avoir survalorisé le paysan au détriment du coureur des bois. Certes, comme les nationalistes traditionnels, il fallait s’inspirer de la ‘volonté de continuer’ des prédécesseurs, se souvenir que ce peuple était enraciné dans une histoire longue.

Mais le temps était venu pour ces racines de donner de meilleurs fruits. »

Voilà bien une attitude qu’il vaut la peine de retrouver, et de conserver.

Les commentaires sont fermés.

Je crois percevoir, ici dans vos propos, la base du raisonnement que vous devez servir à vos comparses qui composent le nouveau «Comité sur la souveraineté» de Mme Marois.

En espérant que cet exercice ne soit pas fait en vain et qu’un projet attractif et rassembleur puisse en résulter.

Absolument, vous avez raison de souligner l’importance d’élargir la coalition des souverainistes. Une fois le pays fait, il sera toujours temps dans notre société de débattre démocratiquement de gauche ou de droite.

Le débat public qui se tient actuellement semble vouloir se concentrer sur les différences gauche-droite et le Parti québécois devrait prendre garde de s’éloigner de ce piège comme vous le soulignez justement. Bien sûr, il y a des enjeux qui commandent de se positionner à gauche ou à droite puisque nous n’avons pas encore notre pays, mais associer la question nationale à la gauche plutôt qu’à la droite ne fait que diviser le mouvement nationaliste et nuire aux chances de remettre sur le rond avant la marmite de l’indépendance du Québec. Condition essentielle pour véritablement décider politiquement entre nous des vraies valeurs québécoises, qu’elle soient de gauche, du centre ou de droite.

Les québécois ne sont pas las de la question nationale, ils sont tannés de perdre et de voir le ROC s’en contrebalancer. Si la région de Montréal se distingue un peu des autres régions du Québec, sur la question de droite ou de gauche, elle ne peut pas imposer au Parti québécois une orientation qui ne rallierait pas tous les québécois. Aussi bien concentrer son action sur le besoin de prendre nos décisions entre nous plutôt que de subir les décisions d’Ottawa qui ne nous conviennent pas.

Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles

Ce qui est sûr c’est que cette chanson n’est pas de droite. Tous ses couplets représentent la même critique de l’individualisme de la génération des babyboomers, du père qui a vendu la terre ancestrale pour le mettre dans ses REER, à la mère qui n’a eu qu’un seul enfant par accident… Non seulement ont ils cassé les liens filiaux, mais les liens communautaires aussi, laissant les générations suivantes sans repère ni opportunité. La chanson se conclut avec une volonté de retisser ces liens perdus.

@M.Lisée

Bravo pour cet exercice de réflexion nécessaire pour le mouvement souverainiste. Il me semble qu’un parti souverainiste doit absolument inclure toutes les franges de l’axe gauche-droite. En 1995, le PQ comptait dans ses rangs des gens comme Joseph Facal, Jacques Brassard, Guy Chevrette et même Jacques Parizeau. Est-ce la même chose en 2012? Il est essentiel selon moi de recruter des candidats de centre-droit afin de créer une véritable coalition souverainiste.

voilà.

faisons les choses dans l’ordre.

la liberté par l’indépendance d’abord.

positionnement sur l’axe progressisme-conservatisme après.

comme tous les pays normaux, quoi.

Pour en apprendre d’un conservateur perdu chez les libéraux je dirais, je dirais lisez ou relisez du Jacques Henripin, sans jeu de mots, mais ce ne serais pas grave comme autre compréhension de notre destin, si ça existait.

La netiquette ne défend pas d’être sybbillin.

On peut avantageusement conserver du conservatisme ce qui répond au besoin de partage, d’égalité, de fraternité et de liberté chez-nous en fonction de notre histoire spécifique en Amérique. Conserver veut dire faire vivre et non pas garder emprisonné dans les temps de jadis. Conserver signifie aussi assumer généreusement l’évolution et tenter de la diriger toujours vers les valeurs fondamentales pour le bien commun dans le respect de la majorité et des minorités.Par exemple, conserver le français au Québec veut dire se battre toujours pour que son usage soit le plus répandu, qu’on le parle partout pour en faire un lien majeur entre la majorité et les minorités.
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ÉCLECTISME :

«Méthode qui consiste à choisir dans divers systèmes philosophiques les thèses qui paraissent les plus acceptables, pour en former un corps de doctrine […]» ( Larousse)

Est-ce un défaut que d’être éclectique, c’est à dire de choisir à gauche, à droite ou au centre, bref partout, les positions qui sont les plus acceptables ?

Comment ne pas tenir compte du passé quand on a eu une formation en histoire ? Comment ne pas vouloir se débarrasser de chaines quand on est tourné vers le progrès, la science et vers l’avenir ?

Il est certainement plus facile et plus confortable d’identifier une position et s’y réfugier en y trouvant tous les arguments officiels face à une cause ou une autre. Prôner l’éclectisme et s’y référer exige de procéder à de constantes analyses sans aucun parti-pris. Ses propres opinions sont continuellement scrutées et évaluées à l’aulne des faits. C’est donc être capable de changer d’opinions et de le dire car telle est la condition de son intégrité.

Conséquemment, il m’apparait difficile d’imaginer un politicien, appartenant à un parti politique spécifique, être un défenseur de l’éclectisme.

Voila sans doute un gros défaut de LA politique.

«Soyez votre propre lampe, votre île, votre refuge. Ne voyez pas de refuge hors de vous-même.»
[Bouddha]

« Comme je l’écris dans La droite K.-O., j’estime que le Parti québécois, dont le centre de gravité est au centre-gauche, doit trouver le moyen de tendre la main aux électeurs conservateurs sans se renier et sans transiger avec ses objectifs de justice sociale. Une façon de le faire est de mettre en avant des thèmes qu’imposent l’actualité et qui transcendent les familles idéologiques : l’intégrité, le nationalisme économique, l’affirmation identitaire et la souveraineté. »

Voilà bien toute l’ambigüité du Parti Québécois. D’un côté, il veut former un bon gouvernement avec un programme de centre-gauche. De l’autre, il veut faire un pays.

M. Lisée, si je vous ai bien compris, vous dites que pour atteindre l’objectif du pays, le PQ doit évacuer de son programme toute idéologie droite, centre ou gauche. On débattra de cet aspect là, une fois le pays atteint.

Cela est un peu, pas mal, en contradiction avec le premier objectif du PQ: Former un bon gouvernement provincial. Pour se faire élire, le PQ a besoin d’un programme où il affiche ses couleurs.

Si son message se résume à dire « Votez PQ pour créer votre pays », autant saborder le PQ et joindre l’Option Nationale qui a déjà cela d’inscrit dans son ADN.

Même si je n’ai pas 70 ans, j’ai connu le duplessisme qui était omniprésent dans les campagnes, au contraire des villes où les gens s’étaient affranchis du duplessisme et où la société individualiste qu’on connaît aujourd’hui est né. C’était : « Crois ou meurt ». Tu étais un ami ou un ennemi. T’avais des faveurs ou tu n’en avais pas. Le duplessisme était un conservatisme harpeurien, pour vous donner une idée, les mêmes réflexes, les mêmes comportements, les mêmes méthodes. On peut faire le même parallèle ou les même comportements de ces gouvernements face aux syndicats, voir par exemple entre la grève à Abestos et les lois anti-grèves visant les Postes et Air-Canada.

Ce n’était pas une période idyllique, mais pas du tout, pas du tout. Il n’y avait rien. Quand tu avais été à l’école de rang, tu partais au Séminaire cent milles en arrière de tous les autres qui venaient de la ville ou de la classe aisée. Pour Boris Cyrulnik, les tests du QI, c’est une mesure de l’adaptabilité sociale de l’individu, point à la ligne. Je peux en témoigner et pour moi ce fut une réalité, pas des concepts, pas des idées farfelues, pas du bla-bla à n’en plus finir, mais du vécu. Je suis né dans un rang, j’ai été élevé dans un rang et j’ai été à l’école du rang avec toutes les années dans la même classe de la première à la septième année.

Pour s’y arracher et réussir, il a fallu marcher beaucoup de kilomètres à pied, travailler, trimer 7 jours par semaine, faire des choses qui sont tellement hors de l’ordinaire de nos jours que les gens ne croient pas ce que l’on raconte. To big to be true!

Il n’y avait pas de dettes, mais c’est parce qu’il n’y avait rien, pas de système de soin de santé, pas de système d’éducation gratuit comme aujourd’hui, pas de filets sociaux. Duplessis pouvait se permettre de vendre le fer 1 cenne la tonne. Une farce. Le duplessisme, je l’ai dans le derrière. Mon père, un fermier avec 25 vaches gagnait à peine 25,000$ brute par année, en dollar d’aujourd’hui. On vivait avec rien. Rien, Rein et on ne savait même pas qu’on était pauvre. Mon père n’avait même pas l’argent pour peinturer sa maison avec de la chaux.

Je comprends ces jeunes qui veulent ressortir le duplessisme. Mais qu’il n’oublie pas que c’était un duplessisme harpeurien, le même style, le même clientèlisme. Ressortir pour moi le duplessisme, c’est comme revivre un cauchemar, revenir au moins 100 ans en arrière.

M. Lisée, voici quelques mots de Mathieu Bock-Côté qui vont dans le sens de votre appel à
« mettre en avant des thèmes qu’imposent l’actualité et qui transcendent les familles idéologiques ».

Source : Blogue de Mathieu Bock-Côté – Il était une fois «Maîtres chez nous». (7 avril 2012)

« Soyons francs. Il est temps que les souverainistes se rassemblent. Qu’ils cessent leurs guerres fratricides, pour reprendre la vieille formule d’Honoré Mercier. Nous savons ce qui nous divise entre la gauche et la droite. Nous devons maintenant voir ce qui nous rassemble. Time to come back home, comme disent les Américains. Le temps de se rassembler. Non pas pour occulter nos désaccords. Encore moins pour les abolir. Mais, je le redis, pour se rappeler que certaines raisons communes, selon la belle formule de Fernand Dumont, les transcendent ».

Vous dites: « […] réintroduire le combat souverainiste dans une continuité historique, et identitaire, qui lui donne sa réalité, son épaisseur, sa logique, sa raison d’être »

Je suis assez d’accord, mais moi il me semble qu’on n’ait même plus les idées très claires quant à ce qui justifie qu’on existe ne serait-ce que sur une base individuelle (ou en tant qu’espèce). À l’heure d’un pragmatisme aux prétentions scientifiques ayant rendu à bien des égards l’idée-même de la croyance (ou du mystère) fort suspecte, que reste-t-il d’arguments pour véritablement justifier la création d’un pays? De quelle « logique » parle-t-on? Qu’est-ce qu’il y a de scientifique, d’objectif, de pragmatique à la quête identitaire d’une poignée de nord-américains somme toute bien nourris et soignés? En quoi leurs différences justifient-elles qu’ils dérangent l’ordre pragmatique des choses?

Il me semble que dans un autre contexte, où l’humain s’envisagerait lui-même résolument comme plus qu’une simple machine, ces débats prendraient un tout autre sens. Je pense au rapport entre l’humain et le mystère, l’univers, les forces évolutives, Dieu. Je pense à une vision des choses où chaque humain est réellement important; où chaque humain est beaucoup plus qu’une machine.

Moi ce que je comprend c’est que la vision gauche droite de harper et cie est réductrice et ne peut aucunement exprimé la variété d’opinion et de position. Et que notre système britannique bipartie est d’un archaïsme telle qu’il en bloque l’expression de cette variété politique.

Réformons le système politique pour que tous aient leurs voix.

Les libertariens, ceux qui sont diffamés par Lisée, auraient été un groupe cible pour appuyer la souveraineté, se débarrasser d’un palier de gouvernement, une excellente chose. Les souverainistes auraient pu aller chercher le 10% manquant pour leur référendum.

Mais la clique à Lisée a plutôt préféré brûler les ponts avec la droite. Donc que le PQ retourne négocier une fusion avec QS car jamais ils n’auront l’appuie de la droite. Ils n’ont qu’eux à blâmer pour cette situation.

Je trouve que vos efforts, ceux d’Éric Bédard et autres indépendantistes »réfléchis », sont forts louables,

mais je crois que tenter de réconcilier les désirs fondamentaux de suffisamment de québécois, francophones, anglophones et allophones, de gauche, de centre, de droite et des positions intercalaires (centre-gauche, centre-droit, etc.), accompagnés des valeurs particulières de chaque grappe de population, c’est comme tenter de réconcilier l’irréconciliable, et c’est, pour cela même, voué à des échecs à répétition, jusqu’à désabusement complet des bonnes volontés; ce qui ne serait pas très bon pour le moral de chacun, à court, moyen et long terme.

Vaut mieux, à mon avis, s’impliquer au fédéral, avec Thomas Mulcair par exemple,

ce serait plus faisable parce qu’à notre portée immédiate, et beaucoup plus réaliste, profitable et satisfaisant pour la grande majorité des québécois de toutes provenances, je crois, à court, moyen et long terme.

Stephen Harper et ses ultra-conservateurs sont en train de se pendre eux-mêmes au point qu’ils n’auront bientôt même plus besoin d’ennemis autres qu’eux-mêmes.

À la lecture de ce ramassis de phrases creuses, doit-on en conclure que votre nouvelle gogosse sur la souveraineté bat déjà de l’aile Monsieur Lisée?

695 sondages faits depuis les années ’70 le confirment: la souvaraineté n’a PAS avancé d’un seul pas (toujours englué à 40%!!!) et ce, même si deux des plus impopulaires personnages, au Québec (Jean Charest et Stephen Harper), dirigent respectivement notre province et NOTRE pays!

http://www.cyberpresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201204/09/01-4513701-les-projets-dune-generation.php

Imaginez avec Mulcair maintenant!!!

Votre chien est mort!

Ce sont nos ancêtres qui ont établi les fondements, les assises de notre pays.

Nous pouvons être fiers et reconnaissants.

Ils ont tout fait avec rien, solidaires. Ils luttaient chaque jour pour leur survie et ils ont permis que s’accomplisse l’impossible, une nation et un état modernes, dans un environnement très hostile, peu propice à l’émergence d’une société articulée et prospère.

Nous pouvons faire encore plus et mieux aujourd’hui, en nous inspirant de leur constance dans l’effort.

Pour notre nation, le temps est venu de prendre son essor et de nous souvenir d’où nous venons.

Nous venons d’un pays qui a pour nom « courage » devant les obstacles qui se dressent, courage, notre plus bel héritage, pour vaincre les spectres de la peur, du doute et de la perte de notre mémoire et identité collectives.

Le courage, notre résilience, sont ancrés, inscrits en nous, nous sommes indestructibles, nous sommes ici pour rester, nos racines sont profondes, nos avons traversé, vaincu tous les dangers.

Dorénavant, nous sommes les seuls et uniques maîtres de notre destin, sur la terre sacrée de nos ancêtres!

David

Les libertariens sont des idéologues qui réfléchissent à comment faire pour payer moins de taxes et s’en mettent plus dans les poches.

Ils sont des alliés formidables pour les multi nationales voulant s’approprier les richesses naturelles et en bénéficier au maximum($$$)

Pour eux les valeurs collectives ils s’en sacrent ,ils ne pensent qu’à eux et à leurs comptes en banque.

D’ailleurs ils ne formeraient que 4% de la population à prôner ces valeurs de droite assez extrême.

Si jamais vous êtes de passage à Québec ,écoutez la radio poubelle ,ils sont loins de vouloir bâtir un pays…au contraire certains souhaitent plutôt que l’on rapetissent.

Pi tout ça c’est l’héritage empoisonné que André Arthur nous a laissé dans la capitale.

L’échec du PQ réside dans son positionnement de centre-gauche.

Tant que vous ne comprendrez pas ça, on ne gagnera jamais.

Même si vous pensez M. Lisée être en mesure de départager votre amour pour la gauche ainsi que votre amour pour la liberté, je vous confirme que ce n’est pas la cas.

Mettons l’accent sur la souveraineté, ni à gauche, ni à droite, mais par en avant, et lorsqu’on sera indépendant, on s’obstinera entre la gauche et la droite.

Les dretteux sont de plus en plus nerveux dirait-on. Est-ce l’avance du NPD qui en est l’origine ? Sans doute.

Nous pouvons tous remarquer que rien dans leurs argumentations ne ressemble à une proposition concrète pour solutionner des problèmes réels. Tout ce que nous lisons, c’est un creux verbiages. Ils sont les premiers à utiliser tous les services qu’offre l’État aux citoyens mais évidemment ils sont contre les taxes et les impôts. Le beurre, l’argent du beurre, pis le lait, pis la vache, alouette ! C’est-ti pas beau cela !

Ils devraient aller vivre dans le fin fond des bois, fin seuls, entre eux. On verrait bien où ils en seraient rendus dans 25 ou 30 ans. Allez les dretteux, ayez le courage de vos opinions une bonne fois dans votre vie. 😉

«Être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles.» [Georges Bernanos]

En raison des changements sociétaires modifiant les assises jadis identitaires du Québec, c’est le projet social-démocrate qui devrait être au centre de l’identité promue par le PQ.

Les conservateurs refusent de voir la réalité telle qu’elle se vit. Ils portent des ornières donnant lieu à des thèses certes divertisantes mais entretenant peu de liens avec la réalité.

Le problème de la continuité politique c’est qu’après la défaite des patriotes, la résistance est devenue démographique et symbolique par le développement littéraire, artistique chez les Québécois de cette époque. Que la mission de l’église catholique entre 1860 et 1910 en gros aura occupé beaucoup les esprits de Canadiens français pendant que le développement capitaliste anglocanadien et américain a ignoré tout du symbolisme et de cette église réduite à l’empire papal.

Les Bock Côté et Bédard mettent l’accent sur le retour de l’histoire politique et après sociale du Québec dans les écoles et ils ont raison. Quant à la valorisation de cette histoire, elle est difficile puisqu’elle repose sur le fond sur la conquête et sur une résistance -humble- au 19ème siècle ce qui laisse plutôt perplexe.

Pourtant si je pouvais trouver sur internet, le texte de discours du réalisateur Bernard Émond exprimé au moment du colloque le Nous québécois? Émond a tout résumé quant au tournant à lequel le peuple québécois est confronté sous peine de s’effacer.
Le sentiment collectif selon lui doit reprendre le dessus sur l’individualisme des Québécois qui se perdent dans un individualisme qui les condamnera comme minorité canadienne puisque la perte du sentiment commun d’une nation la condamnerait à la disparition. Ce qui n’est pas si éloigné comme conception politique qui réclame la responsabilité collective comme M.Bock Côté et d’autres.

Un extrait de mon dernier commentaire envoyé par erreur dans la première partie de ce dossier autour du conservatisme gaulliste de M.B.Côté.

(…) -J.F.Lisée dit ceci: -La souveraineté ne pose qu’une question : la capacité pour une communauté historique d’acquérir la liberté de définir elle-même son avenir. Cette capacité n’est ni de gauche, ni de droite. Elle se vaut en elle-même-.

Le problème devant cette définition c’est que le Québécois se souvient mal de son -Je me souviens- que ce Québécois moyen sombre dans l’apathie pendant que le jeune radical lui rejetant son passé historique national en bloc lorsqu’il le connaît n’en n’a que pour l’indépendance pourvue d’un projet de gauche. Plusieurs témoignages d’une gauche indépendantiste progressiste exprimé par plusieurs dans l’événement du Nous vont dans ce sens. (…)

Il y aurait oui un problème réel de transmission politique et identitaire de la nation au Québec qui (devrait se penser a priori ni à gauche ni à droite) ce que le courant conservateur nationaliste aurait compris, courant qui compte aussi dans ses rangs, le cinéaste B.Émond qui lui est surtout un esprit libre revenu aussi d’une révolution tranquille qui a échoué en partie.

Évidemment, la révolution tranquille n’est pas bonne pour être jetée dans la poubelle! Ce n’est pas ça.
Contrairement aux libertariens, la révolution 60 pour la majorité des gens au Québec est viable globalement, celle ci nous a fait avancer néanmoins elle a sombré dans l’individualisme de masse à l’américaine encouragé l’indifférence de masse et la déréalisation comme dirait dans un contexte autre, il est vrai Hubert Aquin, penseur québécois des années 60 et 70.

La révolution tranquille qui l’a emporté plutôt pour être précis c’est celle des libéraux provinciaux eux qui n’ont jamais voulus terminer la révolution des années 60 en optant radicalement et démocratiquement pour un pays du Québec libre de ses lois.

La trahison de cette révolution incomplète, elle est signée de la part des libéraux surtout de ceux de Robert Bourassa dans les 4 mandats
(1970-1976 et 1985-1994) qui ont acceptés le statut inférieur des francophones dans le Canada majoritaires seulement au Québec mais en tant que province qui par étymologie signifie territoire de vaincus.

En sachant pourtant par clin d’œil historique que ceux qui animaient le Parti des Patriotes en 1830 et qui se sont prononcés pour une république, un pays libre se sont avérés être des libéraux de leur époque.

Pour revenir de nos jours, les libéraux de Charest eux sont dans la suite logique de ceux de Bourassa simplement davantage dans la décrépitude politique, sociale et nationale du Québec.

Tenter de réfléchir plus profondément c’est l’intelligence, parler de -phrases creuses- en dénigrant une capacité de coller deux arguments au lieu d’aucuns c’est bien peu fort.

Les David et François devraient cesser de condamner au premier degré de ce qui les dérange et d’étaler du mépris. Quant à monsieur Pelletier qui vient de Rosemont, il nous propose une profession de foi envers le NPD-Mulclair, plutôt un chèque en blanc plutôt que de s’intéresser vraiment au sujet pour la peine.

La foi dans le libertarisme, la foi dans le NPD fédéral, non merci!

@ Denis Drouin

Pourquoi la droite serait nerveuse.

Tu penses faire l’indépendance avec le NPD ?

*Ton arrière-arrière-grand-père, il a défriché la terre*
visionaire entrepreneur-droite
*Ton arrière-grand-père, il a labouré la terre*
travailleur autonome non syndiqué-droite
*Et pis ton grand-père a rentabilisé la terre*
entrepreneur économe-droite
*Pis ton père, il l’a vendue pour devenir fonctionnaire*
babyboomer individualiste syndiqué-gauche
*Et pis toi, mon p’tit gars, tu l’sais pus c’que tu vas faire*
on ‘ta fait croire à l’école que tu n,avais pas les aptitudes de faire autre chose qu’un syndiqué, pis que les entrepreneurs ce sont des méchants-gauche
*Dans ton p’tit trois et demi bien trop cher, frette en hiver*
Grâce a hydro-Québec qui te charge plus cher pour financer la culture et ne charge pas plus cher a ceux qui gaspille pour chauffer des grosses chiottes éclairées a longeur d’année-gauche
*Il te vient des envies de devenir propriétaire
Et tu rêves la nuit d’avoir ton petit lopin de terre*
responsable et libre de récolter ce que tu sèmes-droite
*Ton arrière-arrière-grand-mère, elle a eu quatorze enfants*
croyant en la vie et la famille-droite
*Ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant*
se garantissait ainsi des copropriétaire-droite
*Et pis ta grand-mère en a eu trois c’tait suffisant*
économe croyant aussi enla valeur d’une bonne éducation-droite
*Pis ta mère en voulait pas ; toi t’étais un accident*
babyboomers individualistes-gauche
*Et pis toi, ma p’tite fille, tu changes de partenaire tout l’temps*
on t’a fait croire que tu te réaliserais en ayant une sexualité plus libertaine voir libertine-gauche
*Quand tu fais des conneries, tu t’en sauves en avortant*
on te dis que c’est ton droit des responsabilitées t’en a pas-gauche
*Mais y’a des matins, tu te réveilles en pleurant*
tu ne crois pas en rien, tu ne t’investie dans rien, tu ne compte pour personne-gauche
*Quand tu rêves la nuit d’une grande table entourée d’enfants*
tu manques de liens et d’engagement-gauche
*Ton arrière-arrière-grand-père a vécu la grosse misère*
mais il avait le plus important la famille-droite
*Ton arrière-grand-père, il ramassait les cennes noires*
économes c’est avec des cennes qu’ils ont fait des piastres-droite
*Et pis ton grand-père – miracle ! – est devenu millionnaire*
travail persévérences économie-droite
*Ton père en a hérité, il l’a tout mis dans ses RÉERs*
babyboomers après-moi le déluge, irresponsabilité individuelle, on veut tout faire porter par le social-gauche
*Et pis toi, p’tite jeunesse, tu dois ton cul au ministère*
tu paies cher tellement d’impôts pour les programmes sociaux pour la vie des autres que tu dois te priver et vivre pauvrement-gauche
*Pas moyen d’avoir un prêt dans une institution bancaire*
tu n’as pas d’économie-gauche
*Pour calmer tes envies de hold-uper la caissière*
irresponsabilité engendre des idées de facilité-gauche
*Tu lis des livres qui parlent de simplicité volontaire*
tu essaies de redécouvrir des valeurs-droite
*Tes arrière-arrière-grands-parents, ils savaient comment fêter*
pas nécessaires de dépenser pour s,amuser-droite
*Tes arrière-grands-parents, ça swignait fort dans les veillées*
ils travaillaient et profitaient pleinement de leurs loisirs mérités-droite
*Pis tes grands-parents ont connu l’époque yé-yé*
l’économie met a l’abri du besoin donc on peut s’amuser l’esprit en paix-droite
*Tes parents, c’tait les discos ; c’est là qu’ils se sont rencontrés*
et rester accrochés ces adulescents qui écoutent Mario sur rythme FM on a remixé les succès 1000x-gauche
*Et pis toi, mon ami, qu’est-ce que tu fais de ta soirée ?*
ben des amis facebook des relations mais des vrais liens pas de rôle social dans une communauté de gens pour qui compter-gauche
Éteins donc ta tivi ; faut pas rester encabané
individualistes-gauche
*Heureusement que dans’ vie certaines choses
refusent de changer*
nature humaine etre social conservatisme est plus communautaire-droite
Alors que l’individualisme de la sociale démocratie qui met l’état responsable des individues et détruit le communautaire présent de même que l’engagement individuel dans toutes les sociétés de droites mais d’une manière plus réaliste et responsable, valeure conservatrice veut dire préserver, protéger par opposition a dilapider et détruire-droite
Les campagnes des organismes communautaires caritatives récoltent plus d’argent dans les communauté conservatrice, plus charitables, bénévolat, welcome wagon, parents watch,engagement des parents dans l’éducation et les sports support financiers envers les universités solidarité sociale spontanées-droite
*Enfile tes plus beaux habits car nous allons ce soir danser…*
Les conservateurs ne portent pas tout au même rang, des budgets on en a pour tout, les dons, les sorties, les vêtements, les cadeaux, les restos ils sont plus éco-responsable
Merci 😉

Un gros merci lagentefeminine pour le texte; je ne le connaissais pas.

Mais j’en retiens deux choses : heureusement que nos ancêtres Canadiens-français avaient le respect de la langue. Diable que c’est mal écrit. Quand on pense aux beaux textes des années quarante et cinquante et avant, c’est vraiment minable. Je m’en vais écouter Félix aujourd’hui, ça presse.

Deuxièmement, cela pue le sexisme, typique de la droite. Dès qu’on parle de sexe et de famille, le mâle québécois n’existe plus. Les ‘petites’ filles font cela toute seule semble-t-il, ce sont strictement elles qui changent de partenaire tout le temps, sans doute pour des Martiens parce que les gars n’auraient rien à voir là-dedans ou ils accumulent une trentaine de blondes, sait-on, cherchez la logique…

Les droitistes québécois sont des Jean-Guy Tremblay en devenir.

@ Jean François Côté (# 19):

Les Libertariens sont plutôt pour la LIBERTÉ de choix plutôt que pour le despotisme collectif.

Z’avez quelque chose contre la LIBERTÉ???

Réhabiliter le conservatisme, parce qu’on y adhère ou parce qu’on en espère un effet additif (mathématique) bénéfique pour « La Cause », bon pourquoi pas…

Mais à mon avis le problème de fond dépasse tout ça. Depuis le Siècle des Lumières, puis Darwin, Smith, l’industrialisation, et autres produits de l’empire britannique dans toute sa gloire, nous nous sommes graduellement conditionnés à nous percevoir comme des machines: des entités entièrement soumises à la mécanique qui les anime. Et une machine, qu’est-ce que ça fait? ça consomme (énergie, pièces, entretien). Ça ne croit en rien, ça n’aspire à rien; ça ne peut agir que dans le domaine du mécanique. Dans cette perspective d’homme-machine, on finit par percevoir infiniment plus d’accomplissement à la vue d’un téléphone intelligent qu’à celle d’une oeuvre de Michelangelo.

Tiens ça me rappelle mon prof de bio au cégep, pointant du doigt une jarre dans laquelle un cerveau de mouton flottait dans le formol, et nous disant: sans ça les amis, vous n’iriez nulle part. L’idée ne lui était pas venue de penser que ce cerveau dans son bol, lui non plus n’irait nulle part. Que cette bête, au moment de mourir, elle non plus n’irait nulle part.

Pour sortir de ce moule machinal pragmatique dans lequel nous flottons, lui qui atrophie nos désir et capacité d’aspirer à quelque chose qui dépasse notre matérialité, pour vraiment justifier des idées comme la patrie, la solidarité, l’amour, je ne pense pas que ni la gauche ni la droite soient, en elles-mêmes, d’aucun secours. C’est ailleurs qu’il faut chercher.

@deshayes #11

C’est ce que l’on appelle : le « Retour vers le Futur » .

@David #15

Pas sûr que les libertariens constituent un groupe cible, pas plus d’ailleurs que les Hell’s qui partagent votre «philosophie» et qui ont appuyés le camp du Non en ’95.

@Jean François Côté #19

On peut effectivement sans trop se tromper faire un amalgame entre les libertariens et les radios poubelles de Québec. C’est de la même mouvance ou engeance si vous préférez. D’ailleurs Arthur et Fillion ne s’en cachent pas. Fillion, lui-même, qualifiait ce monde comme le monde parallèle, confirmant ainsi sa marginalité. Bien que peu nombreux (certainement pas 4%), mais jouissant d’un avantage médiatique indéniable, ils ont fait un ravage considérable dans l’esprit de plusieurs auditeurs de la région de Québec. Et, je ne serais pas surpris d’apprendre que la plupart des détracteurs de ce blogue proviennent de cette région.

Une crise de civilisation qui dépasse le Québec de beaucoup et une droite québécoise incohérente.

Les conservateurs ont peur de la modernité et ils n’ont pas complètement tort. Le conservatisme en son sens politique va de pair, la plupart du temps, avec la pratique d’une religion traditionnelle. La religion catholique n’est presque plus pratiquée au Québec et il ne reste que bien peu de conservateurs. Bizarrement, certains des derniers spécimen encore vivants, comme Bock-Côté et Bédard, ne défendent pas la pratique de la religion catholique. La droite québécoise veut un État minimal et elle ne favorise pas la pratique d’une religion. On se demande donc par quelle institution les droitistes souhaite défendre et cultiver leurs valeurs. La droite québécoise est donc profondément inconséquente et déconnectée.

François 1

La liberté pour mieux se remplir les poches et de ne rien vouloir partager et d’instaurer une sorte de loi de la jungle. Non merci je ne croirai jamais à ce système.

@ Jean François Côté (# 33):

La LLIBERTÉ pour pouvoir aider DIRECTEMENT les plus démunis plutôt que de passer par un troupeau de fon-fons surpayés, paresseux et obèses.

Dans un système libertarien, la charité serait spontanée et viendrait du coeur. Elle ne serait pas coercitive comme dans le système gauchiste.

Un libertarien décide de donner $100.00 à un nécessiteux: il se rend chez-LUI et lui donne $100.00. Efficacité = 100%.

Dans votre système, l’État tentaculaire vole les $100.00 au travailleur qui a trimé pour se le procurer, paie 50% en frais de salaires, congés statutaires et autres fonds de pension indécents des fonfons hyper-syndiqués, paresseux et inefficaces pour redistribuer ce $100.00 à qui ILS veulent. Efficacité = 0%.

Autre chose?

Un peu déjantée, la jante féminine !

Votre analyse « gauche-droite » de la chanson de Mes Aïeux, c’est n’importe quoi !

@ François 1, n° 34

Vous délirez, mon cher François 1er !

Avec vous, c’est le retour à la charité façon Dickens. Contrairement à ce que vous affirmez, c’est dans ce cas – et non dans la situation actuelle – que le riche CHOISIT celui à qui il fait la charité. Et quand il la fait, ça ne vient pas du coeur. C’est toujours intéressé.

Je ne sais pas quel âge vous avez, mais j’aurai toujours en mémoire cette scène du génial film «Mon oncle Antoine» (qui se déroule dans les années cinquante), quand le proprio de la mine passe à Noël en carriole dans les rues de la petite ville pour lancer ses cadeaux de merde à ses employés (pour ne pas dire ses esclaves).

C’est justement à ce genre de charité humiliante pour celui qui reçoit et arbitraire pour celui qui donne que la social-démocratie a voulu mettre un terme.

C’est le même arbitraire de dretteux qui prévaut dans le film «Cinema Paradiso» quand «il padrone» choisit sur la place les travailleurs qu’il emploiera le lendemain et qu’il en rejette un, non pas parce qu’il est incompétent, mais qu’il est soupçonné d’être « coco » (communiste). Et le comble, c’est quand le patron dit à ceux qu’il a choisis : «Maintenant, vous savez à quoi vous attendre. Vous allez travailler du lever au coucher du soleil et je ne veux pas entendre parler de salaire. »

C’est à cette époque que vous voulez retourner. Si j’avais une machine à voyager dans le temps, je vous offrirais un aller simple gratos !

Et bon débarras !

@ François 1

« Autre chose? »

Oui!

Malheureusement pour les pauvres cette solution utopique est que les libertariens ont une grande tendance à être avaricieux et li y en a même qui l’avouent.

@ Loraine King

« Un gros merci lagentefeminine pour le texte; je ne le connaissais pas. »

Si vous ne connaissez pas cette chanson de Mes Aïeux est que vous êtes vraiment déconnectée du Québec. Pas un francophone du Québec ne la connais pas.

« Diable que c’est mal écrit. Je m’en vais écouter Félix aujourd’hui, ça presse. »

Bien oui, quand Félix disait « Attends moé ti-gars », ce joual est bien mieux.

« Deuxièmement, cela pue le sexisme… »

Accusation gratuite.
Il est clair que quand les hommes couraillent les femmes que les femmes doivent en faire autant. C’est mathématique.

Mes Aïeux n’ont rien à voir là dedans, mais que voulez-vous c’est une chanson québécoise.

« Il est jeune, il est joli
Il est riche, il est poli
Mais une chose l’ennuie
C’est son valet qu’a le génie »
Félix Leclerc

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