Que mijote la CAQ ?

Les 400 militants réunis au conseil général de la Coalition Avenir Québec, les 23 et 24 mars, à Boucherville, verront leur parti entrer dans une nouvelle phase de son existence.

Photo : Jacques Boissinot / La Presse Canadienne
Photo : Jacques Boissinot / La Presse Canadienne

Après sa création, il faut maintenant consolider les gains et tenter d’attirer de nouveaux électeurs. Les travaux qui mèneront à la « CAQ 2.0 » — comme on surnomme la formation à l’interne — suivront deux axes principaux : d’abord, le renouvellement de la haute direction du parti, amorcé l’automne dernier ; puis, l’adoption d’une grande proposition pour tenter de rallier le plus de Québécois possible d’ici les prochaines élections.

La CAQ a réussi à incarner le changement lors du dernier scrutin, mais ce ne sera pas suffisant pour prendre le pouvoir, explique Martin Koskinen, chef de cabinet de François Legault. « Dans une course à trois, on ne peut pas se contenter de critiquer nos adversaires. Il faut proposer un projet politique pour intéresser nos concitoyens. C’est la seule façon de surmonter le cynisme. »

La « grande proposition » est axée sur une idée maîtresse dans le domaine économique, que la CAQ garde secrète jusqu’à son dévoilement. « D’ici les élections, toute notre action va s’articuler autour de ce poteau central, autant à l’Assemblée nationale que dans les circonscriptions », explique une source caquiste.

Pour mener à bien cette stratégie, la CAQ a injecté du sang neuf à son équipe et a confié des postes clés à cinq personnes qui n’en sont pas à leurs premières armes en politique :

Jérôme Lussier, conseiller au contenu de François Legault. Cet ancien recherchiste de Radio-Canada est bien connu pour son blogue sur le site de Voir.

Jacques Hudon, directeur des communications du parti. Il a été tour à tour attaché de presse du Parti libéral du Québec sous Claude Ryan, puis directeur des communications du Parti libéral du Canada ainsi que du ministère fédéral de l’Environnement.

Nicolas Mazellier, directeur de la recherche et des politiques de la CAQ. Ancien directeur des communications et des projets spéciaux d’Infra-structure Québec, il a aussi été directeur de la recherche et des politiques de l’ADQ de 2007 à 2009.

Mario Asselin, conseiller senior, responsable du secteur de l’éducation. Ce blogueur et spécialiste des nouvelles technologies a été directeur d’école pendant 22 ans.

Jean-François Minardi, conseiller économique. Il a travaillé plusieurs années à l’Institut Fraser, un groupe de réflexion de droite.

 

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