Québec: nation verte dans un pays brun

Nous interrompons, comme chaque vendredi, le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de droite apprenant que le Québec pollue moins!

Plusieurs critiques du Québec affirment que nous n’avons aucun mérite à émettre moins de Gaz à effet de serre que nos voisins, car la nature nous a offert de l’hydro-électricité, alors qu’elle n’a donné que du pétrole et des usines d’automobiles aux autres. Pour le pétrole, cela pourrait changer.

Cependant le Québec avait de l’eau avant 1990 et son effort de réduction des GES est relativement plus ardu qu’ailleurs, car justement nous partons d’une base plus propre. Voici pourtant laperformance comparée du Québec et des provinces canadiennes, sur la période 1990-2008:

Concluant. (Cliquez pour agrandir.)
Concluant. (Cliquez pour agrandir.)

On trouve les données d’origine ici: Environment Canada (15 avril 2010). National Inventory Report Greenhouse Gas Sources and Sinks in Canada 1990–2008 (3 volumes).

(Merci à l’alertinternaute Bouchecl pour avoir mis cette carte en ligne
et à mon amie Facebook Geneviève T. pour ce signalement.)

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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Encore une fois, très instructif M. Lisée.

Il est étonnant de constater que la seule province qui fait aussi bien que le Québec dans la réductions aux GES est l’Île du Prince-Édouard.

Il est tout aussi étonnant de constater que la province qui se croit la plus verte, soit la Colombie-Britannique fait piètre figure avec une augmentation de ses GES de 32% (la troisième plus grosse augmentation après la Saskatchewan et notre chère Alberta et ses mirobolantes rocheuses).

À elles seules, les provinces de l’ouest de notre « plus meilleur pays du monde » ont de quoi à nous faire rougir de honte à cet égard.

Toutefois, j’ai bien hâte de lire la contrepartie et les arguments fallacieux de nos amis dénigreurs du Québec et des québécois et défenseurs de la vertueuse nation canadienne anglaise.

Évidemment quand viendra le temps du nettoyage, c’est la partie verte et l’autre, la plus pâle qui payeront la note.

Bien sûr qu’en général baisser le thermostat au Québec ne réduit pas l’effet de serre, mais il y a moyen d’y remédier à long terme avec l’électricité de la Romaine et des éoliennes. Le solaire n’est pas à négliger.

On se console en se comparant aux autres, notamment aux plus délinquants du monde. Mais nous aurions bien tort de nous péter les bretelles pour ne rien faire de plus. On sait que l’automobile est responsable de 60% des émissions et notre parc auto grandit sans cesse, deux fois plus vite que la population. Nos transports en commun sont désuets et les ventes de voitures polluantes sont en croissance. Nous polluons allègrement la région de Montréal pour nous rendre dans nos banlieues homogènes qui se développent sans fin
sur la base de l’utilisation assidue de la voiture pour ne pas parler des camions!
En somme, notre soi-disant bonne performance ne repose sur aucun sacrifice quant à nos vieilles habitudes.

Je suis en train de devenir un collaborateur régulier de votre blogue, M. Lisée 😉

Pour ceux et celles que ça pourrait intéresser, que les données qui ont servi à faire cette petite carte sont disponibles ici (format Excel). Par ailleurs, il ne faudrait pas tomber dans le panneau des spin doctors fédéraux lorsque les chiffres de 2009 seront publiés à la mi-avril et qu’ils démontreront une diminution conjoncturelle que l’EIA estime à 50 Mt de CO2 éq.

Pour moi, cette carte et les données sous-jacentes démontrent surtout que nous avons peu à attendre d’une politique énergétique pan-canadienne, qui aura surtout pour objectif d’augmenter la production de combustibles fossiles. Pour atteindre ses objectifs de développement durable et d’indépendance énergétique, le Québec devra plutôt mettre en place une politique beaucoup plus agressive d’électrification des transports des personnes et des marchandises tout en repensant l’aménagement du territoire (densification, TOD, etc.), là où présentement nous ne faisons pas meilleure figure que nos amis nord-américains. Ça va coûter cher, ça va prendre du temps, mais le jeu en vaut la chandelle!

Pourquoi la Saskatchewan est-elle si élevée?

Est-ce qu’ils exploitent des sables bitumineux dans cette province?

Quelqu’un a une réponse à proposer?

Je crois qu’ils produisent du pétrole conventionnel.

Est-ce que les GES sont imputés au producteur ou au consommateur?

Si c’est au producteur, le fait qu’ils sont peu nombreux dans cette province pourrait bien expliquer ce chiffre mirobolant de 73 tonnes par habitant.

Question M. Lisée, vous entendez quoi dans l’expression ‘modèle québécois’?
Les résultats actuels? Les politiques actuelles?
Les réformes que fait le gouvernement actuel? Le rêve nationaliste de quel parti? La volonté exprimé démocratiquement pour la fédération et le fait auquelle actuellement la plupart des québécois préfèrent toujours faire parti? Tout les commentaires que je lis ici peut importe qu’ils aient ou non une allégeance politique demande la même chose prioritairement.
La fin de la corruption dans les appareils d’états et le trafaic d’influence dans les entreprises comme les syndicats et les sociétés d’état.
La réingénérie des appareils d’état.
Un meilleure controle de l’exploitation des richesses naturelles et un retour dans les coffres publics de redevences plus juste.
Une meilleure protection de l’environnement.
Des services de santé efficaces. Moins de gestionnaires.
Mettre fin au décrochage et augmenter la qualité de l’enseignement et la compétence des étudiants en bout de ligne.
Les nuances se trouvent dans la manière… par qui le public, le privé ou en partenariat.
On sait tous que les taux d’intérêts sont bas et que c’est a ce moment qu’on doit réorganiser les finances. Donc revoir les priorités, mettre de l,avant des projets qui vous nous générer des revenus pour assurer qu’on puisser continuer de s’offrir les services d’éducation et de santé accessible pour toute la population.
Je pense qu’il n’y a pas de recette miracle et que de diversifier les efforts et l’offre en permettant au privé d’offrir des services plus haut de gamme en faisant assumer a ces clients la facture (on peut donner des subvention individuelle (pas pour tous pour ceux qui ont des revenus moins élevés s’ils choisissent de mettre en priorité et d’investir plus que ce soit dans l’éducation , la santé, que ce que l’on donne au public la moitié me semble juste, l’autre moitié restant dans le système public pour en assurer le financement) .
Je pense qu’on doive cesser de donner au privé le même paiement qu’on paie dans le public. Je fais référence ici au soins de santé. Si on choisi d,aller dans le privé on doit s’attendre a mettre la main dans notre poche. Pas parce que ces professionnels recoivent des meilleurs salaire et charge plus chers pour des frais administratifs mais parce que la carte soleil n’a pas a assumer le totalité des frais que ce soit des radiographies, une prise de sang etc. Moi j’en ai assé aussi de voir les clients de la csst passer en avant de tout le monde parce que c,est la csst qui paie. S’Il veulent être traité plus vite qu’ils aient au privé sinon qu’ils fassent la file. Idem pour les clients des autres provinces qui sont sur des listes express parce que ça n’est pas le québec qui paie. On paie déjç assez d’impots pour ce système y a pas de raison qu’on nous fasse attendre pour passer en priorité dans notre système public ceux qui ont d’autres modes de paiements. De la corruption il y en a pas mal dans ce domaine là.
Ce qui m’amène a parler de la lutte anti corruption. Je suis contente de cette nouvelle proposition. Au début j’étais contre la tenue d’une commission public parce que je tient vraiment a ce que les coupables soient accusé et que justice soit faites. Plus tard quand je voyais le temps passer et pas d,accusation, je me suis dis que je préférais qu’ils soient salit en public que libéré sans poursuite. Mais ça ne me satisfaisait pas pleinement parce qu’il n’y avait pas de conséquences. Pourqquoi arrêter cest sur que rien naurait changé. Maintenant cette escouade semble être une solution satisfaisante car étant indépendante elle aura une incidence sur la classe politique aussi. J’aimerais que des citoyens et des journalistes en fassent aussi parti pour éviter que ceux des fonctionnaires payés par le gouvernement ne décident des poursuites. Je préfère ça a une commission d,enquête cest bien sur quil y en aura qui passeront toujours au travers les mailles du filet. Mais je pense que les groupe criminalisés vont devoir changer leur modus opérendis et perdront du controle dans les appareils d,état.
Un modèle en mutation, tout le monde veux quelque chose d,efficace qui protège a la fois les citoyens et notre environnement. Dans quel partage, quelle mesure la réingénérie est commencé.

Bonjour,
Tous ces beaux chiffres font abstraction du fait que la province de Québec est le plus grand producteur laitier au Canada. Le cheptel de vaches québécoises produit plus de méthane que n’importe où au Canada. Avec ce cheptel composé en très grande majorité de vaches Holstein beaucoup plus massives et forte du garrot qui mangent énormément produisent plus de gaz que toutes la circulation automobile au Québec, ces gaz étant beaucoup plus dangereux pour la couche d’ozone.
Finalement, les vaches québécoises Holstein produisent beaucoup plus de gaz que de lait car le Québec depuis 1960 est le plus grand bénéficiaire de la péréquation Canadienne et de loin. N’est ce pas Monsieur Jacques Parizeau qui affirma à un groupe de politiciens américains à New York il y a de cela plusieurs années que tant que le Québec sera dans la Fédération Canadienne, We have to milk the cow ! Et oui, bien sûr en trayant la vache Canadienne pour arrondir les fins de mois. Serait-ce par nationalisme étroit que les paysans québécois qui étaient à peu près tous nationalistes ont choisi la vache Holstein parce que celle ci était noire et blanche ? Car et loin, la vache Ayrshire, la Jersey Canadienne et la vache Canadienne produisent un lait beaucoup plus riche tout en étant beaucoup plus petite et moins portées sur le bol alimentaire, ce qui fait que ces vaches émettent beaucoup moins de gaz délétères que la grosse Holstein du Québec. Un petit détail anodin sous le Ciel Bleu et l’Enfer Rouge, les vaches Ayrshire, la Jersey Canadienne et la vache Canadienne avait le vilain défaut d’être de belles vaches rousses, ce qui sembla, ce n’est qu’une hypothèse qu’elle furent ostracisées à cause de la couleur rousse du pelage…. Vite un historien là dessus….. Au plaisir, John Bull.

bouchecl

J’aimerais savoir: quelle application avez-vous utilisé pour créer cette carte? Le résultat est propre et clair – j’aimerais m’en servir.

Nation verte ??? Le titre est trompeur puisque ni le Québec ni le Canada tout entier est une nation….province et pays, ouim, mais pas nation. Une nation n’est pas contenu par des frontières, M. Lisée. Vous devriez le savoir.

On se demande pourquoi il est difficile de se comprendre.

@Gaston (#6)

L’augmentation substantielle de la Saskatchewan s’explique principalement par l’exploitation du gaz et du pétrole. Si vous consultez le tableau Excel joint à mon commentaire précédent (qui est une version plus compacte de la source initiale qui m’a servi lors de la création de la carte), vous y constaterez que la les émissions fugitives liées au gaz et au pétrole ont augmenté de plus de 10 Mt alors que celles reliées directement à cette exploitation et au raffinage ont augmenté de 4 Mt. Le reste de l’augmentation a été enregistrée dans les secteurs de l’électricité, des transports, de l’agriculture et des procédés industriels.

Pourquoi faut-il avoir une vision en noir et blanc? Pourquoi faut-il mettre les provinces en concurrences malsaines alors qu’il serait tellement plus profitable de nous voir comme complémentaires? Il y a de bonnes choses que le Québec fait et d’autres moins bien! Le reste des provinces font de leur mieux (parfois)et parfois ils réussissent mieux que nous comme nous réussissons mieux qu’eux dans d’autres domaines…
Soyons des sources d’inspirations les uns pour les autres et peut-être qu’ensemble nous réussirons à faire mieux pour tous.

Ouf , l’air est lourd, les sacrifices sont au programmes ! On a pas besoin de faire de sacrifices pour le NWO ! On a le droit de vivre pleinement ! Pour ce qui est de la pollution, les voitures polluent peut-être à 30 % et encore. Ce sont les opérations d’épandanges d’aérosols communément appelées chemtrails qui polluent au point de tuer, faire perdre connaissance, rendre malade ect. Se sacrifier pour devenir de la chaire à canon ou pour débarasser le territoire pour que Imperial oil aie moins de misère à l’exploiter.(Gaz de shit !) Ce lavage de cerveau du T’as pas le droit de vivre ou bien paie pour vivre à ton anniversaire (permis de conduire) a assez duré. Vous ne trouvez pas ?
Et vous avez raison, il faut se compléter entre provinces autonomes et adultes ! Pour cela faudrait grandir et cesser d’attendre qu’on nous dise comment agir ! Regardez et juger par vous même, le gros bon sens est accessible à tous !

Les sectes sataniques sont friantes de sacrifices, ils se fout que des gens meurt, ce sont les expériences et la recherche qui importe, l’avancement quoi !? Alors je viens vert quand on parle de sacrifice !

@John Bull

Grow up, get a life/Grandis, fais-toi une vie

Franchement… La vache pollue? Ouais, en effet. Mais en %, c’est plus ou moins que..?

Le gouvernement Charest a un bilan ambigue sur l’écologie, Équiterre et cie en ont parlé.

@ John Bull #8

Faut croire que d’après la couleur du Québec sur la carte que M. Lésée nous présente, les vaches du Québec font des pets verts.

Pour la péréquation, c’est vrai que vous avez besoin d’un historien, comme vous le dites vous même.

À propos M.John Bull avez-vous calculé les émanations de pets des très nombreux boeufs de l’Ouest financés par les impôts du Québec?

Comme à l’habitude une réponse n’est pas nécessaire, puisque nous la connaissons à l’avance.

À votre plaisir.

De toute manière,les GES,c`est l`arnaque du siècle.Ça vaut même pas la peine d`en parler.Pendant ce temps là,je me promène sur les bords de l`eau dans ma région et je vois un paquet de cochonneries qui traîne à terre que les gens ont laissées là ou jetées là.

Pour être capable de régler les grands problèmes au Québec, il faut commencer par changer la serrure. Accepteriez-vous que les étrangers entre chez vous et se servent dans votre frigidaire ? Et il ne faut pas croire toutes les rumeurs comme celle qui vous disent qu’il y a une nouvelle façon de barrer les portes avec la serrure exotique officielle qui vous protège contre les menteurs ! Il n’y a que votre jugement qui peut dénouer l’impasse de la reine qui s’invite à nos frais ! Elle a introduit le vert du développement durable avant même que vous en ayiez entendu parlé ?

Quelques réponses en vrac:

@johnbull (#8)

Les émissions reliées à la fermentation entérique des ruminants au Québec s’élevaient à 2,5 Mt CO2 éq. en 2008. Il ne s’agit pas du total le plus élevé au Canada, puisque l’Alberta, et son industrie de l’élevage de boeufs de boucherie, enregistre des émissions de 8,7 Mt CO2 éq. (les chiffres se trouvent dans le chiffrier Excel dans le commentaire #6).

@Bady (#9)

J’ai utilisé le logiciel libre Inkscape (dispo sous PC, Mac et Linux) qui permet de réaliser des cartes vectorielles en format SVG (Scalable Vector Graphics). La base de carte n’est pas de moi; elle est disponible dans Wikimedia Commons sous licence Creative Commons.

@Pierre Chad (#12)

Au Canada, la constitution prévoit que les ressources naturelles, les routes et l’électricité (entre autres) sont sous la responsabilités des provinces. L’environnement est une juridiction conjointe des deux paliers de gouvernement. Le niveau d’émission par province et leur évolution des efforts de chacune depuis 1990 (année 0 dans le cadre du protocole de Kyoto, ratifié par le Canada) revet donc une certaine importance, parce que chaque gouvernement doit mettre en place des mesures de lutte aux GES dans les secteurs qui relèvent de leur compétence. La performance du Québec est d’autant plus méritoire qu’elle se fait (surtout) dans d’autres secteurs que celui de l’électricité, qui est la cible favorite des programmes de réduction des GES un peu partout dans le monde.

Cela ne veut toutefois pas dire que la performance du Québec est sans tache: Avec des émissions de 10,6 t par habitant, les émissions du Québec par habitant sont supérieures à celles de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne ou de la France (source).

M. Lisée, le Québec a subi plusieurs fermetures d’importance au niveau industriel qui expliquent en grande partie cette « bonne performance« : Magnola, Norsk Hydro, centrale Tracy, les pâtes et papiers, etc. Est-ce que l’on peut se réjouir de cela? Est-ce que va se féliciter de la fermeture de la raffinerie Shell dans la compilation qui sortira dans deux ans? Le gouvernement a une nouvelle cible de réduction de 20% d’ici 2020 par rapport aux émissions de 1990. Je suggère donc, pour faire plaisir aux gens qui restent au premier degré lors de divulgation de chiffres de GES, une profonde récession et plusieurs fermetures d’importance pour réduire nos émissions. Ça aidera sûrement à payer les soins de santé…

Les mots indépendance, interdépendance, dépendance ou contre-dépendancecsont des concepts. Mais laSouveraineté, c’est un acte.

En voyant ce résultat, j’aimerais ça qu’on continue d’agir de façon souveraine.

Comme cette dame qui nous dit qu’acheter c’est voter;

comme ce monsieur de Drumundville qui nous a convaincu que recycler intelligemment c’est voter;

Comme ce monsieur qui nous a convaincu qu’il fallait penser en grand mais agir localement, c’est voter;

Comme celui qui ose s’indigner pacifiquement devant tout ce qui heurte son meilleur bon sens, cù’est voter;

Je me dis qu’à force de voter comme ça, on va bien finir, non seulement par la garder verte notre carte, mais la rendre même vert forêt.

Pour moi, la souveraineté, c’est rien d,autre qu’un acte. C’est le sujet à l’instant à Radio-Québec…!!

Tiens, ça semble directement sorti du blog de Pembina Institute de mai 2010. C’est moins bien présenté chez Pembina, mais le graph montrant que la croissance *absolue* du Québec est la même qu’en Alberta est intéressant.

http://www.pembina.org/blog/337

C’est supposé être une source de fierté ?

Je suppose que la fermeture de la raffinerie de Shell c’est un autre succès du modèle Québécois ?

@Gaston:
Les GES de la production sont imputés au producteur.
Les GES lors de l’utilisation sont imputées au consommateur.

Ce qui m’amène à spéculer (j’ai la flemme de chercher les données) que c’est peut-être un peu pour ça que l’Europe peut se targuer d’avoir réduit ses gaz à effet de serre… tout est fabriqué en chine..

Au fait, au cas où ça intéresse, voici deux autres sources de données qui pourraient être intéressantes.

Par exemple, se rendre compte qu’on consomme plus d’énergie par ménage au Québec, mais que c’est masqué par le fait que nous utilisons de l’hydroélectricité nuirait quelque peu au sentiment d’accomplissement.

Je creuse ça et je re-commente.

(1)
Le Report on Energy Supply and Demand de Statistiques Canada. Il contient les quantité d’énergies primaire et secondaires consommées par province pour 2008.
(http://www.statcan.gc.ca/pub/57-003-x/57-003-x2008000-eng.htm)
Pour les données de 2002 à 2008, il faut soit aller lire les rapports antérieurs, ou voir le tableau CANSIM 128-0002.
Pour les données de 1978 à 2001, il faut aller voir le tableau CANSIM 128-0009
On peut télécharger les tableaux CANSIM gratuitement au site suivant:
http://www.statcan.gc.ca/estat/licence-fra.htm

(2) Le Comprehensive Energy Use Database de l’office de l’efficacité énergétique. Il contient les quantités secondaires d’énergie consommées par province et secteur (résidentiel, commercial, industriel, transport, ..) pour 1990-2008
http://oee.nrcan.gc.ca/corporate/statistics/neud/dpa/comprehensive_tables/index.cfm

71,4% des vaches laitières du Canada se retrouvent au Québec (38,4%) et en Ontario (33,0%). Mais, il n’y a pas que les vaches laitières qui produisent des gaz à effet de serre (GES). C’est une caractéristique commune à l’ensemble des ruminants, qu’ils soient sauvages ou d’élevage.

En 1996, la plus grande partie du cheptel bovin du Canada (taureaux, bouvillons, vaches laitières et de boucherie, génisses laitières et de boucherie, veaux) se retrouvait en Alberta (39,7%), en Saskatchewan (20,7%) et en Ontario, (13,8%). Le Québec arrivait en quatrième position avec 10,3%.

Par conséquent, on devrait logiquement s’attendre à ce que la production de GES d’origine bovine soit quatre fois plus grande en Alberta et deux fois plus grande en Saskatchewan qu’au Québec. Compte tenu de l’importance de ces écarts, il faudrait des différences d’émissions de GES vraiment significatives entre les races bovines pour que le Québec dépasse le niveau de l’Alberta et de la Saskatchewan.

Morale de l’histoire, sous des apparences débonnaires, la vache est un animal extrêmement dangereux à embrigader. Parlez-en à madame Normandeau…

…et dire que le Parti québécois veut entacher cet idyllique dossier en exploitant scandaleusement le pétrole SCHISTE de l’île d’Anticostie!

J’espère, Monsieur Lisée que vous ramènerez votre ex-collègue, Pauline Marois, à la raison.

Oh…en passant, z’avez lu le livre « Le mythe du Québec vert »? Plutôt instructif.

Ohhhh la vache!

Notre surconsommation de viande est la principale cause de la faim du monde.

Des forêts décimées pour produire des milliards de pâtés de « steak haché », véritable cancer pulmonaire planétaire. Les multinationales de l’alimentation empoisonnent le monde tout en détruisant notre environnement. Les oligarques sont en train de s’approprier le vivant, à coups de brevets, génétiquement. Les peuples sont dépossédés de leurs propres terres, empoisonnés, ruinés, condamnés à l’exil dans des bidonvilles, traitement immonde!

Des milliards et des milliards d’animaux martyrisés, des millions d’hectares de forêts éradiquées, les océans décimés, ses mammifères outrageusement massacrés.

Vive la civilisation!

Notre monde est abandonné aux mains des pillards criminels et à la spéculation des machiavels.

On se rend malade à surconsommer de la viande, tandis que des millions d’affamés, immolés sur l’autel de notre surabondance, nous lancent des cris de désespoir.

Environ six livres de céréales pour produire une seule livre de viande bourrée d’hormones, d’antibiotiques et autres merdes chimiques « brevetées ». Ainsi, notre système de « santé » croûle littéralement, en partie à cause de maladies qui découlent de suralimentation, malnutrition. Transmission de virus, pandémies. L’obésité galopante, le diabète, troubles cardio-vasculaires, digestifs, multiples formes de cancers, etc.

Six livres de céréales pour arriver à produire une livre de viande…avis à tous les grands « spécialisses » du rendement et de la productivité, du six pour un, aucune entreprise ne pourrait y survivre! Voilà une des raisons de la grande misère sur la terre des humains.

Nous sommes en grande partie responsables parce que nous les laissons faire et aussi parce que nous ne sommes pas prêts à effectuer le changement URGENT et absolument nécessaire.

Quand cesserons-nous de nous laisser distraire?…

P auvre Mr Lisee, sur quelle planete vivez vous encore? Vous etes specialiste de la tete dans la sable comme la plupart des boomers.

Tire du » mythe du quebec vert » :
Avec une production par habitant de quelque 466 kg de détritus, les
Québécois peuvent même se vanter d’être les champions canadiens, devant l’Ontario (363 kg), la
Colombie-Britannique (329 kg) et même leur tête de Turc, l’Alberta (372 kg)!
C’est bien simple, année après année, la quantité de déchets générés augmente à un rythme plus
rapide que la population. On pourrait croire que le recyclage compense cette hausse. Erreur. Si la
statistique la plus communément citée fixe le taux de recyclage du Québec à 49 % (en incluant
toute sorte de choses qui n’ont rien à voir), le véritable taux de la collecte sélective est beaucoup
plus bas, à 28 %. Si l’on regarde le secteur municipal en général, dans laquelle la collecte
s’inscrit, il est de 23 %.
«Ce rendement est loin des objectifs de la politique québécoise de gestion des matières
résiduelles 1998-2008», reconnaît d’ailleurs Recyc-Québec. «

@Daniel Charette
Notre surconsommation de viande est la principale cause de la faim du monde

Non, la principale cause de la faim dans le monde est la gestion économique désastreuse ou le sous-développement, lui même résultant du manque d’infrastructures, d’éducation, d’accès à du crédit, et de connaissance de meilleures techniques de production.

L’idée qu’un Américain mange du boeuf chez lui et qu’en conséquence, un Bengali en meurt de faim est fausse. Un exemple parmi cent, jusqu’au début des années 60 la Chine connaissait des famines qui faisait des millions de morts malgré leur alimentation basée sur le riz. Depuis, ils ont jeté leur agriculture communiste aux poubelles, ils mangent de plus en plus de viande et la famine est de l’histoire ancienne.

On peut faire toute sorte de critiques légitimes sur les pratiques de l’industrie alimentaire, mais le fait est qu’elle a fait reculer la famine en dépit d’une explosion démographique.

@Zenobias

Pauvre M. Zenobias, sur quelle planete vivez vous encore? Lâchez-donc la nième mise à jour de votre page Facebook comme la plupart des post-boomers.

On peut critiquer tel ou tel aspect du bilan environnemental au Québec. Voir dans le Québec le cancre en Amérique du Nord pour les préoccupations environnementales me parait farfelu.

2 exemples parmi d’autres:
http://www.branchez-vous.com/auto/blogues/tendances/2008/10/les_qubcois_champions_nord-amr.html
La consommation d’essence moyenne, aux États-Unis, était d’un peu moins de 12 litres aux cent kilomètres (l/100 km) en 2007. Au Canada, elle était de 9,82 l/100 km. Au pays, c’est au Québec que la moyenne est la moins élevée[…]La consommation d’essence moyenne des automobilistes québécois était, en 2007, de 9,04 litres aux cent kilomètres

http://www.statcan.gc.ca/pub/53-218-x/00099/4083724-fra.htm
Le Québec a présenté une consommation par personne de 1 314 litres, la plus faible de toutes les provinces, alors que l’Ontario, avec une consommation par personne de 1 581 litres, n’était que légèrement au-dessus de la moyenne canadienne par personne de 1 569 litres.

Les ventes brutes d’essence les plus fortes par personne ont été enregistrées au Yukon (3 001 litres par personne), en Alberta (2 112 litres par personne) et en Saskatchewan (2 058 litres par personne)

Bien sûr, il est fort possible que le Québec ait encore pas mal de chemin à faire pour mériter, en absolu, le titre de «nation verte». Cependant, il demeure qu’en mode relatif et comparatif, les données d’Environnement Canada démontre que le Québec fait beaucoup mieux que quiconque au Canada. La recherche de l’absolu est légitime mais souvent empêche de prendre la juste mesure de la réalité concrète et actuelle d’une situation. Reconnaître nos avancées nourrit la motivation nécessaire pour continuer.

Les vaches sont utilisés fréquemment pour dire «voilà quelque chose de naturel qui pollue autant sinon plus que ce que vous me reprochez de faire». Mais, malgré les apparences, les GES des bovins n’ont rien de naturels. Leur volume sont directement déterminé par notre mode de vie et le «choix» d’un mode d’alimentation qui fait une grande place aux protéines animales. Je ne dis pas qu’il faille devenir végétarien. Mais beaucoup d’autres source non ruminantes de protéines carnés s’offrent à nous. Il demeure cependant qu’un peu moins de produits carnés et davantage de céréales, légumineuses, etc. serait grandement bénéfique à notre santé. Il est tout de même intéressant de constater que ce qui serait bon pour notre environnement le serait aussi pour notre organisme.

Je risque une prédiction: Si le Québec se sépare, l’Alberta va continuer à polluer autant. Toutefois, en quittant la fédération canadienne le Québec perdrait toute possibilité d’influencer un tant soit peu la politique environnementale du Canada. Comme quoi M. Lisée n’a rien à cirer de l’environnement.

Le Québec fait mieux que les autres provinces canadiennes pour réduire l’émission de GES. Bravo! Cependant, la présence du Bloc Québécois à Ottawa contribue à rendre difficile l’élection d’un gouvernement autre que conservateur au niveau fédéral. Et le gouvernement Harper ne fait rien pour réduire les émissions de GES. La réduction des émissions du Québec est annihilée par l’augmentation des GES dans l’ensemble du Canada. Conclusion: Ce n’est pas en faisant l’indépendance du Québec mais plutôt en prenant le pouvoir avec les autres Canadiens progressistes que les Québécois peuvent espérer infléchir les politiques canadiennes et ainsi avoir le meilleur effet global sur l’environnement.

Je me demande combien de planètes terre seraient nécessaires pour suffire à l’extravagante demande québécoise.

Autrement formulé, si la totalité des individus peuplant la terre surconsommaient au même rythme que nous, québécois/ses, combien de planètes terre seraient requises pour suffire à la demande?

Je dirais…quelques-unes.

Sur notre terre, pas une seule goutte d’eau ne sera rajoutée, jamais, incluant bien sûr, la neige et la glace. Terre pourrait se transformer en Mars.

Est-ce que nous pensons pouvoir nous en sortir sans nos modes de production?

Combien de centaines de litres d’eau pour un boeuf, veau, vache, cochon, poulet, bourrés d’antibiotiques et d’hormones?

Combien de centaines de litres d’eau pour produire une seule voiture?

Combien de milliards de litres d’eau contaminée au « mercure », en amont et en aval et tout ce qui vit aux abords, suite à l’érection d’un barrage?

Combien de milliards de litres d’eau, volontairement contaminée, seraient requis pour la fracturation du schale renfermant le gaz enfoui dans notre sous-sol?

Les poussières radioactives peuvent contaminer notre eau « durablement »,(milliers d’années) les particules radioactives n’étant pas biodégradables. Quatre-vingt sites d’exploration au Québec, souvent près des villages. Ça va en prendre des hôpitaux!

On suggère aux mères vivant aux abords du Majestueux Saint-Laurent, d’écourter la période d’allaitement pour éviter d’empoisonner leurs bébés.

Vous ne me croyez pas?…Demandez aux bélugas!

Les ressources aquifères planétaires sont sérieusement altérées. Au Québec, des dizaines de lacs meurent chaque année. Les pluies acides, véritable cancer qui attaque les écosystèmes dont nous faisons partie…

Nous gaspillons littéralement cette ressource dont nous commençons seulement à réaliser l’inestimable valeur.

Qu’enseignons-nous à nos enfants à l’école, mis-à-part répondre à la demande de l’industrie, selon l’idéologie du ministère de l’éducation, lequel relève maintenant du patronat?

Collectivement, nous devenons de plus en plus conscients. Quand nous serons vraiment conscients, notre environnement sera également plus sain. Plus de conscience, plus de solutions.

Qu’attendons-nous pour accélérer le développement des énergies vraiment vertes?

Les distractions c’est très bon, tant que ça ne fait pas de nous des gens distraits.

P.S. J’aime manger de la viande à l’occasion. Au Québec il existe des producteurs responsables qui nous proposent des produits tout-à-fait exceptionnels. Mais ils doivent concurrencer les monopoles…

Pendant qu’on fait tout un plat avec un polluant imaginaire, le CO2, le Québec est un champion de la vrai pollution, celle qui donne le cancer.

Pour chaque million de dollars de PIB produit en Alberta, on rejette 102 kg de produits toxiques.

Pour chaque million de dollars de PIB produit au Québec, on rejette 129 kg de produits toxiques.

Le Québec est la province qui émet le plus de pollution industrielle au Canada…

http://www.cec.org/files/PDF/POLLUTANTS/CEC%20TakingStock-Web_fr.pdf

« Environ six livres de céréales pour produire une seule livre de viande bourrée d’hormones »

Poussez pas trop M.Daniel Charette.

Si ma de mémoire c’est 1,5 le ratio pour faire du poulet.

Il y a toujours une limite à la désinformation et c’est pas bon pour la tention artérielle, premier facteur de maladies du coeur..

@ Daniel Fortin et François Beaulé

Voulez-vous dire que le Québec a la responsabilité de la crasse dans ROC?

Franchement selon votre avis sa presse pour se séparer de ce foutu pays dysfonctionnel.

@ David

« Pendant qu’on fait tout un plat avec un polluant imaginaire, le CO2,… »

Donc ce document parle de faits imaginaires sur l’environnement.

@David,

Merci pour ce lien très intéressant. Je pense que le rapport montre bien la complexité des questions environnementales, et la difficulté d’additionner zinc, acide chlorhydrique et méthanol pour que ça rentre dans une case.

Ceci étant dit…
Le Québec est la province qui émet le plus de pollution industrielle au Canada
Heuh, quoi?

En chiffres absolus, le tableau 4-4 montre, comme on pouvait s’y attendre, qu’il s’agit de l’Ontario, coeur industriel canadien. Si on préfère ramener les choses per capita ou par PIB, le plus pollueur est plutôt, comme on ne s’y attendrait pas, le Nouveau-Brunswick. L’élève modèle: l’Île du Prince Édouard.

Per capita, ça donne 4,5 kg par Albertain vs 3,72 par Québécois. Le Québec est 2ème en quantité absolue, mais sous la moyenne canadienne au pondéré. Per capita il est 7ème, mieux que l’Ontario mais coiffé de justesse par nos Colombiens. Si on regarde ça par $ de PIB, il se retrouve 6ème.

@ Daiel Charette:

J’aime bien votre intervention mais on ne peut « concurrencer les monopoles… » (sic).

Un monopole n’a pas de concurremce. Il est par défénition SEUL dans son enclos.

Comme l’État québécois et ses grosses centrales syndicales qui le sont dans beaucoup trop de domaines, anéantissant ainsi la créativité et l’esprit d’entrepreneriat des Québécois.

Il est où le débat?

Le rapport est clair:
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En 2008, le Québec a produit 82,0 Mt de GES (11,2 %) des émissions totales de GES du Canada (tableau A14-6). Depuis 1990, les émissions de la province ont légèrement diminué de 0,9 %, tandis que le PIB grimpait de 46,3 % au cours de la même période. En 2008, le PIB du Québec représentait 20,4 % du total national. Bien que le Québec soit la deuxième province la plus peuplée du Canada (avec 23,3 % de la population), elle est la plus faible émettrice de GES par habitant avec 10,6 t d’éq. CO2 par habitant et par dollars de PIB, avec 0,30 Mt/milliard de dollars de PIB. Le Québec a une économie fortement dépendante de sa grande puissance hydroélectrique, laquelle contribue à alimenter les secteurs minier et manufacturier de la province, réduisant ainsi l’intensité des émissions de GES. Contrairement aux autres provinces, en 2008, la majeure partie des émissions de GES du Québec ont été issues des secteurs du transport routier (27,8 Mt), de l’industrie manufacturière (7,6 Mt), de l’agriculture (7,8 Mt) et de la production de métaux (6,3 Mt) ainsi que des secteurs commercial et institutionnel (6,0 Mt).
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-Tiré du rapport du Rapport d’Inventaire Nationnal, volume 3, point A14.5

C’est un état de fait, on ne peut pas être d’accord, à moins d’être de mauvaise foi!

De plus, qu’on soit d’accord ou non avec la thèse du CO2, c’est la thèse acceptée par la majorité et on est en démocratie… Alors on ne peut que dire que compte tenu des objectifs communs, on est les seuls au Canada (avec l’I.P.É.) à tendre vers leur atteinte. Les autres devraient nous imiter à ce niveau, pas nous critiquer.

Six livres de céréales pour une livre de viande…

Je ne pensais pas aux poulets voyons…je faisais référence aux forêts dévastées pour en faire des pâturages pour bêtes à cornes.

J’avoue que je n’ai pas été assez clair, ce n’était pas volontaire.

Sur une base annuelle admettons, multipliez le nombre de livres de viande de boeuf par six et vous obtiendrez approximativement le nombre de livres de céréales rendues disponibles pour l’ensemble des habitants de la planète.

Les céréales et les légumineuses, c’est très nourissant. Règle générale, elles ne nous rendent pas malades. À moins qu’elles soient rendues impropres à la consommation à force de manipulations.

En Chine, on commence à observer l’obésité dans la population, ils consomment de plus en plus de viande effectivement.

Il y a des millions d’êtres humains qui souffrent et meurent de malnitrition et du manque d’eau potable. Mais on dirait que nos médias « d’information » en parlent beaucoup moins depuis quelques années. Peut-être pour ne pas trop nous conscientiser.

On aime mieux parler hockey, en dégustant nos côtes-levées. Ah! la tradition…

@Léon Blanc-Sec

C’est surprenant que David n’est pas divisé le total de matière toxique par le nombre de baril de pétrole produit!
Effectivement, le baril de pétrole québécois utilise infiniment plus de matières toxiques que celui de l’Alberta!

@ Daniel Charette

« Je ne pensais pas aux poulets voyons…je faisais référence aux forêts dévastées pour en faire des pâturages pour bêtes à cornes. »

Vous auriez dû.

Allez voir le % de poulet mangé vs le boeuf au Québec.

« Les céréales et les légumineuses, c’est très nourissant. Règle générale, elles ne nous rendent pas malades. »

Remarquez Monsieur que les cochons, les porcs qui ressemblent aux humains, sont complètement végétariens en élevage. Si on les laisse aller ils devient obèses en étant végétariens.

« En Chine, on commence à observer l’obésité dans la population, ils consomment de plus en plus de viande effectivement. »

Quand on est gros c’est qu’on mange trop et qu’on grouille pas assez.

@ Benton

Un dollar de PIB produit en Alberta génère moins de produits toxiques qu’un dollar de PIB produit au Québec.

Simple à comprendre.

@David,

Ta mesure me parait bien trompeuse. Si demain, le prix du baril de pétrole décuplait, les Albertains deviendraient soudainement environnementalement bien plus vertueux. Si par contre il tombait à 10$, ils deviendraient d’indécrottables pollueurs. Sans qu’ils aient changé en rien leurs façons de faire.

Il me parait futile d’opposer des économies complètement différentes. L’économie de l’I.P.E. dégage peu de polluants; elle repose aussi sur Ann of Green Gables et la patate. Pas trop dur.

Il est plus important que chacun essaie de réduire les émissions nuisibles. Au niveau des GES, le Québec est dur à battre.

Pour les polluants hé bien suivant ton lien, entre 1998 et 2004, les rejets de cancérogènes et de substances toxiques pour le développement ou la reproduction ont diminué respectivement de 22 % et de 32 % à l’échelle du Canada et des États-Unis. Il faut s’en réjouir.

Par ailleurs aucun doute que le Québec peut faire mieux, je pense par exemple que le traitement des eaux usées à Montréal est plutôt archaïque.

@ Léon Blanc-Sec

Ici il s’agit de savoir quel est le dollar de PIB le plus propre. Le dollar albertain est plus propre que celui du Québec. C’est tout ce que les chiffres montrent.

Les alumineries et les papetières n’ont jamais été des secteurs propres. Ils tentent de nous faire croire qu’ils le sont en disant qu’ils ont coupé leur CO2 mais le CO2 n’est pas un polluant. Le CO2 ne tue personne.

@ Benton @ Léon Blanc-Sec

Pour suivre les circonvolutions logiques de David, il faut connaître son dogme sous-jacent concernant la pollution :

« l’air pollué d’une société en croissance est préférable à l’air pur d’une société pauvre. » David

Au fait, si quelqu’un veut mettre ces données à jour, la version 2009 (récession) est disponible ici:

(le site de UNFCC)
http://unfccc.int/national_reports/annex_i_ghg_inventories/national_inventories_submissions/items/5888.php

(le lien précis vers le fichier zip: http://unfccc.int/files/national_reports/annex_i_ghg_inventories/national_inventories_submissions/application/zip/can-2011-nir-16may.zip – Les données provinciales sont dans l’annexe 3)

Le Canada a vu ses émissions baisser de 6% et son PIB de 2.7 en 2009. La réduction en intensité GES/$ (c’est bien) serait due au changement des centrales électriques au charbon vers le gaz naturel. Considérant que nous sommes en train de faire les économies les plus faciles, on va vraiment trop lentement…

Le Québec, quant à lui, a vu ses émissions baisser de 0.9% et son PIB de 0.8%. Les émissions du Québec sont maintenant 1.9% sous le niveau de 1990.

La nouvelle championne des réductions depuis 1990 est cependant l’Ontario, dont les émissions se situent 6.5% sous leur niveau de 1990. Tout ces gains ont eu lieu entre 2008 et 2009, alors que les émission étaient réduites de 12.5% (!) et le PIB de 4.3%.

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