Québec: la meilleure droite du continent !

Vous le savez, je commets chaque vendredi un billet vantant tel ou tel aspect d’un modèle québécois qui, j’en conviens, pourrait être amélioré à 150%. J’aligne d’habitude chiffres et graphiques. J’ai un jour démontré que le patronat québécois truandait moins ses salariés que ceux des USA.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de gauche apprenant que je dis du bien de la droite !

Aujourd’hui, je me permets une audace plus grande encore, du moins pour mes lecteurs de gauche. Je vais affirmer que le Québec possède la meilleure droite sur le continent.

Demain, à Québec, se rencontrent un demi-millier de libertariens, d’adéquistes, de conservateurs et de péquistes de droite sous la bannière du nouveau Réseau Liberté-Québec.

Comme je le fais avec tous ceux qui veulent participer au débat public, je leur souhaite bienvenue et (pas trop quand même) succès.

Mais je tiens à souligner à grands traits le caractère, disons, distinct de la droite québécoise. Les porte-paroles de ce mouvement, notamment Éric Duhaime et Joanne Marcotte, admettent la parenté idéologique qui les lie aux autres libertariens (le moins d’État possible) et à la droite économique nord-américaine.

Cependant ils récusent avec force tout lien avec les théo-conservateurs, cette droite morale, ancrée dans le mouvement religieux évangélique, qui progresse de façon préoccupante et dans le Parti Républicain américain et dans le Parti Conservateur canadien. (Ce qui ne les empêche pas de dénoncer « l’endoctrinement » des enfants québécois par le cours Éthique et Culture Religieuse, une position cependant partagée par bien des laïcs.)

Maxime Bernier: non à la chasteté !

Nos droitistes québécois rejettent la volonté de cette droite morale de dicter aux citoyens leur comportement personnel:  condamnation de l’homosexualité, réprobation du divorce,  condamnation, parfois, de la masturbation, exigence de la foi — et pas n’importe laquelle –, opposition à l’avortement, fermeture sur le monde.

Notre droite québécoise ne mange pas à cette auge-là. Les libertariens de Liberté-Québec lui disent non, par principe. Ils exigent pour chacun la plus grande liberté de choix, économique, sociale et morale, possible. (Ce qui pousse à plusieurs négations de nécessités collectives. Je mentionne par exemple que mon ami Éric Duhaime est pour le libre choix de tous à l’école anglaise ou française publique au Québec. Au diable l’avenir de la nation!)

Le député conservateur le plus audible au Québec, Maxime Bernier, est également très éloigné de ses collègues conservateurs albertains. S’il est, comme on l’est à droite, climato-sceptique, il ne croit pas que les dinosaures et les humains ont vécu ensemble il y a 6 000 ans, comme c’est le cas de deux ministres de son gouvernement. Ils ne prie pas, non plus, pour l’imminence d’une guerre au Moyen-Orient contre l’antéchirst et ne pense pas être sauvé parmi les justes qui seront télétransportés au ciel au moment du grand combat. (Julie Couillard n’y sera pas non plus, alors à quoi bon ?)

Les économistes, pour plusieurs libertariens, de l’Institut économique de Montréal sont également réfractaires au théo-conservatisme et n’ont pas une haute opinion de Sarah Palin. (À preuve, ils n’accusent pas Obama d’être musulman, seulement d’être socialiste !)

Il existe, au Québec, une frange religieuse anti-avortement qui s’apparente aux théo-cons anglo-américains. Ils sont actifs sur ce terrain, comme sur celui des écoles religieuses. Leur porte-parole était Mgr Ouellet, qui les a maintenant quittés pour des cieux plus cléments. Surtout lorsque 94% des Québécois ont indiqué, dans un sondage ce printemps, qu’il ne partageait pas ses vues sur le caractère criminel de l’avortement. C’est beaucoup, dans une société naguère catholique, un tel niveau de rejet. Le terreau québécois n’est donc pas fertile pour la progression de ces thèses morales restrictives.

Un patronat parlable

J’ajouterais, plus généralement, que le patronat québécois est le plus « parlable » sur le continent. Lorsque le PQ est au pouvoir, le patronat est entraîné dans un processus de conciliation avec les autres forces sociales et économiques de la nation, ce qui l’oblige à un plus grand réalisme, et à une plus grande acceptation, du pluralisme et des exigences sociales.

De même, la proximité obligée de personnalités de droite et de gauche au sein du PLQ et du PQ, pour cause de question nationale, a pour conséquence de limer les aspects les plus tranchants — et contreproductifs– des différences idéologiques et de concentrer les esprits sur le pragmatisme. Les tables patronales-syndicales à la CSST, dans les grappes, aux organes de formation professionnelle, la présence de tous les acteurs au sein des Centres locaux de développement sont aussi autant de lieux davantage propices à la concertation pragmatique qu’à l’affrontement idéologique.

Le Réseau Liberté-Québec exècre évidemment tous ces lieux de dilution des idéaux de droite et espère raviver les différences idéologiques et mener le combat contre l’État à bride abattue.

Pour gagner: faire peur !

Leur rencontre de la fin de semaine sera un succès d’audience, c’est entendu. Ils ont l’avantage d’avoir l’appui de l’empire Quebecor (PKP n’est pas loin de leurs thèses) et sont entendus et écoutés dans les radios de Québec et à l’émission de Mario Dumont, entre autres.

Mais j’ai l’impression que les Québécois en général sont peu tolérants de ces discours jusqu’au-boutistes de droite, comme ils l’ont été des groupes d’extrême gauche des années 1970 qui sont, à plusieurs égards, les grands-pères idéologiques des libertariens actuels.

Pour mobiliser l’électorat autour de leurs thèses, il faut faire peur. Et avant de voir la vidéo où ils annoncent l’apocalypse économique pour le Québec de gauche (ils reprennent le « Québec à feu et à sang » de l’économiste Pierre Fortin, la phrase la plus oubliable de son considérable apport aux débats québécois), gardez en tête que: au cours de la décennie écoulée,

*le PIB par habitant du Québec a connu la seconde plus importante progression des pays du G7,
*la charge fiscale des familles est plus faible au Québec que dans le G7 et aux USA;
*le Québec est l’endroit en Occident qui a le mieux résisté à la crise en cours,
*la dette québécoise est préoccupante mais le déficit un des plus faibles, par rapport au PIB, en Occident, et que
*le taux de pauvreté québécois est le plus faible en Amérique.

Maintenant, écoutez et ayez peur:

Et maintenant, écoutez cette parodie qui fait un copie-coller de la pub, 2010, de Liberté-Québec et de discours, circa 1965, du Parti créditiste, aujourd’hui disparu.

Note en petits caractères :
Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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Au cours des années, j’ai vu plusieurs fois l’extrait où le monsieur dit qu’on sort le bon Dieu des écoles et qu’on y rentre les sexe. À chaque fois, je ne peux m’empêcher de rire.

Patrice

Oupelaï. J’espère que ce réseau saura mettre de l’avant des propositions réfléchies destinées à enrichir le débat économique plutôt que de s’acharner à faire peur.

La liberté. Mot utilisé à toutes les sauces, devenu dénaturé. Ceux-la même qui prônent le chacun pour soi, la réduction de l’État et l’égalité des chances selon le mérite semblent parfois oublier que l’égalité des chances passe par une égalité en matière d’éducation et en matière économique.

Ils semblent oublier aussi une autre question vitale: dans un déséquilibre des moyens financiers entre les individus, ceux à qui les mesure de droite profite sont ceux qui sont justement dans une position enviable.

Ils oublient la classe moyenne: alors qu’ils se portent en défenseurs du travailleur moyen, c’est pourtant celui-ci qui à le moins intérêt à embrasser la plupart des mesures de droite. Pour citer les créditistes eux-mêmes: «les petits rapetissent et les gros grossissent».

Simplement parce que les hommes et les femmes de la classe moyenne ne peuvent pas se passer d’éducation, de soins hospitaliers, etc.

Penser que cela coûtera moins cher avec le privé relève de la naïveté: aux États-Unis, la principale source de faillite provient des dettes médicales. L’accès aux études supérieures est extrêmement difficile à cause des dettes engendrées. Le filet social, tant honni par les représentants de la droite, profite pourtant à la classe moyenne.

Le privé n’est pas une panacée. Il est là pour faire des profits. Pour faire des profits il faut réduire les salaires, réduire la qualité des services, bref, cela ne profite qu’aux bien nantis et aux propriétaires d’entreprises solides.

Certains diront que le privé gèrent mieux certaines sphères de service; peut-être. Cependant, les coûts sont répartis dans l’ensemble de la population permettant un amortissement individuel. Ce que le privé peut gagner en efficacité monétaire il le récupère, de toutes façons, en profits. Et oubliez les assurances privées: il s’agit d’un intermédiaire supplémentaire qui cherche, lui aussi, à faire des profits.

Et la droite n’augmente pas les salaires, ni la concurrence privée. C’est, historiquement, les syndicats et l’État qui le font.

Posez-vous la question: à qui ça profite? Suivez l’argent, et vous verrez qu’ils ne vont pas dans les poches de la classe moyenne.

Vous êtes soit mal informé ou endoctriné.
D’abord le Tea Party américain, on le doit à un homme qui depuis 1984 environ, maintient le même discours qui consiste en la limitation de l’ingérence de l’état fédéral américain dans les affaires notamment des états et bien entendu sur les citoyens eux-mêmes.
Le Tea Party a été repris, dilué, mélangé avec d’autres sous groupes de droites dont il est vrai, certains radicaux en ce qui attrait à la droite morale.
Cet homme est un Texan (oufff je vous entend déjà grincer des dents), il est médecin, son fils est médecin et candidat au Sénat pour l’état du Kentucky. Par défaut, cet homme est sous la bannière républicaine car dans certains états, nous devez être Rép ou Dém. pour siéger (revérifier cette info. j’ai un doute mais il me semble).L’homme est plutot de racine Libertarienne.
Ce grand homme se nomme le Dr. Ron Paul et je vous invite fortement à visionner plusieurs vidéo de lui via youtube. Chercher aussi loin que 1984 et vous comprendrez la grandeur, l’honnêteté (certains appellent ca de la naiveté) du sympathique Ron Paul.
Ce n’est pas à travers Glenn Beck ou Limbaugh ou le mainstream media que vous aurez l’heure juste sur le fondement du Tea Party qui est de plus en plus infiltré.
Vous comprendrez peut-être, du moins je le souhaite que de se tenir DROIT debout, suivre son flaire alimenté de bon sens, d’être Texan, blanc, Américain n’est pas si diabolique que cela et peut-être même et je le souhaite aussi que vous décrotterez vos yeux pour voir que c’est là qu’on s’en va!

Un rajout…
Le Tea Party n’a pas de fondateur, Ron Paul en est l’inspiration. Il est le seul Représentant au Congrès depuis plus de 25 ans a avoir toujours dénoncé et vu venir le grossissement de la bureaucratie, de l’État.
Jamais pour des raisons carriéristes, il a changé son fusil d’épaule et c’est pour cela qu’il n’est qu’un représentant au Congrès (équivalent d’un député ici).

oupsss, encore un rajout…
Mes messages ne s’adressent pas à M.Lisée en particulier. Je parle à celui qui lit ce blog. Je me suis relu et j’aurais dû écrire » mal informéS ou endoctrinéS ». J’ai omis les « S ». 😉

oupsss! Me permettez-vous une dernière? 😉
Le Tea Party devrait plaire aux souverainistes autant qu’aux fédéralistes…disons qu’il plait aux autonomistes car le Tea Party et les Libertariens sont munis par la Constitution américaine et le Bill of Rights et son par ce fait des décentralisateurs de l’État fédéral où l’État et le citoyens passent avant l’État fédéral.
Les milices dépeintes dans le mainstream sont pour la plupart des groupements légaux enchassés par la Constitution.
Vous avez l’équivalent à peu de choses près en Suisse où chaque citoyen s’il le veut apprend le maniement d’armes, le sauvetage, la survie en forêt etc…
Le Washington DC contemporain a toujours tenté de démoniser ses groupes car Washington voudrait avoir un contrôle total sur les États.
Lisez la Constitution et le Bill of Rights et ca serait tellement mieux si l’on avait son égal ici au Canada.

Ha! Le bon vieux crédit social…

Quand on pense que c’est parti, ça revient, comme un cancer.

En regardant les vidéos, j’ai l’impression d’entendre les chauffeurs d’autobus du temps de mon adolescence nous crier, dans des autobus bondés:’Avancez en arrière’ Alors on avance en arrière ou on fait comme le chien, on se court après la queue?!! Dans les deux cas, on avance pas…

Ce sera leur party d’Halloween.

Avec les partisans du « Bloc Legault » et ses fantômes lucides, déguisés en lucioles pour faire le bling-bling d’office.

Leur version ratatinée de leur rêve du grand soir !

@Nicolas Paillard
Le problème avec le cancer, ce n’est aps la première occurrence. C’est la récidive qui est mortelle.

mon ptit doigt me dit que Nicolasd Paillard et Louise-Hélène Julien occupent des FONCTIONS rémunérées par l’État.
Je me trompe?
Je vous emmène en mer travailler? Avez-vous le mal de mer et ces changements dès fois si soudain.
N’apportez pas votre mousse de nombril avec vous mais vos 2 mains, votre tête et du sang-froid.

@Louise-Hélène Julien

André Arthur est effectivement chauffeur d’autobus. C’est pour arrondir ses fins de mois car son 155000$ par année de député combiné à son salaire d’animateur de radio ne sont pas suffisants….Ce gars est pathétique.

C’est la conclusion qui est savoureuse : Le 23 octobre, retournons 50 ans en arrière….. C’est bien ça.

Bonsoir,
Partout et toujours, la droite veut décentraliser ! Et ici, certains tenants de la décentralisation depuis toujours, c’est à dire nos nationalistes québécois réussissent le tour de force de faire croire à leur clientèle non politisée que le nationalisme est de gauche. Affaiblissons l’état central en considérant que nos nationalistes à nous ne peuvent faire la sécession ou acquérir l’indépendance par la porte avant, alors pourquoi pas le faire en catimini par une porte de côté si ce n’est pas par la porte arrière….. Et comme disait cet autre : A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ! Avec plaisir, John Bull.

« Chers amis, le Québec est au bord du précipiche. Votez pour nous et nous ferons un pas en avant!… ».

La droite morale c’est une version modifiée de la gauche: c’est l’utilisation de l’état pour imposer à une société sa vision du monde.

<> Mike Harris n’a pas mobilisé en faisant peur, il l’a fait simplement en promettant de sortir la province de l’immense gouffre que votre ami de gauche Bob Ray leur avait creusé. Nous ne sommes pas loin de ce jour au Québec. Vous verrez alors que le petit peuple de votre leader péquiste sera fin prêt à entendre et essayer cette nouvelle façon de voir et faire les choses comme la G-B l’a courageusement annoncée cette semaine.

Jean-Francois Lisée avance que la droite québécoise fait peur aux québécois pour rallier des alliés… et y va du même souffle de cette déclaration:

« Éric Duhaime est pour le libre choix de tous à l’école anglaise ou française publique au Québec. Au diable l’avenir de la nation! »

Si c’est pas de vouloir faire peur aux gens, je me demande bien ce que c’est?!

En raison du petit côté simpliste de leurs solutions («laissons faire le marché»), la population ne comprend pas encore les implications des politiques, telles que celles proposées par M. Duhaime (qui veut « mettre la hache » dans les programmes sociaux) et compagnie.

Quand on fera plus clairement le calcul des impacts de leurs politiques (l’exploitation sans restriction des gaz de schiste, le retour du clientélisme, l’anglicisation du Québec, la généralisation des relations de travail à la PKP, la négation des externalités environnementales, entre autres), je pense que les Québécois sortiront de leur stupeur momentanée.

Ceux qui »trippent » très à droite à Québec sont ceux qui auraient le plus à perdre,c’est aussi con que ça!

le débat actuel n’est certes pas nouveau. Ça rappelle les deux faces de Janus que Maurice Duverger décrivait dans son introduction a la politique en 1964. L’objectif de la Cité juste est poursuivie tant par la gauche que par la droite. Ce sont les moyens qui diffèrent. Dans les démocraties occidentales, depuis la deuxième moitié du 20e siècle, on a su utiliser l’État comme instrument d’une plus grande répartition de la richesse. Certains diront aux détriments des dettes nationales. D’autres diront que les pas accomplis vers cette plus grande répartition ne sont que des petits pas. Quoiqu’il en soit, on sait depuis longtemps dans les théories libérales que l’économie doit être régulée, par l’État.

Ce qui est dérangeant dans le discours de ceux qui se disent de droite actuellement au Québec, c’est l’arrogance du laisser-faire. Et le pire, c’est de vouloir utiliser l’État contre lui-même, l’État étant la représentation de nous tous.

En fait, ce n’est même pas une question de droite (mot terrifiant pour plusieurs) ou de gauche (mot qui devrait vraiment vous terrifier).
Personne ne veut tuer les invalides, les agés et les plus faibles.
Beaucoup de plus en plus, veulent simplement remettre de la fierté sur table.
Ca inclut les assistés sociaux autant ceux à la maison que ceux assis dans certains bureaux ou a collectionner les dettes de prets et bourses jusqu’a 35 ans.
Ca inclut aussi, les « hommes d’affaire » dont la majorité de leurs contrats et leur pitance est dus aux contrats copain-copains avec l’État.
Je ne vois pas pourquoi vous vous acharnez sur PKP, il ne vous doit rien sauf de vous avoir mis en état de jalousie.
Je comprend mal que vous soyez fiers d’avoir eu un A jadis, a un examen parce que vous avez passé des nuits blanches en préparation pour ce controle et que vous pouvez etre fiers aujourd’hui a etre les moins productifs en Amérique du Nord mais en demandant des augmentations ou meilleures conditions.
L’Anglais est une langue que vous écoutez, entendez chaque jour, ca doit vous démanger terriblement. Faudra vous capitonner les murs pour éviter de vous ouvrir le crane dessus.
Le PQ mes amis rougeaux, est l’affaire des baby boomers et lorsque le Québec s’est mis a redescendre (soit vers mi-80′), vos barbus boomers sont allés se cacher derriere les clauses orphelines, les négos orientés pour leurs seuls intérets.Ah oui, c’est vrai,ca s’appelle de la So-So-So-Solidarité!
Le PLQ mes amis « buzznisss » est l’affaire du Johnny remontes et tiens tes culottes, ca parait que tu reviens d’un cocktail bénéfice du parti et que pour toi,Jean Lesage c est un highway.
Aller, faites moi encore ces beaux discours enflammés de pseudo intellectuels manipulateurs de foules attardées.
Je vous aime! Je vous aimerais bcp si vous regardiez DROIT devant!

Encore moi!
Vous parlez de la droite en épouvante.
J’ai beaucoup plus peur quand je vois des petits khmers rouges communistes (surtout a Montreal) à look pas tres original qui rappelle un copier-coller années 60-70 et qui ont la rage dans l’oeil bien qu’ils, se disent paisibles et qu’ils soient disciples du Dieu Néant.
Ah, les sciences sociales sans les mathématiques, vous savez!

La droite fait peur…surtout aux gauchistes!!!

Ils sont les propriétaires incontestables de la pensée unique particulière au Québec et ils sentent la terre trembler autour d’eux.

Leur système ne fonctionne pas (nonobstant les interventions hebdomadaires de Monsieur Lisé qui se garde bien de prendre en compte les commentaires accompagnés de documentation qui vont à l’encontre de son idéologie, le Québec est en queue de peloton dans chacun des domaines!) et le seul remède qu’ils nous proposent est de creuser notre trou encore plus profondément!?&%$

Liberté-Québec est un groupe de réflexion qui semble connaître un succès certain devant lequel s’affole notre go-goche et c’est très bien ainsi. Nous aurons enfin droit à une discussion franche et ouverte sur les « bienfaits et les succès » de l’État nounou, tentaculaire et opressif et nous pourrons enfin remettre en question les dogmes et les évangiles des ayatollahs socialistes qui nous ont mené tout droit au bord du gouffre.

VIVE la LIBERTÉ!

Sus à l’asservissement étatique et à la mafia syndicale.

L’annonce publicitaire de ce nouveau mouvement
met en vedette des animateurs de la radio poubelle de la ville de Québec ainsi que le député fédéral de Portneuf, André Arthur.

Déjà avec cette annonce publicitaire, disons que ca démarre plutôt « weirdo » !!!

Compte tenu de cette approche de communication
le nom du mouvement de devrait donc pas être :

« Réseau Liberté Québec »
mais bien
« Réseau Libartowé Québec » Sti !

Ceci dit la référence au crédit social est non seulement savoureuse mais véridique.

Je me permet alors de parodier une des plus célèbre tirade de notre inoubliable Réal
Caouette fédéral :

Le parti au pouvoir nous a mis au bord du
« préchipiche » !!!! ( précipice )

Avec « Libartowé Québec »..faites un pas en avant !

Guy LeVasseur
Rimouski

Pour s’assurer d’avancer, arrêtons de tourner à gauche ou à droite et employons-nous plutôt à devenir les meilleurs. Nous perdons un temps fou à changer de direction quand la seule à suivre est celle de l’amélioration… continue.

Si c’est la meilleure droite du continent , elle n’est pas très nombreuse et ne dépasse guère 15% contrairement au U.S.A qui ont plus du double de républicains libertarien , ultra-conservateur et ultra-religieux !

« L’extrême-droite, ce sont de fausses réponses à de vraies questions. »
Laurent Fabius

On avait la go-gauche, nous avons maintenant la de-d’ouate.

On me dit qu’au Québec le taux de pauvreté est le plus faible en Amérique. Comment expliquer alors que 43% des Québécois soient trop pauvres pour payer de l’impôt sur le revenu ? Toute l’Amérique est pauvre ? On est les moins pauvres des pauvres ? Je ne comprends pas.

Non François Ier la droite ne fait pas peur, elle fait peine à voir et à entendre. Les droitistes pourraient avoir pour mot d’ordre qui doit être connu du député de Portneuf, le plus célèbre chauffeur d’autobus au Québec: « Tout le monde, avancez par en arrière ».

@maximez
Aux States, 49% des Américains ne paient pas d’impot parce qu’ils sont trop pauvres pour en payer!

http://www.cnbc.com/id/36241249
«In 2007, about 38 percent of households paid no federal income tax, a figure that jumped to 49 percent in 2008, according to estimates by the Tax Policy Center»

Disons, pour résumer, que la droite des années 1960 faisait rire … et celle des années 2000 est à pleurer !

@Jean François Côté

C’est bien ce que je trouve le plus con dans leur position. À la limite, je pourrais comprendre s’ils étaient fortunés et qu’ils profitaient des baisses d’impôts et de la privatisation des services, les services privés leur revenant moins cher que ce qu’ils paient en impôts, mais ce sont des tatas de la classe moyenne qui s’appauvriraient si on sabrait dans les services comme ils le souhaitent.

C’est la mentalité trop typique de « Joe le plombier », qui n’est pas capable de penser globalement, et qui ne voit que l’argent qui sort de ses poches, sans penser à celui qui y reste. Le système libéral à l’américaine est bien beau quand on est en santé, sans enfant, avec une bonne job, mais dès que l’on sort de ce cas de figure, le portrait est pas mal moins rose. Aux USA, si on tombe malade, si on perd sa job, on peut se retrouver en faillite, et même à la rue, ce qui est beaucoup moins fréquent au Québec. Si on a des enfants, on est content en criss d’avoir des écoles publiques potables finalement, de pouvoir les faire garder à faible coût, et de pouvoir les faire soigner sans risquer d’avoir à hypothéquer sa maison. On est content, quand on perd sa job, de pouvoir quand même survivre un bout de temps au lieu de tout perdre, même son assurance-maladie.

La solidarité collective, c’est chiant quand on paie sans en profiter, mais quand c’est notre tour d’en avoir besoin, c’est une autre paire de manche.

Bonjour M. Lisée,
Je me demande pourquoi nous aurions besoin d’un autre mouvement ou parti de droite. Nous en avons déja un: Le PLQ dirigé par Jean Charest!

Le plus terrible, c’est que depuis à peu près 30 ans, le système craque et souffre des politiques néo-libérales qui ont causé, pour l’essentiel, les problèmes de liste d’attente, de hausse de taxes et de tarifs, de déficits, de disparition des PME, de la diversité agricole (et de nombreuses terres agricoles), de la perte de contrôle de notre économie, de l’érosion de la classe moyenne (en nombre, en richesse et en pouvoir), etc. (et même, jusqu’à un certain point de décrochage scolaire et d’intégration des immigrants).
Et les « nouvelles » solutions proposées: les mêmes recettes néo-libérales, appliquées depuis près de 30 ans et qui nous ont mis dans le trouble.

Ça ressemble furieusement aux médecins du Moyen-âge: « Vous n’êtes pas dans une santé parfaite ? une petite saignée va améliorez les choses. », « Vous ne vous sentez pas mieux ? Encore quelques saignées », « Le patient devient de plus en plus faible ? C’est parce qu’on n’a pas fait assez de saignées » et « Oubliez les charlatans qui prétendent vous guérir par une saine alimentation et de l’exercice: c’est évident que vous êtes rendu trop faible pour faire de l’exercice ou pour digérez des aliments « sains »; nous seuls avons le « courage » de proposez (imposez) les « vrais » remèdes: des saignées. »

Maintenant, c’est « Moins d’état dans les affaires et plus d’affaires dans le gouvernement » (slogan de Reagan)

Molière doit se retourner dans sa tombe.

Je suis pour l’orientation centre-droite à condition qu’elle ne forme qu’un très petit angle vers la droite par rapport à la verticale du centre (+). Tout éloignement le moindrement prononcé du centre ne peut mener immanquablement qu’au fanatisme de droite ou de gauche (c’est-à-dire, d’exaltation des opinions politiques et/ou religieuses).

Et un tel parti de centre-droit, comme tout autre groupe ou parti NE DEVRAIT, fort préférablement, avoir de coloration religieuse quelle qu’elle soit.

Cher François 1 (courageux anonyme qui se cache derrière un pseudonyme pour arborer sa vision de la gouvernance des sociétés),

Bien sûr qu’il n’y a aucun problème de disparités d’accès aux ressources sur cette planète. Il est tout à fait normal que moins de 20% de ses habitants s’accaparent de 80% des ressources. Car, les autres, ce ne sont que des paresseux…

Bien sûr, ce sont des éco-ayatollas qui sont actuellement réunis à Nagoya au Japon pour débattre des mesures à prendre pour protéger la biodiversité de la planète. S’il n’y a plus de morues, eh bien nous mangerons des éperlans…

Bien sûr que le climat se porte bien. Si la banquise arctique fond, c’est de cause naturelle. Au diable, les avis de milliers de scientifiques. De toute manière, les météorologues ne sont même pas foutus de prédire la température qu’il fera après-demain, alors celle qu’il fera dans 10 ans…

Bien sûr qu’il n’y a aucune crise énergétique qui se profile à l’horizon. Si le prix du « gaz » augmente, c’est à cause des « taxes » pour payer les bixis et autres bébelles du même genre des écolo-gauchistes du Plateau. De toute manière, si un jour, il ne reste plus de « gaz », y vont trouvé autre chose. Par exemple, nous autres à Réseau Liberté, on croit à l’énergie libre…

Bien sûr qu’il n’y a aucune crise d’accès à l’eau douce qui nous menace. Si certains manquent d’eau, eh bien, nous autres au Québec on de l’eau à revendre en masse, pis ben du « cash » à faire avec ça…

Ainsi bardé d’autant de certitudes, je comprends que, une molle à la main bien calé dans le fauteuil du salon de ta maison unifamiliale avec vue sur ta piscine hors-terre dans ta banlieue où tout doit se faire en « char », tu cries: « Libarté stie ». T’es comme l’autruche, t’es ben confortable la tête dans le sable.

Eh bien reste-y! Car j’adore ta position, elle est parfaite pour recevoir un bon coup de pied au c…

Très vrai et très juste votre commentaire # 2 Mediamaniaque. Tous devraient le lire et le relire et y réfléchir longuement.

Il n’y a pas de raison d’avoir peur de la droite au Québec,vous n’avez qu’à regarder le nom de ceux qui sont de la droite.
Les gens sérieux savent que les gouvernements de droite sont toujours à l’origine de plus de pauvreté pour les classes défavorisées,ce qui fait que ce sont toujours les plus riches qui en profitent.
Ceux qui veulent une société plus juste n’embarquent jamais dans ces mouvements,d’ailleurs,vous n’avez qu’à voir la clientèle de ces mouvements et ça dit tout.
En aucun temps,je ne voudrais que mon nom soit associé à André Arthur et Jef Filion.
Tout ces rêveurs de libertariens pensent d’abord à leur propres intérêts et non à la collectivité dont il font partie.

Dans le dernier budget de Bachand, nous retrouvons un des mesures fiscales les plus à droite que même Reagan et Bush n’ont pas osé mettre en place. En anglais, cela s’appelle une « flat taxe » relative ou taxe uniformisée à partir d’un revenu maximal. Cette taxe va passer en deux ans de 25 $ à 200 $, soit une augmentation de 800 %. Les personnes seules qui gagnent moins de 14 320 $ et les couples avec enfants qui touchent moins de 29 165 $ n’auront pas à payer ce 200 $ par an. Tous les autres devront passer à la caisse pour financer le système de santé. Les lucides n’ont pas dénoncé cette taxe qui touche de plein front les travailleurs pauvres et les classes moyennes. Si Facal et les autres veulent ce type de mesures fiscales, ils n’ont qu’à demander leur carte de membres du PLQ.

Laissons-les aller au bout de leur idéologie «fuckée». À force d’absurdité les gens vont vont finir par voir leur vrai visage.

Quand je vois les gens qui sont associés à cette clique de néocons, comme Max et Jacques Brassard je me dis que l’on trouve tout dans la nature. Mais on ne prend pas tout ce que l’on trouve.

À en lire certains, on dirait qu’ils n’ont pas connu le roi « money maker » : Raymond Malenfant.

Celui qui avait juré d’abattre les syndicats !

Il s’est zigouillé par sa propre bêtise.

@Lagassé

Ils me font penser aux communistes. Si une solution ne fonctionne pas, il faut plus de la même solution. Je me souviens d’une discussion avec un libertarien qui m’affirmait sans rire que la crise avait été causée par l’interventionnisme de Bush ! Eh oui, qu’on se le dise, la crise des subprimes n’est pas le résultat de la libéralisation du secteur financier, mais de la trop grande présence de l’État qui fausse le marché !

Ces gens sont fous, comme tous les dogmatiques.

Votre commentaire #2 est excellent et très juste Mediamaniaque.

Vous démontez bien les (faux) concepts faciles des tenants de la droite, financièrement avantagés par le système.

Quand vous dites, : » Et la droite n’augmente pas les salaires, ni la concurrence privée. C’est, historiquement, les syndicats et l’État qui le font. »

Et aussi : »Posez-vous la question: à qui ça profite? Suivez l’argent, et vous verrez qu’ils ne vont pas dans les poches de la classe moyenne, »

je sens cependant le besoin de vous rappeler en passant, ce que vous savez déjà, je n’en doute aucunement, que les syndicats de toute nature ont tendance, vu leur position de force actuelle, à trop profiter du système qui ne peut aujourd’hui qu’avec grande difficulté les ramener à un peu plus de raison.

Le pouvoir que leur donne leur position de force les amène souvent à agir comme les plus mauvais citoyens corporatifs et à aller ainsi, de plus en plus souvent, contre l’intérêt des plus pauvres et de la classe moyenne en général.

@ Stéphane Thibodeau

Il y a quelques années lors d’une émission radio de André Arthur un auditeur a eu cette déclaration étonnante : »Merci monsieur Arthur de penser pour moi »Ce sont ces mêmes gens qui ont réalisé le »mystère Québec ».Ce sont aussi eux qui ont voté non au référendum de 95. Arthur avait mené une campagne radiophonique qui faisait peur…C’est à Québec que le référendum s’est perdu.

Je crois que la démagogie d’un Arthur,Fillion et aujourd:hui Bouchard se situe à l’extrème droite.

Ces animateurs et militants de la droite pure et parfois extrème ,se doivent d’être sous haute surveillance via les journalistes et les réseaux sociaux.

@ P. Lagassé

Quels politique néo-libéral ?

Depuis le début des années 80, l’indice de liberté économique du Québec est resté à toute fin pratique inchangé.

http://www.freetheworld.com/efna.html

Tu vas essayé de nous faire croire que si les urgences vont mal c’est parce qu’on a privatisé ?

Tout ce que le Québec a fait depuis 30 ans c’est de lancer toujours plus d’argent dans le système de santé et les résultats se font toujours attendre.

Description de l’état déplorable du système de santé au Québec, un texte publié dans la presse le… 7 décembre 1988, il y a plus de 20 ans !

« Au moment où le gouvernement s’inquiète de la hausse vertigineuse des coûts de la santé, les médecins omnipraticiens lancent un nouvel appel à l’aide pour décongestionner les salles d’urgence des hôpitaux de Montréal où les problèmes persistent.

Deux ans après l’adoption de [nouvelles mesures] et l’injection de plusieurs millions de dollars, l’Association des médecins omnipraticiens continue de geindre. A la suite d’une enquête effectuée auprès de 17 hôpitaux francophones et anglophones, elle fait le constat suivant: la situation est toujours inacceptable à plusieurs endroits; l’ensemble des établissements ont un taux moyen d’occupation des civières qui atteint 100 p. cent à minuit, une période qui devrait être relativement calme; on manque encore de lits de courte et de longue durée; la pénurie d’effectifs médicaux touche particulièrement les urgences et le privilège qu’ont certains hôpitaux de refuser des ambulances a pour effet de déplacer le problème vers d’autres centres.

«Il persiste un important problème de congestion dans les urgences. Force est donc de conclure que malgré leur mérite, les mesures, telles qu’appliquées actuellement, sont insuffisantes», a déclaré hier le docteur Renald Dutil, président de l’Association des omnipraticiens de Montréal. »

@Claude Pelletier

Les syndicats sont effectivement, dans certaines situations, des unions qui se révèlent fonctionner en vase clos. Mais il s’agit d’un moindre mal, considérant les pouvoirs surdimensionnés accordés à l’industrie privé (toujours au nom de la liberté).

Nous avons, au Québec, deux types de syndicats: les syndicats qui ont partie prenante des décisions administratives, et les syndicats de type «conflictuel».

Le premier, on le trouve principalement dans les entreprises hautement corporatistes, dans la fonction publique est ses réseaux, ainsi que dans les industries liées aux ressources naturelles. Ce sont, par définition, des secteurs d’activités qui ne peuvent pas être délocalisés. C’est là que se trouve la majorité des gains de la classe moyenne, ainsi que les principaux abus. Mais il s’agit d’abus en faveur des employés, qui enrichissent la collectivité. Ces entreprises sont la colonne vertébrale de notre économie, les salaires de qualité qu’elles fournissent sont indispensables. Pensez au mouvement Desjardins ou encore à Hydro-Québec.

Le second type de syndicat se trouve dans d’autres secteurs: nouvelles technologies, firmes de services, le tourisme et l’hôtellerie, et même, malheureusement, le secteur manufacturier. Ces syndicats doivent se battre constamment pour obtenir des gains, qui, le plus souvent, ne sont pas d’ordre salarial mais plutôt pour obtenir de meilleures conditions et moins de précarité. Pensez au journal de Montréal, GM de Boisbriand, Ubisoft…

Vous aurez compris que ce que dans les médias et chez les commentateurs-spectacle qu’on fait joyeusement l’amalgame des deux.

On accuse les syndicats de faire fuir les entreprises (catégorie 2, le chantage des entreprises) qu’on les accuse de se plaindre la bouche pleine (catégorie 1, qui ne demande rien) d’être contre le développement de nos ressources (catégorie 2, les conditions sont abjectes) d’être de mauvais citoyens corporatifs (catégorie 2, avec raison), d’être une gauche caviar (catégorie 1, qui a les moyens). Vous voyez bien le jeu du patronat, ici.

Il y a pire: la catégorie 2 déteste la catégorie 1, jalouse de ses gains. Le plus absurde, par l’amalgame des genres et la division entres ces deux types, la gauche recrute dans la catégorie 1… et la droite recrute dans la catégorie 2!

Comme quoi les émotions sont souvent plus fortes que la raison. Comprendre cela c’est comprendre la droite au Québec.

Je ne vois pas le problème au fais que des évangélistes se présentent en politique. Je suis plutôt exaspéré de voir que les règles d’équités modernes ne semble pas s’appliquer à ceux-là, quand il s’agit d’exercice du pouvoir. Surtout que la politique québécoise, selon vous épurée de ces évangélistes illuminés [sic], ne semble pas s’en porter mieux pour autant.

Personnellement, je suis sympathiques aux évangélistes, qui sont plus souvent victimes de généralisations faciles et de salissage que de véritable extrémisme. Cette croyance de l’enlèvement des croyants, pour ceux qui connaissent l’Évangile, elle est survenue à Jésus-Christ (Actes 1:9) et est confirmée dans 1 Thessaloniciens 4:17. Les évangélistes seraient de bien mauvais chrétiens s’ils n’y croyaient pas, n’est-ce pas? Vous n’y croyez pas? Et bien, c’est votre droit, car nous vivons en terre de liberté de croyance. Soyez un gentleman en respectant les croyances des autres, et en respectant aussi leur droit démocratique d’être aussi représentés dans la législature publique, sans discrimination.

Dans un autre ordre d’idées, je conviens que ce n’est pas à la politique de légiférer sur les droits moraux. La politique gère le code civil et les taxes, mais n’a jamais eu pour mandat – et n’a jamais eu la compétence – de gérer la morale populaire. Si on a détruit la religion, et bien ça pause un sérieux problème, et c’est là où la gauche arrive! Mais pourquoi au juste? La religion n’est pas parfaite? Et bien la politique non plus, soyons-en prévenus.

Pour en revenir à cette droite québécoise, je suis de droite, mais contrairement à vous, cette droite québécoise ne m’impressionne pas plus que la droite américaine, évangéliste ou non. Cette droite là tend vers le libéralisme économique, qui a le vice d’aimer se faire passer pour la Droite avec un grand D. Ce libéralisme est mieux défini par le terme monétarisme. C’est l’art de tout dérèglementer au profit non de l’argent-roi, mais de l’argent-empereur. Je suis de droite, mais je n’ai rien à voir avec ce libéralisme qui méprise les valeurs d’équité et de justice. Tout marché, pour être vraiment libre et équitable, se doit d’être strictement réglementé. Ou sinon c’est la jungle, c’est la loi du plus fort. Le gouvernement, pour sa part, se doit d’être puissant pour réglementer le marché, mais doit se garder aussi d’y participer, au risque de susciter une concurrence déloyale. C’est ce qui se passe, par exemple, quand Radio-Canada est financée à même les taxes perçues chez ses principaux concurrents, qui doivent parfois – eux – assumer des risques d’affaires important pour assurer leur pérennité. C’est déloyal, c’est carrément injuste. Et c’est le système canadien d’un océan à l’autre. Peu de québécois le comprennent, peu de canadiens même, car ils n’ont pas la culture d’affaires pour comprendre que le pouvoir privé, ce ne sont pas seulement les plus gros, c’est tous le monde en tant qu’individus.

Le libéralisme, en dérèglementant à outrance, fait honteusement de la liberté le privilège du petit nombre. Par cela, le libéralisme est ennemi de la démocratie et de la liberté véritable. Il occulte le fait que la droite est capable d’assurer à chacun le droit à une chance équitable, à une chance de vie – privée – et une chance de liberté, ce qui inclus la liberté de se départir de son patron en devenant soi-même entrepreneur. Ceci n’exclue aucunement la possibilité au système de santé et d’éducation d’être public, rien de devant sombrer dans l’absolutisme. Or, je ne vois rien dans la droite québécoise qui semble vouloir prendre ce parti là. Comment arrive-t-on à être de «gentils impérialistes»? En vous promettant une job, et rien d’autre. Il y a eux, et il y a le peuple qui travaille pour eux, pour toujours.

J’aime bien le petit commentaire de M. Lisée sous la photo, c’est de même que j’imagine les gens de la gauche lorsqu’ils entendent parler de quelqu’un qui a des idées un peu plus à droite qu’eux.

@ PA Cotnoir:

Je vous ferai humblement remarquer que les « problèmes » dont vous faites l’énumération ont TOUS créés par l’interventionisme des états.

Tous les États de la planète ont à des degrés divers des politiciens (vous savez…ceux que nous considérons comme aussi crédibles que des vendeurs de chars de seconde main!) qui interviennent régulièrement et gauchement dans les affaires privées pour, principalement, se faire élire et/ou pour conserver le pouvoir. En se faisant, ces politiciens accompagnés de « lologues » dénaturent les relations enttre les individus et nous en payons aujourd’hui le lourd tribu(urgences, décrochage, corruption, etc…).

Je vous remercie de faire la preuve par quatre que le système gauchiste et socialiste ne marche pas, et Cuba vient tout juste de vous rejoindre dans le camp des convertis. Pas beau ça?

Ne reste que la Corée-du-Nord…

Notre ami David a une lubie: l’indice de liberté économique. Le problème de notre ami est qu’il discrédite lui-même sa propre lubie puisqu’il ne reconnait pas les indices partiels ayant servi à confectionner le bidule. Ainsi, selon David l’indice » Government size » (qui est un des 5 indices partiels de l’indice de liberté économique) n’est pas crédible et ne mesure pas le « government size ». Évidemment, il serait alors obligé de reconnaitre que selon l’Institut Fraser, son modèle libertarien suédois a le 139ème plus gros état sur 141 pays.

Je ne vois vraiment pas comment David peut accorder de la crédibilité à un indice alors qu’il n’en accorde pas à ses constituantes. Mais il est vrai que David n’est pas à une contradiction près. Je suppose qu’il faut l’accepter tel qu’il est. On a juste à mettre les bémols de circonstance (ou plutôt changer de registre).

@François 1

Tu parles comme un communiste… Au lieu de reconnaître que le communisme entraînait des désastres au niveau économique, l’explication était toujours la même : il fallait encore plus de communisme. Les problèmes ne venaient jamais du modèle, mais d’agents extérieurs – les bourgeois, les impérialistes.

Les libertariens sont tous pareils. La crise n’a pas été causée par la dérèglementation du secteur financier et par la spéculation, mais encore une fois, par l’interventionnisme de l’état… Quand quelque chose va mal, c’est toujours la faute de l’état. L’état, c’est le diable.

Que c’est ridicule un tel dogmatisme, qui en vient carrément à nier la réalité.

@ Francois pommier

« Je vous ferai humblement remarquer que les “problèmes” dont vous faites l’énumération ont TOUS créés par l’interventionisme des états. »

Wow! Faut avoir la mémoire passablement étriquée pour écrire une telle ineptie…

1. Si 80% des ressources de la planète aboutissent dans l’écuelle de 20% et moins de ses habitants, c’est là le résultat de ce que ses thuriféraires nomment le libéralisme économique et que je décrirais plutôt comme la liberté du renard dans le poulailler.

2. Les atteintes à la bio diversité, déforestation, pêches excessives, destruction des habitats sont le résultat de l’économie de marché et du peu de souci des entreprises capitalistes pour les « externalités », oui des choses externes au seul profit.

3 et 4. Le réchauffement climatique de nature anthropique est le résultat direct de la consommation excessive d’énergie fossile. Celle-ci est exploitée par des entreprises pétrolières multinationales, elle sert aux grands carrossiers (GM, ça vous dit quelque chose) qui se sont attelés durant le XXe siècle à faire disparaître tramway, trolleybus et autres équipements de transport collectif urbain pour imposer le règne de l’auto, la ville dortoir et le supermarché (toutes des innovations privées).

5. La crise de l’eau: la privatisation de l’eau douce, ça vous dit quelque chose? D’autres belles grosses compagnies privées comme Suez/Lyonnaise des Eaux ou Veolia qui veulent le bien des humains et qui se le procurent en rackettant leur eau.

Vraiment, la droite dont vous vous réclamez demeure ignare, bornée et pleine de préjugés comme le sont ses portes-parole Filion et autres imbéciles du même genre. D’ailleurs, le fait que vous confondiez la gauche avec le régime politique de la Corée du Nord ne fait que confirmer ce jugement.

Amusez-vous bien avec vos petits amis replets d’idées préconçues, moi, je n’ai plus l’intention de perdre mon temps avec vous. C’était donc ici mon dernier mot à votre égard.

@ koldo

Encore un mensonge de ta part.

Je n’ai jamais dit que les indices partielle ne sont pas valable, j’ai dis que tu faisais du cherry picking dans les indices partielles eu lieu de regarder la situation dans son ensemble (l’indice global est une compilation normalisée des indice partielle).

Ta logique est analogue à un médecin qui, pour faire le bilan de santé d’une personne, prenait uniquement sa température et conclurait que la personne est en bonne santé parce que sa température est normale.

Désolé mais le médecin doit aussi mesurer la pression, le taux de cholestérol, le diabète, le PSA (pour un homme), etc…

M’enfin, ce n’est pas la première fois que tu fait preuve d’un manque de cohérence dans tes commentaires.

Cher David,

Mais enfin David es-tu médecin ou libertarien ? Un libertarien ne veut-il pas réduire la taille de l’état ? En ce sens un libertarien n’est-il pas semblable à un médecin qui connait la maladie et le remède… et le remède n’est-il pas de réduire la taille de l’état ? Oui ou non ?

Pourquoi t’occuper alors de la liberté économique alors que vous discourez tout le temps de la taille de l’état ? Vous êtes tellement confus que vous mélangez le tout alors que le Danemark arrive 9ème dans le premier et 131ème dans l’autre.

Je ne sais pas si c’est du « cherry picking » comme tu dis, mais chose certaine j’ai mis le doigt sur une de tes très nombreuses contradictions et le seule chose que tu trouves à dire c’est » je n’ai jamais dit que les indices partielle ne sont pas valable ». Si l’indice » government size » du Fraser Institute est valable, alors ton discours sur le modèle libertarien suédois (qui arrive 139ème sur 141) est une connerie. Il est donc prouvé que tu racontes des conneries. CQFD.

@Aux libertariens

Vous avez une vision absolutiste de théories économiques qui n’ont de scientifique que le nom.

La parfaite concurrence, tout comme la parfaite connaissance individuelle à savoir l’endroit spécifique où un individu 9ou une entreprise) peut maximiser ses gains et sa personne n’existe pas. C’est une théorie qui nie tous les autres aspects de l’humanité et qui fonctionne uniquement dans une conception économique totalitariste de l’individu.

Cela exige, de plus, une mobilité parfaite et instantanée des ressources humaines, tout en anticipant la connaissance absolue du marché de chacun des individus. Cela suppose, pour en ajouter, que les entreprises peuvent naître et mourir à volonté, sans impact et sans délai selon les besoins changeants de l’homo economicus.

De plus, les théories libertariennes supposent que chaque dépense peut se justifier individuellement; si on veut que le modèle fonctionne cela suppose que la justice, la police, la défense personnelle, la culture sont du domaine personnel.

Autrement dit, c’est la loi de la jungle transposée dans l’économie.

Les tenants de cette théorie qui ont une valeur académique tentent de résoudre ces aberrations en soulignant que les individus s’allient pour se répartir la charge d’une protection, d’une école, d’un hôpital… etc.

Cela suppose une parfaite connaissance de sa communauté, en plus d’être paradoxalement à l’encontre de l’idée de liberté individuelle telle que démontrée par les libertariens.

En plus, cette association nécessaire dans ce modèle économique se rapproche curieusement de ce que nous connaissons de l’État.

Bref, vous me faites penser à ces hippies qui prônaient la vie en communauté où un type ferait la police, un autre le chef, un autre le médecin… bref, une ville et un gouvernement.

Comme a déjà dit Parizeau (qui n’a pas toujours raison, mais là-dessus vous pouvez lui faire confiance): «Un système où tous les contre-poids économiques surgiraient en même temps, de façon intelligente et parfaite, dans un équilibre spontané et naturel, eh bien, ce monde n’a jamais existé et n’existera probablement jamais».

L’économie n’est pas une science exacte. Les théories font leur chemin, mais dans les faits, nous vivons dans un monde qui subit énormement de variables trompeuses; en particulier, la complexité de l’être humain.

Juste une remarque : vous dites : « S’il est, comme on l’est à droite, climato-sceptique (…) ».

Faut-il en conclure que, pour vous, le climat n’est pas une science mais un positionnement politique ?

Je ne suis pas sûr d’être politisé, mais en tout cas, je suis sûr de douter souvent. Y compris de ce qu’on nous dit à propos du climat.

La science n’a rien à voir avec la volonté des peuples ou le bien ou le mal. La science est un ensemble de disciplines qui sont en bonne partie fondées sur… le doute.

Le doute est à droite ? Alors la raison l’est donc également.

Cordialement.

@ PA Cotnoir:

« C’était donc ici mon dernier mot à votre égard. » (sic)

Et voilà…tout est dit! Crois ou meurt!

Typique de la gauche caviar qui sent de plus en plus s’exercer sur elle la pression des lucides qui en ont assez de ce genre de discours moralisateur représentant de la pensée unique typiquement québécoise…

Nos socialo-gauchistes ne sont pas familiers avec une remise en question de leurs dogmes, remise qui est pourtant la qualité promordiale de la liberté d’expression en démocratie; donc, ils se rebiffent et refusent toute introspection. Comme les inquisiteurs du Moyen-Âge.

Pour ma part, je réitère que les problèmes qui assaillent notre PA Cotnoir découlent directement du fait que les politiques internationales ont depuis plus de 50 ans priorisé un transfert des pouvoirs de l’individu vers les politiciens (credo socialisant oblige…) et ces derniers ont ainsi eu accès à multe privilèges monayables qu’ils n’ont pashésité à brader pour se faire réélire et/ou pour conserver le pouvoir et ainsi créer encore plus de problèmes.

LA solution? Revenir à un État de dimension plus humaine (juste au Québec nous supportons plus de 560,000 fonctionnaitres!!!), moins obèse, moins opressif et moins tentaculaire et redonner aux citoyens la LIBERTÉ de choix de laquelle ils ont été dépossédés par le socialisme.

Faites confiance aux citoyens…sont pas tous cons vous avez!

À part les groupes organisés qui en profitent, il n’y a pas personne de sensé qui a
demandé d’engloutir des sommes astronomiques dans des programmes sociaux universels mur
à mur qui ne produisent que des files d’attente… Autrement que pour acheter des votes!

Y’a personne de sensé qui peut comprendre pourquoi aujourd’hui, l’État québécois est si
interventionniste, si subventionnaire. Autrement que pour acheter des votes… et peut-être
financer un parti politique…

Et à part ceux qui en profitent, y’a personne qui accepte que la population québécoise soit
privée d’avoir l’heure juste sur l’industrie de la construction, ou qui accepte que le Québec soit
co-géré par de puissants lobbies syndicaux ou d’affaires.

Et puis… y’a personne, y’a personne au Québec qui comprend pourquoi cela prend autant de
rapports, de forums, de consultations, de sommets pour aboutir à quoi? … Plus de rapports,
plus de consultations, plus de sommets… et plus de retards à régler les priorités des Québécois.

En éducation, après 10 ans de réformes pédagogiques, on a finalement compris qu’on y
comprendrait rien.

En santé, après des décennies d’entêtement à préserver le monopole tant en ce qui touche le
financement que la production des services de santé, on peine encore à faire comprendre que
les solutions existent, qu’elles sont chose courante ailleurs, et que ça fonctionne… sans listes d’attente!

Source: http://www.lillusiontranquille.com/PDF/RLQDiscoursIntro.pdf

@ Mediamaniaque, votre comentaire # 50.

Votre catégorisation en 2 types de syndicats est dans son ensemble correcte, et votre analyse est assez juste.

Cependant, je vous signale, comme vous avez démontré bien le savoir, que tous les dirigeants d’entreprises et de groupes d’entreprises ne prennent pas, chacun selon ses choix et pour ses propres raisons, le même type de décision dans les mêmes types de situations, dont celle qu’a dû prendre, à mon avis et à titre d’exemple, Pierre Karl Péladeau dans le cas du Journal de Montréal, dont voici ma perception : http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/le-quebecor-dans-le-rouge/5599/#comment-16267

« En santé, après des décennies d’entêtement à préserver le monopole tant en ce qui touche le
financement que la production des services de santé, on peine encore à faire comprendre que
les solutions existent, qu’elles sont chose courante ailleurs, et que ça fonctionne… sans listes d’attente! » (François premier)

Absolument faux, tout faux.

Depuis des années et surtout une décennie que l’on privatise le système de santé il est rendu à 32% de privé et il se porte beaucoup plus mal qu’avant.

Tout le reste du texte est pareil.

Les libertariens doivent mentir tous les jours pour pouvoir continuer à faire leur propagande.

Le réseau liberté les mêmes qui applaudissent les radios poubelle.

De grossiers menteurs eux aussi.

Cher david,

Je ne veux pas nécessairement tourner le fer dans la plaie mais en plus, puisqu’en vertu de l’indice de liberté économique (très crédible selon toi) le Canada est 7ème, les USA 8ème et la Suède 21ème, on devrait donc dire que le Canada est le modèle libertarien que les Suédois devraient adopter. N’est-il pas mon brave ?

Tant qu’à dire des niaiseries, aussi bien t’accompagner. Comme ça tu devrais te sentir moins seul.

Pour ce qui est de François premier, j’hésite à dire quoi que ce soit. Je ne sais pas si c’est lui ou moi, mais je sens comme un certain déphasage… ce doit être la différence de registre.

Mais François va surement nous dire ce qu’il entend par « Revenir à un État de dimension plus humaine ». J’imagine qu’il veut dire plus de LIBERTÉ… mais encore ?

mais je crois deviner ce qu’il veut François: il veut payer moins et avoir plus de services. J’ai essayé la chose avec mon garagiste qui revenait d’Argentine (les points Air-Miles via les pièces UAP) et il m’a envoyer gentiment promener. C’est d’ailleurs ce que va faire TOUS LES POLITICIENS avec François puisqu’à l’impossible nul n’est tenu. Pour obtenir un service, il faut payer. Payer à l’état ou payer plus cher au privé, voilà le choix. S’il me dit qu’il n’a pas besoin de servie, je lui répondrai qu’il doit payer quand même; c’est la décision qui a été prise et s’il veut la changer, il va falloir qu’il se batte. Quand il aura fini sa bataille et qu’il sera vieux et magané, il aura gagné et il paiera ses soins de santé de sa poche.

La taille de l’état c’est un des facteur de la liberté économique.

Tout comme la température d’un patient c’est simplement un des facteur du bilan de santé.

Ce qui m’intéresse c’est le « big picture ».

@ Mediamaniaque

« From time to time we’ve been tempted to believe that society has become too complex to be managed by self-rule, that government by an elite group is superior to government for, by, and of the people.

Well, if no one among us is capable of governing himself, then who among us has the capacity to govern someone else? »

@ Albert:

le Canada est le seul pays au monde, mis à part Cuba et la Corée-du-Nord, a posséder un système de santé 100% public et on est en mesure de constater quotidiennement que ça ne fonctionne pas du tout nonobstant les centaines de millions que nous y engloutissons. Allez voir l’organigramme du ministère de la Santé, juste pour vous informer correctement. Une horreur!!!

Ailleurs, dans le monde civilisé (même dans les pays scandinaves, nouveau fétiches de nos gauchistes!), il existe un mélange de public et de privé, ce qui a pour conséquence de pouvoir avoir accès à d’autres sources de services, de pouvoir comparer entre les divers services et ça semble fonctionner beaucoup mieux.

Qu’avez vous contre la liberté de choix???

N’êtes-vous pas tanné que l’État décide à VOTRE place tout le temps?

@ koldo:

J’en ai marre de voir l’État tentaculaire s’imiscer dans tous les aspects de MA vie et de décider à MA place de ce que je pourrais faire de MON argent.

Je veux la LIBERTÉ de choix que le monopole étatique et syndical m’ont arraché il y a 50 ans.

Je veux payer qui JE veux (liberté!!!) pour les services dispensés actuellement exclusivement par l’État québécois. Je veux que l’État revienne à sa vocation première et cesse de s’introduire partout accompagnée de ses ronds-de-cuir protégés mur-à-mur et nous IMPOSE ses choix (la SAQ en est un parfait exemple…).

Je suis un être humain qui s’assume et je n’ai aucunement besoin de politiciens à l’égo surdimentionné pour faire les choix à MA place. Je suis capable de faire beaucoup mieux qu’eux et à bien meilleur prix.

Vous avez besoin que d’autres vous maternent et vous dorlotent? Vous ne vous sentez pas suffisamment mature pour faire les bons choix? Bien à vous. Pas moi!!!

Étant du centre ou de centre-gauche, je me sens à des années-lumières de Francois1 et de David.

Cela dit, je dois leur donner raison (avec plaisir) sur la chose suivante : malgré l’importance des dépenses gouvernementales dans les pays scandinaves, ceux-ci ont su développer une offre de services qui respecte davantage la liberté de choix du citoyen. Ça s’est passé surtout dans les dix dernières années, soit par de l’impartition, soit par une offre publique plus diversifiée et aussi par l’ouverture au privé avec financement public.

Ne nous trompons pas, les États providence nordiques ne sont pas en déroute, la preuve étant le pourcentage élevé du PIB accaparé par les dépenses sociales tout en maintenant un niveau de dette publique tout à fait acceptable.

Il faut leur accorder le mérite d’être pragmatiques dans leur choix de société : quand ça va mal, on fait concensus pour couper un peu partout (différent d’ici!) et quand ça va bien on tente de revenir au programmes abandonnés avec des façons moins couteuses de les administrer.

ON pourrait s’nspirer davantage de leurs expériences concrètes en administration de la santé, de l’éducation, des services de garde, etc.

Mais, en aucun cas on ne pourrait les qualifier de LIBERTARIENS.

@ Francois1
Les pays scandinaves ne sont pas les nouveaux fétiches de nos gauchistes, ils l’ont toujours été! (en fait le fétiche c’est plutôt une représentation romancée des pays scandinaves…)

Maintenant c’est aussi le fétiche de Francois1 et David, membres à part entière de la famille Libartoy!

Va savoir !?

La meilleure droite ou la pire?
Cette droite pure et dure, libertarienne et anti-état du Québec ne croit que dans le capitalisme. Ce sont des anarcho-capitalistes. Alors que la droite «morale» américaine sait qu’une société ne peut pas tenir sans d’autres structures, les religions selon eux. La droite américaine dominante est religieuse, la droite québécoise est nihiliste.

Cher david,

» Ce qui m’intéresse c’est le “big picture”. »

Pour le « big picture » laisse tomber l’indice du Fraser parce qu’alors tu sombres dans le ridicule. Un « big picture » dans lequel le Chili arrive avant le Luxembourg, les Pays-bas et la Finlande, dans lequel la Georgie, le Botswana et l’Albanie arrivent avant la France et l’Italie, on peut dire que c,est un « big picture » dans lequel l’angle de vision te fait voir 20% de l’image. Et encore, je suis généreux.

Si tu veux le » big picture » regarde l’indice de développement humain de l’ONU
http://hdr.undp.org/en/media/thestateofhumandevelopment.pdf

ou encore l’indice de prospérité de Legatum qui vient de sortir aujourd’hui pour 2010
http://www.prosperity.com/

Mais je sais très bien que ce que tu souhaites ce n’est pas le « big picture » . Ce que tu souhaites c’est te dépêtrer des conneries que tu racontes et ne pas avoir l’air trop fou. Mission impossible.

@David et François

En tant que véhicule des thèses du très a droite d’Edward Bernays, il serait fière de vous. En fait, vous êtes à la fois le contenant, le contenu et le véhicule.

Pour ce qui est de l’état et des libertés, je citerai un autre très à droit, Karl Popper:
« La liberté, si elle est illimitée, conduit à son contraire ; car si elle n’est pas protégée et restreinte par la loi, la liberté conduit nécessairement à la tyrannie du plus fort sur le plus faible.»

Aussi l’État a le devoir de limiter la liberté de telle sorte qu’aucun individu ne doit être amené à être aliéné à un autre :
« C’est pourquoi nous exigeons que l’État limite la liberté dans une certaine mesure, de telle sorte que la liberté de chacun soit protégée par la loi. Personne ne doit être à la merci d’autres, mais tous doivent avoir le droit d’être protégé par l’État. Je crois que ces considérations, visant initialement le domaine de la force brute et de l’intimidation physique, doivent aussi être appliquées au domaine économique. […] Nous devons construire des institutions sociales, imposées par l’État, pour protéger les économiquement faibles des économiquement forts.»

Cher M. Lisée:
Je vous cite: « gardez en tête que: au cours de la décennie écoulée,

*le PIB par habitant du Québec a connu la seconde plus importante progression des pays du G7,
*la charge fiscale des familles est plus faible au Québec que dans le G7 et aux USA;*le Québec est l’endroit en Occident qui a le mieux résisté à la crise en cours,
*la dette québécoise est préoccupante mais le déficit un des plus faibles, par rapport au PIB, en Occident, et que
*le taux de pauvreté québécois est le plus faible en Amérique. »
Donc, merci à Jean Charest, et au gouvernement libéral? À moins que votre logique m’échappe…

@ Benton:

« « C’est pourquoi nous exigeons que l’État limite la liberté dans une certaine mesure, de telle sorte que la liberté de chacun soit protégée par la loi. »

D’accord avec vos propos mais je crois que la « mesure » a depuis longtemps été dépassée au Québec.

On peut à peine respirer par nous-mêmes sans demander à l’État tentaculaire qui jouit d’un monopole asphysiant dans trop de domaines où il n’a rien à foutre (assurances, vente de boissons, d’électricité, d’essence, construction d’édifices, etc…).

On supporte plus de 560,000 ronds-de-cuir protégés mur-à-mur au Québec!!! C’est des ronds-de-cuir en ta… comme dirait Moose non?

Il faut ramener l’État québécois à une dimension plus humaine et redonner la LIBERTÉ aux citoyens.

@ Jean-Pascal Souque

« *le taux de pauvreté québécois est le plus faible en Amérique.”
Donc, merci à Jean Charest, et au gouvernement libéral? À moins que votre logique m’échappe… »

Hé! John James Charest a tout fait ça en 6 ans?

C’est votre logique qui échappe M. Souque.

@Francois 1

« il y a 560 000 ronds de cuir au QUébec. »

Moi j’y vois un jugement qui s’apparente à du racisme. Précisons : il y a 70 00 fonctionnaires québécois jugés sans procès équitable comme des paresseux, je ne sais trop combien de fédéraux et un grand nombre de profs et d’infirmières. Vraiment tous des ronds de cuir?

@ Benton
Parfaitement d’accord avec votre façon de voir la liberté. On pourrait y ajouter celle d’Amartya Sen : la liberté des moyens, qui n’existerait pas sans l’État.

@ Jean:

Selon une opinion répandue, Les fonctionnaires seraient paresseux, inefficaces et incompétents. Cette croyance repose peut-être sur quelques cas réels, mais la plupart des fonctionnaires auxquels j’ai eu affaire m’ont semblé aimables, dévoués et consciencieux.

Ce n’est cependant pas parce qu’une personne trime dur qu’elle fait oeuvre utile. Le fait de travailler dans le secteur public ou dans l’entreprise privée a des conséquences importantes à ce chapitre.

Dans le secteur privé, le travail d’un individu est évalué par sa capacité à répondre de façon satisfaisante aux besoins d’autres individus. Parce que les transactions y sont volontaires, elles ne peuvent s’y concrétiser qu’à la satisfaction de TOUTES les parties en cause.

Par exemple, le fait que je débourse un dollar pour me procurer un journal implique que je m’estime plus heureux de posséder un journal que d’avoir un dollar supplémentaire dans mes poches. De son côté, la personne qui me l’a vendu préfère avoir un dollar supplémentaire dans ses poches plutôt que d’avoir un autre journal sur ses tablettes.

Par contre, le travail acharné des employés d’un constructeur d’automobiles dont les voitures ne se vendent pas est contre-productif. Dans une économie de marché, ce constructeur ferait mieux de gérer autrement son entreprise ou de fermer ses portes afin de libérer les ressources qu’il consomme au profit d’autres entreprises qui en feront un meilleur usage.

Le travail des fonctionnaires n’obéit pas à la même logique car il n’est pas évalué sur la base de transactions volontaires. En effet, peu importe la pertinence ou l’efficacité du travail des employés de l’État, leur rémunération repose sur le pouvoir de ce dernier de percevoir des impôts. Si plusieurs employés de l’État ont des tâches qui contribuent directement au bon fonctionnement de la société, on ne peut nier que d’autres font sans doute plus de tort que de bien.

Par exemple, le travail d’un employé de l’État dont le mandat revient à interdire une entente volontaire entre un propriétaire de logements et un travailleur de la construction débouche sur des coûts de rénovation et des loyers plus élevés, de même qu’un taux de chômage plus important chez les travailleurs de la construction. Un fonctionnaire dont l’action entraîne un coût du lait plus élevé qu’il ne le serait dans un marché libre nuit à l’expansion d’une fromagerie artisanale.

Un critère pertinent pour déterminer le caractère souhaitable de l’intervention d’un fonctionnaire est celui de la présence d’une victime dans une transaction privée. Par exemple, le travail d’un fonctionnaire d’une commission des valeurs mobilières qui vient en aide à une victime de fraude me semble aller de soi. Par contre, le labeur d’un employé de l’État qui restreint les transactions volontaires bénéficiant à toutes les parties en cause me semble susceptible d’être contre-productif.

Pour terminer, voici quelques statistiques. Le secteur public, toutes catégories confondues, compte pour 20% de l’emploi total au Québec, contre 16% en Ontario et en Alberta. Parmi les pays du G-7, le Québec n’est dépassé à ce chapitre que par la France où ce ratio est de 24%, tandis qu’il n’est que de 13% aux États-Unis, 14% au Royaume-Uni et 6% au Japon.

Quel beau cours « d’économie pure » et de suppositions que le gouvernement rend des services dont on n’a pas besoin. Mais c’est vrai que ça arrive… Reste à savoir dans quel pourcentage.

Les statistiques du G7 font votre affaire. Pourquoi ne pas utiliser celles du G20?
Les avez-vous mis en parallèle avec le classement des problèmes sociaux ? Non, bien sûr.

Étant économiste moi aussi et ayant oeuvré dans les programmes sociaux, ceux de répartition des revenus et les finances publiques, Voici ce à quoi j’adhère en majeure partie.

À propos de la nécessité d’intervention de l’État :

http://www.temaasyl.se/Documents/ETG/Cost%20Of%20Non%20Social%20Policy.pdf

Et du mauvais classement des du modèle États-Unien au plan social:

http://www.policyarchive.org/handle/10207/bitstreams/20509.pdf

Cela dit, j’apprécie le ton plus courtois de votre dernier commentaire, pour une fois.

Le commentaire # 2 de Mediamaniaque est juste et excellent.

Au #35 la remarque de Stéphane Thibodeau est pertinente.

Si on se réfère au mouvement du TEA Party actuel, ce qui est triste c’est que tout est focalisé sur une élimination ou une réduction des mesures sociales comme solution à l’endettement d’ailleurs très important. Toutefois,on fait fi qu’une bonne partie du marasme actuel origine de décisions passées sur le libéralisme, la délocalisation massive des emplois, l’automatisation et l’augmentation de la productivité sans redistribution des bénéfices. Les avantages financiers ont été accaparés par les propriétaires et placés dans des paradis fiscaux. On est fier d’évaluer la santé économique par le nombre de milliardaires. Attention, je ne suis pas communiste, pas du tout, mais un peu de relativité ne ferait pas de mal. Il y a une logique avec laquelle j’ai de la difficulté :

Dans les vingt dernières années on a expatrié une partie importante des emplois convenablement rémunérés.

On travaille à réduire les salaires le plus possible sauf ceux de la direction où c’est l’explosion.

Les marchés récompensent les coupures de postes, les migrations vers l’extérieur où les coûts sont bas.

Après avoir épuisé toutes les économies des gens, on a propulsé l’endettement à l’extrême. Pour poursuivre le rythme on a nourri l’illusion de richesse avec la spéculation et les manigances de la crise immobilière et, cela, toujours en accentuant cet endettement dans le but de faire tourner l’économie de marché.
Au comble de cette belle logique on a réduit les taxes et maintenus plus ou moins discrètement le recours aux paradis fiscaux.

Sur un fonds de nationalisme et de sécurité les États-Unis ont récompensé comme jamais les entreprises privées œuvrant dans ce domaine de la guerre et cela au dépens d’un endettement faramineux de toute la population. Il va de soi que la menace du terrorisme doit-être entretenue pour maintenir ce marché florissant. C’est le marché idéal ou l’entreprise privée est indirectement subventionnée par le gouvernement avec un minimum de remise en question.

Une masse importante de sans emploi et de salariés faiblement rémunérés doit rembourser ses dettes. On s’attend aussi à ce qu’elle consomme davantage pour faire tourner l’économie. Les entreprises, elles, doivent rationnaliser c’est-à-dire couper des postes, expatrier ou sous-contracter la production pour contrôler et réduire les salaires afin d’être plus rentables. Où est la logique? Je pense que c’est M. Ford qui a dit quelque chose comme : «Je paie bien mes employés afin qu’ils puissent acheter ce que je produis. » Une telle attitude laisse la place à la modération et à la liberté. Depuis longtemps cette pensée n’existe plus, on cherche plutôt à anéantir pour accaparer.

La portion de la classe moyenne qui possède encore quelques biens a peur et panique. On ne sait plus comment rétablir un bon sens. On a perdu toute confiance. Les émotions l’emportent. On analyse mal et on se réfugie derrière des valeurs à connotation sécuritaires comme la religion et la famille. Les Vautours observent et continuent allègrement leurs manipulations. Ils ont les moyens financiers pour effectuer leur propagande. Le problème n’est pas au niveau des filets de sécurité sociale raisonnables et bien administrés, mais à l’absurdité de l’exagération pour s’accaparer les biens et l’argent.

Bref, pour le Québec, je désire vraiment une meilleure gestion des fonds publics avant qu’il ne soit trop tard, afin de pouvoir maintenir une certaine base d’équité, de justice et de partage. Ex. : pourquoi rembourser les frais de la fécondité in-vitro? Ouvrir la porte à des initiatives locales sur le terrain? On a trop souvent l’attitude de régler les problèmes point par point lorsqu’ils éclatent au lieu d’essayer de prévenir et d’adopter une vision plus globale. Le choix de la localisation du CHUM, est une superbe erreur. L’espace facilite l’organisation du travail et son efficience. Encore une fois de nombreuses contraintes vont surgir ici et là pour aboutir rapidement à une incapacité de s’organiser pour travailler rapidement et efficacement. Est-ce de l’argent bien utilisé? Non, je crois. Autre point, le privé est déjà assez bien installé dans les soins de santé, mais on ferme les yeux. Les surprises sont fréquentent, on ne sait trop comment réagir et quels sont nos droits. Cela développe la crainte et l’insécurité. C’est toujours plus difficile de revenir en arrière pour éviter les abus que d’avoir une attitude proactive qui permmettrait de mieux balisé et faire cohabiter efficacement les deux approches.
Céline D.