Québec laïque : pourquoi j’ai signé

Vous trouverez ce mardi dans Le Devoir, et sur ce site, le Manifeste pour un Québec laïque et pluraliste, initié par le sociologue et père de la loi 101 Guy Rocher et par Daniel Baril, du Mouvement laïque québécois. Une centaine d’intellectuels et de citoyens s’y associent. Moi aussi.

Comme plusieurs autres, sans doute, je ne l’aurais pas signé il y a deux ans. Le fait est que les Québécois cheminent, sur les questions d’identité, de laïcité et de rapport entre la société et le fait religieux – rapport qui n’a qu’un lien incident avec l’immigration. L’échec du rapport  Bouchard-Taylor, la connaissance plus vive que nous avons des expériences étrangères de rapport au religieux, la volonté, constamment réitérée par l’opinion publique, de cadrer plus clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, le refus de laisser l’État s’adapter, de compromis en compromis, à la misogynie inhérente à plusieurs pratiques religieuses orthodoxes, tout me semble converger vers un choix réfléchi et assumé pour davantage de laïcité.

Le nouveau manifeste, qui est une réponse à celui du Québec pluraliste que j’ai commenté ici, propose de faire franchir au Québec un pas de plus dans sa marche vers la sécularisation. Il ne traite que de l’État, et n’embrasse donc pas toute la réalité sociale, mais c’est déjà un important pas.  Voici des extraits-clés :

Loin d’être une négation du pluralisme, la laïcité en est l’essentielle condition. Elle est la seule voie d’un traitement égal et juste de toutes les convictions parce qu’elle n’en favorise ni n’en accommode aucune, pas plus l’athéisme que la foi religieuse. Le pluralisme ainsi entendu n’est ni celui des minorités, ni celui de la majorité. Elle est aussi une condition essentielle à l’égalité entre hommes et femmes.

La laïcité dite «ouverte», par contre, s’avère être en pratique une négation de la laïcité de l’État puisqu’elle permet toute forme d’accommodement des institutions publiques avec une religion ou une autre. […] Les aménagements de cette laïcité «ouverte» convergent avec les objectifs des groupes religieux conservateurs qui cherchent à faire prévaloir leurs principes sur les lois en vigueur. Au mieux, c’est un mode de gestion au cas par cas de la liberté de religion dans la sphère publique.

Nous avons débattu, sur ce blogue et ailleurs, du « statut particulier » offert au fait religieux par l’aménagement actuel dit des accommodements raisonnables. Dans la fonction publique, notamment, on ne peut exprimer de façon vestimentaire son opinion politique, écologique ou syndicale —  mais son opinion religieuse, oui.

Le manifeste pour un Québec laïque insiste  pour mettre  toutes les opinions sur le même pied : à l’extérieur. C’est pourquoi il précise :

La neutralité de l’État s’exprime par la neutralité de l’image donnée par ses représentants. Ces derniers doivent donc éviter d’afficher leur appartenance religieuse, philosophique ou politique.

On remarquera qu’il n’est même pas question de «signes ostentatoires». Il est interdit, dans la fonction publique, de porter une épinglette du Parti libéral du Canada. En toute logique, et en toute équité, ce doit être aussi vrai pour la croix, le croissant et l’étoile de David.

Le crucifix du Salon bleu

Le manifeste aborde aussi le cas particulier du crucifix qui surplombe l’Assemblée nationale du Québec :

La déconfessionnalisation des institutions publiques s’est faite au nom de la liberté de conscience et du pluralisme. C’est aussi sur ces principes que reposent les actions visant à mettre un terme aux prières dans les assemblées municipales ou encore les demandes de retrait des crucifix des tribunaux, des salles municipales et de l’Assemblée nationale.

J’ai défendu le droit, pour les Québécois, de maintenir le patrimoine historique présent dans leurs habitudes et le paysage. Ce patrimoine signifie notamment que la plupart des fêtes chômées au Québec sont tirées de notre histoire chrétienne et que notre paysage est ponctué de croix et de statues chrétiennes — il y en a une sur le drapeau québécois.

Cependant je suis sensible à l’argument selon lequel, si le Québec fait, comme les signataires du manifeste le souhaitent, un pas de plus vers la laïcité de ses institutions, il devrait retirer les signes religieux existants dans les lieux de pouvoir : ceux où se réunissent les représentants du peuple ou ses administrateurs et où se prennent les décisions pour toute la société. Il me semble que cela donne une cohérence à notre action et donne un signal d’ouverture supplémentaire aux membres des autres religions et aux citoyens qui ne sont pas religieux.

Je vous laisse lire le manifeste et y réagir. Je reviendrai sur certains de ses aspects et conséquences  sous peu.

Les commentaires sont fermés.

Merci M. Lisée de m’avoir fait connaître ce manifeste. Trop timide à mon sens.

La laïcité de l’État est, à mon sens, acquise, ici et maintenant. Si on définit l’État non comme les services qu’il prodigue mais comme l’exercice du pouvoir.

Le combat pour la laïcité aujourd’hui est un combat sur le terrain du religieux alors qu’il se situait en terrain politique aux siècles des Lumières (18e), du Romantisme et des Patriotes (19e) et d’Émile Combes (20e). Le pouvoir temporel de l’Église n’est plus. Le Duplessisme non plus!

La laïcité de l’État (pas de niqab dans la fonction publique), quelle sens a-t-elle lorsque l’État privatise ses services? Si l’école publique (ou les soins de santé) sont soumis à la laïcité quand ils sont prodigués par l’État mais ne le sont plus lorsqu’ils sont prodigués par le privé tout en étant financés par l’État, où est la cohérence? La laïcité n’est donc pas tant rattaché à l’État mais à l’ESPACE PUBLIC.

On devrait s’inspirer de la Charte de la langue française (la loi 101) qui a défini l’ESPACE PUBLIC comme étant : l’Administration, l’Éducation, la Justice, le Commerce et le Travail. Voilà ce que serait le champ d’une laïcité cohérente.

Je signe le manifeste mais je le trouve timide. En tant qu’ancien fonctionnaire, je suis interpellé.

Pour moi, le passage clé est celui-ci:

» Le principe de la séparation des religions et de l’État a été érigé à la pièce par les tribunaux et rien n’empêcherait que ce principe soit un jour déconstruit à la faveur de revendications contraires ou de nouvelles interprétations juridiques. »

Et c’est pourquoi j’adhère entièrement à ce manifeste lucide et raisonnable — dans le véritable sens de ces deux qualificatifs.

J’ai évidemment signé ce manifeste.

Au Québec le nombre de citoyens non-pratiquants
( croyants ou non-croyants ) ajoutés aux citoyens
agnostiques et athés forment désormais une large majorité.

Il s’agit d’une évolution que l’on retrouve dans plusieurs sociétés modernes ou une majorité d’individus sont de plus en plus éduqués.

Le contenu du « Manifeste pour un Québec laïque et pluraliste » correspond selon moi à ce que pense la
vaste majorité de la population du Québec.

Ce manifeste pose clairement les balises :

1.
La laïcité est une condition essentielle à l’égalité entre hommes et femmes.

2.
La protection législative de la laïcité est essentielle.

3.
La laïcité fait partie du paysage historique québécois et ses acquis récents caractérisent
le Québec moderne.

4.
La laïcité de l’État doit être clairement affirmée dans un texte de loi, notamment dans la Charte des droits et libertés pour lui assurer une portée quasi constitutionnelle.

Finalement, pour ce qui est du crucifix de l’Assemblée Nationale et des autres lieux public comme les salles de réunions municipales, je propose de remplacer le crucifix par :

Les armoiries du Québec avec à sa base sa devise
« Je me souviens ».

Merci aux initiateurs de ce nouveau manifeste
qui a le mérite de répondre au « Manifeste pour un Québec Pluraliste » diffusé en février dernier par les tenants du multiculturalisme canadien du
« vivre un à côté de l’autre », alors que l’interculturalisme proposé par ce nouveau manifeste propose le vrai « vivre ensemble »,
québecois, pluraliste et laïque.

Guy LeVasseur
Rimouski

La religion qui n’est rien d’autre que la politique qui encadre et contrôle l’aspect spirituel de la vie en vous proposant des réponses toutes faites à votre raison d’être allant jusqu’à vous dicter votre conduite doit absoluement être reléguée au domaine privé. Source de conflits, de guerres, de crime contre l’humanité rien jusqu’à maintenant n’a autant divisé et opposé les êtres humains. Ils faut imposer plutôt des règles et lois qui oblige a donner préséence à ce qui nous unit que ce qui nous divise. L’avenir de l’humanité et de la planète exige que chacun fassent du sien pour travailler conjointement à un projet de société global qui protège les ressources et la vie sur terre. La faim, la pauvreté, l’accès au conditions de travail décentes et à l’Éducation devraient être porteur de défit et d’investissements individuels comme collectifs suffisament important pour mettre de côtés les idéaux qui divisent et sont source de souffrances, de misères, d’abus voir de génocides sur des individus qui méritent la solidarité humaine au lieu d,être supporté par des lois et des codes d’éthiques. Fermer les yeux et igorer les souffrances qu’elles causent est les soutenir et perpétrer leur existence.
Peut^importe les races, le lieux de naissance, la langue, les conditions intellectuelles, économiques et sociales chaque individu à droit au respect, à la sécurité et l’intégrité physique et psychologique.

Une charte de laicité serait une réponse adéquate et ce manifeste doit être signé par le plus grand nombre incluant les cathos , les protestants , les juifs et les musulmants qui croient que la religion se pratique dans des lieus appropriés et a la maison . Aucun endroit public n’est approprié pour s’exposer a pratiquer sa religion et devrait être interdit . Le Québec ne doit pas se dire seulement laic mais poser les gestes qui va faire que cet état devienne réellement laic ….

« Cependant je suis sensible à l’argument selon lequel, si le Québec fait, comme les signataires du manifeste le souhaitent, un pas de plus vers la laïcité de ses institutions, il devrait retirer les signes religieux existants dans les lieux de pouvoir : ceux où se réunissent les représentants du peuple ou ses administrateurs et où se prennent les décisions pour toute la société. Il me semble que cela donne une cohérence à notre action et donne un signal d’ouverture supplémentaire aux membres des autres religions et aux citoyens qui ne sont pas religieux. »

Tout à fait d’accord.

« Loin d’être une négation du pluralisme, la laïcité en est l’essentielle condition. » Faux. Une société peut être pluraliste sans être laique.

Le côté sombre de la laicité : Pol Pot, Mao Tse Tung, Staline et Hitler. La laicité est une chapelle et, historiquement, c’est en son nom que les pire crimes contre l’humanité ont été commis. La laicité peut être une chapelle extrèmement intolérante.

En somme, l’élément clé doit être le pluralisme, avant la laicité, alors que les « intellectuels pour la laicité » (1), tels des prosélytes traumatisés par les excès d’un passé atavique, insistent d’abord sur la laicité. Et possiblement avec excès entièrement inutile.

(1) il semble qu’aucun d’entre eux n’a été formé dans un domaine extrèmement rigoureux tel les Sciences, la Médecine ou le Génie.

Je ne peux qu’être d’accord avec ce Manifeste pour un Québec laïque et pluraliste

La plupart des grandes religions voient d’un bon œil le prosélytisme, le soutiennent et l’encouragent. Or notre société moderne se caractérise entre autre par une très importante mobilité des populations qui la constituent. Les flux migratoires sont toujours plus importants d’une année à l’autre. Les grandes cités sont toujours plus cosmopolites. La diversité des langues pose des problèmes sérieux de communication. Faire le pari que l’expression religieuse de tous ces groupes hétéroclites se réclamant de religions différentes se fera sur la place publique sans accrochages, c’est faire un pari des plus risqués à cause justement d’une des caractéristiques intrinsèques à toutes ces religions : leur prosélytisme qui alimente le puissant désire des adhérents à prouver leur adhésion à leur religion par des signes ostentatoires.

Si les autorités, les leaders des grandes religions reconnaissent que le prosélytisme religieux n’a pas lieu d’être dans notre société, il leur sera aisé d’amener leurs ouailles à éviter de faire naître des tensions au sein de la société où ils vivent. Ils ne pourront pas être en désaccord avec des règles proscrivant, pour tous, la présence de symboles religieux sur la place publique.

Il me semble donc logique de réclamer que la société civile soit simplement laïque. La vie religieuse, avec toutes ses manifestations devrait rester dans le domaine privé.

Bonjour M.Lisée

Je pense partager comme vous un cheminement vers un Québec laïque et pluraliste, mais je demeure encore prudent. Ce qui me rend encore un peu craintif c’est que les Québécois n’ont pas encore identifiés clairement et légalement ce qu’ils entendaient garder de leur patrimoine religieux. Cet exercice sera pourtant à faire puisque j’ai vu, lu et entendu les pires âneries de la part des certains radicaux. Notre culture mérite certainement une protection vis-à-vis des interprétations bêtes, méchantes et étroitement idéologiques. Il y actuellement au Québec une abyssale méconnaissance, pour ne pas dire d’ignorance, du phénomène relieux et de son héritage. Souvent les commentaires et les analyses sont teintés d’un primaire anti-cléricalisme et d’un immense mépris pour ceux qui ont donné leurs vies à nous enseigner, à nous soigner, à construire le décor de nos villes et villages. Si le débat sur une société laïque et pluraliste permet aux Québécois de se regarder un peu et de comprendre qu’ils ne sont pas le fruit d’une génération spontanée, on aura fait un pas dans la bonne direction en évitant le tabula rasa…

Dans ce domaine des interdits ou de ce qui est permis il faut éviter de donner le pouvoir non seulement à une seule croyance religieuse mais aussi aux athés , aux féministes, aux matérialistes et aux évolututionnistes égalitaristes .
Ne pas permettre à tous est comme obliger tous .
1) L’égalité homme femme , oui mais jamais sans la complémentarité dans le respect de la féminité et de la masculinité . Dans l’ égalitarisme sans accomodements pour les femmes , celle-ci seraient toujours perdantes comme exemple aux olympiques et dans d’autres cas ce seraient les hommes les perdants
2) Ne pas afficher ses croyances politiques culturelles et politiques pour les fonctionnaires et dans les lieux gouvernementaux ça va mais pas pour les clients . Car le droit d’afficher ses croyances est sacré même s’il ne doit pas être un devoir ou une obligation.
3) Laîcité des institutions publiques ne doit pas devenir une obligation d’athéisme .
4) Les fédéralistes refuseront toujours de respecter nos lois comme la loi référendaire, la loi 101 etc…donc seule l’indépendance du Québec pourra obliger tous les citoyens du Québec de respecter nos lois . À moins de vivre éternellement sur le NONO-BSTANT
5) Le gouvernement du Québec doit cesser de payer pour les institutions religieuses (autres que pour le patrimoine religieux ), et aussi pour les garderies écoles les Cégeps et Universités autres que françaises et pour toutes autres institutions qui ne respectent notre langue Nationale comme certains hôpitaux . Il ne s’agit pas d’empècher mais il s’agit de ne pas les financer .
6) Le Québec doit éviter le totalitarisme de l’Arabie Saoudite et le laxisme anarchique sectaire des ghettos du multiethnisme des USA -CANADA
Donc
=Laicité dans le respect de la pluralité
= Égalité mais dans le respect de la complémentarité
= Neutralité institutionelle des fonctionnaires mais liberté aux clients de s’afficher sans se voiler
= Liberté des citoyens de s’afficher à volonté mais neutralité des affichages intitutionnelles

PAS FACILE de se distinguer lorsqu’il y a uniformité.? Abolition des uniformes ?

J’ai lu le manifeste et il est probablement effectivement une solution aux psycodrames que déclenchent presque hebdomadairement maintenant toutes ces crises d’accomodements raisonnables.
L’adopter enverrait une message clair à tous ,ici au Québec dans la sphère publique, c’est la laicité qui prime.
Si vous désirez y immigrer ,c’est l’entente sociale à laquelle vous devrez vous conformer.
Parallèlement tout signe religieux prières et crucifix devraient aussi disparaitre des « lieux de pouvoir » comme vous les appelez pour être conséquent.

J’étais un de ceux qui croyaient à une laicité « soft » si on peut dire et à des accomodements de bonne foi, à la pièce, qui respectaient la culture, la religion et les habitudes vestimentaires des gens qui choisissent de venir ici vivre avec nous et bâtir notre pays, de sorte qu’ils puissent même comme employés de l’état exprimer « raisonnablement » leurs différences .

Force est de constater que ça ne marche pas pour toutes sortes de raison et que l’adoption des principes de ce manifeste rendrait les choses claires pour tous.

Si une telle politique, loi ou charte de la laïcité est décrétée, il faudra faire bien attention à départager ce qui relève de la tradition et de l’héritage historique et ce qui constitue réellement l’expression d’une croyance religieuse. Cela ne va pas de soi considérant que la population est divisée sur cette question.

En effet, pour beaucoup de Québécois francophones, la religion catholique a laissé un héritage symbolique et culturel. Pour plusieurs autres Québécois, elle est aussi une religion dans laquelle ils se reconnaissent toujours. Pour d’autres encore, elle est un symbole d’oppression, d’impérialisme et d’abus de toute sorte.

S’il s’agit d’interdire aux individus de porter quelque signe distinctif que ce soit en public, c’est une contrainte qui est probablement plus facile à appliquer et encore… Mais pour les symboles plus grands et ostentatoires, qu’en est-il? Comment pouvons-nous trancher sur ce qui mérite d’être conservé ou détruit ? Vous faites référence au drapeau québécois… doit-on conserver la croix ou non?

Quels sont les critères qui aideront à déterminer ce qui relève de l’héritage culturel et historique?

La cohérence devra également conduire à supprimer l’allusion à la foi catholique dans l’hymne national « O Canada » :
…Ton histoire est une épopée, il sait porter la CROIX…
que tous les nouveaux citoyens canadiens chantent au moins une fois dans leur vie lors de leur assermentation, fussent-ils musulmans, boudhistes ou hindouistes.

Monsieur Lisée,

Ce manifeste pour un Québec laïque et pluraliste est l’expression d’un idéal, d’un beau rêve. En effet, pensez seulement au caractère religieux de l’Hôpital général juif. Évidemment, vous pourriez facilement y ajouter une longue liste. Cependant, votre rêve se réalisera probablement au cours du prochain siècle, si Dieu le veut. Il y a de l’espoir.

Voulez savoir ce que j’en pense.
Ça du bon sens, mais on oublie l’aspect monaitaire et autres facettes plus subtilles mais aussi nuisible, si je peux me permettre, de la problématique. Les déductions d’impots et toutes la gamme des avantages fiscal relié aux dons de charités et autres passes droits tel que les logos et le système de percetion de droit $$ des marques kochères et etc. Une forme de protection commercial plus que questionnable imposé a tout citoyens et commercants. Si tu ne paye pas, tu ne pourra pas faire affaire avec nous, point final! Ce qui est rien de moin qu’une forme de rançon.
Merci.

Je pense que ce manifeste est en soi un accommodement « raisonnable ». Enfin, je sens un vent de rationalité souffler sur le Québec.

Quand j’étais petit et que nous nous chicanions pour un jouet, ma mère disait « Ok, je le garde, personne ne l’aura ! » Eh bien, c’est ce qu’il faut faire. « Vous n’êtes pas capable de vous entendre ! Alors tout le monde dans sa chambre et en silence ! »

Ça n’empêche pas personne de pratiquer sa religion. Tout ce qu’on souhaite c’est d’abolir le prosélytisme et la provocation. Si on sait que notre voisin est un fédéraliste fini, il est préférable de ne pas hisser un grand fleurdelisé sur son terrain.

Pour vivre ensemble, soyons discret.

Quand on commence à retirer des symboles religieux à valeur historique et patrimonial où s’arrètons? À la croix sur le Mont-Royal? Au croisé de chemin en campagne? Doit-on aussi détruire l’Oratoire Saint-Joseph, effacer le Saint des rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent?

Non, il ne faut pas toucher au patrimoine. Si on commence à faire une exception, on aura ouvert une brèche dans le barrage. Le but de la laïcité est de mettre fin au particularisme et d’entrer dans l’universalisme de la loi et du droit.

Je veux qu’on se rappel que s’est en mélangeant politique et religion que nous avons obtenu le gouvernement le plus corrompu de notre histoire après celui de Jean Charest.

Texte utile, dans le présent contexte :

« Israël, état juif et démocratique », du professeur Jullien Bauer.
http://archives.vigile.net/ds-actu/docs3a/03-8-4-1.html

Un extrait :

« Au nom d’une conception éthérée de la laïcité, Louis Gill propose ni plus ni moins que de restreindre les droits des minorités en Israël.
(…)
Imaginez que Côte Saint-Luc décide d’ouvrir ses bureaux le jour de Noël et de les fermer à Kippour (NDLR : en Israël, les municipalités musulmanes ou chrétiennes peuvent faire du vendredi ou du dimanche le jour chômé, au lieu du samedi), certains parleraient d’atteinte inadmissible à la laïcité, laïcité qui, en fait, permet à la majorité chrétienne d’imposer son calendrier aux minorités religieuses. On devrait se souvenir qu’à la très laïque Université du Québec à Montréal, Vendredi et Lundi de Pâques sont fériés. »

Soyons francs, ce n’est pas les épinglettes ou les petites croix qui nous dérangent, ce sont les voiles de plus en plus voyants et de plus en plus dérangeants. Dérangeants, ils le sont certainement sur la tête des petites filles qui jouent au ballon dans les rues du quartier St-Michel.

Dérangeant aussi et presque criminel celui d’une inhalothérapeute rencontrée cette semaine aux « soins intensifs » de l’Hôtel-Dieu de Montréal. La personne que je visitais sortait d’une longue (10 heures) opération à cœur ouvert. Elle est âgée de 82 ans, n’habite pas Montréal et, comme la plupart des québécois de cet âge, elle est catholique.

Quelle surprise dans les vapeurs du réveil postopératoire de se voir ausculter par une femme voilée. Tous ceux qui ont vécu un réveil après une anesthésie comprendront ce que je veux dire.

Un tel costume n’a pas sa place dans un hôpital, encore moins dans un département de soins intensifs où les gens sont en danger de mort.

Pierre Cloutier
Longueuil

«La neutralité de l’État s’exprime par la neutralité de l’image donnée par ses représentants. Ces derniers doivent donc éviter d’afficher leur appartenance religieuse, philosophique ou politique»

C’est pas demain la veille si on se fie au jugement qui vient de sortir des grands prêtres des droits individuels
Ils ont envoyé paître le p’tit Québécois qui ne voulait pas être servi par une femme voilée. «Préjugés » a dit la Commission

Je suis tout a fait en désaccord avec Mr. Lisée, les immigrants doivent accepter la culture du pays, s’y adapter, et si il ne sont pas content, et bien bonne journée.

Dite moi, pourquoi devrons nous retirer nos crucifix et renier notre héritage et notre passé, juste pour le simple fait de faire plaisir aux émigrées ?

Surtout, le fait que si je me pointe avec ma croix ou mon étoile de David sur le coup, on peut me mettre en prison dans la plus part des pays du moyen orient !!

Eux peuvent faire ceci et pas nous ? Eux ils ont su mettre les points sur les i, et on dit bien claire a voix haute: Ici, on run la game a notre façon, and get used to it.

Un Québec laïc, tout en préservant notre héritage & Culture, c’est a ceci que les immigrants doivent accepter avant d’atterrir chez nous.

Je suis d’origine du moyen orient, sa fait 20 ans que je suis au Québec, et j’espère qu’on va arrêter ces fanatiques de la religion au plus vite! Merci.

Les symboles chrétiens comme la croix, ce n’est pas de l’histoire ancienne, comme faisant partie du paysage, mais un rappel que nous devons mettre notre confiance en Dieu. Par ces signes religieux, on demande à Dieu de nous éclairer dans nos décisions.

Retirer ces symboles et même les interdire, c’est faire fausse route selon moi. On a plus besoin que jamais d’être guidé comme société. J’entend déjà ceux qui chialent depuis longtemps contre l’église. Faut passer à autre chose. De plus, le message de Jésus est beaucoup plus grand que l’église.

Enfin, moi j’espère qu’on aura une société québécoise forte et fière, et cela passe selon moi par mettre notre confiance dans le Seigneur. C’est ce qui a défini, en plus de notre langue, notre identité québécoise.

En tout cas, vous êtes en bonne compagnie. Le conseiller municipal d’Hérouxville l’a signé. C’est sans doute le « pluralisme » prôné par le texte qui l’y a poussé.

+1 sur tout sauf:

« Parallèlement tout signe religieux prières et crucifix devraient aussi disparaître des “lieux de pouvoir” comme vous les appelez pour être conséquent. »

No way.
Aucun rapport avec mes croyances religieuses (nil).
Culture. C’est culturel.

Noël, dimanche, croix de St-George, St-Patrick, Kilt, Vive la Canadienne, St-Jean, tous les noms de villages, la bénédiction du repas (si c’est une tradition, pas si on fait ça depuis 3 semaines), les jours fériés, les crucifix là où… etc.

Laïque (mettons) ne veut pas dire que l’on doive apprendre l’histoire d’autres religions au même niveau que celle de nos ancêtres (même si on n’y croit plus), pas plus que l’on ne doive apprendre l’histoire de la Chine au même niveau que celle de notre civilisation -en nombre total d’heures étudiée.

Laïque (typo) veut dire que ceux qui ne croient pas en des chimères n’en soient pas punis.

Mettons, historiquement:
« Car ton bras sait porter l’épée,
Il sait porter la croix!
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.
Et ta valeur, de foi trempée… »

C’est ça qui est ça.
Et cela ne doit pas changer.

Sinon, à quoi bon.

p.s. Ça n’a rien à voir avec la foi.
Tout avoir avec la cohésion sociale.

Michael Laughrea :
mars 16, 2010 à 7:44
« Le côté sombre de la laicité : Pol Pot, Mao Tse Tung, Staline et Hitler. La laïcité est une chapelle et, historiquement, c’est en son nom que les pire crimes contre l’humanité ont été commis. »

Faux. Bel épouvantail (strawman) comme affirmation! Vous dites n’importe quoi! Ce n’est pas l’idée de laïcité qui a produit des mondes totalitaires, mais le dogmatisme idéologique qui prônait le remodelage du genre humain: le paysan idéal pour Pol Pot et Mao, l’ouvrier modèle pour Staline et la pureté de la race pour Hitler.

Si l’absence d’un dieu semble marquer ces mondes totalitaires, ce n’était surtout pas le cas pour le nazisme. Faites une petite recherche sur la religion et le nazisme et vous constatez que le nazisme est tout sauf laïque.

De plus le fonctionnement du régime stalinien s’apparente beaucoup plus à un système religieux que laïque. Le texte suivant est assez édifiant:

http://www.monde-diplomatique.fr/livre/sieclesovietique/extrait

Bref, on peut se poser la question: est-ce que, contrairement à l’affirmation de Michael Laughrea, les régimes totalitaires s’apparentent plus à des mouvements religieux qu’à un mouvement laïque?

Christian

Je suis pour ce manifeste et j’invite le gouvernement a légiférer en ce sens le plus rapidement possible avant que la violance s’installe au Québec.

Tout ce débât sur la laïcité et au droit à la religion commence royalement à m’asticoter. Je suis un québécois de souche comme nous l’avons déjas entendu et j’en suis fier. Pourquoi devrais-je modifier ma façon de vivre lorsque je suis chez moi dans notre belle Province? Pour faire plaisir à des minoritées? Pour faire semblant que j’accepte les acommodements raisonnables? Si je vais dans un autre pays, comme je fais à chaque année, je fais l’effort d’essayer de comprendre et de respecter leur mode de vie. Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi au Québec, nous devons toujours plier aux demandent de ceux qui arrivent.
Dommage que WallMart ne vend pas de colonne vertébralle, car j’aurais de nombreuses références la leur proposés. Que notre Gouvernement s’impose pour une fois, et qu’il bâtisse une Charte des Droits qui conviennent à renforcer les droits des Québécois et non ceux d’autruie. Après tout nous sommes ici chez nous!

Dr Laughrea,

Il est incorrect, tendencieux et même démagogique de comparer les régimes politiques mis en place par Pol Pot, Mao Tsé Tung, Staline et Hitler à celui du gouvernement du Québec.

Les leurs étaient fasciste et/ou totalitaire. C’est dire qu’ils réprimaient toute discussion et expression religieuses, politiques, ou autres qui auraient eu cours sans leur contôle et à leur désavantage.

La laïcité proposée par le manifeste Rocher est tout le contraire. Il encourage sur la place publique, cette espèce d’agora en soit non-partisane, le pluralisme des discusions sur la foi – ou autre sujet – et la manifestation de leurs attributs.

Le message que transmet la laïcité de l’appareil étatique – et donc de ses électeurs – est que ses derniers ont la maturité et la confiance de faire valoir entre eux leurs différents points de vue – spirituels ou autres.

En guise d’exemple, il y a une semaine, avant la publication du manifeste, j’ai eu une discusssion toute spontanée avec un quidam asis devant les locaux de la Scientologie (dont les agissements, à mon avis, sont répréhensibles).

Cela a alimenté la discussion sur la foi, la religion, l’incessante question et quête du sens. Nous concluions avoir toujours les mêmes questions mais diverses explications. Cela est un exemple de l’agora laïc en marche pour des relations pluralistes.

Cette discussion ayant lieu, vous conviendrez, Dr Laughrea, nous met à des années-lumière des régimes des 4 bouchers du 20ième siécle.
Tourane

pourquoi pas aussi changer presque tous les noms des villes du Quebec ayant les mots St, Ste
et tant qu’a faire changer le nom des rues,des montagnes, des rivieres et fleuve…..

Le ridicule ne tue pas

Je suis totalement en accord avec ce manifeste initié par des Intelectuels masculins qui sauront sans aucun doute mieux se faire comprendre qu’Hérouxville avec son Code de vie.
Je souhaite que celui-ci ait autant d’appuis que cette petite municipalité qui va finir par avoir raison!!! Si vous avez lu le livre de M.Bernard Thompson « Le syndrome Hérouxville ou les accommodements raisonnables vous pourrez constater qu’en plus de promouvoir la laïcité;on affirme notre identité!!!
Christiane Fortin
La Tuque

Commentaire sur les avis cas par cas de la CDPJ:

Cet avis, qui concerne trois cas, consacre à nouveau le cas par cas. Pour l’administration publique, ces situations de demandes d’accommodement sont intenables. Le ministère ou l’organisme va t-il attendre 5 mois un avis de la CCDJ à chaque demande d’accommodement qui comporte des conditions différentes?

C’est aussi intenable pour les citoyens: vont-ils s’adresser à l’ÉTat avec les avis de la commission en mains? Vont-ils être obligés d’argumenter à chaque fois?

Tous ces cas concernent la liberté de religion, concept très élargi par la Cour suprême en regard du multiculturalisme qui réfère au cas par cas.

La seiule solution est de consacrer le principe de la laïcité de l’état et de l’égalité femmes-hommes.

J’invite tous à signer la Déclaration «Pour un Québec laïque et pluraliste» sur le site Quebeclaique.org.

Pourquoi tout simplifier quand il est si simple de tout compliquer?

Voici un extrait de l’avis de la CCPJ:

« Finalement, la prise de photographie ne doit pas obligatoirement être exécutée
par un employé de la RAMQ, la cliente pouvant produire une photo récente qui
devra être authentifiée par un préposé d’un centre local de services
communautaires (CLSC), de la RAMQ ou de la Société de l’assurance
automobile du Québec (SAAQ). Toutefois, la question de l’authentification se
posera de la même façon pour les CLSC et la SAAQ. »

Situation intenable pour l’État et ses employés.
Ceux-ci doivent afficher la neuralité la plus entière comme leur impose leur devoir de réserve politique, Il devrait en être de même pour la réserve religieuse.

Quelqu’un pourrait-il m’expliquer depuis quand, pourquoi et comment en sommes-nous venus à accepter la laicité comme une partie fondamentale de notre société?

La séparation entre « l’Église » et l’État est l’expression moderne d’une gouvernance pour tous et par tous, sans distinction de croyances et de religions. C’est aussi un fondement essentiel de la démocratie, en particulier en ce qui concerne les religions. En effet ces dernières prétendent avoir la vérité émanant d’un Être suprême appelé Dieu ou autre et cette vérité n’est pas discutable et a souvent mené aux pires excès du « crois ou meurs ».

Ce dont on parle ici, c’est la laïcité de l’État qui transcende la liberté de religion mais qui la respecte, en autant que cette liberté s’exerce en privé (le privé incluant l’espace public qui demeure quand même du domaine privé). Ceux qui s’acharnent contre la laïcité y voient des abus comme par exemple le fait d’interdire de porter des signes religieux en public. C’est un mensonge car il n’est pas question de ça; on parle de la représentation de l’État (des fonctionnaires, professeurs et autres représentants de nous tous, de l’État) dans sa relation avec les citoyens, pas d’empêcher les citoyens qui ont affaire au gouvernement de s’habiller comme ils le veulent!

Il ne s’agit pas non plus d’évacuer l’histoire religieuse du pays – c’est une réalité qui mérite d’être connue et respectée. Mais il s’agit d’avoir une identité comme État qui soit neutre et représentative non pas de la majorité des citoyens mais de tous et, dans ce sens, seule la laïcité peut répondre à cette exigence.

Donc, oui, ce manifeste constitue un net progrès vers une vraie société démocratique et inclusive qui ne prend partie pour aucune spiritualité ni aucune religion et dont le gouvernement reflète cette réalité.

Je suis totalement en accord aussi avec le manisfeste. Il est grandement temps que le Québec mette cela dans une loi. Hérouxville a eu définitivement raison de partir ce bal. Il ne faut plus traiter ces cas d’accommodement raisonnable au cas par cas. Il faut protéger les citoyens du Québec de tous ces intégristes et fondamentalistes religieux qui cherchent à nous ramener dans la grande noirceur et une Loi qui dit que le Québec est un état laïque est nécessaire et ce le plus tôt possible.

Est-ce qu’il faut attendre avant de faire une loi sur la laïcité du Québec que se passe des évènements comme en Europe (France et Angleterre) où les fanatiques religieux demandent de fermer des rues afin qu’ils puissent faire leur prière en plein coeur de jour. Je crois que non et c’est pour cela que j’ai signé le Manifeste car dans quelques années il sera peut-être trop tard vu leur nombre croissant au pays.

Christian (no 26)

Exact! Après la révolution russe, les communistes ont chassé la religion orthodoxe pour mieux imposer la leur. Staline a renforci l’aspect religieux du communisme en mettant de l’avant le rôle des symboles (voir la momification de Lénine, Père fondateur). Sans compter le fameux : Staline, petit Père des peuples.

Pcq je hais toutes les formes d’intégrisme… syndical, religieux, politique, etc… Et pcq je crois, profondément, que c’est l’Homme qui a créé Dieu, et non l’inverse.

Je suis d’accord avec ce manifeste. Mais. Je crois qu’il n’est VRAIMENT pas nécessaire d’enlever la croix qui est dans le salon bleu de notre Assemblée nationale.

Cette croix, est une trace de notre histoire. Elle n’a pas de signification au-delà du rappel qu’un de nos premiers ministres l’avait mise là, pour justement montrer son attachement au clergé.

Ma crainte, c’est qu’en enlevant cette croix, on ouvre la porte à ceux qui diront que la croix du mont-royal est de trop. Que les noms de saints et de saintes de nos rues et villages sont blessant.

Il faut faire attention avec ce désir de faire tabula rasa comme l’on fait nos aînés.

Franco (#33) demande: « depuis quand, pourquoi et comment en sommes-nous venus à accepter la laicité comme une partie fondamentale de notre société? ».

Laissons parler le manifeste lui-même, et je cite :

« Au Québec, la défense des idéaux laïques ne date pas d’aujourd’hui. En témoigne l’œuvre de Fleury Mesplet pour la diffusion des Lumières au Canada à la fin du 18e siècle. L’idée de la séparation de l’État et des Églises figurait également dans la Déclaration d’indépendance de 1838 proclamée par les Patriotes. Le principe a par la suite été défendu par l’Institut canadien avec les Papineau, Dessaulles, Doutre et Buies. Plus tard, le premier ministre Adélard Godbout, soutenu par son ministre T.D. Bouchard, tiendra tête à l’Église catholique en accordant le droit de vote aux femmes et en adoptant une loi sur l’instruction obligatoire.

L’affranchissement du joug religieux se retrouve ensuite au cœur du manifeste Refus global qui préfigure la Révolution tranquille. Dans les années 60, c’est le Mouvement laïque de langue française qui portera la cause en réclamant l’école publique laïque. En 1975, le Québec adopte la Charte des droits et libertés qui reconnaît la liberté de conscience et l’égalité des religions, deux notions essentiellement laïques. Et récemment, la déconfessionnalisation des structures scolaires a été complétée. »

Le manifeste remet parfaitement les choses dans leur contexte. La lutte pour la laïcité au Québec est combat de plus de deux siècles. J’en félicite les auteurs et je l’ai appuyé en le signant, comme des centaines d’autres Québécois et Québécoises.

En route vers la démocratie avec le manifeste, enfin! Non aux religions manifestées. Depuis la nuit des temps les religions on pris Dieu en otage pour faire leur guerre meurtrière. Les croisades ont pillé les droits les plus élémentaires de l’humanité au nom de Dieu. Apprenons des erreurs passées!

Lorsqu’on discute de laïcité, il faut éviter de confondre les institutions des personnes qui on font partie. De rendre la place publique libre de signes religieux est un objectif souhaitable, tant qu’il se limite aux principes régissant l’institution. Un crucifix au mur, un signe que l’institution est religieusement biaisée, est inacceptable.

On ne peut toutefois appliquer le même raisonnement aux employés qui eux sont protégés par la charte de droits de la personne. Un crucifix dans le cou, un voile sur la tête ou une barbe au menton sont autant de signes qui sont protégés en vertu de la liberté de religion.

Plus de réflexions à ce sujet sur le Rev. Tranquille, au http://torrieu.wordpress.com/2010/03/02/les-autres-accommodements/, au http://torrieu.wordpress.com/2010/02/28/confondre-individus-et-institutions/ et au http://torrieu.wordpress.com/2010/03/16/liberte-de-conscience/

Je suis entièrement d’accord avec vous Monsieur Lisée, ce manifeste est un pas dans la bonne direction. Je viens de lire les commentaires de vos lecteurs et je constate que ceux qui sont en désaccord avec le texte de M. Baril semblent faire une association entre laïcité, athéisme et totalitarisme et pourtant cette association me paraît très hasardeuse. L’ancienne Union Soviétique était, laïque, la Chine communiste l’a été est l’est encore, mais que dire de l’Iran, de l’Espagne franquiste, du Chili de Pinochet, de l’ancienne Europe sur laquelle l’Inquisition catholique ? Ces contrés étaient-ils sous dictature laïque ou athée* ? Absolument pas. L’esprit totalitaire est beaucoup plus rattaché à l’esprit religieux ou athée qu’à une pensée laïque.

Sans être sociologue, je suggèrerais que le sentiment de détenir « la vérité » est partagé par plusieurs esprits religieux ou athées, mais la laïcité tente justement de prendre de la distance avec ce sentiment qui permet à ceux qui en sont imbus de se donner tous les droits qu’ils refusent aux autres qui ne partagent pas la même foi. Une personne laïque peut être en même temps catholique, ou musulmane, mais restant consciente du caractère hypothétique de la « foi », elle se refuse à imposer ses croyances aux autres, tout comme elle refuse que des religieux s’approprient « LA VÉRITÉ ».

Oui, je suis d’accord, le christianisme a joué un rôle majeur dans notre histoire et je ne pourrais jamais suggérer de démolir toutes les églises sous prétexte de laïcité, mais je saisis mal la logique qui permettrait d’accorder ici un privilège aux catholiques et aux protestants en me basant sur l’histoire. En effet, l’histoire c’est le passé et cette histoire contient aussi beaucoup d’histoires d’horreur attribuables aux totalitarismes religieux et athées, orientons-nous donc plutôt vers le futur et osons croire que les êtres humains pourront apprendre à vivre ensemble, peu importe leurs croyances religieuses.

* l’athéisme n’est en fait qu’une religion qui nie l’existence d’un Dieu, mais tâchons de nous souvenir que personne n’a prouvé l’existence, ou l’inexistence, de Dieu alors, pourquoi ne pas se garder quelques petites réserves à ce sujet et laissons tomber les affirmations trop péremptoires !

À la défense d’Hérouxville:
Sans ironie ni malveillance, j’aimerais que cette jeune dame d’Égypte me dise comment sincèrement elle pense que je serais reçue si je me baladais dans les rues du Caire en robe de soleil.
Quant à moi, pour avoir visité l’Égypte et en
connaître la mentalité, je suis persuadée que l’on me cracherait dessus.
Quant à la grande tolérance de L’Islam,les Coptes du Caire mitraillés à la sortie de la messe de Noël, les Chrétiens chaldéens d’Irak que l’on assassine, les Libanais chrétiens qui fuient leur pays pourraient en témoigner. L’extrémisme religieux musulman existe, il est virulent. Il a ses tentacules jusque chez nous,il tente de contrôler même les musulmans d’ici lesquels justement sont venus au Québec pour y échapper. C’est ce qu’ils nous disent, souvent à voix basse, par peur de représailles.Pour aider nos frères musulmans québécois , il faut résister aux provocations. Il y a une tolérance qui s’appuie uniquement sur l’ignorance et la naïveté.Ouvrons les yeux, regardons ce qui se passe véritablement dans les pays musulmans actuels:la montée de l’extrémisme religieux, partout. Résister, faire du Québec un état laïque, c’est créer une terre d’asile pour nos frères musulmans et assurer leur liberté.
C’est par snobisme et ignorance qu’on s’est moqué effrontément des citoyens d’Hérouville en les traitant d’imbéciles et d’attardés.
Ils avaient flairé ce qui échappe à nos intellectuels prétentieux et froussards, à nos »politiquement corrects »: le danger du totalitarisme qui s’insinue peu à peu en mettant
à profit tous les moyens possibles.
Le vêtement peut devenir une arme d’agression. C’est ce que nous vivons présentement

Je voudrais répondre à Franco (message #33).

Dans l’évolution de l’homme, tout ceux qui sont sortis du lot avec des visions claires, l’ont été de par le fait que leurs cerveau refusait l’asservissement, refusait de se soumettre profondément en eux à une certaine idéologie ou imagination d’une entité inexistentielle pour tenter de la faire exister aussi subtilement que possible. Ils ont tenté de refuser d’obéir à cette manœuvre malhonnête, manœuvre allant même jusqu’à entretenir l’aveuglément la plus rigide qui en a résulté les abominations que l’homme possède à son palmarès à différentes sphères de nos société.

Il y a eu dans notre jeune histoire du Québec des gens avec des visons claires et qui ont dénoncé ces asservissements de différentes idéologies politiques et religieux. Guy Rocher et Daniel Baril on raison de dire que la laïcité n’est pas née dans les dernières années. Il y a donc eu dans notre histoire, des manœuvres religieuses, politiques et idéologiques pour éliminer ces tentatives libératrices de ce carcan zombie. On peut parler de beaucoup plus loin que 50 ans.

Cependant, dans tout ça, c’était l’homme lui-même qui dénaturait ces tentatives libératrices que je pourrais appeler de tentative légère d’accomplissement de l’esprit en l’homme qui nous amène à une profondeur incontournable, Quête du Graal (recherche bien compréhensible de savoir qui on est en Vérité, l’origine de toute cette histoire fabuleuse dans lequel nous sommes entrainés). Une impossibilité d’y arriver est nourrit conjointement d’un mental (en quête de devenir) relier à son ego fou qui mène la barque. Petite parenthèse sur le mot relier : relier à son ego fou, origine des religions (relié) fausses, synthèse courte de la débandade historique depuis quelques millénaires.

Donc, nous sommes rendus à un carrefour, genre de synthèse obligatoire des temps. Cette synthèse se doit d’être Honnête, sans contre partie. La continuité de l’humain en dépend. . M. Lisée démontre cette tendance exigeante dans son texte ci haut. Oui, le Québec semble y cheminer. À vrai dire, nous dormions volontairement sur notre petit confort de croyances incrédules des bonnes âmes charitables. Nous avons accepté de se tolérer ignorant même lorsque notre souffrance nous giflait en plein visage. La compréhension de ce carrefour incontournable ou le cheminement vers un éveil est de taille. Mais, tout est possible.

Tout ceci, pour vous dire que l’origine de tout ceci, à qui ne veut pas l’entendre, est la pression immense d’une conscience haute à notre conflit ontologique, qui doit et va se résoudre. La Vie n’a que faire pour ceux qui la piétine et que j’y ai moi-même participé. Cette immense pression de devenir Responsable en tout et partout est non contournable. Comment y aura-t-il d’évènement malheureux ? Peut-être plusieurs et plusieurs. La mondialisation nous y conduit.

Historiquement jusqu’à ce jour, notre ignorance volontaire a nourri notre souffrance identitaire non seulement Québécois, mais de tout peuple. Se serait-on trompé d’identité à notre insu ? (construction de son moi pour ne pas dire s’être fraudé soi-même, se prostituer. Curieuse correspondance symbolique en corrélation avec les fraudes et scandales de la construction au Québec). N’ayant pas peur de la réponse : oui.
Nous en sommes rendus là. À mettre un frein à toutes idéologies totalitaires déstructurées qui asservies la vie sur notre planète de façon aberrante et horrible. La nécessité demandée est une construction totalement saine de notre psyché. L’obligation de laïcité, de sortir toute idéologie déstructurée et meurtrière (asservissement aveugle et même volontaire) infiltré dans la sphère politique, etc. sont des exigences qui sont reliés à la dénonciation ordonné par le C’EST ASSEZ. Qui pourra voir la Beauté poindre à l’horizon s’il reste à genoux ? Nous y sommes donc, au carrefour de la fin du temps symbolique (asservissement a notre ego) au temps nouveau, le noéticantrope.

Pour une interdiction des signes religieux sur la personne dans la fonction publique et parapublique, mais je demeure contre la chasse aux crucifix qui décorent nos places publiques. Ces signes ne sont pas portés par des personnes et ils font non seulement partis de notre patimoine et du fondement de notre société mais ils représentent aussi, et je pense surtout à la croix du christ, le rejet de la violence sous toute ses formes.

Beaucoup de gens ont ridiculisé Mrs. Drouin,mais c’est un homme tres sensé,et intelligent.Alors Bravo a toutes tentatives pour SEPARER la religion de l’État.En aucun temps la religion doit brimer les droits des citoyens,quand aux immigrants ils doivent avoir des droits et egalemnt des obligations envers le pays qui les accueillent,ici la liberte d’expression commence par le respesct des lois .La religion doit se pratiquer dans le privé ou dans des lieux ex.eglise, mosquée,temple etc. a cette fin,et non dans des endroits publics de l’état.

Commentaire 46
Extraits

«[…] comment sincèrement elle pense que je serais reçue si je me baladais dans les rues du Caire en robe de soleil.
Quant à moi, pour avoir visité l’Égypte et en
connaître la mentalité, je suis persuadée que l’on me cracherait dessus.»

[…]

Le vêtement peut devenir une arme d’agression. C’est ce que nous vivons présentement»

Pensif.

@ Patrice Tremblay
La grande différence entre le crucifix du salon bleu et la croix du Mont Royal, c’est que le crucifix « préside » sur nos legislateurs. Il demeure un symbole, celui de la chrétienté, qui en domine un autre, celui de la neutralité et laïcité de notre démocratie.Nos lois laïques doivent être formulées dans un endroit laïque, c’est à dire sans aucune présence d’objets représentant une religion ou une autre. La croix du Mont Royal, les églises et les noms de rue seront les vestiges du patrimoine québécois, et survivront tant et aussi longtemps que ceux qui les défendent seront assez nombreux pour le faire dans notre société démocratique.
Cette position nous permettrait de plus facilement imposer aux émigrants ( que je suis aussi ) de respecter tous les principes d’égalité des citoyens et d’exclure toute forme de religion dans le système d’éducation, publique comme privée, afin que les québécois de demain soient fidèle aux principes qu’il a été si difficile et long à mettre en place.

Une participante a écrit:

« Le vêtement peut devenir une arme d’agression. »

À trop regarder Mongrain, on finit visiblement par perdre tout contact avec la réalité.

Je suis sûr qu’il y a des endroits dans le monde où ils disent que la Bible est une arme d’agression, pour justifier des abus contre les Chrétiens. C’est un discours qui n’est pas très éloigné de ce qu’on commence à entendre ici.

Bonjour M. Lisée,

Comme une autre personne qui a réagit, je suis moi aussi contre la chasse aux crucifix qui décorent nos places publiques. ET je suis pour ce signe fondamental de notre histoire. Ce signe fait partie de notre patimoine et du fondement de notre société. Il représente le rejet de la violence sous toute ses formes tel que le Christ l’a enseigné et vécu.

Je ressens dans le débat sur la laïcité la peur de certains à reconnaître que l’on ne peut changer notre histoire qui s’est bâtie sur la foi de certains hommes et femmes qui avaient un idéal de vie. Ville-Marie (Montréal) a été construit grâce à ces personnes de convictions et de foi chrétienne. Ils avaient un rêve. Peut-on nier cela? Il n’est pas nécessaire pour tous d’adhérer à la foi de leurs ancêtres, chacun doit être libre. Mais à mon sens, il serait très dommageable d’évacuer les idéaux des fondateurs qui continuent de vivre à travers d’autres sous de multiples formes (la foi chrétienne n’étant pas la seule) mais dont l’essentiel repose sur l’idéal chrétien. C’est une question identitaire, liée à nos racines. La croix nous le rappelle.

Finalement, si on prennait le temps de demander à une vaste majorité de nouveaux arrivants (peu importe leur origines culturelles ou religieuses)ce qu’ils pensent de notre histoire liée à la foi de nos ancêtres, et vous constaterez tout le respect qu’ils en ont et l’importance à considérer la croix comme faisant partie du patrimoine à conserver. Je vous le dis c’est ÉTONNANT!

Je suis triste de la direction qu’on prend au Québec.

Cette société, comme le reste du Canada et les États-Unis, a été fondée sur des valeurs chrétiennes. Notre culture et notre façon d’interagir sont basées là-dessus. Jusqu’à maintenant, nous avons vécu dans une société généralement paisible avec le respect de la dignité de l’autre et des valeurs familiales. Est-ce que nous pouvons imaginer une société québécoise qui n’est pas basée sur des racines chrétiennes? Personne qui est vivante aujourd’hui et qui a grandit en Amérique du Nord n’a jamais connu un autre système de valeurs.

Nos ancêtres savaient quand ils sont arrivés au Québec qu’ils devaient mettre leur confiance en Dieu pour survivre dans le nouveau monde. Et ils ont bâti leurs communautés autour de belles églises bâties avec leur propres mains. Je pense à l’église à Ste-Anne-de-la-Pérade : c’est une des églises des plus majestueuses que j’ai vues. On peut juste imaginer l’amour et la grande foi des gens dans cette communauté. Aujourd’hui en regardant cette église, on peut simplement demander pourquoi et comment. Avons-nous encore cette passion? Si non, pourquoi??

Aujourd’hui, avec les innovations technologiques, nous pouvons avoir des vies beaucoup plus confortables que nos ancêtres. Souvent, quand on est confortable, il est facile de prendre les choses pour aquis. Je crois que nous commençons à oublier que Dieu nous a béni en abondance au Québec. Et nous tournons nos dos sur lui. Si on retournait dans le temps il y a 100 ans pour parler à nos ancêtres et on disait qu’un jour le Québec serait une société laïque, je crois qu’ils ne le croiraient pas et ne comprendraient pas.

Je ne vois pas pourquoi qu’on a besoin de devenir une société laïque pour être ouvert aux autres. Notre société est déjà ouverte. Les immigrants viennent ici parce qu’ils cherchent des opportunités et une nouvelles vie, et souvent ils trouvent cela. Ils bénéficient déjà de l’ouverture de notre culture. Et ils apportent beaucoup de richesse à notre société. Qu’est-ce que cela va donner de dire officiellement qu’on est laïque? Il me semble que ce n’est pas nécessaire.

Je suis certaine qu’un jour des gens avec des voix fortes vont réussir à enlever des crucifix dans des endroits publiques au Québec, et ils vont croire qu’ils sont victorieux. Mais n’oubliez pas qu’à travers l’histoire, quand la voix chrétienne a été supprimée, elle a toujours resurgit encore plus fort.

Si on veut garder un Québec avec ses fondations chrétiennes et ses valeurs, il ne faut pas restez pas silencieux.

Monsieur Caron, il ne s’agit pas d’être une société laique, mais d’avoir un état laique.

Imaginons que le premier ministre soit plus chrétien que vous ne l’êtes. Imaginons que pour affirmer sa chrétienneté, il érige un état réactionnaire de droite dans lequel certaines minorités (comme les gais) serait considérées comme nuisibles. Il agirait pour sa religion avant l’état.

Imaginons qu’un policier ultra chrétien décide d’arrêter les filles en mini-jupe vecteurs de viles tentations.

Ce même policier peut être un fanatique chez lui, personne ne peut interdire la stupidité crasse.

Mais dans son rôle de policier il ne doit pas agir comme ce qu’il est, mais comme ce qu’il représente. Et il doit avant tout représenter la loi, laquelle n’es pas religieuse.

Et pour cela il doit porter un insigne, lequel est celui du corp de police, et non de Dieu.

Voilà ce qu’est un état laique. Quant à la société elle ne l’est pas. Mais elle doit respecter la laicité de l’état.

« La neutralité de l’État s’exprime par la neutralité de l’image donnée par ses représentants. » Os villes et villages ont comme symbole puissant, au centre urbain, un clocher| Pour satisfaire la gauche extrême, devrons nous cacher ces clochers? Nos valeurs se réduisent-elles à l’égalité des sexes? Il y a pas moyens de se donner une charte de droits collectifs sans annihiler la liberté religieuse. Celle-ci est incompatible avec l’obligation de la cacher, mais elle ne peut empêcher de se donner des règles collectives comme le visage découvert, un costume commun pour certaines fonctions, etc.

Je ne peux résister à l’idée de vous dire que j’ai sursauté en lisant ce paragraphe de votre manifeste qui affirmait que “la laïcité fait partie de l’histoire du Québec”. Et cela surtout après avoir vérifié la liste des signataires dont l’un est historien de profession. Quant aux autres, la plupart ayant été membres de groupements laïcs, mais en réalité des anti-cléricaux de l’époque militante des années soixante. Personnellement, fort intéressé à lire et à comprendre ce qui se dit sur cette question, mon opinion n’est pas encore faite. Mais je crois qu’on cache dans bien des cas la réalité suivante. Notre histoire n’est pas celle de l’ouverture mais plutôt celle de la méfiance, voire de l’indifférence. C’est là la dimension continuité. Nous avons fait de la présence anglaise la source de nos malheurs dans le passé et en ce qui concerne les autres groupes ethniques nous les avons ignorés et tolérés plutôt que de les avoir accueilli. Et ce, aussi longtemps qu’ils ne nous posaient pas de “problèmes d’accomodement” de nature religieuse. Je crois que l’hostilité de l’opinion francophone en ce moment s’explique par ce complexe d’insécurité, qui est en croissance puisque plus ou moins consciemment, le peuple observe le phénomène de notre déclin démographique mais surtout celui de sa culture (comme celle des pays occidentaux) qui est en péril. À quoi s’ajoute le phénomène de l’ignorance et la pauvreté par lequel se perpétuent les préjugés et les jugements les plus primaires. J’ajoute enfin cette dernière raison, politiques et médias en font leurs choux gras. L’autre réflexe que j’ai eu en lisant ce manifeste a été celle de la surprise de lire les noms de gens issus de milieux professionnels si différents faisant partie de cette classe hier progressiste mais qui en vieillissant serait devenue conservatrice. Claude Poulin